- il y a 9 minutes
Chaque week-end, Dominique Tenza vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00On va en venir maintenant à cette guerre, depuis plus de 4 ans, cette guerre entre l'Ukraine et la
00:07Russie.
00:08Cette information, Sergei Jernov, bonsoir, information potentiellement explosive,
00:12si elle venait à être confirmée selon des sources pour l'instant citées par le média polonais.
00:18Honnête et relayée par le Télégraphe, les États-Unis auraient averti Varsovie d'une possible attaque russe
00:24contre un pays de l'OTAN et ce pays, ce pourrait être la Pologne.
00:28Que nous disent précisément ces informations ?
00:31Les informations, vous savez, ces versions circulent depuis pas mal de temps.
00:35Les derniers mois, déjà, on parle de possibles attaques russes contre les pays de l'Europe occidentale
00:42et c'est la Russie qui a créé la possibilité d'avoir la base pour ces allégations.
00:49Parce que je vous rappelle qu'il y a 3 ans, la Russie a refait 2 circonceptions militaires,
00:55la circonception militaire de Saint-Pétersbourg et celle de Moscou.
00:58Saint-Pétersbourg qui est en face de la Finlande et celle de Moscou qui est en face des pays baltes
01:04de Biélorussie,
01:06de la Pologne potentiellement.
01:07Et donc, dans ces circonceptions, il n'y a pas que le côté administratif.
01:12Poutine a augmenté formellement le nombre de son armée d'un million deux cent mille à un million cinq cent
01:19mille.
01:20Donc, vous voyez, il y a quand même quelque chose.
01:22Et dans ces circonceptions, on a commencé à reconstruire soit les casernes qui ont existé du temps de l'Union
01:28soviétique,
01:28soit à construire les nouvelles casernes.
01:30Et donc, tout ça, ça montre bien sûr qu'il y a une activité préparative qui est à la frontière
01:36de l'Union européenne
01:37et à la frontière de l'OTAN.
01:39Et bien évidemment, ça donne la base pour craindre que la Russie peut faire quelque chose.
01:47Mais jusque-là, c'était, si vous voulez, les versions.
01:51Les versions qui étaient au niveau d'expertise, un peu au niveau des services secrets.
01:55Après, là, l'information que vous venez d'énoncer, c'est quelque chose de beaucoup plus sérieux.
02:00Ça veut dire qu'il y a plusieurs...
02:01En fait, il y a une convergence d'informations, de renseignements de plusieurs pays
02:07qui tentent vers la même information.
02:11Avec plusieurs scénarios, on va aller voir qui seraient envisagés.
02:14Regardez ces différents scénarios.
02:16On parle éventuellement de frappes de drones ou de missiles
02:18contre des infrastructures critiques polonaises.
02:22Une intrusion limitée de soldats russes.
02:25Ou bien une opération hybride mêlant cyberattaque, sabotage et désinformation.
02:29Ou même une simulation d'attaque destinée à tester la réaction de l'OTAN.
02:33Jérôme Poirot, l'objectif supposé, puisque ce sont des informations
02:37qui n'ont pas été évidemment confirmées par la Russie,
02:40l'objectif supposé de Moscou, c'est pas tant d'attaquer,
02:42mais de tester peut-être aussi la cohérence de l'Alliance Atlantique.
02:47Oui, évidemment.
02:48Mais je crains que si c'était le cas, le président Poutine soit une fois de plus très déçu.
02:56Il ne l'a pas été en 2014, lors de la première invasion de l'Ukraine,
03:00mais en 2022, il a fait le même pari qu'en 2014.
03:03C'est-à-dire qu'il n'y aurait pas de réaction des Occidentaux.
03:06Et il paye très très cher cette erreur.
03:10Aujourd'hui, je crois qu'effectivement, il a réussi d'une certaine manière
03:14à ressouder non seulement l'OTAN, malgré les déclarations du président américain.
03:19Alors on va y revenir justement, on sera avec Antoine Hollard à Washington dans quelques minutes.
03:22Il y a une solidarité des pays européens, toute nouvelle en matière de défense,
03:28de soutien à l'Ukraine, et évidemment, personne ne pourrait admettre,
03:33ici en Europe, et l'OTAN, c'est-à-dire les États-Unis non plus,
03:37qu'il y ait une forme de guerre, même limitée.
03:40Alors soit un pays balte, on en a parlé longtemps, soit là à la Pologne.
03:44Je crois qu'aussi, peut-être, alors évidemment, il y a des signes très visibles,
03:48vous le disiez, de préparation d'une attaque, tout ça est très observé.
03:51Il y a une montée en puissance, il y a aussi plus de communication militaire, etc.
03:55Mais peut-être l'intention de Moscou est-elle simplement de faire monter la pression
04:01sans encore avoir décidé de passer à l'action ?
04:05Regardez ces images, justement, c'est des images toutes fraîches,
04:09aujourd'hui, diffusées aujourd'hui à la télévision ukrainienne,
04:12images qui nous viennent fournies par le Kremlin, évidemment,
04:15avec un Vladimir Poutine, que l'on dit en difficulté sur le terrain
04:19et qui pourtant apparaît ici, vous le voyez, en treillis.
04:22Et voilà ce qu'il nous dit, Sergeï.
04:24Le président russe déclare que l'initiative stratégique sur le champ de bataille
04:28est entièrement entre les mains des forces armées russes.
04:33J'aimerais aussi, Aline Lebaï-Kremer, bonsoir, vous entendre sur ce point
04:39le président russe qui apparaît entré et qui dit tout est sous contrôle.
04:42Quand on regarde ce qui se passe sur le terrain, c'est un peu plus compliqué.
04:45Oui, c'est le moins qu'on puisse dire.
04:47Maintenant, il a besoin de communiquer, de s'afficher un homme fort auprès de sa population
04:52avec lequel il y a un pacte de stabilité sécuritaire depuis toujours
04:58qui vole un peu en éclats.
04:59Il y a toutes ces images qui recirculent mondialement de files d'attente dantesques
05:05pour aller récupérer un plein de carburant sur chaque véhicule.
05:10On a aussi, malgré toute la censure possible qui est appliquée en ce moment,
05:15des images qui s'échappent de gens qui râlent, qui s'adressent à lui.
05:18Alors, on n'est pas de l'ordre de la révolte absolument plus.
05:22Notamment un ancien commandant.
05:24On y reviendra tout à l'heure, effectivement.
05:25Des gens qui bravent tout de même l'interdit de parler de ce qu'il se passe.
05:31Parce qu'en ce moment, en Russie, notamment sur la question des attaques de drones ukrainiens,
05:36sur les raffineries, sur des infrastructures critiques russes,
05:40la consigne dans les rédactions, c'est surtout ne pas en parler.
05:43C'est-à-dire que la presse, enfin ce qui reste presse, soit disant presse en Russie,
05:49n'explique absolument pas ce qui est en train de se passer.
05:52C'est le problème, c'est que les gens vivent une forme de réalité quand même
05:55et voient bien qu'il y a un décalage entre ce qui est servi dans les médias russes
06:02et la réalité.
06:04D'ailleurs, pour reprendre un commentateur assez drôle,
06:08c'est justement parce qu'on n'en parle pas à la télévision russe,
06:11c'est que ça doit être très très grave ce qu'il se passe.
06:12Donc vis-à-vis de tout ça, il est obligé d'afficher et de jouer le matador
06:16et de mettre un peu ses armoiries martiales pour essayer de rassurer.
