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Niangoloko est une localité située dans la région des Tannounyan, au Sud-Ouest du Burkina Faso. Elle se distingue par ses potentialités agricoles et le dynamisme de ses entrepreneurs.
De l’élevage à la pisciculture, en passant par le maraîchage et la transformation de la mangue, Niangoloko révèle des entrepreneurs audacieux, animés par la passion et la résilience.
Dans cet épisode, nous irons à la rencontre d’hommes et de femmes passionnés qui innovent afin de contribuer au développement Niangoloko.
#AgribusinessTV #BurkinaFaso #AgriExplorateurs
De l’élevage à la pisciculture, en passant par le maraîchage et la transformation de la mangue, Niangoloko révèle des entrepreneurs audacieux, animés par la passion et la résilience.
Dans cet épisode, nous irons à la rencontre d’hommes et de femmes passionnés qui innovent afin de contribuer au développement Niangoloko.
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00:05Musique
00:23Agreexplorateur, saison 2, c'est parti !
00:26On a bougé, pfiou !
00:27Vous savez déjà que je suis une grande amoureuse de la nature et de Snapchat.
00:33Alors, imaginez-moi pendant tout le trajet de Ouara à Bourromo, entre paysage magnifique et story à n'en plus
00:41finir.
00:42À peine arrivée à Bourromo, direction Chukwassa, le vendeur de viande aux moutons.
00:48En vrai, j'aurais préféré le porc.
00:51Mais comme le dit un adage, à défaut de la mer, en tête la grande mer.
00:57Impossible de repartir sans payer mon fameux mouton, celui dont lui seul a le secret.
01:03Et là, me voici en train de savourer.
01:06Trop bon !
01:08Franchement, rien ne vaut ces moments simples entre voyage, bonne nourriture et plaisir partagé.
01:17Après Bourromo, me voici déjà à Sia.
01:20Pas de temps à perdre là-bas.
01:22Le chemin est encore long avant d'atteindre notre destination du jour.
01:27Entre fatigue et excitation, je profite quand même du voyage.
01:31Parce que chaque étape a sa particularité.
01:35Allez, on continue l'aventure !
01:43Salut à toutes et à tous et surtout, bon retour dans l'univers des agréexplorateurs.
01:47Après une première saison riche en découvertes, à rencontrer une histoire inspirante à travers le Burkina Faso,
01:53nous sommes très heureux de vous retrouver pour une saison encore plus ambitieuse,
01:57encore plus proche de nos producteurs et de nos entrepreneurs locaux.
02:00Pour cette saison, notre mission reste la même.
02:03Mettre en lumière les acteurs du monde agricole, valoriser le savoir-faire local
02:07et vous faire découvrir ces hommes et ces femmes qui travaillent chaque jour pour nourrir nos communautés.
02:13Et pour lancer cette nouvelle aventure, nous posons nos valises dans la belle ville de Niangoloko.
02:18Ici, entre passion, innovation et résilience, nous allons à la rencontre d'entreprises locales
02:23qui transforment, produisent et inspirent.
02:26Des histoires vraies, des parcours authentiques et surtout, beaucoup de découvertes à partager avec vous.
02:33Alors, dites-moi, est-ce que je vous ai manqué mes agréloves ?
02:36En tout cas, moi oui, et je suis prête à vous embarquer encore plus loin dans cette aventure exceptionnelle.
02:43Les agréexplorateurs, c'est reparti !
03:12Les agréexplorateurs vous amènent à la découverte.
03:15D'un homme dont le parcours force le respect.
03:18Passionné de la nature depuis son plus jeune âge, il a connu des débuts prometteurs,
03:22mais aussi des moments difficiles, marqués par l'abandon de sa première ferme à cause de l'insécurité.
03:28Mais comme on le dit souvent, les vrais passionnés n'abandonnent jamais.
03:32Allons à la découverte de Soumgalo Diallo.
03:41Bonjour !
03:42T'es un peu précaire ?
03:44Pas de souci.
03:45Voilà.
03:46Comme c'est chaud, les peules, on comprend.
03:49Merci de m'apporter mon chocouard.
03:52Alors, le peule, comment ça va ici ?
03:56Tout va bien par la grâce de Dieu.
03:57Vous avez sûrement déjà remarqué que je taquine M. Diallo et ça commence dès l'entame.
04:04Surtout, ne reproduisez pas ça chevouillant.
