- il y a 22 heures
Les débats de l'été avec Anthony Martin-Misse, Baptiste Ménard et Amaury Brelet
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NewsTranscription
00:00:0110h-13h, les débats de l'été, Noémie Aliwa.
00:00:31L'Europe est en alerte. 22 pays européens demandent une réunion d'urgence des ministres de l'intérieur, une crise
00:00:37qui relance la grande question. L'Europe a-t-elle encore des frontières ? Pour certains, c'est la preuve
00:00:41que Schengen ne tient plus et qu'il faut urgentement durcir les contrôles. Et pour d'autres, c'est surtout
00:00:46un échec de la coopération avec le Maroc et un drame humanitaire qu'il faut gérer autrement.
00:00:51Amis auditeurs, avez-vous été choqué par ces images de migrants qui envahissaient l'Espagne ? Vous qui habitez près
00:00:57d'une frontière ou dans une ville qui accueille déjà beaucoup de migrants ?
00:01:00Comment est-ce que vous vivez tout ça ? Appelez-nous au 0826 300 300, 0826 300 300. Et d
00:01:07'ailleurs, on en débat avec mes invités. Anthony Martin-Smith, bonjour.
00:01:11Bonjour Noémie, bonjour tout le monde. Vous êtes un habitué de cette chaîne, puisque vous êtes notamment parmi toutes vos
00:01:16casquettes, vous êtes animateur chez Sud Radio.
00:01:18Amory Breulé, bonjour. Bonjour Noémie. Vous êtes journaliste et peut-être pourquoi pas un jour essayiste, on l'espère.
00:01:23Et puis Baptiste Ménard, vous êtes maire adjoint de Mons en Barouel, c'est ça ? C'est ça. Ça
00:01:28se prononce comme ça ? Barouel, oui.
00:01:29Bah écoutez, parfait. Je vais d'ailleurs me tourner vers vous pour commencer ce débat, parce que vous êtes en
00:01:34contact direct avec des habitants.
00:01:37Est-ce que des gens vous disent, vous parlent de cette crise ? Est-ce qu'au fond, vous entendez
00:01:42déjà certaines inquiétudes ou au contraire, certaines réjouissances vis-à-vis de ce qui s'est passé en Espagne ?
00:01:47Alors, pour être très honnête, non. Les questions qui ont plutôt été celles de ces derniers jours, vous l'imaginez,
00:01:52c'est la canicule, l'adaptation au changement climatique
00:01:55et comment la ville peut être aux côtés des habitants. Par contre, dans ma famille, avec mes amis, c'est
00:02:01vrai que c'est un sujet qui émerge.
00:02:05J'allais dire que c'est une question politique assez fondamentale qui nous est posée et sur laquelle je vois
00:02:11beaucoup de démagogie, beaucoup de facilité.
00:02:16Moi, la première remarque que j'ai envie de dire, c'est comment un pays comme le Maroc, qui dispose
00:02:24d'énormément de richesses, même s'il y a de grandes disparités au sein de la population,
00:02:30mais comment ils peuvent laisser croire à une partie de la population qu'il y a un meilleur ailleurs ?
00:02:37Et quand on voit le nombre de personnes qui arrivent de cette manière-là, avec pour beaucoup d'entre eux,
00:02:43malheureusement, hélas, beaucoup de décès,
00:02:45je crois que c'est déjà une question diplomatique qui doit être posée au Maroc.
00:02:49Et puis ensuite, effectivement, cette question est posée aussi à l'Union Européenne dans son ensemble.
00:02:56Mais moi, je suis un peu mal à l'aise avec ce débat, parce que la question n'est pas
00:03:03seulement d'avoir de l'empathie pour ces personnes qui migrent,
00:03:06évidemment, nous en avons, mais ça pose aussi la question de l'intégration.
00:03:10Et donc, la capacité d'accueil des États, elle est quand même conditionnée à la capacité d'intégration.
00:03:15Et quand on voit des dizaines de milliers de personnes arriver de cette manière-là,
00:03:20et avec un tel flux, et sans que nous ayons pu nous y préparer,
00:03:25et permettre une capacité d'accueil qui soit correcte et humaine,
00:03:30et en même temps respectueuse de celles et ceux qui sont déjà présents sur le territoire,
00:03:34ça nous interpelle, naturellement.
00:03:36Amoury Brélé, qu'est-ce que vous avez pensé en voyant ces images de flux migratoires en direct ?
00:03:40Ce qui s'est passé à Ceuta, évidemment, est spectaculaire.
00:03:43On n'avait jamais vu autant de monde, autant de migrants, 60 000 en 48 heures,
00:03:48déferler sur cette enclave espagnole.
00:03:52C'est évidemment un avertissement pour demain, un avertissement pour les Français, pour les Européens,
00:03:58sur la question fondamentale de la sécurité aux frontières de l'Europe.
00:04:02Aujourd'hui, on le sait, les frontières extérieures sont des passoires.
00:04:07Frontex manque de moyens.
00:04:08Nous n'avons pas, contrairement à ce qu'a fait Mélanie en Italie,
00:04:12noué assez de partenariats avec des pays d'origine, notamment du nord de l'Afrique,
00:04:17pour pouvoir freiner, voire empêcher les flux et les arrivées sur nos côtes.
00:04:22Et à l'intérieur, les frontières, du fait même des réglementations Schengen,
00:04:27sont largement ouvertes.
00:04:28Les frontières, la frontière espagnole, moi pour en parler régulièrement avec des douaniers et des policiers,
00:04:34la frontière espagnole et la frontière italienne sont des véritables passoires.
00:04:36Il y passe absolument tout et n'importe quoi, évidemment des hommes, de la drogue en quantité.
00:04:42Donc cela pose la question non seulement de la sécurité aux frontières,
00:04:45la question aussi de l'espace Schengen, faut-il le remettre en cause ?
00:04:49A mon avis, oui, à minima le réserver aux seuls ressortissants de l'Union Européenne,
00:04:53et donc en exclure les étrangers extra-européens.
00:04:56Et puis, ça pose en effet la question de l'intégration et de l'assimilation.
00:05:00Est-ce qu'aujourd'hui, nos pays peuvent faire face à ces afflux massifs et assimiler dans de bonnes conditions
00:05:07?
00:05:07On le voit bien en France, ça n'est pas le cas depuis 30 ans,
00:05:09parce que l'immigration a les conséquences non seulement sur notre sécurité,
00:05:12on le voit dans les chiffres officiels du ministère de l'Intérieur,
00:05:15avec une surreprésentation des étrangers dans quasiment tous les faits de délits et de crimes,
00:05:20d'un facteur 1,5 à 4.
00:05:22Donc ce sont des chiffres, des statistiques officielles.
00:05:24Et puis, sur nos systèmes sociaux, globalement, chaque année,
00:05:27l'immigration nous coûte à peu près 40 milliards d'euros selon des études sérieuses,
00:05:33pèse évidemment sur notre niveau d'éducation, on le sait,
00:05:35là aussi des rapports ont été produits,
00:05:37qui montrent que l'immigration pèse lourdement sur le niveau scolaire,
00:05:40et puis globalement sur l'identité de la France.
00:05:42Et c'est ça qui inquiète beaucoup de Français aujourd'hui.
00:05:44Et c'est pour cela qu'ils ont fait de l'immigration une priorité,
00:05:47et un sujet qui sera évidemment au cœur de la prochaine campagne présidentielle,
00:05:50parce qu'aujourd'hui, l'immigration met en danger l'identité de la France.
00:05:53Anthony Martin-Smith, est-ce que vous pensez qu'il faut remettre en cause l'espace Schengen ?
00:05:57Écoutez, il y a deux choses que j'entends dans ce que viennent dire mes collègues débatteurs.
00:06:02Il y a l'espace Schengen en lui-même,
00:06:05qui est, rappelons-le, au départ,
00:06:08une douce idéologie de l'Union Européenne
00:06:11pour la libre circulation des biens et des personnes.
00:06:15Et ça, je pense qu'au départ, c'était une belle idée.
00:06:19Mais c'était une belle idée qui n'avait pas de caution.
00:06:23C'est-à-dire que, finalement, vous laissez circuler à partir du moment où quelqu'un met le pied sur
00:06:30le territoire européen,
00:06:32eh bien, vous lui donnez le droit d'aller dans n'importe quel état.
00:06:35Et donc, dire que la police et les douaniers sont sans solution aux frontières espagnoles et italiennes,
00:06:42eh bien, je vous dirais que, en fait, ce sont les textes qui font qu'ils sont sans solution,
00:06:47parce que vous ne pouvez pas, d'un côté, vous opposer au fait que les personnes et les biens puissent
00:06:51circuler librement,
00:06:53et de l'autre, dire qu'il est invraisemblable d'accueillir des immigrés sur le territoire européen.
00:07:02En fait, ça, c'est un révélateur, un révélateur fondamental de fondations mal posées.
00:07:07Et donc, comme dans toute relation, quelle qu'elle soit, amicale, sentimentale, professionnelle,
00:07:13si les fondations sont mal posées, eh bien, au moment où la tempête fait rage, eh bien, tout vacille.
00:07:18C'est exactement ce qui est en train de se produire, parce que, et plutôt, d'ailleurs, que de soutenir
00:07:24nos partenaires espagnols,
00:07:26nous les mettons sous pression en leur disant, eh, les gars, gérez vos frontières,
00:07:32parce que là, ça met en péril toutes les nôtres, et ça met en péril toutes nos sociétés.
00:07:38Moi, je n'ai pas vu beaucoup de soutien, en fait, dans cette crise,
00:07:41et donc, c'est quand même assez révélateur, au-delà de Schengen,
00:07:45de la relation qui existe et qui va continuer d'exister et de se dégrader parmi tous nos États.
00:07:52Baptiste Ménard, je vous voyais un petit peu français les sourcils.
00:07:55Oui, pas forcément sur le dernier intervenant, mais peut-être sur ce qu'a dit, ça ne vous étonnera pas
00:08:01l'autre interlocuteur.
00:08:04D'abord, je pense que c'est difficile quand même de tirer des conséquences générales d'un cas aussi spécifique
00:08:10que celui-là.
00:08:11Par rapport à ce que vous avez évoqué, il ne faut pas être naïf.
00:08:14Nous avons déjà vu des gouvernements, effectivement, utiliser de façon d'ailleurs assez indigne les migrants
00:08:21pour faire pression sur des gouvernements européens pour obtenir un certain nombre de garanties.
00:08:26La Turquie, notamment, l'a fait par le passé.
00:08:28Exactement, c'était à cela que je faisais référence.
00:08:32Donc ça, c'est quand même un élément.
00:08:33Et puis ensuite, il ne faut pas réduire ou faire les raccourcis ou les parallèles que vous avez faits,
00:08:38parce qu'aujourd'hui, mais malheureusement, j'allais dire, la situation nous le rappelle,
00:08:43nous voyons bien que le désordre climatique, par exemple, va créer les conditions d'arrivée massive de populations, de réfugiés.
00:08:51Donc, ce n'est pas seulement la question des origines, comme ça a pu être rappelé ici, de l'Afrique
00:08:56de l'Oise, etc.
00:08:58Il y aura quantité et quantité de populations qui vont arriver.
00:09:02Donc, la question est beaucoup plus globale, beaucoup plus générale, et elle interroge notre modèle.
00:09:08Effectivement, notre capacité d'intégration, mais pas seulement de la France.
00:09:12Effectivement, on ne peut pas laisser seul l'Espagne, l'Italie, ceux dont les frontières sont les premières victimes, entre
00:09:19guillemets, de cette situation.
00:09:20Donc, des politiques de coopération renforcées, et nous-mêmes, à l'échelle de la France, nous devons effectivement nous questionner
00:09:27sur comment intégrer correctement.
00:09:29Ça veut dire des logements, ça veut dire les hôpitaux, ça veut dire les écoles.
00:09:34Donc, là aussi, il faudra que les uns et les autres soient en cohérence.
00:09:37On ne pourra pas, d'un côté, appeler à renforcer nos services publics, et de l'autre, couper dans les
00:09:42dépenses publiques.
00:09:43À Marie-Brelé, vous en pensez quoi ? Est-ce que, finalement, cette immigration massive est inéluctable à cause des
00:09:49facteurs climatiques ?
00:09:51Non, certainement pas. D'ailleurs, aujourd'hui, la quasi-totalité de ceux qui viennent chez nous ne le font pas
00:09:55pour des raisons climatiques.
00:09:56Peut-être demain le feront-ils. En tout cas, ça n'est pas le cas aujourd'hui.
00:09:59Gouverner, c'est prévoir.
00:10:00Moi, je me félicite quand même aujourd'hui de voir quasiment toute l'Europe tomber à bras raccourcis sur l
00:10:07'Espagne,
00:10:07et sur le gouvernement espagnol de M. Pedro Sanchez, qui est un irresponsable,
00:10:11qui envisage de régulariser au moins 500 000 clandestins dans son pays,
00:10:16quand on sait que plus d'un million de dossiers ont été enregistrés à la fin juin,
00:10:20et il fait office, aujourd'hui, de moutons noirs en Europe.
00:10:23Aujourd'hui, même les grandes démocraties du Nord, sociales-démocrates, de centre-gauche,
00:10:28aujourd'hui, s'élèvent contre le Premier ministre espagnol.
00:10:31Pourquoi le fait-il, d'après vous ?
00:10:32Il le fait pour des raisons, évidemment, il le fait d'abord.
00:10:35Pourquoi le fait-il ?
00:10:35Il le fait, en partie, pour des raisons pratiques, puisque c'est une manière de pouvoir augmenter la force de
00:10:42travail dans son pays.
00:10:43Beaucoup, d'ailleurs, de ces migrants viennent, en effet, de pays d'Amérique latine,
00:10:47qui sont des pays beaucoup plus proches culturellement, ça, il faut le souligner,
00:10:51de la population ibérique,
00:10:54ce qui pose d'autres problèmes, évidemment,
00:10:57et en le cas des problèmes différents que ceux qui nous sont posés.
00:10:59il le fait aussi pour des raisons idéologiques,
00:11:01et pour des raisons électoralistes.
00:11:03C'est bien pour ça qu'aujourd'hui, vous avez des gouvernements, je me répète,
00:11:06des gouvernements de gauche, de centre-gauche, partout en Europe,
00:11:10comme M. Keir Starmer, travailliste,
00:11:12qui s'est fait l'un des plus farouches opposants,
00:11:15ces dernières années, à l'immigration illégale.
00:11:18C'est une singularité, c'est une singularité, effectivement, anglaise,
00:11:22c'est-à-dire une gauche anti-immigration.
00:11:25Vous en pensez quoi, Anthony Martin-Smith ?
00:11:27Je pense que là, il ne faut pas tout mélanger,
00:11:30dans la mesure où l'Espagne, a priori,
00:11:34n'a pas forcément besoin de main-d'oeuvre supplémentaire.
00:11:37Il suffit d'en regarder son taux de chômage,
00:11:39je n'ai plus le chiffre exactement en tête, mais...
00:11:41C'est l'argumentation, en tout cas, du gouvernement.
00:11:43Oui, oui, mais ce que je veux dire par là,
00:11:45c'est que, en fond, le fond du sujet,
00:11:48réellement, il n'est pas là.
00:11:49Moi, ce que je vous disais tout à l'heure,
00:11:53indépendamment de rentrer dans ces considérations-là,
00:11:54c'est que c'est un révélateur de l'état de nos relations
00:11:57inter-État au sein de l'Union Européenne,
00:12:00et qu'on a aujourd'hui,
00:12:02et là, c'est très juste ce qui a été dit,
00:12:04sur le fait que l'Espagne, comme l'Italie,
00:12:06sont deux pays frontaliers
00:12:08avec les pays du Sud,
00:12:11et qu'on ne soutient pas.
00:12:13Donc, Mélanie prend toute sa part de responsabilité.
00:12:18En Espagne, on essaye de gérer la crise comme on peut,
00:12:22mais en fait, qui a réellement la solution ?
00:12:24Qui a la bonne solution ?
00:12:25Si ce n'est qu'à un moment, il va falloir faire front.
00:12:28Schengen, ça nous concerne tous.
00:12:30Donc, on ne peut pas juste dire à l'Espagne,
00:12:32débrouillez-vous avec votre problème.
00:12:33Non, c'est un problème qui appartient au 27.
00:12:36Ce n'est pas un problème qui concerne juste l'Espagne.
00:12:38Si l'Espagne prend une vague migratoire de 60 000 personnes,
00:12:43c'est 60 000 personnes qui rentrent aussi en France,
00:12:45en Italie, et puis en Belgique, si vous voulez.
00:12:48On ne peut pas juste dire que c'est le problème de l'Espagne.
00:12:51Quand on est dans une fraternité,
00:12:54on accompagne nos frères et sœurs
00:12:56avec les problématiques qui sont aussi les leurs,
00:12:59parce que leurs problématiques sont les nôtres.
00:13:01Vous voyez ce que je veux dire ?
