- il y a 18 minutes
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Les Vraies Voix avec Bruno Pomart et Florence Rouas
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00:00Les vraies voix Sud Radio
00:03Le changement climatique n'a plus seulement des conséquences sur l'environnement, il pèse aussi sur l'économie
00:08et de plus en plus sur notre quotidien. Quand les récoltes diminuent, certains produits alimentaires coûtent plus cher.
00:13Les fortes chaleurs font grimper les besoins en climatisation et en électricité.
00:16Les catastrophes naturelles pèsent sur les assurances, tandis que certaines destinations touristiques doivent s'adapter à des étés toujours plus
00:24chauds.
00:24Des conséquences qui peuvent donc finir par se retrouver sur nos factures, très clairement, dans nos courses ou dans le
00:29coût de nos vacances d'ailleurs.
00:30On vous pose la question sur Youtube, changement climatique, est-ce que vous ressentez ces conséquences dans votre portefeuille ?
00:35Vous savez que l'antenne de Sud Radio est à vous, 0826 300 300. On file en standard.
00:41Et on accueille Gilles, qui nous appelle de Sérignan. Bonsoir.
00:45Bonjour.
00:46Comment ça va Gilles ?
00:48Ça va très bien.
00:48Sérignan, c'est dans les roues.
00:50C'est ça, oui.
00:51Alors vous, vous le sentez passer avec la canicule justement dans votre métier, parce que vous vendez du matériel médical
00:56de santé. Expliquez-nous un petit peu.
00:58Tout à fait, oui. On est basé sur Ballard-la-Plage. On fait tout ce qui est matériel médical.
01:03Approchez-vous de votre téléphone. Et si vous êtes sur haut-parleur, enlevez-le, s'il vous plaît.
01:07Non, non. Je téléphone à l'oreille.
01:10D'accord.
01:12Donc nous, c'est vrai que depuis le mois de juin, oui, on a constaté l'application du magasin. Parce
01:17que c'est vrai que les personnes âgées avec la chaleur, on ne s'est apercevue plus. Parce que nous,
01:20notre clientèle, c'est quand même le troisième âge.
01:24Oui, bien sûr. Ils sont touchés directement par la chaleur, oui.
01:28Tout à fait. Et du coup, les professionnels de santé, ils sont submergés par ces noms de magnétiques du magasin.
01:33Oui. Du coup, vous avez moins de monde au magasin et vous pensez qu'ils passent plus par le e
01:38-commerce, c'est ça ?
01:40De plus en plus. De toute façon, on se rend compte bonjour. Les professionnels de santé, oui, c'est le
01:43cas depuis quelques années.
01:46Et bien, ça, c'est du aussi manque de sang. Et les personnes âgées, oui, mais là, elles sont sur
01:51Internet.
01:52Oui, bien sûr. Bruno Pommard, oui, allez-y, allez-y, on vous écoute, Gilles.
01:57Oui, donc, nous, c'est vrai qu'on réagit par rapport à l'instant, justement, à l'écran de site.
02:00On connaît ça, mais c'est vrai que notre grand métier, c'était le magasin de proximité.
02:05Oui, bien sûr. C'est vrai qu'il y a une dématérialisation qui n'arrange pas les choses, n'est
02:09-ce pas, Bruno ?
02:10Oui, oui, oui. Et puis, même sur les périodes de vacances qu'on vit actuellement, effectivement, les gens partent.
02:15Alors, est-ce que le sud de la France, de ma région, est plus gâté que le nord de la
02:22France ?
02:23Moi, j'étais en Normandie encore le week-end dernier. C'est vrai qu'il fait un peu plus...
02:27Il fait très, très chaud, oui.
02:27Donc, c'est bien pour toute la région bretagne, etc., parce que le tourisme est toujours un petit peu en
02:32berne dans ces secteurs, par rapport au sud.
02:35Voilà, ça défavorise les uns, ça favorise les autres.
02:38Bon, ben, ça fait partie, malheureusement, de ce moment terrible que nous vivons tous ensemble.
02:42Et il faut s'adapter, c'est encore une fois le sujet.
02:44Il va falloir s'adapter. Et le ministère de l'Agriculture parlait encore en juillet, là, ce juillet, de crise
02:48caniculaire.
