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Ce mercredi 5 août, Arthur Portier, consultant chez Argus Media, Morgan Dias Simao, vice président de deltaVision, et Morgan Ravallec, dirigeante de Voilà le topo et fondatrice de Maison Théerie, étaient les invités dans l'émission Good Morning Business présentée par Erwan Morice. Good Morning Business est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00:08Il est bientôt 7h, bonjour à tous, bon réveil, soyez les bienvenus, ravis de vous accueillir dans votre matinale éco.
00:00:14Au programme de ce mercredi 5 août, le pétrole poursuit sa détente sur fond d'espoir de réouverture d'Hormuz.
00:00:21Un baril de Brent sous les 80 dollars alors que le ministre des finances américain a laissé entrevoir cette nuit
00:00:26la possibilité d'un accord avec l'Iran sur le Détroit.
00:00:30Le blocage depuis maintenant plusieurs mois de ce goulot stratégique pour les énergies fossiles a en tout cas jusque-là
00:00:36bien profité au major pétrolière avec des envolées de prix et des résultats records.
00:00:40Le bilan dans le journal de 7h.
00:00:43Ils étaient attendus les résultats de SpaceX hier soir.
00:00:46Les premiers depuis son introduction en bourse ont retient une forte croissance du chiffre d'affaires porté par Starlink et
00:00:53les activités liées à l'intelligence artificielle.
00:00:55Toutefois, dans les échanges après clôture, le titre recule.
00:00:58Les investisseurs restent vigilants face aux dépenses records que le groupe doit encore réaliser.
00:01:03Décryptage avec Étienne Braque à 7h30.
00:01:05Dans le reste de vos rendez-vous à 7h20, parole de patron.
00:01:08Nous serons avec une dirigeante qui veut structurer une filière du thé au pays du Cidre, la Bretagne.
00:01:13Mais cette région est-elle prête ? On verra cela avec elle.
00:01:177h45, le grand entretien.
00:01:18Nous parlerons de l'état des récoltes dans un contexte de sécheresse record avec Arthur Portier, consultant chez Argus Media.
00:01:26Voilà le programme, il est 7h, le journal.
00:01:33Et au Moyen-Orient, un accord pourrait donc être conclu entre l'Iran et les Etats-Unis pour ouvrir le
00:01:39détroit d'Hormuz.
00:01:40C'est en tout cas ce qu'a affirmé hier soir sur CNBC le ministre des Finances, Scott Bessette.
00:01:47Nous sommes en discussion avec les Iraniens et je pense qu'il y a une chance que nous parvenions aujourd
00:01:53'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation.
00:02:01Et c'est parce que leur force aérienne est anéantie, leur marine est anéantie et une partie substantielle de leur
00:02:08missile est anéantie.
00:02:13Voilà le ministre américain des Finances, Scott Bessette, hier soir sur CNBC.
00:02:17Pendant ce temps-là, Donald Trump dit ce matin que soit le détroit d'Hormuz ouvrira très bientôt, soit l
00:02:22'Iran sera frappé très durement.
00:02:24Et alors qu'une possible réouverture du détroit est donc à nouveau sur la table, cela entraîne le baril de
00:02:29pétrole sous la barre des 80 dollars.
00:02:31Pourtant, les géants pétroliers restent bien les grands vainqueurs de ce conflit avec des bénéfices au premier semestre qui ont
00:02:36presque doublé sur un an.
00:02:37Éline Lefaou, des chiffres records et unanimes.
00:02:41Oui, que ce soit en Amérique, en Europe ou dans les pays du Golfe, les majeurs occidentales ont chacune touché
00:02:47le jackpot avec le conflit au Moyen-Orient,
00:02:50jusqu'à même agacer le président américain.
00:02:53Donald Trump s'en est ouvertement pris aux compagnies pétrolières américaines et les a accusés, je cite, de faire trop
00:02:59d'argent, leur demandant même de baisser les prix.
00:03:01Il faut dire que dans le pays, les chiffres de ces géants du secteur sont quasi historiques, avec près de
00:03:0714 milliards et demi de revenus au second trimestre.
00:03:11Eh bien, ExxonMobil a lui multiplié son bénéfice net par 2 sur un an.
00:03:15C'est par 5 du côté de Chevron avec plus de 12 milliards de bénéfices nets.
00:03:21En Europe aussi, c'est vertigineux, alors que BP et Total ont, eux, annoncé un bénéfice net qui frôle les
00:03:276 milliards de dollars.
00:03:29Shell table, lui, sur un résultat net de près de 10 milliards de dollars.
00:03:33Sans oublier, bien sûr, le géant saoudien Aramco, qui a vu son bénéfice net, lui, augmenter de 44%.
00:03:40Alors, il ne court du brutier pour beaucoup, mais ce n'est pas la seule explication de ses profits records.
00:03:44Oui, et à la question du trading, à l'image de Total Energy, lui qui avait acheté massivement du brut
00:03:51en mars,
00:03:52eh bien, cette opération lui avait permis de rapporter près d'un milliard de dollars de gains à l'entreprise
00:03:58Total Energy.
00:04:00Parallèles, il y a aussi les entreprises comme Exxon ou comme Chevron qui, elles, ont misé sur leur activité de
00:04:05raffinage.
00:04:06Alors, elles ont traité moins de brut, mais les conditions actuelles du marché leur ont permis de doper leur rentabilité,
00:04:12surtout que leur production tournait à plein régime, les usines du Moyen-Orient et de Russie étant soit endommagées, soit
00:04:20sous le coup de sanctions.
00:04:22Merci pour ces explications, Hélène Lefau, avec nous ce matin et dans ce contexte avec des prix à la pompe
00:04:27toujours élevés.
00:04:28L'Italie annonce prolonger jusqu'au 25 août la réduction des taxes sur le gasoil dans le pays.
00:04:35Face à la crise migratoire de Ceuta, les ministres européens de l'Intérieur affichent leur soutien à l'Espagne.
00:04:41A l'issue d'une visioconférence de plus de trois heures hier, ils ont unanimement exprimé leur profonde solidarité envers
00:04:47le pays.
00:04:47Le ministre français Laurent Nouniès s'est lui aussi exprimé.
00:04:53Nous avons tous et toutes également convenu que la question de l'espace Schengen n'était pas vraiment le problème,
00:05:00mais plutôt la solution d'une manière générale.
00:05:03Et il a été rappelé d'ailleurs au cas d'Espèce que l'enclave des Ceuta ou B.I. a
00:05:06des règles particulières au sein de l'espace Schengen,
00:05:09puisqu'il y a des contrôles très stricts, entrées et surtout sorties vers le continent.
00:05:13Et tous les États ont évidemment reconnu, et en premier lieu l'Espagne, mais tous, qu'il n'y avait
00:05:19eu aucune traversée de la mer Méditerranée.
00:05:21Il n'y avait aucune pénétration sur le continent à l'issue de cette crise, de cette arrivée massive de
00:05:29migrants sur l'enclave de Ceuta.
00:05:31Voilà, Laurent Nouniès, ministre de l'Intérieur. Et on va plus loin ce matin avec vous, Isabelle Négrillet. Bonjour.
00:05:36Bonjour.
00:05:37Merci d'être sur notre plateau, conseillère du président du think tank Europa Nova.
00:05:41Voilà ce qu'on retient donc de cette réunion hier des Européens.
00:05:43Finalement, l'union avant tout dans cette déclaration commune.
00:05:48Oui, absolument. Ce qu'on retient, c'est cinq éléments.
00:05:53Le premier, c'est un soutien finalement unanime vis-à-vis de l'Espagne.
00:05:58Donc ça, c'est un grand pas, parce que les questions migratoires sont très clivantes en Europe jusqu'à présent.
00:06:03Et là, il y a une unanimité sur le fait qu'il faut vraiment agir et soutenir l'Espagne dans
00:06:08cette crise.
00:06:10Donc l'Italie, même incarnée par Giorgia Meloni, n'a pas fait exception ?
00:06:15Oui, absolument. D'abord, l'Italie était présente.
00:06:20Et c'est très ambiguë, l'Italie.
00:06:24Elle-même, Giorgia Meloni, a plusieurs fois avancé et reculé sur les questions migratoires.
00:06:30Donc là, de toute façon, elle est même plutôt très pushy pour qu'il y ait beaucoup plus de contrôle
00:06:37et d'aide sur l'immigration clandestine.
00:06:40Donc finalement, c'est plutôt une bonne nouvelle pour l'Union.
00:06:44Le deuxième point, qui est très important, c'est parce qu'il y a eu des décisions.
00:06:51Il n'y a pas eu de vote, donc il n'y a pas de loi.
00:06:53Ça, c'est clair.
00:06:54Mais il y en avait déjà qui viennent de passer, puisque par exemple, le pacte de la migration est mis
00:07:01en place depuis le 12 juin.
00:07:02C'est tout nouveau.
00:07:03Et c'est vraiment une révolution.
00:07:05C'est la plus grande réforme sur l'immigration, sur la migration en Europe depuis la création de l'Union
00:07:11européenne.
00:07:12Donc là, c'est une petite révolution.
00:07:14Il n'y a pas besoin de refaire des taxes.
00:07:15Il suffit de les appliquer.
00:07:16Et c'est là où c'est plus compliqué.
00:07:18Le troisième point, c'est l'accélération aussi de Frontex.
00:07:23Donc ça, c'est le Frontex.
00:07:25Ça peut vraiment être amélioré tant en termes de budget qu'en termes de méthodologie.
00:07:31Parce que quels sont les moyens actuels de ce dispositif ?
00:07:33Si vous voulez, Frontex, ça a commencé avec 10 millions d'euros.
00:07:40Aujourd'hui, ça s'accélère un petit peu.
00:07:42Mais ça ne représente que 1,8% du budget complet de l'Union européenne.
00:07:47Le budget, il y a quelque chose de fondamental.
00:07:51C'est qu'il va être discuté et bientôt voté au mois d'octobre.
00:07:57Il y a une autre réunion qu'on suivra ensemble.
00:07:59C'est le 15 et le 16 octobre.
00:08:01Et là, le Conseil de l'Europe va justement se pencher sur les questions migratoires.
00:08:07Alors cette crise, c'est une crise absolument abominable.
00:08:11Mais ça va aussi accélérer.
00:08:13Pourquoi c'est important ?
00:08:15Parce qu'ils vont préparer le futur budget européen 2028-2034.
00:08:21Et aujourd'hui, Frontex n'a pas les moyens.
00:08:231,8%.
00:08:25Alors, l'Union européenne vient de proposer le budget, le futur budget.
00:08:31Ça va être discuté, à noter.
00:08:33Mais ils viennent d'augmenter énormément le budget européen.
00:08:36On passe de 1 200 milliards à 2 000 milliards pour le prochain budget pluriannuel.
00:08:44Ça veut dire que Frontex va avoir plus les moyens.
00:08:47Mais aujourd'hui, on voit bien, cette crise l'a révélé, qu'il n'y a pas de moyens suffisamment
00:08:54physiques.
00:08:54Mais il y a un autre sujet fondamental.
00:08:57C'est que cette crise, elle a mis en lumière un enjeu nouveau qui est la cybersécurité par rapport aux
00:09:03crises migratoires.
00:09:04Ce qui s'est passé, c'est qu'il y a eu un groupe Facebook, si vous voulez mené par
00:09:10des trafiquants d'êtres humains.
00:09:13Il y a eu 1, 10, 10 000, 20 000 en quelques heures, personnes qui sont inscrites avec de la
00:09:20désinformation.
00:09:21Donc, c'est aussi une guerre contre, bien sûr, l'immigration clandestine.
00:09:25Mais c'est aussi une guerre contre les cyberattaques par rapport à l'Union européenne.
00:09:30Pour conclure, à vous entendre, Isabelle Négrier, on a la sensation que finalement, cet événement,
00:09:35il va peut-être aussi raffermir les liens entre les Européens, comme ça a été le cas lors de l
00:09:39'invasion russe en Ukraine.
00:09:41Tout le monde s'est un peu rassemblé autour de cette cause commune.
00:09:44Y compris Georgia et Mélanie, ce qui était une surprise.
00:09:49Effectivement, ça va rassembler.
00:09:51Alors, ça va rassembler pour deux raisons.
00:09:53D'abord, parce que c'est une réunion comme ça aussi extraordinaire au milieu du mois de juillet.
00:09:57C'est un peu la seule actualité en ce moment européenne.
00:09:59Donc, ça, ça renforce les liens pour le futur.
00:10:03Mais il y a autre chose.
00:10:04C'est que depuis le 12 juin, et avec cette crise, on va voir comment concrètement ça se met en
00:10:09place.
00:10:10Vous savez qu'il n'y avait pas de solidarité obligatoire sur les questions migratoires.
00:10:14Et que dans le fameux pacte, qu'est-ce qu'il y a dans ce pacte ?
00:10:17Là aussi, il y a cinq piliers.
00:10:18Rapidement.
00:10:19Le premier, c'est le renforcement des contrôles aux frontières.
00:10:22Les empreintes digitales, par exemple, et l'inscription sur une nouvelle base qui est Eurodac.
00:10:27Donc, ça, on contrôle tout à l'extérieur déjà.
00:10:31Ensuite, procédure d'asile plus rapide.
00:10:34Il faut dire que l'agence d'asile existante jusqu'à présent était un petit peu molle.
00:10:38Et là, il y a un renforcement de ces procédures d'asile pour renvoyer immédiatement les personnes dès qu'ils
00:10:43arrivent sur le sol.
00:10:44Quand on voit qu'il y a peu de chances d'obtenir l'asile.
00:10:48Troisième principe, c'est la solidarité obligatoire mais flexible entre les États.
00:10:53Alors ça, c'est intéressant.
00:10:55On doit conclure.
00:10:55Soit on donne de l'argent ou soit on donne des hommes ou des moyens.
00:10:58Mais ça, c'est nouveau.
00:10:59Totalement nouveau.
00:11:00Il va y avoir des changements avec cet événement.
00:11:02En tout cas, c'est ce qu'on retient.
00:11:03Merci beaucoup, Isabelle Négrier, d'avoir été avec nous, conseillère du président du Think Tank.
00:11:06Donc, Europa Nova, 7h09, la Bourse.
00:11:14Bonjour, Étienne Braque.
00:11:15Bonjour.
00:11:16Alors, après le Dow Jones et le S&P 500 qui a, ça y est, touché un record hier.