06:22Mais a priori, ça ne va pas suffire parce qu'il y a quand même énormément,
06:26beaucoup plus de Russes qu'à une certaine époque,
06:30qui se demandent quand même si cette opération spéciale
06:35où tout irait bien pour la Grande-Mercie ne serait pas un petit peu en train de...
06:39– Je rappelle qu'on ne parle pas de guerre, on ne parle pas de guerre en Russie,
06:42mais d'opération spéciale en Ukraine.
06:44Si vous nous rejoignez sur BFM TV, BFM Grand Soir, bienvenue,
06:47c'est l'image de la soirée, elle s'affiche ici à l'écran,
06:50Vladimir Poutine en treillis, le président russe en difficulté sur le terrain,
06:55mais qui s'affiche en habit militaire à la télévision,
06:58comme pour dire que tout va bien, que tout est sous contrôle, Thierry Arnault,
07:01alors qu'on le disait, les Russes commencent à ressentir chez eux,
07:06dans leur quotidien, les difficultés, l'impact de cette guerre,
07:10et tout est en train petit à petit de se fissurer.
07:12– Oui, c'était une des promesses majeures qu'il avait faite auprès des Russes
07:16en engageant son pays dans ce conflit, dont vous rappeliez à juste titre
07:19qu'il ne l'avait pas qualifié de guerre, mais d'opération militaire spéciale
07:22lorsqu'il la lance en février 2022.
07:24Depuis, c'était appliqué à nous dire que tout se déroulait comme prévu,
07:28que les plans étaient parfaitement respectés d'une part,
07:31et d'autre part que la vie quotidienne des Russes
07:33allait être épargnée par ce conflit.
07:36Or, force est de constater que ces engagements désormais ne sont plus tenus,
07:40et qu'effectivement, les Russes sont en train de se rendre compte
07:44que leur pays est bel et bien en guerre d'une part,
07:46et que d'autre part, outre le carnage que ça produit pour la population russe,
07:50je rappelle que selon les dernières estimations,
07:52ce serait 1 400 000 hommes qui seraient morts ou blessés en Ukraine
07:56depuis le début du conflit,
07:58mais outre ce coup humain qui est absolument gigantesque,
08:02il y a un coup pour la vie quotidienne des Russes
08:04qui est en train de se propager,
08:06et c'est évidemment un problème pour Vladimir Poutine.
08:09Donc il faut qu'il montre et qu'il affiche des victoires symboliques,
08:14un étalage de puissance.
08:15C'est aussi comme cela qu'il faut comprendre
08:17les assauts massifs et meurtriers
08:20qui ont été lancés sur Kiev il y a quelques heures maintenant,
08:23avec ce bilan extrêmement lourd de 30 morts.
08:26Au moins une trentaine de morts et plus d'une centaine de blessés.
08:30Et c'est aussi le sens des images qui nous sont montrées au moment où on se parle,
08:34puisque à défaut de pouvoir produire des résultats spectaculaires
08:37et des avancées spectaculaires sur le terrain,
08:40même si ce soir le porte-parole du Kremlin revendique
08:43la prise d'une localité présentée comme stratégique,
08:47à défaut de pouvoir montrer que sur le front,
08:49il avance de manière spectaculaire,
08:51il faut produire un message positif d'une autre manière.
08:54– Sergueï, on y reviendra tout à l'heure,
08:57mais une trentaine de kilomètres carrés conquis le mois dernier,
09:00une trentaine de kilomètres carrés, ça paraît quasiment rien,
09:02quand on sait, et les chiffres sont assez parlants,
09:06que pour conquérir un kilomètre carré,
09:09264 soldats russes sont soit blessés, soit tués.
09:13– Et jusqu'où peut-il tenir ?
09:15– Il peut tenir tant qu'il y a les Russes qui vont s'engager
09:18pour de l'argent pour aller mourir en fait,
09:22parce que vous savez, on annonce actuellement
09:23que la vie de quelqu'un qui arrive en fait,
09:26qui signe un contrat, elle dure entre 10 jours et 3 semaines.
09:34– C'est-à-dire qu'un soldat qui combat pour la Russie
09:37et qui décide de s'engager sur le front…
09:38– L'espérance de vie.
09:39– L'espérance de vie, c'est 10 jours à 3 semaines.
09:41– 10 jours à 3 semaines, et quand il est sur le front,
09:44quand il est sur la ligne de front, c'est entre 10 minutes et un quart d'heure.
09:48– 20 minutes.
09:48– Voilà, et 20 minutes.
09:49Donc en fait, c'est de la boucherie,
09:52mais Poutine pour le moment, il arrive encore à recruter.
09:54Mais vous savez, c'est cette mise en scène à qui il est destinée.
09:58Il est destinée d'abord à Donald Trump,
10:00parce que Poutine a compris que depuis le sommet de G7 à Evian,
10:05Trump a changé en fait d'attitude envers la Russie,
10:10parce que le président Zelensky a eu le temps d'exprimer
10:13et de raconter ce qui se passe sur le front,
10:16de raconter les faiblesses de Russie
10:18et de raconter les points forts par rapport à l'Ukraine.
10:21Et en même temps, ce théâtre est destiné aussi en réponse à Zelensky,
10:26parce que Zelensky, justement, aujourd'hui ou hier,
10:28a dit que Poutine ne sait rien du tout,
10:31il ne s'est jamais rendu en fait sur les lignes de bataille.
10:33Il y a les généraux qui lui racontent n'importe quoi.
10:36Vous savez, toute l'Ukraine, y compris jusqu'en Russie,
10:42on se moque par exemple des comptes rendus Gerasimov
10:46qui, on a compté 52 fois ou 60 fois à annoncer la prise de Malaya Takmashka.
10:53Donc c'est une petite localité en fait au Donbass,
10:56et les Russes ont acclamé la prise de cette localité.
11:01Kupensk, Gerasimov, il y a 6 mois aussi,
11:04a rendu, donc, a raconté à Poutine que Kupensk a été conquis.
11:11Et là, Poutine, dans son propre discours, a dit que les forces russes
11:16se trouvent à 4 kilomètres de la ligne ouest de Kupensk.
11:19Et donc, en fait, Poutine, plus, vous avez parlé de ce soldat Lunin
11:24qui a été arrêté parce qu'il s'adressait à Poutine en se disant
11:27que sur le front, il se passe la dédovchine, en fait,
11:31il se passe des brimades, il se passe des crimes,
11:34il y a presque des tortures et des exécutions sommaires des soldats,
11:39et qui a réclamé la rencontre avec Poutine en disant
11:42que l'armée risquait de tourner les armes contre le Kremlin.
11:46Et donc, bien évidemment, Poutine est obligé à jouer cette comédie.
11:49– Jérôme Poirot, toute cette propagande russe déversée
11:52depuis des mois, depuis des années, depuis le début de la guerre,
11:56elle finit aussi par craqueler et finalement à ne plus produire
11:59les effets escomptés ?
12:00– Ah, elle produit de moins en moins d'effets à l'ouest, ça c'est certain.
12:03La cohésion à la fois des populations ici en Europe occidentale,
12:09au sein de l'Union Européenne et des gouvernements,
12:12c'est quand même, n'a jamais véritablement faibli.
12:16Et plus les atrocités commises par l'armée de la Fédération de Russie
12:21se multiplient, plus les frappes sur des civils,
12:23comme il y a eu encore de manière massive sur Kiev avant-hier,
12:28plus ça crée évidemment une sorte de sentiment de solidarité.