00:13:02Moi, c'est ça, si vous voulez, qui m'interpelle,
00:13:05qui me choque dans notre capacité
00:13:07à surmonter cette crise
00:13:09avec le plus de fraternité et de sororité possible
00:13:14quand l'espace Schengen nous concerne chaque État.
00:13:17Amour et Brûlé, vous entendez cet argument
00:13:18de la fraternité et de l'humanité ?
00:13:20Oui, mais à nos frères et à nos sœurs,
00:13:21on leur dit aussi la vérité.
00:13:22On leur doit la vérité.
00:13:23Il y a une différence fondamentale aujourd'hui
00:13:25entre l'Italie et l'Espagne.
00:13:26C'est que je me répète,
00:13:27l'Espagne mène une politique immigrationniste
00:13:30absolument délirante
00:13:31quand l'Italie fait tout le contraire.
00:13:33Giorgia Miloni a réduit de 70%
00:13:35les arrivées illégales dans son pays.
00:13:36Elle a, de façon tout à fait pragmatique d'ailleurs,
00:13:39là aussi, ouvert les vannes
00:13:41en matière d'immigration légale,
00:13:43notamment de travail,
00:13:44avec des objectifs considérables
00:13:46qui ont été loin d'être atteints d'ailleurs,
00:13:48contrairement à ce que relaie la presse française
00:13:50depuis des mois et même des années.
00:13:52Donc on a affaire là
00:13:53à une dirigeante tout à fait pragmatique
00:13:55qui a d'ailleurs reçu le soutien
00:13:57dans cette affaire de Ceuta
00:13:58des gouvernements finlandais et d'allois.
00:14:00Et faut-il suivre d'ailleurs l'exemple de l'Italie ?
00:14:03La France doit-elle prendre exactement
00:14:04cet exemple en termes de fermeté
00:14:07sur les questions migratoires ?
00:14:08On en débat,
00:14:09on se retrouve dans un instant sur Sud Radio.
00:14:11Et si vous souhaitez participer à ce débat,
00:14:13n'hésitez pas,
00:14:14appelez-nous 0826 300 300,
00:14:170826 300 300.
00:14:18A tout de suite sur Sud Radio.
00:14:2110h-13h,
00:14:22les débats de l'été,
00:14:24Noémie Alioua.
00:14:25Et de retour sur Sud Radio,
00:14:26je voulais qu'on revienne ce matin
00:14:27sur un autre sujet
00:14:28qui vient encore de battre un record.
00:14:30C'est une mesure
00:14:30qui a beaucoup fait réagir
00:14:31dans les Hauts-de-Seine.
00:14:32C'est le préfet
00:14:33qui veut accélérer l'expulsion
00:14:34des dealers et des délinquants
00:14:36installés dans les logements sociaux.
00:14:37L'objectif affiché,
00:14:38c'est de rendre leur tranquillité
00:14:40aux habitants
00:14:40qui subissent les trafics,
00:14:42les intimidations,
00:14:43les nuisances au quotidien.
00:14:44Mais cette méthode
00:14:46pose aussi une question de fond.
00:14:47un logement social
00:14:48doit-il pouvoir être retiré
00:14:50à quelqu'un
00:14:51qui commet des actes graves ?
00:14:53Et jusqu'où peut aller la sanction
00:14:54quand d'autres membres de la famille
00:14:56vivent dans le même appartement ?
00:14:58Nous sommes toujours
00:14:58avec nos trois débatteurs.
00:15:00Je vais me tourner vers vous,
00:15:01Amaury Breulé.
00:15:02Est-ce que vous pensez qu'il faut,
00:15:03est-ce qu'on peut expulser
00:15:05des trafiquants
00:15:05pour protéger les autres habitants ?
00:15:08Alors si on le peut,
00:15:09évidemment.
00:15:09C'est d'ailleurs une disposition
00:15:11permise par la loi
00:15:12de narcotrafic adoptée
00:15:13il y a un an
00:15:14et qui permet d'expulser
00:15:16beaucoup plus facilement
00:15:17qu'il s'agisse
00:15:18des bailleurs sociaux
00:15:19ou du préfet
00:15:20qui peut prendre la main
00:15:21ceux qui sont en lien
00:15:22avec le narcotrafic.
00:15:24Ceci dit,
00:15:24ça n'est pas la panacée
00:15:25comme voudrait nous le faire croire
00:15:27malheureusement
00:15:28le gouvernement
00:15:28parce que c'est une mesure
00:15:29très difficile à mettre en oeuvre.
00:15:30D'abord,
00:15:31vous avez beaucoup
00:15:31de bailleurs sociaux
00:15:32qui hésitent
00:15:33à engager ces procédures
00:15:36souvent d'ailleurs
00:15:37par peur de représailles
00:15:38et ensuite
00:15:38même quand ils le font
00:15:40ou que les préfets
00:15:41prennent la main
00:15:42techniquement
00:15:43en pratique
00:15:44c'est très compliqué
00:15:44il faut pouvoir démontrer
00:15:45le lien
00:15:47entre l'occupant
00:15:48et le narcotrafic
00:15:50sachant que certains
00:15:51de ces occupants
00:15:52sont parfois
00:15:53exploités
00:15:56par exemple
00:15:57pour y entretenir
00:15:58de la drogue
00:15:59sans qu'ils le sachent
00:16:02sous la menace
00:16:03et puis ensuite
00:16:04il faut pouvoir
00:16:05évidemment
00:16:05les en expulser
00:16:07donc en pratique
00:16:09c'est très compliqué
00:16:09et même lorsque vous expulsez
00:16:12lorsque vous parvenez
00:16:13au bout de cette procédure
00:16:15qui prend des semaines
00:16:15et même des mois
00:16:16qui est très très longue
00:16:17et compliquée
00:16:18et que vous les expulsez
00:16:19ces gens-là
00:16:20s'ils n'ont pas les moyens
00:16:20de subvenir à leurs besoins
00:16:22et de pouvoir se loger
00:16:23peuvent se retourner
00:16:24vers l'État
00:16:24c'est le droit
00:16:26au logement opposable
00:16:27c'est la loi
00:16:27depuis plus de 15 ans
00:16:29qui oblige aujourd'hui
00:16:30l'État
00:16:30à loger ceux
00:16:31qui n'ont pas les moyens
00:16:32en tout cas
00:16:33de se loger
00:16:33Monsieur Ménard
00:16:34est-ce que vous comprenez
00:16:35cette décision politique ?
00:16:36Je la comprends
00:16:38à titre personnel
00:16:39je ne suis pas loin
00:16:41de la partager
00:16:42pour être très honnête
00:16:42parce que les trafics
00:16:43pourrissent la vie
00:16:45des habitants
00:16:46et de nos quartiers
00:16:47et que donc
00:16:47tout ce qui peut aider
00:16:49et contribuer
00:16:50à nous séparer
00:16:53de cela
00:16:53est positif
00:16:54maintenant
00:16:55ça pose quand même
00:16:56effectivement
00:16:56un certain nombre de questions
00:16:57et ça laisse surtout
00:16:59les élus locaux
00:17:00encore une fois
00:17:00en première ligne
00:17:01moi je souhaite aussi
00:17:02que l'État
00:17:03prenne toute sa part
00:17:04sur ces sujets-là
00:17:06parce que
00:17:07sinon
00:17:08les élus locaux
00:17:08sont quand même
00:17:09bien isolés
00:17:11et bien seuls
00:17:11pour faire face
00:17:12à ces difficultés
00:17:13Anthony Martin-Smith
00:17:15en réalité
00:17:16je ne suis pas sûr
00:17:17que le sujet
00:17:18soit réellement
00:17:20bon à positionner
00:17:21uniquement sur la question
00:17:23des logements sociaux
00:17:23vous pouvez vous y attaquer
00:17:25bien entendu
00:17:26et parce que
00:17:26moralement parlant
00:17:28comme vient de le dire
00:17:29Amaury
00:17:30c'est très discutable
00:17:32et en plus
00:17:34c'est permis par la loi
00:17:35de procéder
00:17:36à ces expulsions
00:17:37de la même manière
00:17:38que vous n'allez pas
00:17:39continuer
00:17:40à verser
00:17:41des prestations sociales
00:17:42c'est une question
00:17:43de solidarité nationale
00:17:45si on s'attaque
00:17:45à un symbole
00:17:47de la solidarité nationale
00:17:48il est normal
00:17:49que la solidarité nationale
00:17:51s'occupe
00:17:51des problèmes
00:17:52qui sont
00:17:53ces fameux
00:17:55dealers et trafiquants
00:17:56de drogue
00:17:57mais pour moi
00:17:58si vous voulez
00:17:59quand je vois ça
00:18:00je me dis toujours
00:18:02est-ce que ce n'est pas
00:18:03un arbre
00:18:04qui cache une forêt
00:18:05plus vaste
00:18:06et malheureusement
00:18:07quand on regarde
00:18:08et pas avec une loupe
00:18:10nécessairement immense
00:18:11et puis c'est une personne
00:18:12aveugle qui vous en parle
00:18:14mais c'est de regarder
00:18:16la violence
00:18:18qu'il y a surtout
00:18:19dans ces quartiers
00:18:19et donc
00:18:21vous pouvez vous attaquer
00:18:23autant que vous voulez
00:18:24aux symptômes
00:18:24et aux conséquences
00:18:26de la présence
00:18:27de ces dealers
00:18:28mais autant que vous
00:18:28ne vous attaquez pas
00:18:29à la racine du mal
00:18:30à la violence
00:18:31au fait
00:18:32qu'on ait
00:18:33des trafics
00:18:35qui s'installent
00:18:35dans des caves
00:18:36dans des caves
00:18:37dans lesquelles
00:18:38les policiers
00:18:38ne vont même plus
00:18:39parce que
00:18:41c'est ce qu'on appelle
00:18:42ces fameuses zones
00:18:43de non-droit
00:18:45vous ne vous attaquez pas
00:18:46à la racine
00:18:47du problème
00:18:48alors
00:18:49les policiers
00:18:50je ne leur jette
00:18:51absolument pas
00:18:51à la faute
00:18:52ils le font
00:18:52avec les moyens
00:18:53qui sont les leurs
00:18:54et qu'on veut bien
00:18:54leur donner
00:18:55mais ce sont
00:18:56aussi à un moment
00:18:58d'être
00:18:59systématiquement
00:18:59dans l'agitation
00:19:00de cette fameuse arbre
00:19:01en espérant
00:19:02qu'il y ait
00:19:04quelques dealers
00:19:04qui tombent
00:19:05des branches
00:19:07c'est pour moi
00:19:08encore un effet
00:19:08de com
00:19:09en tout cas
00:19:10vous êtes très nombreux
00:19:11à réagir
00:19:11au standard
00:19:12sur cette question
00:19:130826 300 300
00:19:150826 300 300
00:19:16et d'ailleurs
00:19:17nous avons
00:19:17Laurent avec nous
00:19:18bonjour Laurent
00:19:19bonjour
00:19:21vous comprenez
00:19:22alors cette décision
00:19:23de la part du préfet
00:19:24est-ce qu'on pourrait
00:19:25éventuellement
00:19:25penser d'ailleurs
00:19:26à la développer
00:19:27sur tout le territoire
00:19:29alors
00:19:30je reviens un peu
00:19:31sur ce qui a été
00:19:31dit juste avant
00:19:32j'ai un peu la sensation
00:19:33que c'est un effet
00:19:34d'annonce
00:19:34parce que quand on voit
00:19:35entre la décision
00:19:37et la mise en place
00:19:38de ce genre
00:19:38de décision
00:19:40ça va être compliqué
00:19:41il faudrait quand même
00:19:41remettre les choses
00:19:42dans leur contexte
00:19:43on est dans une situation
00:19:45où aujourd'hui
00:19:46les tribunaux
00:19:47sont saturés
00:19:48donc si on prend
00:19:49le process
00:19:50on va faire très rapide
00:19:51le préfet prend la décision
00:19:53d'expulser
00:19:53une famille de trafic
00:19:55il faut donc
00:19:56qu'il en alerte
00:19:58le bailleur social
00:19:59qui lui va lancer
00:20:00une démarche
00:20:01il va y avoir
00:20:02des contestations
00:20:03et ça va se terminer
00:20:04au tribunal
00:20:04imaginez-vous
00:20:05qu'entre la décision
00:20:07qui va apparaître
00:20:08admettons
00:20:08aujourd'hui
00:20:09et le moment
00:20:10où elle sera
00:20:10réellement effective
00:20:11on a déjà
00:20:13des gros problèmes
00:20:13de justice
00:20:14dans ce pays
00:20:15et de traitement
00:20:15des dossiers
00:20:16alors l'effet
00:20:17est très bien
00:20:18l'annonce est très bien
00:20:18mais encore une fois
00:20:19entre ce qui est annoncé
00:20:21et la réelle mise en place
00:20:23la réalité va rattraper
00:20:25en fait
00:20:26Basis Médard
00:20:27est-ce que vous avez
00:20:27ce genre de problème
00:20:28là où vous habitez
00:20:29là où vous travaillez
00:20:30non
00:20:30d'abord je ne souhaite pas
00:20:32qu'on stigmatise
00:20:33un certain nombre de villes
00:20:34dont la mienne
00:20:35sur ces sujets là
00:20:36par contre
00:20:37là où l'auditeur a raison
00:20:39c'est qu'effectivement
00:20:40mais c'est dans les sujets
00:20:41que vous souhaitez aborder aussi
00:20:42c'est quand on voit
00:20:43les moyens
00:20:44ou plutôt
00:20:45l'absence de moyens
00:20:46de la justice
00:20:47ce qui pose d'ailleurs
00:20:48derrière la question
00:20:49de l'autorité de l'état
00:20:50et surtout
00:20:51de la traduction concrète
00:20:52d'un certain nombre
00:20:53d'effets d'annonce
00:20:54dans le quotidien
00:20:56de nos concitoyens
00:20:57mais vraiment
00:20:58sur la question
00:20:59des trafics
00:21:01on ne peut pas être
00:21:02laisser un état
00:21:04de léthargie
00:21:05comme c'est parfois le cas
00:21:06parce que
00:21:07c'est ce qui exaspère
00:21:09nos concitoyens
00:21:09vous laissez
00:21:11dans les quartiers
00:21:12les plus difficiles
00:21:13les problèmes
00:21:15les plus importants
00:21:16et puis vous dites aux gens
00:21:17écoutez débrouillez-vous
00:21:18c'est pas notre problème
00:21:19non c'est une rupture
00:21:20dans la promesse
00:21:21de l'égalité républicaine
00:21:23et de l'égalité de traitement
00:21:25que l'état consacre
00:21:26à chacun de nos concitoyens
00:21:27Laurent vous entendez
00:21:28cet argument
00:21:29c'est-à-dire qu'il faut
00:21:30que l'état
00:21:31en fait
00:21:31se prenne en main
00:21:32et qu'il apporte
00:21:33de l'aide aux communes
00:21:34les plus touchées
00:21:35non mais
00:21:35moi je suis tout à fait
00:21:37d'accord avec ça
00:21:37apporter de l'aide aux communes
00:21:39mais encore une fois
00:21:40la réalité nous rattrape
00:21:42quand on voit
00:21:43qu'aujourd'hui
00:21:44pour des traitements
00:21:45de dossiers
00:21:45l'état
00:21:46veut aider les communes
00:21:48mais on a quand même
00:21:49une justice
00:21:49on ne peut pas faire
00:21:50tout et n'importe quoi
00:21:51entre une décision
00:21:52de préfet
00:21:52ça ne peut pas non plus
00:21:53devenir une dictature
00:21:54sous prétexte
00:21:55qu'un préfet a décidé
00:21:56d'expulser une famille
00:21:57il faut respecter
00:21:58un cadre légal
00:21:59aujourd'hui
00:22:00d'un point de vue justice
00:22:00on est en souffrance
00:22:02aujourd'hui on a des délais
00:22:03de traitement
00:22:04de la justice
00:22:05qui sont
00:22:05mais alors
00:22:05je pense qu'on fait partie
00:22:07des pays
00:22:07qui ont des délais
00:22:08de traitement en justice
00:22:09qui sont les plus longs
00:22:10comment voulez-vous
00:22:11aujourd'hui
00:22:12qu'un préfet
00:22:13qui prenne la décision
00:22:14alors je ne dis pas
00:22:14que cette décision est mauvaise
00:22:16évidemment on a un problème
00:22:17et comme le disait
00:22:18juste avant
00:22:18effectivement il y a
00:22:20des choses à faire
00:22:21il faut qu'à un moment donné
00:22:22l'état retourne
00:22:23dans ces zones
00:22:24de non-droit
00:22:25comme c'est cité
00:22:26que le problème
00:22:27de la drogue soit géré
00:22:28que les trafis dents
00:22:28soient gérés
00:22:29mais encore une fois
00:22:30entre une décision
00:22:31qui pour moi
00:22:31est un effet d'annonce
00:22:32et la mise en place
00:22:33il n'y a rien de concret
00:22:34Amory Brulé
00:22:35c'est un effet d'annonce
00:22:36vous pensez ?
