- il y a 5 semaines
Chaque week-end, Jérémy Brossard vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:0020h30 sur BFM TV. Les dernières informations provenance d'Ukraine en images.
00:04L'offensive russe s'est poursuivie avec des frappes aujourd'hui sur des navires en mer Noire.
00:08La région d'Odessa a également été touchée ainsi que des installations énergétiques.
00:12Plusieurs morts signalées dans les secteurs de Khersoum et Izium.
00:15Côté ukrainien, une centaine de drones ont atteint leur cible sur le territoire russe.
00:20Et puis visé à nouveau Wildberries, le géant du commerce électronique russe.
00:24Des entrepôts de l'enseigne ont été durement touchés du côté de Yekaterinbourg dans l'Oural.
00:32L'information du jour, c'est aussi Vladimir Poutine qui est prêt à déstabiliser l'OTAN avec de nouvelles opérations.
00:38C'est en tout cas ce que porte le Wall Street Journal citant des sources au sein du renseignement américain.
00:45La Russie donc qui envisagerait une opération contre un État membre de l'organisation transatlantique.
00:50Jérôme Klesch nous a rejoint sur ce plateau, consultant défense BFM TV. Bonsoir.
00:54Jérôme. De quel type d'opérations il pourrait s'agir ?
00:58Ça n'est évidemment pas précisé par les services de renseignement américains.
01:02Mais qu'est-ce qui pourrait être planifié en ce moment même à Moscou ?
01:05Alors ce ne serait pas vraisemblablement un conflit ouvert contre l'OTAN, l'alliance en groupe constitué.
01:11Ce serait plutôt, j'allais dire, une guerre hybride qui monterait encore d'un cran.
01:16Cyberattaque, sabotage, peut-être des incursions terrestres pour tester la réaction de l'OTAN.
01:20Et voir finalement la solidarité.
01:23Et voir si les États-Unis eux-mêmes s'engageraient sur un théâtre européen qui verrait un des Pays-Baltes
01:28ou la Pologne.
01:29Les frontières écornées par des manœuvres russes.
01:34Des exercices qui ne diraient pas leur nom et qui se transformeraient finalement en une incursion terrestre.
01:41Ça c'est des choses possibles.
01:42Ça peut être aussi des incursions aériennes.
01:44On sait très bien que les bombardiers à très long rayon d'action viennent lécher sur la mer Baltique les
01:50côtes des Pays-Baltes.
01:52Viennent lécher d'ailleurs les frontières aussi françaises, les côtes bordelaises.
01:56Et puis pourraient très bien comme ça passer de l'autre côté de la frontière et nécessiter des interceptions avec
02:01des manœuvres plus ou moins hostiles envers les Russes.
02:06Et donc l'idée d'un tel plan n'est pas tant de déclarer la guerre.
02:12Mais peut-être d'élargir en fait le front pour diminuer finalement le coût de cette défaite stratégique qui a
02:20lieu en Ukraine.
02:21Sachant que l'espérance de gain pour la Russie c'est de se montrer face à un adversaire, l'OTAN,
02:27à sa mesure.
02:29Là où elle s'est retrouvée finalement face à l'Ukraine dans un enlisement qui commence à se voir y
02:35compris en Russie.
02:36et qui risque de fragiliser, et ça fragilise d'ailleurs, le régime russe et le régime de Vladimir Poutine.
02:42Donc c'est avoir finalement un opposant à sa hauteur.
02:46Sachant aussi que les Américains se sont déjà pas mal consumés dans cette aide à l'Ukraine,
02:53consumés dans cette aventure en Iran qui fait que l'opportunité d'un engagement américain est de plus en plus
03:02incertaine.
03:02Donc finalement l'espérance de gain et le risque d'un coup pour la Russie est plus important pour l
03:08'un, moindre pour l'autre.
03:10Donc effectivement, comme le disait d'ailleurs le chef d'état-major des armées français, disait,
03:14il faut se préparer à un choc avec la Russie d'ici 2030.
03:18Et bien c'est tout ça qui est en filigrame.
03:20Parce que l'information apparaît aujourd'hui dans le Washington Post, mais elle n'est pas neuve.
03:24Elle avait déjà été relayée par les médias il y a de ça un mois, deux mois.
03:27Et puis évidemment, dans les différents états-majors, la planification à froid va bon train et le renseignement aussi.
03:34Général Villemaire, les services de renseignement américains évoquent une opération donc limitée
03:38qui pourrait intervenir entre cet automne et 2029.
03:41Ça rejoint ce que disait Jérôme à l'instant.
03:43En même temps, est-ce que cette stratégie n'est pas déjà à l'œuvre
03:46quand on voit qu'il y a des missiles de croisière qui est tombé en Pologne
03:50ou encore des incursions de drones en Roumanie ?
03:53Est-ce que ce n'est pas déjà le cas d'une certaine manière ?
03:56Oui, et puis des intrusions sur la mission de police du ciel
04:00auxquelles la France participe dans les pays baltes,
04:03avec une caractéristique, c'est que la Russie ne reconnaît jamais ce genre de choses.
04:09Notamment tout ce qui est le câble sous-marin en Baltique, etc.
04:13On pense que c'est un navire fantôme russe,
04:16mais les Russes n'ont pas communiqué là-dessus.
04:19Ça, c'est le premier point.
04:20Le deuxième point, je pense que ça peut être aussi pour Poutine
04:25une opération de politique intérieure.
04:28Parce que pour lui, l'ennemi, c'est quand même l'OTAN.
04:31Il veut dénazifier l'Ukraine, qui est une république russe pour lui,
04:36mais l'ennemi, c'est l'OTAN.
04:38Donc en matière de politique intérieure, il y a quand même une certaine cohérence.
04:42Maintenant, concernant le mode opératoire, je suis tout à fait d'accord avec ce qui vient d'être dit,
04:45il ne va pas y avoir 50 000 fantassins russes avec 1 000 chars qui vont débarquer dans les pays
04:50baltiques.
04:51Les pays baltiques, c'est absolument impossible.
04:53D'abord parce que je pense qu'ils n'ont pas les moyens.
04:55Et en plus, pour masser les troupes comme ça,
04:57il y a des éléments extrêmement visibles.
