00:00On voulait vous parler de ce calvaire qui a été vécu par une octogénaire, elle s'appelle Nico-Anne Dupieux,
00:05elle est âgée de 85 ans et elle a passé, Valentin, 6 jours sur un brancard aux urgences d'Orléans.
00:10En vrai, semblable, elle a été prise en charge pour une hémorragie, elle a tellement attendu qu'elle a mis
00:14fin d'elle-même à son hospitalisation contre l'avis des médecins pour rentrer chez elle.
00:19Les équipes de BFMTV ont pu rencontrer Nico-Anne Dupieux, elle parle d'un enfer, je la cite, qui illustre
00:26le manque de moyens dans les hôpitaux. Écoutez.
00:28J'ai été hospitalisée aux urgences le 18 juillet, un samedi, samedi soir, j'avais une hémorragie qui provenait probablement
00:40d'une allergie à un médicament ou quelque chose comme ça, une hémorragie phénoménale, une ambulance s'est venue me
00:46chercher et je me suis retrouvée aux urgences où j'ai été tout de suite bien accueillie, gentiment,
00:54on m'a fait enfiler la casaque classique des hôpitaux, on m'a mise sur un brancard et ce brancard,
01:01on l'a mis ensuite dans un box en me faisant traverser des couloirs.
01:06Alors, hallucinant, c'était bondé de gens sur des brancards, et s'ils sont là sur des brancards, c'est
01:12qu'ils souffrent, qu'ils ont besoin de soins. Plein, plein, plein.
01:15À ce moment-là, je ne savais pas que ce brancard allait devenir mon lieu de vie pendant six jours.
01:22Alors, je n'en ai pas bougé. Quand on avait besoin de me transporter quelque part, brancard, on commence par
01:30me dire qu'on n'a pas de chambre, de toute façon.
01:32Mais je ne pensais pas que ça durerait aussi longtemps. Elle revenait, elle ou il, parce qu'il y a
01:37les médecins aussi, qui revenaient pour me dire,
01:41« Désolé, on pensait que, mais non. On pensait que vous pourriez trouver, on pourrait vous trouver une place, même
01:49ailleurs, parce que moi j'appartenais à la gastro-entérologie.
01:54Et donc, on va peut-être vous mettre en gériatrie. Non. Pas de chambre. Pas de chambre. Pas de chambre.
02:01»
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