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Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Pierre de Villeneuve.
00:0519h49 suite et fin des débats d'Europe 1 Soir avec effectivement Jean-Louis Borloo en toute verve.
00:12Tout feu, tout flamme.
00:13Merci et c'est un signe pour Jean-Paul Rapneau, pour ceux qui n'ont pas vu le film avec
00:18Isabelle Adjény et Yves Montand.
00:21Tout feu, tout flamme en effet et lundi donc réunion des Mécano à Epinal.
00:26Comment on dit les Apidens d'Epinal ?
00:28On est Spinalien et il se rencontre à la Souris Verte.
00:31A la Souris Verte.
00:32Je ne sais pas ce que c'est, c'est 17 rue des Etats-Unis.
00:36Alors François Bayrou dont on parlait et qui disait le plus grand bien de Jean-Louis Borloo puisqu'il le
00:41met dans sa shortlist de candidats,
00:43il y a Thierry Breton aussi, il y a Jean-Louis Borloo,
00:46eh bien lui tacle totalement, totalement, la proposition de rassemblement d'Edouard Philippe, écoutez-le.
00:52Quand on invite, il faut avoir une légitimité pour inviter.
00:56On ne peut pas dire, c'est moi qui m'instaure en rassembleur, protecteur.
01:02Non.
01:02La nécessité, c'est qu'on dise, on a besoin d'un espace, une majorité de mains, un ensemble qui
01:12soit le plus large possible.
01:13Et moi je ne veux pas limiter cet espace, sauf à une condition, appartiennent à cet espace tous ceux qui
01:21disent les extrêmes nous conduisent au drame.
01:23Et nous ne ferons jamais, ni avec les uns, ni avec les autres.
01:28Il a raison François Bayrou de...
01:30En tout cas, la légitimité d'Edouard Philippe, c'est celui qui pour l'instant rassemble le plus de voix.
01:36Donc celui qui a le moins, a le moins de chances de dire remettons-nous autour de la table.
01:40Alors pour l'instant, sa proposition n'a pas l'air de beaucoup séduire les autres.
01:45Bon mais vous savez, de toute façon, rien ne se passera avant janvier.
01:49Aujourd'hui, c'est toujours comme ça dans les élections européennes, ça se décide les 3-4 derniers mois.
01:58Mais en tous les cas, ceux qui appartiennent au groupe central, ils ont exactement la même analyse que François Bayrou.
02:06C'est-à-dire que tout, mais pas les extrêmes.
02:09Tout le monde sent les extrêmes.
02:10Mais combien fait le bloc central ? Combien pèse le bloc central ?
02:13Non parce que chez François Bayrou, quand il dit tout le monde sauf les extrêmes, c'est qu'il inclut
02:17les socialistes.
02:17Ce qui n'est pas le cas d'Edouard Philippe, ni de Bruno Rotaillot.
02:22Là où il rejoint une autre personnalité dans le débat public,
02:24et je trouve ça très singulier d'ailleurs, c'est François Hollande.
02:28C'est-à-dire que François Hollande, le déplacement qu'il a fait en faisant des propositions qui sont très
02:33centristes,
02:35voire même au PS, on le reproche d'être trop libéral, d'être social libéral.
02:39Et François Hollande aussi est d'avis qu'il faut gouverner, trouver une majorité avec le bloc central.
02:44Donc François Bayrou et François Hollande, l'un dans l'autre, se rejoignent un peu sur cette idée d'un
02:48périmètre extrêmement large
02:49qui évidemment ne convient pas aux autres candidats du bloc central.
02:51Pour le reste, Edouard Philippe, il est en position de force.
02:53Et on voit bien par la réaction de François Bayrou ou de Bruno Rotaillot qui dit
02:57« Je ne viendrai pas parce que de toute façon, ce jour-là, j'ai une réunion publique,
03:00alors même que la journée n'a pas été fixée », montre qu'en fait...
03:03Il a diéal à tout ça.
03:04Edouard Philippe, en fait, est en offensive et les autres sont sur la défensive
03:08parce qu'ils sentent bien que tout ça va infuser un peu dans l'opinion.
03:12En fait, Edouard Philippe s'adresse aussi aux électeurs, aux sympathisants,
03:14en disant « Bon, les gars, il va falloir être raisonnables. »
03:17Les autres ont beau freiner des cas de fer, il y a quand même de fortes chances que ça se
03:21termine comme ça.
03:21Non, mais je pense que cette force de proposition sera plus importante
03:24s'il conforte son score qui est élevé pour l'instant,
03:27si ça s'amplifie, si ça se consolide,
03:30et si à Noël, il est vraiment celui-là et que les autres stagnent.