05:00Et il y aurait un effet de surprise qui serait nul.
05:03Donc je pense plutôt à une guerre hybride qui augmente en puissance,
05:08qui se diversifie.
05:10C'est très possible.
05:11On l'a vu avec ce qui s'est passé hier à Leipzig.
05:14On pense que c'est russe, tout le monde dit que c'est russe,
05:16mais il n'y a aucune trace que ça le soit, ça n'a pas été revendiqué.
05:19Donc je pense à une augmentation des opérations en guerre hybride
05:23et surtout élargir le spectre.
05:25Alors à l'instant, justement, côté russe,
05:27on réagit sur ce que vous évoquiez de la découverte d'un drone explosif à l'aéroport de Leipzig.
05:32Provocation montée de toute pièce, dit-on, du côté russe ce soir ?
05:35Alors le problème, qu'est-ce qu'on a comme indicateur objectif ?
05:39Le type de drone, pour moi, ce n'est pas un indicateur objectif
05:41parce qu'on peut avoir des FPV très proches.
05:44L'indicateur objectif, c'est le SEMTEX.
05:46Le SEMTEX, ce n'est pas quelque chose qu'on peut acheter à la FNAC sans faire de publicité.
05:51Donc le fait que c'est un explosif militaire qui est très stable,
05:55alors que les autres explosifs qu'on peut trouver dans le commerce,
05:59entre guillemets, notamment tout ce qui est BTP, n'ont pas du tout cette puissance.
06:02Donc est-ce que c'est une puissance militaire qui a participé à cette opération ?
06:07La réponse est oui. Ça, c'est clair.
06:10Maintenant, à qui profite, entre guillemets, le crime ?
06:13Évidemment, tout le monde pense à la Russie.
06:15Nicolas Tenzer, comment expliquer cette obsession, presse, de Vladimir Poutine sur l'OTAN ?
06:20C'est l'ennemi à battre pour le président russe qui expliquerait ces informations du service de renseignement ?
06:26Depuis le début, je dirais, depuis 26 ans, quand Vladimir Poutine est dans cette logique-là.
06:33Même si à un moment, il a pu dire non, non, je ne suis pas aussi l'OTAN.
06:37Il a même envisagé à un moment de rejoindre.
06:40Parce qu'il le vit comme une menace pour son pays, quel est son logiciel ?
06:43Ce qui n'est pas une menace, mais c'est tout simplement que lui, il considère que, d'abord, comme
06:48il l'a dit,
06:49la chute de l'URSS a été la grande catastrophe géopolitique.
06:52Il est dans cette idée-là.
06:54Et il considère que, évidemment, tout ce qui s'oppose à sa volonté de reconstituer des zones d'influence,
07:02que ce soit l'Ukraine, bien sûr, la Géorgie, et puis ceux qui sont déjà partis,
07:08comme les Pays-Bas qui ont rejoint l'Union Européenne et l'OTAN,
07:11eh bien, effectivement, c'est l'OTAN.
07:13C'est-à-dire que l'OTAN, c'est une alliance défensive qui n'a jamais attaqué personne.
07:17Ce n'est pas une menace, mais c'est une menace, bien sûr,
07:20pour des pays qui veulent réviser, en quelque sorte, l'ordre géostratégique et l'ordre juridique mondial.
07:26Donc, c'est l'OTAN, l'ennemi, même si, par ailleurs, bien sûr, il veut annuler l'Ukraine,
07:30il veut détruire l'Ukraine, il veut annuler le peuple ukrainien et la nation ukrainienne.
07:33Ça, c'est encore autre chose.
07:34Mais, effectivement, c'est un ennemi.
07:35Alors, maintenant, sur les histoires de mode opératoire, je suis assez d'accord avec tout ce qui vient d'être
07:39dit.
07:39Bien sûr, on n'aura pas quelque chose de massif.
07:41Ça, c'est tout à fait impossible.
07:42En revanche, on peut avoir une série d'opérations sous faux drapeau.
07:45C'est-à-dire que vous avez une minorité russe, par exemple, en Estonie,
07:48et puis, il peut dire, cette minorité russe, alors, il crée quelques incidents fabriqués,
07:52et puis, vous voyez, cette minorité russe, elle est persécutée.
07:55Comme il le disait pour les Ukrainiens rusophones du temps basse, ils sont persécutés.
07:59Comme Hitler le disait à propos des Sudètes germanophones.
08:02C'est exactement le même type de schéma.
08:04Et donc, là, il peut créer et, effectivement, monter un incident,
08:07avoir une action de pénétration limitée, effectivement, dans le territoire,
08:11avec une certitude, ce qui est le plus important,
08:14c'est qu'il sait parfaitement que Trump n'interviendra pas,
08:18qu'il n'y aura pas d'envoi de troupes conventionnelles
08:21ou, à mon avis, de troupes aériennes de la part de Trump.
08:25Jérôme Klesch, peut-être un mot de commentaire sur la dernière information
08:28qui nous parvient à la suite, cette semaine,
08:30de la découverte d'un drone explosif à l'aéroport de Leipzig,
08:33Moscou, qui dénonce une provocation montée de toutes pièces.
08:36– Oui, effectivement, ça, c'est la loi du genre.
08:40Dans la guerre hybride, Moscou, le Kremlin ne revendique jamais.
08:44Il s'arrange, en général, pour qu'il n'y ait aucun doute sur l'origine,
08:49mais, effectivement, ce n'est jamais officiellement revendiqué.
08:51Mais si vous regardez bien le contexte dans lequel ça apparaît,
08:56d'un côté, vous avez l'Ukraine qui frappe Wildberries,
08:59donc l'Amazon russe.
09:01C'est quoi, l'Amazon russe ?
09:03C'est, finalement, une grande entreprise logistique
09:06qui sert, d'une part, j'allais dire,
09:10comme l'Amazon a alimenté en bien divers la population russe,
09:16mais qui sert aussi, effectivement, de hub logistique
09:19pour la guerre en Ukraine.
09:20Et donc, vous voyez, en fait,
09:23la guerre se déporte sur le champ logistique.