00:11:20Plus 1,7% hier soir à la clôture.
00:11:22Les résultats d'entreprises continuent de tirer les indices américains sur des plus hauts historiques.
00:11:26Avec donc, après le Dow Jones, le S&P 500 qui est sur un record.
00:11:31Le Nasdaq, de son côté, est à moins de 5% de ses plus hauts.
00:11:34La baisse des prix du pétrole a largement participé à la fête hier.
00:11:38D'autant plus que vous avez encore ce matin une belle séance qui s'annonce.
00:11:42En tout cas, ça se passe plutôt bien du côté du Japon où le Nikkei gagne quasiment 3%.
00:11:46Grâce notamment aux valeurs liées à l'intelligence artificielle.
00:11:49Il faut voir qu'hier, on a eu un beau rattrapage sur les valeurs liées aux semi-conducteurs
00:11:53qui ont connu des semaines assez agitées au mois de juillet.
00:11:57Et hier, vous avez des valeurs telles que Micron ou encore telles que Nvidia
00:12:01qui ont très largement participé à la surperformance de Wall Street.
00:12:04Palantir, c'est un volet de 30% aussi après ses résultats.
00:12:07Oui, ça montre bien qu'il y a beaucoup de volatilité à l'occasion de cette saison de résultats trimestriels.
00:12:12C'était le cas, souvenez-vous, la semaine dernière avec des valeurs comme Microsoft ou encore Amazon
00:12:16qui avait gagné 15-20% en l'espace de deux séances.
00:12:19Hier, c'est Palantir qui a gagné 30%.
00:12:21Palantir, groupe américain qui travaille notamment avec le gouvernement
00:12:24sur tout ce qui est renseignements, sur tout ce qui est data, tout ce qui est intelligence artificielle.
00:12:30Et les résultats trimestriels étaient largement au-delà des attentes.
00:12:33Alors, si on sort un petit peu de l'IA, on voit quand même qu'on a un consommateur américain
00:12:37qui est un petit peu à bout de souffle.
00:12:38McDonald's, on l'entendra notamment dans le journal de 7h30.
00:12:41Les résultats trimestriels qui ont été très décevants aux États-Unis
00:12:44avec une croissance du chiffre d'affaires qui était de moins de 1% au deuxième trimestre.
00:12:49Néanmoins, le titre était dans le vert parce que McDonald's a fait avaler la pilule à ses actionnaires.
00:12:53Ne vous inquiétez pas, on va nommer un nouveau patron sur l'activité américaine
00:12:56avec effet immédiat.
00:12:58Donc, c'était un petit peu une façon de faire passer la nouvelle.
00:13:01Et puis, nous reparlerons bien sûr dans 20 minutes des résultats de SpaceX.
00:13:05C'était le gros morceau hier soir en après-bourse.
00:13:07Résultat au-delà des attentes, mais le titre était à moins 7% dans les échanges après-bourse.
00:13:11Merci beaucoup Etienne Braque.
00:13:12On se retrouve dans une demi-heure.
00:13:14C'est l'heure du grand format de la rédaction.
00:13:20Et cet été, BFM Business vous fait revivre les grands moments de l'actualité à travers ses reportages.
00:13:25Ce matin, direction l'Ukraine où les entreprises manquent de main-d'oeuvre.
00:13:30Conséquence directe du conflit avec la Russie.
00:13:32Les candidats se font de plus en plus rares.
00:13:34Ils sont soit au front, soit partis à l'étranger.
00:13:37Entre 2021 et 2023, la population active aurait diminué de près de 17%.
00:13:43Au milieu du bruit des machines, cet ouvrier ukrainien de 55 ans sourit avec Bonomi.
00:13:49Ancien forestier originaire de Barhmout, une ville conquise en 2023 par les forces russes.
00:13:55Anatoly Isinkov est désormais employé polyvalent chez Biosphère,
00:13:59fabricant de produits ménagers et d'hygiène à Dnipro, au centre du pays.
00:14:03Il a mis exactement une semaine pour être embauché.
00:14:09J'ai téléchargé l'application, j'ai parcouru vite fait, les horaires de travail me convenaient.
00:14:13Alors je les ai tout de suite appelés pour lancer le processus de recrutement.
00:14:19Même que pendant que je postulais, des employeurs ont commencé à m'inviter ailleurs aussi.
00:14:26Mais j'avais déjà commencé à travailler ici.
00:14:29Je veux dire, j'avais déjà entamé le processus.
00:14:31Alors pourquoi décevoir les gens qui m'attendaient ici ?
00:14:37Biosphère emploie aujourd'hui 500 personnes contre 800 avant 2022.
00:14:42Une centaine de ses salariés a rejoint l'armée.
00:14:44Avant la guerre, Olena Spitz, directrice des ressources humaines,
00:14:48recevait 15 à 20 CV pour chaque offre d'emploi.
00:14:51Aujourd'hui, ce n'est plus qu'un ou deux.
00:14:54Le temps nécessaire pour pourvoir un poste a augmenté.
00:14:57Auparavant, par exemple, il nous fallait une semaine ou deux pour pourvoir un seul poste vacant.
00:15:01Et je parle ici spécifiquement de nos postes techniques.
00:15:03Cela peut désormais prendre jusqu'à un mois, un mois et parfois même un mois et demi.
00:15:09Le secteur de l'industrie de la défense, en forte croissance, est lui aussi touché.
00:15:13Kfertus, basé à Kiev, fabrique des brouilleurs antidrones.
00:15:17Katerina, sa représentante, vient de passer six mois à rechercher un spécialiste des ultra hautes fréquences.
00:15:26Il arrive que les spécialistes dont nous avons besoin ne soient tout simplement pas assez nombreux.
00:15:30Par conséquent, nous nous attaquons désormais au revers de la médaille.
00:15:34Soit nous développons cette expertise en interne,
00:15:36soit nous collaborons avec d'autres acteurs spécialisés du marché
00:15:39afin d'en réunir plusieurs au sein d'un même service
00:15:42pour qu'ils puissent travailler avec la pile technologique dont nous avons besoin.
00:15:47Avant l'invasion à grande échelle, l'Ukraine comptait environ 42 millions d'habitants.
00:15:52Sa population est désormais inférieure à 36 millions.
00:15:55Dès la fin de 2024, plus de 60% des entreprises ukrainiennes
00:15:59identifiaient déjà la pénurie de main-d'oeuvre comme leur principale contrainte.
00:16:04Voilà pour le reportage d'Alexandra Pagès.
00:16:067h15, le pitch.
00:16:09Good morning business, le pitch.
00:16:12Cet été, BFM Business vous fait aussi revivre cette séquence de quelques minutes
00:16:15où des entrepreneurs viennent présenter leurs projets en direct
00:16:18face à l'équipe de Good Morning Business.
00:16:21Écoutez cette séquence, il y a quelques semaines, au micro de leur closier.
00:16:25Le pitch est avec Romain Schnevez.
00:16:27Bonjour, vous êtes le PDG de Aïnoa.
00:16:29Une minute pour pitcher et on débriefe.
00:16:31Merci, je m'appelle Romain, j'ai fondé Aïnoa.
00:16:34Ces dernières années, j'ai vu ma compagne changer et se demander pourquoi.
00:16:38Bouffée de chaleur, stress, anxiété,
00:16:40autant de symptômes qui sont arrivés brutalement.
00:16:42Pour autant, on a fait beaucoup de rendez-vous médicaux, des examens, aucun problème.
00:16:46Elle s'est même demandé si finalement, c'était pas elle le problème, mais non.
00:16:50Le problème, c'est la périménopause,
00:16:51ce changement hormonal qui peut intervenir dès 35 ans
00:16:54et dont personne ne nous a parlé.
00:16:57Alors, on a créé Aïnoa.
00:16:59Une solution pour suivre, pour comprendre
00:17:02et surtout pour être capable de donner de la confiance et du pouvoir
00:17:05à une femme qui finalement est dans le flou.
00:17:08Aïnoa, c'est pas juste une application,
00:17:10c'est une présence pour se sentir vue,
00:17:12se sentir comprise, se sentir entendue.
00:17:15Parce qu'une femme qui sort de ce flou,
00:17:17qui reprend cette confiance,
00:17:19c'est une femme qui est plus forte,
00:17:20c'est une femme qui avance.
00:17:21Aïnoa, l'application est déjà disponible sur les stores dès aujourd'hui.
00:17:24Et ça s'écrit A-I-N-O-H-A.
00:17:27À partir de 35 ans, vous nous faites peur.
00:17:31Vous nous effrayez ce matin à 6h15.
00:17:33Et ça commence par une prise de sang.
00:17:34Ça fait partie de ce que vous proposez
00:17:37parce que c'est assez complet, en fait, votre suivi.
00:17:39Ce qu'on s'est rendu compte, effectivement,
00:17:41c'est qu'il y avait un aspect clinique qui était fort
00:17:43et qui était important,
00:17:44c'est-à-dire créer ce profil hormonal
00:17:47par des questions,
00:17:48donc des questionnaires cliniques tels qu'il en existe déjà,
00:17:50où on va comprendre différentes hormones,
00:17:53mais aussi par un test de sang
00:17:55qui va se matérialiser par du bien-être.
00:17:57Aujourd'hui, on est positionné sur le bien-être,
00:18:00sur la santé, pas dans le médical.
00:18:02Donc les marqueurs sanguins qu'on va analyser,
00:18:04ils vont être autour de vitamines,
00:18:07autour des omégas, par exemple,
00:18:09de manière à bien comprendre ce qui se passe dans le corps
00:18:11et de voir comment est-ce qu'il évolue.
00:18:13Ça, c'est la question que je voulais vous poser.
00:18:15Vous insistez bien, ce n'est pas un dispositif médical,
00:18:18mais du coup, vous avez le droit,
00:18:19c'est-à-dire de recueillir une prise de sang,
00:18:21de stocker ces données.
00:18:22On est sur des choses assez sensibles,
00:18:25quand même ?
00:18:25Oui, tout à fait.
00:18:26Aujourd'hui, les dispositifs qu'on utilise,
00:18:27pour le coup, c'est un dispositif médical.
00:18:29Le fait de déposer une goutte de sang
00:18:31sur un système qui va être analysé en laboratoire,
00:18:33ça se fait en autonomie.
00:18:35Donc on peut en trouver depuis de longues années.
00:18:37Le principe est utilisé depuis presque toujours,
00:18:39notamment sur les tests qui sont réalisés chez les bébés,
00:18:42où on fait un prélèvement sanguin par goutte de sang
00:18:45de la même manière que nous, on le propose,
00:18:46sauf qu'on va avoir une analyse
00:18:47qui est très orientée vers le bien-être.
00:18:49Mais du coup, ça veut dire que je télécharge votre application
00:18:51et on me dit, vous allez recevoir un test sanguin à la maison à réaliser
00:18:55et c'est à partir de ça que vous allez générer mon profil
00:18:58et ensuite le suivi ?
00:18:58C'est comme ça que ça fonctionne ?
00:18:59En fait, il y a deux parties.
00:19:00Le test sanguin, il est volontaire.
00:19:02C'est-à-dire que vous pouvez décider de le faire.
00:19:04La partie clinique, elle est liée à l'application.
00:19:07Donc vous téléchargez l'application en effet.
00:19:09On va évaluer votre profil hormonal.
00:19:11Vous donnez une tendance sur ce qui se passe.
00:19:13Donc on va parler d'oestrogène, de progestérone,
00:19:16de thyroïde, de cortisol,
00:19:17pour vous donner justement des tendances hormonales.
00:19:19Et le test sanguin va venir avoir cet effet de compréhension
00:19:22sur les marqueurs de bien-être.
00:19:23Mais je le fais chez moi, je vais au labo, ça marche comment ?
00:19:25Vous le faites chez vous.
00:19:26Vous recevez une boîte que vous allez justement faire en toute autonomie.
00:19:30Vous le faites chez vous.
00:19:31Tout est prévu pour qu'il y ait un courrier retour
00:19:33où vous allez nous renvoyer le petit buvard
00:19:35où finalement vous allez déposer 4 gouttes de sang.
00:19:37On l'envoie au laboratoire.
00:19:38Le laboratoire nous renvoie vos résultats.
00:19:41Et nous, on a breveté un système
00:19:43qui va permettre de vous donner les carences et les excès
00:19:47avec des explications.
00:19:49Justement, une fois que le diagnostic tombe
00:19:51et qu'on a 35 ans et qu'on a la périménopause,
00:19:54d'ailleurs, est-ce que c'est reconnu par les médecins ?
00:19:57Parce que moi, c'est la première fois que j'en entends parler.
00:19:59Quel est le suivi ensuite derrière ?
00:20:01Qu'est-ce que vous proposez ?
00:20:02Alors, en fait, on ne parlera pas de diagnostic
00:20:04puisqu'on n'est pas dans le dispositif médical
00:20:06et que ce ne sont pas des mots qu'on utilisera.
00:20:08Ce qu'on va vous donner, justement,
00:20:10par rapport au questionnaire clinique,
00:20:11c'est une tendance.
00:20:12Et par rapport aux résultats sanguins,
00:20:14ce sera l'équivalent de normes
00:20:17qui sont faites par le laboratoire.
00:20:18Donc ça, ce n'est pas nous qui les créons,
00:20:20c'est le laboratoire qui nous les fournit.
00:20:22Et on va voir, vous allez voir,
00:20:24si vous êtes du coup en carence ou en sève.
00:20:26À la fin, vous prenez quoi ?
00:20:27C'est-à-dire que vous mangez votre poids en complément alimentaire
00:20:29qui vous coûte très cher ?
00:20:31C'est-à-dire que c'est quoi la finalité de ce que je dois faire pour aller mieux ?
00:20:34Alors, il y en a deux.
00:20:35La première finalité, c'est déjà de comprendre où on en est
00:20:37puisqu'il y a beaucoup de femmes aujourd'hui,
00:20:39et on s'en rend compte depuis plus d'un an,
00:20:40qui sont dans une période qui n'est finalement pas interprétée
00:20:43où on ne met pas de mots.
00:20:44Et on met encore moins de mots sur des mots.
00:20:46C'est ça la périménopause.
00:20:48Finalement, on a besoin de savoir où on en est,
00:20:49on a besoin de reculer l'information et d'être plus clair.