04:08Mbon, je vous explique.
04:11Lui, il est peule.
04:13Moi, je suis bobo.
04:16Et chez nous au Burkina Faso,
04:18nos ethnies sont liées par ce qu'on appelle la parenté à plaisanter.
04:22Donc, oui, j'ai officiellement le droit de le charrier sans modération.
04:28Maintenant, vous comprenez mieux, hein ?
04:31Haya !
04:32Ok, ici, à La Otale, nous sommes un peu polyvalents.
04:36Voilà, nous faisons un peu l'élevage des petits et des gros ruminants.
04:43Et c'est de la volaille aussi.
04:45Ok.
04:45Voilà.
04:46Donc, parlant de volaille, bon.
04:48Ici, j'ai juste deux dènes qui sont en train de trouver.
04:53Voilà.
04:54Là, de l'autre côté aussi, il y a une dène aussi qui est en train de trouver.
04:58D'accord.
04:59Voilà.
05:00Ici, c'est un peu les poulets.
05:03Les poulets.
05:03Voilà.
05:04On a eu, cet an-ci, la visite d'un étranger qui a diminué un peu nos pensionnés.
05:13Voilà, il y a eu un serpent qui était là et qui nous a un peu fatigués.
05:17D'accord.
05:18Voilà.
05:19Oh là là.
05:20Heureusement, bon, on l'a eu avant-hier.
05:23Ah, Dieu merci.
05:24Nous avons fait une soupe aussi.
05:27Heureusement pour vous et malheureusement pour lui.
05:32Donc, voici, nous faisons également les brevis locaux, les chèvres aussi.
05:39Et puis, nous avons les chèvres rousses de Maradi.
05:41D'accord.
05:42Voilà.
05:44Les dendons aussi qui sont là.
05:47Alors, mon petit peu.
05:48Oui.
05:49Dieu nous, on va dire, cette passion, on va dire, cet amour-là pour la nature et les
05:54animaux, tout ça.
05:55L'agriculture grand, on va dire.
05:58D'abord, c'est déjà un rêve depuis tout petit.
06:04J'adore même la nature en tant que tel.
06:07D'accord.
06:07Voilà.
06:08Donc, depuis le bas âge, j'arrivais également, voilà, de vivre d'abord en pleine nature.
06:14Voilà, avec tout ce qu'il y a comme accompagnant.
06:19D'accord.
06:20On continue la visite.
06:21Donc, on va aller un peu au niveau des bœufs.
06:25Ça m'aurait étonné qu'on n'ait pas de bœufs ici.
06:29Ça, c'est le minimum quand même.
06:31J'espère qu'on a le lait aussi.
06:33Il faut que je valorise le non-dialo.
06:35La base.
06:36La base.
06:38La bœufs, le lait, ça, ça viendra avec le temps.
06:42D'accord.
06:43Voilà.
06:44Ils sont des nouveaux pensionnaires.
06:46Est-ce que vous rencontrez des difficultés ?
06:48De manière générale, c'est d'abord la maîtrise de l'eau.
06:53C'est ça qui est la base de tout.
06:56Déjà, c'est chose faite, on a un forage au sein, voilà, qui n'a pas été facile
07:02à mettre en place.
07:04Voilà.
07:05Mais Dieu merci, avec l'accord de Dieu, ça va.
07:08Et quand vous faites rentrer des nouveaux pensionnaires, comme ça, il faut les traiter.
07:13Donc, on voit que maintenant, la tendance est d'associer justement, en fait, l'élevage
07:16à l'agriculture.
07:17Quel avantage de combiner les deux ?
07:19Ce qui explique cela, c'est que quand vous les combinez, rien ne se perd.
07:25D'accord.
07:25Vous voyez les bouses, voilà, qui servent d'engrais, déjà, au jardinage.
07:31Là, si on le fait passer par le biodigesteur, il devient un engrais naturel.
07:35D'accord.
07:36Plus puissant que l'engrais chimique, voilà, qui est fabriqué.
07:40Et c'est sans conséquence sur la santé.
07:44Voilà.
07:45Comment étaient les débuts de M. Diallo ?
07:49Quand j'ai acquéri cette parcelle de terre, elle était vraiment nue.
07:59Il fallait diminuer un peu les arbres.
08:01Il fallait l'amender d'engrais pour lui donner une certaine fertilité.