09:25On parle de l'ensemble des milieux et autres champs,
09:28y compris informationnels,
09:29mais aujourd'hui, il y a un nouveau champ, c'est le champ logistique.
09:31Alors, ce n'est pas vraiment nouveau,
09:32mais on voit qu'il y a vraiment une concentration des efforts là-dessus.
09:36Or, Leipzig, c'est censé être quoi aussi ?
09:38C'est censé être un hub logistique aussi,
09:40pour la guerre en Ukraine.
09:42Donc, il y a une forme de réponse du berger à la bergère.
09:45Vous allez me dire, bah oui, mais, finalement,
09:47Leipzig, c'est un aérodrome civil,
09:49donc les Russes frappent un aérodrome civil.
09:51Effectivement, mais l'entreprise Wildberries,
09:54c'est aussi une entreprise civile.
09:55Donc, c'est là où on est dans une situation
09:57qui est quand même très ambivalente,
09:58où, effectivement, les modes opératoires sont les mêmes,
10:02et où il est difficile, finalement,
10:05de dire, dans un cas,
10:06effectivement, il y a une opération
10:07qui serait à la fois militaire, clandestine,
10:10et légitime,
10:11et l'autre qui ne le serait pas.
10:13Et donc, il appartient quand même
10:14aux analystes que nous sommes
10:16d'amoraliser, j'allais dire,
10:19l'analyse,
10:20et de rendre compte de ce qui se passe.
10:21Et si je le fais, c'est parce que, du coup,
10:23il n'y a aucun doute sur le fait
10:24que ce sont les Russes qui ont frappé Leipzig,
10:26et sans doute que les enquêtes,
10:28ensuite, finiront par le révéler.
10:30On est en ligne avec
10:32Olexei Oncharenko.
10:32Bonsoir, merci d'être avec nous.
10:34Vous êtes député ukrainien de la région,
10:36d'Odessa.
10:37Il y a eu des frappes,
10:39ces dernières heures, sur la région,
10:40et notamment sur Odessa.
10:41Une femme a été blessée
10:43dans un tir qui a visé,
10:45qui a endommagé, en tout cas,
10:46un stade de football.
10:48Quelles sont les dernières informations
10:50dont vous disposez sur le bilan
10:52à Odessa et dans sa région, ce soir ?
10:54Bonsoir.
10:56Oui, aujourd'hui, malheureusement,
10:58nouvelle attaque rousse
10:59contre l'infrastructure absolument civile,
11:04par exemple, le stade de football,
11:07ou l'infrastructure de transportation.
11:11et pour le moment,
11:14pour deux semaines,
11:17oui, comme vous montrez maintenant,
11:20pour deux semaines,
11:22l'opération de la porte
11:24de la Grande Odessa est arrêtée,
11:26parce que la Russie a attaqué
11:29les bateaux civils
11:33qui font les transportations
11:37de différents cargos,
11:38mais pour le moment,
11:42et pour la première fois,
11:43pendant les derniers quatre ans,
11:47la mer Noire est bloquée,
11:50est arrêtée,
11:51et c'est quelque chose
11:52qui n'est pas seulement
11:53que l'Ukraine va sentir,
11:57et ce sera le grand problème
12:02pour nous,
12:03mais aussi c'est le grand problème
12:05pour tout le monde,
12:06parce que l'Odessa
12:08est le plus important
12:10pour l'export agriculturel
12:14pour tout le monde,
12:15et 400 millions de gens
12:18à tout le monde
12:19sont dépendants
12:20des calories
12:21de l'Ukrainienne agriculture,
12:27et c'est pourquoi
12:29si le monde
12:31n'ouvrira
12:34les portes
12:35de la Grande Odessa
12:37maintenant
12:39ou au prochain futur,
12:42c'est une nouvelle crise
12:44à la marche alimentaire
12:48de tout le monde.
12:49Alexi Oncharenko,
12:50comment réagit
12:51la population d'Odessa
12:53sur place ?
12:54La guerre continue,
12:57nous, en Ukraine,
12:59nous voulons avoir la paix,
13:01et nous sommes absolument prêts
13:05à avoir la paix maintenant.
13:08Nous sommes prêts
13:11à arrêter la guerre
13:12à la ligne de confrontation
13:15qui sont maintenant,
13:16et la seule raison
13:20pourquoi la guerre continue,
13:23c'est parce que Poutine
13:25veut continuer
13:26cette guerre,
13:28et nous espérons
13:29que notre allié,
13:31France en clou,
13:33bien sûr,
13:34va faire assez de pression
13:39à la Russie
13:41pour arrêter la guerre,
13:44et c'est notre espérance.
13:46Merci beaucoup Alexi Oncharenko
13:48d'avoir pris le temps
13:49de témoigner ce soir
13:50sur BFM TV.
13:52Et pendant ce temps,
13:52face aux forces russes,
13:53l'armée ukrainienne
13:54compte de plus en plus
13:55sur les soldats étrangers.
13:57Maïva Lamy
13:57nous rejoint sur ce plateau.
13:59Maïva,
14:00combien sont-ils
14:01et d'où viennent-ils ?
14:02Alors Jérémy,
14:02d'après une médiatrice
14:04militaire ukrainienne,
14:05ils sont près de 16 000
14:07volontaires étrangers
14:08à servir dans les forces
14:10de défense ukrainiennes,
14:11et ils viennent
14:12d'au moins 72 pays différents.
14:14Ce qui est intéressant,
14:16c'est qu'il y a eu
14:16une sorte de basculement inédit
14:18au premier mois du conflit.
14:19Ces militaires étrangers,
14:21ils venaient surtout
14:21d'Amérique du Nord
14:23et d'Europe.
14:24Aujourd'hui,
14:24près de 40% d'entre eux
14:26sont des ressortissants
14:27de pays d'Amérique latine.
14:28Alors c'est assez étonnant.
14:29Comment expliquer
14:30ces arrivées
14:31depuis l'Amérique latine ?
14:32Eh bien,
14:32il y a des motivations personnelles,
14:34il y a aussi la question
14:35de la solidarité,
14:36mais surtout,
14:37il y a un intérêt financier
14:38qui n'est pas négligeable
14:39puisque les soldes
14:40pour ces soldats
14:41peuvent avoisiner
14:42les 4 000 euros mensuels
14:44au front.