02:48J'ai envie de dire qu'on en a marre d'entendre ce genre de mots, parce qu'on est
02:51en crise de réchauffement climatique.
02:53Et en fait, ça ne va aller qu'en s'aggravant, Florence Royce.
02:55Oui, oui, tout à fait. Et en fait, on s'aperçoit qu'on n'avait pas de recul sur ça.
03:00Et on n'avait pas conscience des conséquences que ça pouvait avoir sur notre quotidien.
03:04Et on est en train de s'en apercevoir, notamment la façon dont on va devoir s'équiper dorénavant.
03:10Et les inégalités que ça va engendrer, parce qu'il y a des gens qui ont les moyens de s
03:13'équiper.
03:14Et puis d'autres, c'est plus difficile.
03:15Puis en fonction aussi des âges, comme disait Monsieur, des tranches d'âge.
03:18Il y a des gens qui peuvent s'équiper en climatisation.
03:21D'autres, c'est plus compliqué.
03:22On l'a vu au moment du gros pic caniculaire du mois de juin,
03:25quand on voulait s'acheter un climatiseur.
03:29Les climatiseurs, il n'y en avait pas.
03:30Et quand il y en avait, il est très rare, c'était extrêmement cher.
03:33Voilà, donc j'ai même un chauffeur de taxi qui m'a dit,
03:36en fait, il faut en acheter plein l'hiver, parce que ça ne coûte pas cher.
03:40Et puis on les revend.
03:41Non, mais moi, c'est un business.
03:43Les business marchent aussi.
03:44Les climatiseurs, les fins de mois avant de partir en vacances, c'est pas mal.
03:48Exactement, pour se payer ses vacances, en fait.
03:50C'est-à-dire, en fait, ça va créer un marché parallèle du système D.
03:54Et forcément aussi des inégalités.
03:56Bien sûr.
03:58On refile au standard 0826-300-300, c'est votre antenne.
04:01Sud Radio, on accueille Manuela.
04:02Bonsoir Manuela.
04:04Bonsoir Judith.
04:05Bienvenue.
04:06Bonsoir tout le monde.
04:06Bonsoir.
04:07Manuela, vous nous appelez de Chalon sur Saône.
04:10Alors vous, vous sentez l'impact sur votre portefeuille ?
04:12Dites-nous comment Manuela ?
04:14Surtout au quotidien, on va dire.
04:16Je fais mes courses, ça explose au niveau du passage en caisse.
04:20Je veux dire, là où je mettais, je ne sais pas,
04:22moi, 50 euros dans mon caddie il y a quelques temps,
04:25on a doublé quasiment, quoi.
04:26Et je n'ai pas plus de produits quand je fais mes courses, quoi.
04:29C'est hallucinant.
04:30On part en vacances, on réduit le temps de vacances.
04:34Pourquoi ? Parce que l'argent qu'on met dans l'essence,
04:38on ne le met pas ailleurs.
04:39L'essence, c'est un gros budget aussi, effectivement.
04:42Mais c'est énorme.
04:43Là, je vais vous dire, je suis descendue dans le sud,
04:45mais du coup, je suis allée voir mes parents.
04:46Pourquoi ? Parce que le logement est compris, on va dire, dans la formule.
04:49Je crois qu'on en a tous là, la débrouille, effectivement.
04:53Mais oui.
04:53Ce n'est pas que la faute à la canicule, quand même.
04:56Non.
04:57Ça n'a pas.
04:58Non, mais on a vu, par exemple, qu'effectivement,
05:00les prix de la nourriture remontent aussi à cause de la crise des agriculteurs.
05:04On voit bien, par exemple, cette année, que les patates sont toutes petites, etc.
05:06Donc, qu'il y a moins de récolte sur certains trucs,
05:09que les maïs sont tout petits aussi, etc.
05:11Donc, forcément, ce qu'on retrouve dans les étals des supermarchés, Manuela, c'est compliqué.
05:15Comment vous faites pour gérer ?
05:16Alors, vous mangez moins de viande ?
05:17Vous partez plus près, etc.
05:19C'est ça que vous dites ?
05:20Ah ben, c'est ça.
05:20La viande, c'est devenu un luxe, on va se le dire.
