- il y a 6 minutes
Chaque week-end, Brigitte Boucher vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Alexander Kerry, correspondant en Ukraine, Volodymyr Zelensky dénonce, je cite, la terreur balistique de Vladimir Poutine.
00:11Oui, oui, en effet, quand Zelensky évoque justement cette terreur balistique, il évoque bien évidemment cette attaque sur Odessa notamment,
00:17cette attaque qui s'est déroulée la nuit dernière, qui a fait 12 morts.
00:20On sait surtout que, notamment, des immeubles résidentiels ont été touchés, des infrastructures énergétiques,
00:26puisque la plupart de la ville était bien plongée dans le noir pendant tout ce laps de temps.
00:32C'est aussi un peu compliqué pour Odessa, puisqu'on est vraiment au plus haut de la saison touristique,
00:36c'est quand même le plus gros spot touristique de la région.
00:39Ce qu'il faut aussi savoir, c'est qu'Odessa est une cible régulière des Russes.
00:43Depuis le 6 juillet, près de 284 missiles ont été lancés vers Odessa et dans sa région.
00:50Donc là, dans ce cas-là, il s'agissait de 11 missiles, un seul a été intercepté, une centaine de
00:54drones,
00:5472% ont été interceptés.
00:57On retrouve en fait toujours le même problème sur le fait que l'Ukraine n'arrive pas à intercepter ses
01:01missiles balistiques.
01:02Elle continue à demander aux États-Unis d'avoir de l'aide en matière de patriotes.
01:05Alors, dans un voyage récent en Serbie, Zelensky a annoncé que les États-Unis avaient accepté de livrer des missiles,
01:12mais, je cite, ce sera apparemment moins qu'en 2025, et il le disait en ne cachant pas sa déception.
01:18Alexander Kerry, vous revenez du Donbass, vous étiez il n'y a pas si longtemps.
01:21Vous avez vu cette guerre des drones que se livrent ces deux protagonistes ?
01:26Oui, en effet, de toute façon, aujourd'hui, sur le front, c'est plutôt, comme vous le disiez, une guerre
01:31des drones.
01:31J'ai eu l'occasion d'aller dans la Killzone à quelques kilomètres des Russes.
01:35Je ne peux pas dire bien, évidemment, la distance exacte.
01:38Mais ce qui est sûr, c'est que les Russes ne peuvent pas avancer en assaut massif, mécanisé,
01:42puisqu'ils sont extrêmement repérables.
01:44Alors, on a évoqué un peu plus tôt, dans l'année, on a évoqué le fait que la durée de
01:49vie, entre guillemets, d'un Russe sur le champ de bataille,
01:52c'est de 20 à 30 minutes, à peu près.
01:54De ce que j'ai pu voir, apparemment, c'est 5 secondes, puisqu'ils sortent d'un fourré, et immédiatement,
01:58les drones ukrainiens les tuent.
02:00Donc, c'est vraiment un espèce de no man's land, la Killzone, c'est un no man's land absolument désolé,
02:04où, effectivement, les drones règnent en maître.
02:06Alors, les FPV, mais pas seulement.
02:07Aussi les drones à fibre optique, qui sont absolument indétectables, et aussi les drones terrestres.
02:11Mais les drones terrestres ne sont pas la panacée, c'est-à-dire qu'on a souvent fantasmé sur le
02:15fait que ce drone terrestre puisse remplacer l'infanterie sur le terrain.
02:19En fait, ce n'est pas vrai, parce qu'il faut aussi des soldats avec, qui amènent justement la logistique
02:23et les vivres aux équipes de drones qui sont installées sur d'autres positions.
02:27Donc, c'est effectivement une guerre des drones, et aussi, surtout, avec différentes distances,
02:33parce qu'il y en a, j'étais aussi avec une autre unité de drones qui a mis en place
02:36une opération qui s'appelle Ark Hachan,
02:37qui s'est déroulée, je crois, il y a à peu près un mois, où la plupart qui a détruit
02:42à peu près 300 pièces à tirer en une nuit, en deux nuits,
02:45après, avec près de 800 drones.
02:47Et ça, il y a aussi d'ailleurs une coordination qui est très, très complexe.
02:51Donc, ce n'est pas seulement une guerre des drones FPV contre FPV,
02:53il y a un réel écosystème des drones aujourd'hui dans la Killzone, dans le Grand Basse.
02:59Merci, Alexandre Kéré, pour ce témoignage.
03:01Jérôme Klesch, on voit que, d'un côté, il y a des drones, et il y a des drones côté
03:06ukrainien,
03:06que ça permet de donner un avantage dans cette guerre.
03:08Et puis, de l'autre côté, il manque d'intercepteurs de missiles balistiques,
03:12qui fait que la situation est compliquée.
03:14Oui, le manque d'intercepteurs fait qu'effectivement, la guerre d'attrition qui se joue,
03:18encore une fois, faute de supériorité aérienne d'un côté comme de l'autre,
03:22et de raids organisés en ce sens pour arriver à se neutraliser,
03:24fait que cette guerre d'attrition pèse davantage sur l'Ukraine que sur la Russie,
03:30même si l'Ukraine a tenté, et tente toujours, par des frappes dans la profondeur,
03:35de désorganiser l'économie de guerre en frappant des sites pétroliers,
03:41et également des sites logistiques, on l'a vu avec Loël Bérise,
03:44et puis faire porter, finalement, le coup de la guerre davantage sur la population russe.
03:48Mais néanmoins, en termes de proportion, il y a une dissymétrie totale qui se joue,
03:52et la dissymétrie risque de se prolonger, parce que même si les États-Unis ont donné un accord de principe,
03:59ils l'avaient déjà donné, ils avaient même donné l'accord pour la production,
04:02la licence pour la production sur place de missiles antimissiles,
04:06mais finalement, ça a été abandonné.
04:10Donc, finalement, la production et l'acheminement des dispositifs antimissiles,
04:16et des lots PAC-3 risquent de tarder.
04:20Donc, concrètement, dans la cinétique qui est celle de la guerre en Ukraine,
04:24là, sur les semaines et les mois qui viennent, ça risque de manquer.
04:27Et dans les mois qui viennent, le froid va revenir.
04:30D'ici quelques mois, ce sera l'hiver, et cet hiver va peser,
04:34parce qu'il n'y a plus aucune infrastructure énergétique qui n'a pas été touchée en Ukraine.
04:38Alors, c'est vrai que sur le front...