00:22:37Vous aussi ?
00:22:37En partie
00:22:38mais de toute façon
00:22:38on est très loin du compte
00:22:39c'est une réalité
00:22:40il n'y a pas de volonté politique
00:22:41dans ce pays
00:22:42depuis plus de 20 ans
00:22:43de faire la guerre
00:22:44pour reprendre les mots
00:22:45de Bruno Rotaillot
00:22:46ancien ministre de l'Intérieur
00:22:47pour le narcotrafic
00:22:48on dépense chaque année
00:22:49l'état dépense chaque année
00:22:51moins de 2 milliards d'euros
00:22:52dans la lutte contre la drogue
00:22:53lorsque le narcotrafic
00:22:55génère au moins
00:22:567 milliards d'euros
00:22:57de chiffre d'affaires
00:22:58les moyens ne sont pas là
00:23:00il manque des milliers
00:23:02de postes
00:23:02de police judiciaire
00:23:04qui sont
00:23:05les premiers
00:23:06à s'attaquer
00:23:07et à démanteler
00:23:08en réalité en pratique
00:23:10les trafics
00:23:11des moyens évidemment
00:23:12dans la justice
00:23:13il n'y a aucune stratégie
00:23:14de façon globale
00:23:15unifiée de lutte
00:23:16contre le narcotrafic
00:23:17interministériel
00:23:18c'est-à-dire
00:23:18qui s'attaque
00:23:19à tous les maillons
00:23:19de la chaîne
00:23:20depuis les pays producteurs
00:23:21jusqu'aux consommateurs
00:23:22en passant par
00:23:23une réforme pénale
00:23:24évidemment
00:23:24par la lutte
00:23:25contre l'immigration
00:23:26illégale
00:23:26qui alimente
00:23:27les petites mains
00:23:28qui passe aussi
00:23:29par une prise en charge
00:23:30sanitaire
00:23:32des toxicomanes
00:23:33donc tout cela
00:23:34n'existe pas
00:23:34parce qu'il n'y a pas
00:23:35la volonté politique
00:23:36au plus haut niveau
00:23:36de l'état
00:23:37parce qu'il n'y a pas
00:23:37les moyens
00:23:38sachant que cette stratégie
00:23:39cette guerre
00:23:41c'est une guerre
00:23:42de génération
00:23:42c'est-à-dire
00:23:43qui durera 5, 10, 15, 20 ans
00:23:45et qu'aujourd'hui
00:23:46nos dirigeants
00:23:46sont d'abord obsédés
00:23:48par leur réélection
00:23:49par le scrutin d'après
00:23:50et par leurs petits privilèges
00:23:52alors que
00:23:52si vous menez cette guerre
00:23:53aujourd'hui
00:23:54si vous déclenchez
00:23:56cette stratégie
00:23:57vous êtes certain
00:23:57de ne pas en bénéficier
00:23:59de ne pas en recevoir
00:24:00les fruits
00:24:00dans les années qui viennent
00:24:02donc avant la prochaine élection
00:24:03c'est pour ça
00:24:04que le système
00:24:04est totalement bloqué
00:24:05il y a un manque
00:24:05de courage total
00:24:06Anthony Martin-Smith
00:24:07il y a un manque
00:24:07de courage politique
00:24:08sur cette question ?
00:24:09De toute façon
00:24:10je suis content
00:24:10de constater
00:24:11que l'ensemble
00:24:13autour de cette table
00:24:13tombe d'accord
00:24:14avec ce que je disais
00:24:15c'est que c'est de la com
00:24:17et donc
00:24:17quand vous faites de la com
00:24:19vous ne faites pas de politique
00:24:20nécessairement
00:24:21puisque vous parlez
00:24:22bien plus que vous n'agissez
00:24:23donc oui
00:24:24il y a un manque
00:24:25de courage politique
00:24:26ce n'est pas nouveau
00:24:27de toutes les manières
00:24:28ça a commencé
00:24:30je vous dirais
00:24:30dès 2007
00:24:32avec l'élection
00:24:33de Nicolas Sarkozy
00:24:34qui voulait passer
00:24:35nos cités
00:24:36si vous vous rappelez bien
00:24:37au Karcher
00:24:38pour ne pas citer
00:24:40quelques marques
00:24:42que ce soit
00:24:42mais
00:24:43c'était son ambition
00:24:46tout comme d'ailleurs
00:24:47il voulait
00:24:48travailler sur
00:24:49les violences policières
00:24:51à empêcher
00:24:52le tutoiement
00:24:53des jeunes
00:24:54etc
00:24:55vous voyez
00:24:56tout ça
00:24:56ça démontrait
00:24:57déjà à l'époque
00:24:58qu'on était
00:24:59sur des mesurettes
00:25:01qui étaient davantage
00:25:02de la com
00:25:03est-ce que la situation
00:25:04en France
00:25:05s'en porte mieux
00:25:06non
00:25:06et d'autant moins
00:25:08quand on lit
00:25:09dans la presse
00:25:10les articles
00:25:11de nos confrères
00:25:12qui titrent
00:25:13en permanence
00:25:14sommes-nous
00:25:15au bord
00:25:16de la mexicanisation
00:25:17de notre état
00:25:18et de nos cités
00:25:19bien
00:25:20et puis aussi
00:25:21on a la chance
00:25:21d'avoir un homme politique
00:25:22autour de cette table
00:25:23on va peut-être lui demander
00:25:24d'intervenir
00:25:25parce que là
00:25:25on fait un peu
00:25:25effectivement
00:25:26le procès
00:25:26de la classe politique
00:25:28vous êtes à l'envers
00:25:29dites-nous un petit peu
00:25:30est-ce qu'il y a un manque
00:25:31de volonté politique
00:25:32sur ces questions
00:25:33peut-être avant
00:25:34en tout cas certainement
00:25:35pas au niveau local
00:25:36peut-être avant
00:25:37si j'étais un peu taquin
00:25:38je rappellerais
00:25:39à monsieur Brûlé
00:25:40que c'est Nicolas Sarkozy
00:25:42et que c'est la droite
00:25:43qui a coupé
00:25:45les moyens humains
00:25:46dans la justice
00:25:47dans la défense
00:25:48dans la police
00:25:49le bilan sécuritaire
00:25:50de Sarkozy
00:25:50est catastrophique
00:25:51j'en reviens
00:25:52c'est bien de le rappeler
00:25:53c'est bien de le rappeler
00:25:54parce que c'est
00:25:55la gauche
00:25:56en l'occurrence
00:25:56et les socialistes
00:25:57qui avons remis les moyens
00:25:58dans la justice
00:25:59dans la police
00:26:00ah bah les moyens humains
00:26:02quand vous voulez
00:26:02vous citiez des chiffres
00:26:03je peux vous les donner
00:26:04ils sont à votre disposition
00:26:06ça ne suffit pas
00:26:07mais encore une fois
00:26:08nous avons fait face
00:26:09à une situation
00:26:09lorsque nous sommes arrivés
00:26:10aux responsabilités
00:26:11donc ça c'est quand même
00:26:12quelque chose d'important
00:26:14et là aussi
00:26:14c'est pour ça qu'au-delà
00:26:15des effets d'annonce
00:26:16arrêter la construction
00:26:17des prisons
00:26:17les grandes leçons
00:26:19parfois
00:26:19les grandes leçons
00:26:20parfois
00:26:21de la droite
00:26:22et de monsieur Retailleau
00:26:23je l'invite d'abord
00:26:24à regarder son bilan
00:26:26et celui
00:26:27de la famille politique
00:26:28qu'il dirige
00:26:29aujourd'hui
00:26:30ensuite
00:26:31pour la campagne présidentielle
00:26:33encore une fois
00:26:33moi je souhaite
00:26:34qu'au-delà
00:26:34des mots
00:26:35et de la com
00:26:36vous avez parlé
00:26:37de la mexicanisation
00:26:38tout ça n'a aucun sens
00:26:39je souhaite
00:26:40plutôt que
00:26:41nous soyons concrets
00:26:42sur les projets
00:26:43que nous défendrons
00:26:43et surtout
00:26:44sur les moyens
00:26:45humains et financiers
00:26:46que nous déposerons
00:26:48le moment
00:26:48vous contestez le fait
00:26:49qu'on soit dans
00:26:51une mexicanisation
00:26:52de notre système
00:26:52on revient tout de suite
00:26:53sur Sud Radio
00:26:53le débat est animé
00:26:55il y a beaucoup de personnes
00:26:56qui appellent d'ailleurs
00:26:57qui veulent réagir
00:26:58sur cette question
00:26:58c'est un long débat
00:27:00c'est un grand débat
00:27:01on se retrouve tout de suite
00:27:02appelez-nous
00:27:020826 300 300
00:27:050826 300 300
00:27:06on reprend le débat
00:27:07dans un instant
00:27:07sur Sud Radio
00:27:08les débats de l'été
00:27:10Noémie Alioua
00:27:11et de retour sur Sud Radio
00:27:12je vous les convienne
00:27:13d'ailleurs sur ce sujet
00:27:14avec nos débatteurs
00:27:15n'hésitez pas
00:27:16à nous appeler
00:27:17toujours au standard
00:27:18vous êtes très nombreux
00:27:19au 0826 300 300
00:27:220826 300 300
00:27:23nous étions en train
00:27:24de parler des HLM
00:27:25et des trafiquants
00:27:26faut-il expulser
00:27:28les trafiquants des HLM
00:27:29pour protéger les habitants
00:27:31c'est la question
00:27:31un petit peu provocatrice
00:27:32que je vous ai posée
00:27:34autour de cette table
00:27:35pour savoir
00:27:36comment est-ce que
00:27:37les préfets
00:27:37comment est-ce que
00:27:38l'Etat peut s'organiser
00:27:39pour protéger
00:27:40les habitants
00:27:41qui subissent
00:27:42ces trafics
00:27:42Amoury Brelet
00:27:43est-ce que vous pensez
00:27:44que la proposition
00:27:45qui a été faite
00:27:45par ce préfet
00:27:47pourrait être généralisée
00:27:49en France ?
00:27:49Elle est censée être
00:27:50puisque c'est une mesure
00:27:51intégrée à la loi
00:27:52de narcotrafic
00:27:53qui a été adoptée
00:27:55il y a un an
00:27:55donc normalement
00:27:56tous les préfets
00:27:56sont censés l'appliquer
00:27:58évidemment
00:27:58loi de narcotrafic
00:27:59dont je rappelle
00:28:01qu'une bonne partie
00:28:02des décrets
00:28:02ne sont toujours pas publiés
00:28:03ce qu'on dit là aussi
00:28:04est long
00:28:05sur le poids
00:28:06de l'administration
00:28:07malheureusement
00:28:07qui freine tout
00:28:08dans notre pays
00:28:09sur tous les sujets
00:28:09d'ailleurs
00:28:10et on l'a dit
00:28:11de toute façon
00:28:11la lutte contre
00:28:12le narcotrafic
00:28:13c'est une lutte
00:28:15qui doit être menée
00:28:16par l'état
00:28:16par l'état régalien
00:28:17par la police nationale
00:28:19c'est pour ça que
00:28:19moi évidemment
00:28:20je me désespère
00:28:21d'entendre
00:28:21tous ces élus locaux
00:28:22et ces maires
00:28:24qui sont totalement
00:28:25tesselés
00:28:25abandonnés
00:28:26être obligés
00:28:27de lutter
00:28:28avec leurs petits moyens
00:28:31sur le terrain
00:28:31contre les narcotrafiquants
00:28:33qui pourrissent la ville
00:28:34leurs villes
00:28:37des quartiers entiers
00:28:38aujourd'hui
00:28:38sont sous coupe réglée
00:28:39ces narcotrafiquants
00:28:40certains quartiers
00:28:41d'ailleurs
00:28:41sont quasiment impénétrables
00:28:42pour y entrer
00:28:44les policiers
00:28:44sont obligés
00:28:45d'y aller
00:28:45quasiment en commando
00:28:46vous avez des pompiers
00:28:48aujourd'hui
00:28:48qui sont obligés
00:28:49dans certains départements
00:28:50de notre pays
00:28:50de prendre rendez-vous
00:28:52avec des policiers
00:28:53sur des parkings
00:28:53de supermarchés
00:28:54pour pouvoir se rendre
00:28:56faire leur travail
00:28:57au coeur de ces quartiers
00:28:59protégés
00:28:59par la police
00:29:00pour éviter
00:29:01de se faire agresser
00:29:01on en est là
00:29:02dans le niveau de violence
00:29:03alors je vais me faire
00:29:04l'avocat du diable
00:29:05mais c'est vrai
00:29:05qu'on attaque
00:29:06beaucoup l'état
00:29:07en considérant
00:29:08qu'il est responsable
00:29:09mais vous venez aussi
00:29:09de citer la loi
00:29:10de narcotrafic
00:29:11qui a fait changer
00:29:11les choses
00:29:12Anthony Martin-Smith
00:29:13je vous voyais réagir
00:29:14autour de cette table
00:29:14oui j'entends
00:29:16ce que dit Amaury
00:29:17et je suis assez d'accord
00:29:17avec ce qu'il vient de dire
00:29:18puisque moi-même
00:29:19je vous le disais
00:29:20d'ailleurs en propos
00:29:20léminaire tout à l'heure
00:29:22sur le fait que
00:29:24la police ne peut même
00:29:25plus rentrer
00:29:25dans certaines cités
00:29:27et je le déplore
00:29:28ces fameuses zones
00:29:29de non-droit
00:29:29dont on a de cesse
00:29:30d'ailleurs d'en réputé
00:29:33l'existence
00:29:33mais de ne rien faire
00:29:34pour lutter contre
00:29:35moi je voudrais juste
00:29:37revenir avant pub
00:29:37sur ce que Ménard
00:29:38Ménard a dit
00:29:39c'est que visiblement
00:29:41vous contestez
00:29:42la mexicanisation
00:29:43de nos cités
00:29:45et puis de notre justice
00:29:48Ménard voulait répondre
00:29:49j'imagine
00:29:49je ne dis pas du tout
00:29:50ce terme
00:29:51et effectivement
00:29:52je ne me reconnais pas
00:29:53je ne me reconnais pas
00:29:55là-dedans
00:29:56moi encore une fois
00:29:57j'espère
00:29:58que l'élection présidentielle
00:30:00de 2027
00:30:01permettra
00:30:02parce que
00:30:02je pense que nous avons
00:30:04beaucoup souffert
00:30:04de l'absence de débat
00:30:05en 2022
00:30:07et nous souffrons
00:30:08évidemment
00:30:09de l'absence
00:30:09de majorité parlementaire
00:30:11depuis 2024
00:30:12puisque lorsqu'on parle
00:30:13tout à l'heure
00:30:13de l'impuissance de l'Etat
00:30:15elle est aussi le fruit
00:30:17d'un certain nombre
00:30:18de décisions politiques
00:30:19et de résultats politiques
00:30:20donc moi ce que je souhaite
00:30:21c'est qu'en 2027
00:30:21tous ces sujets-là
00:30:22puissent être abordés
00:30:23parce que
00:30:23ce sont ces sujets-là
00:30:25qui sont au cœur
00:30:26des préoccupations
00:30:27de nos concitoyens
00:30:28mais encore une fois
00:30:29c'est pour ça
00:30:30que je n'aime pas ce terme
00:30:31au-delà des débats
00:30:32sémantiques
00:30:33il faut s'intéresser
00:30:34au fond
00:30:35à la réalité
00:30:36de la situation
00:30:37et surtout
00:30:38amener
00:30:39les responsables politiques
00:30:40à prendre des positions
00:30:41claires
00:30:42mais encore une fois
00:30:42on ne peut pas
00:30:43c'est ça qui insupporte
00:30:45nos concitoyens
00:30:46on ne peut pas
00:30:46d'un côté dire
00:30:47toujours plus
00:30:48de force
00:30:51de vigueur
00:30:52etc
00:30:52et dans le même temps
00:30:53être la droite
00:30:55qui réduit
00:30:56les moyens
00:30:57de la justice
00:30:57qui réduit
00:30:58les moyens humains
00:30:59etc
00:31:00il y a un moment donné
00:31:01en même temps
00:31:02ça ne fonctionne pas
00:31:03regardez la DZ Mafia
00:31:04en l'occurrence
00:31:06prenez l'exemple
00:31:06de la DZ Mafia
00:31:07vous dites
00:31:08que vous n'êtes pas à l'aise
00:31:09avec cette sémantique-là
00:31:10appelez ça comme vous voulez
00:31:11si vous voulez
00:31:11dites que c'est
00:31:12de la colombinisation
00:31:15de notre état
00:31:16peu importe l'état
00:31:18que vous choisirez
00:31:18peu importe le mot
00:31:19que vous y mettez
00:31:20la réalité
00:31:21elle est quand même celle-ci
00:31:22on a
00:31:22des narcotrafiquants
00:31:24qui s'entremêlent
00:31:26de plus en plus
00:31:27avec notre économie
00:31:28et l'économie locale
00:31:29et vous êtes bien placé
00:31:30pour savoir
00:31:31de quoi je parle
00:31:32vous êtes notamment
00:31:33avec de plus en plus
00:31:35de mouvements
00:31:37de trafiquants de drogue
