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  • il y a 21 minutes
Ce vendredi 7 août, Franck Chaumès, président national de l'UMIH Restauration, et Quentin Sinig, fondateur et PDG de Looties.io Expo Station F, étaient les invités dans l'émission Good Morning Business présentée par Erwan Morice Good Morning Business est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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00:00:08Il est bientôt 7h, bonjour à tous, bon réveil, ravi de vous accueillir dans votre matinale de l'économie au
00:00:14programme de ce vendredi 7 août.
00:00:16Toujours pas d'accord sur la réouverture du détroit d'Hormuz, en tout cas entre Téhéran et Washington, car l
00:00:22'Iran négocie en parallèle avec Oman pour une reprise du trafic.
00:00:25Donald Trump a beau répéter encore cette nuit qu'un accord est proche, visiblement les marchés commencent en cette fin
00:00:31de semaine à douter le point à 7h20 avec l'analyste géopolitique Gileli Benshaban.
00:00:37Dans cette édition également de grosses opérations dans les entreprises avec EasyJet d'abord qui ça y est a enfin
00:00:42trouvé un acheteur.
00:00:43Les détails à 7h30 avec Etienne Braque.
00:00:46Du côté de la tech américaine, Alphabet veut lever 25 milliards de dollars de dettes pour investir dans l'intelligence
00:00:51artificielle.
00:00:52Le groupe rejoint ainsi NVIDIA, SpaceX ou encore Amazon dans la série des méga emprunts.
00:00:57Dans le reste de vos rendez-vous, 7h45, le grand entretien.
00:01:01Comment vont les professionnels de la restauration dans les régions touchées par les incendies ?
00:01:05Nous serons pour en parler avec Franck Chomès, président national de l'UMI Restauration.
00:01:10Voilà, il est 7h tout pile, c'est le journal.
00:01:26Voilà, Donald Trump depuis la Maison Blanche hier soir.
00:01:29Le président américain qui laisse donc planer l'espoir d'un accord avec l'Iran sur le détroit d'Hormuz.
00:01:33C'est ce qu'il a déjà fait à une quarantaine de reprises depuis le début de la guerre.
00:01:39Et alors que les marchés semblent y croire en début de semaine, le doute s'installe ce vendredi.
00:01:43Les marchés asiatiques hésitent, on en parlera dans le Point Bourg juste après ce journal.
00:01:48Le baril de Bren qui était aussi passé hier sous les 80 dollars remonte à 83 ce matin.
00:01:53A noter que dans ce contexte, le prince héritier saoudien Mohamed Ben Salman réunit aujourd'hui à Jeddah les dirigeants
00:02:00turcs et pakistanais
00:02:01pour sceller avec eux un accord de défense opéré sur fond de guerre au Moyen-Orient.
00:02:08Tout cela, on y revient à 7h20 avec l'analyste géopolitique Jilali Ben Shaban.
00:02:13En France, le Conseil constitutionnel valide la nouvelle loi de programmation militaire.
00:02:19A la clé, donc, une nouvelle trajectoire de hausse pour les crédits de la défense alors que l'État veut
00:02:23accélérer l'effort de réarmement.
00:02:26Valentin Adbi.
00:02:27Le texte va pouvoir être promulgué.
00:02:30Les sages n'ont émis aucune réserve et ont rejeté les recours déposés par les députés de gauche
00:02:34qui contestaient notamment plusieurs dispositions sur le renseignement, les drones ou encore l'état d'alerte de sécurité nationale.
00:02:41Ce nouveau budget doit permettre de renforcer les moyens humains désarmés avec près de 10 000 postes supplémentaires d'ici
00:02:472030.
00:02:47La loi prévoit également la création d'un nouveau service national militaire volontaire.
00:02:52Les crédits supplémentaires doivent aussi financer les capacités militaires françaises,
00:02:57davantage de stocks de munitions, des investissements dans le renseignement, le cyber ou encore les drones.
00:03:02Au total, le budget de la défense passera de 57 milliards d'euros en 2026 à plus de 75 milliards
00:03:08en 2030.
00:03:09Un effort qui répond au nouveau contexte géopolitique, marqué notamment par la guerre en Ukraine et les tensions au Moyen
00:03:15-Orient.
00:03:16Mais cette augmentation vient poser une question pour nos finances publiques,
00:03:19puisque la France cherche à réaliser 125 milliards d'économies d'ici 2032.
00:03:24Le défi sera donc de trouver les marges de manœuvre pour financer ce nouvel effort de défense.
00:03:28Dans la course à l'intelligence artificielle, les gens américains continuent de lever des montants records.
00:03:34Selon Bloomberg, Alphabet, la maison mère de Google, s'apprête à lever 25 milliards de dollars sur le marché obligataire.
00:03:41Etienne Braque, les hyperscalers ont émis quasiment 200 milliards de dollars de dettes depuis le début de l'année.
00:03:47À coup de 25 milliards de dollars, c'est un petit peu le tarif.
00:03:5025 milliards au mois de juin pour Amazon, idem pour Nvidia ou encore pour SpaceX,
00:03:55pour la simple et bonne raison que ces groupes ne cessent de revoir à la hausse leur capacité d'investissement.
00:04:00En début d'année, la fourchette pour ces hyperscalers, c'était 500-600 milliards de dollars d'investissement.
00:04:05Désormais, d'après le dernier décompte de Reuters, on est à plus de 730 milliards de dollars de capacité d
00:04:10'investissement
00:04:11pour l'ensemble de l'exercice 2026.
00:04:14Pour vous donner un ordre d'idées, l'an dernier, on était plutôt aux alentours des 450 milliards.
00:04:17Donc on est quand même sur un tournant majeur.
00:04:19C'était un sujet d'inquiétude au printemps, souvenez-vous, notamment pour Wall Street.
00:04:23Et depuis les résultats trimestriels fin juillet début, ça l'est beaucoup moins.
00:04:28Pourquoi ? Parce que la croissance de ces hyperscalers est au rendez-vous.
00:04:31Souvenez-vous, on avait Microsoft qui nous avait annoncé une croissance de ses ventes pour Azure,
00:04:35pour son cloud, de 43% au deuxième trimestre.
00:04:38Amazon plus 39%, Google Cloud plus 82%.
00:04:41Et donc forcément, on a des investisseurs qui ont envie de participer à cette aventure,
00:04:45que ce soit en bourse, vous l'avez vu, avec l'envolée des GAFAM ces derniers jours,
00:04:49mais également sur le marché obligataire, puisque toujours, d'après les informations de Bloomberg,
00:04:53sur les 25 milliards que Google compte demander sur le marché obligataire,
00:04:58dans le carnet d'ordre, il y a plus de 100 milliards.
00:04:59Donc une nouvelle fois, tout le monde ne sera pas servi.
00:05:02Alors c'est des montants qui peuvent nous paraître totalement hors sol,
00:05:05pour nous Français européens, parce qu'on n'a pas l'habitude.
00:05:08Mais quand vous regardez le bilan de Alphabet, au final, ces montants sont tout à fait girables.
00:05:13Et vous le voyez bien, ça passe comme une lettre à la poste, ces fameux 25 milliards.
00:05:16Pourquoi ? Parce que vous avez quand même un groupe qui a fait 55 milliards de dollars d'EBITDA au
00:05:19deuxième trimestre.
00:05:20Et oui, il y a de la dette, mais en face, il y a surtout beaucoup de trésorerie.
00:05:23Et donc au final, vous avez un groupe qui n'a pas de dette nette, loin de là.
00:05:25Vous avez un excédent chez Alphabet de plus de 140 milliards de dollars à la fin du mois de juin.
00:05:30Merci Étienne Braque.
00:05:31Du côté des GAFA, toujours, on apprend aussi ce matin que l'État américain du Nouveau-Mexique condamne Meta
00:05:37à financer à hauteur de 567 millions de dollars un fonds de réparation des dommages causés aux mineurs par ces
00:05:44plateformes.
00:05:44Cela vient s'ajouter aux 375 millions de dollars de pénalités déjà réclamées au groupe par l'État américain au
00:05:50mois de mars.
00:05:52C'est l'illustration des conséquences de la hausse des prix de l'énergie et de la concurrence internationale sur
00:05:57l'industrie européenne.
00:05:58Les actionnaires du sidérurgiste allemand Thyssen Krupp se réunissent en Assemblée Générale Extraordinaire aujourd'hui.
00:06:04Ils doivent se prononcer sur la scission de la branche matériaux, la première activité du conglomérat.
00:06:10Fabien Chamblant.
00:06:11Les actionnaires doivent enteriner la séparation de la branche matériaux, récemment rebaptisée TK Axelis,
00:06:18qui deviendra une société indépendante cotée en bourse.
00:06:22Thyssen Krupp conservera 51% du capital, tandis que les 49% restants seront distribués aux actionnaires actuels.
00:06:29TK Axelis, actuellement première activité de Thyssen Krupp, emploie plus de 15 000 salariés et représente un tiers du chiffre
00:06:37d'affaires.
00:06:38Pour la direction, cette autonomie doit permettre à la filiale de gagner en agilité et d'accéder plus facilement au
00:06:45marché financier.
00:06:46Dans un contexte particulièrement compliqué pour toute la sidérurgie européenne,
00:06:51les syndicats ont obtenu plusieurs garanties sociales dans le cadre de l'accord,
00:06:55notamment le maintien des conventions collectives pour les salariés jusqu'en 2033.
00:06:59Après l'introduction en bourse de la division navale TKMS l'année dernière, le conglomérat poursuit donc son démantèlement.
00:07:07Si les actionnaires donnent leur feu vert aujourd'hui, la séparation juridique devrait être finalisée à l'automne
00:07:13avant une cotation de la nouvelle société en bourse de Francfort d'ici la fin de l'année.
00:07:18Et puis ça y est, les Etats-Unis donnent leur feu vert à Moderna pour son vaccin contre la grippe,
00:07:23un vaccin qui utilise la technologie de l'ARN messager.
00:07:26Au début réticent, le gendarme de la santé est donc finalement revenu sur sa position.
00:07:30Hélène Cornet.
00:07:31C'est le tout premier vaccin contre la grippe développé à l'aide de la technologie de l'ARN messager.
00:07:37Et il a failli ne jamais voir le jour.
00:07:39En février dernier, la FDA en effet refusait d'examiner la demande d'approbation
00:07:43sans donner réellement les motivations du refus.
00:07:46Conséquence directe selon les analystes de la nouvelle politique en matière de vaccins
00:07:51du ministre Robert Kennedy Jr.
00:07:53Ce n'est que sur l'insistance de Moderna et à la suite d'une réunion de conciliation
00:07:58que le régulateur est revenu sur sa décision.
00:08:01Finalement, le vaccin antigrippal sera bien autorisé pour les adultes de 50 ans et plus.
00:08:07Un soulagement pour le laboratoire qui a besoin d'argent pour combler la baisse des ventes du vaccin contre le
00:08:12Covid-19.
00:08:13Le feu vert des autorités de santé américaines lui permet de valider l'utilité de sa plateforme technologique
00:08:18pour d'autres pathologies.
00:08:20Moderna va pouvoir notamment reprendre les essais pour le développement d'un vaccin combiné grippe-Covid
00:08:25et un autre contre Ebola.
00:08:27Voilà, prochain point sur l'actualité à 7h30.
00:08:30Tout de suite, un coup d'œil sur les marchés.
00:08:35Et Etienne Braque, la Bourse de Paris va de record en record.
00:08:38Nouveau record hier soir.
00:08:39Avec les 8600 points qui ont été franchis en séance,
00:08:42c'est quand même la sixième séance consécutive dans le vert pour le CAC 40
00:08:45qui cumule donc sur un niveau historique.
00:08:49Quasiment 10% les frôles en des performances depuis le 1er janvier.
00:08:53Alors pas de record pour le S&P 500 qui, souvenez-vous, avait touché un plus haut mardi.
00:08:57Moins 0,2%, moins 0,4% pour le Nasdaq 100.
00:09:01Ce matin, du côté de l'Asie, c'est également assez timide.
00:09:04Le Nikkei au Japon perd 0,4%.
00:09:07On a des indices bien sûr qui sont toujours accrochés aux nouvelles en provenance de l'Iran.
00:09:11Alors encore hier, Donald Trump a dit « ne vous inquiétez pas, le D3 va bientôt rouvrir ».
00:09:15Alors autant, en début de semaine, les propos positifs de l'administration Trump
00:09:18avaient propulsé les indices, notamment sur des plus hauts aux États-Unis.
00:09:22Autant là, on a des investisseurs qui commencent un petit peu à s'inquiéter.
00:09:25Et le bon baromètre, c'est notamment le prix du pétrole.
00:09:28Et ce matin, vous avez le baril de Brent qui prend un peu plus d'un pour cent.
00:09:32On est au-delà des 83 dollars pour un baril de Brent.
00:09:35Le WTI, le baril américain, est au-delà des 75 dollars.
00:09:39D'autant plus que, dans le même temps, vous avez toujours le sujet taux qui préoccupe.
00:09:43Bien sûr, le sujet de la Fed, de la Banque Centrale Américaine.
00:09:45Et hier, des informations du FT, du Financial Times,
00:09:48qui rapportaient que le nouveau président, Kevin Warch,
00:09:51serait disposé à relever les taux dès le mois prochain,
00:09:54si l'inflation restait élevée aux États-Unis.
00:09:56Éléments de réponse la semaine prochaine,
00:09:58puisque c'est la semaine prochaine qu'on aura les données d'inflation
00:09:59en ce qui concerne le mois de juillet.
00:10:01– Hésitation aussi sur les marchés asiatiques en ce qui concerne Hormuz.
00:10:06On voit que les bourses asiatiques sont assez indécises.
00:10:09– Oui, moins 0,4% pour le Nikkei.
00:10:11Malgré la très bonne publication de Nintendo,
00:10:14qui a publié ses résultats hier,
00:10:16il y avait des craintes là aussi en ce qui concerne l'envolée des puces,
00:10:19des fameuses puces mémoires, des semi-conducteurs.
00:10:22Mais vous avez un groupe qui a réussi à dépasser les attentes.
00:10:24Alors, des attentes qui ont certes été dépassées
00:10:26par le remboursement des droits de douane,
00:10:28mais vous avez des investisseurs qui voient quand même
00:10:30que la Switch 2 dépasse largement les attentes.
00:10:34SpaceX également était à surveiller hier,
00:10:36dans un contexte où le titre avait perdu quand même 13%
00:10:39après la publication de ses résultats,
00:10:41plus 6 hier, malgré le fait que vous avez des investisseurs
00:10:43qui, ça y est, peuvent vendre leurs actions.
00:10:45Souvenez-vous, vous avez une période de blocage.
00:10:47Depuis hier, ça y est, ils peuvent vendre leurs actions.
00:10:49Il y a quand même potentiellement plus de 100 milliards de dollars d'actions
00:10:52qui peuvent être vendues,
00:10:53mais ça n'a pas empêché le titre de progresser hier
00:10:55pour la simple et bonne raison que les résultats du deuxième trimestre
00:10:58en ce qui concerne le S&P 500 sont quand même largement au-delà des attentes.
00:11:02Vous avez quand même 86% des sociétés du S&P 500
00:11:04qui ont publié leurs résultats,
00:11:06qui ont dépassé les attentes du consensus.
00:11:08Et pour l'instant, on est quand même sur une hausse des profits
00:11:09de plus de 30% au deuxième trimestre par rapport à l'an dernier.
00:11:13Et on parlait de la bourse des entreprises Allianz
00:11:16qui publie ce matin un résultat opérationnel record
00:11:18au deuxième trimestre à quasiment 5 milliards d'euros.
00:11:23Merci Etienne Braque, on vous retrouve dans une demi-heure.
00:11:25C'est l'heure du grand format de la rédaction.
00:11:32Cet été sur BFM Business,
00:11:34sans vous faire vivre les grands moments de l'actualité,
00:11:35à travers nos reportages ce matin,
00:11:38nous vous emmenons chez le seul fabricant de trompettes en France,
00:11:41un marché de niche avec des clients prestigieux.
00:11:44Et cela a réussi à l'entreprise,
00:11:46présente à Lyon et à Bretigny-sur-Orge, en Essonne.
00:11:49Reportage de Clarisse Marion.
00:11:52Un silence, un soupir et un son.
00:12:01Dans l'atelier, une trompette en forme de serpent.
00:12:05Alors, voici la bête.
00:12:07Le cuivre se plie,
00:12:09le cavilatel courbe le pavillon,
00:12:11fait danser les pistons,
00:12:12des formes arrondies pour cette commande sur mesure
00:12:15qui attend son heure pour briller.
00:12:17Bienvenue dans la partie immergée de la Zyberg.
00:12:21Là, on est dans l'arrière-atelier
00:12:22avec tout ce qui va être bain de produit
00:12:24pour nettoyer les instruments,
00:12:25enlever tout ce qui va être acide,
00:12:27enfin, oxydation, justement, avec des acides.
00:12:29On va aussi retrouver des machines
00:12:31comme les polisseuses
00:12:32qui permettent, un peu comme en bijouterie,
00:12:35de faire briller, de polir.
00:12:37Et donc,
00:12:38d'enlever toutes les petites rayures des métaux
00:12:41pour que ce soit vraiment effet miroir.
00:12:42Deux gros instruments
00:12:43pour lesquels il faut parfois créer
00:12:45de toutes petites pièces.
00:12:47Là, je suis en train de découper les tubes.
00:12:48En fait, on a, quand on...
00:12:50Pour certains modèles de trompettes,
00:12:52on reçoit les tubes par longueur de 1,50 m à peu près.