12:32Et puis au sommet du G7 dont vous parliez, Sergueï,
12:35l'unité des Occidentaux et au premier chef avec les Américains
12:40a été renouvelée.
12:43Donc il y a une sorte de fuite en avant dans cette dernière mise en scène
12:48de Vladimir Poutine avec cette idée de peut-être envahir
12:51un morceau de la Pologne.
12:52Encore faudrait-il qu'il ait des forces militaires pour cela,
12:55parce qu'en face, il serait quand même très très bien reçu.
12:58L'armée polonaise est très puissante.
13:00Et puis il y a des forces de différents pays,
13:03notamment d'armées de l'air occidentales,
13:05qui sont là en permanence pour aider la Pologne
13:07et les Pays-Baltes à protéger leur espace aérien.
13:10On y reviendra justement sur l'OTAN,
13:12parce que j'aimerais bien vous entendre, Amiral,
13:14notamment sur les réactions de Donald Trump.
13:16Donald Trump qui estime qu'il n'y a pas réciprocité
13:20entre son pays et les pays de l'OTAN.
13:22Si jamais Poutine attaquait un pays de l'OTAN,
13:25Jérôme dit qu'il serait peut-être déçu.
13:27Est-ce que vraiment le président américain serait prêt
13:30à défendre l'OTAN aujourd'hui ?
13:33– Cette question est posée,
13:36Kissinger l'a posée déjà.
13:38Je pense quand même que les Américains sont obligés
13:41de s'engager d'une manière ou d'une autre.
13:43Surtout qu'on n'imagine pas, avec tout ce qui vient d'être dit
13:46sur les déboires russes en Ukraine,
13:49on n'imagine pas une guerre de chars, de leur tranchée, etc.
13:53On imagine plutôt une guerre hybride,
13:55comme vous le disiez au début,
13:56et qui n'exécite pas les mêmes moyens.
13:59Et là, le concours, le soutien américain serait appréciable.
14:05Et je pense qu'il serait indispensable que les Américains soutiennent.
14:09– Rappelons que l'article 5, c'est ça,
14:12prévoit que si un pays de l'OTAN est attaqué,
14:14tous les pays lui viennent en aide, c'est ça ?
14:16– Oui, mais c'est possible que ça.
14:17– C'est quoi alors ?
14:18– Pas exactement.
14:19Tous les pays doivent se conserter,
14:21et chaque pays réagira selon ses capacités.
14:25Donc en fait, il est assez vague.
14:28C'est plutôt l'article 47.1 de la Constitution européenne,
14:33du traité de l'Union européenne,
14:35qui est beaucoup plus engageant.
14:36Lui, il engage tous les pays de l'UE.
14:39– Tu aurais une précision peut-être sur ça ?
14:40– Oui, il établit quand même un principe de solidarité,
14:44effectivement, qui doit…
14:45– C'est bien ce que vous avez pu comprendre.
14:45Normalement, un pays de l'OTAN est attaqué,
14:48les autres sont censés lui venir en aide.
14:49– Comme le disait Sergei, il y a une procédure,
14:51mais le principe, et c'est la raison d'être de l'OTAN en réalité,
14:54le principe, c'est qu'on attaque un pays membre,
14:57tous les autres pays membres se portent à son secours.
15:00– Et c'est une menace que fait planer Donald Trump régulièrement,
15:03depuis plusieurs mois.
15:04Ils ne nous ont pas aidés dans cette guerre en Iran ?
15:07– Oui, alors c'est un refrain qu'il reprend régulièrement,
15:10que là, il a repris avec force depuis quelques heures.
15:12Pourquoi ? Parce qu'il va se tenir, à partir de mardi matin,
15:16un nouveau sommet de l'OTAN,
15:17et donc qu'il considère que les États-Unis ont dépensé
15:20une somme totalement disproportionnée pour garantir la sécurité des pays européens
15:26qui ne l'ont pas payé de retour.
15:29Il avance les sommes de manière un peu orientée, évidemment,
15:34puisque les sommes qu'il avance,
15:35ce n'est pas l'argent que les États-Unis ont versé à l'OTAN,
15:38c'est l'argent que les États-Unis ont dépensé pour se défendre d'une part.
15:43Mais l'autre sujet, outre le coût pour les États-Unis,
15:49c'est évidemment les conséquences du conflit au Moyen-Orient
15:52et la manière dont le refus de certains pays,
15:56je pense à l'Espagne et à l'Italie en particulier,
15:59de mettre à la disposition des forces américaines
16:03leur base aérienne pour des ravitaillements et des escales techniques,
16:08de permettre le survol de certains territoires,
16:11tout ça a évidemment provoqué le courroux du président américain,
16:13qui a d'ailleurs remis ce sujet des bases de ses alliés sur la table,
16:18et il entend en parler, c'est du moins ce qu'il a annoncé,
16:21à ce sommet de l'OTAN à Ankara.
16:23– Qu'il sera Ankara en Turquie, donc à partir de…
16:24– À partir de mardi matin.
16:26– Mardi matin, nous suivrons ça, évidemment.
16:27C'était jour de deuil ce vendredi en Ukraine,
16:31au lendemain de cette attaque, on en parlait,
16:32qui a visé Kiev, au moins une trentaine de morts,
16:36près de 100 blessés, encore des personnes disparues.
16:39C'est un succès militaire pour Vladimir Poutine
16:42ou c'est le signe d'une frustration du Kremlin
16:44qui aujourd'hui touche la population civile
16:47pour terroriser une population ?
16:48– C'est une campagne de terreur à l'endroit des civils
16:52qui est en général, malheureusement,
16:55il y a des formes de schémas qui se répètent,
16:58quand il y a des difficultés en interne
17:01dues à des offensives,
17:03ou à des percées, si je puis dire, ukrainiennes,
17:06la Russie se venge sur les femmes et les enfants
17:08et les villes ukrainiennes.
17:10C'est très exactement ce qui s'est passé,
17:11donc c'est l'attaque la plus brutale,
17:13en tout cas c'est qualifié comme telle,
17:14par à peu près toute la presse ukrainienne en Ukraine
17:17qu'il y ait pu avoir sur cette ville
17:21depuis le début de la guerre.
17:22Donc ce que fait aussi Vladimir Poutine
17:24avec cette mise en scène de Trehi
17:28auprès de ses généraux,
17:29c'est d'habiller aussi d'une façon militaire conventionnelle
17:32un acte terroriste.
17:33C'est-à-dire que Vladimir Poutine,
17:35ces dernières heures,
17:36il aurait vaincu des civils, des armées.
17:38Il n'arrive pas à contenir des hommes
17:41entraînés et équipés sur le front,
17:43mais en revanche, il explique au monde entier
17:46qu'il a vaincu, il a pu assassiner
17:49des familles, des fratries entières
17:51de jeunes femmes et de jeunes filles.
17:53C'est ça le succès qu'il vend à son peuple,
17:57qu'il offre.
17:58Donc il y a quelque chose de pathétique.
18:00Néanmoins, le pathétique tue quand même
18:03et l'Ukraine, là, à son urgence,
18:04c'est d'obtenir des garanties de défense
18:08anti-aérienne
18:08et surtout que ses partenaires
18:10qui se sont engagés à lui fournir
18:12certains systèmes qui sont vitaux,
18:14dans la mesure où on voit bien,
18:16d'ailleurs l'Ukraine ne s'en cache pas,
18:17elle en a besoin.