00:31:39et de narcos
00:31:40qui sont
00:31:42de plus en plus
00:31:43entremés aussi
00:31:44dans nos pouvoirs
00:31:45politiques
00:31:46il suffit
00:31:47de se rappeler
00:31:48quelques
00:31:49dealers
00:31:50qui ont des relations
00:31:52avec certains députés
00:31:53ou sénateurs
00:31:54pour voir
00:31:55que notre état
00:31:56est malade
00:31:56sur cette question-là
00:31:57et qu'il n'arrive
00:31:58toujours pas
00:31:59à trouver
00:32:00les solutions
00:32:00qu'il convient
00:32:01de trouver
00:32:01et c'est pour ça
00:32:02que je vous rappelle
00:32:02la DZ mafia
00:32:03notamment
00:32:04avec aussi ce maire
00:32:05qui a été menacé
00:32:07de mort
00:32:07et qu'il a fallu
00:32:08extraire de son domicile
00:32:09avec leur aide
00:32:09donc vous ne pouvez pas
00:32:10dire qu'il n'y a pas
00:32:11une mexicanisation
00:32:12ou appelez ça
00:32:13comme vous voulez
00:32:13de notre état
00:32:14en tant que cas
00:32:15le corollaire
00:32:16de cette possible
00:32:17mexicanisation
00:32:18si on va
00:32:18dans votre sens
00:32:19c'est aussi
00:32:20un autre sujet
00:32:20dont on va parler
00:32:22à présent
00:32:23un autre sujet
00:32:23de débat
00:32:24c'est celui
00:32:25de la surpopulation
00:32:26carcérale
00:32:26c'est le Figaro
00:32:27qui nous l'apprend
00:32:28les prisons françaises
00:32:29n'ont jamais été
00:32:30aussi pleines
00:32:31alors je vous pose
00:32:32la question
00:32:32faut-il enfin
00:32:33construire des places
00:32:34de prison
00:32:35ou faut-il
00:32:36davantage d'aménagement
00:32:37de peine
00:32:37de semis
00:32:38de liberté
00:32:38de bracelet électronique
00:32:40la justice
00:32:41c'est-elle trop sévère
00:32:42ou au contraire
00:32:42pas assez
00:32:43vous avez un avis
00:32:44une expérience
00:32:44un témoignage
00:32:45que vous soyez
00:32:47surveillant
00:32:47avocat
00:32:48juge famille
00:32:48de détenus
00:32:49ou simple citoyen
00:32:50en tout cas
00:32:50on vous écoute
00:32:51appelez-nous
00:32:51au 0826 300 300
00:32:540826 300 300
00:32:55on continue
00:32:56ces débats
00:32:5711h08
00:32:58on est toujours
00:32:58avec Anthony Martin
00:32:59Smith
00:33:00Amoribrelet
00:33:00et Baptiste Ménard
00:33:01et justement
00:33:02André nous a rejoint
00:33:03bonjour André
00:33:05bonjour André
00:33:05alors dites-nous
00:33:06qu'est-ce que vous pensez
00:33:07de cette situation
00:33:08pourquoi à votre avis
00:33:09on assiste actuellement
00:33:11à une surpopulation
00:33:12carcérale
00:33:13et qu'est-ce qu'on
00:33:14pourrait proposer
00:33:15dans l'avenir
00:33:15pour faire en sorte
00:33:17que ce problème
00:33:18trouve sa solution
00:33:21donc le problème
00:33:22bon c'est déjà
00:33:23il y a eu un manque
00:33:24de différents gouvernements
00:33:26successifs
00:33:27depuis 30 ans
00:33:27d'investissement
00:33:29dans ce cadre-là
00:33:31ce qui a été dommage
00:33:33c'est qu'en 96
00:33:34avec la dissolution
00:33:35du service militaire
00:33:37il y a eu
00:33:38des centaines
00:33:40de sites militaires
00:33:41qui ont fermé
00:33:43et ils auraient pu
00:33:44récupérer
00:33:45certains bâtiments
00:33:46non pas peut-être
00:33:47pour faire des prisons
00:33:48mais faire des centres
00:33:50de détention
00:33:51je dirais entre guillemets
00:33:52allégés
00:33:53pour les petites peines
00:33:54pour les primo-délinquants
00:33:56pour les délinquants
00:33:56de la route
00:33:57qui se retrouvent
00:33:58éventuellement
00:33:59en prison
00:33:59avec des gros délinquants
00:34:04ensuite vous avez
00:34:05la surpopulation
00:34:06là c'est d'actualité
00:34:07sur Amiens
00:34:10la prison d'Amiens
00:34:11est à 270%
00:34:13d'occupation
00:34:14c'est-à-dire que
00:34:15pour 268 places
00:34:16il y a plus de 600
00:34:18détenus
00:34:19et la cerise
00:34:20sur le gâteau
00:34:21c'est qu'il y a
00:34:21une aile de la prison
00:34:22d'Amiens
00:34:22qui a été entièrement
00:34:23rénovée
00:34:24mais qui n'est toujours
00:34:25pas ouverte
00:34:25parce qu'il y a
00:34:26un manque de surveillants
00:34:28donc c'est un paradoxe
00:34:29en plus
00:34:29oui c'est un paradoxe
00:34:30alors attendez
00:34:31je voyais
00:34:32Améry Brélé
00:34:32lever les yeux au ciel
00:34:33quand vous avez
00:34:34commencé à parler
00:34:35est-ce que j'imagine
00:34:36qu'il a une réflexion
00:34:37sur vos idées ?
00:34:38oui en partie
00:34:39les difficultés
00:34:40aujourd'hui
00:34:40qui expliquent
00:34:42notre impossibilité
00:34:43à bâtir
00:34:43ces prisons
00:34:44ces places de prison
00:34:45depuis des années
00:34:45elles sont de trois ordres
00:34:46d'abord d'un ordre financier
00:34:48l'Etat n'a plus d'argent
00:34:49il pourrait en avoir
00:34:50s'il avait le courage
00:34:51d'en trouver
00:34:52compte tenu
00:34:53de la gabegie financière
00:34:54que l'on constate
00:34:55tous les jours
00:34:55ensuite vous avez
00:34:56un certain nombre
00:34:57de réglementations
00:34:58invraisemblables
00:34:58administratives
00:34:59qui s'accumulent
00:34:59d'année en année
00:35:00et qui rendent
00:35:01de plus en plus compliqué
00:35:02de pouvoir construire
00:35:03une prison
00:35:03il faut remplir
00:35:04des dossiers
00:35:04qui font des milliers
00:35:05de pages
00:35:06c'est infernal
00:35:06vous avez des réglementations
00:35:07même environnementales
00:35:08qui sur le terrain
00:35:09vous empêchent
00:35:09de construire
00:35:10une place de prison
00:35:11parce que vous avez
00:35:11une bestiole endémique
00:35:12qui habite un champ
00:35:13et que vous ne pouvez pas
00:35:14construire dans ce champ
00:35:15parce que la bestiole
00:35:16est là
00:35:16tout ça est expliqué
00:35:18noir sur blanc
00:35:18dans les rapports
00:35:19de la cour des comptes
00:35:20c'est absolument invraisemblable
00:35:21et puis des raisons
00:35:23évidemment politiques
00:35:23pas de volonté
00:35:24on l'a dit
00:35:24au plus haut niveau
00:35:25de l'état
00:35:25et puis des oppositions
00:35:26localement
00:35:27d'élus
00:35:28de tous bords d'ailleurs
00:35:29et qui refusent
00:35:31comme on installe
00:35:31une prison
00:35:33chez eux
00:35:34et alors l'hypocrisie
00:35:35évidemment
00:35:35la plus totale
00:35:36concerne les élus de droite
00:35:37qui vont dans les médias
00:35:39vous nous expliquez
00:35:40il faut plus de fermeté
00:35:41il faut mettre
00:35:41plus de gens en prison
00:35:42c'est scandaleux
00:35:43suce au laxisme judiciaire
00:35:46et puis qui sont les premiers
00:35:47en douce
00:35:48qui utilisent
00:35:49leurs relations
00:35:50jusque plus haut niveau
00:35:51de l'état
00:35:51y compris gouvernemental
00:35:52pour empêcher
00:35:53l'édification de prison
00:35:54à côté de chez eux
00:35:55donc voilà
00:35:56pourquoi
00:35:57depuis près de 20 ans
00:35:58nous n'avons pas construit
00:35:59assez de prison
00:36:00Emmanuel Macron avait promis
00:36:0115 000 places de prison
00:36:02sur 10 ans
00:36:03les derniers chiffres
00:36:045 411 places
00:36:06ont été construites
00:36:07alors c'est de la faute
00:36:08d'Emmanuel Macron
00:36:09André
00:36:09dites-nous
00:36:11non
00:36:11non non non
00:36:12mais je pense
00:36:14qu'il faudrait
00:36:15dissocier
00:36:16les prisons
00:36:17dans le terme
00:36:18vraiment prison
00:36:19pour les gros délinquants
00:36:22et pouvoir
00:36:23je pense
00:36:24qu'il y a moyen
00:36:26moins cher
00:36:27et plus rapide
00:36:28de faire des centres
00:36:30on pourrait appeler ça
00:36:31des centres de détention
00:36:32allégée
00:36:33parce que vous avez
00:36:34comme je le disais
00:36:35tout à l'heure
00:36:36vous avez
00:36:36les primo délinquants
00:36:38vous avez
00:36:38les délinquants
00:36:40de routiers
00:36:41vous avez
00:36:42les délinquants
00:36:43entre guillemets
00:36:44pour violences conjugales
00:36:46etc
00:36:47qui se retrouvent
00:36:48avec des
00:36:49vraiment
00:36:50des prisonniers
00:36:52qui ont fait
00:36:53bien pire
00:36:54donc je pense
00:36:55que ça pourrait
00:36:57déjà se venir
00:36:58parce que le problème
00:36:58aussi
00:36:59c'est que du fait
00:36:59pardon André
00:37:00mais on ne peut pas
00:37:00hiérarchiser une violence
00:37:01conjugale
00:37:02avec
00:37:03d'autres types
00:37:05de violences
00:37:06vous voyez
00:37:06une femme
00:37:07qui tombe
00:37:09sous les coups
00:37:09de son conjoint
00:37:10est quand même
00:37:12heureuse
00:37:12de savoir
00:37:13qu'à un moment
00:37:13il va finir
00:37:14écroué
00:37:14et donc
00:37:15là je ne voudrais pas
00:37:16qu'on hiérarchise
00:37:17les types de violences
00:37:18entre elles
00:37:19en revanche
00:37:20il faut pas penser
00:37:20le parcours qu'il faut
00:37:21oui bien sûr
00:37:22en tout cas
00:37:24là où je peux vous rejoindre
00:37:25André
00:37:25sur ce que vous dites
00:37:26c'est éventuellement
00:37:27qu'il y a
00:37:28des certains types
00:37:29de délinquance
00:37:30non violente
00:37:31pour l'intégrité physique
00:37:33peut-être davantage
00:37:34sur l'intégrité des biens
00:37:35peut-être la délinquance
00:37:37financière
00:37:37quand vous avez
00:37:38fraudé les impôts
00:37:39est-ce que votre place
00:37:40est réellement
00:37:41en prison
00:37:42auprès
00:37:42de gens
00:37:43qui eux
00:37:44par contre
00:37:44peuvent s'en prendre
00:37:45physiquement
00:37:45et où il faut les empêcher
00:37:47physiquement
00:37:47d'aller au contact
00:37:49de nos concitoyennes
00:37:51et de nos concitoyens
00:37:52ça peut-être
00:37:52que je peux vous rejoindre
00:37:53avec des aménagements
00:37:54de peine
00:37:54des travaux
00:37:55d'intérêt généraux
00:37:56avec des peines
00:37:57aménagées
00:37:58ou en tout cas
00:37:58d'autres dispositifs
00:37:59c'est peut-être
00:38:00moins leur place
00:38:01que des violeurs
00:38:02des gens qui frappent
00:38:03leurs femmes
00:38:04etc
00:38:06vous comprenez
00:38:06ce que je veux dire
00:38:07André
00:38:07c'est pas
00:38:07je veux juste pas
00:38:10qu'on minimise
00:38:11la violence
00:38:12faite aux femmes
00:38:13parce que c'est une forme
00:38:14de violence
00:38:15qui est insupportable
00:38:15c'était pas mes propos
00:38:17enfin je me suis peut-être
00:38:18mal exprimé
00:38:19c'était pas mes propos
00:38:19c'est vrai que je voulais
00:38:20se bénéficier
00:38:22voilà
00:38:23toutes mes excuses
00:38:24auprès des dames
00:38:25on a compris
00:38:26on a compris
00:38:27que c'était pas forcément
00:38:28le parallèle
00:38:28que vous vouliez faire
00:38:29mais simplement
00:38:30trouver une image
00:38:31qui permette de développer
00:38:32votre idée
00:38:33merci beaucoup André
00:38:34merci de nous avoir appelé
00:38:35faut-il construire
00:38:37plus de places de prison
00:38:37vous êtes très nombreux
00:38:38à nous appeler
00:38:39au 0826 300 300
00:38:410826 300 300
00:38:42on se retrouve dans un instant
00:38:44sur Sud Radio
00:38:45avec nos débatteurs
00:38:46et vous
00:38:46à tout de suite
00:38:4810h-13h
00:38:49les débats de l'été
00:38:51Noémie Alioua
00:38:52nous sommes de retour
00:38:53sur Sud Radio
00:38:54merci d'être avec nous
00:38:55il est 11h15
00:38:56et l'actualité continue
00:38:57de nous accompagner
00:38:57tout au long
00:38:58de cette matinée
00:39:00avec nos trois invités
00:39:01nos trois débatteurs
00:39:03nos trois experts
00:39:04Anthony Martin-Smith
00:39:05Amoré Brelet
00:39:06Baptiste Ménard
00:39:07vous êtes très nombreux
00:39:08à nous appeler
00:39:09pour réagir
00:39:09et pour exprimer
00:39:11votre opinion
00:39:11sur cette question
00:39:12faut-il construire
00:39:13plus de prison
00:39:14plus de places de prison
00:39:15nous avons d'ailleurs
00:39:16Jean-Luc avec nous
00:39:17bonjour Jean-Luc
00:39:19oui bonjour
00:39:20bonjour Jean-Luc
00:39:20alors vous avez
00:39:21un avis très tranché
00:39:22sur cette question
00:39:23pour vous il faut
00:39:24plus de prison
00:39:25plus de places de prison
00:39:26expliquez-nous
00:39:27votre point de vue
00:39:28mon point de vue
00:39:29c'est que j'étais
00:39:30j'étais sur l'indicte
00:39:32du temps où il était
00:39:35en activité
00:39:36et il faut
00:39:37dans une société
00:39:38il faut des règles
00:39:40et les règles
00:39:41nous les avons
00:39:42mais elles ne sont pas
00:39:43appliquées
00:39:45on ne les applique pas
00:39:47donc
00:39:47il y a des gens
00:39:49qui sont
00:39:51avec qui on ne peut pas
00:39:54vivre ensemble
00:39:55ce n'est pas possible
00:39:57qu'est-ce que vous voulez dire
00:39:57qu'est-ce que vous voulez dire
00:39:58Jean-Luc
00:39:58et bien par exemple
00:40:00tout ce qui est délinquance
00:40:03et je parle pas
00:40:04d'incivilité
00:40:05attention
00:40:07l'autre jour
00:40:07quand il y a eu
00:40:08le PSG
00:40:09qui a gagné
00:40:10les championnats
00:40:11d'Europe
00:40:14il y a des véhicules
00:40:15de gens privés
00:40:17qui se sont fait
00:40:18cambrioler
00:40:19dans la rue
00:40:20et très souvent
00:40:22les journalistes
00:40:23parlent d'incivilité
00:40:24non
00:40:24là on n'est plus
00:40:25dans le domaine
00:40:26de l'incivilité
00:40:27on est dans le domaine
00:40:30de la délinquance
00:40:32mais est-ce que c'est vraiment ça
00:40:33la solution
00:40:33est-ce que vous pensez
00:40:34qu'enfermer les gens
00:40:36les délinquants
00:40:37ça leur permettra
00:40:37d'être des personnes meilleures
00:40:38ou au contraire
00:40:39en rentrant en prison
00:40:40ils pourraient rencontrer
00:40:41des brigands
00:40:42encore plus violents
00:40:43et finalement
00:40:44devenir encore plus durs
00:40:45et oui
00:40:46mais chaque année
00:40:47chaque année
00:40:48ils se remplacent
00:40:50parlons d'incivilité
00:40:51cette fois-ci
00:40:52nous nous avons
00:40:53des intrusions piscines
00:40:54mais
00:40:55deux années sur l'autre
00:40:57deux années sur l'autre
00:40:58ce ne sont jamais les mêmes
00:41:00parce qu'ils ont
00:41:03dans les immeubles
00:41:04dans les immeubles
00:41:05dans les immeubles
00:41:07vous aurez des gens
00:41:08qui débarquent
00:41:09les immeubles
00:41:10qui ont des piscines
00:41:11expliquez-vous
00:41:12ah oui
00:41:13d'accord
00:41:13donc les gens
00:41:14viennent se baigner
00:41:15à l'insu des habitants
00:41:16c'est ça ?