00:12:56Et du coup, après, on les redécoupe
00:12:57pour faire les coulisses,
00:12:59comme on voit ici, en fait.
00:13:02Toutes ces parties-là, on les recoupe.
00:13:04Une production qui se heurte à quelques difficultés.
00:13:06Quand nous, on essaie de relancer
00:13:08les trompettes à la française,
00:13:10il n'y a plus le savoir-faire en France,
00:13:13il n'y a plus les sous-traitants qu'on pouvait avoir.
00:13:16Donc, il faut tout recréer un réseau,
00:13:17un maillage de sous-traitants français au maximum.
00:13:20Tout n'est pas français, malheureusement.
00:13:21La production dépend donc aussi
00:13:23de la rapidité des fournisseurs.
00:13:25L'entreprise veut passer de 80 trompettes par an
00:13:28à 200 et doubler la production d'ici 2 à 3 ans
00:13:31car la demande est forte pour ces instruments
00:13:33à la vaste gamme de prix.
00:13:35Pour les modèles d'études,
00:13:36on commence à 800 euros.
00:13:37Donc ça, c'est les instruments
00:13:38où on a fait la recherche et le développement
00:13:40mais qui sont fabriqués en Asie.
00:13:42C'est pour ça qu'ils sont si peu chers.
00:13:44Et après, pour nos modèles professionnels,
00:13:46ça commence autour de 4 000 euros.
00:13:47La marque de trompettes a 5 ans
00:13:49et la société vient de recevoir
00:13:50le label d'État Entreprise du patrimoine vivant.
00:13:53Il permet de distinguer des entreprises françaises
00:13:57artisanales et industrielles
00:13:58au savoir-faire rare et d'exception.
00:14:00Une reconnaissance essentielle pour Adrien Jaminet,
00:14:03le fondateur attaché au Made in France.
00:14:05Ça aide aussi à avoir un abattement fiscal
00:14:08qui va jusqu'à 30 000 euros
00:14:10et notamment sur les charges patronales.
00:14:12Et donc, du coup, ça encourage à employer
00:14:15et développer nos équipes
00:14:18pour transmettre nos savoir-faire.
00:14:20Ce label est le Graal pour la fabrication française.
00:14:23Il est même reconnu à l'étranger créneau
00:14:25qu'il aimerait développer.
00:14:27Nous sommes leaders du marché de la trompette.
00:14:29On a l'ambition d'aller aussi un peu plus
00:14:31à l'international, nos trompettes sont distribuées
00:14:34au Japon et à d'autres endroits.
00:14:36Actuellement, on est à peu près à 10%
00:14:39qui part à l'export, mais c'est quelque chose
00:14:40qu'on veut développer.
00:14:41Pour ce faire, il compte par exemple
00:14:43s'appuyer sur Buffet Crampon,
00:14:45une entreprise francilienne de clarinette
00:14:48qui a un réseau de distribution bien installé.
00:14:51Cette manufacture d'instruments à vent
00:14:53est la plus réputée au monde.
00:14:55Un vent de fraîcheur souffle maintenant
00:14:57sur la facture instrumentale française.
00:14:59Voilà pour le reportage de Clarisse Marion.
00:15:02Tout de suite, c'est Le Pitch.
00:15:08Cet été, nous vous faisons aussi revivre
00:15:09cette séquence de quelques minutes
00:15:11où des entrepreneurs viennent présenter
00:15:13leur projet en direct face à l'équipe
00:15:16de Good Morning Business.
00:15:17Écoutez cette séquence il y a quelques semaines.
00:15:19C'était au micro de Laure Closier.
00:15:21Notre invité, c'est Lucas Vianney.
00:15:23Bonjour, vous êtes le CEO et cofondateur
00:15:25et le CEO et cofondateur de Dose.
00:15:27Une minute pour pitcher et on débriefe.
00:15:29Bonjour à vous deux.
00:15:30Merci de m'accueillir sur ce plateau.
00:15:32Aujourd'hui, vous le savez, le sucre est partout.
00:15:34Et quand l'OMS recommande de consommer
00:15:36maximum 50 grammes de sucre par jour,
00:15:38en moyenne, un Français en consomme 96.
00:15:41Et le produit sucré le plus consommé,
00:15:43c'est le soda.
00:15:43Et c'est pour ça qu'avec Dose,
00:15:45on est en guerre contre l'industrie du soda.
00:15:47Et on a créé une boisson qui est 100% saine
00:15:49parce qu'il y a zéro sucre et zéro édulcorant
00:15:52et des vitamines et des minéraux.
00:15:54Il y a aussi du goût, évidemment.
00:15:56Et comme vous pouvez le constater,
00:15:58il y a un marketing assez disruptif
00:15:59parce que la raison principale,
00:16:01c'est tout simplement qu'aujourd'hui,
00:16:03les produits sains sont trop peu consommés
00:16:04à cause notamment d'un marketing
00:16:06trop aseptisé ou pharmaceutique.
00:16:08Et donc, on a voulu faire l'inverse
00:16:10en prenant un parti pris.
00:16:12Et on propose à la fois un produit
00:16:15qui est 100% sain,
00:16:15mais aussi et surtout un produit 100% cool.
00:16:18Aujourd'hui, ça fait un an
00:16:19qu'on a commencé l'aventure Dose.
00:16:21On a fait plus de 250 millions de vues
00:16:23sur les réseaux sociaux en 100% organique.
00:16:26Et on est présent dans plus de 100 points de vente,
00:16:29notamment en GMS.
00:16:30Et on a vendu plus de 250 000 canettes.
00:16:32Alors, vous parlez de votre marketing.
00:16:33Vous n'êtes pas allé de main morte
00:16:34parce que vous faites comme sur les paquets de cigarettes.
00:16:36Pour ceux qui nous écoutent à la radio,
00:16:37vous avez écrit Dose tue
00:16:39comme si vous étiez sur un paquet de cigarettes.
00:16:42Ce qui s'interpelle quand même.
00:16:44C'est ça.
00:16:44À l'origine, en fait, Dose, c'est notre marque
00:16:46qui ont tué les marques de sodas mauvaises pour la santé.
00:16:48En fait, on a voulu parodier les sodas habituels
00:16:51où ils ont une apparence très joviale, amicale,
00:16:53mais un intérieur de poison.
00:16:54Nous, on fait l'inverse.
00:16:55On se moque en deux.
00:16:56Mais les gens comprennent.
00:16:57On comprend.
00:16:58Les gens ne comprennent pas forcément au premier abord,
00:17:00mais c'est l'objectif aussi d'avoir une compréhension
00:17:04dans un second temps
00:17:05pour avoir un effet un peu...
00:17:08Waouh.
00:17:08Alors, Anthony Morel, va goûter.
00:17:10J'arrive.
00:17:10Du coup, il ne faut pas s'attendre à un goût sucré.
00:17:12Les premières gorgées sont assez surprenantes, généralement.
00:17:14Ça fait penser un peu aux...
00:17:15Comment s'appellent les eaux vitaminées ?
00:17:18C'est ça, c'est une eau vitaminée.
00:17:19Oui, c'est ça.
00:17:20Voilà, c'est exactement ça.
00:17:21Donc, c'est moins sucré, effectivement, qu'un soda.
00:17:23Alors, je comprends la guerre contre le sucre complètement.
00:17:25Vous avez tout à fait raison.
00:17:27Mais après, il y a quand même des sodas sans sucre.
00:17:28Aujourd'hui, ça existe depuis...
00:17:30Généralement, il y a des sodas sans sucre,
00:17:32mais généralement, ils ont des édulcorants à l'intérieur.
00:17:34Aujourd'hui, effectivement, ce n'est pas prouvé
00:17:36ou en tout cas, il y a un débat scientifique
00:17:38sur la dangerosité des édulcorants.
00:17:40Mais quand même, on sait qu'envoyer le signal du sucré au cerveau
00:17:45est quoi qu'il le mauvais.
00:17:46Donc là, il n'y a pas d'aspartame, il n'y a pas de...
00:17:48Il n'y a pas d'aspartame, pas d'édulcorant.
00:17:51Alors, qu'est-ce qu'il y a dedans ?
00:17:52Il n'y a que des arômes naturels, de l'eau,
00:17:54des arômes naturels, des vitamines et des minéraux.
00:17:56C'est tout.
00:17:57Alors, sur l'aspartame, je précise,
00:17:59parce qu'effectivement, il y a eu beaucoup d'études,
00:18:01il y a pas mal de trucs qui ont été débunkés aussi
00:18:02sur l'effet cancérigène, il faut boire 20 canettes de soda
00:18:07avant qu'il y ait un effet possible, etc. sur la santé.
00:18:10Donc voilà, il faut remettre ça quand même en perspective.
00:18:12Et du coup, ce marketing, alors vous le disiez,
00:18:14il interpelle, mais c'est pas un peu anxiogène
00:18:16pour le consommateur d'avoir ce truc
00:18:17où on a vraiment l'impression d'avoir un paquet de cigarettes
00:18:19en face de soi, on se dit, wow, qu'est-ce que je vais boire en fait ?
00:18:22Oui, totalement.
00:18:23Nous, en fait, notre cible principale,
00:18:25c'est quand même les jeunes générations,
00:18:27parce qu'on pense qu'il faut combattre le mal
00:18:29au plus jeune âge, et donc en fait,
00:18:32ces personnes-là seront plus à même
00:18:34à consommer des produits, on va dire,
00:18:36plus tendance, plus virale sur les réseaux sociaux,
00:18:39et donc c'est pour ça qu'on a choisi
00:18:41ce marketing un peu disruptif.
00:18:42Vous avez vendu 150 000 canettes en 9 mois,
00:18:45donc c'est quand même pas mal, beau succès.
00:18:48Vous vendez où ?
00:18:49Tout est sur les réseaux sociaux ?
00:18:50Vous avez des partenariats retail ?
00:18:52On vend beaucoup sur Internet,
00:18:54mais on vend notamment en GMS,
00:18:56donc chez Carrefour, Intermarché, Super U, Leclerc,
00:18:59et l'objectif, c'est après aller en salle de sport
00:19:01et dans les distributeurs automatiques.
00:19:03On est pas mal aussi dans les écoles de commerce
00:19:04et écoles d'ingénieurs.
00:19:05Et vous êtes avec les eaux ou vous êtes avec les sodas ?
00:19:07On est plutôt avec les sodas,
00:19:08on est plutôt à côté même des Red Bull, Monster, etc.,
00:19:11parce qu'il y a une fonctionnalité énergisante, celui-ci.
00:19:16Je le vois tout de suite sur Anthony Mo,
00:19:17qui a pris l'eau vitaminée Speedberry.
00:19:20C'est marqué que ça tue la procrastination et la fatigue.
00:19:23Clairement.
00:19:23Moi qui procrastine beaucoup,
00:19:24donc je vais faire très attention à ça.
00:19:26Non, alors juste sur la promesse et sur les claims,
00:19:28je reviens là-dessus,
00:19:29parce que j'ai regardé sur votre site internet,
00:19:30et par exemple, je reviens sur la boisson à la pêche,
00:19:33donc vous dites,
00:19:34booster de collagène réduit l'apparence de ride
00:19:37et améliore l'éclat de la peau.
00:19:38Mais ça, vous pouvez vraiment promettre ça
00:19:39avec votre boisson qui est juste de lourde.
00:19:41Vous savez, c'est lequel qui fait ça ?
00:19:41J'ai pas pris le bon.
00:19:42Voilà, c'était la pêche.
00:19:44Oui, on peut l'affirmer,
00:19:46parce que c'est un booster de collagène
00:19:47qui a été breveté,
00:19:48et on a testé sur 64 femmes pendant 16 semaines.
00:19:51Donc il y a une vraie étude scientifique
00:19:52qui a été faite,
00:19:54et il y a eu des preuves.
00:19:58Vous êtes sûr que vous pouvez promettre
00:19:59que vous vivez votre boisson à la pêche ?
00:20:01Une quinzaine par jour,
00:20:02oui, ça a été testé et prouvé.
00:20:04Ok, d'accord.
00:20:06C'est quoi la prochaine étape ?
00:20:07Là, vous avez financé le développement comment ?
00:20:09Full bootstrap, pour l'instant,
00:20:11et on va faire une levée de fonds.
00:20:13Full bootstrap à 6h17, c'est un peu dur ?
00:20:16Et ça veut dire en autofinancement.
00:20:18D'accord, donc avec vous, soit vous.
00:20:20C'est ça.
00:20:20Vous avez besoin de fonds maintenant pour avancer ?
00:20:23On va réfléchir pour faire une levée de fonds mi-2026,
00:20:26début mi-2026.
00:20:27Vous auriez besoin de combien ?
00:20:29On n'a pas encore fixé de prix.
00:20:31On est en train de regarder,
00:20:32on est en train de négocier surtout avec des enseignes
00:20:34au niveau national pour se développer.
00:20:35Et donc, en fonction des enseignes qu'on aura,
00:20:37on verra ce dont on aura besoin.
00:20:39Voilà pour le pitch tous les matins
00:20:41dans Good Morning Business.
00:20:42Tout de suite, c'est la tech.
00:20:48Et on revient aussi ensemble cet été,
00:20:50les chroniques tech d'Anthony Morel,
00:20:51qui déniche pour vous les innovations les plus sensationnelles.
00:20:54Ce matin, une IA qui vérifie si vous êtes vraiment un être humain.
00:21:00C'est ça, c'est une nouvelle fonctionnalité qui vient d'être lancée par Zoom.
00:21:04Je trouve ça assez intéressant.
00:21:05C'est un badge de vérification des êtres humains.
00:21:08C'est-à-dire que quand vous vous connectez en visio,
00:21:11eh bien, désormais, sous la vignette de certains de vos interlocuteurs,
00:21:15vous aurez une petite mention humain vérifiée.
00:21:18Et ça, ça voudra dire qu'on est sûr et certain que vous êtes en train de discuter avec une
00:21:22vraie personne
00:21:23et non pas avec un deepfake, avec un clone généré par l'IA
00:21:26parce que vous savez que maintenant, avec une photo de vous et 30 secondes de votre voix,
00:21:31on est capable en fait de répliquer votre visage,
00:21:34de faire un avatar numérique, un jumeau numérique
00:21:36et de lui faire dire n'importe quoi, y compris en visioconférence.
00:21:40Alors, c'est assez étonnant, mais cette idée qu'ils ont eue,
00:21:42c'est de créer une sorte de passeport humain.
00:21:44C'est assez contraignant d'ailleurs à faire
00:21:47parce qu'il faut faire scanner son visage,
00:21:49mais on ne peut pas faire ça avec sa webcam.
00:21:50C'est des caméras qui sont très sophistiquées avec des capteurs de profondeur.
00:21:54On va analyser le moindre millimètre carré de votre visage.
00:21:56On va venir scanner votre iris aussi qui est un marqueur biométrique.
00:21:59Et une fois que vous avez fait ça,
00:22:01quand vous vous connectez à la plateforme,
00:22:03le système va checker en temps réel
00:22:05que votre image biométrique extrêmement précise
00:22:08correspond bien à ce qui ressort de la webcam
00:22:11pour être certain que c'est bien vous.
00:22:13C'est pour tout le monde quand même.
00:22:14Pas pour n'importe quelle réunion de Michel, c'est pour le chef.
00:22:17C'est plutôt pour les chefs, potentiellement n'importe qui peut le faire,
00:22:20mais en réalité les cas d'usage concrets,
00:22:22ça va être effectivement un conseil d'administration.
00:22:24Vous avez une dizaine de personnes qui sont en distanciel.
00:22:27Il va falloir qu'elles aient chacune leur petit badge d'humanité
00:22:30pour être certaine qu'elles sont bien.
00:22:32C'est vrai, c'est des nouvelles expressions auxquelles il va falloir s'habituer
00:22:35pour être certaine que c'est de vraies personnes.
00:22:37Ça peut être aussi une conversation financière avec un conseiller bancaire.
00:22:40Ça peut être une téléconsultation avec un médecin.
00:22:42Enfin tout ce qui a trait à des données sensibles.
00:22:45Mais parce qu'il y a eu des histoires de fraude quand même qui ne plaisantent pas.
00:22:48Mais digne d'Ocean's Eleven, j'allais dire.
00:22:50Enfin vraiment, on a eu une histoire notamment, c'était en 2024 à Hong Kong,
00:22:53où une personne qui relève l'aide de la direction financière
00:22:58est en visio avec toute sa direction et on lui dit
00:23:01on a signé un gros contrat avec une entreprise,
00:23:03il faut faire un virement de 25 millions de dollars.
00:23:04Donc là, t'es en face de ton directeur, de toute la direction.
00:23:07Tout le monde est là.
00:23:08Ah, ok, je fais le virement.
00:23:10Sauf qu'en fait, toute la vision était un deepfake.
00:23:12Elle avait été générée par une intelligence artificielle.
00:23:14On avait récupéré des images LinkedIn des uns et des autres.
00:23:17Donc ça veut dire qu'on entre dans un monde
00:23:18où le soupçon doit faire la loi,
00:23:20où on doit se méfier de tout
00:23:21et où effectivement, il va falloir des outils de plus en plus performants
00:23:25pour pouvoir déterminer si oui ou non
00:23:26vous êtes en train de discuter avec des personnes réelles.
00:23:28Donc avant chaque réunion, vous dites où, bouger, que ce soit ici, c'est où.
00:23:32C'est bien moi, tournez bien la tête.
00:23:33Je pose des questions perso.
00:23:34Voilà, une question perso.
00:23:35C'est pas mal.