08:07Nous cultivons en saison pluvieuse du maïs.
08:11D'accord.
08:12Voilà.
08:13Donc, c'est un truc de presque six hectares.
08:16Donc, ce n'est pas facile de pouvoir s'occuper de tout.
08:21Nous avons juste enlevé une petite partie de deux hectares, presque, pour en faire du jardinage.
08:27D'accord.
08:27Il n'y a pas d'homme de confiance.
08:29Donc, nous, nous sommes fonctionnaires.
08:31Donc, on n'a pas, on n'est pas la même libre pour, voilà.
08:37Là-dessus à 100%.
08:38À 100%.
08:39Donc, ce qui fait que, voilà, tu vas venir, tu vas dire, il faut faire ça.
08:43Tu reviens trouver qu'on n'a pas fait.
08:45Comme qu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même.
08:47Soi-même, c'est ça.
08:48Nous faisons également un peu l'apiculture.
08:51Heureusement pour moi.
08:52Comme tu le savais, je n'ai pas mis de parfum.
08:55Ah bon ?
08:55Bah ouais.
08:56Bon, ils vont, tu n'es pas de parfum.
09:05Et qu'est-ce que vous faites ?
09:07Alors, donc là, nous sommes en train de faire de la pépinière de piment.
09:13De piment, ok.
09:13Voilà, la variété Bixone.
09:16Voilà, c'est l'une des meilleures variétés aussi de piment.
09:19Voilà, il faut dire qu'il y a plusieurs manières de faire la pépinière.
09:22Donc, il y a la pépinière en plein terre.
09:24C'est-à-dire directement sur la surface de la terre.
09:27Et là aussi, il y a la pépinière sous alvéole.
09:30D'accord.
09:30Voilà, c'est ce que nous sommes en train de faire.
09:32Donc là, c'est l'alvéole.
09:34Et ça, c'est le substrat.
09:36Le terreau, qui remplace en quelque sorte la terre.
09:39Alors, mes agrinautes.
09:41Sinon que là, je suis en train de donner un coup de main au petit peu là.
09:45Parce que si je ne l'aide pas, c'est sûr qu'on ne va pas quitter ici aujourd'hui.
09:54Bukharine Yampa, un attaché d'éducation à la retraite,
09:57s'est reconverti avec passion dans le domaine de la pisciculture.
10:00Je vous amène avec moi pour découvrir son histoire.
10:03On y va.
10:09Monsieur Yampa.
10:10Bonne arrivée, Patricia.
10:11Bonjour.
10:12Comment allez-vous ?
10:13Ça va.
10:13Les gens de Nyangoulogoban, bien j'espère.
10:16Sans problème.
10:17Je vais juste vous présenter le processus de mon travail.
10:21D'accord.
10:22Si ça vous intéresse.
10:23Bien sûr.
10:24C'est pour ça qu'on a quitté Ouara pour venir ici.
10:26Ok, donc on va commencer dès le début.
10:30D'accord.
10:30Voilà.
10:31Je vous suis alors.
10:32Oui, venez.
10:33Tiens, tiens.
10:34Venez avec moi pour découvrir.
10:36On y va.
10:37Comme vous savez, le manque de moyens, ça fait obliger à utiliser les moyens qu'on a.
10:46D'accord.
10:46On utilise notre maison pharma.
10:48Ok.
10:49Comme centre d'incubation.
10:51Donc, j'ai transformé la salle à manger en salle d'incubation.
10:56En salle d'incubation.
10:57Voilà.
10:57Comme vous pouvez le constater, c'est la salle d'incubation.
11:02C'est là où tout commence.
11:03D'accord.
11:04Cette machine-là, c'est un incubateur des oeufs de tilapia.
11:08On place les oeufs ici.
11:10Uh-huh.
11:11Après l'éclosion, les larves sortent ici.
11:13Ok.
11:14Voilà.
11:15Si vous voyez qu'il n'y a pas de poisson actuellement, nous avons terminé un cycle.
11:20D'accord.
11:21Et nous irons voir ça là-bas.
11:23Ok.
11:24Ce soir, même, on a tout nettoyé pour redémarrer un second cycle.
11:27Voilà pourquoi tout est propre.
11:29Il n'y a pas d'activité pour le moment.
11:30Il n'y a pas d'activité.
11:31Mais ça commence à partir des 19 ans.