14:44Il y a aussi évidemment
14:45un intérêt pour l'Ukraine
14:47puisque des pays,
14:48par exemple,
14:48comme la Colombie,
14:49disposent d'un vaste vivier
14:50de militaires
14:51possédant de l'expérience
14:53de combat anti-guérilla
14:55et puis aussi
14:56des compétences tactiques
14:57extrêmement utiles.
14:58Ce sont des profils
14:58qui sont donc très recherchés,
15:00Jérémy,
15:00par les forces ukrainiennes.
15:02Et l'Ukraine ne compte pas
15:03s'arrêter là ?
15:04Tout à fait.
15:04L'ancien ministre de la Défense,
15:06qui a d'ailleurs été limogé récemment,
15:08avait annoncé un objectif clair,
15:10faire en sorte que dans
15:11les troupes d'assaut,
15:12c'est-à-dire les soldats
15:14sur la ligne de front,
15:16que 30 à 50 %
15:17de ces soldats
15:18soient étrangers.
15:19C'était un objectif
15:21extrêmement ambitieux.
15:22Aujourd'hui,
15:22on le précise,
15:23on en est très loin.
15:24Mais l'Ukraine comprend
15:25en quelque sorte
15:26qu'elle a besoin
15:26de mobiliser,
15:28qu'elle a des problèmes
15:28à ce niveau-là.
15:29Et surtout,
15:30ces postes-là,
15:31les postes des troupes d'assaut,
15:32ce sont les plus dangereux,
15:34les plus exposés,
15:35notamment aux frappes de drones.
15:37Ceux sont aussi forcément
15:38les plus rémunérateurs
15:39pour ces volontaires étrangers.
15:41Merci, Maëva,
15:41pour ces précisions.
15:42On est en direct
15:43avec Laurence Aïma.
15:44à Washington pour BFM TV
15:45avec une information
15:46de la soirée.
15:47Laurence,
15:47c'est le Sénat américain
15:49qui a adopté
15:50de nouvelles sanctions
15:51contre la Russie
15:52ce soir.
15:56Absolument.
15:57Il y a quelques semaines,
15:58il y avait un homme
15:59très courageux,
15:59un Américain,
16:00qui s'émisait devant
16:01les chars
16:02à l'Ev en Ukraine.
16:03Il s'appelait
16:04Lindsey Graham.
16:05C'était le sénateur
16:06de Caroline du Sud.
16:07Et ça faisait depuis un an
16:10que ce sénateur
16:10combattait
16:11pour que les Américains,
16:13et notamment
16:13les politiciens américains,
16:15fassent des sanctions
16:16et passent cette loi.
16:19Quand il est rentré
16:20à Washington,
16:21le lendemain de son retour
16:22de Kiev,
16:22Lindsey Graham est mort.
16:23Mais en sa mémoire,
16:25les sénateurs républicains,
16:26mais aussi démocrates,
16:28ont décidé de passer
16:29au plus vite
16:30cette loi de sanctions.
16:31Et c'est ce qui vient d'arriver
16:32il y a quelques instants.
16:34Alors,
16:3486 sénateurs
16:35ont voté
16:36pour des sanctions
16:38russes.
16:3811 sénateurs
16:40ont voté non.
16:41Vous savez qu'il y a
16:41100 sénateurs
16:42qui légisent
16:44les fers
16:44au Sénat américain.
16:4686,
16:46c'est une énorme majorité
16:47des sénateurs démocrates,
16:49des sénateurs républicains.
16:50Donc,
16:50c'est la première fois
16:51dans cette Amérique radicalisée
16:53que les sénateurs
16:53votent ensemble
16:54pour imposer des sanctions.
16:55De quoi s'agit-il ?
16:57Il y a des sanctions
16:58qui vont être décidées
16:59et qui vont être prises
17:00contre les oligarques,
17:01mais aussi
17:02contre le président
17:03Vladimir Poutine.
17:05Et c'est la première fois
17:06pour les Américains.
17:07Et puis, la deuxième fois,
17:08il y a des tarifs,
17:09des droits de douaniers
17:10qui seront imposés
17:12à cinq pays
17:12dont l'Inde
17:13et la Chine
17:14qui achètent encore
17:15des produits
17:16à la Russie.
17:17Encore une fois,
17:17on est ici
17:18dans ce qu'on appelle
17:19le news de la journée
17:21avec cette...
17:22Je viens juste de passer.
17:23Un petit détail,
17:24c'est les sénateurs
17:25qui ont passé cette loi
17:26et pour qu'elle soit
17:26mise en application,
17:28eh bien,
17:28ça n'arrivera
17:29qu'en septembre
17:30parce que demain,
17:31le Congrès
17:31part en vacances,
17:33revient en septembre
17:34et que la loi
17:34selon la Constitution
17:37américaine
17:37est aussi approuvée
17:38par la Chambre
17:39des représentants.
17:40Mais en mémoire
17:40de l'Instagram,
17:42la loi Graham
17:42imposant des sanctions
17:43américaines
17:44aux Russes,
17:47eh bien,
17:47est passée.
17:48Merci Laurent Saïm
17:49en direct de Washington
17:51pour BFM TV.
17:53Nicolas Tenzer,
17:53est-ce que ça change
17:54vraiment quelque chose
17:55ces votes de sanctions ?
17:56On le voit aussi
17:56côté européen,
17:57on vote volet sur volet
17:58de sanctions
17:59depuis des années,
18:00des années,
18:01même depuis 2014
18:03et l'invasion
18:04de la Crimée.
18:06Au fond,
18:06est-ce que ça change
18:07vraiment quelque chose ?
18:07Oui,
18:08alors ça change
18:08concrètement.
18:09C'est-à-dire qu'on pourrait
18:10dire que les sanctions
18:11pourraient être plus élevées,
18:12elles pourraient être meilleures
18:13encore,
18:13mais maintenant,
18:14alors ce n'était pas du tout
18:15le cas dans la période 2014-2022
18:17que vous avez évoquée,
18:18où là,
18:19vraiment,
18:19les sanctions étaient
18:20ridiculement faibles.