18:18Il y a des trous dans la raquette,
18:19il y a des failles dans les systèmes
18:21de défense anti-aérienne
18:22sur certaines grandes villes,
18:24donc IIF,
18:25et elle en a besoin en urgence.
18:27Donc elle a rappelé aussi ces dernières heures
18:29ses alliés à leur promesse
18:32qu'il y a des retards de livraison
18:34sur certains systèmes absolument cruciaux
18:37pour sauver des vies,
18:40alors que l'Ukraine,
18:41d'un point de vue strictement militaire,
18:43est en train d'infliger à la Russie
18:46des frappes spectaculaires
18:48et complètement extraordinaires
18:50qui auraient parié là-dessus
18:52que finalement,
18:53on est à près de 40%
18:55de la capacité de raffinage de la Russie
18:57qui commence à être chaos.
18:59Donc ça, c'est un problème majeur.
19:00D'où ces scènes que l'on observe
19:01pour aller faire un plein d'essence.
19:04Donc tout ça,
19:04que fait Vladimir Poutine à la Russie
19:07parce qu'ils ne savent faire que ça
19:08d'un point de vue strictement militaire,
19:11c'est-à-dire frapper des civils,
19:13frapper des centres-villes.
19:15Kiev a reçu 496 drones,
19:18me semble-t-il,
19:19et 74 missiles,
19:21c'est-à-dire 74 missiles lancés
19:23sur une ville de plusieurs millions d'habitants.
19:26Donc on est dans l'acte terroriste pur
19:28et c'est ce qu'essaye de nous,
19:31de cacher comme il peut Vladimir Poutine
19:34dans ses mises en scène.
19:36Sauf que c'est très important.
19:37En fait, sur ces 496 drones,
19:41il y avait 476 drones
19:43qui ont été abattus.
19:44Il y a juste 20 drones
19:45qui ont atteint leur but.
19:47Ça, c'est la première chose.
19:48Sur les 94 missiles,
19:50il y a eu 48 missiles
19:51qui ont été abattus.
19:52Et bien évidemment,
19:54le reste, en fait,
19:55c'est les missiles balistiques
19:56qui n'ont pas été abattus
19:58parce que l'Ukraine manque
20:00de missiles pour les patriotes.
20:02Mais vous avez posé la question,
20:04Dominique,
20:05par rapport au coût militaire.
20:06Est-ce que c'est une victoire militaire ?
20:08Vous savez,
20:09même si on a été cynique,
20:1230 personnes tuées sur Kiev
20:14et 100 personnes blessées,
20:16vous savez,
20:16le coût de cette attaque,
20:17c'est 258 millions de dollars.
20:21diviser ça par les 30 victimes,
20:24par les 120 victimes,
20:26aura été...
20:27C'est énormément d'argent déployé.
20:33Ça n'a aucun sens militaire.
20:34Vraiment aucun.
20:35Mais même économique.
20:36Économiquement,
20:37c'est du gâchis,
20:39entre guillemets,
20:40pour cette guerre.
20:41Donc, c'est du terrorisme.
20:42Alors, sur le front,
20:43la Russie avance encore,
20:45mais très lentement.
20:46Les gains territoriaux,
20:47on le disait,
20:47sont faibles
20:48et les pertes humaines,
20:48on va le voir aussi,
20:50sont énormes.
20:51Le mois dernier,
20:52regardez ce que nous donne
20:53comme chiffre
20:54l'Institut d'études pour la guerre,
20:55l'ISW.
20:57La ligne de front
20:57n'a quasiment pas changé.
20:5830 km² de gains russes
21:00dans la région de Kharki,
21:0129 km² de gains ukrainiens
21:03dans la région de Zaporizhia
21:05et un petit peu
21:06dans le centre-est.
21:07Amiral,
21:07comment on explique
21:09finalement ce statu quo,
21:11ce sur place ?
21:11On n'avance quasiment plus.
21:13Non,
21:14parce qu'effectivement,
21:15les Ukrainiens
21:16résistent très bien.
21:17Ils connaissent le terrain,
21:19ils se sont adaptés,
21:22ils ont des équipements
21:23qui sont faits
21:25pour cet agent de guerre
21:26qui n'est plus
21:27une guerre frontale
21:28comme c'était le cas.
21:29Ils arrivent à contenir
21:33les infiltrations russes
21:34qui vont derrière
21:34et c'était ça
21:36qui permettait des gains.
21:38Mais maintenant,
21:39il n'y arrive plus
21:39les Russes avec ça.
21:40Et c'est pour ça
21:41que je fais le lien
21:42entre ça
21:42et les déclarations
21:43sur la Pologne.
21:44Les Russes patinent.
21:45Là,
21:45comment irait-il
21:48en Pologne ?
21:50Il n'y a pas de cohérence
21:51entre les deux.
21:51Ils ont déjà commencé.
21:53D'ailleurs,
21:53la Pologne est le seul pays
21:55qui a décidé d'abattre
21:56les fameux drones
21:56qui ont tendance
21:57parfois,
21:58russes,
21:58à passer les frontières
21:59que ça fut le cas
22:00en Moldavie,
22:01en Roumanie,
22:01en Pologne.
22:02La Pologne,
22:03il n'y a pas si longtemps...
22:04Je vous rappelle
22:04qu'il y avait eu des drones
22:05aussi sur plusieurs
22:06aéroports européens.
22:07On pense à l'Allemagne,
22:08on pense au Danemark,
22:09évidemment.
22:09Quand le papier
22:11que nous avons cité
22:13tout à l'heure
22:13parle peut-être
22:15de futures attaques
22:16hybrides ou cyber...
22:17Ça,
22:18ça a déjà eu lieu.
22:20Ça a déjà eu lieu.
22:21Ce que répètent
22:22les Ukrainiens
22:23à l'assablement
22:23depuis quatre ans,
22:25c'est que tant
22:26qu'on n'aura pas
22:26arrêté Poutine
22:28et donné tous les moyens
22:29à l'Ukraine
22:30pour arrêter Poutine
22:30en Ukraine,
22:31de toute façon,
22:32il continuera
22:32et ça va s'étendre.
22:33Donc là,
22:34on est vraiment aussi
22:34dans l'illustration
22:35de ce que...
22:37tente d'expliquer
22:38les Ukrainiens
22:39depuis quatre ans,
22:41c'est que le risque
22:42que prend l'Europe,
22:45donc l'OTAN,
22:46donc l'Alliance
22:46et quid des articles
22:505 ou 47...
22:51Enfin,
22:51ce qu'on veut,
22:52c'est que,
22:52oui,
22:53ça risque de s'étendre.
22:55Il était question
22:56des Baltes,
22:56fut un temps,
22:57il est question
22:58de la Pologne,
22:58mais en fait,
22:59c'est quelque chose
23:01qui est latent
23:02en permanence
23:03depuis quatre ans
23:04et,
23:05excusez-moi,
23:05mais y compris en Pologne.
23:06il y a eu des tentatives
23:07de sabotage de trains,
23:09il y a eu des incendies
23:10de...
23:11Voilà.
23:11Donc on est quand même
23:12dans quelque chose
23:13qui se dessine après
23:14de là à faire passer
23:16des troupes conventionnelles
23:17par-delà la frontière déjà
23:19et ça,
23:19c'est encore une autre question.