00:41:17pardon je rigole
00:41:18c'est un bon exemple
00:41:19ça Jean-Luc
00:41:19vous croyez vraiment
00:41:20par exemple
00:41:21que les personnes
00:41:22qui viennent
00:41:22entre guillemets
00:41:23squatter les piscines
00:41:24en période de canicule
00:41:25devraient aller en prison ?
00:41:27alors c'est pas la prison
00:41:28au sens où vous l'entendez
00:41:30par exemple
00:41:31moi pour les mineurs
00:41:32par exemple
00:41:35il faut voir des
00:41:36je vais appeler ça
00:41:37des centres aérés fermés
00:41:39et
00:41:41comment dire
00:41:43une mise à l'écart
00:41:46pour les éduquer
00:41:49parce qu'ils n'ont pas été
00:41:51ou ils refusent de l'être
00:41:52donc à un moment
00:41:53il faut bien
00:41:54que l'on prenne
00:41:54et prenne des décisions
00:41:55voilà
00:41:56alors attendez
00:41:57parce que
00:41:57on a sur ce plateau
00:42:00oui oui je vous laisse terminer
00:42:01ensuite on aura des réactions
00:42:02pour les adultes
00:42:03ça revient au même
00:42:04ils sont irrécupérables
00:42:06ils ne savent vivre
00:42:07que de trafic
00:42:10lorsqu'on se balade
00:42:12en banlieue
00:42:14d'une grande ville du sud
00:42:16par exemple
00:42:17si on prend
00:42:19les déchets sauvages
00:42:21et bien
00:42:22on peut tout à fait
00:42:23retrouver les personnes
00:42:24qui les ont déposées
00:42:27donc
00:42:27on ne le fait pas
00:42:28on a les lois
00:42:29mais on ne le fait pas
00:42:30on n'applique pas la loi
00:42:31parce qu'on
00:42:32on n'a pas le courage
00:42:34alors je voyais lever les yeux
00:42:35monsieur Ménard
00:42:36Baptiste Ménard
00:42:38vous êtes maire adjoint
00:42:39de Mont-Saint-Barouel
00:42:40expliquez-nous
00:42:41pourquoi
00:42:42vous levez les yeux
00:42:43quand Jean-Luc
00:42:43c'était pas
00:42:45c'était pas en rapport
00:42:46avec l'intervenant
00:42:48non
00:42:48moi ce que je voudrais dire
00:42:50sur ce sujet
00:42:50d'abord c'est que la France
00:42:51a déjà été condamnée
00:42:53plusieurs fois par la Cour des Droits de l'Homme
00:42:54sauf erreur de ma part
00:42:56sur justement
00:42:56la situation
00:42:58dans les prisons
00:42:59les conditions de vie
00:43:01sont vraiment déplorables
00:43:03insalubrité
00:43:05surpopulation
00:43:06et donc
00:43:08ça n'est pas nouveau
00:43:09cette question
00:43:10de la surpopulation carcérale
00:43:11vous l'avez rappelé
00:43:12effectivement
00:43:13à chaque fois
00:43:14on a le droit aussi
00:43:15à beaucoup d'hypocrisie
00:43:16sur le sujet
00:43:16c'est-à-dire les mêmes élus
00:43:17qui demandent
00:43:18plus de places de prison
00:43:20sont les mêmes
00:43:20qui s'opposent
00:43:21à la création
00:43:22d'un établissement pénitentier
00:43:23sur leur territoire
00:43:24donc là aussi
00:43:26parfois
00:43:27il faudrait quand même
00:43:28que les uns et les autres
00:43:29mettent en conformité
00:43:29leurs paroles
00:43:30et leurs actes
00:43:31s'agissant
00:43:32de la situation
00:43:34moi j'aurais tendance
00:43:35à dire que
00:43:36nous savons
00:43:37aujourd'hui
00:43:38que parfois
00:43:39la prison
00:43:40c'est pire que mieux
00:43:41notamment pour celles et ceux
00:43:43qui font l'objet
00:43:44de petits délits
00:43:46qui doivent faire l'objet
00:43:47d'une sanction
00:43:48et d'une condamnation
00:43:49je ne suis pas là
00:43:50pour tenir un propos laxiste
00:43:51mais où l'incarcération
00:43:53n'est peut-être pas
00:43:54la bonne solution
00:43:54parce que parfois
00:43:55c'est ce qui conduit
00:43:56derrière à des gros problèmes
00:43:58un, de réinsertion
00:43:59dans la société
00:43:59deux, à des risques
00:44:01de récidive
00:44:02et à des mauvaises rencontres
00:44:03donc il faut à la fois
00:44:04que celles et ceux
00:44:05qui doivent faire l'objet
00:44:06d'une condamnation
00:44:07en prison
00:44:08le fassent concrètement
00:44:10et en allant au bout
00:44:12de la peine
00:44:13sur laquelle
00:44:13ils ont été condamnés
00:44:16mais nous devons aussi réfléchir
00:44:18vous l'avez un peu abordé
00:44:19dans l'introduction du sujet
00:44:20aux peines alternatives
00:44:22pour les petits délits
00:44:23qu'il s'agisse de
00:44:24comment ?
00:44:25qu'il s'agisse
00:44:26pardonnez-moi
00:44:27qu'il s'agisse
00:44:28de bracelets électroniques
00:44:30de travaux d'intérêt généraux
00:44:31etc.
00:44:32Amoré Brelet
00:44:33c'est une solution
00:44:34peut-être
00:44:34pour les petits délits
00:44:35d'éviter la prison
00:44:37et plutôt
00:44:37de proposer
00:44:38des solutions alternatives
00:44:39de façon plus systématique
00:44:41le bracelet électronique
00:44:42les travaux d'intérêt généraux
00:44:43oui au cas par cas
00:44:44mais enfin
00:44:44il faut le marteler
00:44:45et le répéter
00:44:46le problème en France
00:44:47n'est pas que l'on enferme trop
00:44:48c'est qu'il n'y ait pas assez
00:44:50de places de prison
00:44:51on a un taux d'incarcération
00:44:52qui est dans la moyenne européenne
00:44:54et d'ailleurs
00:44:55quand vous faites des sondages
00:44:56même les sympathisants
00:44:57de la France insoumise
00:44:58réclament la construction
00:44:59de places de prison
00:44:59donc le vrai problème
00:45:01c'est qu'aujourd'hui
00:45:02nous subissons
00:45:03cette surpopulation
00:45:04carcérale
00:45:04pourquoi ?
00:45:05parce que le niveau
00:45:06de violence globale
00:45:07dans la société
00:45:07a explosé
00:45:08les statistiques
00:45:09le confirment
00:45:10la réalité même
00:45:11le confirme
00:45:12ensuite
00:45:13vous avez toujours
00:45:14cette immigration
00:45:14massive et incontrôlée
00:45:15qui pèse
00:45:16sur nos systèmes
00:45:17je rappelle que
00:45:1725% des détenus
00:45:19en France
00:45:20sont étrangers
00:45:21dans une écrasante majorité
00:45:22des clandestins
00:45:23et qu'il faudrait évidemment
00:45:24pouvoir renvoyer chez eux
00:45:25c'est très compliqué
00:45:26et puis
00:45:27vous avez le système
00:45:28qui est totalement engorgé
00:45:29par manque de moyens
00:45:31notamment
00:45:31vous avez
00:45:3230%
00:45:33des prisonniers
00:45:34en France
00:45:34qui sont en détention
00:45:35provisoire
00:45:36c'est-à-dire des gens
00:45:37qui ne sont pas jugés
00:45:38et qui sont donc
00:45:39présumés innocents
00:45:41ce qui devrait être considéré
00:45:43comme absolument scandaleux
00:45:44par tous les français
00:45:45donc la vérité
00:45:47c'est que
00:45:47nous manquons de prison
00:45:48qu'il faudrait en construire
00:45:50au moins 30 000
00:45:51que tout cela coûte
00:45:5210 milliards d'euros
00:45:5210 milliards d'euros
00:45:53c'est le montant du budget
00:45:54du ministère de la justice
00:45:55qu'il faudrait donc
00:45:56multiplier par deux
00:45:57donc on voit bien là
00:45:58qu'on est très
00:45:59très loin du compte
00:46:00et quand bien même
00:46:01on a multiplié
00:46:02parce que c'est ce qu'on a fait
00:46:02depuis des années
00:46:03on a multiplié
00:46:04les lois de régulation carcérale
00:46:06la gauche
00:46:07par idéologie
00:46:08parce qu'elle est anti-prison
00:46:09et la droite
00:46:09par l'acheter
00:46:10parce qu'elle n'a pas
00:46:11le courage
00:46:11de mettre l'argent sur la table
00:46:12pour en construire
00:46:13résultat
00:46:14on a multiplié
00:46:15les aménagements de peine
00:46:16les alternatives à la prison
00:46:18aujourd'hui la loi
00:46:18pour en parler avec des magistrats
00:46:20la loi dit aux magistrats
00:46:23éviter la prison
00:46:24à tout prix
00:46:24c'est comme ça
00:46:25que ça fonctionne en France
00:46:25Anthony Martin-Smith
00:46:27bon déjà
00:46:28on nous reprend
00:46:29Noemi
00:46:30ceux qui nous écoutent
00:46:31travaux d'intérêt général
00:46:33vous et moi
00:46:34avons fait l'erreur
00:46:35effectivement
00:46:36ils ont raison
00:46:37ils ont raison
00:46:37ils ont raison
00:46:39bravo aux éditeurs
00:46:40d'être aussi attentifs
00:46:41Amaury
00:46:43sur la question
00:46:44du présumé innocent
00:46:47et la détention provisoire
00:46:48la détention provisoire
00:46:49elle existe bien
00:46:50pour une raison
00:46:50et je vais en reprendre
00:46:51mais je ne suis pas contre le principe
00:46:52je suis contre les chiffres
00:46:53et la proportion
00:46:54je vais reprendre l'exemple
00:46:56de ce que nous disions tout à l'heure
00:46:58quand vous avez une femme
00:47:00qui est battue par son mari
00:47:02et qui est en attente d'un jugement
00:47:03elle est bien contente
00:47:03si vous voulez
00:47:04qui est une mesure d'éloignement
00:47:05et donc la détention provisoire
00:47:06fait aussi partie
00:47:07de ces mesures d'éloignement
00:47:08mais ce n'est pas le principe
00:47:09que je remets en cause
00:47:09c'est la surcharge
00:47:11c'est la proportion démesurée
00:47:1230% c'est beaucoup trop
00:47:13oui mais vous avez
00:47:14tous les juristes
00:47:15tous les avocats
00:47:16tous les magistrats
00:47:17c'est du fait
00:47:17que c'est la surcharge
00:47:18de notre système judiciaire
00:47:20qui fait que cette détention provisoire
00:47:21elle est trop importante
00:47:23maintenant ce que je vais faire
00:47:25comme trait d'union
00:47:26c'est entre ce que nous disait
00:47:27notre auditeur André
00:47:28juste avant
00:47:29et Jean-Luc
00:47:30finalement
00:47:31ils disent à peu près
00:47:32la même chose
00:47:33ils disent qu'il faut
00:47:34davantage proportionner
00:47:36c'est ce que vous dites aussi
00:47:37Amaury
00:47:37il faut davantage proportionner
00:47:39la peine
00:47:40à l'action délictueuse
00:47:43ou si c'est une infraction
00:47:46une infraction comme une incivilité
00:47:48une incivilité est une infraction
00:47:49ce n'est pas un délit
00:47:50il faut d'ailleurs rappeler
00:47:52à nos auditrices
00:47:52à nos auditeurs
00:47:53la différence
00:47:54entre nos trois
00:47:56cas de figure
00:47:57dans notre système judiciaire
00:47:59on a l'infraction
00:47:59l'infraction c'est
00:48:00quand vous allez trop vite
00:48:02sur la route
00:48:03quand vous ne mettez pas
00:48:04une ceinture de sécurité
00:48:06etc
00:48:06et puis vous avez le délit
00:48:08le délit
00:48:08là c'est quand vous commencez
00:48:09à vous en prendre
00:48:10à l'intégrité
00:48:12morale
00:48:12l'intégrité physique
00:48:15et l'intégrité
00:48:16des biens
00:48:17et puis vous avez
00:48:17les crimes
00:48:18et donc il y a une graduation
00:48:19et cette graduation
00:48:20elle devrait aussi se ressentir
00:48:22dans l'application des peines
00:48:23et ce n'est pas toujours le cas
00:48:24malheureusement
00:48:25on a des infractions
00:48:25qui peuvent conduire
00:48:28à des mini peines
00:48:30d'emprisonnement
00:48:30et vous avez des délits
00:48:32qui ne sont absolument pas sanctionnés
00:48:33et puis vous avez des crimes
00:48:35quand vous avez
00:48:36quelqu'un qui a tué quelqu'un
00:48:37qui s'en sort
00:48:39avec une réclusion
00:48:41à perpétuité
00:48:41et qui finalement
00:48:42par des aménagements de peine
00:48:43sort au bout de 15 ans
00:48:45forcément ça peut choquer
00:48:46vous pensez Jean-Luc
00:48:47est-ce que vous pensez vous aussi
00:48:49qu'il faudrait peut-être
00:48:49des peines mieux aménagées
00:48:51plus individualisées
00:48:52comme on dit
00:48:54oui
00:48:55oui et non
00:48:55mais surtout
00:48:57dans la fermeté
00:48:58vous voyez par exemple
00:49:00si vous créez
00:49:01un centre de détention
00:49:03au milieu du Larzac
00:49:04et si on fait
00:49:05comme faisaient les chinois
00:49:06du temps du grand bond
00:49:07en avant
00:49:09ne mangez que
00:49:10ceux qui travaillaient
00:49:1140 à 50 millions de morts
00:49:13vous êtes un peu radical
00:49:15Jean-Luc
00:49:15vous êtes un peu radical
00:49:18Jean-Luc
00:49:18je n'allais pas se dire
00:49:20le problème
00:49:21de vos intervenants
00:49:23c'est que
00:49:23ça fait 40 ans
00:49:24que j'entends ça
00:49:25mais ça fait 40 ans
00:49:26on n'était pas là nous
00:49:27moi non
00:49:28moi c'était là
00:49:29ils ont toujours moins de 40 ans
00:49:31je crois autour de ce plateau
00:49:31mais je comprends
00:49:32je comprends ce que vous dites
00:49:33c'est une idéologie qui perdure
00:49:34et donc effectivement
00:49:37des hableurs
00:49:38il y en a mort
00:49:39maintenant il faut
00:49:40des actes
00:49:41et les actes
00:49:42les prisons
00:49:43il ne faut pas les créer
00:49:44telles qu'elles sont aujourd'hui
00:49:46il faut créer
00:49:47d'autres formes de prison
00:49:49par exemple
00:49:50on les crée où
00:49:51Jean-Luc
00:49:52les prisons
00:49:52est-ce que vous aimeriez
00:49:53vous avoir des prisons
00:49:54à côté de chez vous
00:49:55parce que c'est ça
00:49:56c'est-à-dire les maires
00:49:56se défaussent systématiquement
00:49:58ils sont tous pour des prisons
00:49:59mais personne ne veut
00:50:00les accueillir chez eux
00:50:02oui
00:50:03ça c'est parce que
00:50:04parce que l'état
00:50:05n'est pas assez ferme
00:50:06ah mais non
00:50:06mais là c'est pas l'état
00:50:07il faut bien un territoire
00:50:09pour accueillir ces prisons
00:50:10est-ce que vous seriez capable
00:50:12est-ce que vous accepteriez
00:50:13vous faire une prison
00:50:14à côté de chez vous
00:50:15Jean-Luc
00:50:16est-ce que vous verriez
00:50:17une prison
00:50:17à 500 mètres
00:50:18de chez vous
00:50:19j'ai déjà
00:50:21les quartiers sensibles
00:50:23oui mais c'est pas pareil
00:50:24donc vous savez
00:50:25entre une prison
00:50:26c'est pas pareil Jean-Luc
00:50:28vous faites une stigmatisation
00:50:30des quartiers populaires
00:50:31qui est quand même
00:50:32pas acceptable
00:50:33le parallèle
00:50:33le parallèle
00:50:35moi aussi
00:50:36le parallèle
00:50:37n'est pas
00:50:37n'est pas très
00:50:38pertinent
00:50:39Baptiste Ménard
00:50:39maire adjoint de Mont-Saint-Barouen
00:50:42Jean-Luc
00:50:43est-ce que vous voudriez