00:23:35De la même manière qu'on a avec le mot de passe,
00:23:37il faut choisir une question personnelle.
00:23:38Peut-être qu'entre collègues, on devrait avoir une question perso
00:23:40à se demander pour être sûr
00:23:42qu'on est bien en train de discuter avec son collègue
00:23:43et pas avec son jumeau numérique.
00:23:45Voilà, Anthony Morel a retrouvé tous les matins
00:23:47dans la matinale de BFM Business.
00:23:497h22, l'actualité internationale nous emmène ce matin au Moyen-Orient.
00:23:54Good morning business.
00:23:56Le monde qui bouge.
00:23:57L'interview.
00:23:58Et toujours pas d'accord donc ce vendredi 7 août
00:24:00sur la réouverture du détroit d'Hormuz.
00:24:03Bonjour Djilali Benchaban.
00:24:04Bonjour.
00:24:05Merci d'être avec nous,
00:24:05analyste géopolitique, directeur du CEO Stratégie et Conseil.
00:24:09Avec nous ce matin pour en parler donc.
00:24:11Mais écoutez d'abord ce qu'a dit hier soir Donald Trump
00:24:14depuis la Maison-Blanche.
00:24:16Je pense que nous faisons très bien.
00:24:19Je suis en train de faire des négociations.
00:24:21Je pense que nous faisons bien.
00:24:24Ça pourrait être bientôt.
00:24:26Donald Trump qui évoque pour la plus de 40e, 43e fois
00:24:30un accord en vue.
00:24:32Mais pour l'instant, Djilali Benchaban,
00:24:34en réalité, rien de nouveau sous le soleil.
00:24:35On est toujours dans ces séquences de répétition et d'espérance
00:24:39de la réouverture du détroit d'Hormuz
00:24:41avec un conflit qui, par son impact économique,
00:24:45devient le centre de gravité d'une guerre
00:24:48qui au départ était focalisée sur le nucléaire.
00:24:51Et d'autant plus qu'effectivement,
00:24:52vous avez les marchés qui restent fébrides
00:24:55et qui sont de plus en plus dubitatifs.
00:24:56C'est-à-dire que la parole présidentielle,
00:24:59qui malheureusement ne permet pas de traduire la parole en acte,
00:25:04fait que les marchés restent suspicieux
00:25:06sur la réalité de cet accord,
00:25:07parce que vous avez cette complexité,
00:25:09avec toujours un accord qui se fait désirer.
00:25:12Les tractations entre Oman et l'Iran
00:25:15ont amené quelques espérances,
00:25:17puisque l'annonce des routes et des trajets
00:25:20qui pouvaient être empruntés
00:25:22mettait en perspective une possibilité.
00:25:24Mais de là à ce qu'il y a la traduction officielle,
00:25:26tout en sachant qu'en plus,
00:25:27vous avez une temporalité restreinte,
00:25:30puisque si ouverture il y a,
00:25:31on parle encore d'une ouverture temporaire de 60 jours.
00:25:35Les marchés, effectivement, vous le disiez,
00:25:37qui hésitent, contrairement au scénario
00:25:40du début de la semaine,
00:25:42où il y avait plutôt un vent d'optimisme
00:25:43qui soufflait sur les marchés.
00:25:45On voit que cette nuit,
00:25:46les marchés asiatiques hésitent.
00:25:48On parlait aussi du baril de Brent,
00:25:50le pétrole, le baril de Brent
00:25:51qui est repassé au-dessus des 80 dollars.
00:25:54Ça va certainement continuer en Europe,
00:25:56aux États-Unis,
00:25:57d'exercer des pressions sur les prix de l'énergie.
00:26:00Concernant les négociations en cours avec Oman,
00:26:04on a une carte que ceux qui nous suivent
00:26:05à la télévision vont pouvoir regarder.
00:26:09Quels sont les scénarios ?
00:26:10Quels sont les éléments qu'on a aujourd'hui
00:26:14dans cet accord qui se profile
00:26:17entre Téhéran et Oman ?
00:26:19En gros, pour résumer,
00:26:20on a deux corridors.
00:26:22Le corridor nord qui serait emprunté
00:26:24par le passage Iran
00:26:25et le corridor sud pour la sortie par Oman.
00:26:29Ce qui est important,
00:26:30c'est que cet accord encore
00:26:31serait un accord transitoire
00:26:33puisqu'on parle d'une période de 60 jours
00:26:34pendant laquelle, entre guillemets,
00:26:37les deux parties belligérantes,
00:26:40à savoir Washington et Téhéran,
00:26:42repartent sur des discussions techniques
00:26:43concernant les autres sujets.
00:26:44Le souci de cet accord,
00:26:46c'est que les marchés sont toujours pris en étau
00:26:49face à une négociation qui se fait désirer
00:26:51et avec cette idée que n'importe quelle séquence
00:26:55peut remettre en cause cet accord.
00:26:58Mais la problématique majeure,
00:26:59c'est qu'aujourd'hui,
00:27:00vous n'avez pas de route alternative
00:27:01parce que durant ce conflit,
00:27:03on a souvent évoqué l'idée
00:27:04qu'il faut aller penser à d'autres manières
00:27:07de pouvoir évacuer le pétrole et l'énergie,
00:27:10sauf que toute perspective mettra du temps.
00:27:13Donc, dans les faits, aujourd'hui,
00:27:14les marchés restent prisonniers
00:27:15de la situation d'Hormuz
00:27:16et tant que Washington et Téhéran
00:27:18n'arrivent pas à aboutir
00:27:19à un accord suffisamment durable ou rassurant,
00:27:22on restera sur ces moments d'euphorie
00:27:24et finalement de déception.
00:27:26Plusieurs médias qui affirment d'ailleurs
00:27:29que ce projet inclurait le paiement
00:27:30d'un droit de passage pour les navires
00:27:33et ça, Donald Trump, lui,
00:27:34ne veut pas en entendre parler.
00:27:35Petite nuance,
00:27:36on parle surtout de frais de service,
00:27:39un peu à l'exemple de ce qui se passe
00:27:40au détroit de Malacca
00:27:42entre Singapour, Malaisie et Indonésie
00:27:45avec cette idée, entre guillemets,
00:27:47d'avoir des pays qui vont payer
00:27:49un passage sécurisé,
00:27:52une sorte aussi de redevance
00:27:54sur la protection de l'environnement, etc.
00:27:57Les États-Unis n'en veulent pas, certes,
00:27:59mais aujourd'hui...
00:28:00Mais ça ne serait pas, vous pensez,
00:28:01une taxe déguisée quand même
00:28:02pour remplir les caisses de Téhéran ?
00:28:04On est dans le cadre d'une sémantique,
00:28:06mais il faut savoir aussi
00:28:07que cette répartition des frais
00:28:09se ferait également avec Oman.
00:28:11Donc derrière,
00:28:12on n'est pas simplement
00:28:12sur la question iranienne,
00:28:15mais dans l'absolu,
00:28:16on pense en tout cas
00:28:18que de toute façon,
00:28:19cette situation d'Hormuz
00:28:21ne sera jamais plus comme avant
00:28:23parce que les Iraniens
00:28:24d'un point de vue stratégique
00:28:25n'y renonceront pas
00:28:25et que derrière cette maîtrise
00:28:27signifie aussi architecture financière.
00:28:30Le souci pour Washington,
00:28:31c'est que soit on négocie
00:28:33et on fait des concessions,
00:28:35soit on essaie d'user de la force,
00:28:37mais la force,
00:28:38avec un résultat qui restera
00:28:40de toute manière ce qu'il est,
00:28:41c'est-à-dire incertain,
00:28:42pourrait provoquer
00:28:43des conséquences économiques importantes.
00:28:45Donc l'arbitrage,
00:28:46quoi qu'il arrive,
00:28:47est complexe.
00:28:48En tout cas,
00:28:48voilà,
00:28:49vous le disiez,
00:28:49conséquences économiques importantes,
00:28:50boucroute d'incertitude toujours,
00:28:52une situation qui continue
00:28:54de pénaliser
00:28:55les pétro-monarchies du Golfe.
00:28:57Peut-être pour terminer
00:28:58avec cette information,
00:29:00le prince héritier saoudien
00:29:01Mohamed Ben Salmane
00:29:02qui réunit aujourd'hui à Jeddah
00:29:04les dirigeants turcs et pakistanais
00:29:06pour sceller avec un accord de défense
00:29:08leur rapprochement
00:29:09donc opéré sur fond de guerre
00:29:11au Moyen-Orient.
00:29:12On voit que ça se joue aussi
00:29:13sur le plan militaire.
00:29:15En ce moment,
00:29:16on parlait dans ces pays du Golfe.
00:29:19Militaire certes,
00:29:20mais aussi diplomatique
00:29:20parce que ce qui est intéressant,
00:29:22parce qu'on est tous focalisés
00:29:23sur la négociation
00:29:24entre Washington et Téhéran,
00:29:25c'est qu'au bout d'un moment,
00:29:27si les négociations
00:29:28n'avancent pas suffisamment,
00:29:29comme vous le voyez,
00:29:30vous avez aujourd'hui
00:29:30des traxtations
00:29:31avec des puissances
00:29:33on va dire extra-régionales,
00:29:34c'est-à-dire pas membres
00:29:36du Golfe Cooperation Council,
00:29:38mais qui vont de plus en plus
00:29:39s'ingérer.
00:29:40Pourquoi ?
00:29:40Parce qu'à un moment ou à un autre,
00:29:42un d'un corps finira par s'imposer
00:29:43parce que les États du Golfe
00:29:44ne peuvent pas rester
00:29:45dans cette situation d'incertitude.
00:29:47C'est leur modèle aujourd'hui économique,
00:29:49c'est la stabilité sécuritaire
00:29:51qui est en cause.
00:29:53Donc si à un moment ou à un autre,
00:29:54Washington n'y arrive pas,
00:29:55Washington risque de se retrouver concurrencé
00:29:57avec une diplomatie des États du Golfe
00:29:59qui va reprendre la main
00:30:00face à un blocage
00:30:01qui à un moment ou à un autre
00:30:02devient d'autant plus problématique
00:30:04pour la région et pour le monde
00:30:05qu'on n'aboutit pas à une solution.
00:30:07Et ce que l'on retient donc,
00:30:08c'est qu'on n'a toujours pas d'accord
00:30:09en cette fin de semaine
00:30:10alors qu'il était à nouveau promis
00:30:11par Donald Trump
00:30:12en milieu de semaine.
00:30:13Merci beaucoup pour cet éclairage
00:30:15avec nous ce matin,
00:30:15Djilali Benchaban,
00:30:17analyste géopolitique,
00:30:18directeur du CO Stratégie et Conseil.
00:30:20Vous restez avec nous.
00:30:21Dans un instant,
00:30:21le journal de 7h30,
00:30:23l'actualité des entreprises.
00:30:24On va revenir sur EasyJet notamment
00:30:26qui a enfin trouvé un acheteur.
00:30:28À 7h45, le grand entretien,
00:30:30nous verrons comment les restaurateurs
00:30:31touchés par les incendies
00:30:33ont fait face.
00:30:33Nous serons avec le président national
00:30:35de l'UMI Restauration.
00:30:37À tout de suite.
00:30:427h30, bienvenue si vous nous rejoignez
00:30:44à la une de l'actualité
00:30:45des entreprises EasyJet
00:30:47qui après des semaines de négociations
00:30:49acceptent donc l'offre
00:30:50d'Apollo Global Management,
00:30:52une opération majeure
00:30:53dans le secteur aérien
00:30:55qui la valorise 6,7 milliards d'euros.
00:30:57Etienne Braque,
00:30:58l'autre fonds qui était en lice,
00:30:59Castell Lake,
00:31:00n'a pas souhaité surenchérir.
00:31:02Et donc, c'est Apollo
00:31:03qui remporte cette offre.
00:31:05Apollo qui n'est pas
00:31:05à son coup d'essai
00:31:06dans le secteur aérien
00:31:07puisqu'ils détiennent déjà
00:31:08de nombreuses participations
00:31:09dans des compagnies
00:31:10que ce soit en Amérique latine
00:31:12mais également aux Etats-Unis.
00:31:14Et dans EasyJet,
00:31:14le fonds américain a bien vu
00:31:15que la bourse
00:31:16ne valorisait pas
00:31:17à sa juste valeur
00:31:18que ce soit la flotte,
00:31:19quand même plus de 350 appareils Airbus
00:31:21dont la moitié en propre
00:31:23et puis surtout
00:31:23les fameux créneaux
00:31:25d'atterrissage,
00:31:26de décollage
00:31:26dans les plus grandes capitales d'Europe
00:31:28mais également
00:31:28dans les plus grandes destinations.
00:31:30Et ce sont bien ces créneaux
00:31:32aujourd'hui
00:31:32qui ont de la valeur.
00:31:33Alors en voulant sortir
00:31:34EasyJet de la bourse,
00:31:35Apollo qui gère quand même
00:31:36plus de 1 000 milliards,
00:31:37donc cette participation
00:31:38va être une goutte d'eau
00:31:39dans toute leur participation,
00:31:41d'y vouloir sortir
00:31:42du court terme
00:31:43des résultats trimestriels.
00:31:44L'un des axes de développement,
00:31:46c'est notamment l'agence de voyage
00:31:49EasyJet Holiday
00:31:50à programme de fidélité,
00:31:51ce qui n'existe pour l'instant pas.
00:31:53Et puis surtout,
00:31:53pourquoi pas,
00:31:54des sièges premium
00:31:55chez EasyJet
00:31:56afin de créer un petit peu
00:31:57de la valeur,
00:31:58augmenter les marges
00:31:59puisqu'on est quand même
00:31:59sur des marges
00:32:00qui sont particulièrement faibles
00:32:01dans ce secteur aéronautique
00:32:03avec beaucoup d'aléas,
00:32:05que ce soit le Covid.
00:32:06D'ailleurs,
00:32:06beaucoup de compagnies aériennes
00:32:07n'ont pas retrouvé
00:32:07leur niveau pré-Covid en bourse.
00:32:09Et puis là,
00:32:10depuis le début de l'année,
00:32:11on le voit bien
00:32:12avec l'envolée des prix du pétrole,
00:32:13ça a quand même eu un impact
00:32:14très clairement significatif
00:32:16sur les résultats
00:32:17du deuxième trimestre.
00:32:18Intéressant de voir
00:32:19que le titre
00:32:19ne s'est pas ajusté
00:32:20à l'offre hier,
00:32:21plus 3,1% hier soir
00:32:22à la bourse de Londres
00:32:23à 672 pence,
00:32:25quand le fond proposait 715.
00:32:26Pourquoi ?
00:32:27Parce qu'il y a
00:32:27une certaine forme de prudence.
00:32:28Vous avez l'Europe
00:32:29qui demande
00:32:30à ce qu'une compagnie aérienne
00:32:31soit détenue
00:32:32à plus de 50%
00:32:33par des actionnaires européens.
00:32:35Alors par rapport à cela,
00:32:36Apollo a trouvé un stratagème.
00:32:37Ils vont détenir
00:32:38environ 49%.
00:32:39Et puis vous avez
00:32:40la famille actionnaire historique
00:32:42et également
00:32:42d'autres actionnaires
00:32:43qui vont réussir
00:32:44à détenir
00:32:44un peu plus de 50%.
00:32:45Il faudra encore franchir
00:32:46toutes les étapes
00:32:47de l'autorité de la concurrence
00:32:50notamment en partie.
00:32:51Et donc c'est ce qui explique
00:32:52que pour l'instant
00:32:52vous avez un titre
00:32:53qui ne s'est pas encore
00:32:54ajusté à cette offre proposée
00:32:56et donc validé hier
00:32:57par le conseil d'administration
00:32:58sur Apollo.
00:32:59Merci Etienne Braque.
00:33:00On vous retrouve
00:33:00dans quelques minutes
00:33:01pour l'actualité
00:33:03des marchés.
00:33:04Dans l'actualité
00:33:05de ce vendredi aussi,
00:33:05la sécheresse
00:33:06qui inquiète
00:33:07les pays traversés
00:33:08par le Rhin.
00:33:09En Hongrie,
00:33:09la seule centrale nucléaire
00:33:11du pays tourne au ralenti
00:33:12et entraîne
00:33:13des restrictions
00:33:13de consommation.
00:33:14En Allemagne,
00:33:15ce sont toutes les industries
00:33:16qui utilisent
00:33:17les transports fluviaux
00:33:18qui sont touchées
00:33:18pour leurs approvisionnements
00:33:20et leurs exports.
00:33:21À Beaune,
00:33:22hier,
00:33:22les industries allemands
00:33:23et le gouvernement
00:33:24se sont retrouvés
00:33:25pour discuter
00:33:26de la crise actuelle.
00:33:27Écoutez
00:33:28Stéphane Bittger,
00:33:29le ministre allemand
00:33:30des Transports.
00:33:37D'abord,
00:33:38il faut des mesures
00:33:39à long terme,
00:33:39à savoir la modernisation
00:33:41de nos voies navigables
00:33:42afin de nous permettre
00:33:43de mieux faire face
00:33:44aux situations
00:33:44de base eau.
00:33:46Ensuite,
00:33:46des mesures à moyen terme,
00:33:47telles que la modernisation
00:33:49des navires
00:33:49pour qu'ils puissent
00:33:50naviguer en base eau.
00:33:51Et troisièmement,
00:33:52des mesures à court terme
00:33:54comme la suspension
00:33:54de l'interdiction
00:33:55de circulation
00:33:56des poids lourds
00:33:56les dimanches
00:33:57et jours fériés.