05:22On en mange beaucoup moins qu'avant.
05:24On change notre alimentation.
05:26Les loisirs ne sont plus les mêmes.
05:27On part moins loin.
05:28On reste près de chez nous.
05:29On fait des sorties qui ne coûtent rien.
05:31Voilà.
05:32Et puis, on est obligé de s'adapter.
05:34Mais je ne suis pas la seule.
05:35Je pense qu'on est aujourd'hui obligé de faire tous comme ça.
05:38Oui, j'entends, j'entends.
05:39Qu'est-ce que vous faites dans la vie, madame ?
05:40Allez-y, allez-y, Bruno.
05:41Je suis curieux, mais vous faites quoi dans la vie, madame ?
05:44Moi, je garde des enfants.
05:45Ah, c'est bon.
05:46Bravo.
05:47Mais du coup, chez vous, il faut que ça soit frais aussi, Manuela.
05:49En juin, vous avez fait comment ?
05:50Vous aviez un climatiseur chez vous ?
05:53J'ai la clim.
05:54À la plus petite, je n'ai pas le choix.
05:55Mais c'est un bol de dépense aussi.
05:57Oui, c'est sûr.
05:58Et ce n'est pas compris non plus dans le prix que les parents vous payent.
06:01Ah ben non, c'est moi qui veux que mes petits soient bien.
06:04Vous avez bien raison.
06:05Florence Rouas, vous faites comment, vous, pour les vacances ?
06:07Du coup, vous le sentez aussi ?
06:09Nous, on est comment autour de cette table ?
06:10On peut le dire, on peut le partager avec nos auditeurs ?
06:11Oui, bien sûr.
06:11Moi, je suis profession libérale.
06:13Alors nous, les professions libérales, on est pas des charges.
06:17Les avocats, ça gagne beaucoup d'argent, non ?
06:18Non, alors franchement, ça, c'est inconcif.
06:20C'est pas vrai.
06:22Non, alors ça, je vais vous dire, non.
06:23La réaction de Florence, c'est du tout.
06:24Non, pas du tout.
06:25C'est pour ça qu'elle a un collé en diamant.
06:27Non, je n'ai pas du tout de collé en diamant, c'est que du faux.
06:30Je n'ai que du faux.
06:31Non, non, non, mais c'est vrai qu'il fut un temps.
06:34Vous avez raison, les avocats, c'était quand même la notabilité.
06:36Aujourd'hui, on est 35 000 avocats à Paris.
06:3935 000 sur Paris, c'est beaucoup.
06:40Il y a du monde au barreau de Paris, simplement.
06:42Donc, il y a du monde au portillon.
06:43Donc, forcément, les affaires, c'est plus compliqué.
06:48Et en plus, il y a eu cette fameuse canicule qui n'a pas arrangé.
06:51Parce que moi, je me souviens, au moment du mois de juin,
06:53j'avais des rendez-vous au cabinet que j'ai dû annuler
06:55parce que ce n'était pas gérable.
06:57On ne pouvait plus rien faire.
06:58Nous, au cabinet, on n'avait pas de clim.
06:59Donc, c'était des ventilos.
07:00Les ventilos, ça brassait de l'air chaud.
07:03Forcément, on annule des rendez-vous.
07:04Donc, forcément, il y a une perte d'argent.
07:07Et ça retarde un peu les départs.
07:09Et puis, bon, voilà, vous savez, les charges...
07:11Ça, il y a plus de monde dans les villes, en général.
07:13On parle de Paris, mais on peut parler de toute la France.
07:14C'est vrai qu'on remarque dans l'urbanité, en général,
07:16que les gens sont moins partis cette année, clairement.
07:18Ou alors, sur des plus petites périodes, peut-être.
07:20Peut-être, paraît-il que les gens font beaucoup d'allers-retours,
07:23font des petits séjours, effectivement.
07:25C'est ce qui se dit.
07:26C'est vrai que moi, c'est assez rare que je sois à Paris à cette période-là.
07:29Et pour la première fois, je trouve que ce n'est pas si désert que ça.
07:33Je trouve qu'il y a quand même des points d'animation.
07:35Peut-être que les habitudes sont en train de changer aussi.