00:20:53Le test sanguin, il va nous permettre d'avoir
00:20:55une partie beaucoup plus claire de ce qui se passe sur la partie biologique.
00:20:58Et ensuite, si recommandations il y a,
00:21:01parce qu'il y a carence ou excès,
00:21:02il y a des complémentaires qui peuvent être pris.
00:21:04Nous, notre objectif, ce n'est pas de vendre des compléments alimentaires
00:21:07ou d'être en partenariat avec un laboratoire.
00:21:09C'est de vous fournir un bilan de ce que vous auriez besoin
00:21:12pour mieux traverser cette partie-là.
00:21:14Donc, on ne déclare pas quelqu'un en périménopause chez Aïnois.
00:21:17On vous accompagne justement, sachant qu'il n'y a pas de test aujourd'hui qui existe.
00:21:20Et vous avez levé 900 000 euros en 2025.
00:21:24Voilà pour le pitch séquence à retrouver tous les matins
00:21:27dans Good Morning Business.
00:21:28Il est 7h20, la parole est au patron.
00:21:37Et c'est une patronne ce matin qui s'est lancée
00:21:39un défi cultivé du thé en Bretagne.
00:21:42Bonjour Morgan Ravalec, merci d'être avec nous à distance.
00:21:45Aujourd'hui, fondatrice de Maison Théry, ex-maison Émile Othée,
00:21:49que vous avez repris en 2024.
00:21:56Est-ce que vous nous entendez ?
00:21:59On a visiblement un souci de liaison avec notre invité.
00:22:03On va peut-être écouter Anthony Morel.
00:22:07Culture IA tous les matins aussi, rendez-vous à retrouver sur les innovations dans l'intelligence artificielle.
00:22:12Anthony qui nous présentait il y a quelques semaines une IA française
00:22:16en train de révolutionner les prévisions météo.
00:22:18Écoutez.
00:22:20Il y a une vraie révolution de l'IA dans les prévisions météo d'une manière générale.
00:22:23Et pour bien la comprendre, il faut revenir à comment ça fonctionne les prévisions météo aujourd'hui.
00:22:28En gros, aujourd'hui, vous avez des supercalculateurs qui vont tourner des logiciels,
00:22:33qui vont en fait découper l'atmosphère terrestre en des milliards de petits cubes virtuels
00:22:37et qui vont appliquer les lois de la physique pour calculer l'évolution de la température,
00:22:41de la pression et du vent.
00:22:42C'est très efficace, surtout à quelques jours d'intervalle.
00:22:46Ça fonctionne très très bien, mais ça demande énormément de puissance de calcul
00:22:49et ça demande beaucoup de temps.
00:22:51L'intelligence artificielle, elle change complètement le modèle.
00:22:54L'IA, en fait, elle va être entraînée à partir de décennies de données sur la météo
00:22:59et elle va faire ce qu'on appelle du pattern recognition, de la reconnaissance de motifs
00:23:03et elle va essayer à partir d'une analyse de l'atmosphère
00:23:06de deviner, d'anticiper la météo des jours qui viennent.
00:23:09Et ça, c'est incroyablement efficace sur les tests qui se sont réalisés.
00:23:12Alors, le modèle de référence, c'est Gencast.
00:23:14C'est une IA qui a été conçue par Google.
00:23:16Et sur la météo, notamment à moyen et long terme,
00:23:19donc là, on parle de 10 à 15 jours,
00:23:21elle est plus performante que n'importe quelle météo classique,
00:23:24en prenant beaucoup moins de temps aussi,
00:23:26puisqu'il faut seulement 8 minutes contre plusieurs heures habituellement.
00:23:29Et là, on a une IA française, c'est une équipe de l'INRIA,
00:23:32qui a conçu un modèle qui s'appelle Arches Weathergen,
00:23:34qui a été benchmarké face à Google
00:23:37et qui obtient des résultats qui sont encore meilleurs.
00:23:40C'est-à-dire qu'à partir de J plus 4 sur les prévisions météo,
00:23:43on obtient des prévisions qui sont plus fines,
00:23:46qui sont plus rapides
00:23:47et qui se font avec une fraction de la puissance de calcul
00:23:50utilisée habituellement par Google.
00:23:52Donc ça, pour le coup, ça pourrait être une transformation complète
00:23:54de la façon dont on fait les prévisions.
00:23:57Moi, je croyais que prédire la météo à 15 jours,
00:23:59c'était quasiment impossible.
00:24:00Ça l'était, mais ça devient de plus en plus crédible
00:24:03grâce à l'intelligence artificielle.
00:24:04Et c'est une révolution potentielle dans plein de secteurs d'activité.
00:24:07Vous imaginez bien, pour les agriculteurs évidemment,
00:24:09pour les semences et pour l'irrigation,
00:24:11pour le secteur énergétique,
00:24:13pour prévoir les pics de consommation,
00:24:14pour le transport maritime,
00:24:16pour le transport aérien.
00:24:17Et l'autre gros avantage de ces météos
00:24:19générées par l'intelligence artificielle,
00:24:21c'est qu'elles sont aussi bien meilleures
00:24:22pour prédire les événements exceptionnels.
00:24:25Donc les vagues de chaleur, les vagues de froid.
00:24:28Sur Gencast, donc l'IA de Google,
00:24:30mais c'est la même chose avec l'IA française,
00:24:32elle est capable par exemple de prédire précisément
00:24:34la trajectoire d'un cyclone tropical jusqu'à 5 jours à l'avance.
00:24:37Et ça forcément, on va pouvoir mieux prédire
00:24:40les dégâts matériels potentiels,
00:24:42mieux se préparer et donc éviter
00:24:44notamment des morts et puis des gros gros dégâts potentiels.
00:24:48Mais est-ce que l'IA prévoit
00:24:49que l'IA va aussi augmenter le problème de réchauffement climatique ?
00:24:53Est-ce qu'elle s'auto-évalue dans le protocole ?
00:24:56C'est ce qui est intéressant, je trouve.
00:24:58C'est vraiment, c'est jamais tout noir ou tout blanc.
00:25:00On critique souvent l'intelligence artificielle
00:25:02pour son rôle justement
00:25:03et pour sa consommation énergétique.
00:25:05Et c'est une réalité.
00:25:06Je veux dire, vous avez des data centers,
00:25:07c'est très énergivore, tout le monde le sait.
00:25:09Mais on voit aussi à travers ces révolutions technologiques-là,
00:25:12eh bien que l'IA va aussi être une partie de la solution.
00:25:14C'est-à-dire qu'elle va nous permettre
00:25:15de mieux comprendre le dérèglement climatique,
00:25:18de mieux prédire la météo.
00:25:25Et la parole, je le disais, est au patron aussi,
00:25:27au cœur de l'été,
00:25:28une patronne ce matin qui s'est lancé à un défi,
00:25:30cultiver du thé en Bretagne.
00:25:32Bonjour Morgan Ravalek,
00:25:34vous êtes la fondatrice de Maison Théry,
00:25:37ex-maison Émiloté,
00:25:38que vous reprenez en 2024, c'est ça ?
00:25:41C'est ça, bonjour.
00:25:43Combien de salariés aujourd'hui ?
00:25:45Alors aujourd'hui, j'ai une seule salariée.
00:25:47Et juste petite précision,
00:25:49moi je ne cultive pas en fait.
00:25:50Je m'occupe de la production,
00:25:52la commercialisation et le marketing.
00:25:54Et je travaille en étroite collaboration
00:25:56avec des producteurs qui, eux,
00:25:57ont le statut d'agriculteur
00:26:00et donc de cultivateur de thé.
00:26:01Mais qu'on comprenne bien des cultivateurs
00:26:03qui sont en Bretagne.
00:26:05Exactement.
00:26:06Sur tout le territoire,
00:26:08entre le Finistère Nord et le Morbihan.
00:26:10Mais ça veut dire que chez Maison Théry,
00:26:12tout est local,
00:26:14tout est issu du territoire breton ?
00:26:16Alors non, parce qu'en fait,
00:26:18le modèle économique du thé en Bretagne
00:26:20est encore très compliqué à trouver.
00:26:23La filière se structure,
00:26:24elle n'est absolument pas structurée pour l'instant.
00:26:26Donc entre les cultivateurs, planteurs,
00:26:29qui eux s'occupent des théiers,
00:26:31qui sont des Camellias inensis,
00:26:32et nous les commercialisateurs,
00:26:35il y a un modèle économique
00:26:36qui est très complexe encore à trouver
00:26:38puisque le thé breton se commercialise très cher.
00:26:41Et pour donc trouver un équilibre financier,
00:26:43moi j'ai eu le pari de développer une gamme de thé d'ailleurs.
00:26:46Donc je travaille aussi avec le Japon,
00:26:48la Chine, le Rwanda.
00:26:49Et l'idée étant de ne pas opposer la Bretagne
00:26:53aux autres pays producteurs,
00:26:55mais plutôt de l'intégrer
00:26:57pour que la Bretagne fasse partie
00:26:58des pays producteurs
00:27:00comme d'autres pays historiques.
00:27:01Oui, c'est vrai que comme ça,
00:27:02c'est assez curieux quand même
00:27:03de se dire qu'on cultive du thé
00:27:05sur les terres bretonnes.
00:27:07Il y a un climat favorable ?
00:27:09Alors en fait, oui.
00:27:10Oui, déjà c'est lié au fait
00:27:12qu'on a un beau taux d'ensoleillement,
00:27:14on a une terre argileuse,
00:27:15on a de l'eau
00:27:18parce qu'il faut beaucoup d'eau.
00:27:19Le Camelia Sinensis
00:27:20est très gourmand en eau,
00:27:23il a besoin d'avoir les pieds dans l'eau
00:27:24et la tête à l'eau.
00:27:26Et tout ça, en fait,
00:27:27la Bretagne en fait une terre
00:27:31particulièrement propice
00:27:31au développement du Camelia et du thé.
00:27:34Combien de théiers pousse en Bretagne ?
00:27:36Alors je ne peux pas vous dire
00:27:37parce qu'en fait,
00:27:38il y a beaucoup d'initiatives
00:27:40de particuliers
00:27:41qui se lancent
00:27:42dans les plantations,
00:27:44dans des plantations.
00:27:45Nous, on est sur 8000 théiers
00:27:47par exemple à Sibirile,
00:27:50mais sur l'ensemble du territoire,
00:27:52je ne serais pas capable de vous dire
00:27:53les nombres d'initiatives récentes
00:27:55qu'il y a eu ces dernières années.
00:27:56Mais plusieurs milliers déjà
00:27:57avec les producteurs
00:27:58avec qui vous travaillez
00:27:59en quelques secondes.
00:28:00Donc vous voulez augmenter
00:28:02cette production aussi.
00:28:03Alors en marchant avec deux jambes,
00:28:05vous nous l'avez expliqué aussi,
00:28:07l'international,
00:28:08il faut structurer cette filière
00:28:10du thé breton.
00:28:11Quelles sont les difficultés
00:28:12aujourd'hui à le faire ?
00:28:15Il faut professionnaliser
00:28:16en fait la démarche
00:28:17parce que comme je vous l'expliquais,
00:28:19il y a beaucoup de particuliers
00:28:20qui se sont lancés
00:28:21en fait dans la culture du thé.
00:28:23Il y a un gros sujet,
00:28:24c'est la transformation
00:28:25parce que nous,
00:28:26on récolte en fait
00:28:26des bourgeons frais
00:28:28et ensuite,
00:28:28il faut les transformer
00:28:29en thé vert, thé blanc
00:28:30et thé noir.
00:28:31Ce sont les mêmes bourgeons
00:28:33qui nous permettent
00:28:34de préparer ces thés-là,
00:28:36de créer ces thés-là.
00:28:38La transformation,
00:28:38c'est un métier très particulier.
00:28:40Nous, on travaille
00:28:40avec un transformateur
00:28:41qui s'est formé en Chine.
00:28:43Il faut les machines.
00:28:44On a acheté des machines
00:28:46aussi en Chine
00:28:47parce qu'elles n'existent pas
00:28:48en France.
00:28:49Les industries françaises
00:28:51ne créent pas de machines
00:28:52pour transformer du thé
00:28:53donc on a dû importer
00:28:54ces machines.
00:28:55Tout ça,
00:28:55c'est des investissements
00:28:56qui sont assez coûteux.
00:28:58Le sujet de la récolte
00:28:59aussi est un vrai sujet
00:29:00parce qu'on récolte entièrement
00:29:01à la main
00:29:03et on est dépendant
00:29:04du climat
00:29:04donc en fait,
00:29:05il faut mobiliser
00:29:06des ressources
00:29:06à la dernière minute.
00:29:07Une fois qu'on a récolté,
00:29:09on a jusqu'à deux heures maximum
00:29:11pour transporter
00:29:13nos feuilles fraîches
00:29:14jusqu'au site de production
00:29:15donc il y a des enjeux
00:29:17de logistique
00:29:18pour que les machines
00:29:19soient au plus près
00:29:20des sites de production.
00:29:21Vous l'aurez compris,
00:29:22en fait,
00:29:23il y a tout cet enjeu
00:29:24de créer une filière
00:29:26qui permet de proposer
00:29:29un produit fini
00:29:30qui soit acceptable
00:29:31en termes de prix
00:29:32aux consommateurs.
00:29:33C'était Maison Théry
00:29:34avec vous ce matin,
00:29:35Morgan Ravalec.
00:29:36Merci beaucoup
00:29:37d'avoir été notre invité.
00:29:39Vous restez avec nous
00:29:39dans un instant
00:29:40le journal de 7h30.
00:29:41On va décortiquer
00:29:42les résultats de SpaceX
00:29:44qui étaient très attendus
00:29:45qui sont tombés hier soir
00:29:46après la clôture
00:29:47de Wall Street
00:29:47à 7h45.
00:29:49Le grand entretien.
00:29:51Nous serons aussi
00:29:52avec notre invité.
00:29:54A ne pas manquer tout de suite.
00:29:59Et je vous le disais,
00:30:00c'est donc la publication
00:30:01de la semaine.
00:30:02Etienne Braque,
00:30:02on vous retrouve.
00:30:03SpaceX a publié hier
00:30:05ses résultats trimestriels
00:30:06après la clôture
00:30:07de Wall Street.
00:30:08Chiffre d'affaires
00:30:09qui dépasse très clairement
00:30:10les attentes.