11:33Ok.
11:34D'accord.
11:34Ça, c'est leur aliment.
11:35D'accord.
11:36Voilà.
11:37Là, c'est la salle d'incubation des cellules.
11:41Ah, les cellules.
11:42Voilà.
11:43D'accord.
11:43Vous faites les deux varietales.
11:44Voilà.
11:45C'est la pièce.
11:46Voilà.
11:46Une fois qu'on obtient les larves ici, on les amène.
11:50dans la salle d'inversion hormonale.
11:53Et qu'est-ce qui se passe là-bas ?
11:54Puisque en élevage de tilapia, on élève les... on grossit les mâles.
12:00On ne grossit pas les femelles.
12:01Pourquoi ça ?
12:02Les femelles ne t'en grossissent pas bien.
12:06Donc, si tu grossis les femelles, tu ne peux pas t'en sortir.
12:10Voilà pourquoi on utilise ces bacs-là pour inverser le sexe.
12:18D'accord.
12:18Pourquoi ces bacs ? Parce qu'ils n'ont pas la possibilité de manger autre nourriture que la nourriture hormonée.
12:26Et quand ils mangent ça, au bout des 21 jours, ils deviennent tous mâles.
12:30Non, les cellules, non.
12:31Là, il n'y a pas d'inversion.
12:32Les cellules...
12:34Qu'ils soient mâles ou femelles, il n'y a pas de souci avec les cellules.
12:37Il y a quelques-uns même qui sont là.
12:39Tout le processus est là-bas.
12:41On a au moins 50 000 à l'événement là-bas.
12:43Waouh !
12:44J'ai hâte d'aller découvrir ça, de faire découvrir mes agrinautes.
12:56Patricia.
12:56Oui ?
12:57Comme je te disais, à la maison, c'est le site qui est là.
13:00D'accord.
13:01Voilà.
13:02Après tout le processus, on vient les mûrir en quelque sorte ici.
13:08Ok.
13:08Il faut que les pisciculteurs viennent enlever afin de convoyer ça vers les sites de pisciculture dans les cages flottantes.
13:19Alors, M. Niamba, d'où est née en fait l'idée ou du moins la passion pour la pisciculture ?
13:27Chez nous, au village à Titao, il y avait un barrage.
13:30Dès mon enfance, j'étais comme un pêcheur.
13:33Voilà, manuellement, on attrapait les poissons.
13:36Donc, c'est une passion qui est restée.
13:38Dès que j'ai eu le travail, j'ai pensé à faire ça à ma retraite.
13:42Mais je ne savais pas comment allait se faire la pisciculture.
13:45Quand j'étais petit, je suis allé souscrire à une assurance de 10 000, 10 000 pendant 30 ans.
13:52Waouh !
13:53Après les 30 ans, je suis allé récupérer ce que j'ai eu là-bas pour commencer mon investissement.
14:00Et comment était votre début dans ce domaine-là ?
14:03Bon, je peux dire très difficile.
14:05Au début, pour moi, j'étais tellement passionné par l'activité que j'ai construit les bassins, j'ai mis
14:10l'eau.
14:11Maintenant, bon, il n'y a pas de poissons.
14:13Je ne sais pas où trouver les poissons.
14:15J'ai fouillé partout, partout, il n'y en a pas.
14:17Même à Wadougou, je vous assure, même à Boaké, il n'y en avait pas.
14:21En 2017, là.
14:23Il fallait maintenant aller dans les barrages, prendre les plus petits, pour essayer de les élever.
14:28Bon.
14:30Ok.
14:31Mais je vous assure que ça, j'ai eu 1 000 alevins.
14:37J'ai mis plus de 1 500 000 dedans.
14:40Et je n'ai même pas obtenu même 100 000 dedans.
14:44Tout a été une perte.
14:46Parce qu'il n'y avait pas la connaissance.
14:49Il n'y avait pas la bonne qualité d'alévin.
14:51La nourriture, on achetait, mais les alévins ne grossissaient pas.
14:55Bon.
14:56C'est un choc qui aurait pu arrêter mon ambition.
15:00Mais j'ai tenu quand même.
15:02Voilà le résultat aujourd'hui.
15:04Comme on le dit, en fait, quand on est passionné, rien ne nous arrête, en fait.
15:08Ok.
15:09Mais on voit que vous avez, en fait, su vous relever, repartir de plus belle.