04:45Sur le front, il est vrai qu'à la faveur des drones FPV,
04:48et l'innovation dont les Ukrainiens ont su et continuent à faire preuve,
04:53ça permet quand même de tenir,
04:54mais néanmoins, le schéma qui se joue, et ce que disait le reporter,
04:58est à compléter, parce que le schéma qui se joue,
05:01c'est quand même des Russes qui, dans cette no man's land,
05:04effectivement, il y a quasiment 20 à 30 kilomètres,
05:07où il n'y a pas âme qui vive,
05:08où on voit des drones qui sortent,
05:10et effectivement, quand il y a des fantassins, la durée de vie est très courte.
05:13Mais en réalité, les Russes, qui ont intégré ça quand même,
05:16jouent d'une capacité que les Ukrainiens n'ont pas,
05:20c'est l'appui feu au sol,
05:22avec des soukhoïs 30 qui, à coup de bombe planante,
05:26arrivent quand même à aplanir les difficultés,
05:28les centres de commandement, les concentrations de force,
05:31les batteries d'artillerie, les tranchées quand il y en a,
05:33et arrivent un petit peu à supprimer une part importante des fantassins
05:37équipés de FPV,
05:39pour ensuite arriver à des assauts plus ou moins mécanisés,
05:42lesquels sont aussi appuyés par des drones FPV.
05:44Parce que si vous regardez en réalité,
05:46la concurrence qui se joue sur les drones FPV,
05:50entre Russes et Ukrainiens,
05:51les deux sont aussi forts.
05:53Il y a effectivement un avantage compétitif,
05:55si je puis dire,
05:56ou plutôt comparatif, pour être exact,
05:58aux Ukrainiens,
05:59puisqu'ils partaient de capacités militaires
06:01beaucoup plus faibles que celles des Russes,
06:02mais dans l'absolu,
06:03les Russes et les Ukrainiens sont à peu près aussi forts
06:05sur les drones FPV.
06:06Et puis, une innovation chasse l'autre.
06:10Dernièrement, que ce soit sur les drones FPV
06:12ou sur les autres types de drones,
06:14les Russes ont posé des télémètres laser
06:17qui leur permettent d'être beaucoup plus précis
06:19sur le déclenchement de la phase explosive
06:22et donc d'avoir une létalité beaucoup plus forte.
06:24Bref, je vous passe les détails.
06:25Ça fourmille d'innovation.
06:28Donc, les Russes arrivent aussi
06:29à appuyer leurs assauts d'infanterie
06:32plus ou moins mécanisés
06:33avec des drones FPV.
06:35Et finalement, sur un rapport
06:36de 1 fantassin ukrainien,
06:393 à 4 fantassins russes
06:42arrivent quand même à enfoncer des coins.
06:44Dernièrement, la semaine dernière,
06:45c'est 100 kilomètres quand même
06:46qui a été récupéré.
06:47En moyenne, c'était plutôt 30 kilomètres.
06:49Même s'il y a eu un moment ukrainien,
06:51c'est vite estompé.
06:53Et à coups de dizaines,
06:55voire centaines de kilomètres carrés,
06:56arrivent à grignoter dans le Donbass,
06:59dans le Donetsk,
06:59qui est la partie, j'allais dire,
07:00la plus faiblarde pour les Russes
07:02où les Russes cherchent
07:03qui de Konstantinivska à Kramatorsk
07:05ou de Konstantinivska à Pokrovsk.
07:07Pokrovsk est tombé quand même
07:08il y a quelques mois.
07:10Arrivent à conforter
07:11et à gagner finalement,
07:13à consolider leurs gains
07:14et à gagner militairement,
07:15petit à petit,
07:17ce qu'ils n'ont pas obtenu
07:18diplomatiquement dans l'année écoulée.
07:20Alors, 61 missiles tirés
07:21cette semaine par la Russie.
07:23Volodymyr Zelensky parle,
07:25on le disait,
07:25de terreur balistique.
07:27Élise Phillips,
07:28l'Ukraine reste dans une situation
07:30quand même compliquée
07:31à l'approche de l'hiver.
07:32Oui, c'est sûr.
07:33Et c'est vrai que surtout dans le ciel,
07:34la bataille du ciel en ce moment
07:35est très compliquée pour l'Ukraine.
07:37On en parlait il y a quelques secondes.
07:39Ces missiles balistiques
07:40qui font équiper d'engins explosifs.
07:41Il y a tout un tas de systèmes
07:44vous savez quand on parle
07:45d'attaque de drones
07:47par l'Ukraine et par la Russie
07:48dans les partis civils,
07:51on oublie que sur le front,
07:52c'est 10 000 drones
07:54des deux côtés par jour.
07:55Ça veut dire, vous savez,
07:56les petits drones qui sont sur le front,
07:59ça veut dire que l'intensité
08:00est tout autre.
08:01Ils sont tous avec des engins explosifs ?
08:03Pas forcément.
08:04Vous savez, actuellement,
08:05vous avez tout un tas de drones.
08:07Vous avez des drones qui transportent.
08:08Vous avez des drones
08:09qui transportent maintenant des drones
08:11qui transportent aussi
08:12des drones terrestres
08:13parce qu'ils sont trop lents
08:15et donc, en fait,
08:15il faut les mettre dans un endroit
08:17et puis après,
08:18vous savez,
08:19c'est plus les robots, en fait,
08:20qui sont...
08:20Enfin, il y a tout un tas
08:23de systèmes qui existent.
08:25Le problème, actuellement,
08:27c'est que les deux parties,
08:28en fait, ont compris
08:29les faiblesses de l'autre.
08:30Et donc, l'Ukraine a compris
08:32qu'elle avait la possibilité
08:35de frapper sur la faiblesse russe
08:37dans les parties civiles,
08:42sur la transformation de pétrole,
08:44sur tout ce qui est
08:46les dépôts d'Oual Berris et compagnie.
08:49Et la Russie, en fait,
08:50elle a deux atouts majeurs.
08:53Ce sont d'ailleurs
08:54les drones à réaction
08:56que les Ukrainiens n'arrivent pas
08:57à battre non plus.
08:58Très bien.
08:59Parce que les Shahed turbos,
09:01en fait, eux,
09:02ils sont abattus quasiment à 96%.
09:04C'est quoi,
09:04un drone à réaction ?
09:05En fait, le drone à réaction,
09:07c'est le Shahed
09:10auquel on a mis
09:12comme un moteur
09:13d'avion à réaction
09:16et qui vole à 600 km à l'heure.
09:18Et donc, en fait,
09:19ils volent à une vitesse
09:20complètement différente.
09:21Deux Shahed traditionnels,
09:23classiques,
09:23c'est 130,
09:24150 km à l'heure.