07:38Alors, moi, personnellement, effectivement,
07:40d'habitude, j'ai une tendance à partir plutôt loin en été.
07:42Et c'est vrai que cette année, je pars près.
07:44Je ne sais pas ce que vous, Bruno, vous êtes là.
07:46Cet été, vous travaillez.
07:47Oui, grâce à vous.
07:49Oui.
07:50Non, je pars à la fin du mois.
07:52Oui, je m'en vais aux Etats-Unis.
07:54C'est pour le boulot aussi que vous allez aux Etats-Unis.
07:56Oui, j'ai la chance d'être à la retraite
07:58et d'avoir une compagnie qui gagne relativement bien sa vie.
08:01Non, mais c'est vrai.
08:02Je pense souvent aux gens,
08:03parce qu'ils sont malheureusement nombreux.
08:04Je vois avec mon association,
08:05parce que j'accueille beaucoup de familles monoparentales et autres,
08:08l'été avec Familles et Vacances.
08:09Il y a plein, plein de gens, malheureusement.
08:11On peut se plaindre de nous parce qu'on travaille
08:13et puis on se dit, est-ce qu'on peut partir ?
08:14Mais il y a plein de gens qui ne partent pas en vacances, malheureusement.
08:17Et croyez-moi que les familles nombreuses,
08:20il y a beaucoup de familles nombreuses
08:22qui ne parlent pas malheureusement en vacances.
08:24Je vais y arriver.
08:24Après, comme vous disiez, Bruno, tout à l'heure,
08:26il y a un point positif dans ce réchauffement climatique.
08:29C'est qu'aujourd'hui, on peut d'abord...
08:31Déjà, Paris, ce n'est pas désagréable,
08:32parce qu'il fait beau, malgré tout.
08:33Alors qu'avant, au mois d'août,
08:34il y avait toujours un moment où ça s'assombrissait,
08:36où on avait envie de fuir la capitale.
08:38Et puis, on peut partir plus près, finalement,
08:41notamment, vous disiez, en Bretagne,
08:42où avant, on ne savait pas, le temps était incertain,
08:44le sud-ouest aussi,
08:45et on avait plutôt tendance à aller plus vers le sud-est.
08:48Maintenant, l'avantage de tout cela,
08:50si on peut regarder la partie pleine de la Bouteille,
08:53et puis pour les régions,
08:54pour la prospérité des régions françaises,
08:57c'est qu'on peut aller plus près
08:59et trouver du beau temps.
09:00Et ça, c'est agréable.
09:01Notamment, on parlait de la Bretagne tout à l'heure.
09:03C'est vrai que c'est une très belle région, en plus.
09:05Manuela, vous êtes là ?
09:07Oui, je vous écoute.
09:07Vous avez la chance d'avoir des parents
09:09qui ont une maison dans le midi, finalement.
09:10Tout à fait.
09:11Je m'en réjouis.
09:12Système 2.
09:14Et je pense à ce que vous êtes en train de dire.
09:15Je voulais aussi simplement dire
09:17que moi, j'habite en Bourgogne,
09:19et c'est vrai que le fait d'avoir moins de moyens,
09:21moins de possibilités,
09:22moins de pouvoir d'achat,
09:23ça fait qu'on découvre aussi sa propre région.
09:26On avait tendance à partir loin.
09:29Et là, du coup,
09:29on découvre aussi de jolies choses à faire
09:31à côté de chez nous, tout simplement.
09:33Et c'est vrai que c'est aussi, malgré tout,
09:35l'occasion de découvrir
09:37des coins super sympas
09:38à proximité de la maison.
09:41Et chose qu'on ne faisait pas forcément avant.
09:42Et on adore votre région, Manuela.
09:44Allez-vous rester avec nous
09:44et vous aussi, les auditeurs de Sud Radio.
09:46On revient dans un instant
09:48pour la suite de cette question du soir.
09:49Il est 17h16 sur Sud Radio.
09:51A tout de suite.
09:52C'est la suite de votre question du soir.
09:54Un petit rappel, le changement climatique,
09:55ça se voit sur le thermomètre,
09:56mais aussi sur nos dépenses.