18:21Voilà.
18:22Mais depuis 2022,
18:23maintenant avec le 21ème
18:24package de sanctions,
18:25on a quand même
18:26des sanctions
18:26qui ont un impact réel
18:28sur l'économie.
18:29Regardez,
18:29la production de véhicules
18:30en Russie a diminué
18:32depuis 2022
18:33de 50%.
18:33L'aéronautique
18:35a diminué de 40%.
18:36Dans les technologies,
18:37vous avez aussi
18:38une chute considérable.
18:39Vous avez un certain nombre
18:40de biens
18:40qu'on ne peut pas trouver.
18:41Vous avez quand même,
18:43malgré tout,
18:43même si c'est encore insuffisant
18:45et qu'on n'a pas complètement
18:47sevré du pétrole
18:48et du gaz russe,
18:49malgré tout,
18:50quand même,
18:52les importations
18:53de gaz russe,
18:54c'est 10%
18:55de ce qu'elles étaient
18:55en 2022.
18:56Donc tout ceci,
18:57effectivement,
18:58affecte la Russie.
18:59Là où il y a des limites,
19:00c'est évidemment
19:00le contournement
19:01par un certain nombre
19:02de pays tiers,
19:04je dirais,
19:05comment dire,
19:06le trafic
19:06d'un certain nombre
19:07de composants.
19:08C'est pour ça
19:08qu'on retrouve
19:09des composants
19:10américains,
19:10européens,
19:11japonais
19:12dans un certain nombre
19:13de matériels russes.
19:14Et c'est évidemment
19:15la flotte fantôme.
19:17Mais malgré tout,
19:18vous regardez,
19:18les banquerudes
19:18sont aujourd'hui
19:19très affaiblies
19:20parce qu'elles sont
19:21pour l'essentiel,
19:22enfin pour la plupart
19:22d'entre elles,
19:23coupées du système
19:23interbancaire de paiement
19:24Swift.
19:25Donc vous avez un impact,
19:26on pourrait aller
19:27encore beaucoup plus loin,
19:28moi je suis très favorable
19:29à ce qu'on aille
19:30beaucoup plus loin.
19:31Maintenant,
19:31dernier point,
19:32sur ce projet de loi
19:33gramme,
19:34le problème,
19:34c'est que,
19:35bon,
19:35on va voir s'il va être
19:36adopté,
19:37il devrait l'être
19:37par la Chambre
19:38des représentants,
19:38c'est qu'après,
19:39Trump,
19:40l'administration de Trump,
19:41on fait ce qu'il veut.
19:42C'est-à-dire que ça donne
19:44l'autorisation
19:45et la possibilité.
19:46– Mais ça ne l'oblige pas.
19:47– Ça ne l'oblige pas.
19:48Et c'est là,
19:49effectivement,
19:49que le bas blesse
19:50et c'est effectivement
19:51peut-être une des limites
19:52auxquelles il faut s'attendre.
19:53– Général Villemeyer.
19:54– Je crois qu'il y a un point
19:56important,
19:57c'est que
19:59ce n'est pas
19:59une solution militaire
20:01qui permettra
20:02d'arrêter la guerre.
20:03J'en ai la conviction.
20:05Ce n'est pas
20:05une solution militaire
20:07qui permettra
20:07de stabiliser la région,
20:09que ce soit ici
20:10ou que ce soit dans le Golfe.
20:12Donc,
20:12si ce n'est pas
20:13une solution militaire,
20:14c'est forcément
20:15une solution
20:15qui a des conséquences
20:16économiques telles,
20:18qui a des conséquences
20:19économiques telles
20:19que le régime va plier,
20:21y compris de l'intérieur.
20:22Y compris de l'intérieur.
20:24Et c'est pas mal,
20:25c'est un peu là-dessus
20:27que les pays
20:28de l'Ouest,
20:28entre guillemets,
20:30avaient compté
20:31sur les conséquences
20:33en Iran.
20:34C'est que le peuple
20:34allait tellement souffrir
20:35qu'il allait réagir
20:36de l'intérieur.
20:37Et c'est un peu
20:38ce qui se passe
20:39actuellement
20:41avec la Russie.
20:43Le deuxième point,
20:44c'est que
20:44ce que je remarque
20:45dans ce qui a été dit,
20:46c'est des sanctions
20:46envers Poutine.
20:48C'est quelque chose
20:48de nouveau.
20:50Donc,
20:50qu'est-ce que ça veut dire
20:50des sanctions
20:51envers Poutine,
20:52envers l'homme lui-même ?
20:53C'est quand même
20:54un peu caractéristique.
20:55Et puis ça signe
20:56quelque chose.
20:57Et puis le troisième point,
20:59c'est qu'il parle
21:01de la Chine et de l'Inde.
21:01Il faut le savoir
21:02que la Russie exporte
21:04du pétrole
21:05qui n'est pas passé
21:08par les raffineries,
21:08qui n'a pas été raffiné.
21:09Et c'est l'Inde
21:10qui en raffine
21:11une grande partie.
21:12Et la Russie rachète
21:13son pétrole raffiné
21:14à l'Inde.
21:15Voilà après
21:15ce qui se passe.
21:16Donc,
21:17il y a quand même
21:18un point important.
21:19Trump aide la Russie
21:21en faisant monter
21:22le prix du baril,
21:23d'un côté.
21:25mais il a
21:26effectivement
21:27des difficultés
21:28au niveau de la Russie
21:29pour récupérer
21:30son pétrole raffiné.
21:31Jérôme Féche.
21:32Je t'en paierai un peu
21:33le propos.
21:33Pourquoi ?
21:34Parce que
21:34ce n'est pas
21:35la solution militaire,
21:37c'est à voir.
21:38Ce n'est pas
21:38effectivement la solution
21:39militaire qui va permettre
21:40à Vladimir Poutine
21:42de faire capituler
21:43l'Ukraine
21:43et puis de l'envahir.
21:44Ce n'est pas non plus
21:44la solution militaire
21:45qui va permettre
21:46à l'Ukraine
21:46de récupérer la Crimée
21:47ou le Donbass.
21:48Ça, c'est certain.