09:25Donc, en fait,
09:26lui et les drones
09:27ukrainiens,
09:28c'est pareil.
09:28Et les Russes ont aussi...
09:29Plus rapide,
09:30plus difficile à détecter,
09:31plus difficile à révéler.
09:32Il est plus rapide.
09:33Donc, il est plus difficile
09:34à détecter
09:35parce qu'ils volent très bas
09:37et donc, en fait,
09:38on le voit très, très mal
09:39sur les radars.
09:41Et surtout,
09:41on n'a pas le temps
09:42de réaction.
09:43Et plus,
09:44les Russes ont
09:45les missiles balistiques.
09:46Et les missiles balistiques,
09:47les Russes ont compris
09:48que les Ukrainiens,
09:49actuellement,
09:49n'ont pas de missiles.
09:51Ils ont les batteries patriotes.
09:53Mais ils n'ont pas de missiles
09:54qu'il faut mettre
09:55dans ces batteries patriotes.
09:56Voilà, pour intercepter
09:57les balistiques.
09:58Et j'ai l'impression,
09:59vous savez,
09:59ça commence à se parler,
10:01mais vous savez,
10:02on n'a pas de confirmation
10:04de ça,
10:04puisque la Russie,
10:06en réalité,
10:07n'utilisait pas,
10:08à un moment donné,
10:09ces missiles
10:09d'une manière
10:10assez importante.
10:11Parce qu'on s'est dit,
10:13ils sont arrivés
10:13à la production
10:15qui, plus ou moins,
10:16couvre les besoins
10:18quotidiens,
10:19mais ils n'arrivent pas
10:20à produire
10:20beaucoup plus.
10:21et en fait,
10:23ils ne peuvent pas
10:24en même temps
10:25employer des missiles
10:27qui sont dans
10:27les réserves stratégiques.
10:29Parce que si jamais
10:30il y a une guerre
10:30autre avec la Chine
10:31ou avec un autre adversaire
10:33qui arrive,
10:34ou avec l'OTAN,
10:35le vrai OTAN
10:36ou la vraie OTAN
10:37qui est là,
10:38eh bien,
10:39les Russes auront besoin
10:40quand même
10:41de réserves de missiles.
10:42Et j'ai l'impression,
10:43en fait,
10:44il y a le bruit
10:44qui est court actuellement,
10:45c'est que Poutine,
10:47puisqu'elle a compris
10:48que les Ukrainiens,
10:49sur le moment,
10:49n'ont pas d'un certain secteur.
10:51C'est pour ça
10:51qu'il intensifie,
10:52là.
10:53En fait,
10:53il intensifie,
10:54ça veut dire
10:54qu'il commence à puiser
10:56dans cette réserve,
10:57quitte à se démunir
11:00un peu face à l'OTAN
11:02si jamais il y a
11:03un conflit global
11:04qui est arrivé.
11:05jouer sa carte maintenant.
11:05Mais parce que,
11:07tactiquement,
11:07actuellement,
11:08sur un mois
11:09ou deux mois
11:09ou trois mois,
11:11avec cette arme-là,
11:12ils peuvent avoir
11:13une avancée
11:15par rapport à l'Ukraine.
11:16Ulrich Buna,
11:17ça veut dire
11:17que la guerre,
11:18elle peut se jouer
11:19là,
11:19dans les semaines
11:20qui viennent,
11:21les deux mois
11:22qui viennent,
11:23avec un avantage
11:24très fort
11:25de la Russie
11:25sur l'Ukraine ?
11:27Non,
11:27la guerre va pas se décider
11:28dans les deux,
11:28trois prochains mois,
11:29comme on l'a dit,
11:30ce qui fait quand même...
11:31Alors,
11:32effectivement,
11:32les frappes sur la profondeur,
11:33elles vont s'accentuer
11:34parce que chacun a un peu
11:35un avantage comparatif,
11:36les Russes avec leurs missiles,
11:38les Ukrainiens avec leurs frappes
11:39de drones
11:40que les Russes
11:41n'arrivent pas à intercepter
11:41parce qu'ils n'ont pas
11:42d'intercepteurs de drones
11:42pour le moment.
11:44Mais sur le front en lui-même,
11:46ça ne craque pas
11:47ni d'un côté ni de l'autre.
11:48Donc,
11:48ce n'est pas ça
11:49qui va véritablement
11:49bouleverser le cadre de la guerre.
11:51En revanche,
11:51ce qui est certain,
11:52c'est que ce rythme-là,
11:53en fait,
11:54de frappe sur la profondeur
11:55de plus en plus intense,
11:56il n'est pas tenable
11:57sur le long terme
11:57ni pour l'un ni pour l'autre.
11:58Les Russes mettent vraiment
12:00le paquet sur le réseau énergétique,
12:02mettent le paquet
12:02sur les exportations
12:03de céréales,
12:05notamment dans la mer Noire.
12:07Enfin,
12:07on parle de la frappe
12:08sur Odessa,
12:08mais on pourrait parler aussi
12:09de la frappe
12:09qui a eu lieu en même temps
12:10aujourd'hui
12:11sur le pont de Mayaki
12:11qui permet de relier Odessa
12:13aux ports
12:14qui sont sur le Danube.
12:15Et si vous coupez ce pont-là,
12:16c'est très compliqué
12:17d'exporter via les ports
12:18sur le Danube.
12:19Donc,
12:19il y a une volonté très claire
12:20d'étouffer économiquement
12:21et énergétiquement
12:23l'Ukraine côté russe.
12:24Côté ukrainien,
12:25malgré tout,
12:25ces frappes,
12:26alors,
12:27il n'y aura pas de pénurie
12:28généralisée d'essence en Russie,
12:29mais quand même,
12:30malgré tout,
12:30le coût social,
12:31économique de cette guerre
12:32y monte.
12:33Donc,
12:33au bout d'un moment,
12:34là,
12:34à mon avis,
12:35ce qui est un peu plus probable,
12:36ce n'est pas que la guerre
12:36va se décider au mois de septembre
12:37ou au octobre,
12:38c'est qu'à un moment donné,
12:39il va falloir faire un choix
12:40côté russe.
12:41Ce rythme de progression
12:43extrêmement lent
12:44n'est pas tenable
12:45à très long terme.
12:46Les Russes perdent plus d'hommes
12:47qu'ils ne recrutent en ce moment,
12:47etc.