23:21Néanmoins,
23:22je répète,
23:22parce que c'est très important
23:23pour comprendre
23:24ce qui est en train
23:24de se passer,
23:25c'est ce que l'Ukraine
23:26explique depuis quatre ans
23:27et moi,
23:28j'ai remarqué qu'en général,
23:29à la fin,
23:29on se rend compte
23:30qu'ils avaient un peu raison
23:31et c'est que,
23:32de toute façon,
23:33ce projet-là,
23:34il est en germe
23:35de cette agression
23:36qu'on laisse faire
23:37en plein milieu de l'Europe
23:38comme on a vu
23:39avec des attaques
23:40comme on a vu à Vitière.
23:41On va partir justement
23:42en Ukraine,
23:43retrouver Alexander Kherin,
23:44le correspondant.
23:44Bonsoir Alexander,
23:45on le disait,
23:47probablement l'une des pires attaques
23:48depuis le début de la guerre
23:50a visé Kiev,
23:51une trentaine de morts,
23:52une centaine de blessés,
23:5211 heures d'alerte aérienne
23:54ininterrompue
23:54et le président Zelensky
23:56promet déjà une riposte.
23:59Oui,
23:59une riposte qui a déjà eu lieu
24:01puisque le SBU,
24:02les services secrets ukrainiens,
24:03ont annoncé
24:03qu'ils avaient frappé
24:04notamment la base de Saki
24:06en Crimée.
24:06Donc cet avion de chasse
24:07aurait été détruit,
24:08des bombardiers,
24:09des ponts ferroviaires aussi.
24:10Il faut savoir
24:11que la base de Saki
24:12a été touchée deux fois
24:13cette semaine.
24:13C'est une base
24:14qui a déjà été touchée
24:15auparavant.
24:16Mais en revanche,
24:17dorénavant,
24:17les Ukrainiens,
24:18en réponse justement
24:19aux frappes contre les civils,
24:20continuent de frapper
24:22des cibles militaires,
24:23notamment en Crimée.
24:24Pourquoi la Crimée
24:25est aussi importante ?
24:25C'est aussi parce que
24:26s'y trouvent
24:27les lanceurs
24:27de ces fameux,
24:28maintenant fameux,
24:29malheureusement,
24:29missiles Zircon,
24:31qui sont partis
24:32des missiles les plus rapides
24:33que la Russie utilise.
24:34Les missiles Zircon
24:35font jusqu'à Mach 9.
24:36Ils peuvent courir
24:37à une distance
24:37de 450 km
24:38en 4 minutes 5.
24:40Il faut savoir
24:40que la distance
24:41entre la Crimée occupée
24:43et Kiev,
24:44c'est 650 km.
24:45Donc il faut imaginer
24:45un peu la vitesse
24:46à laquelle ces missiles
24:47arrivent sur Kiev.
24:48Et aujourd'hui,
24:49l'Ukraine a besoin
24:51d'intercepteurs,
24:53notamment de Patriot,
24:54puisqu'elle n'a pas
24:54les moyens
24:55de développer
24:55ses propres intercepteurs.
24:57On sait que
24:57la compagnie Firepoint
24:59qui crée les Flamingos
25:01a un accord
25:02avec une compagnie,
25:04une entreprise allemande
25:05pour créer
25:06ce qu'on appellera
25:06plus tard
25:07des FREA,
25:07donc des missiles
25:08intercepteurs.
25:09Mais les premiers tests
25:10se feront apparemment
25:11en 2027.
25:12Donc aujourd'hui,
25:13pour l'Ukraine,
25:15la priorité,
25:16c'est bien évidemment
25:17de taper
25:18ses lanceurs
25:19de Zircon,
25:20mais aussi
25:21d'asphyxier
25:21la Crimée
25:22au niveau militaire,
25:23de détruire
25:24un peu ce corridor
25:24logistique
25:25entre le Donbass
25:26et la Crimée.
25:28Mais c'est aussi
25:28surtout,
25:29encore plus
25:30que cette opération
25:30de 40 jours
25:31pour amener la Russie
25:32à la table de négociation,
25:33c'est surtout
25:33de protéger
25:34sa population.
25:35Et c'est sans doute
25:35ce que va essayer
25:36de faire
25:37Volodymyr Zelensky.
25:38La semaine prochaine,
25:39quand il ira à Ankara
25:41au sommet de l'OTAN,
25:42c'est de demander
25:42des missiles patriotes
25:43à ses allières.
25:44Une quarantaine d'alliés,
25:45le problème des patriotes,
25:46c'est qu'il faut deux ans
25:47pour les construire
25:48et que beaucoup,
25:49malheureusement,
25:49de ces patriotes
25:50ont été utilisés
25:51dans la guerre
25:52entre les États-Unis
25:53et l'Iran.
25:54Rapidement,
25:54Alexander,
25:55ce sont des cibles civiles
25:56effectivement
25:56qui sont touchés cette fois
25:57et n'ont pas des cibles militaires
25:59comme continue
26:00de le prétendre la Russie.
26:02Il y a la volonté,
26:03on en parlait en plateau,
26:04de terroriser
26:05d'une certaine façon
26:05la population.
26:06Qu'est-ce que ça nous dit
26:07de la méthode, Poutine ?
26:09Alors, cette fois,
26:10en fait,
26:10c'est une méthode,
26:10c'est quelque chose
26:11qui a commencé le 24 février 2022
26:13et qui avait déjà commencé
26:15largement avant.
26:15Il faut savoir
26:16qu'entre décembre 2025
26:17et mai 2026,
26:18ce sont les derniers chiffres
26:19des Nations Unies.
26:20Il y aurait eu
26:21plus de 1 200 victimes civiles
26:23en Ukraine
26:24et plus de 6 000 blessés.
26:26C'est une augmentation
26:27de 40 %,
26:30donc ça,
26:30c'est pour les six derniers mois.
26:31Ce sont des chiffres
26:33qui sont sans doute
26:33largement sous-évalués
26:34puisque les Nations Unies
26:35n'ont pas accès
26:36à ce qui se déroule
26:37dans les territoires occupés.
26:39Donc, on prend dans ces victimes
26:41les 30 morts de mercredi.
26:43Ce qu'il faut aussi savoir,
26:43c'est que ces attaques
26:44et ces attaques contre les Sidi,
26:45elles continuent à balbouiller
26:46puisque aujourd'hui,
26:47Zaporizhia a été frappé.
26:48Donc, deux morts,
26:49Sunmi est en train
26:50d'être attaquée,
26:50donc au nord de l'Ukraine
26:51est en train d'attaquer.
26:52On sait que quatre personnes
26:53ont été tuées,
26:53notamment par des bombes planantes.
26:55La stratégie de Poutine
26:56et plutôt la méthode Poutine,
26:57elle est assez simple,
26:58c'est que quand la Russie
26:59n'avance pas,
27:00elle crée un champ de ruines
27:01et elle plante
27:02un drapeau russe dessus.
27:04C'est ce que Poutine a fait
27:05depuis le début de ses mandats.
27:07Il s'est fait élire
27:08autour d'une guerre,
27:09de la guerre de Tchétinie
27:10à Grozny,
27:11il a continué en Syrie.
27:12La méthode Poutine,
27:13finalement, c'est ça
27:14et il suffit simplement
27:15de voir ce qui se déroule
27:16dans les villes de Donbass,
27:17des villes qui étaient
27:17plutôt prospères,
27:19justement,
27:20alors malgré ce que ce serait
27:21un bassin minier
27:23prospère jusqu'en 2022
27:24qui n'existe plus du tout
27:25aujourd'hui,
27:25Bahhmout,
27:26Avdika,
27:27Torres
27:27et ne parlons pas de Mariupol,
27:29ce qui est un peu
27:29le complet du cynisme
27:30de créer une station balnéaire
27:32sur les cadavres, en fait,
27:33m'émiant des crimes
27:33de guerre russe.