00:30:10Quasi fois deux en un an
00:30:12à presque 8 milliards de dollars
00:30:13au deuxième trimestre.
00:30:14Quand la perte
00:30:16atteint 541 millions de dollars.
00:30:18Oui, dans l'ensemble,
00:30:19c'est au-delà des attentes
00:30:20des analystes.
00:30:21Starlink qui permet
00:30:22d'avoir Internet par satellite
00:30:24est toujours le moteur
00:30:25de croissance
00:30:26en termes de rentabilité
00:30:27dans le sens où
00:30:27c'est aujourd'hui
00:30:28la seule activité
00:30:29qui est rentable.
00:30:30Résultat opérationnel,
00:30:311,6 milliard de dollars
00:30:33plus 80% en l'espace d'un an.
00:30:35Vous avez quand même
00:30:3512 millions d'abonnés
00:30:36à fin juin.
00:30:37C'est deux fois plus
00:30:38que l'an dernier.
00:30:39Le spatial continue
00:30:40de perdre de l'argent
00:30:41comme attendu.
00:30:42Moins 540 millions de dollars
00:30:44pour le résultat opérationnel.
00:30:45Et puis surtout,
00:30:46la grande inquiétude,
00:30:47c'est l'intelligence artificielle
00:30:48avec plus d'un milliard de pertes.
00:30:50Et c'est justement
00:30:51sur l'activité
00:30:53liée à l'intelligence artificielle
00:30:54que hier,
00:30:54la direction financière
00:30:55a été challengée
00:30:56dans le sens
00:30:57où vous avez eu
00:30:57des dépenses d'investissement
00:30:58sur cette branchia
00:30:59qui ont été bien plus fortes
00:31:01qu'attendues.
00:31:01Plus de 15 milliards de dollars
00:31:03qui ont été investis
00:31:05dans les data centers
00:31:05au deuxième trimestre.
00:31:07Plus de 23 milliards
00:31:08depuis le début de l'année.
00:31:10Pour rappel,
00:31:10le groupe a levé
00:31:1185 milliards
00:31:12lors de la levée en bourse
00:31:13au mois de juin.
00:31:14Donc vous voyez,
00:31:15vous avez plus de 23 milliards
00:31:16qui ont déjà été dépensés.
00:31:17Quand dans le même temps,
00:31:18vous avez une activité
00:31:19qui perd de l'argent.
00:31:20Alors Elon Musk a dit
00:31:21« ne vous inquiétez pas,
00:31:22on a un carnet de commandes
00:31:22qui est plein pour cette année,
00:31:23idem pour l'année prochaine.
00:31:25On va faire plus de 100 milliards
00:31:26de dollars de chiffre d'affaires
00:31:27récurrent cette année.
00:31:28Et on va encore accélérer
00:31:30l'année prochaine
00:31:31parce qu'on a des contrats
00:31:32avec Google,
00:31:32on a des contrats
00:31:33avec Anthropik. »
00:31:34que les boursiers hier,
00:31:35ils étaient un petit peu sceptiques.
00:31:37Le titre était en baisse
00:31:38de plus de 7% hier soir
00:31:39en après-bourse.
00:31:40En ce qui concerne le spatial,
00:31:42une nouvelle mission est prévue
00:31:43d'ici à la fin du mois.
00:31:45En ce qui concerne Starship,
00:31:46et puis surtout là aussi,
00:31:47un objectif très ambitieux
00:31:48de Elon Musk
00:31:49qui prévoit un lancement par jour
00:31:51d'ici un an
00:31:52en ce qui concerne
00:31:53son activité spatiale.
00:31:55Merci Etienne,
00:31:56on vous retrouve à la fin
00:31:57de ce journal
00:31:57pour un point marché.
00:31:59Pourtant très en avance
00:32:00sur les technologies automobiles,
00:32:02la Chine met un premier coup de frein,
00:32:03à la conduite autonome.
00:32:04Pékin vient d'adopter
00:32:06de nouvelles normes
00:32:06de sécurité contraignantes
00:32:08pour mieux encadrer
00:32:09ces véhicules.
00:32:09Une mesure qui intervient
00:32:11un an après l'accident
00:32:12qui a causé la mort
00:32:13de trois passagers
00:32:14à bord d'un véhicule Xiaomi.
00:32:16Le défi étant
00:32:16pour les constructeurs chinois
00:32:18de malgré tout
00:32:18maintenir leur avance.
00:32:20Valentina Deby.
00:32:21À partir du 1er juillet 2027,
00:32:24les constructeurs devront
00:32:25respecter de nouvelles obligations.
00:32:27Les véhicules autonomes
00:32:28devront notamment
00:32:29être équipés d'un système
00:32:30permettant de désactiver
00:32:31la conduite automatisée
00:32:32en toute sécurité
00:32:33et informer clairement
00:32:35les conducteurs
00:32:35des limites de ces technologies.
00:32:37Le système devra aussi vérifier
00:32:39que le conducteur
00:32:39est bien capable
00:32:40de reprendre le volant
00:32:41lorsque la situation l'exige.
00:32:43Objectif,
00:32:44rassurer les consommateurs
00:32:45et accompagner
00:32:46le développement
00:32:47d'une technologie
00:32:48que la Chine juge
00:32:48tout autant stratégique
00:32:49que les semi-conducteurs.
00:32:51À Pékin,
00:32:52la conduite autonome
00:32:53n'est plus un simple projet.
00:32:54Des milliers de véhicules
00:32:55équipés de ces technologies
00:32:57circulent déjà,
00:32:58tandis que les robots-taxis
00:32:59se développent
00:33:00dans plusieurs grandes villes.
00:33:01Ce durcissement intervient
00:33:02un an après l'accident mortel
00:33:04impliquant une Xiaomi
00:33:04en mode conduite assistée.
00:33:06Un drame
00:33:07qui avait relancé
00:33:07le débat
00:33:08sur la sécurité
00:33:08de ces technologies.
00:33:10La confiance,
00:33:10c'est la clé
00:33:11pour que le marché
00:33:12se déploie.
00:33:13En juin dernier,
00:33:13la Chine avait déjà soutenu
00:33:15les premières réglementations
00:33:16internationales
00:33:17sur les véhicules
00:33:17entièrement autonomes
00:33:18adoptées par l'ONU.
00:33:20Voilà,
00:33:20et avec de l'intelligence artificielle
00:33:22aussi pour contribuer
00:33:23à améliorer
00:33:24cette technologie
00:33:25sur la route.
00:33:25Tenez,
00:33:26il y a encore
00:33:26ce matin avec vous,
00:33:28Hélène Lefaou,
00:33:29les grandes puissances
00:33:30se livrent une bataille
00:33:31sans merci
00:33:32sur ces technologies.
00:33:33Mais la Banque mondiale
00:33:34attire notre attention
00:33:36aujourd'hui,
00:33:37selon une étude
00:33:38qu'elle publie,
00:33:38ce sont aussi
00:33:39les pays en développement
00:33:40qui ont tout intérêt
00:33:40à se saisir
00:33:41de l'intelligence artificielle
00:33:42tout simplement
00:33:43pour moderniser
00:33:44leurs infrastructures.
00:33:46Exactement,
00:33:46l'institution financière
00:33:47parle d'un bond
00:33:48de 100 ans
00:33:49atteignable
00:33:50en seulement
00:33:50une décennie
00:33:52avec l'IA.
00:33:53Les pays en développement
00:33:54pourraient renforcer
00:33:55une croissance
00:33:56qui perd en rythme
00:33:57ces dernières années,
00:33:58d'autant que
00:33:59contrairement aux pays
00:34:00occidentaux,
00:34:01l'impact sur l'emploi
00:34:03serait moins visible.
00:34:04Par exemple,
00:34:05seulement 4,5%
00:34:06des emplois
00:34:07dans les pays
00:34:08à faible
00:34:08ou revenu médian
00:34:10seraient sous la menace
00:34:11de l'IA.
00:34:11C'est 14%
00:34:13du côté des pays
00:34:14à haut revenu
00:34:15et à l'inverse,
00:34:1616% des emplois
00:34:18dans les pays
00:34:18justement en développement
00:34:19pourraient voir
00:34:20leur productivité
00:34:21bénéficier
00:34:22de l'essor de l'IA,
00:34:23ce qui est à peu près
00:34:24au même niveau
00:34:25que les chiffres
00:34:25des pays développés.
00:34:27Toutefois,
00:34:28l'étude rappelle
00:34:29que sans action volontaire,
00:34:30l'IA à l'inverse
00:34:31pourrait creuser
00:34:32l'écart
00:34:33entre les pays
00:34:34en développement
00:34:34et les pays développés
00:34:35et accentuer
00:34:36ainsi les inégalités.
00:34:38Alors Eline,
00:34:38comment ces pays
00:34:39peuvent-ils faire
00:34:40pour prendre le pli
00:34:41de l'intelligence artificielle ?
00:34:43La Banque mondiale
00:34:44propose un plan
00:34:45en trois étapes.
00:34:46Priorité tout d'abord
00:34:47à la mise en place
00:34:48d'outils facilement
00:34:50et rapidement disponibles.
00:34:51Elle privilégie
00:34:52de mettre en place
00:34:53des outils simples
00:34:54à bas coût
00:34:55plutôt que de se tourner
00:34:56vers des modèles
00:34:57comme Tchad GPT
00:34:58ou Anthropik.
00:35:00Une fois ces outils
00:35:01installés,
00:35:02l'autre phase sera
00:35:03de les adapter
00:35:03aux besoins du pays
00:35:05et au fur et à mesure
00:35:06de se tourner
00:35:06vers des modèles
00:35:07plus haut de gamme.
00:35:08L'institution financière
00:35:10rappelle quand même
00:35:11que la fenêtre
00:35:11reste mince
00:35:12et qu'il faut aller très vite
00:35:13d'autant que certains pays
00:35:15devront fournir
00:35:16des efforts supplémentaires
00:35:17pour régler des problèmes
00:35:18en amont
00:35:19comme par exemple
00:35:20l'accès à l'électricité
00:35:21ou encore
00:35:22l'accès à un réseau
00:35:23ou à un Wi-Fi
00:35:24assez fiable.
00:35:25Merci beaucoup
00:35:26pour ces explications
00:35:27Eline Le Fahou
00:35:28avec nous ce matin
00:35:29et puis au sujet
00:35:29de l'IA
00:35:30toujours la régulation
00:35:32aux Etats-Unis
00:35:32et la presse américaine
00:35:34qui rapporte
00:35:34que le contrôle
00:35:35de sécurité
00:35:36voulu par Washington
00:35:37ne devrait viser
00:35:37finalement que
00:35:39les modèles
00:35:39dits fermés
00:35:40d'Open AI
00:35:41de Google
00:35:41et d'Antropik
00:35:42épargnant donc
00:35:43à priori
00:35:43ceux ouverts
00:35:44de méta
00:35:45et du chinois
00:35:46d'Ipsic.