00:50:43avoir une prison
00:50:44à 100 mètres de chez vous
00:50:46moi je peux vous dire
00:50:47j'ai vécu
00:50:47à côté de la prison
00:50:48de la santé à Paris
00:50:50bah
00:50:50j'y ai très bien vécu
00:50:52mais par ailleurs
00:50:53c'est vrai que
00:50:55il y avait quand même
00:50:56une dimension
00:50:56un peu anxiogène
00:50:58en se disant
00:50:58si un jour
00:50:59il y a
00:51:00une tentative
00:51:02d'évasion
00:51:02un peu brutale
00:51:04etc
00:51:05forcément moi
00:51:06ça m'a traversé
00:51:06mais est-ce que
00:51:07vous vous verriez
00:51:08vivre
00:51:09près d'une prison
00:51:10parce que c'est ça
00:51:11le sujet aujourd'hui
00:51:12c'est ça le sujet
00:51:12et c'est ça le sujet
00:51:13d'ailleurs qu'on va poser
00:51:14à nos auditeurs
00:51:15alors dites-nous
00:51:15est-ce que vous accepteriez
00:51:16vous
00:51:17d'avoir une prison
00:51:18à côté de chez vous
00:51:19est-ce que vous pensez
00:51:21que ça pourrait
00:51:22contrarier votre quotidien
00:51:23ou au contraire
00:51:24ça ne changerait
00:51:25strictement rien
00:51:25parce que malgré tout
00:51:27c'est un lieu
00:51:27qui est très sécurisé
00:51:28dites-nous
00:51:29appelez-nous
00:51:30n'hésitez pas
00:51:31à exprimer un témoignage
00:51:32ou simplement un avis
00:51:33on vous écoute
00:51:34on se retrouve tout de suite
00:51:35dans un instant
00:51:35sur Sud Radio
00:51:36et le numéro bien sûr
00:51:37c'est 0826 300 300
00:51:400826 300 300
00:51:41à tout de suite
00:51:42sur Sud Radio
00:51:42les débats de l'été
00:51:44Noémie Alioua
00:51:45et nous sommes de retour
00:51:46sur Sud Radio
00:51:47merci d'être avec nous
00:51:48il est 11h30 précisément
00:51:50et l'actualité continue
00:51:51de nous accompagner
00:51:51tout au long de cette matinée
00:51:53avec nos fameux débatteurs
00:51:54Anthony Martin Smith
00:51:55Amory Brelet
00:51:56et Baptiste Ménard
00:51:58et puis vous
00:51:59au téléphone
00:51:59n'hésitez pas
00:52:00à nous appeler
00:52:000826 300 300
00:52:020826 300 300
00:52:04on est sur un débat
00:52:05chaud ce matin
00:52:06disons-le
00:52:07faut-il construire
00:52:08plus de places de prison
00:52:10et surtout
00:52:11est-ce que vous
00:52:11accepteriez vous
00:52:13d'avoir
00:52:13ces fameuses prisons
00:52:14à côté de chez vous
00:52:16parce que c'est ça
00:52:17aussi la question
00:52:18on discutait d'ailleurs
00:52:19juste avant la publicité
00:52:21avec Jean-Luc
00:52:21qui nous disait
00:52:22qu'il fallait
00:52:22plus de places de prison
00:52:24mais c'est vrai
00:52:25que la question
00:52:25de savoir
00:52:26où les mettre
00:52:27où les accepter
00:52:28sur le territoire
00:52:28c'est une autre question
00:52:29qui pose également débat
00:52:31Amory Brelet
00:52:32vous nous disiez
00:52:32qu'un certain nombre
00:52:33d'élus d'ailleurs
00:52:34qu'ils soient de gauche
00:52:35ou de droite
00:52:36avaient un double discours
00:52:38là-dessus
00:52:38ah oui c'est une évidence
00:52:39des élus locaux
00:52:41qui dans les médias
00:52:43disent réclamer
00:52:45davantage de places de prison
00:52:46et qui en pratique
00:52:48sur le terrain
00:52:48en privé
00:52:49en douce
00:52:49font tout
00:52:50pour les éviter
00:52:51donc c'est absolument
00:52:52scandaleux
00:52:52c'est d'une hypocrisie
00:52:53sans nom
00:52:54l'état là
00:52:55pourrait
00:52:56s'il avait la volonté
00:52:59forcer la main
00:52:59si besoin
00:53:00voter une loi
00:53:01préempter
00:53:01imposer
00:53:02il le peut
00:53:03imposer des prisons
00:53:04il ne le veut pas
00:53:05pour ménager probablement
00:53:07ses relations
00:53:08avec les élus locaux
00:53:09qui sont de plus en plus
00:53:10compliquées
00:53:11ces dernières années
00:53:12donc très clairement
00:53:13il n'y a pas la volonté
00:53:14et puis pas les moyens
00:53:14je le répète
00:53:15il manque 30 000
00:53:16au moins 30 000 places
00:53:18de prison
00:53:18dans notre pays
00:53:19cela coûte
00:53:2010 milliards d'euros
00:53:2110 milliards
00:53:22c'est le montant
00:53:22du budget
00:53:23du ministère de la justice
00:53:24il faudrait donc doubler
00:53:25et uniquement
00:53:26pour financer
00:53:27ces places de prison
00:53:27même pas pour pouvoir
00:53:28embaucher davantage
00:53:30de magistrats
00:53:30de greffier
00:53:32et permettre
00:53:33de fluidifier
00:53:34le système
00:53:35donc on voit bien
00:53:35que là se pose
00:53:36la question financière
00:53:38sur 1000 euros
00:53:39de dépenses publiques
00:53:40par an
00:53:40nous dépensons
00:53:42la France dépense
00:53:435 petits euros
00:53:44pour sa justice
00:53:44mais c'est pour ça
00:53:46qu'on ne peut pas
00:53:46réduire le sujet
00:53:48et la question
00:53:49uniquement à la construction
00:53:50d'établissements pénitentiaires
00:53:52et au nombre de places
00:53:54puisque vous voyez bien
00:53:55et pour le coup
00:53:55le raisonnement chiffré
00:53:57que vous faites
00:53:57le démontre
00:53:58d'abord
00:53:59le jour où on aura
00:54:00un doublement
00:54:00des moyens de la justice
00:54:02je serai le premier
00:54:04satisfait
00:54:05mais néanmoins
00:54:06même s'il y avait
00:54:07une augmentation du budget
00:54:08ça ne pourrait pas être
00:54:09entièrement consacré
00:54:10à la construction
00:54:11d'établissements pénitentiaires
00:54:12donc ça pose la question
00:54:14effectivement
00:54:14de l'échelle des peines
00:54:16de l'exécution des peines
00:54:18de la proportionnalité
00:54:21entre l'acte délictuel commis
00:54:23et la sanction
00:54:25à laquelle vous êtes consacré
00:54:26et encore une fois
00:54:27pour la France
00:54:28qui est quand même
00:54:28le pays des droits de l'homme
00:54:29et qui donne des leçons
00:54:31parfois à la terre entière
00:54:32et parfois à raison
00:54:33c'est quand même
00:54:34du plus mauvais effet
00:54:35lorsque l'on visite
00:54:37lorsque l'on voit
00:54:37l'état de nos prisons
00:54:39Quelle est la solution alors ?
00:54:40On libère ?
00:54:41C'est ce que vous voulez dire ?
00:54:41On libère ?
00:54:42On n'enflame pas ?
00:54:43Ce n'est pas ce que j'ai dit
00:54:44j'ai dit qu'effectivement
00:54:46il y a aujourd'hui
00:54:47des personnes
00:54:48qui sont détenues
00:54:49dans les établissements pénitentiaires
00:54:51pour des peines
00:54:52qui ne me semblent pas
00:54:54de nature
00:54:55à être en proportionnalité
00:54:56non honnêtement
00:54:58lorsque vous avez
00:54:58un certain nombre de délits
00:55:00et de personnes condamnées
00:55:01qui vont en prison
00:55:02pour Messie
00:55:03et qui vont en prison
00:55:04pour une durée
00:55:06qui est extrêmement limitée
00:55:09ça n'a aucun sens
00:55:10Aujourd'hui
00:55:11si vous commettez
00:55:12un petit délit
00:55:13vous n'allez pas en prison
00:55:14je rappelle
00:55:14que les peines fermes
00:55:16de moins d'un an
00:55:16sont quasiment automatiquement
00:55:18aménageables
00:55:19sauf exception
00:55:19Pas toutes
00:55:20C'est le droit
00:55:22C'est une loi qui a été votée
00:55:23notamment
00:55:24sous Béloubet
00:55:25et même les peines
00:55:26de prison inférieure
00:55:27ou égale
00:55:27ferme à un mois
00:55:28sont interdites
00:55:29par le droit
00:55:29Aujourd'hui
00:55:30mais ce sont des magistrats
00:55:31qui me le disent
00:55:32Aujourd'hui
00:55:32pour aller en prison
00:55:33il faut avoir commis
00:55:34un crime
00:55:35ou un délit grave
00:55:36ou être un multirécidiviste
00:55:38vous avez des délinquants
00:55:39qui passent 15 fois
00:55:40devant le juge
00:55:41et qui ne sont toujours
00:55:42pas en prison
00:55:42c'est la réalité aussi
00:55:44de l'aménagement
00:55:44de cette multiplication
00:55:46d'aménagement de pelles
00:55:47d'alternatives à la prison
00:55:48qu'on a multiplié
00:55:49ces dernières années
00:55:49et constaté
00:55:51que ça n'a pas empêché
00:55:52le nombre de détenus
00:55:53dans nos prisons
00:55:53d'exploser
00:55:54Anthony Martin Smith
00:55:55vous pensez aussi
00:55:56que la justice
00:55:57est laxiste ?
00:55:59La justice
00:56:00n'est pas laxiste
00:56:02la justice
00:56:02elle fait
00:56:03avec les ressources
00:56:04qui sont
00:56:06les siennes
00:56:06en l'occurrence
00:56:08et d'ailleurs
00:56:09mes collègues
00:56:10le rappellent
00:56:11assez bien
00:56:12c'est à dire
00:56:12que je vois quand même
00:56:13un consensus
00:56:13dans ce qui se dessine
00:56:14même s'il s'oppose
00:56:16c'est que la justice
00:56:17manque de moyens
00:56:17donc la justice
00:56:19adapte
00:56:19avec les moyens
00:56:20dont elle dispose
00:56:22les peines
00:56:23qu'elle peut
00:56:25proposer
00:56:25quand
00:56:26en l'occurrence
00:56:28vous avez
00:56:29des délinquants
00:56:32des narcotrafiquants
00:56:33des gens
00:56:33qui usent
00:56:34de la violence
00:56:35pour pouvoir
00:56:36faire leur petit business
00:56:38il est bien normal
00:56:39de les mettre
00:56:39en prison
00:56:40il est bien normal
00:56:41que le travail
00:56:42des avocats
00:56:43soit de faire en sorte
00:56:44que leur peine
00:56:45soit la plus légère
00:56:46possible
00:56:46puisque c'est leur métier
00:56:48mais
00:56:49de l'autre
00:56:50vous avez
00:56:51une surpopulation
00:56:52carcérale
00:56:52qui fait que
00:56:53les conditions de vie
00:56:54aujourd'hui
00:56:55sont insupportables
00:56:56même du point de vue
00:56:58de la convention
00:56:58de Genève
00:56:59et qui du coup
00:57:01sont forcément
00:57:02discutables
00:57:03on est quand même
00:57:04le pays
00:57:04monsieur Menard
00:57:05l'a rappelé
00:57:06des droits de l'homme
00:57:07il y a des conditions
00:57:08de détention
00:57:08aujourd'hui
00:57:09qui je ne le souhaiterais
00:57:10même pas à mon pire ennemi
00:57:11vous voyez
00:57:12donc il faut
00:57:13là aussi être
00:57:14raison gardé
00:57:15il y a un problème
00:57:16de budget
00:57:17nécessairement
00:57:18mais moi je vous le dis
00:57:19aussi
00:57:19c'est ce dont on débat
00:57:22depuis tout à l'heure
00:57:23où est-ce qu'on installe
00:57:24ces nouvelles places
00:57:25de prison
00:57:25on a de cesse
00:57:26de dire
00:57:27il faut en construire
00:57:27il faut en construire
00:57:28vous l'avez souligné
00:57:29Noémie
00:57:30où est-ce qu'on les installe
00:57:33voilà
00:57:33quand je demandais
00:57:34tout à l'heure à Jean-Luc
00:57:34est-ce que vous en voudriez
00:57:35une à côté
00:57:37de chez vous
00:57:38visiblement
00:57:39Jean-Luc n'a pas l'air
00:57:39très à l'aise avec ça
00:57:40puisqu'il a déjà
00:57:41beaucoup de délinquance
00:57:42autour de chez lui
00:57:43il n'est plus là
00:57:43pour répondre
00:57:43mais effectivement
00:57:44en tout cas
00:57:44c'est un sujet
00:57:45qui provoque du débat
00:57:46c'est un sujet
00:57:46qui manifestement
00:57:48vous intéresse
00:57:48puisque vous êtes
00:57:49très nombreux
00:57:49à nous appeler
00:57:50au standard
00:57:50au 0826 300 300
00:57:530826 300 300
00:57:54sur Sud Radio
00:57:55on vous écoute
00:57:56sur les réseaux sociaux
00:57:57aussi
00:57:57n'hésitez pas à réagir
00:57:58à témoigner
00:57:59à me donner votre avis
00:58:00et parmi vous
00:58:01il y a d'ailleurs Rémi
00:58:02bonjour Rémi
00:58:04bonjour
00:58:05bonjour
00:58:05vous nous appelez
00:58:06d'Auvergne
00:58:07et bien vous
00:58:07vous êtes surveillant
00:58:09pénitentiaire
00:58:09et vous considérez
00:58:10qu'il faut plus de prison
00:58:11en tout cas
00:58:11vous connaissez bien
00:58:12le sujet
00:58:13quel est votre avis
00:58:14précisément là-dessus
00:58:15et bien oui
00:58:16surveillant depuis
00:58:18bientôt 10 ans
00:58:18maintenant
00:58:19je suis dans
00:58:20une petite maison
00:58:21d'arrêt
00:58:22où on a
00:58:23quand même
00:58:24un taux d'occupation
00:58:25où on frise
00:58:26les 300%
00:58:27on est à 280
00:58:28actuellement
00:58:30effectivement
00:58:30on manque de place
00:58:31on est obligé
00:58:32de mettre des matelas
00:58:32par terre
00:58:33donc effectivement
00:58:33les conditions
00:58:34ne sont pas forcément
00:58:35top
00:58:36et en même temps
00:58:37notre maison d'arrêt
00:58:38est située en
00:58:39quasiment centre-ville
00:58:40donc effectivement
00:58:41au vu des nuisances
00:58:42sonores et aussi olfactives
00:58:43on a de plus en plus
00:58:44de peintes du voisinage
00:58:45qu'est-ce que vous voulez dire
00:58:46par des nuisances
00:58:46sonores et olfactives ?
00:58:49et bien
00:58:50forcément
00:58:51quand on vit
00:58:52en collectivité
00:58:53ça va générer
00:58:54des déchets
00:58:54ça va générer
00:58:55des odeurs
00:58:55donc les odeurs
00:58:57suivant comment ça se passe
00:58:58les voisins
00:58:58peuvent les ressentir
00:58:59et aussi
00:59:00ces personnes-là
00:59:01les personnes détenues
00:59:03communiquent par la fenêtre
00:59:04ou mettent la musique
00:59:05un peu forte
00:59:05parce qu'elles ont une radio
00:59:07en cellule
00:59:07et du coup
00:59:08ça peut créer
00:59:09des nuisances sonores
00:59:10notamment à des gens
00:59:13non c'est vrai
00:59:14ce qu'il dit
00:59:15est totalement vrai
00:59:16tout à fait
00:59:17mais ce qui est intéressant
00:59:18Rémi
00:59:18c'est que vous nous expliquez
00:59:19qu'au fond
00:59:19il y a une surpopulation
00:59:20carcérale
00:59:21que vous observez
00:59:22au quotidien
00:59:22ça fait combien de temps
00:59:23que vous travaillez
00:59:24vous dans ce centre
00:59:26pénitentiaire ?
00:59:27celui-là
00:59:273 ans
00:59:273 ans ?
00:59:29est-ce que vous avez vu
00:59:29la situation évoluer ?
00:59:30est-ce que vous avez
00:59:31des collègues
00:59:31qui travaillent depuis
00:59:32beaucoup plus longtemps
00:59:33et qui seraient capables
00:59:33de nous dire par exemple
00:59:34qu'ils ont vu en 20 ans
00:59:35l'explosion du nombre
00:59:38de personnes admises
00:59:39dans ces centres pénitentiaires ?