15:15Ça, c'est la preuve, en fait.
15:18Et est-ce qu'on peut dire que le métier la nourrit son nom ?
15:21Maintenant, oui.
15:22Avec l'offensive, oui.
15:24Absolument.
15:25Et avant ?
15:26Avant, c'était juste la passion, oui.
15:28Sinon, il n'y a rien à gagner dedans.
15:31Voilà, mais...
15:32D'accord.
15:32Avec l'offensive, hein.
15:34Non, je vous assure que c'est pas mal.
15:36Quand on sait, en fait, que la tendance du gouvernement actuel, c'est de promouvoir, justement, tout ce qui est
15:42agriculture, avec pain A.
15:44Qu'est-ce que vous en pensez, honnêtement ?
15:46Absolument.
15:47Moi, je pense que c'est notre ici ultime.
15:51Moi, j'avais développé ma technique pour attraper le poisson, sans utiliser des filets.
15:57Donc, tout le monde m'appréciait qu'il est fort, il attrape le poisson.
16:01Bon, ça m'a un peu donné envie d'être encore dans ce domaine-là.
16:05Et je me suis fixé pour le but de faire ça à ma retraite.
16:09Aujourd'hui, vous êtes une référence dans le domaine de la pisciculture à Niangloco.
16:13Et au-delà, je peux dire ?
16:15Je suis le président de l'Union régionale de tous les producteurs de poissons de la région d'Étanoué.
16:21C'est une fierté que le domaine dans lequel tu as commencé, les gens te voyaient comme un fou.
16:27Il élève du poisson chez lui.
16:29Et celui-là, il se porte bien.
16:31Qui a déjà vu ça ?
16:32Aujourd'hui, je vois tout le monde courir vers le poisson.
16:35Tu vois, ça fait un peu plaisir.
16:56Créé en 2019, Agrinorm S.A.R.L. a vu le jour grâce à la vision de Mohamed Salif Ouidrago,
17:02jeune entrepreneur au Burkinabé, distingué parmi les lauréats de la Fondation Tony et Lou Melu.
17:08Porté par une subvention de 5 000 dollars obtenue après une formation,
17:12il lance ses activités avec un site loué et deux machines à sécher,
17:16amorçant ainsi la transformation de mangue.
17:19Aujourd'hui, l'entreprise a franchi un cap avec trois sites de production
17:23et une capacité estimée à 90 tonnes de mangue séchée par saison.
17:27Allons à la découverte de l'homme.
17:29Monsieur Vedrago.
17:30Oui.
17:31Bonjour, Patricia Koulibaly.
17:32Vedrago Mohamed Salif.
17:34Enchanté.
17:34Merci.
17:35Alors, nous sommes là en fait pour visiter votre entreprise.
17:38D'accord, soyez les bienvenus.
17:39Merci beaucoup.
17:40Merci bien.
17:40Il faut dire qu'on est en train de commencer timidement la campagne mangue.
17:44Voilà, c'est la réception de la matière première.
17:46D'accord.
17:46Les femmes sont arrivées.
17:47Ok.
17:48Donc, ici, on a le camion qui est arrivé et puis les femmes qui sont en train de réceptionner.
17:52Et lors de la réception, elles font le tri entre les manques immatures, les manques blessés et les manques tombés
18:01qui ont eu quand même un choc.
18:02Donc, on va un peu visiter.
18:03On peut aller avec les chaussures, on enlève.
18:05Donc, on peut les enlever.
18:06D'accord.
18:07Si, c'est une autre équipe uniquement pour faire le lavage.
18:10D'accord.
18:10Voilà, pour laver, déposer.
18:12Et dès qu'elles finissent de laver, ça rentrerait par ces fenêtres.
18:17On va commencer maintenant à faire le pulchage.
18:19D'accord.
18:21Donc, chaque femme a son rôle en valise.
18:24Oui, oui.
18:25Voilà, donc vous voyez comment ça fait.
18:27Oui.
18:28Voilà, donc on a une équipe de pulchage qui est à l'intérieur.
18:31Donc, ça fait qu'ici, la mangue, il n'y a pas de contact en tant que tel entre le
18:35personnel dehors et le personnel à l'intérieur.
18:38Donc, nous-mêmes, avant qu'on rentre, on va passer à la vestiaire pour se changer avant maintenant de rentrer
18:45à l'unité de transformation.