27:35– Si beaucoup,
27:36Alexander,
27:37depuis Kiev,
27:38le correspondant de BFM TV.
27:40On évoquait les pertes civiles,
27:42mais le chiffre
27:43des pertes militaires,
27:45ça aussi,
27:45celui-ci,
27:46il est impressionnant.
27:47Regardez ces quelques chiffres.
27:48Cette guerre aurait fait,
27:49on estime,
27:502 millions de victimes militaires
27:52en particulier,
27:53côté russe,
27:541,5 million quasiment
27:55de victimes militaires russes,
27:57dont 400 à 450 000 soldats
28:00tués.
28:00Côté ukrainien,
28:01on parle de 500 à 600 000
28:03soldats blessés
28:04et 125 000 soldats tués.
28:07Voilà,
28:08on estime que depuis
28:09le début de l'année,
28:09ça c'est depuis début 2026,
28:11il y aurait 8 soldats russes
28:13tués pour 1 soldat ukrainien.
28:15C'est dire à quel point
28:16la Russie,
28:17sur le terrain,
28:18en tout cas,
28:19semble en difficulté.
28:21Et dernière comparaison,
28:22celle-ci aussi,
28:23elle est marquante.
28:23Je crois qu'on avait parlé,
28:24justement,
28:24tout à l'heure,
28:25de l'Afghanistan,
28:25de la Tchétchénie.
28:26Regardez,
28:27cette guerre aurait fait,
28:28pour les Russes,
28:2928 fois plus de morts
28:31qu'à l'époque des soviétiques
28:32en Afghanistan,
28:33dans les années 80,
28:3418 fois plus de victimes
28:35que durant les deux guerres
28:36de Tchétchénie,
28:37là,
28:37c'est années 90,
28:38années 2000.
28:39Amiral,
28:41Sergei utilisait le terme
28:42de boucherie,
28:42tout à l'heure.
28:43On est véritablement
28:44face à une boucherie.
28:45Oui,
28:46on est face à une boucherie,
28:47et comment peut-on
28:49conserver suffisamment
28:50de ressources humaines
28:52pour alimenter la boucherie ?
28:55Et ça rejoint les propos
28:57que je disais précédemment.
28:59La Russie trouve ses limites
29:01dans la guerre aujourd'hui,
29:03dans cette forme de guerre.
29:04Et donc,
29:05elle continuera avec
29:06les formes hybrides,
29:07tout ce que vous voulez,
29:08mais pas dans une guerre
29:09frontale sur le terrain,
29:11parce que la boucherie
29:12est épuisée.
29:14Jérôme Poirot,
29:14pardon,
29:15combien de temps
29:15les Russes vont-ils supporter
29:18un tel coup humain ?
29:21Longtemps,
29:21mais le coup humain...
29:23Vous pensez qu'ils vont encore
29:24supporter longtemps ?
29:26C'est pas un énigice.
29:27La population russe,
29:28je parle de la population russe,
29:29qui commence peut-être
29:30à se rendre compte
29:31que cette guerre,
29:32elle a un certain coût.
29:34Oui, mais ça dépend
29:34qui sont les victimes.
29:35Et dans ce million et demi,
29:37en gros,
29:38de victimes du côté
29:39de la Fédération Russie,
29:40ce ne sont pas en majorité
29:42des Russes ethniques,
29:43donc des jeunes,
29:44des moins jeunes d'ailleurs,
29:46vivant à Moscou
29:46ou à Saint-Pétrezbourg.
29:48C'est un peu une guerre
29:49qui est faite
29:50avec des troupes coloniales,
29:51d'une certaine manière,
29:52c'est-à-dire
29:52des citoyens
29:54de la Fédération de Russie,
29:55mais qui viennent
29:57du fond de l'Est
29:58de la Fédération,
29:59et puis l'amiral
30:00en parlait tout à l'heure,
30:01des recrutements aussi
30:03d'étrangers.
30:04Alors,
30:05soit d'étrangers
30:06qui résidaient
30:06au sein de la Fédération de Russie,
30:08d'Asie centrale,
30:10des Kazakhs, etc.,
30:11et puis à qui on donne
30:12par une sorte de générosité
30:14bien pensée
30:15la nationalité
30:16de la Fédération de Russie,
30:17et donc à ce moment-là,
30:19ils peuvent être enrôlés.
30:20Et même des Africains.
30:22Donc c'est avant tout
30:23une guerre coloniale.
30:24Alors la chair
30:25à canon coloniale,
30:26ça ne coûte pas cher.
30:27On leur donne
30:27la nationalité russe
30:28pour aller se faire tuer
30:29sur le front,
30:29c'est ça ?
30:29C'est un peu comme ça
30:30que ça fonctionne.
30:32En Afghanistan,
30:32il y avait quand même
30:33beaucoup plus de soldats
30:34qui étaient des Russes ethniques.
30:35Et il y avait d'autres images,
30:37il y avait moins d'images.
30:38les appelaient.
30:39Il y avait d'autres images.
30:41Notamment tous ces hélicoptères
30:42qui ont été abattus
30:43avec des missiles air-sol
30:45à courte portée
30:45fournis par les Américains
30:47aux talibans,
30:48c'était très très spectaculaire.
30:50Donc ça a eu des conséquences
30:51de politique intérieure
30:53avec évidemment des pertes
30:55beaucoup moins importantes
30:57qui ont conduit,
30:58ce n'est pas la seule explication,
31:00mais à l'effondrement de l'URSS.
31:01– Thierry,
31:02les pertes russes
31:03deviennent un problème
31:05de plus en plus
31:05pour Vladimir Poutine.
31:06On nous dit
31:06que pour la première fois
31:07depuis 2022,
31:08le recrutement est passé
31:10sous la barre
31:10des 30 000 hommes par mois.
31:12Ce n'est pas suffisant
31:13pour combler
31:14les pertes mensuelles.
31:1530 000 hommes ?
31:16– Non, on est effectivement
31:17à ce niveau moyen
31:19de 30 000 tués
31:21ou blessés chaque mois.
31:22Et donc, effectivement,
31:24c'est un seuil minimum.
31:26Et je pose la question
31:27de savoir s'il ne va pas falloir
31:29prendre des mesures
31:29plus autoritaires
31:31pour mobiliser
31:32dans la contrainte.
31:33– Ça veut dire quoi
31:34aux autoritaires ?
31:35Parce que ce que j'allais dire,
31:36on est déjà enrôlé
31:37quasiment de force.
31:37– Oui,
31:38ce serait une forme
31:39de mobilisation générale
31:40que le président russe
31:42a voulu éviter à tout prix.
31:43Alors, on rappelle
31:44qu'il y a des élections…
31:45– Qui existent en Ukraine,
31:46pour le coup.
31:46– Oui, on rappelle
31:47qu'il y a des élections
31:48en septembre.
31:49Alors, ça reste des élections
31:50dans un régime autoritaire,
31:52donc le résultat
31:54ne relève pas
31:55d'un suspense insoutenable.
31:57Mais pour autant,
31:58c'est quand même compliqué,
31:59y compris pour Vladimir Poutine,
32:01d'organiser des élections
32:03en ayant organisé
32:04une mobilisation générale
32:06et obligatoire
32:07comme celle-là.