00:59:42en 3 ans
00:59:43je l'ai même vu moins
00:59:44on était à environ
00:59:45115% de taux d'occupation
00:59:47il y a 3 ans
00:59:47et là nous en sommes
00:59:48à 270%
00:59:50et comment vous l'expliquez ?
00:59:51comment vous l'expliquez ça ?
00:59:54les magistrats
00:59:55qui condamnent
00:59:56un petit peu trop
00:59:57ou qui demandent
00:59:58d'être enfermés
00:59:59un petit peu trop
01:00:00au niveau des pertes
01:00:00de milieu
01:00:02moins de peine
01:00:04comment dire
01:00:06moins de bracelets électroniques
01:00:08moins de travaux
01:00:08d'intérêt général
01:00:09alors qu'il y a des peines
01:00:10c'est vrai qu'on demande
01:00:11à ce qu'elles soient
01:00:11plutôt passées comme ça
01:00:13alors ça va un petit peu
01:00:15oui c'est ça
01:00:16c'est ce que vous disiez
01:00:17un petit peu
01:00:17Baptiste Ménard
01:00:18vous entendez
01:00:19ce que nous racontait Rémi
01:00:20qui est en Auvergne
01:00:21qui est surveillant pénitentiaire
01:00:22qui connaît bien le sujet
01:00:23voilà
01:00:24ça met de l'eau
01:00:25à mon moulin
01:00:26si j'ose dire
01:00:28votre témoignage
01:00:29est d'autant plus fort
01:00:29que vous le vivez
01:00:31au quotidien
01:00:31dans votre travail
01:00:32mais effectivement
01:00:33on le sait
01:00:34et c'est ce que je disais
01:00:35c'est faux
01:00:36c'est pas vrai
01:00:37c'est testé
01:00:38vous contestez
01:00:39vous contestez
01:00:40vous allez pouvoir
01:00:42vous répondre
01:00:44Baptiste Ménard
01:00:45et ensuite Amoré
01:00:45je termine
01:00:46mais vous contestez
01:00:47l'expertise d'usage
01:00:48et Rémi le montrait bien
01:00:51il y a des personnes
01:00:52c'est pas populaire de le dire
01:00:54je vais pas me faire des amis
01:00:55en le disant
01:00:55mais il y a des personnes
01:00:56qui n'ont rien à faire en prison
01:00:57et qui contribuent
01:00:59à la surpopulation carcérale
01:01:00donc à un moment donné
01:01:02il faut
01:01:02je pense que sur ces débats là
01:01:04non mais sur ces débats là
01:01:05il faut se garder
01:01:06il faut se garder
01:01:08des effets de manche
01:01:09et des effets de communication
01:01:10il faut regarder
01:01:11la réalité concrète
01:01:13et telle qu'elle est
01:01:14donc il y a
01:01:14un
01:01:15l'absence de moyens
01:01:17au ministère de la justice
01:01:18que ce soit des moyens humains
01:01:20des moyens financiers
01:01:20mais ça nous l'avons déjà dit
01:01:21mais il faut regarder
01:01:22l'échelle des peines
01:01:23la proportionnalité des peines
01:01:25et il faut effectivement
01:01:26sortir des établissements pénitentiaires
01:01:29des personnes
01:01:29qui n'ont rien à y faire
01:01:30cela ne veut pas dire
01:01:31qu'elles ne doivent pas être condamnées
01:01:32il faut aussi redonner du sens
01:01:34aux travaux d'intérêts généraux
01:01:35redonner du sens
01:01:36à d'autres peines
01:01:37qui sont des alternatives
01:01:38à la prison
01:01:39ce n'est pas populaire de le dire
01:01:41mais c'est une réalité
01:01:42ce que vous dites
01:01:43est contredit par la réalité
01:01:45par les rapports
01:01:45que je lis
01:01:46par les rapports officiels
01:01:47de toutes les institutions
01:01:49spécialisées
01:01:49est-ce qu'on peut faire quelque chose
01:01:51vu qu'on a un surveillant pénitentiaire
01:01:53est-ce qu'on peut lui demander
01:01:54déjà lui
01:01:54alors ce sera juste à prison à lui
01:01:56c'était prévu juste après
01:01:57la parole d'amor
01:01:58est-ce qu'il y a des gens
01:02:00dans votre établissement
01:02:01je ne sais pas si vous êtes encore là
01:02:02qui n'ont rien à y faire
01:02:04d'un point de vue
01:02:06d'un point de vue peine
01:02:07parce que
01:02:08l'emprisonnement de ces personnes-là
01:02:10serait complètement disproportionné
01:02:11attendez
01:02:12à mourir
01:02:13alors en fait
01:02:14il y a deux problèmes
01:02:15qui se posent là-dessus
01:02:16c'est qu'il y a par exemple
01:02:18des personnes qui sont là
01:02:19pour juste un, deux ou trois mois
01:02:20donc effectivement
01:02:21qui viennent bouffer
01:02:22des places
01:02:23pour des personnes
01:02:24qui ont la nécessité
01:02:26de rester plus longtemps
01:02:26en attente de leur procès
01:02:28etc
01:02:28il y a aussi des personnes condamnées
01:02:30qui ont déjà
01:02:31donc la peine est déjà tombée
01:02:33mais qui sont en attente
01:02:34de partir dans d'autres centres pénitentiaires
01:02:36plus adaptés à leur peine
01:02:37mais qui restent chez nous
01:02:38pendant des mois
01:02:39et des années
01:02:40et qui bloquent aussi des places
01:02:41on a des personnes condamnées
01:02:42à des peines de plus de dix ans
01:02:43de prison
01:02:44mais qui sont toujours là
01:02:44depuis deux, trois ans
01:02:45et qui ne partent pas
01:02:47c'est-à-dire qu'il y a des prisons
01:02:50adaptées aux formes de peines
01:02:52parce qu'on débat là-dessus
01:02:54depuis tout à l'heure
01:02:55donc ça vous nous le dites
01:02:56et vous nous le confirmez
01:02:57oui il y a des établissements
01:02:58pour peines longues
01:02:59qui existent
01:03:00donc les maisons centrales
01:03:01ou les centres pénitentiaires
01:03:02justement
01:03:02qui sont dédiées
01:03:03à ce genre de peines
01:03:04les maisons d'arrêt
01:03:05en gros
01:03:06je suis dans une maison d'arrêt
01:03:07les maisons d'arrêt
01:03:07c'est en gros
01:03:08pour l'imaginer
01:03:09un péage sur une autoroute
01:03:11en fait
01:03:11c'est ce qui sert
01:03:12ensuite d'envoyer
01:03:13les parties métenues
01:03:14sur les différents établissements
01:03:15adaptés à leur peine
01:03:16alors Amory Bollet
01:03:17vous avez la parole
01:03:18je vous en prie
01:03:18vous pouvez réagir
01:03:19à ce que vient de nous dire Rémi
01:03:20et puis Rémi
01:03:20vous pourrez réagir ensuite
01:03:21à ce que vous dit Amory
01:03:22oui
01:03:23moi je répète
01:03:24la réalité
01:03:25qui m'est confirmée
01:03:26tous les jours
01:03:27par des magistrats
01:03:27sur le terrain
01:03:28avec qui je discute
01:03:29puisque je suis un journaliste
01:03:30spécialisé en police-justice
01:03:32et qui me disent que
01:03:33depuis 20 ans
01:03:34on a multiplié
01:03:35les lois de régulation carcérale
01:03:37pour éviter à tout prix
01:03:38la prison
01:03:38aujourd'hui la loi
01:03:39dit aux magistrats
01:03:41éviter la prison
01:03:42à tout prix
01:03:43et le contraint
01:03:43même dans son exercice
01:03:45c'est ça la réalité
01:03:46donc aménagement de peine
01:03:47alternative
01:03:48on met du bracelet
01:03:49à tout et n'importe qui
01:03:51donc c'est ça la réalité
01:03:52et on évite la prison
01:03:53on essaye d'éviter la prison
01:03:55au maximum
01:03:55alors oui
01:03:57il y a trop de monde en prison
01:03:58parce que nous n'avons pas
01:03:59suffisamment de place
01:04:00parce qu'il y a trop
01:04:00de détention provisoire
01:04:02parce que nous avons
01:04:03trop d'étrangers
01:04:04nous avons un quart
01:04:04des détenus
01:04:05dans nos prisons
01:04:06qui sont étrangers
01:04:06et qui n'ont rien à y faire
01:04:08donc il faut construire
01:04:09évidemment davantage
01:04:11de places de prison
01:04:11l'autre sujet à revanche
01:04:13que personne n'évoque
01:04:14et qui est pourtant fondamental
01:04:15c'est la question de la réinsertion
01:04:16parce que nous avons
01:04:17un taux de récidive
01:04:18à la sortie de prison
01:04:19à un an
01:04:20qui est de 30%
01:04:21et à 4-5 ans
01:04:22qui est de 50%
01:04:23donc aujourd'hui
01:04:24la prison
01:04:24en effet
01:04:25c'est l'école du crime
01:04:27malheureusement
01:04:27beaucoup qui en sortent
01:04:29récidive
01:04:29notamment en matière
01:04:30de narcotrafic
01:04:31d'ailleurs l'augmentation
01:04:31du nombre de détenus
01:04:32ces dernières années
01:04:33dans nos prisons
01:04:34elle est largement due
01:04:35au narcotrafic
01:04:36et au violence sexuelle
01:04:37et là il n'y a pas de moyens
01:04:38une fois de plus
01:04:39mais ce que vous dites
01:04:40ce que j'affirme
01:04:42à savoir
01:04:43et je l'ai évoqué
01:04:44tout à l'heure
01:04:44dans ma première intervention
01:04:45en parlant justement
01:04:46du fait que la prison
01:04:47n'était pas toujours
01:04:48le meilleur lieu
01:04:49par rapport à un certain
01:04:50nombre de délits
01:04:50parce qu'après
01:04:51on voit exploser
01:04:52les chiffres de la récidive
01:04:53et qu'il se pose
01:04:54la question de la réinsertion
01:04:55c'est pour ça que je vous dis
01:04:56et entendez-moi
01:04:58lorsque je vous le dis
01:05:00déjà la solution
01:05:01c'est ce que j'ai dit
01:05:02mais on les met où ?
01:05:02qu'est-ce qu'on en fait ?
01:05:03mais c'est ce que je dis
01:05:04il y a des alternatives
01:05:06à la prison
01:05:07vous semblez ne pas vouloir
01:05:08l'entendre
01:05:09mais on le fait déjà ça
01:05:10on le fait déjà ça
01:05:12on le dit qu'on le fait
01:05:13donc non
01:05:14on ne le fait pas suffisamment
01:05:16aujourd'hui ce sont
01:05:16les directeurs de prison
01:05:17qui appellent les parquets
01:05:18pour leur dire
01:05:19mettez du bracelet
01:05:20mettez du bracelet
01:05:20on n'en peut plus
01:05:21ça déborde
01:05:21c'est ça l'arrêté
01:05:22mais on ne le fait
01:05:23donc ça se convient
01:05:24on ne le fait pas suffisamment
01:05:26on ne le fait pas suffisamment
01:05:28on aura en tout cas
01:05:29trouvé un point d'accord
01:05:29entre vos deux positions
01:05:31c'est la prison
01:05:32et l'école du crime
01:05:33comme vous l'avez
01:05:34si bien résumé
01:05:35Amaury Breulet
01:05:36restez avec nous
01:05:37il est 11h44
01:05:38et on se retrouve tout de suite
01:05:39avec nos invités
01:05:40c'est la dernière ligne droite
01:05:42de l'émission débat
01:05:43avec les coups de coeur
01:05:44et les coups de gueur
01:05:45de chacun
01:05:45à tout de suite sur Sud Radio
01:05:47de retour sur Sud Radio
01:05:48merci d'être avec nous
01:05:49il est 11h45
01:05:50et l'actualité continue
01:05:52de nous accompagner
01:05:52tout au long de cette matinée
01:05:54avec toujours nos trois débatteurs
01:05:56Anthony Martin-Smith
01:05:57Amaury Breulet
01:05:58Baptiste Ménard
01:06:00les meilleurs débatteurs
01:06:01de la journée
01:06:02au moins de la journée
01:06:03on verra ça à la fin de la semaine
01:06:05vous le verrez
01:06:05on en reparlera vendredi
01:06:06pour pouvoir véritablement
01:06:08les juger
01:06:09en tout cas vous avez tous
01:06:09un coup de gueule
01:06:10et un coup de coeur
01:06:11je vais commencer par vous Amaury
01:06:13dites nous
01:06:13quel est votre coup de coeur
01:06:15de la journée
01:06:16alors les ventes record
01:06:18de l'Odyssée
01:06:19en librairie
01:06:21et sur les plateformes
01:06:22aux Etats-Unis
01:06:23en Europe
01:06:24partout en Occident
01:06:25évidemment dans le sillage
01:06:26du carton au box-office
01:06:26du film
01:06:27de Christopher Nolan
01:06:29au Royaume-Uni
01:06:30les ventes ont explosé
01:06:32de 1400%
01:06:34en France
01:06:35notamment sur les sites internet
01:06:36des grandes plateformes
01:06:37que vous connaissez bien
01:06:38elles ont été multipliées
01:06:40par deux
01:06:40par trois
01:06:41tous les influenceurs
01:06:42sur TikTok
01:06:43y compris
01:06:44des ados de 16-17 ans
01:06:45sont là à faire
01:06:46leur petite vidéo
01:06:46pour appeler
01:06:48à lire
01:06:49ce chef-d'oeuvre
01:06:50à lire ce mythe fondateur
01:06:51de la civilisation européenne
01:06:53et moi je me réjouis
01:06:54de voir
01:06:54aujourd'hui
01:06:55des milliers
01:06:56des centaines de milliers
01:06:57d'occidentaux
01:06:58de français
01:06:58d'américains
01:06:59d'anglais
01:07:01relire
01:07:03cet ouvrage
01:07:04qui est évidemment
01:07:05fondamental
01:07:06dans la civilisation
01:07:08européenne
01:07:09et occidentale
01:07:10et cela me réjouit
01:07:11et me fait désespérer
01:07:12un peu moins
01:07:13de la race humaine
01:07:14Baptiste Ménard
01:07:15vous voulez
01:07:15moi j'ai souvenir
01:07:17de l'avoir lu
01:07:18quand j'étais au collège
01:07:19donc je ne sais pas
01:07:19je crois que c'était
01:07:20une lecture obligatoire
01:07:21me semble-t-il
01:07:22mais peut-être que les programmes
01:07:23ont changé
01:07:24en tout cas c'est vrai
01:07:25que c'est une excellente
01:07:26nouvelle
01:07:27moi je trouve
01:07:27toujours positif
01:07:28lorsque un film
01:07:30donne envie
01:07:31aux téléspectateurs
01:07:32d'aller lire le livre
01:07:34je crois qu'il faut
01:07:35vraiment redonner
01:07:36du sens à la lecture
01:07:37le faire partager
01:07:39le plus possible
01:07:39et rendre accessible
01:07:41le plus possible
01:07:41les ouvrages
01:07:43donc je partage
01:07:44votre coup de coeur
01:07:44Anthony Martin Smith
01:07:45moi je
01:07:47j'applaudis
01:07:48des deux mains
01:07:48si vous voulez
01:07:49quand le cinéma
01:07:50ou même
01:07:51les séries télévisées
01:07:52notamment le cas
01:07:53d'une série
01:07:54que j'adore
01:07:54qui est sur une des
01:07:56plateformes américaines
01:07:57avec un logo rouge
01:07:58qui est la défense
01:08:02Lincoln
01:08:02ça s'appelle
01:08:03et qui en fait
01:08:05est inspiré
01:08:06d'un livre
01:08:08de Michael Connelly
01:08:09qui parle d'un avocat
01:08:11qui est toujours
01:08:13dans sa Lincoln
01:08:15pour ne pas faire
01:08:16la promotion
01:08:16d'une marque automobile
01:08:17et qui va
01:08:19d'affaire en affaire
01:08:20comme ça
01:08:20et qui
01:08:22fait du
01:08:23not guilty
01:08:24donc du non coupable
01:08:25son slogan
01:08:26et qui
01:08:27nous invite
01:08:28dans
01:08:28des polars
01:08:30tout aussi
01:08:31trépidants
01:08:32les uns que les autres
01:08:32et qui est une formidable adaptation
01:08:34et moi
01:08:34en ayant vu cette série
01:08:35j'ai voulu
01:08:37lire
01:08:38les livres
01:08:39qui avaient
01:08:41inspiré
01:08:42cette série là
01:08:43alors moi
01:08:44j'aime lire
01:08:44c'est pas le sujet
01:08:45mais je trouve que
01:08:46évidemment
01:08:47vous avez toujours