21:49Par contre,
21:49la solution militaire,
21:50en l'occurrence,
21:51peut peut-être
21:52permettre à Poutine,
21:54hélas,
21:54de consolider ses gains
21:57militairement
21:57là où il n'avait pas
21:58réussi à le faire
21:58diplomatiquement.
21:59Son objectif aujourd'hui,
22:00sauf s'il est complètement
22:01déraisonnable,
22:02c'est de consolider ses gains
22:03dans le Donbass.
22:04Voilà.
22:05Et de grignoter
22:06pourcentage après pourcentage,
22:07notamment dans le Donetsk,
22:08ce qui lui manque.
22:09Et on voit l'initiative
22:10au niveau de Kramatorsk,
22:11Pokrovsk,
22:12hier,
22:13Konstantinivska.
22:14Et ça,
22:14avec le déluge
22:16de missiles et de drones,
22:18sachant qu'en face,
22:18il n'y a plus de défense
22:20antiaérienne,
22:21là, ça peut peser énormément.
22:22Et d'ailleurs,
22:23qu'on voit que le front
22:24est revenu à l'avantage russe.
22:25Donc, je tempère,
22:26j'allais dire,
22:26l'absence de solutions militaires
22:28dans la mesure où
22:29ce qui est visé aujourd'hui
22:31n'est plus encore une fois
22:32une victoire totale
22:33de l'un sur l'autre,
22:34mais simplement
22:34la consolidation des gains
22:36et essayer d'estomper
22:37cette défaite stratégique,
22:38laquelle pourrait être
22:39encore diluée
22:39avec des escarmouches
22:41otaniennes.
22:42Quant à la sanction,
22:43les sanctions,
22:43les sanctions,
22:44j'allais dire,
22:46effectivement,
22:47et, il faut s'en féliciter,
22:48un train de sanctions
22:49voté par les États-Unis.
22:51Ça, en réalité,
22:51effectivement,
22:52ça affaiblit énormément
22:53l'économie russe.
22:54Mais ça affaiblit
22:54surtout les populations.
22:56C'est la même chose en Iran.
22:57Les sanctions en Iran
22:57avaient surtout affaibli
22:59la population.
22:59Pourquoi ?
23:00Parce que l'idée,
23:00le calcul qu'il y a
23:01derrière tout ça,
23:02les riches s'en sortent toujours.
23:03Les puissances s'en sortent toujours.
23:04Et l'économie de guerre
23:05qui est scise sur le pétrole,
23:07elle fonctionne très bien.
23:08Poutine n'aura pas
23:09de limites à ce niveau-là.
23:10Par contre, effectivement,
23:11son économie,
23:12l'économie russe
23:13est en berne.
23:14Elle ne se modernise pas.
23:15Ça, c'est hyper important.
23:16Effectivement,
23:17des taux d'intérêt
23:18qui défient toute concurrence.
23:20Effectivement,
23:21une inflation.
23:22Effectivement,
23:23aussi,
23:23des baisses de production.
23:24Mais tout ça,
23:24ça impacte l'économie,
23:26j'allais dire,
23:26civile.
23:27Pour les biens à double usage,
23:28aujourd'hui,
23:30la Russie,
23:31qui ne manque pas de missiles,
23:32y compris des missiles
23:35hypersoniques,
23:35Zircon et autres,
23:37Kinjal,
23:37qui ne manque pas
23:38de missiles,
23:41pardon,
23:41de croisière,
23:42Calibre,
23:43KH-101,
23:44se permet le luxe
23:45de développer
23:45un nouveau missile
23:47de croisière,
23:48dit banderol,
23:49avec des composants
23:50américains,
23:52sud-coréens,
23:53suisses et japonais.
23:55Et donc,
23:55et chinois, pardon.
23:56Et donc,
23:57le contournement
23:58des sanctions
23:58s'agissant de l'économie
24:00de guerre,
24:00et c'est ça qui compte
24:01dans la cinétique
24:02qui est celle des Ukrainiens
24:03qui y a aidé
24:04de quelques semaines,
24:05de quelques mois.
24:06On n'est pas
24:07sur plusieurs années,
24:08sur dix ans,
24:09pourquoi pas,
24:10mais sur les semaines
24:11et les mois qui viennent
24:12avec plus de défense solaire,
24:14avec l'hiver qui arrive,
24:15les centrales électriques
24:16qui seront mises à mal,
24:17les centres logistiques
24:18éventuellement
24:18également bloqués,
24:20le train de sanctions,
24:21c'est une victoire.
24:23Bien sûr,
24:23on ne peut que s'en féliciter,
24:25mais ça ne fera
24:26absolument pas le compte.
24:27Alors,
24:27on évoquait tout à l'heure
24:28les combattants étrangers
24:29qui sont aux côtés
24:30des soldats ukrainiens.
24:31La Russie compte également
24:33sur des forces étrangères,
24:34en l'occurrence,
24:35les forces nord-coréennes,
24:36des soldats nord-coréens
24:37appartenant à une unité de missiles.
24:39ont commencé à se déployer
24:40dans l'ouest de la Russie,
24:42près de Voronezh.
24:43Ils sont équipés
24:44potentiellement
24:44de 120 missiles balistiques
24:46et leur présence
24:47vise à renforcer
24:47évidemment les capacités
24:48russes face à l'Ukraine.
24:50Nicolas Tenzer,
24:51on est face
24:52à un partenariat stratégique
24:55très puissant
24:56entre Pyongyang et Moscou.
24:58Oui, de manière totalement évidente
25:01au-delà effectivement
25:02de la similitude idéologique
25:04le plus en plus marquée
25:05entre les deux régimes.
25:07Et là,
25:07il y a probablement
25:08un échange qui s'opère.
25:09D'un côté,
25:10la Corée du Nord
25:11fournit de la chair à canon.
25:13Il n'y a pas d'autre mot.
25:14Je veux dire,
25:14les soldats nord-coréens,
25:16on a vu avec les 11 000
25:18qui étaient déjà venus
25:19dans la région
25:19à l'époque de Kors,
25:20etc.
25:21ou les 30 000
25:21qui devraient venir.
25:22Je veux dire,
25:23beaucoup sont morts apparemment,
25:25ont été tués très vite.