09:58Et oui, des récoltes fragilisées
09:59qui peuvent faire monter les prix,
10:00davantage d'électricité consommée
10:02pendant les canicules,
10:03des assurances plus coûteuses
10:04face aux catastrophes naturelles,
10:05des vacances qui s'adaptent à la chaleur.
10:07Au final, le règlement climatique
10:09peut aussi peser sur notre pouvoir d'achat.
10:11Et vous, tiens, qu'est-ce que vous en pensez ?
10:13Est-ce que vous ressentez ces conséquences
10:15dans votre portefeuille directement ?
10:17Vous n'hésitez pas à commenter sur YouTube
10:18et à nous appeler au 0800 26 300 300.
10:21On était avec nos auditeurs.
10:23Gilles, vous êtes toujours avec nous ?
10:25Tout à fait, tout à fait.
10:26Ah, on vous entend mieux, Gilles.
10:27Alors, vous expliquez qu'effectivement,
10:29vous aviez souffert très directement
10:31de ces canicules à répétition,
10:35puisqu'en fait, votre clientèle principale,
10:37c'est le troisième âge,
10:37et que du coup, les soignants
10:39qui s'occupent d'eux
10:40ne viennent plus à la boutique
10:41quand il fait très chaud
10:42parce qu'ils ont trop de travail, c'est ça ?
10:44Oui, oui, c'est vrai que le travail explose
10:47et un nombre, en fait, n'augmente pas.
10:50Donc, maintenant, on a une pénurie de médecins
10:53et même d'infirmiers.
10:54Oui, on vous entend.
10:56Et avec beaucoup plus de patients.
10:57Bon, et vous, vous avez fait comment ?
10:59Alors, vous avez prévu le coût ?
11:01Ben, on a prévu le coût.
11:02En fait, c'est plus de l'épaisance.
11:04Oui, on essaie de s'adapter
11:06par rapport à la demande.
11:08Merci, Gilles.
11:09On va écouter un petit son, tiens,
11:11sur un agriculteur de la Confédération
11:13Paysanne qui prend la parole.
11:15Les aléas climatiques deviennent plus fréquents,
11:17plus violents, imprévisibles.
11:18Après, les pluies intenses de l'hiver,
11:20la sécheresse depuis mai
11:21et maintenant, les orages, la grêle.
11:23Encore une fois,
11:24engager autant d'énergie,
11:26de temps de passion
11:26et tout perdre en quelques minutes.
11:28Les pouvoirs publics doivent comprendre
11:30que les aides spécifiques,
11:32exceptionnelles, ne suffisent plus.
11:34Il faut une stratégie à long terme
11:36pour pouvoir assurer
11:37une juste rémunération de nos produits
11:39et un revenu digne pour nos paysannes
11:41et nos paysans.
11:43Ça fait mal au cœur
11:43quand on les écoute,
11:44nos agriculteurs.
11:45Effectivement, je reviens,
11:46Florence Roy,
11:47c'est ce que je disais tout à l'heure,
11:48c'est-à-dire qu'on a l'impression
11:48qu'on agit toujours dans l'urgence
11:50mais qu'il n'y a jamais
11:51de plan de prévention
11:52à un an, à deux ans, à trois ans
11:53qui permettraient justement
11:54d'éviter ce genre de catastrophe
11:55et de s'être préparés.
11:57Exactement.
11:57Et vous savez,
11:58en entendant ce son justement
11:59de ce monsieur,
12:00je me suis dit une chose,
12:02je me suis dit
12:02les candidats à la présidence
12:04de la République
12:04qui vont commencer à débarquer
12:06et à expliquer leur programme
12:08à partir de septembre
12:09puisqu'on rentre quand même
12:10dans une période
12:10de campagne électorale,
12:11ils vont avoir fort à faire
12:13pour convaincre
12:14les citoyens français
12:15parce qu'il y a quand même
12:16beaucoup de chantiers
12:17et notamment celui-ci
12:18parce que c'est fini
12:19de se contenter.
12:20De mettre sous le tapis, ouais.
12:21D'abord de mettre sous le tapis
12:23et puis de se contenter
12:23d'être dans une réaction,
12:25vous savez, action-réaction
12:26ou dans des effets d'annonce.