01:08:47envie de voir
01:08:48si ce qui a été produit
01:08:49en images
01:08:50colle à la réalité
01:08:51du livre derrière
01:08:52ce qui s'est produit
01:08:52avec la saga Harry Potter
01:08:53il y a plein de gens
01:08:54qui ont découvert
01:08:55Harry Potter
01:08:56par le cinéma
01:08:57et qui ont voulu
01:08:59aller lire les livres ensuite
01:09:00moi j'avais fait
01:09:00le chemin inverse
01:09:01au départ
01:09:02ce qui est toujours
01:09:02un peu perturbant
01:09:03parce que vous construisez
01:09:04une image
01:09:06dans une histoire
01:09:07que vous lisez
01:09:08et puis après
01:09:08vous avez l'interprétation
01:09:10de celui
01:09:10ou celle
01:09:11qui le réalise
01:09:12mais c'est très intéressant
01:09:14et je salue
01:09:14et j'applaudis
01:09:15des deux mains
01:09:16quand le cinéma
01:09:17ou en tout cas
01:09:19l'art audiovisuel
01:09:21permet
01:09:22oui et on l'a vu
01:09:23récemment d'ailleurs
01:09:24de la même façon
01:09:25avec le film
01:09:25La bataille de Gaulle
01:09:26qui a ensuite entraîné
01:09:27une explosion
01:09:28des ventres de livres
01:09:29des mémoires
01:09:30du général de Gaulle
01:09:31et pour tout vous dire
01:09:32j'ai fait partie aussi
01:09:32des gens qui ont été voir
01:09:33d'affiler
01:09:34les deux épisodes
01:09:36au cinéma
01:09:37ça m'a passionné
01:09:38ensuite j'ai acheté
01:09:39les mémoires
01:09:40les Harry Potter
01:09:41mais ça c'est
01:09:42j'étais comme vous
01:09:42j'ai acheté également
01:09:43les livres au départ
01:09:44mais par contre
01:09:45l'Odyssée
01:09:45j'ai trouvé
01:09:45que la réalisation
01:09:46était quand même
01:09:48pas exceptionnelle
01:09:51allez vous faire votre avis
01:09:52je vous invite vraiment
01:09:53à aller voir ce film
01:09:54parce que malgré tout
01:09:55il réunit
01:09:57un nombre incroyable
01:09:59d'éléments
01:09:59qui sont dans le livre
01:10:01mais
01:10:02ça dure quasiment
01:10:03trois heures
01:10:03c'est rapide
01:10:04c'est peut-être trop rapide
01:10:05vous vous ferez vous-même
01:10:06votre propre avis
01:10:07c'est la réalisation
01:10:09de Christopher Nolan
01:10:10et en tout cas
01:10:11originale
01:10:12et assumée comme telle
01:10:13je vais me tourner
01:10:14vers vous
01:10:15Baptiste Ménard
01:10:16vous avez un coup de gueule
01:10:17un coup de gueule
01:10:18contre les abandons
01:10:19d'animaux
01:10:19malheureusement
01:10:20ça revient chaque année
01:10:21vous le savez
01:10:22c'est près de
01:10:23300 000
01:10:24abandons par an
01:10:25qui fait de la France
01:10:26l'un des plus mauvais
01:10:27élèves d'Europe
01:10:29cette année
01:10:30ça prend une
01:10:31une consonance
01:10:32un peu
01:10:33plus dramatique
01:10:34avec notamment
01:10:35la question
01:10:36de la canicule
01:10:37nos SPA
01:10:38et nos LPA
01:10:39sont vraiment
01:10:39à saturation
01:10:41à plus de 10%
01:10:42d'animaux
01:10:44en plus
01:10:44pris en charge
01:10:45par ces derniers
01:10:46donc je veux vraiment
01:10:47saluer les bénévoles
01:10:49saluer les salariés
01:10:50de ces structures
01:10:51qui font un travail
01:10:51assez remarquable
01:10:53quand on sait
01:10:54que 60%
01:10:55des signalements annuels
01:10:56se concentrent
01:10:57sur la période estivale
01:10:58on se dit
01:10:58que c'est vraiment
01:10:59un drame
01:11:00donc il faut vraiment
01:11:01rappeler
01:11:01que c'est un délit
01:11:03qui est passible
01:11:05de 3 ans
01:11:06d'emprisonnement
01:11:06de 45 000 euros
01:11:07d'amende
01:11:08et rappeler
01:11:09qu'effectivement
01:11:10lorsque l'on prend
01:11:11un animal domestique
01:11:12c'est une responsabilité
01:11:14on ne le fait pas
01:11:15sous le coup
01:11:15d'un achat compulsif
01:11:16on ne le fait pas
01:11:17pour combler
01:11:18un manque passager
01:11:18c'est une responsabilité
01:11:20et donc après
01:11:20il faut s'en occuper
01:11:22correctement
01:11:22donc je voulais
01:11:23faire ce coup de gueule
01:11:24et ce rappel
01:11:25à la loi
01:11:25Anthony Martin-Smith
01:11:26est-ce que ce serait
01:11:27trahir un secret
01:11:28que de dire
01:11:28que vous êtes accompagné
01:11:29souvent d'une
01:11:30magnifique créature
01:11:31vous parlez pas
01:11:32de Baptiste Ménard
01:11:36oui non non
01:11:36effectivement
01:11:37j'ai un chien
01:11:38c'est un chien guide
01:11:38par ailleurs
01:11:39donc j'ai énormément
01:11:40de chance
01:11:40parce que ce sont
01:11:40des chiens ultra formés
01:11:42chien guide
01:11:42parce que je suis non voyant
01:11:43pour les auditrices
01:11:44et les auditeurs
01:11:44qui ne me connaissent pas
01:11:46ou ne me remettent pas
01:11:47forcément
01:11:47moi je rejoins
01:11:48ce que vient de dire Baptiste
01:11:50nos animaux
01:11:51ce ne sont pas
01:11:52des peluches
01:11:53nos animaux
01:11:54ce sont des êtres vivants
01:11:55et j'aimerais d'ailleurs
01:11:56que notre corps
01:11:59législatif
01:11:59évolue avec cela
01:12:01moi je considère
01:12:02beaucoup
01:12:03je sais que bon nombre
01:12:04de celles et ceux
01:12:05qui nous écoutent
01:12:05le pensent
01:12:06tout comme moi
01:12:07un animal
01:12:07c'est comme un être
01:12:08de votre famille
01:12:09c'est un membre
01:12:09de votre famille
01:12:10et donc
01:12:11si vous l'abandonnez
01:12:12vous devez avoir
01:12:13les mêmes conséquences
01:12:14que si vous laissiez
01:12:14votre enfant
01:12:15sur le bord de la route
01:12:16déjà
01:12:16ça serait un premier pas
01:12:19ensuite
01:12:20quand vous prenez
01:12:21un chien
01:12:21moi je vois beaucoup
01:12:22de gens qui se comportent
01:12:23très mal avec leurs chiens
01:12:24et leurs animaux
01:12:26il faudrait qu'il y ait
01:12:27un stage obligatoire
01:12:29de comment je me comporte
01:12:30avec mon animal
01:12:32la question de l'éducation
01:12:34de parents à enfants
01:12:35c'est quelque chose
01:12:36d'assez inné
01:12:37puis en fait
01:12:37quand on devient parent
01:12:40il n'y a pas d'école
01:12:41des parents
01:12:41si vous voulez
01:12:42mais
01:12:42on a des choses
01:12:44des modèles reproductibles
01:12:46et on sait s'appuyer dessus
01:12:47les animaux
01:12:48pas du tout
01:12:49et donc
01:12:49il se serait bien
01:12:50que vous ayez
01:12:51un stage obligatoire
01:12:52de comment je réagis
01:12:53avec mon chien
01:12:54avec ses congénères
01:12:56etc
01:12:56ça ferait moins de chiens
01:12:57agressifs
01:12:57moins de chiens
01:12:59aussi
01:12:59qu'on emmènerait
01:13:00à l'euthanasie derrière
01:13:01Amor et Brûlé
01:13:02vous avez un animal ?
01:13:03j'avais un animal
01:13:04mais une chienne
01:13:05Sacha
01:13:06mais qui m'a quitté
01:13:06malheureusement
01:13:07il y a un peu moins d'un mois
01:13:10donc évidemment
01:13:11que je partage
01:13:11ce coup de coeur
01:13:13il faut le dire
01:13:14le répéter
01:13:14oui
01:13:14avoir un animal
01:13:16de compagnie
01:13:16un chien
01:13:17un chat ou autre
01:13:17c'est un engagement à vie
01:13:19et moi je m'assurge
01:13:21contre ces salauds
01:13:22excusez-moi
01:13:23d'utiliser le terme
01:13:23mais vous avez raison
01:13:24qui abandonnent
01:13:25leur chien au fond des forêts
01:13:27en les attachant à un arbre
01:13:28parce que c'est les vacances
01:13:30et que finalement
01:13:31il n'y a plus de place
01:13:32dans la voiture
01:13:32moi je trouve ça inadmissible
01:13:34et là encore
01:13:34la loi
01:13:35elle existe
01:13:36il y a des peines
01:13:37qui existent
01:13:38mais qui ne sont pas appliquées
01:13:39pas suffisamment
01:13:40pas suffisamment
01:13:40lourdement
01:13:41vous avez des chiens
01:13:41qui sont massacrés
01:13:42des chiens adoptés
01:13:43massacrés
01:13:44tués
01:13:44et les auteurs
01:13:46prennent du sursis
01:13:47c'est inadmissible
01:13:48il faudrait par ailleurs
01:13:49que systématiquement
01:13:51tous ces gens-là
01:13:52condamnés
01:13:52soient interdits
01:13:53de détenir
01:13:54un chien
01:13:54à vie
01:13:55ce qui n'est toujours pas le cas
01:13:56ce qui devrait être
01:13:57le minimum syndical
01:13:58et qu'est-ce que vous pensez
01:13:59de la proposition
01:14:00d'Anthony Martin-Smith
01:14:01qui il y a quelques minutes
01:14:03nous proposait éventuellement
01:14:04d'organiser des formations
01:14:05pour pouvoir éduquer un animal
01:14:08pour pouvoir obtenir un animal
01:14:09peut-être qu'il faudrait enseigner
01:14:10à être propriétaire d'animal
01:14:13qu'il faudrait avoir
01:14:14le B.A.B.
01:14:14de l'éducation
01:14:15de ces petits-êtres
01:14:16ça pourrait être une solution
01:14:17peut-être pour éviter
01:14:18justement la maltraitance animale
01:14:20oui pourquoi pas
01:14:21imaginer un permis
01:14:22sans trop tomber
01:14:23dans l'administratif
01:14:25parce que ça aussi
01:14:26c'est malheureusement
01:14:28j'allais dire
01:14:29une manie en France
01:14:30de vouloir systématiquement
01:14:32tout administrer
01:14:32ou réglementer
01:14:34mais vous l'avez dit
01:14:35on autorise aujourd'hui
01:14:36des gens
01:14:37qui n'ont pas
01:14:37ni les compétences
01:14:38ni l'envie
01:14:39d'avoir des animaux
01:14:41de le faire
01:14:42et pour cela
01:14:43il faut aussi lutter
01:14:44cela a été fait déjà
01:14:46et cela continue à le faire
01:14:47visiblement
01:14:48c'est la volonté
01:14:48de M. Lecornu
01:14:49y compris d'ailleurs
01:14:50ces derniers jours
01:14:50puisqu'il l'a dit
01:14:51il a rencontré
01:14:52des associations
01:14:53à Matignon
01:14:53qui s'en sont félicité
01:14:54il faut à mon avis
01:14:55lutter contre tous
01:14:56ces salons
01:14:57de show
01:14:58ou d'animaux
01:15:01contre aussi
01:15:01les achats en ligne
01:15:03contre des grands sites
01:15:04bien connus
01:15:05que je ne citerai pas
01:15:05mais sur lesquels
01:15:06on peut acheter
01:15:07tout à fait librement
01:15:08et de façon
01:15:08tout à fait scandaleuse
01:15:09des chiens
01:15:10ou des chats
01:15:11donc il faut réglementer
01:15:12davantage
01:15:13et responsabiliser
01:15:14y compris par la loi
01:15:15moi je vous dis
01:15:16on a des permis de chasse
01:15:17pourquoi on n'aurait pas
01:15:18des permis
01:15:20d'élever
01:15:20un animal
01:15:21si vous voulez
01:15:22moi par exemple
01:15:24Noémie a trahi
01:15:25le hof
01:15:26mais ce n'est pas grave
01:15:27ça se paiera
01:15:29j'ai dit une créature
01:15:30vous auriez pu dire
01:15:31je suis accompagnée
01:15:32d'un monstre
01:15:33ou d'une licorne
01:15:34d'un animal imaginaire
01:15:35moi je vous dis
01:15:36garantie
01:15:36un chien guide
01:15:37on ne vous le remet pas
01:15:38comme ça
01:15:39déjà c'est très difficile
01:15:40à obtenir
01:15:40ça coûte extrêmement cher
01:15:42pour les associations
01:15:43qui en font
01:15:44le don
01:15:45et grâce au leg
01:15:46et au don
01:15:46et je remercie d'ailleurs
01:15:47toutes celles et ceux
01:15:48qui donnent
01:15:48à ces associations
01:15:49et qui permettent
01:15:50aux gens comme moi
01:15:51d'avoir un chien guide
01:15:52gratuitement
01:15:52et je vous garantis
01:15:54que ça change la vie
01:15:54au quotidien
01:15:55mais on a un stage
01:15:57obligatoire
01:15:57de remise
01:15:59parce qu'on veut déjà
01:16:00s'assurer que ça matche
01:16:01bien entre vous
01:16:01et le chien
01:16:02on veut s'assurer
01:16:03que vous allez bien
01:16:03vous en occuper
01:16:04on veut s'assurer
01:16:05que vous allez être
01:16:06responsable
01:16:07vous savez ce qui se passe
01:16:08quand vous avez
01:16:08un maître de chien
01:16:09qui n'est pas formé
01:16:11qui n'éduque pas bien
01:16:12son chien
01:16:12le chien a des comportements
01:16:15inadaptés à la société
01:16:16voire vous avez
01:16:17des chiens
01:16:17qui sont absolument
01:16:19adorables
01:16:19et qu'on a tendance
01:16:20à classer
01:16:20dans des catégories
01:16:22notamment je pense
01:16:23aux staffs
01:16:24aux pitbulls
01:16:25etc
01:16:25moi je vous garantis
01:16:26que je connais des staffs
01:16:26et des pitbulls
01:16:27qui sont adorables
01:16:29simplement parce qu'ils ont
01:16:30reçu de l'amour
01:16:31et donc vous avez des gens
01:16:32qui
01:16:33non juste parce que
01:16:34ce sont des gros chiens
01:16:35se permettent de leur mettre
01:16:35des coups de latte
01:16:36dans la tête
01:16:37non c'est pas comme ça
01:16:38qu'on éduque un animal
01:16:39parce que c'est pas comme ça
01:16:40qu'on éduque ne serait-ce
01:16:41qu'un être humain
01:16:41ou un être vivant
01:16:42donc juste plus d'amour
01:16:44et ça aussi
01:16:45à donner de l'amour
01:16:46ça s'apprend
01:16:46plus d'amour
01:16:47toujours plus d'amour
01:16:48c'est la plus grande
01:16:50leçon de vie
01:16:51que ce soit pour
01:16:52les humains
01:16:53et pour les animaux
01:16:55plus d'amour
01:16:55toujours plus d'amour
01:16:56merci beaucoup
01:16:57à tous les trois
01:16:58merci Anthony Martin-Smith
01:17:00je rappelle que vous êtes
01:17:00animateur chez Sud Radio
01:17:01Amor et vous allez
01:17:03vous êtes journaliste
01:17:04exactement
01:17:04et vous prenez les commandes
01:17:06d'ailleurs de cette tranche
01:17:07à partir de lundi
01:17:08on sera ravis de vous entendre
01:17:10sur ce plateau
01:17:10Amor et Brûlé
01:17:11vous êtes journaliste
01:17:12Baptiste Ménard
01:17:12c'était un plaisir aussi
01:17:13vous êtes maire adjoint
01:17:15de Mont-Saint-Barrouel
01:17:16au plaisir de vous retrouver
01:17:17sur ce plateau
01:17:18pour du prochain débat
01:17:20enflammé
01:17:21je crois qu'il l'assume
01:17:22donc je veux dire
01:17:23toutes les opinions
01:17:24se vaguent
01:17:25tant qu'elles s'affichent
01:17:28ouvertement
01:17:29voilà on se retrouve
01:17:30dans un instant
01:17:30sur Sud Radio
01:17:31et si vous voulez réagir
01:17:32à l'actualité
01:17:33n'hésitez pas
01:17:34à appeler nous
01:17:350826 300 300
01:17:36on parlera notamment
01:17:38de ces incendies
01:17:39qui font l'actualité
01:17:40qui font l'actualité
01:17:40et qui font l'actualité
01:17:40et qui font l'actualité
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