18:47Ok.
18:47Voilà.
18:48Alors, mes aguilov, là, j'ai mis ma blouse et je vais échanger mon chapeau d'exploratrice comme cette charlotte
18:58-là.
18:58Aussi, mon sac d'exploratrice parce que je ne peux pas aller en salle de production avec pour ne pas
19:03contaminer les mangue.
19:05Et mon micro aussi, je vais le laisser là.
19:08On y va.
19:09On va se laver les mains avant maintenant de pouvoir avoir accès à la salle de déplichage.
19:17D'accord.
19:18Voilà, merci.
19:21Quand la mangue a érichi, c'est déjà lavé.
19:24D'accord.
19:25C'est bien propre pour éplucher.
19:26Et là, rapidement, nous utilisons ici, vous voyez, avec l'eau, nous utilisons des tables inox.
19:33Ok.
19:33Qui ne contaminent plus la mangue.
19:35La mangue.
19:35Et qui est recommandé, au fait, dans nos systèmes alimentaires en termes de qualité et d'hygiène.
19:41Voilà.
19:41D'accord.
19:41Donc, comme vous êtes déjà là, vous allez prendre une éplucheuse.
19:44Ici, nous avons opté pour des éplucheuses multifonctions.
19:47Donc, d'abord, on a le couteau qui est là, qui permet d'avoir, en fait, une entrée d'épluchage.
19:53J'enlève là.
19:54Et là, vous enlèvez juste la tête.
19:59Donc, on fait le séchage de mangue avec des mangue qui ne sont pas bien mûres, c'est ça?
20:04Oui, parce que, dès que, quand c'est bien mûr, on ne peut pas avoir les colorations qu'on veut.
20:09Et en plus de ça, comme ça doit être manipulé dans plusieurs sections, quand c'est trop mûr, ça devient
20:15pâteux.
20:15Et que, à nouveau, arrivé au niveau des séchoirs, ce n'est plus, en tout cas, apte à être séché.
20:21Nous faisons uniquement, essentiellement, que de la mangue bio certifiée.
20:25Monsieur Oedraou, et d'où est née, en fait, cette passion pour le séchage de mangue?
20:31Il faut dire que, nous pouvons dire que nous, on est nés déjà.
20:35Parce qu'on a trouvé nos parents qui étaient déjà dans la transformation depuis les années 96-97.
20:42Et nous avons commencé avec Agrénorm en 2019, avec deux séchoirs et demi.
20:46D'accord.
20:47Aujourd'hui, je pense qu'en tout cas, Dieu, les choses nous ont souris.
20:51Agrénorm compte autour de 20 séchoirs aujourd'hui.
20:54Wow.
20:54Et emploie plus de 160 à 200 femmes par campagne.
20:58Aujourd'hui, on peut estimer vos productions à combien de tonnes, peut-être par saison?
21:06Par saison, Agrénorm SRL, nous avons une capacité théorique d'autour de 80 à 90 tonnes de production par saison.
21:13Wow.
21:14La saison dernière, nous avons fait autour de 60 à 70.
21:19Une fois qu'on finit de dépulcher, on vient à la section découpe.
21:23Donc, vous voyez, quand on finit de découper, rapidement, on vient maintenant dans la section de machinerie.
21:29D'accord.
21:29Ce qu'on appelle la salle de séchoir.
21:31Ok, ça, c'est déjà prêt.
21:33La main qu'ils ont mis hier, qui est déjà là.
21:35Donc, c'est déjà séché.
21:36Et maintenant, c'est prêt à sortir pour aller maintenant en salle de produits finis.
21:42Il y a une équipe qui est là aussi pour enlever, sous le contrôle, bien sûr, des permittateurs,
21:48pour enlever, afin d'entrer maintenant dans la salle de conditionnement.
21:52Voilà.
21:52Ok.
21:53C'est parti.
22:24Est-ce qu'on peut goûter ?
22:33Après cette visite sur Agrinom S.A.R.L., on peut le dire.
22:38Ici, la mangue ne finit pas en jus.
22:40Elle finit en sac cette story.
22:41D'un simple départ avec deux séchoirs, l'entreprise a su prendre le goût de la croissance
22:46pour devenir un acteur qui pèse dans la transformation.
22:50Comme quoi, avec un peu de soleil, beaucoup de travail et une bonne dose d'ambition,
22:55même une mangue peut viser le sommet.