00:33:58L'accélération
00:33:59des travaux d'entretien
00:34:00sur les voies navigables
00:34:01va entraîner des retards.
00:34:02Le transport ferroviaire
00:34:03offrira une capacité
00:34:05supplémentaire.
00:34:06Ainsi,
00:34:06on crée de la capacité
00:34:08sur les routes également
00:34:09en suspendant
00:34:10l'interdiction
00:34:10de circulation
00:34:11des poids lourds
00:34:11dimanches et jours fériés.
00:34:17On parlait du climat
00:34:19et cette question aussi
00:34:20pourra-t-on vraiment concilier
00:34:21rénovation énergétique
00:34:23et sauvegarde
00:34:24du patrimoine ?
00:34:25En France,
00:34:25l'exécutif vient
00:34:26de publier
00:34:27un nouveau guide pratique
00:34:28dédié à la réhabilitation
00:34:29thermique des biens
00:34:30soumis aux règles
00:34:31des architectes
00:34:32des bâtiments de France.
00:34:33Une manière aussi
00:34:34de les défendre
00:34:34alors qu'ils sont
00:34:35pointés du doigt
00:34:36lors des épisodes
00:34:37caniculaires.
00:34:38Marie Cœur de Roy.
00:34:40Isolation,
00:34:40toiture,
00:34:41volet,
00:34:41les architectes
00:34:42des bâtiments de France
00:34:43ont très souvent
00:34:44leur mot à dire
00:34:44sur les opérations
00:34:45de rénovation
00:34:46car près d'un tiers
00:34:47du parc de logement
00:34:48est localisé
00:34:49dans des zones protégées
00:34:50et donc soumis
00:34:51à leur avis.
00:34:52Des ABF accusaient
00:34:53dernièrement
00:34:53de porter la responsabilité
00:34:55du manque
00:34:56d'adaptation
00:34:57du bâti
00:34:57aux fortes chaleurs
00:34:58au point d'ailleurs
00:34:59que le ministre
00:34:59du logement
00:35:00a soutenu
00:35:01l'intégration
00:35:01d'une mesure spécifique
00:35:03à son projet de loi.
00:35:04L'idée est d'empêcher
00:35:05les architectes
00:35:06des bâtiments de France
00:35:07de s'opposer
00:35:08à la pose de volets
00:35:09en rendant leur avis
00:35:10uniquement consultatif
00:35:12sur le sujet.
00:35:13Au ministère
00:35:14de la Culture,
00:35:14on tente
00:35:15de calmer le jeu
00:35:15en rappelant
00:35:16que les deux tiers
00:35:17des avis rendus
00:35:18par les ABF
00:35:19sont favorables.
00:35:20Seuls 7%
00:35:21sont des refus
00:35:22et 22%
00:35:23des accords
00:35:23avec modification.
00:35:25Il y a toujours
00:35:26une solution acceptable
00:35:27fait-on savoir
00:35:27à la Culture
00:35:28d'où ce nouveau guide pratique
00:35:30qui préconise
00:35:31par exemple
00:35:31des volets en bois
00:35:33ou des persiennes
00:35:33plutôt que des coffres
00:35:34de volets roulants
00:35:35extérieurs.
00:35:37Pas grand chose
00:35:37en revanche
00:35:38sur les pompes à chaleur
00:35:39décrites comme des solutions
00:35:40par défaut
00:35:41et pour lesquelles
00:35:42il est recommandé
00:35:42de dissimuler
00:35:43les blocs extérieurs.
00:35:45L'actualité des entreprises
00:35:46et le géant européen
00:35:47du vélo Axel
00:35:48qui est au bord
00:35:49de la faillite.
00:35:50Le propriétaire
00:35:51des marques
00:35:51Lapierre ou Batavus
00:35:52ne parvient plus
00:35:53à honorer
00:35:53ses échéances.
00:35:55Julien Thibault
00:35:55c'est donc
00:35:56une nouvelle victime
00:35:57du violent retournement
00:35:58du marché du vélo
00:35:59après l'euphorie
00:36:00des années Covid.
00:36:01Et oui Axel
00:36:01n'est désormais plus
00:36:02en mesure
00:36:02de payer ses dettes.
00:36:03Le fabricant néerlandais
00:36:04a donc obtenu
00:36:05une suspension
00:36:06de paiement.
00:36:07Le groupe traverse
00:36:07des difficultés
00:36:08depuis plusieurs années
00:36:09déjà depuis la période Covid.
00:36:11La demande de vélo
00:36:12avait explosé
00:36:13mais les pénuries
00:36:13de composants
00:36:14ont empêché Axel
00:36:15de produire suffisamment.
00:36:17son revenu à la normale.
00:36:19La demande avait alors baissé
00:36:20et le groupe
00:36:21s'était alors retrouvé
00:36:22avec d'importants stocks
00:36:23de vélos invendus.
00:36:24Axel avait pourtant
00:36:26tenté de se restructurer.
00:36:27En février
00:36:27sa dette avait été réduite
00:36:29et l'entreprise
00:36:30était passée
00:36:30sous le contrôle
00:36:31de ses créanciers.
00:36:32Une reprise
00:36:33par le groupe
00:36:33singaporeien
00:36:34du TEC
00:36:35était encore envisagée
00:36:36ces dernières semaines
00:36:37mais des négociations
00:36:38ont échoué.
00:36:39En France
00:36:39c'est la filiale
00:36:40cycle Lapierre
00:36:41qui est fragilisée.
00:36:42Elle a demandé hier
00:36:43son placement
00:36:44en redressement judiciaire
00:36:45pour poursuivre
00:36:46son activité
00:36:47et trouver un investisseur.
00:36:48Une audience est prévue
00:36:49le 25 août
00:36:50avec 106 emplois menacés.
00:36:52Merci Julien Thibault
00:36:53avec nous ce matin.
00:36:54Et puis dans l'actualité
00:36:55des entreprises
00:36:55toujours
00:36:56Lacoste
00:36:56est dans le viseur du fisc.
00:36:58Selon le média
00:36:59d'investigation
00:37:00l'informé
00:37:00la marque française
00:37:01a récemment réglé
00:37:02près de 10 millions d'euros
00:37:03à Bercy
00:37:04pour mettre fin
00:37:05à un contentieux fiscal
00:37:06qui dure depuis 4 ans.
00:37:07Valentin Edby.
00:37:09Lacoste a finalement
00:37:10sorti son portefeuille.
00:37:12Le redressement
00:37:13s'élevait initialement
00:37:14à plus de 13 millions d'euros
00:37:15dont presque 4
00:37:16de majoration
00:37:17et pénalité.
00:37:18Mais après contestation
00:37:19de la marque
00:37:20au crocodile
00:37:20le montant a été ramené
00:37:22juste en dessous
00:37:22des 10 millions d'euros.
00:37:23Les enquêteurs
00:37:24ont estimé
00:37:25que la holding
00:37:25de la marque française
00:37:26qui détient
00:37:27de nombreuses filiales
00:37:28en France
00:37:28mais aussi à l'étranger
00:37:29n'était pas conforme
00:37:31aux règles fiscales.
00:37:32Cette affaire intervient
00:37:33alors que Lacoste
00:37:34poursuit sa transformation.
00:37:35arrivée à la tête
00:37:36de la marque
00:37:37en septembre dernier
00:37:38le nouveau directeur général
00:37:40Eric Vallat
00:37:40est chargé
00:37:41d'accélérer
00:37:41son développement
00:37:42international.
00:37:43La marque a également
00:37:44dévoilé cette année
00:37:45une nouvelle identité visuelle
00:37:47avec un retour
00:37:48à un verre
00:37:48plus proche
00:37:49de sa couleur d'origine.
00:37:50A ce stade
00:37:51ni Lacoste
00:37:52ni Bercy
00:37:53n'ont confirmé
00:37:53ces informations.
00:37:557h38
00:37:56Les marchés
00:38:01Etienne Braque
00:38:02encore une séance difficile
00:38:03hier pour le secteur
00:38:03des semi-conducteurs
00:38:04à Wall Street.
00:38:05Après la publication
00:38:06notamment de Western Digital
00:38:07et de Sounddisk
00:38:08Western Digital
00:38:09a quand même plongé
00:38:10de 13%
00:38:11après la publication
00:38:12de ses résultats
00:38:13Sounddisk
00:38:13moins 7
00:38:14et souvenez-vous
00:38:14mercredi
00:38:15c'était AMD
00:38:16qui avait décroché
00:38:17de 7%
00:38:17après la publication
00:38:18de ses résultats
00:38:19trimestriels
00:38:20et pourtant
00:38:20la croissance
00:38:21est au rendez-vous
00:38:21ces publications
00:38:22sont quand même
00:38:23au-delà des attentes
00:38:24on a une croissance
00:38:24spectaculaire
00:38:2540-50%
00:38:27parfois même
00:38:27de croissance
00:38:28au deuxième trimestre
00:38:29pour le chiffre
00:38:30d'effet de ses acteurs
00:38:31grâce notamment
00:38:32à l'intelligence artificielle
00:38:33que ce soit
00:38:33AMD, Exetus
00:38:34ou encore Western Digital
00:38:36et Sounddisk
00:38:36avec leurs disques durs
00:38:38leurs cartes mémoires
00:38:39et bien vous avez
00:38:40un boulevard de croissance
00:38:42avec notamment
00:38:43les data centers
00:38:43et l'intelligence artificielle
00:38:45mais après
00:38:45une hausse de plus de 100%
00:38:47voire même
00:38:47350%
00:38:49depuis le premier janvier
00:38:49pour Sounddisk
00:38:50et bien on a des marchés
00:38:51qui attendaient
00:38:52un peu plus
00:38:53et donc ils ont vendu
00:38:54la nouvelle
00:38:54ce qui a notamment
00:38:55expliqué
00:38:56ces dernières heures
00:38:57pourquoi le Nasdaq
00:38:58n'a pas touché
00:38:58de record historique
00:38:59c'est vrai qu'en début de semaine
00:39:00on a eu un record
00:39:01sur l'indice Dow Jones
00:39:02un record sur l'indice S&P 500
00:39:03mais pas encore
00:39:04sur le Nasdaq
00:39:04qui est notamment pénalisé
00:39:06par ses valeurs
00:39:06liées aux semi-conducteurs
00:39:07et d'ailleurs
00:39:08l'indice Sox
00:39:08le fameux indice
00:39:09des semi-conducteurs
00:39:10perd quasiment 20%
00:39:12depuis son plus haut historique
00:39:13du mois de juin
00:39:13mais là aussi
00:39:14on est toujours
00:39:15sur une performance
00:39:15à trois chiffres
00:39:16depuis le 1er janvier
00:39:18aujourd'hui
00:39:18le chiffre du jour
00:39:19nous viendra des Etats-Unis
00:39:2114h30
00:39:21l'emploi américain
00:39:22comme chaque premier vendredi
00:39:23du mois
00:39:24c'est bien sûr
00:39:24une nouvelle majeure
00:39:25qui est attendue
00:39:26dans un environnement
00:39:27où le marché se pose
00:39:27de plus en plus de questions
00:39:28sur la Fed
00:39:29sur la banque centrale américaine
00:39:30avec notamment hier
00:39:32des informations du FT
00:39:33qui évoquait que
00:39:34Kevin Warch
00:39:34réfléchissait très sérieusement
00:39:36à augmenter les taux
00:39:37à partir du mois de septembre
00:39:39et puis pour nous
00:39:40en France également
00:39:40on a des chiffres de l'emploi
00:39:41qui ont été publiés
00:39:42il y a quelques minutes
00:39:43là à 7h30
00:39:45avec une augmentation
00:39:46de 0,2 point
00:39:47du taux de chômage
00:39:48en France
00:39:48taux de chômage
00:39:49qui remonte au-delà
00:39:50des 8%,
00:39:518,3%
00:39:53au deuxième trimestre
00:39:54d'après l'INSEE
00:39:54et on y revient
00:39:55dès le début
00:39:56du journal
00:39:57de 8h
00:39:58merci beaucoup
00:39:58Etienne
00:39:59dans un instant
00:39:59le grand entretien
00:40:00nous serons avec
00:40:01Franck Chomès
00:40:02président national
00:40:03de l'UMI Restauration
00:40:04pour parler des restaurateurs
00:40:06dans le contexte
00:40:06des incendies
00:40:10et à 7h42 ce matin
00:40:12on parle de l'industrie
00:40:13du tourisme
00:40:14sévèrement touchée
00:40:15dans les zones
00:40:17incendiées
00:40:18et il y en a eu
00:40:19beaucoup
00:40:19même si la saison
00:40:21ne devrait au global
00:40:22pas être catastrophique
00:40:23bonjour Franck Chomès
00:40:24merci d'avoir répondu
00:40:25à l'appel de BFM Business
00:40:27avec nous en direct
00:40:27ce matin
00:40:28président national
00:40:29de l'UMI Restauration
00:40:30peut-être d'abord
00:40:31avec vous pour commencer
00:40:32Franck Chomès
00:40:33quelles sont les remontées
00:40:34de terrain
00:40:34que vous avez
00:40:35sur la situation
00:40:36notamment du côté
00:40:37de la Gironde
00:40:39alors d'abord un soulagement
00:40:41d'avoir pu rouvrir
00:40:42nos établissements
00:40:43ça c'est une réalité
00:40:46il y a un peu de
00:40:47il y en a un peu de mieux
00:40:49depuis quelques jours
00:40:52mais bon ça va être une saison
00:40:55assez chaotique
00:40:56jusqu'à la fin
00:40:58il est trop tôt encore
00:40:59pour dresser le bilan
00:41:00on sait que
00:41:02une campagne
00:41:03de communication
00:41:04européenne
00:41:05a été lancée
00:41:05par la région
00:41:06Nouvelle-Aquitaine
00:41:07pour attirer
00:41:07les touristes
00:41:08et tenter de sauver
00:41:09la fin de la saison
00:41:10pour vous
00:41:12c'est mort
00:41:13cette saison
00:41:142026
00:41:15ce sera un mauvais cru
00:41:17non
00:41:17ce sera pas mort
00:41:18mais dans notre profession
00:41:19vous savez
00:41:20on peut pas rattraper
00:41:21ce qui a été perdu
00:41:22je rappelle
00:41:24qu'on a été fermé
00:41:25pendant 10 jours
00:41:26que les axes routiers
00:41:28ont été fermés
00:41:29que ça soit
00:41:30la 63
00:41:31ou le côté ferroviaire
00:41:34donc bien évidemment
00:41:35qu'il y a eu
00:41:35une baisse catastrophique
00:41:36au niveau
00:41:37du chiffre d'affaires
00:41:37et donc
00:41:39la saison n'est pas terminée
00:41:40on va surtout
00:41:41essayer de la sauver
00:41:42et je rappelle
00:41:43qu'au niveau
00:41:43de la communication
00:41:45à l'international
00:41:46l'UMI a été
00:41:47le premier organisme
00:41:49à sortir une campagne
00:41:51en 5 langues
00:41:52immédiatement
00:41:53pour éviter
00:41:54de nous abandonner
00:41:54ça s'appelle
00:41:55ne nous abandonnez pas
00:41:56Est-ce qu'aujourd'hui
00:41:58début août
00:41:59vous êtes capable
00:42:00de chiffrer
00:42:01les conséquences économiques
00:42:02pour le secteur
00:42:03ou d'avoir
00:42:03nous donné une idée
00:42:05de ce que
00:42:06ces dégâts
00:42:06vont représenter
00:42:07économiquement ?
00:42:09Alors
00:42:10d'abord
00:42:10il faut savoir
00:42:11que du 14 juillet
00:42:13au 31 août
00:42:14c'est la période
00:42:15la plus forte
00:42:16c'est
00:42:17là où on fait
00:42:18à peu près
00:42:1980%
00:42:20de notre chiffre d'affaires
00:42:21de la saison
00:42:21donc évidemment
00:42:23en fermant
00:42:24le 23
00:42:25il nous est difficile
00:42:27et en refermant
00:42:2810 jours après
00:42:29de pouvoir
00:42:30rattraper
00:42:31cela
00:42:32aujourd'hui
00:42:33on a demandé
00:42:34au gouvernement
00:42:35de nous accompagner
00:42:37pour
00:42:38bien évidemment
00:42:39éviter
00:42:39le moindre
00:42:40casse possible
00:42:41mais j'ai bien peur
00:42:42qu'il y en ait
00:42:43quelques-unes
00:42:43quand même
00:42:44à la fin de la saison
00:42:45Mais justement
00:42:45Franck Chomès
00:42:46président national
00:42:47de l'UMI
00:42:47Restauration
00:42:48est-ce que vous considérez
00:42:49que l'État
00:42:50est présent
00:42:51et au rendez-vous
00:42:52à vos côtés ?