32:08C'est la raison
32:08pour laquelle on pense
32:09que ça pourrait plutôt
32:10intervenir après.
32:11Mais c'est d'ores et déjà
32:13évidemment un sujet
32:14qui se pose.
32:14– Alors, il y a une arme
32:15qui fait encore
32:16la différence aujourd'hui
32:18et qui reste
32:19l'atout majeur
32:20de Moscou.
32:21Selon les analyses,
32:22cette arme,
32:23c'est la bombe planante.
32:24Chaque jour,
32:25environ 200 bombes planantes
32:26sont larguées
32:28sur l'Ukraine.
32:30Bonsoir,
32:31Michel Polacco.
32:32– Bonsoir.
32:33– Vous êtes en ligne
32:34avec nous.
32:35Ces bombes planantes,
32:36elles ont un pouvoir,
32:38elles sont très…
32:40elles ont la capacité,
32:41en tout cas,
32:41de faire beaucoup de dégâts
32:43et de ne pas coûter
32:44trop cher pour les Russes.
32:45– Oui, c'est une des armes
32:48de la panoplie,
32:49je dirais,
32:50entre la bombe
32:51et le missile.
32:52La bombe planante,
32:53elle va évidemment
32:53beaucoup moins loin.
32:55Elle n'est pas très facile
32:57à diriger,
32:58mais on peut les diriger
32:58quand même.
32:59Et généralement,
33:01elle a une charge
33:02qui peut être
33:03assez importante,
33:04même plus importante
33:05que la plupart des missiles,
33:07sauf les très très gros missiles
33:08et notamment
33:09les missiles balistiques.
33:10C'est une arme
33:11que nous utilisons,
33:12nous avons des AASM
33:15chez nous
33:15qui sont des armes
33:17de ce type-là.
33:19– Alors justement,
33:20je le disais,
33:20pour beaucoup d'analyses
33:21c'est ce qui empêche
33:21l'Ukraine de stopper
33:23sur le terrain
33:23les avancées russes,
33:24mais c'est peut-être
33:25en train de changer
33:26puisque l'armée ukrainienne
33:27a utilisé pour la première fois
33:29ces bombes planantes
33:31Viryv-Nivach.
33:32Peut-être que je le prononce,
33:33je ne sais pas si je le prononce
33:33comme ça, Aline,
33:34c'est ça ?
33:34– Très bien.
33:35– Sous votre contrôle,
33:35Viryv-Nivach.
33:37Ce sont ces bombes planantes
33:38ukrainiennes
33:39sur des positions russes
33:41marquant là
33:41une nouvelle étape
33:42dans cette capacité militaire
33:44et on nous dit
33:45que ces bombes
33:45elles sont fabriquées
33:46en Ukraine,
33:47ça c'est la nouveauté ?
33:48– Ça je ne peux pas vous le dire,
33:50à mon avis
33:50il doit y avoir quand même
33:51beaucoup de composants
33:52qui arrivent d'Occident,
33:54beaucoup de composants
33:55qui arrivent d'Europe,
33:58beaucoup de composants
33:58qui arrivent des États-Unis,
34:00on ne peut pas fabriquer
34:01ce genre de choses
34:02comme ça en 48 heures
34:04à partir de rien,
34:05surtout dans un pays
34:06qui est en guerre.
34:07Mais c'est vrai
34:08que les Ukrainiens
34:09ont une capacité incroyable
34:10à utiliser tout ce
34:12qu'ils peuvent se procurer
34:14auprès de leurs alliés
34:15et c'est vrai
34:16que leurs alliés
34:17ne sont plus capables
34:18de leur fournir
34:18un certain nombre
34:19d'armements,
34:20un certain nombre
34:21de missiles anti-aériens,
34:23un certain nombre
34:24de missiles de croisière,
34:26un certain nombre
34:27de missiles
34:28qui permettent
34:29de faire des opérations
34:30de longue distance
34:31mais eux-mêmes
34:32ont réussi
34:32à développer
34:33un certain nombre
34:34d'armes
34:34qui leur permettent
34:35finalement
34:36de franchir
34:37les lignes
34:38qui sont soit
34:39occupées par les Russes
34:40soit carrément
34:41de l'autre côté
34:42de la frontière russe
34:44et donc
34:45d'opérer
34:45des opérations
34:47qui sont extrêmement
34:49pénalisantes
34:49pour les Russes.
34:50Plus généralement
34:51au-delà des bombes planantes
34:52elle vous surprend
34:54cette capacité
34:55de résistance
34:55des Ukrainiens ?
34:57Depuis le début
34:59il faut être très honnête
35:00depuis 4 ans et demi
35:02je n'aurais jamais imaginé
35:03que l'Ukraine
35:04serait capable
35:06pendant ces quelques années
35:08d'une part
35:08d'apprendre à se servir
35:10de beaucoup d'armements
35:11qui quand même
35:12sont des armements
35:13qui arrivaient d'Occident
35:14et qui n'étaient pas si faciles
35:15que ça à mettre en œuvre
35:16même s'il y a eu
35:17pas mal de conseillers militaires
35:19pour les aider
35:20mais en même temps
35:21ils ont été capables
35:22de produire
35:22et d'utiliser aussi
35:24des armes
35:24que personne n'avait
35:25véritablement songé
35:27à utiliser
35:28de cette manière-là
35:29au combat.
35:30Les drones par exemple
35:31on savait
35:32que les Américains
35:33en utilisaient
35:33par exemple
35:34en Afghanistan
35:35ou les Israéliens
35:36en avaient utilisé
35:37pas mal
35:37dans les opérations
35:39qu'ils avaient menées
35:39notamment au sud Liban
35:41il y a presque 40 ans
35:42mais personne n'avait utilisé
35:44les drones
35:45dans des proportions
35:46aussi importantes
35:48et puis les Russes
35:48ont utilisé
35:49les Ukrainiens
35:50ont utilisé aussi
35:51beaucoup de petits drones
35:52pas chers
35:53relativement faciles
35:55à fabriquer
35:55qui demandent
35:56beaucoup moins
35:57de composants
35:58beaucoup moins
35:58de matériel
35:59et avec lesquels
36:00ils ont fait
36:00parfois des opérations
36:01surtout médiatiques
36:03surtout de l'image
36:05surtout des opérations
36:07à la fois médiatiques
36:08et politiques
36:08mais qui ont eu
36:09un petit effet militaire
36:11et c'est vrai
36:11qu'aujourd'hui
36:12ils ont déstabilisé
36:13le système militaire russe
36:15qui est un système
36:17plutôt soviétique
36:18qui date
36:19et qu'ils essayent
36:20de mettre à jour
36:21mais ils ont quand même
36:22beaucoup de mal
36:23manifestement
36:23pour résister
36:25à cette ingéniosité
36:26ukrainienne
36:27ne l'oublions pas
36:28quand même
36:29fortement soutenu
36:30par les Européens
36:31et par les Américains
36:32et qui déstabilise
36:34effectivement l'armée
36:34et peut-être même
36:35une partie aujourd'hui
36:35du régime
36:36de Vladimir Poutine
36:37merci beaucoup
36:38Michel Polaco
36:39Thierry vous voulez
36:39ajouter quelque chose ?