12:48Donc,
12:48Vladimir Putin va se passer
12:49probablement à un choix,
12:50c'est-à-dire soit de continuer
12:52comme ça,
12:52mais avec des progrès
12:53qui vont être extrêmement faibles
12:54et qui vont lui coûter
12:55de plus en plus cher,
12:56ou alors,
12:56simplement,
12:57d'essayer de passer
12:58la surmultiplier
13:00en bombardant,
13:00en envoyant tout ce qu'il a
13:01en stock
13:02et aussi peut-être
13:03en lançant une nouvelle phase
13:04de mobilisation
13:04pour essayer de faire en sorte
13:06une espèce d'effet levier
13:07en amenant plus d'hommes
13:08sur le terrain.
13:09C'est ça,
13:09cette mobilisation
13:10dont on parle
13:11avec peut-être 300 000 hommes
13:12qui auraient lieu
13:13après les élections.
13:15C'est ce qu'on a dit tout à l'heure,
13:17j'avais parlé
13:17d'une poussée ultra-nationaliste
13:20à l'extrême droite,
13:21à l'extrême gauche,
13:22potentielle en Russie,
13:23Poutine va scruter les résultats.
13:26Effectivement,
13:26à partir de là,
13:27peut-être qu'il sera soumis
13:28à une pression
13:29pour aller vers cette mobilisation.
13:31Bon, en tout cas,
13:32il y aura quand même...
13:33Un semblant d'élection.
13:34En tout cas,
13:34il y aura quand même...
13:35Les résultats sont décidés
13:37avant les élections.
13:38Il y aura une sociologie.
13:40On sait déjà
13:41que Bruchini
13:42va faire entre 45 et 55 %.
13:44Oui,
13:45mais ce serait en baisse
13:46quand même par rapport à...
13:46Je suis d'accord.
13:47Mais en fait,
13:48juste pour dire par là
13:48que les électeurs
13:49n'ont pas vraiment
13:50leur mot à dire.
13:50C'est juste que c'est
13:51plus ou moins truqué
13:52en fonction des résultats
13:54qui sont voulus
13:55par le pouvoir.
13:55C'est juste ça.
13:56C'est ça,
13:56les élections en Russie.
13:57Pour autant,
13:58ça peut être
13:58un déclencheur de la guerre
13:59ou d'une mobilisation éventuelle.
14:02Par contre,
14:02personne n'a parlé
14:03sur les plateaux
14:04quand même
14:04de quelque chose.
14:06Et moi,
14:07je suis assez sceptique
14:08sur la stratégie
14:08peut-être plus
14:09que certains
14:10sur la stratégie ukrainienne.
14:11On nous a dit
14:12la guerre des 40 jours.
14:13Ça a commencé le 25 juillet.
14:14On va faire plier la Russie
14:16militairement,
14:17politiquement,
14:18économiquement.
14:18Moi,
14:19je vois plutôt
14:19un boomerang
14:20parce qu'actuellement,
14:22il y a une destruction
14:22des infrastructures
14:23logistiques,
14:24économiques
14:26ukrainiennes
14:27des Russes.
14:28Avant,
14:28ils ne frappaient pas
14:29aussi fort
14:29parce qu'en réplique
14:31aux raffineries
14:31qui ont été touchées
14:33Walberry,
14:33c'est-à-dire l'Amazon russe,
14:36aujourd'hui,
14:37ils font la même chose
14:37en Ukraine.
14:38Donc,
14:39je ne comprends pas trop
14:39la stratégie ukrainienne.
14:41Politiquement,
14:42c'était censé affaiblir
14:43Poutine.
14:44Je n'ai pas l'impression
14:45que pour l'instant,
14:46et en plus,
14:46je viens de confirmer
14:47que les résultats,
14:48voilà.
14:48Et puis,
14:49d'un point de vue stratégique,
14:50c'était très bien rappelé
14:52et même Alexandre Kéré
14:53sur le terrain
14:54l'avait rappelé
14:54il y a quelques jours
14:55et vous l'avez rappelé,
14:56il y a une progression russe
14:58avec un objectif essentiel,
15:00Slaviansk et Kramatorsk.
15:01Parce que depuis le début
15:02de la guerre,
15:03il y avait trois villes.
15:04Il y avait Mariupol,
15:05Slaviansk et Kramatorsk.
15:06Ce qui est les trois villes
15:06symboliques très importantes
15:08pour la Russie.
15:09Mariupol,
15:10ça fait quatre ans.
15:11Slaviansk et Kramatorsk,
15:12oui,
15:13ça patine,
15:13c'est l'heure.
15:14Mais ils sont à cinq kilomètres.
15:15Mais est-ce qu'une fois
15:15que ces villes seraient prises,
15:18Vladimir Poutine
15:19pourrait accepter
15:20de négocier ?
15:21On n'en sait rien.
15:21On n'en sait rien
15:22parce que l'accélération
15:23des destructions logistiques
15:24peut amener
15:25à une accélération,
15:27je ne dis pas
15:27que ça se fera cette année,
15:28mais ce n'est pas impossible
15:29sur l'année prochaine.
15:30Et là, politiquement,
15:31Poutine pourra dire
15:32vous voyez,
15:33j'ai atteint mon objectif,
15:34la quasi-totalité
15:35du Donbass est libérée.
15:37Ce sera...
15:37Bon, en tout cas...
15:39Et à partir de là,
15:40il pourrait dire
15:40on arrête,
15:40mais à ces conditions-là,
15:41je garde la primaire Donbass
15:43et puis...
15:43Tout à fait.
15:44Et c'est pour ça
15:45que quand il y avait l'Alaska
15:46l'an dernier,
15:47il avait dit
15:48OK,
15:48mais moi,
15:49je veux récupérer
15:50sans combattre
15:51ces villes
15:52et le Donbass,
15:52à ce moment-là,
15:53je me retire peut-être
15:54d'une partie
15:54des autres oblastes.
15:55Donc, symboliquement,
15:56c'est un objectif pour Poutine.
15:58Il pousse son avantage
15:59parce qu'on a rappelé
16:00qu'il n'y a plus de patriotes
16:01à cause notamment de l'Iran,
16:03mais pas qu'eux.
16:04Donc, on va voir.
16:05Mais actuellement,
16:06il y a quand même
16:06une passe difficile
16:08pour les Ukrainiens.
16:09Et là,
16:10je rejoins Jérôme.
16:11Et je vous rejoins aussi.
16:11Tout à fait.
16:12même s'il y a des coups d'éclat,
16:14mais les coups d'éclat
16:14ne font pas forcément
16:16gagner une guerre.
16:17Et en plus,
16:18vous avez très bien rappelé
16:19et votre correspondant,
16:22le fantassin.