12:27Les gens attendent
12:29sur ce domaine,
12:30notamment sur ce sujet,
12:32un vrai programme,
12:34des vraies propositions,
12:35des choses qui quand même
12:36encadrent, rassurent
12:37et puissent permettre d'anticiper
12:38parce que c'est le vrai terme,
12:40anticiper,
12:41que ce soit les pluies diluviennes,
12:42que ce soit la chaleur excessive,
12:45il faut savoir comment y répondre.
12:46Et puis le coût
12:47pour notre portefeuille aussi,
12:48Bruno Pemar.
12:49Oui, non, non,
12:49mais il y a une question
12:51qui se pose,
12:51c'est que nos politiques
12:52depuis un paquet d'années,
12:53d'ailleurs,
12:53ce n'est pas nouveau,
12:53le changement climatique
12:55et tout ça,
12:56on sait que depuis des années,
12:57on a ces problématiques-là,
12:59le pouvoir d'achat,
13:00il y a toujours
13:00les mêmes sujets qui reviennent.
13:01C'est ça.
13:02Et on est en rapièce.
13:04L'essence coûte trop cher,
13:05on va filer quelques millions d'euros.
13:07Le gaz coûte trop cher,
13:08on va filer les poulions.
13:09On n'est qu'à faire du rapièce.
13:10On éteint les feux, en fait.
13:11Oui, c'est exactement ça.
13:12On est en réaction systématique.
13:14On est incapable d'anticiper
13:15parce que, par nature,
13:17le politicien ne s'est pas anticipé.
13:19Lui, il nous promet, évidemment,
13:20on va le voir encore au présidentiel,
13:22nous promettre mon zémervier,
13:23le plein pouvoir d'achat,
13:25le plein emploi,
13:26enfin tout,
13:27comme d'habitude.
13:28Et puis on va repartir
13:28dans une série encore catastrophique.
13:30Donc c'est un vrai sujet
13:31qui se pose.
13:32Et je pense évidemment
13:33toujours à nos agriculteurs.
13:34Moi, j'étais maire
13:35d'un petit village dans l'Aude.
13:37Je les vois malheureusement
13:38souffrir trop.
13:39Et encore une fois,
13:40il va falloir qu'on puisse
13:41apporter des réponses concrètes
13:43parce qu'avec l'Europe,
13:44avec l'ensemble des partenaires,
13:46Dieu sait s'il y a des moyens en plus.
13:47Mais là,
13:48se pose la question
13:49du soutien à nos agriculteurs
13:50et aux éleveurs en particulier.
13:52Surtout quand on sait
13:52que des organismes d'État
13:53comme la Banque de France,
13:54par exemple,
13:55elle identifie bien
13:55les conditions météorologiques
13:56comme un facteur de hausse
13:57des prix des produits frais
13:58et de certains coûts agricoles.
14:00Elle a dit que ça contribue
14:01à une inflation alimentaire
14:02autour de 2% en 2027
14:04après 1,5% en 2025.
14:06C'est hallucinant en fait.
14:08Oui, c'est hallucinant
14:08et c'est ce que disait
14:09votre auditrice tout à l'heure
14:10quand elle a dit
14:11mais moi, pour 50 euros,
14:12je ne fais plus beaucoup de courses
14:13et je crois que c'est
14:14un constat général.
14:15On s'aperçoit qu'aujourd'hui,
14:17pour avoir un panier,
14:19le panier de la ménagère
14:20coûte extrêmement cher.
14:21Moi, par exemple,
14:21quand j'ai des dossiers
14:22à traiter dans le droit de la famille
14:23et que je vois
14:24que certains sont retissants
14:25à payer des pensions alimentaires
14:26pour les enfants,
14:28en rechignant à payer ce qu'il faut.
14:30Je leur dis
14:30mais attendez,
14:31mais aujourd'hui,
14:31qu'est-ce que vous faites
14:31avec 100 euros ou 150 euros ?
14:33Je veux dire, c'est ridicule.
14:34Ce n'est pas possible.
14:35Il faut s'engager
14:36parce qu'il faut nourrir.
14:38Et puis, c'est cher partout en fait.
14:40Ça veut dire qu'on achète
14:41de la mauvaise bouffe ?
14:42Oui, on achète de mangement bien.
14:43Il faudrait manger bio ?
14:45Super, moi je veux bien,
14:46tout le monde.