00:35:47Les entreprises
00:35:48et dans la série
00:35:49des résultats
00:35:50on vous parle aussi
00:35:50de McDonald's
00:35:51qui publiait hier
00:35:52et un constat
00:35:53les Américains
00:35:54vont donc moins
00:35:55au McDo
00:35:55malgré un chiffre
00:35:56d'affaires
00:35:57et un bénéfice net
00:35:58en hausse de 5%
00:35:59après 2 milliards
00:35:59et demi de dollars
00:36:00le géant
00:36:01de la restauration
00:36:02rapide reconnaît
00:36:02que son marché
00:36:03domestique
00:36:03connaît des signes
00:36:04de faiblesse
00:36:05Hélène Cornet
00:36:07Le président
00:36:07de la broche américaine
00:36:09est remercié
00:36:09après plus de 20 ans
00:36:11à son poste
00:36:12remplacé par la directrice
00:36:13générale de la filiale
00:36:14aux Etats-Unis
00:36:15premier marché du groupe
00:36:16la fréquentation
00:36:17est en effet en baisse
00:36:18la hausse des prix
00:36:20de l'alimentaire
00:36:20et du carburant
00:36:21a réduit
00:36:21le budget
00:36:22des Américains modestes
00:36:23pour les repas
00:36:24pris à l'extérieur
00:36:25une clientèle clé
00:36:26pour le leader mondial
00:36:28de la restauration rapide
00:36:29une contre-performance
00:36:30donc
00:36:31malgré les nombreuses
00:36:32promotions
00:36:33mises en place
00:36:34par le groupe
00:36:34pour défendre
00:36:35ses parts de marché
00:36:36l'activité de McDonald's
00:36:38est particulièrement
00:36:38scrutée
00:36:39par les investisseurs
00:36:40considérée
00:36:41comme un bon
00:36:41indicateur macroéconomique
00:36:43des dépenses
00:36:43de consommation
00:36:44partout ailleurs
00:36:46McDonald's
00:36:46enregistre
00:36:47une hausse des ventes
00:36:48mais moins prononcée
00:36:49qu'il y a un an
00:36:50la France
00:36:51elle fait bande à part
00:36:52avec une activité
00:36:53en repli
00:36:54due comme aux Etats-Unis
00:36:56à l'arbitrage budgétaire
00:36:57des ménages
00:36:58face à l'inflation
00:36:59et puis c'est la conséquence
00:37:00d'un fiasco publicitaire
00:37:02en Corée du Sud
00:37:02la police a perquisitionné
00:37:04aujourd'hui le siège
00:37:05de Starbucks
00:37:05le groupe est accusé
00:37:07d'avoir diffamé
00:37:08des militants
00:37:08qui ont été tués
00:37:09lors de célèbres manifestations
00:37:10en faveur de la démocratie
00:37:12lors d'une campagne de pub
00:37:137h38 la bourse
00:37:19Etienne Braque
00:37:19on en parlait
00:37:20on observe donc
00:37:21une nette détente
00:37:22des cours du pétrole
00:37:23le Bren qui est repassé
00:37:24sous les 80 dollars
00:37:25ce matin
00:37:25Oui c'est une première
00:37:26en l'espace de trois semaines
00:37:2778 dollars ce matin
00:37:29pour un baril de Bren
00:37:3075 dollars pour le WTI
00:37:31pour le baril américain
00:37:33avec l'administration Trump
00:37:35qui se veut très rassurante
00:37:37sur les négociations
00:37:38qui se déroulent
00:37:39avec l'Iran
00:37:40Donald Trump était
00:37:41cette nuit
00:37:42sur une chaîne américaine
00:37:43en disant
00:37:43que l'Iran voulait passer
00:37:45un accord
00:37:46hier c'est Scott Besant
00:37:47qui a dit qu'un accord
00:37:48pourrait intervenir
00:37:48d'ici ce mercredi
00:37:50quand le secrétaire américain
00:37:51Marco Rubio
00:37:51a souligné des progrès
00:37:53importants
00:37:53dans les négociations
00:37:54qui se tiennent
00:37:55donc tout cela
00:37:56a bien sûr
00:37:57permis à Wall Street
00:37:59de toucher des records
00:38:00forcément
00:38:00à chaque fois que
00:38:01le baril de pétrole
00:38:02recule
00:38:02c'est une bonne nouvelle
00:38:03pour le marché actions
00:38:04avec donc un record
00:38:05pour le Dow Jones
00:38:07comme lundi
00:38:07mais surtout hier
00:38:08un record
00:38:09pour l'indice S&P 500
00:38:11d'autant plus
00:38:11que les résultats
00:38:12d'entreprise
00:38:13étaient dans l'ensemble
00:38:13au rendez-vous
00:38:14avec notamment
00:38:15Palantir
00:38:16qui a gagné 30%
00:38:17après la publication
00:38:18de ses résultats
00:38:19hier soir à Wall Street
00:38:20ce matin
00:38:20il faut rassurer
00:38:21avec beaucoup d'attention
00:38:22le titre
00:38:22Novo Nordisk
00:38:23puisque vous avez un groupe
00:38:25qui publie ses résultats
00:38:26tous les détails
00:38:26dans le journal
00:38:27de 8h
00:38:27mais vous avez quand même
00:38:28un groupe
00:38:29qui se montre
00:38:29un petit peu plus optimiste
00:38:31pour cette année
00:38:32puisque finalement
00:38:32le chiffre d'affaires
00:38:33ne sera pas entre
00:38:34moins 4 et moins 12
00:38:35mais entre 0 et moins 6
00:38:38Novo Nordisk
00:38:39qui constate
00:38:40une amélioration
00:38:41de ses ventes
00:38:42notamment en ce qui concerne
00:38:43son traitement
00:38:44anti-obésité
00:38:45Novo Nordisk
00:38:46bien sûr
00:38:46qui est sous pression
00:38:47en bourse
00:38:47avec pour rappel
00:38:48un titre qui a été divisé
00:38:49par 3
00:38:49depuis son record
00:38:50de 2024
00:38:51Et on vous retrouve à 8h
00:38:52dès l'ouverture du journal
00:38:54Etienne
00:38:54pour décrypter
00:38:55ces résultats
00:38:56du côté de Novo Nordisk
00:38:57on marque une pause
00:38:58dans un instant
00:38:59le grand entretien
00:39:00nous serons avec
00:39:01Arthur Portier
00:39:01consultant chez Argus Media
00:39:02pour parler de l'état
00:39:03des récoltes
00:39:04dans un contexte
00:39:05de forte sécheresse
00:39:06tout de suite
00:39:10Et ce matin
00:39:11nous parlons
00:39:11des conséquences
00:39:12du climat
00:39:13et notamment
00:39:13des fortes chaleurs
00:39:14de cet été
00:39:15sur les récoltes
00:39:15avec vous
00:39:16Arthur Portier
00:39:16bonjour
00:39:16Bonjour
00:39:17Merci d'être avec nous
00:39:18consultant chez Argus Media
00:39:19principal fournisseur
00:39:20d'informations
00:39:20sur les marchés mondiaux
00:39:21de l'énergie
00:39:22et des matières premières
00:39:23Alors Arthur
00:39:24nous avons vécu
00:39:25en France
00:39:25le mois de juillet
00:39:26le plus chaud
00:39:27depuis le début
00:39:28des relevés météorologiques
00:39:29est-ce qu'on évalue
00:39:30déjà
00:39:31ou est-ce qu'on peut
00:39:32anticiper
00:39:33l'évaluation
00:39:33des conséquences
00:39:34sur nos récoltes
00:39:35Alors sur les récoltes
00:39:37c'est pas véritablement
00:39:37le mois de juillet
00:39:38en tout cas
00:39:38sur les cultures d'automne
00:39:39à savoir le blé
00:39:41principalement
00:39:41l'orge ou le colza
00:39:42que nous avons récolté
00:39:44cette année
00:39:44de manière très précoce
00:39:45en raison du déficit hydrique
00:39:47et de la canicule
00:39:47qui a accéléré
00:39:48le cycle de production
00:39:49mais on a une baisse
00:39:51de la production
00:39:51de blé tendre
00:39:52en France
00:39:53estimée à moins 7
00:39:54moins 8%
00:39:54en raison du déficit
00:39:56hydrique marqué
00:39:57et des fortes températures
00:39:58que nous avons eu
00:39:59principalement
00:39:59sur les mois de mai et juin
00:40:00De toute façon
00:40:01depuis ces dernières années
00:40:02les agriculteurs
00:40:03s'habituent à récolter
00:40:04de plus en plus tôt
00:40:05dans la vigne
00:40:06c'est la même chose
00:40:07enfin il y a vraiment
00:40:08une tendance là
00:40:09à être éclair
00:40:09Alors on voit tout à fait
00:40:11il y a une tendance
00:40:11à des récoltes
00:40:12qui sont relativement précoces
00:40:14là ce qu'il faut
00:40:15tout de même souligner
00:40:16c'est qu'au-delà
00:40:16de cette précocité
00:40:17on a un cycle
00:40:18qui a été tellement accéléré
00:40:20qu'il y a eu une perte
00:40:21derrière du rendement
00:40:21et si c'est le cas
00:40:22à l'heure actuelle
00:40:23pour les cultures
00:40:24qui ont été semées
00:40:25à l'automne dernier
00:40:26pour les cultures de printemps
00:40:27là la catastrophe
00:40:28est assurée
00:40:29je pense notamment
00:40:29au maïs
00:40:30je pense notamment
00:40:30au tournesol
00:40:31mais les betteraves
00:40:32seront aussi concernées
00:40:33puisque nous les avons semées
00:40:34au printemps
00:40:35et il y a eu très peu d'eau
00:40:36depuis
00:40:37donc nous allons les récolter
00:40:38dans plusieurs semaines
00:40:39et la catastrophe
00:40:40s'annonce vraiment importante
00:40:42pour le marché du maïs
00:40:42notamment
00:40:43On parle de quelle baisse
00:40:44de volume ?
00:40:45Alors sur la partie maïs
00:40:46on produit aux alentours
00:40:47des 12-13 millions de tonnes
00:40:48habituellement en France
00:40:48il faut savoir que
00:40:49pour ce produit là
00:40:50on a la double peine
00:40:51puisque nous avons
00:40:52une baisse des surfaces
00:40:53de l'ordre de 19%
00:40:55cette année
00:40:55la résultante notamment
00:40:56de ce qui s'est passé
00:40:58au conflit au Moyen-Orient
00:40:59qui a entraîné
00:41:00une hausse du prix des engrais
00:41:01donc les agriculteurs
00:41:02ont délaissé un petit peu
00:41:03le maïs face à la flambée
00:41:04des coûts de production
00:41:05et s'ajoute à cette baisse
00:41:06des surfaces
00:41:07une baisse assurée
00:41:08du rendement
00:41:08ce qui fait que la production
00:41:09pourrait passer
00:41:10sous les 7 millions de tonnes
00:41:11et c'est les plus bas niveaux
00:41:12depuis au moins 50 ans
00:41:13Sur les prix justement
00:41:14où est-ce qu'on en est
00:41:15et est-ce que la situation
00:41:17est tenable
00:41:17pour nos agriculteurs ?
00:41:19Alors la situation
00:41:20est intenable
00:41:20sur bon nombre de produits
00:41:21puisqu'il y a eu
00:41:22une hausse des charges
00:41:23particulièrement marquée
00:41:24déjà l'an passé
00:41:25avec une hausse du prix
00:41:26des engrais
00:41:26qui s'est accélérée
00:41:27suite notamment
00:41:28au conflit au Moyen-Orient
00:41:29puisque le détroit d'Ormouz
00:41:30laisse passer notamment
00:41:3130% de l'urée
00:41:32au niveau mondial
00:41:33donc ça a eu un impact
00:41:34significatif sur les prix
00:41:35et cette flambée
00:41:36des prix des engrais
00:41:37sera principalement
00:41:38pour la récolte 2027
00:41:39donc les emblavements
00:41:41les semis
00:41:41que nous allons devoir
00:41:42réaliser là
00:41:42dans les prochaines semaines
00:41:43la météo fait que
00:41:45les semis de colza
00:41:45seront perturbés
00:41:46sur le mois d'août
00:41:47et les semis de blé
00:41:48sur la période
00:41:49notamment de septembre
00:41:50octobre
00:41:51pourraient être aussi perturbés
00:41:52soit par la météo
00:41:53s'il ne pleut pas d'ici là
00:41:54mais également
00:41:55face à des coûts de production
00:41:56qui sont supérieurs
00:41:57à l'heure actuelle
00:41:58au prix de vente
00:41:59et donc la situation
00:42:00est intenable
00:42:00Ormouz
00:42:01on en parlait
00:42:02dans cette édition
00:42:02parce que du côté
00:42:03de Washington
00:42:04on dit que
00:42:05les négociations
00:42:06avancent
00:42:07qu'il pourrait y avoir
00:42:08un accord aujourd'hui
00:42:09même si pour l'instant
00:42:10en fait
00:42:11on n'a pas davantage
00:42:12d'informations
00:42:13et de manière
00:42:14de garantir tout cela
00:42:16ça plus le climat
00:42:17ça fait peser
00:42:19quand même
00:42:19beaucoup d'incertitudes
00:42:20encore pour les mois
00:42:21peut-être même
00:42:22l'année à venir
00:42:23Oui tout à fait
00:42:23les incertitudes
00:42:24sont très nombreuses
00:42:25alors on l'a évoqué
00:42:26sur le climat
00:42:27on l'a sur Ormouz
00:42:28principalement
00:42:29pour le prix des engrais
00:42:30mais aussi sur le prix
00:42:30des énergies
00:42:31ça a été rappelé
00:42:32précédemment
00:42:33les déclarations
00:42:33de Donald Trump
00:42:34ou du secrétaire Besent
00:42:36font évidemment évoluer
00:42:37les cours de l'or noir
00:42:38et donc in fine
00:42:38ont un impact
00:42:39sur les matières premières
00:42:40agricoles
00:42:41on l'a vu hier
00:42:42ça fait baisser le pétrole
00:42:42mais ça fait monter
00:42:43Alors non
00:42:44ça fait baisser le pétrole
00:42:44et ça fait principalement
00:42:45également baisser
00:42:46les matières premières
00:42:47agricoles
00:42:47puisqu'elles vont de pair
00:42:48et par exemple
00:42:49on peut avoir
00:42:50pour répondre
00:42:51à cette crise énergétique
00:42:52et la hausse
00:42:52des prix du pétrole
00:42:53certains états
00:42:54notamment au Brésil
00:42:55et aux Etats-Unis
00:42:55qui accélèrent
00:42:56la production d'éthanol
00:42:58et donc pour faire
00:42:59la production d'éthanol
00:43:00on utilise principalement
00:43:01le maïs
00:43:01donc plus de demandes
00:43:03par rapport à l'offre
00:43:04et ça engendre
00:43:05une hausse des prix
00:43:05et on a aussi
00:43:06sur le théâtre géopolitique
00:43:08ce qui se passe actuellement
00:43:09en mer Noire
00:43:10qui est évidemment
00:43:10à souligner de près
00:43:12pour les opérateurs du marché
00:43:13tout simplement
00:43:13parce que la Russie
00:43:15et l'Ukraine
00:43:15c'est 27% par exemple
00:43:17des exportations de blé
00:43:18au niveau mondial
00:43:18lorsque vous bloquez
00:43:19les exportations de l'Ukraine
00:43:21et les exportations de la Russie
00:43:22naturellement
00:43:23ça crée un contexte
00:43:24d'incertitude extrêmement élevé
00:43:25pour les mois à venir
00:43:26Si on revient un instant
00:43:27sur la question du climat
00:43:28avec vous Arthur Portier
00:43:29on voit que ces épisodes
00:43:30de sécheresse
00:43:30ils sont appelés
00:43:31à se répéter
00:43:32comment est-ce qu'on s'adapte
00:43:34dans ce contexte ?
00:43:35Alors les agriculteurs
00:43:35se sont toujours adaptés
00:43:36dans le sens où
00:43:37on régit évidemment
00:43:38on nous donne souvent des leçons
00:43:39mais il ne faut pas oublier
00:43:40qu'on régit des conditions
00:43:41pédoclimatiques
00:43:42donc on a le sol et le climat
00:43:43on ne peut pas produire
00:43:44tout partout et tout le temps
00:43:45Là où il va falloir faire attention
00:43:46c'est d'avoir justement
00:43:47une certaine régularité
00:43:48désormais sur nos productions
00:43:50parce qu'on le voit
00:43:50les chocs et les à-coups
00:43:52de production
00:43:52sont de plus en plus importants
00:43:53je parle au niveau européen
00:43:54mais aussi au niveau mondial
00:43:55on parle d'un super El Nino
00:43:56potentiellement en Australie
00:43:58qui aura des conséquences
00:43:59aussi significatives
00:44:00sur la production
00:44:01donc l'adaptation
00:44:02elle se fait sur toute la chaîne
00:44:03elle se fait évidemment
00:44:04en premier lieu
00:44:05sur les agriculteurs
00:44:06mais il y a également
00:44:07toute la chaîne
00:44:07et notamment la science
00:44:09qui peut nous aider
00:44:09avec des entreprises
00:44:11qui sont pionnières
00:44:11en la matière en France
00:44:13du Limagrin
00:44:14ou Florimond-des-Prés
00:44:14sont des sociétés
00:44:15dans les semences
00:44:16où la recherche
00:44:17est extrêmement importante
00:44:18et sur laquelle
00:44:18ils investissent beaucoup
00:44:19Parce qu'on a parlé récemment
00:44:21avec la décision du Sénat
00:44:22du retour de certains
00:44:23ou de l'arrivée même
00:44:24de certains pesticides
00:44:25pour certaines cultures
00:44:27on est plutôt aujourd'hui
00:44:28dans des solutions d'urgence
00:44:30que dans des solutions d'innovation
00:44:31qui seront peut-être
00:44:32plus long terme
00:44:33Tout à fait
00:44:34tout simplement
00:44:35parce qu'aujourd'hui
00:44:35on utilise beaucoup
00:44:36le terme urgence
00:44:37on a des aides débloquées
00:44:38des aides d'urgence
00:44:39mais en fait
00:44:39si on fait aujourd'hui
00:44:41un parallèle
00:44:41avec ce qui se passe
00:44:42depuis plusieurs mois
00:44:43le terme urgence
00:44:44on l'utilise
00:44:45de plus en plus fréquemment
00:44:46donc il n'y a plus rien d'urgence
00:44:47L'urgence est devenue normale
00:44:48Tout à fait
00:44:48l'urgence est devenue normale
00:44:49on a des aides d'urgence
00:44:50etc.