00:42:53Oui
00:42:54je pense qu'après
00:42:56de nombreuses
00:42:58réunions ministérielles
00:43:00que ce soit
00:43:01au local
00:43:01et au national
00:43:03ils ont été là
00:43:04ils ont d'abord
00:43:06déclenché
00:43:06l'activité partielle
00:43:07pour les salariés
00:43:09où il n'y avait pas
00:43:10du zéro à charge
00:43:10pour l'employeur
00:43:11on a réussi
00:43:12à avoir le zéro à charge
00:43:13donc on les a remerci
00:43:14ça c'est un premier point
00:43:16et nous sommes toujours
00:43:17en discussion
00:43:17pour mettre en place
00:43:19dirons-nous
00:43:20un pré-incendie
00:43:21pour éviter
00:43:22dirons-nous
00:43:22que
00:43:24les entreprises
00:43:25ne puissent pas
00:43:26faire face
00:43:26aux frais fixes
00:43:27parce qu'il y a
00:43:28les salariés
00:43:29mais il y a aussi
00:43:29dans une entreprise
00:43:30des frais fixes
00:43:32que ça soit
00:43:33l'eau, l'électricité
00:43:35et le loyer
00:43:36et tant d'autres choses
00:43:37ceux qui ont des emprunts
00:43:38en cours
00:43:39il faudra qu'ils assument
00:43:40aussi cela
00:43:41donc bien évidemment
00:43:43c'est nous accompagner
00:43:45pour éviter
00:43:45qu'il y ait des dégâts
00:43:46collatéraux
00:43:47On parlait de la Gironde
00:43:48il y a eu moins de dégâts
00:43:49dans les autres départements
00:43:50pour les restaurateurs
00:43:52les départements
00:43:53qui ont été également
00:43:54touchés par les incendies
00:43:56Oui alors on est
00:43:57en étroite collaboration
00:43:58bien évidemment
00:43:59avec les Landes
00:44:00Arthur Laborde
00:44:01qui
00:44:02j'ai envie de dire
00:44:05par bonheur
00:44:06n'a pas de ressorti
00:44:08sans toucher
00:44:08pour l'instant
00:44:09de ce qu'on a recensé
00:44:11dans le Var
00:44:12Jean-Pierre Giribély
00:44:14identique
00:44:14à ce constat
00:44:16donc non
00:44:17je crois que
00:44:18pour l'instant
00:44:19la zone
00:44:20la plus
00:44:20la plus impactée
00:44:22c'est la Gironde
00:44:23Est-ce que
00:44:24le retour
00:44:24à la normale
00:44:25est déjà effectif
00:44:26parce que
00:44:27il n'y a plus
00:44:28la fin des évacuations
00:44:30a été actée
00:44:31les établissements
00:44:32ont je crois
00:44:33tous
00:44:34rouvert
00:44:34est-ce que
00:44:35les clients
00:44:36sont de retour
00:44:37ou est-ce que
00:44:38les événements
00:44:38ont aussi
00:44:40dissuadé
00:44:40des clients
00:44:41des consommateurs
00:44:42de se rendre
00:44:43sur ces lieux ?
00:44:45Alors
00:44:45les clients
00:44:47sont de retour
00:44:47mais pas assez
00:44:48suffisamment
00:44:49puisqu'il y a eu
00:44:50une cascade
00:44:51d'annulation
00:44:52dans les hôtels
00:44:53dans les campings
00:44:54je rappelle que
00:44:55sur la presqu'
00:44:56du café
00:44:57on a des campings
00:44:58qui ont volé
00:44:59il y en a trois
00:45:00donc c'est quand même
00:45:01assez important
00:45:03identique
00:45:04aux porges
00:45:05donc
00:45:06non
00:45:06ça va revenir
00:45:08timidement
00:45:09il y a des gens
00:45:09qui ont peur
00:45:10de voir
00:45:11un cadre
00:45:13dévasté
00:45:14pour leurs vacances
00:45:14alors que ce n'est pas
00:45:15le cas du tout
00:45:16c'est pour ça
00:45:17qu'on a voulu
00:45:17immédiatement
00:45:18à l'UMI
00:45:18faire une campagne
00:45:20de communication
00:45:20parce qu'il y avait
00:45:22de mauvaises informations
00:45:25la Gironde
00:45:26est un des plus gros
00:45:27départements
00:45:28avec les Landes
00:45:28en France
00:45:29il est assez diversifié
00:45:31donc il n'y a pas
00:45:32que les zones sinistrées
00:45:33il y a aussi le Médoc
00:45:34il y a le Sauternay
00:45:36le Libourné
00:45:36le Bordelais
00:45:37je rappelle que Bordeaux
00:45:39est classé à l'UNESCO
00:45:40donc il y a une vie
00:45:43l'été à Bordeaux
00:45:45et avec
00:45:46avec ces incendies
00:45:49ça a fait en cascade
00:45:51un manque de fréquentation
00:45:53considérable
00:45:54je rappelle qu'à Bordeaux
00:45:55on est entre 50 et moins 80%
00:45:57dans le Sauternay
00:45:58c'est moins 30%
00:45:59dans le Libourné
00:46:00moins 30%
00:46:01bassin d'Arcachon
00:46:02de l'autre côté
00:46:03c'est-à-dire côté Arcachon
00:46:04la Teste
00:46:05ils sont à moins 40%
00:46:07donc bien évidemment
00:46:08il y aura forcément
00:46:09forcément
00:46:11des impacts financiers
00:46:12alors même que Bordeaux
00:46:14en tant que tel
00:46:15n'a pas été touché
00:46:16par les incendies
00:46:17donc des conséquences
00:46:19tout de même
00:46:20pour la fréquentation touristique
00:46:21dans la ville
00:46:23pour terminer
00:46:23peut-être
00:46:24Franck Chomès
00:46:25ces épisodes
00:46:25on le sait
00:46:26sont appelés
00:46:26à se renouveler
00:46:28à se répéter
00:46:29quelles sont les solutions
00:46:31comment est-ce que
00:46:32vous envisagez la suite
00:46:33pour les étés prochains ?
00:46:36Alors déjà je crois
00:46:37que le gouvernement
00:46:39va être obligé
00:46:40d'écouter les professionnels
00:46:41parce que je rappelle
00:46:42qu'en 2022
00:46:44lors des grands feux
00:46:45qu'il y a eu
00:46:45du côté de la Teste
00:46:46de l'autre côté du bassin
00:46:47il y avait eu
00:46:48des préconisations
00:46:49des forestiers
00:46:50des sapeurs-pompiers
00:46:51où il fallait mettre
00:46:52des pare-feux
00:46:53assez importants
00:46:55à moins de 100 mètres
00:46:57il y a eu
00:46:57tout un tas de réunions
00:46:58qui n'ont pas été
00:46:59dirons-nous
00:47:00jusqu'au bout
00:47:01et aucune décision
00:47:02n'a été prise
00:47:03et voilà le résultat
00:47:04donc on a été obligé
00:47:04de faire 163 kilomètres
00:47:07de pare-feux
00:47:07ce qui est assez considérable
00:47:09donc je pense
00:47:10qu'il faut
00:47:11dirons-nous
00:47:12faire confiance
00:47:13aux forestiers
00:47:14qui ont l'habitude
00:47:15aux pompiers
00:47:16aux sapeurs-pompiers
00:47:16et puis de se servir
00:47:18dirons-nous
00:47:18de cette
00:47:21dramatique situation
00:47:22pour éviter
00:47:23que cela se reproduise
00:47:24avec peut-être
00:47:26des décisions
00:47:27assez importantes
00:47:28Merci Franck Chemesse
00:47:29d'avoir été avec nous
00:47:30ce matin
00:47:31président national
00:47:31de l'UMI
00:47:33Restauration
00:47:34il est 7h50
00:47:35votre rendez-vous
00:47:36international
00:47:41Nous vous proposons
00:47:43de revenir
00:47:43avec nos journalistes
00:47:44spécialistes
00:47:45des questions
00:47:45internationales
00:47:46et géopolitiques
00:47:47sur les faits marquants
00:47:48de l'année
00:47:49ce matin
00:47:50nous nous intéressons
00:47:51au rapport
00:47:51entre Donald Trump
00:47:53et les stars de la tech
00:47:54qui ont une influence
00:47:55considérable
00:47:56sur le mouvement MAGA
00:47:57mais leur rêve
00:47:58d'une Amérique
00:47:58gouvernée par l'intelligence
00:47:59artificielle
00:48:00commence à agacer
00:48:01la base trumpiste
00:48:03Annalisa Capellini
00:48:04et Mathieu Jolivet
00:48:05nous expliquent
00:48:06pourquoi le prochain
00:48:07grand clivage politique
00:48:08américain
00:48:08pourrait opposer
00:48:10les hommes
00:48:10aux machines
00:48:12Peter Thiel
00:48:13Elon Musk
00:48:14David Sachs
00:48:15Marc
00:48:16Andresen
00:48:17le point commun
00:48:18entre toutes ces stars
00:48:19de la tech
00:48:20Mathieu
00:48:20c'est qu'ils ont
00:48:21tous l'oreille de Donald Trump
00:48:22et ils sont tous montés
00:48:24en puissance
00:48:24au sein de la sphère MAGA
00:48:26oui et d'ailleurs ça s'est vu
00:48:27lors de la dernière
00:48:28grande conférence
00:48:29du parti conservateur
00:48:31c'était en septembre
00:48:33l'année dernière
00:48:34ce qui frappait
00:48:35c'était la place
00:48:36accordée à la technologie
00:48:38et notamment
00:48:38à l'intelligence artificielle
00:48:40il y avait des panels
00:48:42sur l'IA
00:48:43et l'âme américaine
00:48:44la censure de l'IA
00:48:45et les nouveaux mécanismes
00:48:47de contrôle
00:48:47ou encore
00:48:48sécurité nationale
00:48:49et technologie
00:48:50et tous ces thèmes
00:48:51ils ne sont pas neutres
00:48:52ça montre à quel point
00:48:53la tech
00:48:54et l'intelligence artificielle
00:48:56ont infusé
00:48:57dans une partie
00:48:58de la doctrine conservatrice
00:48:59sous l'air de Donald Trump
00:49:01et derrière
00:49:02toutes ces interventions
00:49:03et bien
00:49:04planent l'ombre
00:49:04de plusieurs seigneurs
00:49:05de la tech
00:49:06qui ont tous
00:49:07l'oreille de Donald Trump
00:49:08alors Elon Musk
00:49:09bien sûr
00:49:09ou encore David Sachs
00:49:11qui est le cofondateur
00:49:12de Paypal
00:49:12et qui est le conseiller
00:49:14de Donald Trump
00:49:14à la Maison Blanche
00:49:15on le surnomme
00:49:16le tsar de l'IA
00:49:17mais il y a aussi bien sûr
00:49:18Peter Thiel
00:49:19qui est philosophe
00:49:20entrepreneur
00:49:20et fondateur
00:49:22du tout puissant
00:49:22Palantir
00:49:23ils sont en fait
00:49:24tous ces seigneurs
00:49:25de la tech
00:49:25ce qu'on appelle
00:49:26des techno-libertariens
00:49:27en fait
00:49:28leur rêve ultime
00:49:29c'est de bâtir
00:49:30une république
00:49:31technologique
00:49:32et qui n'est pas forcément
00:49:33démocratique
00:49:34une république
00:49:35où l'état
00:49:35est géré
00:49:36par des logiciels
00:49:37qui se nourrissent
00:49:38des datas
00:49:38des citoyens
00:49:40une république
00:49:40où l'innovation
00:49:41supplante la régulation
00:49:42où l'IA
00:49:43la tech
00:49:43remplace
00:49:44tous les modèles étatiques
00:49:45tels qu'on les connaissait
00:49:46jusqu'à aujourd'hui
00:49:47et donc
00:49:47ils prônent tous
00:49:48une forme de verticalité
00:49:50du pouvoir
00:49:50qui est très loin
00:49:51des systèmes démocratiques
00:49:53actuelles
00:49:53et ça peut paraître
00:49:54un peu de la science-fiction
00:49:55mais quand on voit
00:49:56la puissance
00:49:57des logiciels
00:49:57de Palantir
00:49:58et comment ils sont utilisés
00:49:59par l'administration Trump
00:50:01et bien
00:50:02on y est
00:50:02c'est assez frappant
00:50:03parce que ce courant de pensée
00:50:05qui est incarné
00:50:05par Peter Thiel
00:50:06en réalité
00:50:06est loin de coucher
00:50:07toutes les cases
00:50:08du trampisme
00:50:09Trump s'est fait élire
00:50:10par des courants
00:50:11très hétérogènes
00:50:12c'est un cocktail
00:50:14très amusant
00:50:14entre les nationalistes
00:50:15conservateurs
00:50:16qui réclament
00:50:17le retour des frontières
00:50:17la droite chrétienne
00:50:19ultra réactionnaire
00:50:20qui brandit la morale
00:50:21et donc
00:50:21ces technos libertariens
00:50:23qui ont finalement
00:50:24des âmes d'entrepreneurs
00:50:25et qui au fond
00:50:26aimeraient qu'on ouvre
00:50:27les frontières
00:50:28qu'on dérégule
00:50:28pour innover à fond
00:50:30ce qui est intéressant
00:50:31c'est que Trump
00:50:32lui est tout l'inverse
00:50:33sur certains points
00:50:34il a un instinct
00:50:35protectionniste
00:50:36il utilise les guerres
00:50:37tarifaires
00:50:38il a une idée
00:50:40d'état interventionniste
00:50:41qui veut défendre
00:50:42l'Amérique industrielle
00:50:43et bien
00:50:43tout ça évidemment
00:50:45n'a rien de libertarien
00:50:46oui et ce qui est intéressant
00:50:47c'est que la base populiste
00:50:49de Donald Trump
00:50:50et bien
00:50:50elle commence
00:50:50à s'agacer
00:50:51de ce courant tech
00:50:52en particulier
00:50:53il s'agace
00:50:54des data centers
00:50:55qui remplacent
00:50:56leurs bonnes vieilles usines
00:50:57les méga fermes
00:50:58de data centers
00:50:59dans les champs
00:51:00ça ça passe mal
00:51:01et on voit émerger
00:51:02un nouveau concept
00:51:03aux Etats-Unis
00:51:04le concept
00:51:04de wired belt
00:51:06la ceinture connectée
00:51:07un peu comme
00:51:08la rust belt
00:51:09qui désigne
00:51:10cette ceinture géographique
00:51:11où les usines
00:51:12ont fermé
00:51:12qui sont un terreau
00:51:13du trumpisme
00:51:14d'ailleurs là
00:51:14où J.D. Vance
00:51:15a construit
00:51:17son ADN politique
00:51:18et bien
00:51:19cette wired belt
00:51:20cette ceinture connectée
00:51:21désigne
00:51:22tous les Etats américains
00:51:23qui sont les plus connectés
00:51:24ceux où il y aura
00:51:25le plus de puissance
00:51:26de calcul
00:51:27là où l'IA
00:51:28percutera le plus
00:51:29les emplois
00:51:30et cette wired belt
00:51:31et bien
00:51:31elle traverse
00:51:32des Etats clés
00:51:33de Donald Trump
00:51:34comme l'Arizona
00:51:35le Texas
00:51:36ou l'Ohio
00:51:36il faudra bien surveiller
00:51:38la place
00:51:39que prendra
00:51:39cette contestation
00:51:40dans les élections
00:51:41de mi-mandat
00:51:42qui arrivent à l'automne
00:51:43mais il y a bien
00:51:44un courant
00:51:45anti-tech
00:51:46human first
00:51:47l'humain d'abord
00:51:48qu'a pris
00:51:49l'ancien conseiller
00:51:50de Trump
00:51:50Steve Bannon
00:51:51qui est toujours
00:51:52très très influent
00:51:53dans la sphère MAGA
00:51:54l'idée c'est que
00:51:55le populisme
00:51:56ne repose plus
00:51:57seulement sur un clivage
00:51:59du peuple
00:51:59contre les élites
00:52:00mais un clivage
00:52:02des hommes
00:52:02contre les machines
00:52:04donc il est en train
00:52:04d'inventer finalement
00:52:05un nouveau populisme
00:52:07qui lui sera bien
00:52:08déterminant
00:52:09pour les élections
00:52:10de mi-mandat
00:52:11et pour voir encore
00:52:12un peu plus loin
00:52:12pour la présidentielle
00:52:13de 2028 après
00:52:14voilà les chroniques
00:52:15de l'été
00:52:16de l'ordre du monde
00:52:17à retrouver sur la chaîne
00:52:18youtube de BFM Business
00:52:19et en podcast
00:52:19sur toutes vos plateformes
00:52:21on marque une courte pause
00:52:22on se retrouve
00:52:22dans un tout petit instant
00:52:23pour le journal de 8h
00:52:24nous décortiquerons
00:52:26les derniers chiffres
00:52:27du chômage
00:52:28BFM Business
00:52:29et RMC Live
00:52:30présente
00:52:31la matinale de l'économie
00:52:33Good Morning Business
00:52:35Erwan Morris
00:52:36Bientôt 8h
00:52:37bienvenue si vous nous rejoignez
00:52:38dans votre matinale éco
00:52:40au programme de ce vendredi 7 août
00:52:42toujours pas d'accord
00:52:43sur la réouverture
00:52:44du détroit d'Hormuz
00:52:45en tout cas entre Téhéran
00:52:46et Washington
00:52:47car l'Iran négocie
00:52:49en parallèle avec Oman
00:52:50pour une reprise
00:52:51du trafic maritime
00:52:52Donald Trump a beau répéter
00:52:54encore cette nuit
00:52:54qu'un accord est proche
00:52:55visiblement
00:52:56les marchés commencent
00:52:57à douter
00:52:58le point à 8h20
00:52:59avec l'analyste géopolitique
00:53:01Djilali Benshaban
00:53:03dans cette édition
00:53:04également de grosses opérations
00:53:05dans les entreprises
00:53:06avec EasyJet
00:53:07qui ça y est
00:53:07enfin trouvé un acheteur
00:53:09elle les détaille
00:53:10à 8h30
00:53:11avec Etienne Braque
00:53:11du côté de la tech américaine
00:53:13Alphabet veut lever
00:53:1425 milliards de dollars
00:53:15de dettes
00:53:16pour investir
00:53:16dans l'intelligence artificielle
00:53:18le groupe rejoint
00:53:20ainsi Nvidia
00:53:20SpaceX
00:53:21et Amazon
00:53:21dans la série
00:53:22des méga emprunts
00:53:23voilà le programme
00:53:248h c'est le journal
00:53:27Good Morning Business
00:53:29le journal
00:53:30mais d'abord donc
00:53:32les chiffres du chômage
00:53:33en France
00:53:34qui viennent de tomber
00:53:35ce matin
00:53:36publié par l'INSEE
00:53:37le taux de chômage
00:53:38était remonté
00:53:38à 8,1%
00:53:40au premier trimestre
00:53:41son plus haut niveau
00:53:42depuis 2021
00:53:44Julien Thibault
00:53:45avec nous
00:53:45pour évoquer ce sujet
00:53:47Julien
00:53:47est-ce que cette dégradation
00:53:49du marché du travail
00:53:50se poursuit ?