16:23Et là,
16:23c'est le débat
16:24qui avait eu lieu
16:24au niveau de l'éviction
16:26du ministre de la Défense
16:27très populaire,
16:28Fedorov,
16:28parce que lui,
16:29il jouait plutôt
16:30sur les drones,
16:30la high-tech,
16:32etc.
16:33Alors,
16:33ça plaît au public
16:34parce que ça fait
16:35qu'on a moins besoin
16:36théoriquement de mobiliser
16:37des soldats.
16:37Donc, la jeunesse ukrainienne,
16:39elle aime bien entendre ça.
16:40Mais la réalité,
16:41c'est qu'il faut les deux.
16:42Il faut la high-tech,
16:43il faut les drones,
16:43mais il faut du fantassin
16:45si on veut résister
16:46ou conquérir des villes
16:47ou reprendre des territoires.
16:49Sergei Jernoff,
16:49vous n'avez pas l'air
16:50d'aller dans le sens
16:51de Pierre Berthelot
16:52sur le fait que la Russie,
16:54malgré tout,
16:55avance,
16:55progresse
16:56et gagne du territoire
16:57en Ukraine.
16:58Non, non,
16:59vous savez,
17:00on a la même vision,
17:02c'est les détails,
17:03en fait.
17:04On peut discuter
17:04sur les détails.
17:05Et d'ailleurs,
17:06sur le président,
17:07on n'a pas le temps
17:08en fait de rentrer
17:08dans la vraie discussion.
17:11Mais on a quand même
17:12la même vision,
17:13je suis d'accord avec vous.
17:14C'est intéressant,
17:15en fait,
17:15parce que Zelensky,
17:16effectivement,
17:16a proclamé cette guerre
17:17de 40 jours
17:18et elle est terminée.
17:20Et en fait,
17:20mais vous savez,
17:21c'est pour ça d'ailleurs,
17:22je vous ai parlé
17:22de cette nouvelle tactique russe.
17:24Je suis persuadé
17:25qu'en fait,
17:26que les Ukrainiens
17:27ne s'attendaient pas
17:29à ce que les Russes
17:30sortent les missiles balistiques
17:31de la réserve.
17:32Et Poutine s'est dit,
17:34puisqu'ils n'ont pas
17:35d'intercepteurs,
17:36quitte à utiliser
17:37les choses,
17:39à baisser en fait
17:39ces réserves stratégiques,
17:40à se mettre
17:41donc en fait
17:42à long terme
17:44en danger.
17:45Mais il faut profiter
17:46du moment
17:47et à mon avis,
17:48c'est la réponse
17:49à ces 40 jours
17:50et je suis d'accord
17:51avec vous.
17:51L'Ukraine,
17:52en quelque sorte,
17:53a provoqué
17:53ce durcissement,
17:56ce durcissement
17:58de Russes.
17:58Après,
18:00en fait,
18:00le front,
18:01dans la partie
18:02de Donets,
18:02c'est la partie
18:03la plus construite
18:05au niveau de défense.
18:06et en fait,
18:08vous savez,
18:10quand on regarde
18:11les petites localités,
18:13les Russes
18:14ont mis
18:145 ans,
18:164 ans
18:16pour progresser
18:17sur 2 kilomètres
18:19sur ces scènes
18:20et donc
18:21Kramatorsk et Stavansk,
18:22à mon avis,
18:22ils ne sont pas
18:23à la portée des Russes
18:24d'ici au moins
18:25de 2 ans.
18:26Mais les généraux
18:27disent à Poutine,
18:29Poutine veut
18:30que ça aille
18:30plus vite.
18:31Les généraux disent
18:32oui,
18:33oui,
18:33on va vous donner.
18:34D'ailleurs,
18:34Poutine,
18:35c'est pour ça
18:35qu'il a changé
18:36récemment
18:38deux responsables
18:39des groupes,
18:41donc le groupe centre
18:41et le groupe reste,
18:43parce qu'il lui faut
18:44aussi les résultats
18:45et parce qu'à chaque fois,
18:47on lui dit
18:47il nous reste
18:482 semaines,
18:49il nous reste 3 semaines,
18:50c'est l'été
18:51et il nous reste
18:52encore un mois
18:53et on va conquérir
18:55tout ça.
18:56Mais ça fait
18:564 ans et demi
18:57qu'on lui dit
18:58la même chose.
18:59Est-ce que
18:59Jérôme Klesch,
19:00Vladimir Poutine
19:01joue son vatou ?
19:03Je dirais plutôt
19:04que c'est plutôt
19:06l'Ukraine
19:06qui a joué son vatou
19:07sur cette opération
19:08des 40 jours
19:09parce qu'effectivement,
19:10ça a été sans doute
19:11la cause de ce durcissement
19:12mais en même temps,
19:13que pouvait faire
19:14Volodymyr Zelensky ?
19:15À un moment donné,
19:16sauf à être attentiste
19:17ou se coucher complètement,
19:20il faut bien tenter
19:21quelque chose
19:21et c'était peut-être
19:22la moins mauvaise chose
19:23à tenter
19:24parce que déporter
19:25le coup de la guerre
19:27sur le territoire russe
19:28en tentant
19:29quel est l'espoir secret
19:30de Zelensky ?
19:31C'est qu'à un moment donné,
19:32le régime de Poutine
19:33s'effondre.
19:33La probabilité est
19:35extrêmement faible
19:35mais il ne faut pas
19:36l'exclure non plus
19:36et ce n'est peut-être
19:37pas souhaitable d'ailleurs
19:38mais c'est un autre sujet.
19:40Mais c'était sans doute
19:42son pari.
19:43Il s'était de se dire
19:43que ça peut se lézarder
19:45parce que la population
19:46va avoir des pénuries
19:47de carburant
19:48et tant que le niveau
19:49de vie est maintenu,
19:50c'est le deal en fait,
19:51entre la population russe
19:52et Poutine,
19:53c'est que le niveau de vie
19:54était le meilleur
19:54depuis Brezhnev.
19:56En gros, c'est ça.
19:56Tant que ça, ça tient,
19:58le reste,
19:59il le laisse faire.
20:00Mais si ça ne tient plus,
20:01le contrat social,
20:02d'une certaine manière,
20:02risque d'être rompu.
20:03Et son but,
20:04c'était ça.
20:04Voilà, avec l'Amazon russe,
20:06avec les frappées
20:06Amazone russe,
20:07c'est perturber
20:08effectivement la logistique
20:09de guerre,
20:10mais c'est aussi perturber
20:11la vie du quotidien russe.
20:13Voilà.
20:14Et donc, son pari,
20:15c'était ça.