36:40Oui non je voulais
36:41simplement relever
36:42qu'au cours des derniers jours
36:43on a entendu
36:44le Premier ministre britannique
36:45annoncer qu'il allait investir
36:46près de 300 milliards
36:47de livres
36:48en l'espace de 4 ans
36:49dans la défense britannique
36:50on a entendu des annonces
36:51assez spectaculaires
36:52du côté des Pays-Bas aussi
36:53Dominique
36:54et le point commun
36:55de ces deux annonces
36:56c'est qu'on nous a expliqué
36:57à Londres et à La Haye
36:58que le modèle
36:59d'une armée moderne
37:00aujourd'hui
37:01face à la menace russe
37:03c'était l'Ukraine
37:04L'Ukraine
37:05qui l'eût cru
37:06il y a encore
37:07quelques années
37:08au début de cette guerre
37:09je voudrais revenir
37:09juste Jérôme
37:10sur cette bombe
37:11planante
37:13ça y est
37:13les Ukrainiens
37:14ont mis la leur
37:15au point
37:15ils ont commencé
37:16à l'utiliser
37:17est-ce que ça peut
37:18rééquilibrer
37:19le rapport de force
37:20sur le front
37:21même si on voit
37:22qu'effectivement
37:22les Ukrainiens
37:23résistent
37:24formidablement bien
37:24non ça ne va pas
37:26rééquilibrer
37:26dans la mesure
37:27où il n'y en aura pas
37:28assez pour que
37:29les frappes soient
37:30déterminantes
37:31mais ça donne
37:32dans la panoplie
37:33une arme de plus
37:34qui n'existait pas
37:35dans l'arsenal ukrainien
37:37et de ce point de vue là
37:38ça permet
37:39de frapper
37:40des choses
37:41qui ne pouvaient pas
37:42l'être
37:43soit pour des raisons
37:44de charge utile
37:45soit de localisation
37:47soit de
37:48protection
37:49des cibles
37:50qui seront visées
37:51avec ça
37:51et de l'autre côté
37:53les Ukrainiens
37:54parviennent
37:55de plus en plus
37:55d'ailleurs
37:56du fait de leur
37:56non pas de domination
37:57du ciel
37:58mais relative maîtrise
37:59de certaines parties
38:01du ciel
38:02de la Fédération de Russie
38:03ou du grain occupé
38:03à détruire
38:05au sol
38:05de plus en plus
38:07d'avions
38:07de la Fédération de Russie
38:09qui portent
38:09ces mêmes
38:10bombes planantes
38:11donc c'est une
38:12mesure de protection
38:13beaucoup plus efficace
38:14que d'essayer
38:15d'intercepter évidemment
38:16ces bombes
38:17quand elles sont dans le ciel
38:18C'est intéressant
38:18ce que disait Thierry
38:19aujourd'hui
38:20l'armée ukrainienne
38:21apparaît quasiment
38:22comme un modèle
38:23en 4 ans
38:24cette armée
38:25au début
38:26Michel Polacco le disait
38:27les Russes
38:28on a eu tous
38:29l'idée
38:30qu'ils puissent faire
38:31qu'une bouchée
38:31des Ukrainiens
38:32finalement
38:32ils ont résisté
38:33les Ukrainiens
38:34et ils se sont même
38:35perfectionnés
38:36avec ces 4 ans de guerre
38:37jusqu'à devenir
38:38une armée redoutée
38:39aujourd'hui
38:40dans le monde
38:41parmi les armées
38:42actives
38:43l'armée ukrainienne
38:45c'est la plus forte
38:45du monde
38:46c'est la plus forte
38:47du monde actuellement
38:48parce que ça fait
38:494 ans et demi
38:50qu'ils résistent
38:51à la puissance
38:52nucléaire russe
38:53qui est
38:54puissance économique
38:5510 fois plus grande
38:56que l'Ukraine
38:57avec les capacités
38:59de mobilisation
39:01plus grande
39:02etc
39:02l'Ukraine a
39:03précision qu'il y a
39:04quand même le soutien
39:04effectivement
39:05des occidentaux
39:06avec les occidentaux
39:07les Etats-Unis
39:08avec 183 milliards
39:10et non pas 350
39:11comme dit Donald Trump
39:13mais quand même
39:13183 milliards
39:14qui étaient investis
39:15par les Etats-Unis
39:16par la partie européenne
39:18presque autant
39:19etc
39:20et derrière l'Ukraine
39:22il y a d'ailleurs
39:22la coalition de 55 pays
39:24en fait
39:25qui l'aide
39:26dans cette guerre
39:26mais l'Ukraine a
39:27construit
39:28sa propre force
39:29elle a construit
39:30par exemple
39:31actuellement
39:32elle produit
39:3250% de son armement
39:34cette année
39:35ils vont produire
39:3610 millions de drones
39:3710 millions de drones
39:38et donc
39:39quand
39:39Jérôme
39:41vous disiez
39:41bien évidemment
39:42ça ne va pas changer
39:43parce qu'ils n'ont pas assez
39:44on se base
39:46sur nos capacités
39:47de produire
39:48parce que nous
39:48cette bombe
39:50planante
39:50on mettra
39:5110 ans
39:52avant de la mettre
39:54au point
39:54jusqu'à la production
39:56en masse
39:58l'Ukraine
39:59est capable
39:59en 2
40:003
40:014 mois
40:02de produire
40:03énormément
40:04de ses armements
40:06parce qu'elle
40:06nous a étonnés
40:07déjà
40:08à plusieurs reprises
40:10Il a ajouté aussi
40:11que dans chaque
40:12innovation
40:13ou accession
40:15de l'Ukraine
40:15à certains types
40:16d'armes
40:16ce qu'elle signe
40:17aussi c'est son
40:17indépendance
40:18et sa souveraineté
40:19parce qu'il est hors
40:20des questions
40:21pour l'Ukraine
40:21de revivre
40:22certains scénarii
40:23du cours
40:24ces dernières années
40:25à savoir
40:27cette espèce
40:28de suspense
40:28concernant
40:29certaines armes
40:30qu'il a fallu
40:31négocier
40:32pendant des mois
40:33puis finalement
40:33recevoir
40:34le modèle
40:35qui souvent
40:35il s'agissait
40:36de modèle
40:37bridé
40:38c'est-à-dire
40:38avec pas
40:38toute l'amplitude
40:40de la capacité
40:41de certaines armes
40:42qui a été
40:44livrée
40:44et certes
40:45et merci
40:46l'Ukraine
40:46remercie en permanence
40:47ses alliés
40:48etc
40:48mais il y a eu
40:49beaucoup de scénarios
40:50où finalement
40:51l'arme était livrée
40:52mais dans sa version
40:53bridée
40:54c'est-à-dire
40:54qu'en termes de capacité
40:55surtout ça s'est vu
40:56sur les frappes
40:58en profondeur
40:58bref
40:59il y a moult exemples
41:01depuis 4 ans et demi
41:02donc ce que cherche
41:03aussi l'Ukraine
41:03et ça
41:04personne ne l'arrêtera
41:05c'est ne dépendre
41:06que d'elle-même
41:06pour sa défense
41:07c'est-à-dire que
41:08quand elle accepte
41:09que ce soit
41:10les flamingos
41:11ou ses bombes planantes
41:12donc il y a
41:13une logique
41:14militaire
41:15stratégique
41:16évidente
41:16vis-à-vis de la Russie
41:17et de son agresseur
41:18mais qu'elle possède
41:19elle-même
41:21ce type d'armes
41:23c'est une question
41:23d'indépendance
41:24de dignité
41:24de souveraineté
41:25bref
41:26pourquoi elle se bat
41:27d'une manière générale
41:28aussi depuis 4 ans
41:29il y a
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