00:53:51Et oui Erwan
00:53:52la dégradation se poursuit
00:53:53le taux de chômage
00:53:54atteint désormais
00:53:548,3%
00:53:56au deuxième trimestre
00:53:57il progresse
00:53:58de 0,2 points
00:53:59en trois mois
00:54:00et de 0,7 points
00:54:01sur un an
00:54:02concrètement
00:54:032,7 millions
00:54:04de personnes
00:54:05sont au chômage
00:54:05en France
00:54:06c'est 62 000 personnes
00:54:08de plus
00:54:08qu'au trimestre précédent
00:54:09et 261 000
00:54:11de plus
00:54:12sur un an
00:54:12et si l'on regarde
00:54:13les données
00:54:14depuis 2023
00:54:15la tendance
00:54:16est assez net
00:54:16le chômage
00:54:17était tombé
00:54:18à 7,1%
00:54:19au début
00:54:20de cette année-là
00:54:20il a ensuite
00:54:23progressivement
00:54:23remonté
00:54:24jusqu'à atteindre
00:54:24aujourd'hui
00:54:258,3%
00:54:26c'est son plus haut niveau
00:54:28depuis le troisième
00:54:28trimestre 2020
00:54:30marqué par la crise sanitaire
00:54:31Julien
00:54:32qui sont les plus touchés
00:54:33et comment donc
00:54:34expliquer cette évolution ?
00:54:36Le chômage augmente
00:54:37dans toutes les catégories
00:54:38d'âge
00:54:39chez les jeunes
00:54:39il rebondit
00:54:40de 0,4 points
00:54:41pour atteindre
00:54:4221,6%
00:54:43il monte également
00:54:44à 7,5%
00:54:46chez les 25-49 ans
00:54:47et à 5,5%
00:54:49chez les plus de 50 ans
00:54:50une partie de la hausse
00:54:51est liée à la loi
00:54:52pour le plein emploi
00:54:53puisque depuis
00:54:55janvier 2025
00:54:56elle a élargi
00:54:57les inscriptions
00:54:57à France Travail
00:54:58sur six trimestres
00:55:00les bénéficiaires du RSA
00:55:01et les jeunes
00:55:01inscrits
00:55:02à France Travail
00:55:03représentent près de la moitié
00:55:05de la hausse du chômage
00:55:06voilà ce qu'on pouvait dire
00:55:07sur ces derniers éléments
00:55:08avec vous
00:55:09Julien Thibault
00:55:10ce matin
00:55:10dans l'actualité
00:55:12de ce vendredi
00:55:13c'est aussi la situation
00:55:14toujours compliquée
00:55:15au Moyen-Orient
00:55:16même si
00:55:17Donald Trump
00:55:18continue
00:55:18d'entretenir
00:55:19l'espoir d'un accord
00:55:20écoutez
00:55:29voilà Donald Trump
00:55:30depuis la Maison Blanche
00:55:31hier soir
00:55:31le président américain
00:55:32qui laisse donc planer
00:55:33l'espoir d'un accord
00:55:34avec l'Iran
00:55:34sur le détroit d'Hormuz
00:55:36qu'il a déjà fait
00:55:37une quarantaine de fois
00:55:38depuis le début de la guerre
00:55:39et alors que les marchés
00:55:40semblaient y croire
00:55:41en début de semaine
00:55:42le doute s'installe
00:55:43ce vendredi
00:55:44les marchés asiatiques
00:55:45hésitent
00:55:45le baril de Bren
00:55:46qui était passé hier
00:55:48sous la barre des 80 dollars
00:55:49remonte à 83 ce matin
00:55:51tout cela on y revient
00:55:52à 8h20
00:55:53avec l'analyse géopolitique
00:55:54Djilali Benchaban
00:55:56en France
00:55:57le Conseil constitutionnel
00:55:58valide la nouvelle loi
00:56:00de programmation militaire
00:56:01à la clé donc
00:56:02une nouvelle trajectoire
00:56:03de hausse
00:56:04pour les crédits
00:56:04de la défense
00:56:05alors que l'Etat
00:56:06veut accélérer
00:56:07l'effort de réarmement
00:56:08Valentin Adbi
00:56:09le texte va pouvoir
00:56:11être promulgué
00:56:12les sages n'ont émis
00:56:13aucune réserve
00:56:14et ont rejeté
00:56:14les recours déposés
00:56:15par les députés de gauche
00:56:16qui contestaient
00:56:17notamment plusieurs dispositions
00:56:19sur le renseignement
00:56:19les drones
00:56:20ou encore l'état
00:56:21d'alerte de sécurité nationale
00:56:23ce nouveau budget
00:56:24doit permettre
00:56:24de renforcer
00:56:25les moyens humains
00:56:26des armées
00:56:26avec près de 10 000
00:56:28postes supplémentaires
00:56:29d'ici 2030
00:56:29la loi prévoit également
00:56:31la création
00:56:32d'un nouveau service
00:56:32national militaire
00:56:33volontaire
00:56:34les crédits supplémentaires
00:56:36doivent aussi financer
00:56:37les capacités militaires
00:56:38françaises
00:56:38davantage de stocks
00:56:40de munitions
00:56:40des investissements
00:56:41dans le renseignement
00:56:42le cyber
00:56:43ou encore les drones
00:56:44au total
00:56:45le budget de la défense
00:56:46passera de 57 milliards
00:56:48d'euros en 2026
00:56:49à plus de 75 milliards
00:56:50en 2030
00:56:51un effort qui répond
00:56:53au nouveau contexte
00:56:54géopolitique
00:56:55marqué notamment
00:56:56par la guerre en Ukraine
00:56:57et les tensions
00:56:57au Moyen-Orient
00:56:58mais cette augmentation
00:56:59vient poser une question
00:57:00pour nos finances publiques
00:57:01puisque la France
00:57:02cherche à réaliser
00:57:03125 milliards d'économies
00:57:05d'ici 2032
00:57:05le défi sera donc
00:57:07de trouver les marges
00:57:08de manœuvre
00:57:08pour financer ce nouvel
00:57:09effort de défense
00:57:10dans la course
00:57:11à l'intelligence artificielle
00:57:12les géants américains
00:57:13continuent de lever
00:57:14des montants records
00:57:15selon Bloomberg
00:57:16Alphabet
00:57:17la maison mère de Google
00:57:18s'apprête à lever
00:57:1925 milliards de dollars
00:57:20sur le marché obligataire
00:57:22Etienne Braque
00:57:23les hyperscalers
00:57:24ont émis
00:57:24finalement quasiment
00:57:25200 milliards de dollars
00:57:26de dettes
00:57:27rien que depuis
00:57:28le mois de janvier
00:57:28Oui
00:57:29à coup de 25 milliards
00:57:30c'est un petit peu
00:57:31le tarif ces dernières semaines
00:57:3225 milliards d'émissions
00:57:33au mois de juin
00:57:34pour Amazon
00:57:35idem pour Nvidia
00:57:36ou encore pour SpaceX
00:57:37pour la simple et bonne raison
00:57:38que ces groupes
00:57:39ne cessent de revoir
00:57:39à la hausse
00:57:40leurs dépenses d'investissement
00:57:41ils ont fait le point
00:57:42fin juillier
00:57:42à l'occasion
00:57:43de leur publication
00:57:44trimestrielle
00:57:45en début d'année
00:57:46la fourchette
00:57:46c'était 500-600 milliards de dollars
00:57:48et là aujourd'hui
00:57:49d'après Bloomberg
00:57:50on est quand même
00:57:51aux alentours
00:57:52des 700-730 milliards
00:57:53de dollars de dépenses
00:57:54rien que dans
00:57:55l'intelligence artificielle
00:57:56pour ces hyperscalers
00:57:58pour vous donner
00:57:58un ordre d'idée
00:57:59en 2025
00:57:59on était plutôt
00:58:00aux alentours
00:58:00des 400-430 milliards
00:58:01donc on est quand même
00:58:02sur un tournant majeur
00:58:03vous avez donc
00:58:04des groupes
00:58:05qui ont besoin d'argent
00:58:06pour financer tout ça
00:58:07c'est un sujet
00:58:07d'inquiétude
00:58:08au printemps
00:58:09notamment à Wall Street
00:58:10pour la bourse
00:58:11ça allait beaucoup moins
00:58:11parce que depuis
00:58:12on a eu les résultats trimestriels
00:58:13qui ont rassuré
00:58:15avec une croissance
00:58:16fulgurante
00:58:16notamment pour Google Cloud
00:58:18croissance des revenus
00:58:19quand même de 82%
00:58:20au deuxième trimestre
00:58:21Azure chez Microsoft
00:58:2243%
00:58:23Amazon plus 39%
00:58:25de croissance
00:58:25et donc
00:58:26aujourd'hui
00:58:27vous avez des investisseurs
00:58:28qui sont au rendez-vous
00:58:29en bourse
00:58:29vous l'avez vu quand même
00:58:30un rebond très fort
00:58:31que ce soit pour Amazon
00:58:32mais également Microsoft
00:58:34à Wall Street
00:58:34et puis un appétit
00:58:35également important
00:58:36sur la classe obligataire
00:58:37avec d'après Bloomberg
00:58:38dans le carnet d'ordre
00:58:39plus de 100-115 milliards
00:58:41de dollars
00:58:41alors qu'il n'y avait
00:58:42que 25 milliards
00:58:43disponibles
00:58:44sur cette dette
00:58:44de Alphabet
00:58:45alors ce sont des montants
00:58:46qui pour nous
00:58:47européens
00:58:48nous semblent
00:58:48totalement spectaculaires
00:58:50mais en fait
00:58:50quand vous regardez
00:58:51ces sociétés
00:58:52la génération de cash
00:58:54c'est juste impressionnant
00:58:55EBITDA
00:58:56donc résultat brut
00:58:57de Alphabet
00:58:58au deuxième trimestre
00:58:5855 milliards
00:58:59donc c'est une dette
00:59:00qui par rapport
00:59:01aux montants générés
00:59:02par Alphabet
00:59:03sont tout à fait gérables
00:59:04au point même
00:59:05que le groupe
00:59:05n'a pas de dette net
00:59:06il a beaucoup de trésorerie
00:59:07au fin juin
00:59:08au deuxième trimestre
00:59:09vous aviez quand même
00:59:10plus de 130 milliards
00:59:11de trésorerie
00:59:12de dette net
00:59:13pour Alphabet
00:59:14la maison mère
00:59:15de Google
00:59:15Merci Etienne Braque
00:59:17du côté des GAFA
00:59:18toujours on apprend aussi
00:59:19ce matin
00:59:19que l'État américain
00:59:20du Nouveau-Mexique
00:59:22condamne Meta
00:59:23financé à hauteur
00:59:24de 567 millions de dollars
00:59:26un fonds de réparation
00:59:27des dommages
00:59:28causés aux mineurs
00:59:29par ces plateformes
00:59:30une amende
00:59:31qui vient s'ajouter
00:59:32aux 375 millions de dollars
00:59:34de pénalités
00:59:35déjà réclamées
00:59:36au groupe
00:59:36par l'État américain
00:59:37au mois de mars
00:59:38c'est l'illustration
00:59:40des conséquences
00:59:41de la hausse des prix
00:59:41de l'énergie
00:59:42et de la concurrence
00:59:43internationale
00:59:43sur l'industrie européenne
00:59:45les actionnaires
00:59:46du sidérurgiste allemand
00:59:47ThyssenKrupp
00:59:48se réunissent
00:59:49en assemblée générale
00:59:49extraordinaire
00:59:50aujourd'hui
00:59:51ils doivent se prononcer
00:59:52sur la situation
00:59:53de la branche matériaux
00:59:54la première activité
00:59:56du conglomérat
00:59:57Fabien Chamblant
00:59:59les actionnaires
01:00:00doivent enteriner
01:00:01la séparation
01:00:02de la branche matériaux
01:00:03récemment rebaptisée
01:00:05TK Axelis
01:00:06qui deviendra
01:00:07une société indépendante
01:00:08cotée en bourse
01:00:09ThyssenKrupp
01:00:10conservera
01:00:1051% du capital
01:00:12tandis que
01:00:13les 49% restants
01:00:14seront distribués
01:00:15aux actionnaires actuels
01:00:17TK Axelis
01:00:18actuellement
01:00:18première activité
01:00:20de ThyssenKrupp
01:00:21emploie plus de
01:00:2215 000 salariés
01:00:23et représente
01:00:24un tiers
01:00:24du chiffre d'affaires
01:00:26pour la direction
01:00:27cette autonomie
01:00:27doit permettre
01:00:28à la filiale
01:00:29de gagner en agilité
01:00:30et d'accéder
01:00:31plus facilement
01:00:32au marché financier
01:00:33dans un contexte
01:00:34particulièrement compliqué
01:00:36pour toute
01:00:37la sidérurgie européenne
01:00:38les syndicats
01:00:39ont obtenu
01:00:39plusieurs garanties sociales
01:00:41dans le cadre
01:00:41de l'accord
01:00:42notamment le maintien
01:00:43des conventions collectives
01:00:45pour les salariés
01:00:45jusqu'en 2013
01:00:47après l'introduction
01:00:48en bourse
01:00:49de la division navale
01:00:50TKMS
01:00:51l'année dernière
01:00:51le conglomérat
01:00:53poursuit donc
01:00:53son démantèlement
01:00:54si les actionnaires
01:00:56donnent leur feu vert
01:00:57aujourd'hui
01:00:57la séparation juridique
01:00:59devrait être finalisée
01:01:00à l'automne
01:01:01avant une cotation
01:01:02de la nouvelle société
01:01:03en bourse de Francfort
01:01:04d'ici la fin de l'année
01:01:05et puis ça y est
01:01:06les Etats-Unis
01:01:07donnent leur feu vert
01:01:07à Moderna
01:01:08pour son vaccin
01:01:09contre la grippe
01:01:10un vaccin qui utilise
01:01:11la technologie
01:01:12de l'ARN messager
01:01:13au début réticent
01:01:14le gendarme de la santé
01:01:15est donc finalement
01:01:16revenu
01:01:16sur sa position
01:01:17Hélène Cornet
01:01:19C'est le tout premier vaccin
01:01:20contre la grippe
01:01:21développé à l'aide
01:01:22de la technologie
01:01:23de l'ARN messager
01:01:24et il a failli
01:01:25ne jamais voir le jour
01:01:26en février dernier
01:01:27la FDA en effet
01:01:28refusait
01:01:29d'examiner
01:01:30la demande d'approbation
01:01:31sans donner réellement
01:01:32les motivations
01:01:33du refus
01:01:33conséquence directe
01:01:35selon les analystes
01:01:36de la nouvelle politique
01:01:37en matière de vaccins
01:01:38du ministre
01:01:39Robert Kennedy Junior
01:01:40ce n'est que sur
01:01:41l'insistance de Moderna
01:01:43et à la suite
01:01:44d'une réunion
01:01:44de conciliation
01:01:45que le régulateur
01:01:46est revenu
01:01:47sur sa décision
01:01:48finalement
01:01:49le vaccin
01:01:50anti-grippal
01:01:50sera bien autorisé
01:01:51pour les adultes
01:01:52de 50 ans
01:01:53et plus
01:01:54un soulagement
01:01:55pour le laboratoire
01:01:56qui a besoin d'argent
01:01:57pour combler
01:01:57la baisse des ventes
01:01:58du vaccin
01:01:59contre le Covid-19
01:02:00le feu vert
01:02:01des autorités
01:02:02de santé américaine
01:02:02lui permet
01:02:03de valider
01:02:04l'utilité
01:02:04de sa plateforme
01:02:05technologique
01:02:06pour d'autres pathologies
01:02:07Moderna va pouvoir
01:02:08notamment reprendre
01:02:09les essais
01:02:10pour le développement
01:02:11d'un vaccin
01:02:11combiné
01:02:12grippe-Covid
01:02:13et un autre
01:02:14contre Ebola
01:02:15voilà 8h07
01:02:16prochain point sur l'actualité
01:02:17à 8h30
01:02:18tout de suite
01:02:18un coup d'oeil
01:02:19sur les marchés
01:02:24Etienne Braque
01:02:24a moins d'une heure
01:02:25maintenant de l'ouverture
01:02:26des marchés européens
01:02:27à quoi faut-il s'attendre ?
