00:00 Je suis allée à l'université et j'ai appris l'industrie agroalimentaire.
00:05 Après ma licence, j'ai décidé d'entreprendre.
00:10 J'ai décidé de valoriser les produits locaux pour contrer les produits importés.
00:21 En fait, ici au Burkina, nous pouvons tout faire nous-mêmes.
00:26 Nous avons nos producteurs de maniocs qui sont là.
00:30 Et nous pouvons prendre le manioc et le transformer.
00:34 Souvent, ce que nous importons là, ça a duré un cours de route avant d'arriver ici au Burkina.
00:43 Alors que ce que nous-mêmes, nous produisons, nous avons à notre portée.
00:51 Donc, nous pouvons transformer tout de suite et puis aller voir nos producteurs encore et nous prenons avec eux.
00:58 Au sein de Gilmoni, nous pouvons avoir le fonio, précuit ou non précuit,
01:15 de la farine de maïs, de la pâte d'arachide, des épices et aussi du atchéke.
01:22 Notre particularité, par exemple, le atchéke, le manioc même est cultivé au Burkina Faso ici.
01:31 Et puis, le atchéke est fait en respectant les bonnes pratiques d'hygiène.
01:37 Quand tu prends notre atchéke, il n'y a même pas de cailloux dedans.
01:41 [Musique]
01:50 Après le secondaire, je suis allée un jour pour déposer le concours.
01:56 Je ne voulais pas faire le bac, je voulais faire un concours pour entrer dans la fonction publique.
02:03 Donc, quand je suis allée pour déposer mes dossiers, quand j'ai vu le rang, j'étais découragée.
02:09 Et c'est là que j'ai décidé d'aller à l'université et puis apprendre l'agroalimentaire.
02:16 Le début, ça n'a pas été simple parce que, en étant à l'université, j'ai décidé d'entreprendre.
02:26 Donc, avec les cours, revenir, faire la production, c'était vraiment devenu compliqué.
02:34 À un moment donné, même, j'ai dû arrêter pour poursuivre les études.
02:39 [Musique]
02:47 Les difficultés que nous rencontrons sont les problèmes d'emballage.
02:52 Souvent, même pour avoir les emballages ici à Bobo, c'est compliqué.
02:56 Souvent, il faut commander à Ouagadougou.
02:59 Et quand on commande l'emballage avec le transport, ça devient encore plus cher.
03:06 En plus de cela, nous avons le problème de matériel.
03:09 Parce que le matériel que nous avons n'arrive pas à couvrir les besoins.
03:14 Nous produisons en petite quantité alors que la demande est forte.
03:19 Ce qui me motive pour aller de l'avant, c'est les clients eux-mêmes.
03:26 Parce que sans les clients, à ce moment-là, j'aurais abandonné.
03:31 Il y a aussi ma famille qui me soutient énormément, notamment mon époux.
03:37 Mon accompagnement, c'est à tous les niveaux.
03:38 C'est-à-dire qu'il faut avoir un accompagnement moral.
03:40 Le moral est au top, comme on l'a dit.
03:42 On peut affronter tous les défis.
03:43 Il faut d'abord travailler le moral et après, bien sûr, il faut le financement.
03:47 Je suis à tous les niveaux de l'entreprise pour l'amener à croître tout doucement.
03:51 L'entreprenariat n'est pas du tout facile.
03:54 De nos jours, rien n'est facile.
03:58 Il faut surtout s'armer de courage et de persévérer.
04:02 Quand tu persévères, il y a forcément du succès au bout de l'effort.
04:07 [Musique]
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