25:25Ils n'avaient pas
25:26une expérience de combat.
25:27À la différence,
25:28on parlait des Colombiens
25:30qui viennent du côté de l'Ukraine.
25:33Ce n'est pas du tout
25:33la même chose.
25:35Mais il y a probablement
25:36une forme d'échange.
25:37D'un côté,
25:39je dirais,
25:40Kim Jong-un
25:40se réintroduit en quelque sorte
25:42sur l'échiquier international.
25:44Et donc,
25:44il montre effectivement
25:45qu'il a des moyens,
25:47même s'ils sont assez vétus.
25:48Il a une masse,
25:49je dirais,
25:50parce que,
25:50évidemment,
25:51l'économie réelle
25:52et la population nord-coréenne
25:54a été complètement sacrifiée.
25:55Mais il a une masse
25:56de chars,
25:57de missiles
25:59assez considérable.
26:00Voilà.
26:00Et ensuite,
26:01on peut penser
26:02que la Russie,
26:03en contrepartie,
26:05aide la Corée du Nord
26:06sur un certain nombre
26:07de secteurs
26:08de haute technologie,
26:09voire peut-être,
26:10effectivement,
26:11des systèmes
26:11de miniaturisation
26:13de l'arme nucléaire.
26:14Pour l'instant,
26:15ceci étant
26:15hauts conditionnels,
26:16ce sont des suppositions
26:17d'un certain nombre
26:18d'experts,
26:19mais il y a certainement
26:20un donnant-donnant
26:20avec peut-être un peu
26:21d'aide alimentaire aussi,
26:22puisqu'on sait que,
26:23quand même,
26:23la Corée du Nord
26:24est un pays
26:25où l'on meurt de faim.
26:26Général Vilmer,
26:27ça veut dire
26:27que la Russie
26:27est obligée
26:28d'aller chercher
26:28des combattants
26:29en Corée du Nord
26:30parce qu'il n'y a plus
26:31assez d'hommes
26:32prêts à combattre
26:33en Ukraine ?
26:33Parce que la perte humaine
26:35est dans un rapport
26:37qui n'est pas favorable
26:38par rapport à l'Ukraine.
26:39C'est de 1 à 3,
26:39ce qui est admis.
26:40Donc, la consommation,
26:42excusez-moi ce terme
26:43un peu trivial,
26:44mais qui est un peu cruel,
26:45d'ailleurs,
26:45mais la consommation
26:46d'hommes sur le terrain
26:48est complètement
26:50en défaveur de la Russie.
26:51Ça, c'est extrêmement clair.
26:53Mais maintenant,
26:55le point qui me paraît
26:57important,
26:58c'est qu'il va y avoir
27:00un tournant dans la guerre.
27:01Parce que si c'est
27:03une armée de mercenaires
27:04contre une armée de mercenaires,
27:06la façon de combattre
27:07n'est pas tout à fait la même.
27:11Les conditions financières
27:12d'engagement
27:13des soldats russes
27:15sont extrêmement intéressantes
27:16et ces primes d'engagement
27:18sont négociées
27:19sur le front
27:19pour avoir une partie
27:21de cette prime
27:22qui est donnée
27:23au commandant local
27:24pour que la personne
27:26en question
27:26puisse bénéficier
27:27d'un poste
27:28pas trop exposé.
27:29Voilà où on en est.
27:30On est loin de...
27:31on va défendre la patrie.
27:33Alors que c'est ça
27:34le point fort de l'Ukraine.
27:35C'est qu'ils combattent
27:36pour leur liberté.
27:37Ce qui n'est pas du tout
27:38le cas des Russes.
27:39C'est pour ça que je pense
27:40que la solution
27:42ne sera de toute façon
27:43pas militaire.
27:44Ou alors,
27:44il faut qu'on me dise
27:45quelle serait la solution
27:47militaire
27:47qui mettrait fin au conflit.
27:49Je serais bien curieux
27:50de savoir,
27:50ce ne sera ni
27:51la capitulation de l'Ukraine,
27:52ça c'est sûr,
27:53ni la capitulation
27:53de la Russie.
27:54Avec un point important,
27:56on a toujours
27:58surestimé
27:58l'armement russe.
27:59Moi, depuis que je suis tout petit,
28:01depuis que j'ai fait
28:01toutes les écoles différentes
28:02dans ma carrière,
28:04on a toujours
28:05surestimé l'armement russe.
28:06Et c'est toujours le cas.
28:08Depuis la guerre froide,
28:09depuis la seconde guerre mondiale ?
28:10Oui.
28:11Toujours.
28:11Depuis Napoléon ?
28:12Non.
28:13On a surestimé,
28:14pour moi,
28:14à l'époque contemporaine.
28:15On a surestimé,
28:17plutôt,
28:17vers les années 60-70,
28:19on a commencé
28:20en disant,
28:21voilà,
28:21vous ne vous rendez pas compte,
28:23les Russes sont extrêmement dangereux,
28:25donnez-moi des crédits.
28:26C'est ça en fait.
28:27Si on dit que les Russes sont faibles
28:30et on ne représente pas une menace,
28:32c'est beaucoup plus compliqué
28:33pour avoir des crédits.
28:34Donc ça,
28:35c'est la base.
28:36On le voit d'ailleurs
28:36avec l'actuelle déclaration
28:38du chef d'état-major des armées.
28:39Il fait ça
28:40et de façon concomitante,
28:43il dit,
28:44la loi de programmation militaire,
28:45quid ?
28:46Il faut commencer
28:46par la respecter,
28:48notamment sur la partie marine,
28:50sur la rafale F5,
28:52etc.
28:52Donc tout ça,
28:53c'est lié
28:53et je pense qu'au niveau
28:55de la capacité anti-missile,
28:58les Russes sont largement en dessous
29:00de ce que peuvent faire
29:01les Américains
29:02et encore plus
29:02de ce que font les Français.
29:03Les Français et les Italiens
29:04ont un missile Aster 30
29:07qui est ce qui se fait nuit au monde.
29:09Mais il n'est pas vendu
29:11comme l'est le Patriot.
29:13Bon,
29:13c'est comme ça.