03:35Noël, c'est tard.
03:37Noël, c'est tard, mais février, c'est encore plus tard
03:39parce que Edouard Philippe proposait février, maximum.
03:42Février, vous risquez...
03:43Là, c'est la Toussaint.
03:44C'est bien choisi, la Toussaint.
03:46Février, vous risquez l'autodestruction de tout ce petit monde.
03:48C'est-à-dire que Daniel est toute leur chance
03:50et à ce moment-là, il y a un face-à-face.
03:53Parce que Jean-Luc Mélenchon est en dynamique dans les sondages
03:56et il est souvent sous-pondéré par les sondeurs
03:58et il ne faut pas perdre de vue que dans les dernières semaines
04:00d'une campagne présidentielle,
04:03il grappille 3, 4, voire 5 points.
04:05C'est quand même le plus probable aujourd'hui.
04:07J'en discutais avec Frédéric Daby
04:08qui me dit non, ceux qui vont voter Mélenchon
04:12ne le cachent pas, ou en tout cas,
04:14mais il y a quand même une petite niche possible
04:16de ce qu'on appelle la révolution souterraine
04:19et qui toujours ne disent pas aux sondeurs
04:22qu'ils vont voter pour Jean-Luc Mélenchon.
04:23C'est ce qui se passait avec Jean-Marie Le Pen à une époque
04:25et c'est pour ça que les sondages étaient tronqués
04:27pour abonder dans votre sens.
04:30Gabriel Attal, qui est donc le rival numéro 1 d'Edouard Philippe,
04:34lui répond également sur cette primaire du centre.
04:39J'ai proposé il y a plusieurs mois
04:40la mise en place d'un comité de liaison.
04:42Avec les différents partis ?
04:43Avec les différents partis qui se réunissent
04:44une fois par mois, précisément pour parler
04:46de cette question du rassemblement.
04:47Il y a déjà des réunions qui sont organisées,
04:49il y en a une aujourd'hui.
04:50Donc vous dites non ?
04:51Comme Bruno Retailleau, vous dites non ?
04:53Mais non, je dis qu'il y a déjà ces réunions.
04:54Qu'il faille se rassembler à un moment.
04:56Évidemment, je suis le premier à le dire.
04:57Maintenant, ce que je dis,
04:58c'est qu'avant cette question du rassemblement,
05:00l'enjeu, c'est d'abord de parler aux Français
05:02de ce qu'on veut proposer pour eux et pour le pays.
05:04Justement, il veut que cette réunion serve
05:06à parler d'un contrat de gouvernement,
05:08d'accord programmatique en vue de la présidentielle.
05:10Il faudra bien te l'embray.
05:11Avant de parler des législatives
05:13qui auront lieu après la présidentielle,
05:15il faut déjà gagner la présidentielle.
05:16Aujourd'hui, dans les sondages,
05:17aucun des candidats de cet espace politique
05:19ne gagne l'élection présidentielle.
05:22Bon, qu'est-ce qu'on dit à Gabriel Attal ?
05:24Que la prochaine fois qu'il fait un clip,
05:25il faut qu'il boive sa bière,
05:26comme Chirac, pour remporter la présidentielle ?
05:28En tout cas, là où il a une position
05:30un peu difficile à défendre,
05:31c'est que dans ce comité de liaison,
05:32en fait, rien ne se dit, rien ne se règle.
05:34Ça n'existe pas ce comité de liaison.
05:36Et Gabriel Attal lui-même fait des propositions
05:38iconoclastes, c'est lui qui a proposé la primaire,
05:40totalement en dehors de ce comité de liaison.
05:42Donc, chacun fait ce qu'il veut.
05:44Là où, de la même façon,
05:46je pense que, lui, il le sait très bien
05:47quand il prononce cette phrase,
05:49oui, les législatives sont liées aux présidentielles.
05:51En fait, ce qui se joue, c'est la présidentielle,
05:54mais c'est aussi les troupes que vous aurez derrière.
05:56Et donc, vous avez tout un tas de parties
05:58comme le Modem, comme l'UDI,
06:00qui sont des petits partis
06:01et qui ont besoin de conserver leur groupe,
06:03qui, à un moment ou à un autre,
06:05iront à la force avec Edouard Philippe
06:06pour préserver leurs sortants.
06:09Donc, toute cette mécanique qui se met en branle,
06:11on le voit bien,
06:12c'est une poutre qui travaille
06:14pour aboutir à ce que ce rassemblement
06:16derrière Edouard Philippe se fasse
06:17le moins tard possible.
06:19La poutre travaille, disait qu'il.
06:21Merci beaucoup, Catherine Ney.
06:23Merci Antonin.
06:24André.
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