20:1540 jours,
20:16parce que peut-être
20:17n'avait-il pas non plus
20:17la possibilité
20:18de le mener plus avant
20:20et puis parce que
20:20ça donne un objectif
20:22et donc,
20:22avec les efforts aussi
20:23de mobilisation
20:24qui sont quand même
20:25très compliqués en Ukraine,
20:26c'est compliqué en Russie,
20:27mais c'est sans doute
20:27encore beaucoup plus compliqué
20:28en Ukraine.
20:29Et ça ne va pas s'améliorer
20:30parce que la loi des chiffres
20:31fait qu'il y a 25 millions
20:32d'Ukrainiens
20:33et il y a plus de 125-130 millions
20:35de Russes.
20:36Donc, à un moment donné,
20:37à la démographie,
20:38les chiffres sont terribles.
20:40Donc, tout ça,
20:41mis bout à bout,
20:42fait que c'était sans doute
20:44son va-tout
20:45et une bonne option.
20:46Que va-t-il pouvoir jouer
20:47derrière comme carte ?
20:48Il y a un grand point
20:49d'interrogation.
20:50Mais ma question portait aussi
20:50sur le fait que la Russie
20:53utilise quand même
20:54beaucoup de missiles balistiques
20:55et se démilise quelque part
20:57et prend quelque part
20:59un petit risque.
21:01Il y a un risque,
21:03mais l'espérance de gain
21:04est très importante
21:05parce qu'encore une fois,
21:06comme le rappelait Sergueï,
21:07effectivement,
21:08ils vont peut-être
21:08se démunir de quelques missiles,
21:10quelques dizaines,
21:11des centaines de missiles
21:12balistiques supplémentaires,
21:13mais ils en reconstruisent.
21:14Ils innovent même
21:15en matière de missiles
21:17de croisière
21:18et de missiles balistiques encore.
21:20Donc, en se fournissant
21:21d'ailleurs,
21:22en contournant les sanctions...
21:23En Corée du Nord ?
21:23En Corée du Nord,
21:25effectivement,
21:26mais en se fournissant aussi,
21:27en contournant les sanctions
21:29en matériel américain,
21:31enfin en matériel,
21:32en composant américain,
21:33en composant sud-coréen,
21:34en composant suisse,
21:35en composant japonais,
21:36en composant chinois.
21:37Donc, en fait,
21:38l'économie de guerre fonctionne.
21:39Certes,
21:39l'économie russe
21:40est un peu asphyxiée,
21:41enfin complètement,
21:42tous les indicateurs sont mauvais,
21:43on pourrait les revoir,
21:44mais l'économie de guerre fonctionne.
21:45Donc, certes,
21:46se démunir momentanément
21:49de stocks,
21:50mais avec la possibilité
21:51de recompléter par les flux
21:52et avec une espérance
21:53de gain extrêmement forte
21:54parce que là,
21:55quand il y a 25 missiles balistiques
21:56qui sont tirés,
21:57il y a 25 missiles balistiques
21:58qui passent,
21:59ce qui n'était pas le cas
21:59parce qu'il y avait
22:00des interceptions
22:01de 80 à 90%.
22:02Donc là, évidemment,
22:03l'espérance de gain est forte
22:04et, j'allais dire,
22:05en bon stratège,
22:07il ne fait pas l'erreur
22:08de manquer cette opportunité
22:09avec encore plus
22:10la perspective de l'hiver,
22:11ça a été redit
22:13par notre journaliste
22:14à ma droite.
22:14Donc, si vous voulez,
22:16il a tous les indicateurs
22:17pour tenter ça.
22:18Quel est le risque
22:19en contrepartie ?
22:20Le risque réel,
22:21ce serait quoi ?
22:22Ce serait d'être attaqué
22:23par l'OTAN ?
22:24Il ne sera pas attaqué
22:25par l'OTAN à être attaqué.
22:27Oui, enfin, voilà.
22:28Où peut-il avoir besoin
22:30des missiles balistiques
22:31autrement qu'en Ukraine ?
22:32D'ailleurs, l'OTAN
22:34devrait se poser la question.
22:35Il est lourdement aidé
22:36par les Nord-Coréens
22:37qui, à la fois,
22:38fournissent des missiles
22:39et aujourd'hui,
22:40Volodymyr Zelensky
22:41disait que 50 000
22:42Nord-Coréens
22:43arrivaient en Russie.
22:45Donc ça, c'est aussi
22:46une aide sur laquelle
22:47peut s'appuyer
22:47Vladimir Poutine ?
22:48Oui, effectivement.
22:49La Russie n'a pas
22:50beaucoup d'alliés
22:50mais il a des alliés
22:51qui lui servent
22:53au moment opportun
22:53pour faire éventuellement
22:54la différence.
22:55Alors, les chiffres,
22:56on verra s'il y a
22:5750 000 Nord-Coréens
22:58qui viennent d'une part
22:59et d'autre part,
23:00est-ce qu'ils viennent ?
23:01Est-ce qu'ils sont déployés
23:01sur le front ?
23:02On avait déjà parlé
23:03de 30 000 Nord-Coréens
23:04il y a plusieurs mois.
23:05Voilà, on était à 30 000,
23:0650 000 et puis encore une fois,
23:07ils peuvent venir
23:08pour faire tout un tas de choses.
23:10Ils peuvent servir
23:10de la justice
23:11à faire de la défense
23:12antiaérienne,
23:13notamment aux alentours
23:14des entrepôts
23:15de Wildberries par exemple.
23:16Il y a un éventail
23:17de possibilités
23:18pour utiliser
23:18ces soldats
23:19s'ils viennent.
23:20En revanche,
23:20ce qui est certain,
23:21c'est que oui,
23:21la Corée du Nord
23:22a été d'une aide précieuse
23:24à des moments clés.
23:25Elle a fourni
23:26des millions d'obus
23:27au moment où la Russie
23:28avait un manque
23:30de production d'artillerie.
23:31Elle a fourni
23:3110 à 15 000 hommes
23:32au moment où les Russes
23:33combattaient dans l'oblaste
23:34de course
23:34et ça lui a permis
23:35de faire une différence
23:36dans un espace
23:38assez restreint
23:38où effectivement
23:3910 à 15 000 hommes
23:39ça permettait de faire
23:40un peu un effet levier.
23:41Elle fournit
23:42des missiles balistiques
23:43et elle en a déjà fourni
23:44là, a priori,
23:45elle fournira encore
23:45une centaine.
23:46Donc ça rajoute
23:47en quelque sorte
23:48aux dizaines de missiles
23:49déjà tirés
23:50quasiment quotidiennement
23:51par la Russie.