00:44:51Il faut construire un plan
00:44:52et une vision
00:44:53qui soient beaucoup plus durables
00:44:54moi aujourd'hui
00:44:54je n'attends pas
00:44:55à ce que l'on m'aide
00:44:56par exemple
00:44:56sur des plans d'urgence
00:44:58pour le GNR
00:44:59ou pour les engrais
00:44:59si précédemment
00:45:01on a taxé davantage
00:45:02que d'autres pays européens
00:45:03ou d'autres pays mondiaux
00:45:04sur ces sujets-là
00:45:05donc il est évidemment
00:45:06de bon ton et intérêt
00:45:07de construire
00:45:08une politique
00:45:09et une vision
00:45:10relativement durable
00:45:10sur le sujet
00:45:11Alors les récoltes
00:45:12et l'agriculture française
00:45:13en difficulté
00:45:13à l'inverse
00:45:14est-ce qu'on a des régions
00:45:15du monde
00:45:15où on a de bons crus
00:45:16cette année
00:45:17en 2026 ?
00:45:18Alors la Russie
00:45:19par exemple
00:45:20a fait en termes
00:45:21de culture
00:45:21notamment des blés d'hiver
00:45:23les blés de printemps
00:45:23un petit peu difficiles
00:45:24mais les blés d'hiver
00:45:25vont faire une production
00:45:26aux alentours
00:45:26des 90 millions de tonnes
00:45:27donc c'est relativement correct
00:45:28les Etats-Unis
00:45:29font une récolte catastrophique
00:45:31également
00:45:31une baisse des surfaces
00:45:32assez drastique
00:45:33et là où on a une montée
00:45:34en puissance
00:45:34mais qui se vérifie
00:45:35c'est principalement
00:45:36sur la partie argentine
00:45:38et Brésil
00:45:39où on a un développement
00:45:40agricole très fort
00:45:41tout simplement
00:45:42parce qu'ils ont aussi
00:45:43utilisé la crise énergétique
00:45:45comme vecteur de soutien
00:45:46pour l'agriculture
00:45:47et donc ils vont plein boom
00:45:48actuellement
00:45:49notamment dans la production
00:45:50de maïs et de soja
00:45:51pour l'industrie du biodiesel
00:45:52et de l'éthanol
00:45:53Mais donc est-ce que la France
00:45:54va nécessairement devenir
00:45:55plus dépendante
00:45:56d'importations agricoles
00:45:57et typiquement de ces pays ?
00:45:59C'est tout à fait
00:46:00ce que l'on est en train
00:46:01de pointer du doigt
00:46:01à l'heure actuelle
00:46:02on a encore une souveraineté
00:46:04alimentaire sur certains produits
00:46:05qu'il faut construire
00:46:06on est encore exportateur
00:46:07il faut le rappeler
00:46:08notamment sur le blé
00:46:09on est encore
00:46:09une grande puissance agricole
00:46:10mais une puissance agricole
00:46:12ça ne se décrète pas
00:46:12ça se construit
00:46:13et force est de constater
00:46:14qu'à l'heure actuelle
00:46:15on construit de moins en moins
00:46:16cette puissance
00:46:17que l'on veut opérer
00:46:17dans les prochaines années
00:46:18Merci beaucoup
00:46:19pour ces explications
00:46:20et ces éclairages
00:46:21avec nous
00:46:21Arthur Portier ce matin
00:46:22consultant chez Argus
00:46:24Média
00:46:24il est bientôt 7h50
00:46:26votre rendez-vous international
00:46:29Good Morning Business
00:46:31la matinale de l'économie
00:46:32Et tout au long de l'été
00:46:34dans Good Morning Business
00:46:34nous vous proposons
00:46:35de revenir avec nos journalistes
00:46:37spécialistes des questions
00:46:38internationales
00:46:38sur les faits marquants
00:46:39de l'année
00:46:40ce matin
00:46:41Annalisa Capellini
00:46:42et Mathieu Jolivet
00:46:43s'intéressent à la succession
00:46:44qui s'organise
00:46:45en Corée du Nord
00:46:47On va parler aujourd'hui
00:46:48avec toi Annalisa
00:46:49de la Corée du Nord
00:46:50je connais ta passion
00:46:52Pyongyang
00:46:52au quotidien
00:46:54c'est un pays
00:46:55qui est extrêmement fermé
00:46:56l'un des plus fermés
00:46:57au monde
00:46:58qui est extrêmement
00:46:59mystérieux
00:47:00qui est doté
00:47:00de la puissance nucléaire
00:47:02et on dispose
00:47:03de très très peu
00:47:03d'informations
00:47:04sur le régime nord-coréen
00:47:05il est très difficile
00:47:07de savoir
00:47:07ce qu'il se passe
00:47:08en coulisses
00:47:09et on est un peu
00:47:10finalement obligé
00:47:11de regarder
00:47:12la communication
00:47:12de Pyongyang
00:47:13et là
00:47:13il y a un message
00:47:14que tu as remarqué
00:47:16qui est lancé
00:47:17par le régime
00:47:17en ce moment
00:47:18qui nous dit
00:47:19que Kim Jong-un
00:47:20le leader nord-coréen
00:47:22travaille déjà
00:47:23sur sa succession
00:47:24Oui Mathieu
00:47:25il y a une héritière
00:47:26qui est déjà désignée
00:47:27c'est sa fille
00:47:29elle s'appelle
00:47:30Kim Yoo-ae
00:47:31son surnom
00:47:32c'est étoile du matin
00:47:33alors que le surnom
00:47:34de Kim Jong-un
00:47:35c'est soleil
00:47:36alors c'est une fille
00:47:37qui a seulement 13 ans
00:47:38mais il faut vraiment
00:47:39la surveiller de près
00:47:39c'est pour ça
00:47:40que c'est aussi passionnant
00:47:41de regarder la Corée du Nord
00:47:42parce qu'en fait
00:47:43elle pourrait devenir
00:47:44l'une des femmes
00:47:45les plus puissantes
00:47:46et les plus craintes
00:47:47de la planète
00:47:48puisque c'est elle
00:47:49qui pourrait succéder
00:47:50à son père
00:47:51selon les services
00:47:51sud-coréens
00:47:53déjà Kim Jong-un
00:47:54c'est la seule
00:47:55des enfants de Kim Jong-un
00:47:56qu'on connaît
00:47:57il aurait trois enfants
00:47:58mais on ne connaît pas
00:47:59les deux autres
00:47:59ils n'ont jamais été
00:48:00montrés en public
00:48:00il y a vraiment
00:48:01un voile de mystère
00:48:02sur ce régime
00:48:03de la Corée du Nord
00:48:03on ne connaît pas
00:48:04l'âge de Kim
00:48:05on sait qu'il y aurait
00:48:06une quarantaine d'années
00:48:07on ne connaît pas
00:48:08la date de son mariage
00:48:08on ne connaît pas
00:48:10ses enfants
00:48:10donc il faut regarder
00:48:12très attentivement
00:48:13les rares éléments
00:48:14dont on dispose
00:48:15avec beaucoup d'attention
00:48:16quels sont ces éléments
00:48:18et bien ce sont les images
00:48:19c'est le seul moyen
00:48:19de communication
00:48:20envoyé par le régime
00:48:21donc c'est très
00:48:23et ce qu'on voit
00:48:24sur les images
00:48:24qu'on reçoit
00:48:25ces derniers mois
00:48:26c'est que Kim Jong-un
00:48:27est présente
00:48:28sur tous les événements
00:48:30aux côtés de son père
00:48:31donc il n'y a pas seulement
00:48:32les événements sociaux
00:48:33qui correspondraient
00:48:34un peu au rôle
00:48:35d'une princesse
00:48:36d'une héritière
00:48:37mais elle est vraiment
00:48:38partout
00:48:39à l'inauguration
00:48:40des hôpitaux
00:48:41à l'inauguration
00:48:42des écoles
00:48:42aux célébrations
00:48:44sur l'histoire
00:48:45de la Corée du Nord
00:48:45bref elle est aussi
00:48:46présente sur
00:48:47tous les événements militaires
00:48:48qui sont évidemment
00:48:49cruciaux en Corée du Nord
00:48:51et qui l'installent
00:48:52comme le vrai successeur
00:48:54de son père
00:48:54nos confrères
00:48:55du Nikkei Asia
00:48:56ont fait une enquête
00:48:58ils se sont aidés
00:48:58de l'intelligence artificielle
00:49:00pour analyser
00:49:0114 000 heures d'images
00:49:02envoyées par le régime
00:49:03nord-coréen
00:49:04et ils en ont conclu
00:49:06que désormais
00:49:07la jeune
00:49:07Kim Yoo-ai
00:49:09elle apparaît
00:49:10sur l'écran
00:49:11des nord-coréens
00:49:11presque aussi souvent
00:49:13que son père
00:49:14qui pourtant
00:49:14régit le pays
00:49:16alors qu'il y a
00:49:16trois ans seulement
00:49:17on ne la voyait
00:49:18que de manière
00:49:18très sporadique
00:49:19donc tout ça
00:49:20nous permet de dire
00:49:21qu'elle devient
00:49:21de plus en plus
00:49:22l'héritière désignée
00:49:23pour succéder à son père
00:49:24et au-delà de la fréquence
00:49:25des apparitions
00:49:27dont tu nous parles
00:49:27il y a aussi une évolution
00:49:28dans la manière
00:49:29dont elle est présentée
00:49:30au public
00:49:31ça peut paraître futile
00:49:32mais en fait
00:49:33c'est très important
00:49:34il y a une véritable science
00:49:35de la scénographie
00:49:36du grand leader
00:49:37de la Corée du Nord
00:49:39alors déjà
00:49:40on remarque
00:49:41qu'elle marche
00:49:42à côté de son père
00:49:43et non pas derrière
00:49:44et ça
00:49:44c'est très symbolique
00:49:45on voit qu'elle affiche
00:49:47aussi progressivement
00:49:48un nouveau style vestimentaire
00:49:50il y a quelques années
00:49:51Kim Jong-ae
00:49:52seulement 13 ans
00:49:54donc tu nous disais
00:49:55qu'il portait
00:49:56des doudounes
00:49:57des chaussures basses
00:49:58elle était habillée
00:49:59comme une fille
00:49:59de son âge
00:50:00presque à l'occidental
00:50:01mais cette année
00:50:02on la voit
00:50:03de plus en plus souvent
00:50:04habillée en blanc
00:50:05ça ça reflète
00:50:06symboliquement
00:50:06sa pureté
00:50:08et ça concentre
00:50:08naturellement sur elle
00:50:09tous les regards
00:50:10on l'a aussi aperçu
00:50:11avec des manteaux longs
00:50:13des manteaux élégants
00:50:14avec des chaussures
00:50:15de plus en plus élégantes
00:50:16voilà
00:50:16quand on sait que
00:50:17dans le régime nord-coréen
00:50:18absolument rien
00:50:19n'est laissé au hasard
00:50:21surtout chez les dignitaires
00:50:22ça ce sont des signaux importants
00:50:24ce vrai travail de style
00:50:26sur cette petite
00:50:26Kim Jong-ae
00:50:27est donc un symbole
00:50:29de plus
00:50:29de son importance
00:50:30au sein du régime
00:50:31oui et puis il y a le rôle
00:50:32des réseaux sociaux aussi
00:50:33on l'a vu sur les réseaux
00:50:35on a vu des images
00:50:36de tendresse
00:50:37avec son père
00:50:38c'est un contraste
00:50:38évidemment
00:50:39avec la figure
00:50:39de ce dictateur impitoyable
00:50:41et ces images
00:50:42de tendresse
00:50:43d'un père
00:50:44avec des câlins
00:50:45des baisers sur la tête
00:50:46des caresses
00:50:47c'est normal
00:50:48pour nous
00:50:49en Europe
00:50:50mais il ne faut pas oublier
00:50:52qu'en Corée du Nord
00:50:53Kim est une divinité
00:50:54et donc personne
00:50:55ne touche la divinité
00:50:56sauf son héritier
00:50:58qui est quelque part
00:50:58une divinité aussi
00:50:59donc tout ça participe aussi
00:51:01à tendrir
00:51:02l'image
00:51:02d'un dictateur
00:51:03ça peut paraître
00:51:04un peu tôt encore
00:51:05pour parler de succession
00:51:06on rappelle que ce n'est
00:51:07qu'une adolescente
00:51:08elle a 13 ans
00:51:09son père est encore très jeune
00:51:10on ne connaît pas son âge exact
00:51:11mais il doit avoir
00:51:12une petite quarantaine d'années
00:51:13Kim Jong-un
00:51:14mais il y a eu
00:51:15ces dernières années
00:51:16quand même
00:51:16de fortes inquiétudes
00:51:17sur sa santé
00:51:18il y a des rumeurs
00:51:19qui le décrivaient
00:51:20il y a quelques années
00:51:20comme gravement malade
00:51:22et puis il a eu aussi
00:51:23un traumatisme historique
00:51:24Kim Jong-un
00:51:26lui-même
00:51:27est traumatisé
00:51:27par sa propre succession
00:51:28il faut rappeler
00:51:29que son père
00:51:30Kim Jong-il
00:51:31est décédé soudainement
00:51:32et la transition s'est faite
00:51:34de manière assez abrupte
00:51:35et brutale
00:51:35sans compter que la petite
00:51:37Kim Jong-un
00:51:38sa fille
00:51:39est une femme
00:51:40et ça
00:51:41c'est important
00:51:42à mettre en avant
00:51:43dans une Corée du Nord
00:51:44qui est une société
00:51:45encore fortement
00:51:47patriarcale
00:51:48donc consolider
00:51:49un leadership féminin
00:51:50c'est aussi
00:51:51un défi immense
00:51:52il faudra du temps
00:51:53au régime nord-coréen
00:51:54pour lui donner
00:51:54cette stature
00:51:55Voilà les chroniques
00:51:56de l'été
00:51:57l'ordre du monde
00:51:58à retrouver sur la chaîne