22:56On continue de vivre notre exploration à Nyangologo.
23:00Quand la mobilité devient opportunité, de Thiephora au barrage de Nyangologo,
23:06Sillima a su transformer un champ en source de vie et de débouchés pour sa communauté.
23:12Ici, c'est mon site.
23:14Je me débrouille un peu ici dans le maraîchage.
23:17D'où est partie cette passion pour la maraîchiculture ?
23:21La passion est née après avoir visité le site d'un doyen depuis que j'étais étudiant à Ouaga.
23:30C'est après ça que j'ai eu mon concours.
23:32J'ai essayé de faire ça étant au premier poste à Thiephora pendant l'hivernage.
23:38Et en 2020, quand je suis rentré ici, j'ai commencé dans les petits bidons de ma cour.
23:43Du hors-sol, c'est ça ?
23:44Du hors-sol que je faisais.
23:46Vous voyez ces sacs-là ?
23:47C'était installé dans la cour.
23:50J'ai produit de la tomate dans la cour.
23:53Présentement, j'étais obligé, pour élargir le coin, j'ai demandé un site au barrage.
23:58Là-bas, j'ai produit la tomate, je peux dire un quart d'hectare.
24:02Actuellement, avec le curage, on nous a dit d'arrêter les activités.
24:05Avec les pépinières qui sont là, je suis obligé de me rabattre ici.
24:09Et j'ai un nouveau site hivernal.
24:11Les autres pépinières vont se retrouver là-bas.
24:13Quel type de culture on retrouve au sein de votre champ, au jardin ?
24:18Ici, dans le jardin, nous avons de la papaye, de la tomate, de l'armanente.
24:22Il y a également de la salade.
24:24On produit ça en quantité même au barrage.
24:26Alors, c'est sûr que vous avez rencontré pas mal de difficultés dans ce domaine-là.
24:31Est-ce que vous avez quelques anecdotes à partager avec nous ?
24:34Ici, on ne peut pas faire la marochiculture sans rencontrer quelques difficultés.
24:40Moi, mon premier souci reste toujours l'eau.
24:43Non, le reste, j'ai appris vraiment dans la douleur.
24:46Les pertes enregistrées à cause des maladies liées aussi au changement climatique.
24:51Ça m'a permis aussi d'arriver à corriger certaines choses.
24:55Éviter certaines maladies au niveau des productions.
25:00La question d'eau limite ma production.
25:03Est-ce qu'on peut dire que le métier la nourrit en quelque sorte en fait son homme ?
25:07Je dois dire que ça me nourrit et ça arrive à me prendre en charge, y compris la famille.
25:12Aujourd'hui, si je dis que je suis stagiaire, je suis à Banfora,
25:15je fais la navette chaque jour pour rejoindre Nyangologo,
25:19ce n'est pas avec mon salaire.
25:21Il faut le dire, ce n'est pas avec mon salaire.
25:24C'est grâce à ces pieds que vous voyez, qui produisaient très bien même.
25:29Et ces feuilles que vous voyez, et la tomate, même si le marché n'était pas bon,
25:35en tout cas, on rend grâce à Dieu.
25:38On rend grâce à Dieu.
25:43Après cette magnifique exploration,
25:46il était temps de s'accorder une petite parenthèse de douceur.
25:50Je suis donc allée me reconnecter aux racines de la région des Tanguyens
25:54avec son incontournable vin de palme.
25:57Un pur délice naturel.
26:00Regardez-moi ces images.
26:03Pour le goût, je vous laisse imaginer.
26:06C'est un secret que je garde jalousement.
26:18Nyangologo, ce n'est pas seulement une ville de passage.
26:21C'est une terre où l'agriculture fait vivre, nourrit et crée des opportunités.
26:25Ici, des hommes et des femmes travaillent chaque jour
26:28pour construire un avenir meilleur grâce à la terre.
26:31Les Agri-Explorateurs terminent ce premier épisode avec une conviction simple.
26:36Nyangologo a beaucoup à offrir.
26:38Et l'aventure ne fait que commencer.
26:40À très bientôt pour l'exploration d'une nouvelle localité plaise à Dieu.
26:43D'ici là, prenez grand soin de vous, mes Agri-Lov.
26:47Et au revoir.
26:48Sous-titrage Société Radio-Canada
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