23:51Donc tout ça
23:52effectivement va permettre
23:53à la Russie
23:53d'essayer d'accentuer
23:55en quelque sorte
23:56l'avantage dont elle bénéficie
23:57actuellement
23:57notamment sur les frappes
23:58de balistique.
23:59Après encore une fois
24:00c'est pas ça
24:00qui fera basculer
24:01le cours de la guerre.
24:03Élise Phillips
24:03on a aussi parlé
24:04de ce drone
24:05qui s'est écrasé
24:06en Moldavie.
24:07Est-ce qu'on en sait
24:07un petit peu plus ce soir ?
24:09Alors oui,
24:09c'est une information
24:10qui a été relayée
24:10par plusieurs sites
24:12notamment ukrainiens
24:13le Kifpost par exemple.
24:15Un drone
24:16effectivement s'est écrasé
24:18un petit village Moldave
24:19proche de la frontière
24:20et la police est arrivée
24:22sur place
24:23la police Moldave
24:23il y a eu une expertise
24:24de ce drone
24:26et les premiers éléments
24:27indiquent que peut-être
24:28ça reste à confirmer
24:29que peut-être
24:30il s'agirait d'une copie russe
24:31d'un drone Shahed
24:32heureusement il n'y a pas eu
24:33de blessés
24:35ni de morts
24:36en Moldavie
24:37mais il faut quand même
24:38préciser la position
24:39un petit peu particulière
24:40de la Moldavie
24:41qui est un petit pays
24:42avec une frontière commune
24:43avec l'Ukraine
24:44et qui au début de la guerre
24:46avait peur de se retrouver
24:47le prochain sur la liste
24:49de Vladimir Poutine
24:50ce n'est pas la première fois
24:51qu'il y a des drones
24:52qui s'écrasent
24:52en Moldavie
24:53ça a déjà été le cas
24:54il y a sept semaines
24:55et au mois de mars
24:56donc effectivement
24:57encore une fois
24:58ce drone
24:58aujourd'hui
25:00toute cette semaine
25:01tous ces derniers jours
25:02on a parlé de ces drones
25:03qui s'écrasent
25:04dans des pays
25:05de l'Est
25:06ça a été le cas
25:06en Roumanie
25:07en Bulgarie
25:07et ça continue
25:08ici avec la Moldavie
25:09Pierre Berthelot
25:10effectivement
25:11les drones russes
25:12survolent quand même
25:13beaucoup de territoires
25:15de l'OTAN
25:15ces derniers temps
25:17on l'a vu en Allemagne
25:18à l'Ebjig
25:19on le voit là
25:21à la Moldavie
25:21parce que la Bulgarie
25:22a convoqué l'ambassadrice
25:24ou l'ambassadeur ukrainien
25:26à Sofia
25:26parce qu'il semble
25:28que c'était justement
25:29alors c'était pas forcément
25:30volontaire d'ailleurs
25:31mais ça arrive
25:33involontaire
25:34ou ce que vous nous disiez hier
25:35Sergueï
25:35c'est peut-être un drone
25:36ukrainien
25:37qui a été détourné
25:38aussi par les Russes
25:39tout à fait
25:40bon après
25:41oui les Russes
25:41ils testent un peu
25:42les défenses de l'OTAN
25:44ils font un coup de pression
25:46voilà
25:46donc
25:47il n'y a rien de nouveau
25:48sous le soleil
25:49si on peut dire
25:50c'est pas une grosse surprise
25:51mais sur la Moldavie
25:52effectivement
25:52vous avez rappelé
25:53on ne parle pas souvent
25:54c'est à peu près
25:55la taille de la Belgique
25:56et surtout
25:57il y a des séparatistes
25:58pro-russes
25:59en transnistrie
26:00qui sont coincés
26:01entre l'Ukraine
26:02et la Moldavie
26:04c'est officiel
26:05donc c'est une situation
26:06assez explosive
26:07potentiellement
26:08dans cette petite république
26:10parce qu'en plus
26:11c'est une armée
26:12avec les anciennes
26:14réserves de l'armée
26:16et vous avez encore
26:17les militaires
26:17russes
26:18qui sont en transnistrie
26:19ils ne sont pas nombreux
26:20un détachement russe
26:21et donc
26:22en fait
26:23la Moldavie
26:24vit sur cette bombe
26:25et surtout
26:27qu'on a vu
26:27pendant les élections
26:28en Moldavie
26:30en fait
26:30il y a un rapport
26:31à 50-50
26:32dans le pays
26:33à peu près
26:33et donc
26:34en fait
26:34le pays
26:35risque aussi
26:36de basculer
26:36à tout moment
26:37côté russe
26:38ou côté européen
26:39enfin
26:39heureusement pour nous
26:40cette fois-ci
26:41ça a basculé
26:42côté européen
26:43mais ça peut
26:45aussi
26:45donc en fait
26:46les russes
26:47ont la possibilité
26:48de jouer
26:49en fait
26:49la guerre hybride
26:50y compris
26:51au niveau sociologique
26:53dans cette république
26:54Aucune chance
26:55Ulrich Bounat
26:56que l'OTAN
26:57à un moment
26:57réagisse
26:58d'une manière
26:59ou d'une autre
26:59face à ces provocations
27:01incessantes
27:01de la Russie
27:02alors déjà
27:02j'en rappelle juste
27:03que la Moldavie
27:03n'est pas dans l'OTAN
27:04donc pour la Moldavie
27:06non
27:06en revanche
27:06pour la Roumanie
27:07c'est déjà le cas
27:07on a eu trois drones
27:08qui ont été abattus
27:09par des F-16 roumains
27:11ces dernières semaines
27:12et c'était un message
27:13extrêmement clair
27:13envoyé à la Russie
27:14qui était
27:15si vous vous faites
27:15revenir des drones
27:16dans notre espace aérien
27:18on agira
27:18on voit quand même
27:19un basculement
27:21de la doctrine
27:22alors c'est une doctrine nationale
27:24chaque état décide
27:25à peu près
27:25de quand est-ce qu'il engage
27:27ses forces armées
27:28mais en tous les cas
27:28il y a quand même
27:29un changement de doctrine
27:30pendant très longtemps
27:31en fait
27:31grosso modo
27:32ces survols
27:32sur la plupart des pays
27:34on va dire
27:34du flanc est
27:35de l'OTAN
27:36étaient assez réguliers
27:37notamment en Roumanie
27:38en Moldavie
27:39parce qu'il y a beaucoup
27:39d'attaques sur Odessa
27:40qui passent par là
27:41on avait aussi ça
27:42sur la Pologne
27:43et il y a quand même
27:44un basculement
27:44désormais on voit
27:45alors c'est plus ponctuel
27:47mais on voit quand même
27:47une volonté d'engager
27:48ces drones là
27:49de les abattre en partie
27:50pour essayer de faire comprendre
27:51à la Russie
27:51que c'est juste pas acceptable
27:52en fait
27:53et on a aussi
27:54la constitution
27:55alors c'est plus vers le nord
27:56notamment dans les pays baltes
27:57une constitution
27:58de défense anti-drone
27:59avec des intercepteurs
28:00de drones
28:01fournie d'ailleurs
28:02dans la technologie
28:02et notamment fournie
28:03par les Ukrainiens
28:04pour justement
28:04essayer de renforcer
28:05en fait notre contrôle
28:06sur notre espace aérien
28:08Jérôme Klesch
28:09effectivement
28:10ces drones là
28:12pourraient provoquer
28:13d'autres réactions
28:14comme celles
28:15qu'on a vu en Roumanie
28:16parce qu'on sait
28:17qu'il y en a qui sont écrasés
28:18en Pologne
28:18il y a eu l'Allemagne
28:19cet engin explosif
28:20pour l'instant
28:21les réactions
28:21elles sont quand même
28:22très modérées
28:22oui le cas le plus préoccupant
28:24si on regarde un petit peu
28:25effectivement
28:26sur le scope
28:27de ce qui s'est produit
28:27récemment
28:28c'est sans doute
28:29le cas de l'Allemagne
28:30avec la piche
28:30pourquoi ?