00:51:59YouTube de BFM Business
00:52:00et en podcast
00:52:01sur toutes nos plateformes
00:52:02on marque une pause
00:52:03on va se retrouver
00:52:04dans un tout petit instant
00:52:05pour le journal
00:52:06de 8h
00:52:06on décortiquera
00:52:07les résultats
00:52:08du géant pharmaceutique
00:52:10Novo Nordisk
00:52:10avec Étienne Braque
00:52:12BFM Business
00:52:13et RMC Live
00:52:14présentent
00:52:15la matinale de l'économie
00:52:17Good morning business
00:52:19Erwan Maurice
00:52:20Bientôt 8h
00:52:21soyez les bienvenus
00:52:22si vous n'en rejenez
00:52:22dans votre matinale éco
00:52:24au programme
00:52:24de ce mercredi
00:52:255 août
00:52:26le pétrole
00:52:27poursuit sa détente
00:52:27sur fond d'espoir
00:52:29de réouverture
00:52:29d'Ormouz
00:52:30un baril de Brent
00:52:31sous les 80 dollars
00:52:32alors que le ministre
00:52:33des finances américain
00:52:34a laissé entrevoir
00:52:35cette nuit
00:52:35la possibilité
00:52:36d'un accord
00:52:36avec l'Iran
00:52:37sur le Détroit
00:52:38le blocage
00:52:39depuis maintenant
00:52:39plusieurs mois
00:52:40de ce goulot stratégique
00:52:41pour les énergies fossiles
00:52:42a en tout cas
00:52:43jusque-là
00:52:43bien profité
00:52:44aux majeurs pétrolières
00:52:45avec des envolées
00:52:46de prix
00:52:47et des résultats records
00:52:48le bilan
00:52:49dans le journal
00:52:49dans un instant
00:52:50ils étaient attendus
00:52:51aussi les résultats
00:52:52de SpaceX
00:52:52hier soir
00:52:53les premiers
00:52:53depuis son introduction
00:52:55en bourse
00:52:55on retient une forte croissance
00:52:57du chiffre d'affaires
00:52:58porté par Starlink
00:52:59et les activités
00:53:00d'intelligence artificielle
00:53:01toutefois
00:53:02dans les échanges
00:53:03après clôture
00:53:03le titre recule
00:53:04les investisseurs
00:53:05restent vigilants
00:53:06face aux lourdes dépenses
00:53:08que le groupe
00:53:08prévoit encore
00:53:09de réaliser
00:53:10décryptage avec Etienne Braque
00:53:11à 8h30
00:53:12dans le reste
00:53:13de vos rendez-vous
00:53:13à 8h15
00:53:14la French Tech
00:53:15nous serons avec
00:53:15le vice-président
00:53:16de Delta Vision
00:53:17une space tech européenne
00:53:19qui renforce
00:53:20sa présence en France
00:53:21vous verrez ça
00:53:21voilà le programme
00:53:22tout de suite
00:53:22c'est le journal
00:53:28mais d'abord donc
00:53:29dans le secteur pharmaceutique
00:53:31ça va beaucoup mieux
00:53:32pour Novo Nordisk
00:53:34le groupe danois
00:53:35vient de publier
00:53:36ses ventes
00:53:36en hausse de 7%
00:53:38sur un an
00:53:39un taux de change constant
00:53:40au deuxième trimestre
00:53:41quand le résultat
00:53:42d'exploitation
00:53:42ressort lui
00:53:43en hausse de 11%
00:53:44à plus de 4,4 milliards d'euros
00:53:45Etienne Braque
00:53:46le groupe revoit même
00:53:47à la hausse
00:53:47ses prévisions
00:53:48pour cette année
00:53:48car les ventes
00:53:49ont été plus dynamiques
00:53:50anticipées
00:53:51pour son traitement
00:53:52anticipé aux Etats-Unis
00:53:53vous savez le fameux
00:53:54Ouigovi
00:53:54qui dans un premier temps
00:53:55se prenait par injection
00:53:57et désormais
00:53:58se prend par voie orale
00:54:00sous forme de comprimés
00:54:01et vous avez des ventes
00:54:02qui sont très dynamiques
00:54:03aux Etats-Unis
00:54:03et donc ça permet
00:54:04à Novo Nordisk
00:54:05d'être un petit peu plus
00:54:07optimiste qu'au mois de mai
00:54:08pour l'exercice 2026
00:54:10vous avez un groupe
00:54:10qui s'attend
00:54:11que ce soit pour le résultat
00:54:13opérationnel
00:54:13mais que ce soit également
00:54:14pour le chiffre d'affaires
00:54:15à une fourchette comprise
00:54:16entre 0 et moins 6
00:54:18contre moins 4 à moins 12%
00:54:20annoncés précédemment
00:54:22avec donc ce Ouigovi
00:54:24qui se prend désormais
00:54:25par voie comprimée
00:54:26aux Etats-Unis
00:54:26mais aussi bientôt
00:54:27en Europe
00:54:28puisque vous avez
00:54:29le groupe qui
00:54:29ça y est
00:54:30a eu le label
00:54:31la certification
00:54:31pour pouvoir vendre
00:54:33ce traitement en Europe
00:54:34alors ça sera intéressant
00:54:35de comparer aujourd'hui
00:54:36les résultats
00:54:37avec Eli Lilly
00:54:38puisque hasard de calendrier
00:54:40ou pas
00:54:40bien sûr tout ça
00:54:41a été choisi
00:54:42Eli Lilly publie ses résultats
00:54:43cet après-midi
00:54:44Eli Lilly c'est bien sûr
00:54:45le grand concurrent
00:54:46de Novo Nordisk
00:54:47concurrent américain
00:54:48qui a pris une part
00:54:50de marché très importante
00:54:51ces dernières années
00:54:52au point même
00:54:52que le titre Novo Nordisk
00:54:54a été divisé par 3
00:54:55aux Etats-Unis
00:54:56donc pour l'instant
00:54:57en préouverture
00:54:58le titre Novo Nordisk
00:54:59est en baisse
00:55:00en baisse assez marquée
00:55:01du côté de Copenhague
00:55:03ça sera confirmé tout à l'heure
00:55:04à l'ouverture
00:55:04de la bourse à 9h
00:55:06en attendant donc
00:55:07les résultats de Eli Lilly
00:55:08et les analyses
00:55:09qui vont pouvoir
00:55:10un petit peu regarder
00:55:11ces deux copies
00:55:12pour les comparer
00:55:13Merci Etienne Braque
00:55:14on vous retrouve
00:55:14dès la fin de ce journal
00:55:15pour l'attendance
00:55:16avant l'ouverture
00:55:17des marchés européens
00:55:18l'actualité de ce mercredi
00:55:20c'est aussi la situation
00:55:22au Moyen-Orient
00:55:23un accord qui pourrait
00:55:24donc être conclu
00:55:25entre l'Iran
00:55:26et les Etats-Unis
00:55:26pour rouvrir le détroit d'Hormuz
00:55:28c'est en tout cas
00:55:29ce qu'a affirmé
00:55:29hier soir sur CNBC
00:55:31le ministre américain
00:55:32des finances
00:55:33Scott Besant
00:55:34qu'on écoutera plus tard
00:55:36voilà
00:55:36le ministre américain
00:55:38des finances
00:55:39Scott Besant
00:55:39qui faisait cette annonce
00:55:40hier soir sur CNBC
00:55:41pendant ce temps-là
00:55:42Donald Trump dit ce matin
00:55:44que soit le détroit d'Hormuz
00:55:46ouvrira très bientôt
00:55:47soit l'Iran sera frappé
00:55:48très durement
00:55:49et alors qu'une possible
00:55:51ouverture du détroit
00:55:51est donc à nouveau
00:55:52sur la table
00:55:52cela entraîne
00:55:53le baril de pétrole
00:55:54sous la barre des 80 dollars
00:55:55pourtant les géants pétroliers
00:55:57restent bien
00:55:57les grands vainqueurs
00:55:58de ce conflit
00:55:59avec des bénéfices
00:56:00au premier semestre
00:56:01qui ont presque doublé
00:56:02sur un an
00:56:02Hélène Lefaou
00:56:03des chiffres qui sont
00:56:04des chiffres records
00:56:05et unanimes
00:56:06Oui que ce soit en Amérique
00:56:08en Europe
00:56:08ou dans les pays du Golfe
00:56:10et bien les majors occidentales
00:56:11ont chacune touché
00:56:12le jackpot
00:56:13avec ce conflit
00:56:14au Moyen-Orient
00:56:15ce qui a de quoi
00:56:16agacer le président américain
00:56:17Donald Trump s'en est pris
00:56:18ouvertement
00:56:19aux compagnies pétrolières
00:56:20américaines
00:56:21et les a accusés
00:56:21je cite
00:56:22de faire trop d'argent
00:56:23il leur a même demandé
00:56:24de baisser leurs prix
00:56:25il faut dire que
00:56:26dans le pays
00:56:27et bien les chiffres
00:56:28des géants du secteur
00:56:29sont quasi historiques
00:56:31avec 14 milliards et demi
00:56:33de bénéfices
00:56:34et bien ExxonMobil a multiplié
00:56:35son résultat net
00:56:36par 2 sur un an
00:56:37c'est par 5
00:56:39du côté de Chevron
00:56:40avec là
00:56:41un bénéfice net
00:56:42qui dépasse
00:56:43les 12 milliards de dollars
00:56:45c'est aussi vertigineux
00:56:46en Europe
00:56:47alors que BP
00:56:48et Total Energy
00:56:49ont eux annoncé
00:56:49un résultat net
00:56:51au second trimestre
00:56:52qui frôle
00:56:52les 6 milliards de dollars
00:56:54de son côté
00:56:55Shell
00:56:55lui table
00:56:56sur un résultat net
00:56:57de 10 milliards de dollars
00:56:59sans oublier bien sûr
00:57:00le géant pétrolier saoudien
00:57:02Aramco
00:57:02qui a vu son bénéfice net
00:57:04lui augmenté
00:57:05de 44%
00:57:06alors Aline
00:57:07nous le disions
00:57:07le cours du brut
00:57:08il est pour beaucoup
00:57:09dans ses résultats
00:57:10mais ce n'est pas
00:57:10la seule explication
00:57:11de ses profits records
00:57:12oui
00:57:13il y a tout d'abord
00:57:13la question du trading
00:57:15à l'image de Total Energy
00:57:16qui avait acheté
00:57:17massivement en mars
00:57:18du brut
00:57:18en spéculant
00:57:19sur une fermeture
00:57:21du détroit dans Mousse
00:57:22une opération
00:57:22qui lui avait valu
00:57:23un gain de 1 milliard
00:57:25de dollars
00:57:25sinon il y a aussi
00:57:27en parallèle
00:57:27les entreprises
00:57:28Exxon et Chevron
00:57:29qui elles ont misé
00:57:30sur leur activité
00:57:31de raffinage
00:57:32alors elles n'ont pas eu besoin
00:57:33de traiter autant de bruts
00:57:35mais les conditions actuelles
00:57:37du marché pétrolier
00:57:37leur ont permis
00:57:38de doper leur rentabilité
00:57:40d'autant que leur production
00:57:41pouvait tourner
00:57:42à plein régime
00:57:43les usines de Russie
00:57:44ou les usines
00:57:45du Moyen-Orient
00:57:46étant soit endommagées
00:57:48soit sous sanction
00:57:49Merci Eline
00:57:50dans ce contexte
00:57:51avec des prix à la pompe
00:57:52toujours élevés
00:57:53l'Italie annonce
00:57:54elle prolongée
00:57:54jusqu'au 25 août
00:57:55la réduction
00:57:56sur les taxes
00:57:58des taxes
00:57:59sur le gazo
00:58:00je vous le disais
00:58:00Scott Besant
00:58:01hier soir
00:58:02s'est exprimé sur CNBC
00:58:04le ministre américain
00:58:06des finances
00:58:07qui a dit
00:58:08qu'un accord
00:58:09pourrait être conclu
00:58:09entre l'Iran
00:58:10et les Etats-Unis
00:58:11pour rouvrir
00:58:11le détroit d'Or
00:58:12vous écoutez-le
00:58:14nous sommes en discussion
00:58:16avec les Iraniens
00:58:17et je pense
00:58:18qu'il y a une chance
00:58:18que nous parvenions
00:58:19aujourd'hui
00:58:20ou demain
00:58:21à un accord
00:58:22visant à rouvrir
00:58:23le détroit
00:58:23et à aller
00:58:24vers une normalisation
00:58:28et c'est parce que
00:58:29leur force aérienne
00:58:30est anéantie
00:58:31leur marine
00:58:32est anéantie
00:58:33et une partie
00:58:34substantielle
00:58:34de leur missile
00:58:35est anéantie
00:58:40voilà Scott Besant
00:58:41le ministre américain
00:58:42des finances
00:58:42et on suivra bien sûr
00:58:43les évolutions
00:58:43de la situation
00:58:45sur BFM Business
00:58:46tout au long de la journée
00:58:47face à la crise
00:58:49migratoire de Ceuta
00:58:50les ministres européens
00:58:51de l'intérieur
00:58:52affichent leur soutien
00:58:53à l'Espagne
00:58:53à l'issue d'une visioconférence
00:58:55de plus de 3 heures
00:58:56hier
00:58:56ils ont unanimement
00:58:57exprimé leur profonde solidarité
00:58:59envers le pays
00:58:59le ministre français
00:59:00Laurent Nunez
00:59:01s'est lui aussi exprimé
00:59:04nous avons
00:59:05tous et toutes
00:59:06également convenu
00:59:07que
00:59:08la question
00:59:09de l'espace Schengen
00:59:10n'était pas
00:59:11vraiment le problème
00:59:12mais plutôt la solution
00:59:13d'une manière générale
00:59:14et il a été rappelé
00:59:15d'ailleurs au cas d'espèce
00:59:16que l'enclave des Ceuta
00:59:17Oubay a des règles
00:59:18particulières
00:59:19au sein de l'espace Schengen
00:59:21puisqu'il y a des contrôles
00:59:22très stricts
00:59:22entrés et surtout
00:59:23sortis vers le continent
00:59:24et tous les états
00:59:27ont évidemment reconnu
00:59:28et en premier lieu
00:59:29l'Espagne
00:59:29mais tous
00:59:30qu'il n'y avait eu