14:46Mais pour le mieux,
14:47il faut des moyens.
14:47Peut-être qu'il faut aller
14:51directement vers les agriculteurs,
14:53les producteurs,
14:53acheter sur le terrain
14:54et peut-être qu'on serait tous gagnants.
14:56Oui, déjà, ça se fait pas mal.
14:57Oui, dans le rural,
14:59mais pourquoi en fait ?
15:00Finalement, nous,
15:01peut-être qu'il faut créer,
15:02il faut innover.
15:03Il y a plein de fermes
15:03autour des villes françaises.
15:05Oui, peut-être qu'il faut innover
15:07et se dire,
15:07tiens, on va aider aussi
15:09nos agriculteurs
15:09et on va aller chercher
15:10les produits directement.
15:12Il n'y a pas d'intermédiaire comme ça.
15:12Ma fille, dans le sud,
15:13elle le fait ça.
15:14Et c'est très intéressant.
15:15Alors, ce n'est pas
15:16des super beaux fruits,
15:17mais ils sont excellents.
15:18Oui, mais ils sont meilleurs.
15:19Ce n'est pas la beauté qui compte.
15:20Exactement, c'est la saveur.
15:26Oui, oui, ça fait.
15:28Donc, vous,
15:29on l'a dit,
15:30quand vous faites vos courses,
15:31c'est beaucoup plus cher qu'avant.
15:32Quand vous prenez votre voiture aussi,
15:33c'est compliqué.
15:34Et puis, en fait,
15:35il y a un truc qu'on a oublié,
15:36il y a un poste important,
15:37c'est le prix de l'électricité,
15:38le prix du gaz.
15:39Ah, ben, qui explose aussi.
15:41Vous l'avez senti passer, ça ?
15:42Ah, ben, complètement, complètement.
15:44En fait, ça ne s'arrange pas.
15:45Mais on a l'impression, finalement,
15:48que tout devient compliqué, en fait,
15:50que tout augmente de partout.
15:51Et c'est vrai que, ouais,
15:53ça devient difficile au quotidien.
15:55C'est vrai que, François,
15:56on a l'impression qu'il n'y a pas de...
15:58Alors, comme on disait tout à l'heure,
15:59il n'y a pas de vision à long terme,
16:01mais il n'y a pas aussi
16:01de solutions concrètes
16:02qui sont apportées, en fait.
16:03Mais parce qu'il n'y a pas
16:04de créativité, moi, je trouve.
16:06Voilà, je vais donner...
16:08Je ne me targue pas d'être créative,
16:10mais, je veux dire,
16:11j'ai eu cette idée comme ça,
16:12parce que c'est dans l'air du temps aussi.
16:14Pourquoi pas, d'ailleurs,
16:14que vous êtes créative ?
16:14Non, mais c'est parce que
16:15c'est dans l'air du temps.
16:16C'est dans l'air du temps.
16:18Voilà, c'est ça,
16:18la véritable écologie.
16:20La véritable écologie,
16:21pour moi,
16:21qui ne suis pas écolo politiquement,
16:24ce serait, effectivement,
16:25d'aller chez les agriculteurs.
16:26On prend sa petite voiture
16:27ou même on va en train.
16:29Ça fait une balade en famille.
16:30Et puis, on va faire son panier.
16:31Après, il faut y aller
16:32une fois par semaine.
16:33C'est toute une organisation.
16:34Et pourquoi pas ?
16:34Quand on est une famille,
16:36il faut essayer de mettre
16:37peut-être des billets de train
16:38moins chers,
16:39mais ça existe déjà
16:39pour les familles nombreuses.
16:41De mettre à...
16:42Voilà, il y a peut-être...
16:43Non, ou sinon,
16:43la solution, c'est peut-être
16:44que nos agriculteurs
16:46organisent des services
16:47de livraison
16:48qui nous permettent...
16:49Ça existe déjà
16:50sur certaines marques.
16:51Franchement, dans le rural,
16:52ça existe.
16:53Ce n'est pas totalement développé,
16:54mais ça existe
16:55et ça marche
16:56puisque ça continue
16:57à fonctionner.
16:57Donc, il n'y a pas de souci.
16:58Ça existait au moment du Covid,
17:00souvenez-vous.