28:31parce que là
28:32il y a vraiment une intention
28:33qui a été
28:34de perdre
28:34un drone FPV
28:37du type de ce qu'on peut retrouver
28:39sur le front
28:40pour frapper des fantassins
28:41ou du type
28:42de ce qui a été
28:44employé
28:44là c'était les Ukrainiens
28:46vers la Russie
28:47dans l'opération
28:47Spiderweb
28:48où des drones
28:49avaient été acheminés
28:50au plus près
28:51de la base stratégique
28:53abritant des bombardiers
28:54à Trayon
28:54et les drones d'action
28:55et les drones
28:56ont été lâchés
28:56au dernier moment
28:57des camions
28:58de façon à frapper
28:59en fait
28:59les avions
29:00qui étaient postés
29:02et les endommager
29:03assez lourdement
29:04ce type d'opération
29:05se fait avec ce type de drone
29:06et c'est ce qui a été retrouvé
29:07grosso modo
29:08comme type de drone
29:09à la piche
29:10là c'est vraiment
29:11problématique
29:12parce que
29:12c'est un objectif civil
29:14qui sert néanmoins
29:16et ça il faut le reconnaître
29:17à la manœuvre logistique
29:19en Ukraine
29:20et donc il y a quand même
29:21cette idée
29:22que du coup
29:22ça en ferait un objectif
29:24plus ou moins légitime
29:25tout objectif
29:26qui sert à un objectif
29:27de guerre
29:27in fine
29:28peut-être compris
29:29comme une cible
29:30ça c'est une réalité
29:31mais néanmoins
29:32ça reste civil
29:33donc avec l'effet de psychose
29:34et la terreur
29:36que ça fait peser
29:37sur les populations
29:38qui peuvent se trouver visées
29:39donc on est dans une guerre hybride
29:40ce n'est pas revendiqué
29:42donc c'est sous le scope
29:43évidemment
29:43la Russie ne revendique jamais
29:45là on est face
29:46quand même
29:46à une situation
29:47que l'OTAN considère
29:48comme étant
29:49une menace hybride
29:50sur un pays membre
29:51pays membre
29:52pas le moindre
29:54d'entre tous
29:55dans le cas d'une guerre
29:56qui n'implique pas
29:57un pays membre
29:57mais qui néanmoins
29:59finit par
30:00l'Allemagne
30:01pourrait très bien dire
30:02pourrait très bien
30:03déclencher l'article 5
30:04elle ne le fera pas
30:04pour une menace
30:06et des dégâts si faibles
30:07mais néanmoins
30:08on est dans la zone grise
30:10dans laquelle
30:10la question peut se poser
30:12voilà
30:12c'est pas le cas
30:13pour la Bulgarie
30:14la Bulgarie
30:15là très clairement
30:15c'était un drone
30:16ukrainien
30:17qui est arrivé là
30:18malencontreusement
30:19alors détourné
30:20pas détourné
30:20pour éviter qu'il frappe
30:21sa cible in fine
30:22peu importe
30:23mais c'est arrivé là
30:24malencontreusement
30:25la Moldavie
30:26la Moldavie
30:26la Moldavie
30:27la Moldavie
30:45c'est des Guéraniens
30:46c'est des Guéranes
30:47qui ont copié
30:48ils ont repris
30:48la technologie
30:49et se sont perfectionnés
30:50quand vous voyez
30:51tous ces faisceaux
30:52vous avez en gros
30:53l'impression de voir
30:54l'électrification
30:56d'un pays
30:57en entier
30:57c'est d'une densité
30:58mais colossale
30:59donc qu'il y ait
31:00un drone
31:00à un moment donné
31:01qui s'échappe
31:02par brouillage
31:02guerre électronique
31:04les Russes
31:05les Ukrainiens
31:07pratiquent beaucoup
31:08j'allais dire
31:09c'est dans l'épaisseur
31:10du trait
31:10donc le vrai problème
31:12si on devait
31:12un peu filtrer tout ça
31:13et pour résumer
31:14ce serait un peu
31:15le type d'assaut
31:16enfin oui c'est un assaut
31:17qu'a subi Leipzig
31:19pour l'instant
31:20personne n'effectivement
31:21ne semble
31:22trop s'en émouvoir
31:24parce qu'il faut
31:25raison garder
31:25mais si ça devait
31:26monter en puissance
31:27on parle
31:28et plusieurs
31:29de vos confrères
31:30ont publié ça
31:31on parle
31:32d'une possible
31:34tentative
31:34d'intimidation
31:35d'incursion
31:36de guerre hybride
31:37de la Russie
31:38sur l'OTAN
31:39dans les années qui viennent
31:40et le chef d'état
31:40majeur français disait
31:41il faut se préparer
31:42à un choc
31:43d'ici 2030
31:43avec la Russie
31:44par où va-t-elle commencer
31:46il n'est pas sûr
31:46qu'elle sorte son drapeau
31:48pour dire ça y est
31:49ça commence
31:49j'attaque l'OTAN
31:50ça va se faire
31:51de façon très insidieuse
31:52ça pourrait être ça
31:53par exemple
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