01:02:28Le futur est à plus 0,1%
01:02:30donc pourquoi pas
01:02:31un nouveau record
01:02:31en ce vendredi
01:02:32hier soir
01:02:33le CAC 40
01:02:33a quand même franchi
01:02:34en séance
01:02:35les 8700 points
01:02:36pour la première fois
01:02:37c'était sa sixième séance
01:02:38dans le vert
01:02:39donc on a quand même
01:02:40un très beau parcours
01:02:41pour le CAC 40
01:02:42ces derniers jours
01:02:43quand Wall Street
01:02:44a un petit peu tendance
01:02:45à plafonner
01:02:46hier soir
01:02:46le S&P 500
01:02:48a clôturé
01:02:49sur une baisse
01:02:49de 0,2%
01:02:50le Nasdaq
01:02:51de 0,4%
01:02:52les marchés
01:02:53attendent d'en savoir
01:02:53un petit peu plus
01:02:54sur la situation en Iran
01:02:55vous en parliez tout à l'heure
01:02:56à 7h20
01:02:56avec votre invité
01:02:57c'est vrai que
01:02:57depuis le début de la semaine
01:02:59l'administration Trump
01:03:00et encore hier
01:03:00Donald Trump a dit
01:03:01que le D3
01:03:02allait rouvrir bientôt
01:03:03mais on a un marché
01:03:03qui perd un petit peu patience
01:03:04surtout le marché du pétrole
01:03:06quand vous regardez
01:03:06le Brent ce matin
01:03:07on retrouve les 83 dollars
01:03:09sur le baril de pétrole
01:03:12encore beaucoup de résultats
01:03:13arbitrés ce matin
01:03:14notamment en Asie
01:03:15ça se passe bien
01:03:16pour Nintendo
01:03:17qui a publié ses résultats hier
01:03:18résultats au-delà des attentes
01:03:20il y avait des crânes
01:03:20par rapport au coût des puces
01:03:23notamment des mémoires
01:03:24forcément c'est indispensable
01:03:25dans les consoles
01:03:26finalement vous avez
01:03:27Nintendo qui a plutôt bien
01:03:28traversé cette période
01:03:29qui est optimiste
01:03:29pour la deuxième partie de l'année
01:03:30c'est surtout la Switch 2
01:03:31qui a porté les profits
01:03:33au deuxième trimestre
01:03:34et puis hier soir
01:03:35du côté de Wall Street
01:03:35c'était encore
01:03:36une séance agitée
01:03:37pour les valeurs
01:03:38liées à l'intelligence artificielle
01:03:40qui ont connu
01:03:40un parcours spectaculaire
01:03:41depuis le début de l'année
01:03:42Western Digital
01:03:43moins 13 après la publication
01:03:44de ses résultats
01:03:45Sandisk moins 7
01:03:46AMD c'était mercredi soir
01:03:48là aussi on était sur du moins 7
01:03:50des prises de profit
01:03:51après des parcours spectaculaires
01:03:53malgré la baisse
01:03:54de cette semaine
01:03:55on est toujours sur des progressions
01:03:56à 3 chiffres
01:03:57depuis le début de l'année
01:03:58Sandisk gagne même 350%
01:04:00depuis le 1er janvier
01:04:01Etienne des résultats d'entreprise
01:04:03un mot peut-être des trimestriels
01:04:04de l'assureur allemand
01:04:05Allianz ce matin
01:04:06avec un profit opérationnel
01:04:08qui dépasse les attentes
01:04:09croissance de plus de 10%
01:04:11un niveau record
01:04:12au-delà des 4,8 milliards
01:04:13Allianz qui est l'une des dernières
01:04:15valeurs à publier ses résultats
01:04:17dans ce segment de la finance
01:04:18de l'assurance
01:04:19avec pour l'ensemble
01:04:20des acteurs
01:04:21des profits records
01:04:22Allianz confirme
01:04:23comme ça
01:04:24il y a encore
01:04:24quelques jours de cela
01:04:25une nette progression
01:04:27des encours sous actifs
01:04:29ça montre bien
01:04:29que cette épargne
01:04:31se retrouve notamment
01:04:32dans le résultat
01:04:33de Allianz
01:04:33comme sur l'ensemble
01:04:35de la cote
01:04:36pour ces valeurs
01:04:37liées à l'assurance
01:04:38et à la banque
01:04:39Merci Etienne
01:04:40tout de suite
01:04:40c'est la tech
01:04:46Cet été dans Good Morning Business
01:04:48nous faisons aussi
01:04:49revivre les chroniques tech
01:04:50d'Anthony Morel
01:04:51qui déniche pour vous
01:04:51les innovations
01:04:52les plus sensationnelles
01:04:54ce matin
01:04:54une IA qui va vérifier
01:04:56que vous êtes bien
01:04:57un être humain
01:04:59C'est ça
01:05:00c'est une nouvelle fonctionnalité
01:05:01qui vient d'être lancée
01:05:02par Zoom
01:05:03je trouve ça assez intéressant
01:05:04c'est un badge
01:05:05de vérification
01:05:06des êtres humains
01:05:07c'est-à-dire que
01:05:07quand vous vous connectez
01:05:08en visio
01:05:09et bien désormais
01:05:11sous la vignette
01:05:12de certains
01:05:13de vos interlocuteurs
01:05:14vous aurez une petite mention
01:05:16humain vérifiée
01:05:17et ça ça voudra dire
01:05:18qu'on est sûr et certain
01:05:19que vous êtes en train
01:05:20de discuter
01:05:21avec une vraie personne
01:05:22et non pas
01:05:23avec un deepfake
01:05:24avec un clone
01:05:25généré par l'IA
01:05:26parce que vous savez
01:05:26que maintenant
01:05:26avec une photo de vous
01:05:28et 30 secondes
01:05:29de votre voix
01:05:30on est capable
01:05:31en fait de répliquer
01:05:32votre visage
01:05:33de faire un avatar numérique
01:05:35un jumeau numérique
01:05:35et de lui faire dire
01:05:36n'importe quoi
01:05:37y compris en visioconférence
01:05:39alors c'est assez étonnant
01:05:40mais cette idée
01:05:41qu'ils ont eue
01:05:41c'est de créer
01:05:42une sorte de passeport humain
01:05:43c'est assez contraignant
01:05:45d'ailleurs à faire
01:05:46parce qu'il faut faire
01:05:47scanner son visage
01:05:48mais on ne peut pas faire ça
01:05:49avec sa webcam
01:05:49c'est des caméras
01:05:50qui sont très sophistiquées
01:05:51avec des capteurs de profondeur
01:05:53on va analyser
01:05:54le moindre millimètre carré
01:05:55de votre visage
01:05:55on va venir scanner
01:05:56votre iris aussi
01:05:57qui est un marqueur biométrique
01:05:58et une fois que vous avez fait ça
01:06:00et bien quand vous vous connectez
01:06:01à la plateforme
01:06:02le système va checker
01:06:04en temps réel
01:06:04que votre image biométrique
01:06:06extrêmement précise
01:06:07correspond bien
01:06:08à ce qui ressort de la webcam
01:06:10pour être certain
01:06:11que c'est bien vous
01:06:12c'est pas pour tout le monde
01:06:13quand même
01:06:13alors oui
01:06:13pas pour n'importe quelle
01:06:15réunion de Michel
01:06:16c'est pour le chef
01:06:16c'est plutôt pour les chefs
01:06:17potentiellement n'importe qui peut le faire
01:06:19mais en réalité
01:06:20les cas d'usage concret
01:06:21ça va être effectivement
01:06:22un conseil d'administration
01:06:23vous avez une dizaine de personnes
01:06:24qui sont en distanciel
01:06:26il va falloir qu'elles aient
01:06:27chacune
01:06:27leur petit badge d'humanité
01:06:29pour être certaine
01:06:30qu'elles sont bien
01:06:31non mais c'est vrai
01:06:31c'est des nouvelles expressions
01:06:32auxquelles il va falloir s'habituer
01:06:34pour être certaine
01:06:35que c'est de vraies personnes
01:06:35ça peut être aussi
01:06:36une conversation financière
01:06:38avec un conseiller bancaire
01:06:39ça peut être
01:06:39une téléconsultation
01:06:40avec un médecin
01:06:41enfin tout ce qui a
01:06:41tout ce qui a trait
01:06:43à des données sensibles
01:06:44d'une certaine manière
01:06:44mais parce qu'il y a eu
01:06:45des histoires de fraude
01:06:46quand même
01:06:46qui plaisantent pas
01:06:47digne d'Ocean's Eleven
01:06:48j'allais dire
01:06:49enfin vraiment
01:06:49on a eu une histoire
01:06:50notamment c'était en 2024
01:06:51à Hong Kong
01:06:52où une personne
01:06:54qui relève l'aide
01:06:55de la direction financière
01:06:57est en visio
01:06:58avec toute sa direction
01:06:59et on lui dit
01:07:00on a signé un gros contrat
01:07:01avec une entreprise
01:07:02il faut faire un virement
01:07:02de 25 millions de dollars
01:07:03donc là
01:07:04on était en face
01:07:05de ton directeur
01:07:05de toute la direction
01:07:06tout le monde est là
01:07:08ok je fais le virement
01:07:09sauf qu'en fait
01:07:10toute la vision
01:07:10était un deepfake
01:07:11avait été générée
01:07:12par une intelligence artificielle
01:07:13on avait récupéré
01:07:14des images LinkedIn
01:07:14des uns et des autres
01:07:16donc ça veut dire
01:07:16qu'on entre dans un monde
01:07:18où le soupçon
01:07:19doit faire la loi
01:07:19où on doit se méfier de tout
01:07:21et où effectivement
01:07:21il va falloir des outils
01:07:22de plus en plus performants
01:07:24pour pouvoir déterminer
01:07:25si oui ou non
01:07:25vous êtes en train
01:07:26de discuter
01:07:27avec des personnes réelles
01:07:27donc avant chaque réunion
01:07:28vous dites
01:07:29où, bouger
01:07:30que c'est bien moi
01:07:31tournez bien la tête
01:07:32vous pose des questions perso
01:07:33voilà une question perso
01:07:34c'est pas mal
01:07:34de la même manière
01:07:35qu'on a avec le mot de passe
01:07:36il faut choisir
01:07:36une question personnelle
01:07:37peut-être qu'entre collègues
01:07:38on devrait avoir
01:07:38une question perso
01:07:39à se demander
01:07:40pour être sûr
01:07:41qu'on est bien
01:07:41en train de discuter
01:07:42avec son collègue
01:07:42et pas avec son jumeau numérique
01:07:44voilà Anthony Morel
01:07:45pour les actualités
01:07:46de l'intelligence artificielle
01:07:48tous les matins
01:07:48dans Good Morning Business
01:07:49retour au direct
01:07:50la tech
01:07:50on continue d'en parler
01:07:51avec notre invité ce matin
01:07:54Good Morning Business
01:07:56French Tech
01:07:57petite séquence nostalgie
01:07:58ce matin
01:07:59avec notre French Tech
01:08:00bonjour Quentin Sénig
01:08:02bonjour Juan
01:08:02merci d'être sur le plateau
01:08:03de Good Morning Business
01:08:04fondateur PDG
01:08:05de l'outils.io
01:08:07plateforme dédiée
01:08:08aux objets
01:08:09de l'écosystème tech
01:08:10et si vous venez
01:08:11nous voir ce matin
01:08:12Quentin
01:08:12c'est parce que
01:08:13vous organisez
01:08:14donc jusqu'au 22 août
01:08:15à Station F
01:08:16un musée
01:08:17de la culture tech
01:08:19qu'est-ce qu'on y retrouve
01:08:20qu'est-ce que c'est
01:08:20que cette idée
01:08:22l'idée en fait
01:08:22elle est venue
01:08:23quand j'ai lancé
01:08:24l'outils en avril
01:08:252026
01:08:25on s'est écrit
01:08:26avec Roxane Varza
01:08:27directrice de Station F
01:08:28qui cherchait
01:08:29à la fois
01:08:30un format innovant
01:08:31pour couvrir l'été
01:08:33qui change des conférences
01:08:34et nous on se disait
01:08:35qu'est-ce qu'on peut faire
01:08:36pour montrer
01:08:37tous ces objets
01:08:38qui appartiennent
01:08:38à une plateforme
01:08:39type e-commerce
01:08:40et on leur donne
01:08:41vie
01:08:43pendant un moment
01:08:44éphémère
01:08:45et voilà
01:08:45le musée est né
01:08:46quel type d'objet
01:08:47on va retrouver
01:08:48justement dans cette
01:08:49exposition éphémère
01:08:50on retrouve actuellement
01:08:51plus d'une centaine
01:08:52d'objets
01:08:53aussi plus d'une centaine
01:08:54de marques différentes
01:08:55on trouve autant
01:08:56du streetwear
01:08:57des hoodies
01:08:58des t-shirts
01:08:59que des collectors
01:09:01qui viennent par exemple
01:09:02des pièces Lego
01:09:02assemblées par des marques
01:09:04on retrouve
01:09:05des vestes collectors
01:09:06un mur complet
01:09:07de pins
01:09:07de stickers
01:09:08dans tout genre
01:09:09on trouve
01:09:09tout ce qu'en fait
01:09:10la tech
01:09:11peut montrer
01:09:12pour afficher sa culture
01:09:13donc des objets
01:09:14des produits dérivés
01:09:16objets rares
01:09:17emblématiques
01:09:17oubliés
01:09:19qui font référence
01:09:20à toutes ces innovations
01:09:22dans la technologie
01:09:23dommage qu'Anthony Morel
01:09:24qui suit la tech
01:09:25et l'IA pour BFM Business
01:09:27soit en vacances
01:09:27parce que je suis sûr
01:09:28que c'est une exposition
01:09:29qui lui plairait
01:09:30derrière chaque objet
01:09:31il y a une histoire
01:09:32vous pouvez peut-être
01:09:33nous en raconter comme ça
01:09:34une ou deux
01:09:34qui vous ont marqué
01:09:36une histoire moi
01:09:36que j'adore
01:09:37c'est Mistral
01:09:39qui est notre champion
01:09:40en plus en France
01:09:41qui était à San Francisco
01:09:43à GTC
01:09:44qui est en fait
01:09:45la grande conférence
01:09:46annuelle de Nvidia
01:09:46et ils avaient un slogan
01:09:48qui était
01:09:48Skate with AI
01:09:49et ils ont fait venir
01:09:51un champion du monde
01:09:52de skate
01:09:52et pour l'occasion
01:09:54ils ont fait
01:09:55des petits Legos
01:09:56qui montrent
01:09:57leur logo
01:09:58en train de skater
01:09:59et ils ont fait ça
01:10:00comme une édition limitée
01:10:02que maintenant
01:10:02d'ailleurs
01:10:03on ne peut plus trouver
01:10:04à part peut-être
01:10:05sur Lootis
01:10:06et ça se vend
01:10:07donc on peut les acheter
01:10:08ça se vend
01:10:09tout à fait
01:10:09et combien ça s'achète
01:10:10ce genre de produit
01:10:12des collaborations
01:10:13comme ça
01:10:13sont des pièces
01:10:14vraiment rares
01:10:14on peut monter
01:10:15à une cinquantaine
01:10:16centaine d'euros
01:10:17et ce qui est fou
01:10:18c'est qu'actuellement
01:10:19il y a une vraie tendance
01:10:20notamment aux Etats-Unis
01:10:22de remise en circulation
01:10:23d'objets
01:10:24d'anciens
01:10:24d'Open AI
01:10:25ou d'Entropique
01:10:26et on atteint
01:10:27par exemple
01:10:27une box d'onboarding
01:10:29avec un hoodie
01:10:30et un t-shirt
01:10:32et quelques babioles
01:10:33à plus de 400 dollars
01:10:35par exemple
01:10:36donc il y a vraiment
01:10:37aussi une hype
01:10:37parce que maintenant
01:10:38les marques
01:10:38empruntent
01:10:40les codes
01:10:40du monde
01:10:41du luxe
01:10:42et de la mode
01:10:43pour redonner
01:10:45vraiment
01:10:46beaucoup de valeur
01:10:47à ces objets
01:10:48donc il y a vraiment
01:10:49un marché
01:10:49pour ce type
01:10:51d'objets
01:10:52insolites
01:10:53dérivés
01:10:53autour de l'univers
01:10:55de la tech
01:10:56ça peut être
01:10:56des placements
01:10:57à terme
01:10:57parce que bon
01:10:58là 100-400 dollars
01:10:59c'est sympa
01:10:59si on les garde
01:11:00encore 10 ans
01:11:01on peut espérer
01:11:02en tirer combien
01:11:03alors franchement
01:11:04c'est une bonne question
01:11:05ce qui est intéressant
01:11:06c'est que c'est un marché
01:11:07qui bouge vite
01:11:08il y a beaucoup de rachats
01:11:10il y a des disparitions
01:11:11des fusions
01:11:12des changements
01:11:13d'identité
01:11:14par exemple
01:11:15et je suis convaincu
01:11:16qu'actuellement
01:11:16s'il y a quelqu'un
01:11:17qui a un vieux collector
01:11:19sur l'ancienne police
01:11:20de Microsoft
01:11:21on peut encore
01:11:21en trouver
01:11:22des belles pépites
01:11:23mais je pense
01:11:24qu'on a encore
01:11:25au début
01:11:25on avait l'image
01:11:26de l'objet publicitaire
01:11:28qu'on récolte
01:11:28gratuitement
01:11:29en conférence
01:11:29et maintenant
01:11:30on a
01:11:31des pièces
01:11:32vraiment de qualité
01:11:33en plus petite édition
01:11:35et surtout
01:11:36des éditions limitées
01:11:37je pense qu'il y a
01:11:37un vrai marché
01:11:38qui s'organise
01:11:38en tout cas
01:11:39nous on est là aussi
01:11:39pour organiser ce marché
01:11:41moi je me souviens
01:11:41d'une hype
01:11:42sur Atari
01:11:44et ça
01:11:44vous en avez peut-être
01:11:45d'ailleurs
01:11:45des objets
01:11:46dans cette exposition
01:11:48alors on a finalement
01:11:50une audience
01:11:50qui flirte beaucoup
01:11:51avec le gaming
01:11:51on nous a déjà dit
01:11:52mais pourquoi
01:11:52est-ce que vous faites
01:11:53pas du gaming
01:11:54vous restez
01:11:55sur le milieu
01:11:55de la tech
01:11:56sur une liste
01:11:57qui a déjà
01:11:57en tout cas
01:11:57d'autres acteurs
01:11:58placés sur ce marché là
01:12:00mais on retrouve
01:12:01effectivement
01:12:02même
01:12:03AWS
01:12:04les premières vestes
01:12:05de Rainvent
01:12:05quand ils ont ouvert
01:12:06leur salon
01:12:07à Las Vegas
01:12:08dans les années
01:12:09mi-2000
01:12:102015-2016
01:12:11je veux dire
01:12:12voilà
01:12:12on retrouve quand même
01:12:13ces collecteurs là
01:12:15on comprend que pour Station F
01:12:16c'est une petite respiration
01:12:17au cœur de l'été
01:12:18proposer
01:12:19ce musée éphémère
01:12:21cette exposition
01:12:22pour vous
01:12:23Quentin Cynique
01:12:24fondateur
01:12:24pdg de loutis.iao
01:12:26à quoi ça sert
01:12:27qu'est-ce que vous voulez
01:12:27aussi développer
01:12:28avec ce petit événement ?