17:00On avait des livraisons
17:01comme ça, des primeurs
17:03et même des gens,
17:03des agriculteurs
17:04de l'Île-de-France.
17:06Ça peut se faire.
17:07Ça peut être intéressant.
17:08En tout cas,
17:09il y a aussi un autre sujet
17:10dont on n'a pas parlé,
17:11c'est les assurances
17:12parce que les événements
17:13climatiques
17:14coûteux
17:14comme ça vient de se passer
17:16parce qu'on le sait,
17:17les incendies,
17:18c'est 9 fois sur 10
17:18les êtres humains
17:19qui les provoquent
17:20mais il n'empêche
17:20que derrière,
17:21ça crée des catastrophes
17:23et du coup,
17:24les assureurs
17:25et les prix des assurances
17:26explosent complètement.
17:27C'est pareil.
17:28Les polices d'assurance
17:29explosent
17:30et puis quand il s'agit
17:30d'indemniser,
17:31c'est toujours ça.
17:33C'est un argument
17:34de plaidoirie.
17:35C'est vrai, je vous assure.
17:36C'est-à-dire qu'on sait
17:37très bien
17:37que les polices d'assurance
17:38pour nous demander
17:41des coûts,
17:42des mensualités
17:44qui sont onéreuses
17:45pour le qui-dame
17:46mais au moment
17:47de couvrir
17:48les sinistres,
17:49il n'y a plus personne,
17:50il y a toujours
17:51une petite clause
17:52qui s'est immiscée
17:54dans le contrat
17:55qui vient...
17:56Qu'on n'a pas lu ?
18:08Voilà, qu'on n'a pas lu
18:14mais c'est à nous
18:16de changer notre attitude.
18:17Il faudrait.
18:18C'est comme avec les banques
18:19de toute manière,
18:19on se parait.
18:21Mais encore une fois,
18:22avec le coup des incendies,
18:22c'est comme ça qu'on se fait avoir.
18:23Très bien qu'on est
18:24de tous qui ont été
18:25victimes de ces incendies
18:26mais en attendant,
18:26les assureurs,
18:27ils ne font pas de cadeaux.
18:29Ils m'ont aidé là,
18:29c'est sûr,
18:30mais ça va être répercuté
18:31sur nos cotisations
18:33et puis aller en avant.
18:34C'est parti.
18:35En tout cas,
18:36merci à nos auditeurs
18:37Gilles et Manuela.
18:37Merci Manuela
18:38d'avoir participé
18:39à ce débat avec nous.
18:40Si vous voulez faire comme Manuela,
18:41vous nous appelez
18:42au 0826 300 300.
18:43Vous pouvez aussi
18:43aller commenter sur Youtube
18:44sur ce que vous entendez
18:45à l'antenne de Sud Radio,
18:47vous le savez.
18:48Et puis comme c'est la fin
18:48de ce débat
18:49qui nous touche tous,
18:51évidemment,
18:51on fait le point
18:52avec Quentin Saunier
18:52sur vos commentaires justement.
18:54Et oui Judith,
18:54puisqu'on vous pose
18:55cette question
18:56sur notre chaîne Youtube,
18:56changement climatique,
18:57ressentez-vous
18:58ces conséquences
18:59dans votre portefeuille ?
19:00Et vous répondez oui
19:01à 79%.
19:02Vous nous laissez aussi
19:03beaucoup de commentaires
19:04pour Christina.
19:05C'est évident,
19:06on le voit dans le prix
19:07de la nourriture par exemple.
19:08On a Mireille en colère
19:10qui nous dit
19:10tout est bon pour taxer
19:12et augmenter
19:13les produits du quotidien.
19:14Et on a Elia
19:15plus perplexe
19:16qui nous dit
19:17les taxes se sentent
19:18dans le porte-monnaie
19:19et le réchauffement climatique
19:20se sent sur le thermomètre.
19:22Merci beaucoup
19:23Quentin Saunier,
19:23c'est éclairant.
19:24Allez-vous,
19:25restez avec nous
19:25sur Sud Radio.
19:26Il est 17h27.
19:27On revient dans un instant
19:28pour le tour de table
19:29des vrais voix.
19:30A tout de suite.
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