29:14Et donc,
29:15les Russes ont une défense
29:16anti-missile balistique
29:18qui est à mon avis
29:18extrêmement faible.
29:20Donc,
29:21ils n'ont pas la main
29:23sur la souveraineté aérienne.
29:25Ça, c'est clair.
29:26Jérôme Klesch,
29:26est-ce qu'avec l'affaiblissement
29:28de l'Iran,
29:29allié de Moscou,
29:30la Corée du Nord,
29:31devait avoir un partenaire
29:32encore plus précieux
29:33qu'il y a encore quelques années
29:35ou en tout cas,
29:36avant même le début
29:37de la guerre menée par Israël
29:38et les États-Unis
29:38contre l'Iran ?
29:39Ça devient un partenaire précieux
29:41dans la mesure où,
29:42pour l'heure,
29:42mais là,
29:43on parle d'un point de vue tactique
29:44parce que ce qui joue
29:45est vraiment tactique,
29:46en fait.
29:47Et l'histoire de la solution militaire,
29:48c'est au sens
29:49où ça permettrait
29:50à Poutine
29:51de consolider ses gains
29:53et dans la perspective
29:54d'une Ukraine,
29:55en fait,
29:55qui se rendrait compte
29:57qu'elle n'aurait plus
29:58de marge de manœuvre
30:00pour endiguer
30:01le grignotage,
30:04la solution diplomatique
30:05visant à concéder
30:07des territoires
30:09redeviendra raisonnable.
30:10Et ça,
30:11c'est quelque chose
30:11qui pourrait se faire jour.
30:12Je vous rappelle
30:13qu'à Ankorej,
30:14il y a un an,
30:15c'était ça
30:15qui était sur la table.
30:16Alors évidemment,
30:17la copie était
30:18complètement exorbitante
30:19puisqu'il s'agissait
30:20pour les Ukrainiens
30:21de laisser aux Russes
30:23une partie significative
30:25dans le Donbass,
30:25dans les quatre oblastes,
30:26qui n'étaient pas conquises.
30:28Mais petit à petit,
30:29et on parle du Donetsk notamment,
30:31dans le Donetsk,
30:32les Russes font effort
30:33et commencent
30:34à avoir des résultats.
30:35Donc c'est vraiment
30:36au niveau tactique
30:36qu'on se situe.
30:38Et dans ce cadre-là,
30:39effectivement,
30:40la Russie a besoin de masse.
30:41Et pour faire la différence
30:43vis-à-vis de l'Ukraine,
30:44elle a besoin de masse
30:44en termes de matériel,
30:46elle a besoin de masse
30:46en termes d'hommes.
30:47En termes de matériel,
30:48sur le plan
30:49des missiles aérobalistiques,
30:51parce que la Corée du Nord
30:52vient aussi aider
30:54à la saturation
30:55et à l'assèchement
30:56des défenses
30:57anti-aériennes ukrainiennes,
30:58donc les Patriotes,
30:59dont les dernières livraisons
31:00ont eu lieu
31:01au compte-gouttes
31:02au mois de juillet.
31:03Et puis,
31:04il y a les Sampetés,
31:04mais comme le disait
31:05fort bien le général,
31:07le missile Aster 30,
31:08il est extrêmement performant,
31:10mais il n'y en a pas assez.
31:12Et là,
31:13il n'y en a plus vraiment.
31:15Donc,
31:15cet assèchement d'un côté
31:17et de l'autre,
31:18la chair à canon
31:18selon le schéma habituel
31:21sur toute la ligne de front,
31:22à chaque fois qu'il y a un effort,
31:23c'est toujours la même chose.
31:24C'est des bombes planantes
31:25avec les Soukhoï 30,
31:27ensuite,
31:28c'est des drones
31:28et puis après,
31:30ce sont des vagues
31:30d'infanterie mécanisées
31:31ou pas d'ailleurs,
31:33en masse,
31:33appuyées par des drones
31:34et de l'artillerie
31:35et puis c'est un rapport
31:36de 1 à 3,5.
31:38En gros,
31:383,5,
31:39pardon pour le 1,5,
31:41russe
31:41contre un ukrainien
31:42et on est dans le rapport
31:44à peu près
31:44sur les 4 ans.
31:45C'est-à-dire que la Russie
31:46a perdu 1,5 million midon
31:48et l'Ukraine,
31:50on dit entre 300 et 500 000.
31:53Voilà.
31:53En gros,
31:54pour manipuler ça avec...
31:55Donc,
31:55une guerre beaucoup plus meurtrière
31:56côté russe
31:57que côté...
31:58mais c'est logique
31:59puisque la Russie
32:00est à l'assaut
32:01et donc l'assaut,
32:02c'est 1 pour 3,
32:03en gros.
32:04Donc voilà,
32:04il y a eu des phases
32:05où c'était plus important
32:06mais globalement,
32:07les chiffres,
32:07c'est ça
32:07et là,
32:09sur les phases d'assaut,
32:09ça risque d'être
32:10un peu plus important encore
32:12avec,
32:13encore une fois,
32:14cette consommation,
32:14pardon pour ce terme,
32:16mais de troupes étrangères.
32:18Mais c'est aussi le cas
32:19pour les troupes russes.
32:20Donc,
32:20oui,
32:21ça peut faire la différence
32:22parce que ponctuellement,
32:23tactiquement,
32:23pour faire cet effort,
32:24la Russie a besoin de masse.
32:26Elle l'a,
32:26je le disais,
32:27je me répète,
32:27sur le plan capacitaire
32:29et des missiles aérobalistiques
32:30et des drones aussi,
32:32malgré tout.
32:32Voilà,
32:33même si l'Ukraine
32:33a fait un effort
32:34et a montré son innovation
32:36et sa capacité à produire
32:37par million des drones
32:38et elle prévoit
32:39jusqu'à 7 millions de drones
32:40peut-être l'année prochaine
32:41en production,
32:42mais ça nous emmène
32:42un peu loin.
32:43Et puis,
32:43sur le plan humain,
32:44la démographie reste quand même
32:45à l'avantage de la Russie.
32:46et la démographie reste quand même
32:46à l'avantage de la Russie.
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