01:12:30en fait on voulait montrer
01:12:31que quand on prend
01:12:33les objets individuellement
01:12:34on peut penser
01:12:34que c'est juste
01:12:35des objets publicitaires
01:12:36qu'on récolte
01:12:37ici et là
01:12:38quand on les met ensemble
01:12:39on s'aperçoit
01:12:40qu'il y a une vraie culture
01:12:42en fait de la tech
01:12:43qui s'organise
01:12:44il y a un fandom
01:12:45dédié vraiment
01:12:46au monde de la tech
01:12:47et c'est montré
01:12:48qu'ils ont une histoire
01:12:50à raconter
01:12:50qui a une valeur aussi
01:12:52à ces objets
01:12:53moi je me souviens
01:12:54quand j'ai ouvert
01:12:55les premières heures
01:12:55où j'ai ouvert le musée
01:12:56je voyais les premiers visiteurs
01:12:58qui arrivaient
01:12:59et on a des visiteurs
01:13:00qui s'arrêtent
01:13:01qui sourient
01:13:02qui repensent
01:13:03et on voit qu'en fait
01:13:04ça crée quelque chose
01:13:06d'émotionnel
01:13:07et c'est pas juste
01:13:08ah j'ai récupéré
01:13:09un objet gratos
01:13:10non ça dépasse ce cadre là
01:13:11et il y a un vrai phénomène
01:13:13générationnel
01:13:13c'est-à-dire que ça va
01:13:14toucher autant
01:13:15des personnes
01:13:15des quinquagénaires
01:13:16que des trentenaires
01:13:17et qui n'ont pas
01:13:18les mêmes références
01:13:19mais qui vont peut-être
01:13:19retrouver quelque chose
01:13:22voilà du passé
01:13:23moi je pense à MSN
01:13:25par exemple
01:13:25des choses comme ça
01:13:26les whizz
01:13:27des choses qui nous parlent
01:13:29à nous mais pas aux générations
01:13:30d'aujourd'hui
01:13:31il y a même des pins
01:13:32d'IBM 92
01:13:33des sponsors
01:13:34des JO
01:13:35encore sur la plateforme
01:13:35vous voyez
01:13:36il y a toutes les générations
01:13:37peut-être d'autres
01:13:38produits symboliques
01:13:40comme ça
01:13:40ou extraordinaires
01:13:42qu'on va retrouver
01:13:43lors de cette exposition
01:13:45je pense alors
01:13:45une pièce
01:13:46c'est très drôle
01:13:48c'est une petite pièce dorée
01:13:51où il y a écrit
01:13:5320 000 dollars
01:13:54de crédit cloud
01:13:54à gagner
01:13:55je ne l'ai jamais scanné
01:13:57on ne sait pas
01:13:58si ça aurait été
01:13:58la pièce gagnante
01:13:59mais vous voyez
01:14:00il y a peut-être
01:14:00potentiellement
01:14:0120 000 dollars
01:14:02qui
01:14:02vous ne l'avez pas scanné ?
01:14:04non je ne l'ai pas scanné
01:14:05mais amenez-la nous
01:14:07allez au musée
01:14:08allez la voir
01:14:08si vous voulez
01:14:09et après ça
01:14:10on verra
01:14:11et c'est donc jusqu'au
01:14:1222 août
01:14:13on le disait
01:14:13une centaine d'objets rares
01:14:14emblématiques
01:14:15parfois oubliés
01:14:16qui retracent l'histoire
01:14:17de la technologie
01:14:18et d'internet
01:14:19ça se passe
01:14:20à Station F
01:14:21à Paris
01:14:21merci beaucoup
01:14:22Quentin Sénique
01:14:23d'être venu nous présenter ça
01:14:24fondateur PDG
01:14:25de l'outils.io
01:14:27on marque une pause
01:14:27on se retrouve
01:14:28dans un tout petit instant
01:14:30Good morning business
01:14:31le monde qui bouge
01:14:33l'interview
01:14:34est toujours pas d'accord
01:14:35donc ce vendredi 7 août
01:14:36sur la réouverture
01:14:38du détroit d'Hormuz
01:14:39bonjour
01:14:39Jilali Benchaban
01:14:40bonjour
01:14:40merci d'être avec nous
01:14:41analyste géopolitique
01:14:42directeur du CEO
01:14:44stratégie et conseil
01:14:45avec nous ce matin
01:14:46pour en parler donc
01:14:47mais écoutez d'abord
01:14:48ce qu'a dit
01:14:49hier soir
01:14:50Donald Trump
01:14:50depuis la Maison Blanche
01:15:00ça pourrait être bientôt
01:15:02Donald Trump
01:15:02qui évoque
01:15:03pour la plus de 40ème
01:15:0543ème fois
01:15:06un accord en vue
01:15:08mais pour l'instant
01:15:09Jilali Benchaban
01:15:10en réalité
01:15:10rien de nouveau
01:15:11sous le soleil
01:15:11on est toujours
01:15:12dans ces séquences
01:15:13de répétition
01:15:14et d'espérance
01:15:15de la réouverture
01:15:16du détroit d'Hormuz
01:15:17avec un conflit
01:15:18qui par son impact économique
01:15:21devient le centre
01:15:22de gravité
01:15:23d'une guerre
01:15:23qui au départ
01:15:24était focalisé
01:15:25sur le nucléaire
01:15:26et d'autant plus
01:15:27qu'effectivement
01:15:28vous avez
01:15:29les marchés
01:15:30qui restent fébriles
01:15:30et qui sont
01:15:31de plus en plus
01:15:31dubitatifs
01:15:32c'est-à-dire que
01:15:33la parole présidentielle
01:15:34qui malheureusement
01:15:35ne permet pas
01:15:36de traduire
01:15:37la parole
01:15:38en acte
01:15:39fait que les marchés
01:15:40restent suspicieux
01:15:42sur la réalité
01:15:43de cet accord
01:15:43parce que vous avez
01:15:44cette complexité
01:15:45avec toujours
01:15:46un accord
01:15:47qui se fait désirer
01:15:48les tractations
01:15:49entre Oman
01:15:50et l'Iran
01:15:51ont amené
01:15:52quelques espérances
01:15:52puisque l'annonce
01:15:53des routes
01:15:54et des trajets
01:15:56qui pouvaient être
01:15:57empruntés
01:15:57mettait en perspective
01:15:59une possibilité
01:16:00mais de là
01:16:01à ce qu'il y a
01:16:01la traduction officielle
01:16:02tout en sachant
01:16:03qu'en plus
01:16:03vous avez une temporalité
01:16:05restreinte
01:16:05puisque si ouverture
01:16:07il y a
01:16:07on parle encore
01:16:08d'une ouverture temporaire
01:16:09de 60 jours
01:16:11les marchés
01:16:12effectivement
01:16:13vous le disiez
01:16:13qui hésitent
01:16:14contrairement
01:16:15au scénario
01:16:16du début
01:16:17de la semaine
01:16:17où il y avait
01:16:18plutôt un vent
01:16:19d'optimisme
01:16:19qui soufflait
01:16:20sur les marchés
01:16:21on voit que
01:16:22cette nuit
01:16:22les marchés asiatiques
01:16:23hésitent
01:16:24on parlait aussi
01:16:25du baril de Brent
01:16:26le pétrole
01:16:27le baril de Brent
01:16:27qui est repassé
01:16:28au-dessus
01:16:28des 80 dollars
01:16:30ça va certainement
01:16:31continuer en Europe
01:16:32aux Etats-Unis
01:16:33d'exercer des pressions
01:16:34sur les prix
01:16:35de l'énergie
01:16:36concernant
01:16:37les négociations
01:16:38en cours
01:16:39avec Oman
01:16:39on a une carte
01:16:40que ceux qui nous suivent
01:16:41à la télévision
01:16:43vont pouvoir regarder
01:16:44quels sont les scénarios
01:16:46quels sont
01:16:47les éléments
01:16:49qu'on a aujourd'hui
01:16:50dans cet accord
01:16:52qui se profile
01:16:52entre Téhéran
01:16:53et Oman
01:16:54en gros
01:16:56pour résumer
01:16:56on a deux corridors
01:16:57le corridor nord
01:16:59qui serait emprunté
01:17:00par le passage
01:17:01Iran
01:17:01et le corridor sud
01:17:02pour la sortie
01:17:03par Oman
01:17:05ce qui est important
01:17:06c'est que
01:17:06cet accord encore
01:17:07serait un accord
01:17:08transitoire
01:17:08puisqu'on parle
01:17:09d'une période
01:17:09de 60 jours
01:17:10pendant laquelle
01:17:12entre guillemets
01:17:12les deux parties
01:17:15belligérantes
01:17:15à savoir Washington
01:17:16et Téhéran
01:17:17repartent sur des discussions
01:17:18techniques
01:17:19concernant les autres sujets
01:17:20le souci de cet accord
01:17:22c'est que les marchés
01:17:23sont toujours pris
01:17:24en étau
01:17:25face à une négociation
01:17:26qui se fait désirer
01:17:27et avec cette idée
01:17:28que n'importe quelle
01:17:30séquence
01:17:31peut remettre en cause
01:17:33cet accord
01:17:34mais la problématique
01:17:35majeure
01:17:35c'est qu'aujourd'hui
01:17:36vous n'avez pas
01:17:36de route alternative
01:17:37parce que pendant
01:17:38ce conflit
01:17:39on a souvent évoqué
01:17:40l'idée qu'il faut
01:17:41aller penser
01:17:41à d'autres manières
01:17:43de pouvoir évacuer
01:17:44le pétrole et l'énergie
01:17:45sauf que
01:17:46toute perspective
01:17:47mettra du temps
01:17:49donc dans les faits
01:17:49aujourd'hui
01:17:50les marchés restent
01:17:51prisonniers
01:17:51de la situation
01:17:52d'Hormuz
01:17:52et tant que Washington
01:17:53et Téhéran
01:17:54n'arrivent pas
01:17:54à aboutir
01:17:55à un accord
01:17:55suffisamment durable
01:17:56ou rassurant
01:17:57on restera sur
01:17:59ces moments
01:17:59d'euphorie
01:18:00et finalement
01:18:01de déception
01:18:01Plusieurs médias
01:18:03qui affirment
01:18:04d'ailleurs
01:18:05que ce projet
01:18:05inclurait le paiement
01:18:06d'un droit de passage
01:18:07pour les navires
01:18:08et ça
01:18:09Donald Trump
01:18:10lui ne veut pas
01:18:10en entendre parler
01:18:11Petite nuance
01:18:12on parle surtout
01:18:13de frais de service
01:18:14un peu à l'exemple
01:18:15de ce qui se passe
01:18:16au détroit de Malacca
01:18:18entre Singapour
01:18:19Malaisie
01:18:20et Indonésie
01:18:21avec cette idée
01:18:22entre guillemets
01:18:23d'avoir des pays
01:18:24qui vont payer
01:18:25un passage
01:18:26sécurisé
01:18:28une sorte aussi
01:18:29de redevance
01:18:30sur la protection
01:18:31de l'environnement
01:18:32etc
01:18:32les Etats-Unis
01:18:33n'en veulent pas
01:18:34certes
01:18:35mais aujourd'hui
01:18:36Mais ça ne serait pas
01:18:36vous pensez
01:18:37une taxe déguisée
01:18:37quand même
01:18:38pour remplir
01:18:39les caisses de Téhéran ?
01:18:40On est dans le cadre
01:18:41d'une sémantique
01:18:42mais il faut savoir aussi
01:18:43que cette répartition
01:18:44des frais
01:18:44se ferait également
01:18:45avec Oman
01:18:47donc derrière
01:18:48on n'est pas simplement
01:18:48sur la question
01:18:50iranienne
01:18:51mais dans l'absolu
01:18:53on pense en tout cas
01:18:54que de toute façon
01:18:55cette situation
01:18:56d'Hormuz
01:18:57ne sera jamais
01:18:58plus comme avant
01:18:59parce que les Iraniens
01:19:00d'un point de vue stratégique
01:19:01n'y renonceront pas
01:19:01et que derrière
01:19:02cette maîtrise
01:19:03signifie aussi
01:19:04architecture financière
01:19:06le souci pour Washington
01:19:07c'est que
01:19:08soit on négocie
01:19:09et on fait des concessions
01:19:11soit on essaie
01:19:12d'user
01:19:12de la force
01:19:13mais la force
01:19:14avec un résultat
01:19:15qui restera
01:19:16de toute manière
01:19:17ce qu'il est
01:19:17c'est-à-dire incertain
01:19:18pourrait provoquer
01:19:19des conséquences économiques
01:19:20importantes
01:19:21donc l'arbitrage
01:19:22quoi qu'il arrive
01:19:23est complexe
01:19:23en tout cas
01:19:24voilà vous le disiez
01:19:25conséquences économiques
01:19:26importantes
01:19:26boucroute d'incertitude
01:19:27toujours
01:19:28une situation
01:19:29qui continue
01:19:30de pénaliser
01:19:31les pétro-monarchies
01:19:32du Golfe
01:19:33peut-être pour terminer
01:19:34avec cette information
01:19:35le prince héritier saoudien
01:19:37Mohamed Ben Salman
01:19:37qui réunit aujourd'hui
01:19:39à Jeddah
01:19:40les dirigeants turcs
01:19:41et pakistanais
01:19:42pour sceller
01:19:42avec un accord
01:19:44de défense
01:19:44leur rapprochement
01:19:45donc opéré
01:19:46sur fond de guerre
01:19:47au Moyen-Orient
01:19:47on voit que ça se joue
01:19:48aussi sur le plan
01:19:50militaire
01:19:51en ce moment
01:19:51on parlait
01:19:52dans ces pays du Golfe
01:19:55militaire certes
01:19:55mais aussi diplomatique
01:19:56parce que ce qui est intéressant
01:19:57parce qu'on est tous
01:19:58focalisés sur la négociation
01:20:00entre Washington
01:20:00et Téhéran
01:20:01c'est qu'au bout d'un moment
01:20:02si les négociations
01:20:04n'avancent pas suffisamment
01:20:05comme vous le voyez
01:20:06vous avez aujourd'hui
01:20:06des tractations
01:20:07avec des puissances
01:20:08on va dire
01:20:09extra-régionales
01:20:10c'est-à-dire pas membres
01:20:12du Golfe Corporation Council
01:20:13mais qui vont de plus en plus
01:20:15s'ingérer
01:20:16pourquoi ?
01:20:16parce qu'à un moment
01:20:17ou un autre
01:20:18un accord
01:20:18finira par s'imposer
01:20:19parce que les états du Golfe
01:20:20ne peuvent pas rester
01:20:21dans cette situation
01:20:22d'incertitude
01:20:23c'est leur modèle
01:20:24aujourd'hui économique
01:20:25c'est la stabilité
01:20:27sécuritaire
01:20:27qui est en cause
01:20:28donc si à un moment
01:20:29ou un autre
01:20:30Washington n'y arrive pas
01:20:31Washington risque
01:20:32de se retrouver concurrencé
01:20:33avec une diplomatie
01:20:34des états du Golfe
01:20:35qui va reprendre la main
01:20:36face à un blocage
01:20:37qui à un moment
01:20:38ou à un autre
01:20:38devient d'autant plus problématique
01:20:39pour la région
01:20:40et pour le monde
01:20:41qu'on n'aboutit pas
01:20:42à une solution
01:20:42Voilà c'était
01:20:43Le monde qui bouge
01:20:44avec Djilali
01:20:45Ben Chavan
01:20:46analyste géopolitique
01:20:47directeur de CO
01:20:48stratégie et conseil
01:20:49dans un instant
01:20:508h30
01:20:51on se retrouve pour un point
01:20:52sur l'actualité de la matinée
01:20:53on reparlera notamment
01:20:54d'EasyJet
01:20:55qui a enfin trouvé un acquéreur
01:20:58Votre rendez-vous
01:20:59avec M2F
01:21:00Simplifiez le pilotage
01:21:02de vos dépenses professionnelles
01:21:04Sous-titrage Société Radio-Canada
01:21:07Sous-titrage Société Radio-Canada
01:21:09Sous-titrage Société Radio-Canada
01:21:10Sous-titrage Société Radio-Canada
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