00:59:30aucune traversée
00:59:32de la mer Méditerranée
00:59:33il n'y avait eu
00:59:33aucune pénétration
00:59:34sur le continent
00:59:35à l'issue
00:59:36de cette crise
00:59:39de cette arrivée
00:59:40massive
00:59:40de migrants
00:59:41sur l'enclave
00:59:42de Ceuta
00:59:43et nous étions
00:59:45tout à l'heure
00:59:46un peu plus tôt
00:59:47dans cette émission
00:59:47avec Isabelle Négry
00:59:48et conseillère du président
00:59:49du Think Tank
00:59:50Europa Nova
00:59:50écoutez
00:59:51ce qu'elle concluait
00:59:53de ce rendez-vous
00:59:54d'hier
00:59:55ça va rassembler
00:59:56pour deux raisons
00:59:57d'abord parce que
00:59:58c'est une réunion
00:59:59comme ça aussi extraordinaire
01:00:00au milieu du mois de juillet
01:00:01c'est un peu la seule actualité
01:00:02en ce moment européenne
01:00:03donc ça c'est
01:00:04ça renforce les liens
01:00:06pour le futur
01:00:07mais il y a autre chose
01:00:08c'est que depuis le 12 juin
01:00:10et avec cette crise
01:00:11on va voir
01:00:12comment concrètement
01:00:13ça se met en place
01:00:14vous savez qu'il n'y avait
01:00:15pas de solidarité obligatoire
01:00:17sur les questions migratoires
01:00:18parce que les questions migratoires
01:00:19sont très clivantes
01:00:20en Europe
01:00:20jusqu'à présent
01:00:21et là il y a une unanimité
01:00:23sur le fait
01:00:24qu'il faut vraiment agir
01:00:25et soutenir
01:00:25l'Espagne
01:00:26dans cette crise
01:00:29Voilà
01:00:29Isabelle Négry
01:00:30est conseillère du président
01:00:31du think tank
01:00:32Europa Nova
01:00:33et puis on termine
01:00:34avec cette information
01:00:35en Gironde
01:00:35l'Etat vient de donner
01:00:36son feu vert
01:00:38à un projet contesté
01:00:39de méga fermes terrestres
01:00:40à Saumont
01:00:41ça se passe à Verdon
01:00:41sur Mer
01:00:42une autorisation
01:00:43assortie de nombreuses
01:00:44prescriptions
01:00:45face à l'opposition
01:00:46de près d'une trentaine d'ONG
01:00:47et l'appel
01:00:48d'une centaine de députés
01:00:49à un moratoire
01:00:50sur ces fermes usines
01:00:52les explications
01:00:52de Marie-Cœurderoy
01:00:55Reconvertir une friche
01:00:56industrie à l'eau portuaire
01:00:57et renforcer
01:00:58la souveraineté alimentaire
01:00:59de la France
01:00:59voilà comment
01:01:00la préfecture de Gironde
01:01:01justifie l'autorisation
01:01:03accordée au projet
01:01:04de méga fermes
01:01:05à Saumont
01:01:05un projet inédit
01:01:06par sa taille
01:01:07280 millions d'euros
01:01:09seront injectés
01:01:10par la société
01:01:10Pur Salmon
01:01:11elle-même financée
01:01:12par un fonds d'investissement
01:01:13de Singapour
01:01:14une somme
01:01:15qui servira
01:01:16à la construction
01:01:16de bassins
01:01:17en circuit fermé
01:01:18sur 14 hectares
01:01:19de terrain
01:01:19à la clé
01:01:20la création
01:01:21de 250 emplois
01:01:22mais surtout
01:01:23la production
01:01:24de 10 000 tonnes
01:01:25de saumon par an
01:01:26l'enjeu essentiel
01:01:27du projet
01:01:27car la France
01:01:28quatrième plus grand
01:01:29consommateur
01:01:30de ce poisson dans le monde
01:01:31est premier
01:01:31à l'échelle de l'Europe
01:01:32importe aujourd'hui
01:01:3499% du saumon
01:01:36englouti chaque année
01:01:37la méga ferme
01:01:38permettra donc
01:01:39d'assurer au moins
01:01:395% de la demande nationale
01:01:41d'ici là
01:01:42et face aux nombreux
01:01:43opposants au projet
01:01:44la préfecture de Gironde
01:01:45insiste sur ses prescriptions
01:01:47environnementales
01:01:48particulièrement exigeantes
01:01:49qualité de l'air
01:01:50ressources en eau
01:01:51et protection
01:01:51des milieux aquatiques
01:01:53l'état promet
01:01:54la mise en place
01:01:54d'une commission de suivi
01:01:56avec un encadrement
01:01:57pendant les travaux
01:01:58mais aussi
01:01:58l'exploitation future
01:02:008h07
01:02:00les marchés
01:02:05Etienne Braque
01:02:06à quoi faut-il s'attendre
01:02:07à moins d'une heure
01:02:08de l'ouverture
01:02:08des marchés européens
01:02:09du vert
01:02:09plus 0,4%
01:02:10sur le futur
01:02:11et pourquoi pas
01:02:12un nouveau record
01:02:12à l'ouverture
01:02:13encore hier soir
01:02:14le CAC 40 a clôturé
01:02:15sur un plus haut historique
01:02:16Wall Street également
01:02:17a touché un plus haut historique
01:02:18c'était le cas en tout cas
01:02:19pour le S&P 500
01:02:20et pour le Dow Jones
01:02:22hier
01:02:22grâce notamment
01:02:23aux résultats d'entreprises
01:02:24qui sont dans l'ensemble
01:02:25largement supérieurs
01:02:27aux attentes
01:02:27ça s'est notamment
01:02:28très bien passé
01:02:29pour Palantir
01:02:30plus 30% quand même
01:02:31après la publication
01:02:32de ses résultats
01:02:32ça montre bien
01:02:33qu'il y a beaucoup
01:02:33de volatilité
01:02:34en ce moment
01:02:35McDonald's de son côté
01:02:36a publié des résultats
01:02:37en deçà des attentes
01:02:39mais a annoncé
01:02:40le limogesage
01:02:40de son patron américain
01:02:42sur l'activité américaine
01:02:43plutôt
01:02:44et donc le titre
01:02:45a finalement clôturé
01:02:46sur une hausse
01:02:46de 1%
01:02:47et puis donc
01:02:48ce matin
01:02:48à 9h
01:02:49il faudra suivre
01:02:49du côté de Copenhague
01:02:51Novo Nordisk
01:02:51qui revoit
01:02:52à la hausse
01:02:53ses prévisions
01:02:53pour cette année
01:02:54ce qui soutient
01:02:56quand même
01:02:56en ce moment
01:02:57les indices européens
01:02:58et américains
01:02:58c'est cette nette baisse
01:03:00des cours du pétrole
01:03:01on vient d'entendre
01:03:01Scott Besson
01:03:02dans ce journal
01:03:03on a quand même
01:03:03un baril de Bren
01:03:04qui est sous les 80 dollars
01:03:05pour la première fois
01:03:06en l'espace de 3 semaines
01:03:06et ça forcément
01:03:07c'est une bonne nouvelle
01:03:08pour l'économie européenne
01:03:11mais également
01:03:11pour l'économie américaine
01:03:13souvenez-vous
01:03:13la semaine dernière
01:03:14on avait eu
01:03:14des bonnes surprises
01:03:15pour la croissance européenne
01:03:17au deuxième trimestre
01:03:18et donc
01:03:19mine de rien
01:03:19vous avez des investisseurs
01:03:21qui sont un petit peu
01:03:22plus optimistes désormais
01:03:23et donc un marché action
01:03:24qui se porte
01:03:25plutôt bien
01:03:26en ce moment
01:03:26à 8h30
01:03:27on parlera quand même
01:03:28des résultats de SpaceX
01:03:29parce que c'était
01:03:29le gros morceau
01:03:30hier soir en après-bourse
01:03:31résultat au-delà
01:03:32des attentes
01:03:33mais le titre était à moins 7
01:03:34à cause notamment
01:03:35des énormes investissements
01:03:36qu'est en train de faire
01:03:37Elon Musk
01:03:37dans l'intelligence artificielle
01:03:39plus de 15 milliards de dollars
01:03:41investis
01:03:41rien qu'au deuxième trimestre
01:03:43dans l'intelligence artificielle
01:03:44alors que dans le même temps
01:03:45cette activité continue
01:03:46de perdre de l'argent
01:03:47et donc hier soir
01:03:48on a eu quelques soubresauts
01:03:49en après-bourse
01:03:50et bien sûr
01:03:50tout ça sera confirmé
01:03:52à 15h30
01:03:52à l'ouverture de Wall Street
01:03:53c'est vrai
01:03:54c'est qu'on y reviendra
01:03:54donc avec vous
01:03:55Étienne à 8h30
01:03:56et puis on vous retrouve
01:03:56à 8h40
01:03:57pour l'ouverture des marchés
01:03:59dans Good Morning Market
01:03:59avec le club de la bourse
01:04:01tout de suite
01:04:01c'est la tech
01:04:04Good Morning Business
01:04:05Culture IA
01:04:06Cet été dans Good Morning Business
01:04:08nous vous faisons revivre
01:04:10les chroniques tech
01:04:10d'Anthony Morel
01:04:11qui déniche pour vous
01:04:12les innovations
01:04:12les plus sensationnelles
01:04:14ce matin
01:04:15une intelligence artificielle
01:04:16française
01:04:16qui révolutionne
01:04:17les prévisions météo
01:04:19Il y a une vraie révolution
01:04:20de l'IA
01:04:21dans les prévisions météo
01:04:22d'une manière générale
01:04:23et pour bien la comprendre
01:04:24il faut revenir
01:04:24à comment ça fonctionne
01:04:25les prévisions météo
01:04:27aujourd'hui
01:04:27en gros
01:04:27aujourd'hui
01:04:28vous avez des supercalculateurs
01:04:30qui vont tourner
01:04:32des logiciels
01:04:32qui vont en fait
01:04:33découper l'atmosphère terrestre
01:04:35en des milliards
01:04:35de petits cubes virtuels
01:04:36et qui vont appliquer
01:04:37les lois de la physique
01:04:38pour calculer
01:04:39l'évolution
01:04:40de la température
01:04:41de la pression
01:04:41et du vent
01:04:42c'est très efficace
01:04:43surtout à quelques jours
01:04:44d'intervalle
01:04:45ça fonctionne très très bien
01:04:46mais ça demande énormément
01:04:48de puissance de calcul
01:04:48et ça demande beaucoup de temps
01:04:50l'intelligence artificielle
01:04:51elle change complètement le modèle
01:04:53l'IA en fait
01:04:54elle va être entraînée
01:04:55à partir de décennies
01:04:57de données
01:04:58sur la météo
01:04:59et elle va faire
01:05:00ce qu'on appelle
01:05:00du pattern recognition
01:05:01de la reconnaissance de motifs
01:05:03et elle va essayer
01:05:04à partir d'une analyse
01:05:05de l'atmosphère
01:05:06de deviner
01:05:07d'anticiper la météo
01:05:08des jours qui viennent
01:05:09et ça
01:05:09c'est incroyablement efficace
01:05:11sur les tests
01:05:11qui sont réalisés
01:05:12alors le modèle de référence
01:05:13c'est Gencast
01:05:14c'est une IA
01:05:14qui a été conçue par Google
01:05:15et sur la météo
01:05:16notamment à moyen et long terme
01:05:18donc là on parle de 10 à 15 jours
01:05:20et bien elle est plus performante
01:05:22que n'importe quelle météo classique
01:05:24en prenant beaucoup moins de temps aussi
01:05:25puisqu'il faut seulement 8 minutes
01:05:27contre plusieurs heures habituellement
01:05:28et là on a une IA française
01:05:30alors c'est une équipe de l'INRIA
01:05:31qui a conçu un modèle
01:05:32qui s'appelle
01:05:33Arches Weathergen
01:05:34qui a été benchmarké
01:05:36face à Google
01:05:36et qui obtient des résultats
01:05:38qui sont encore meilleurs
01:05:39c'est à dire qu'à partir
01:05:40de J plus 4
01:05:41sur les prévisions météo
01:05:42et bien on obtient
01:05:43des prévisions
01:05:44qui sont plus fines
01:05:45qui sont plus rapides
01:05:47et qui se font
01:05:48avec une fraction
01:05:48de la puissance de calcul
01:05:49utilisée habituellement
01:05:50par Google
01:05:51donc ça pour le coup
01:05:52ça pourrait être
01:05:53une transformation complète
01:05:54de la façon
01:05:54dont on fait les prévisions
01:05:56moi je croyais
01:05:57que prédire la météo
01:05:58à 15 jours
01:05:58c'était quasiment impossible
01:05:59ça l'était
01:06:00mais ça devient
01:06:01en fait de plus en plus crédible
01:06:02grâce à l'intelligence artificielle
01:06:04et c'est une révolution potentielle
01:06:05alors dans plein de secteurs
01:06:06d'activité
01:06:07vous imaginez bien
01:06:07pour les agriculteurs évidemment
01:06:09pour les semences
01:06:09et pour l'irrigation
01:06:10pour le secteur énergétique
01:06:12pour prévoir les pics de consommation
01:06:13pour le transport maritime
01:06:15pour le transport aérien
01:06:16et l'autre gros avantage
01:06:18de ces météos
01:06:19générées par l'intelligence artificielle
01:06:21c'est qu'elles sont aussi
01:06:21bien meilleures
01:06:22pour prédire
01:06:23les événements exceptionnels
01:06:25donc les vagues de chaleur
01:06:26les vagues de froid
01:06:27sur Gencast
01:06:28donc l'IA de Google
01:06:29mais c'est la même chose
01:06:30avec l'IA française
01:06:31et bien elle est capable
01:06:32par exemple
01:06:32de prédire précisément
01:06:34la trajectoire
01:06:34d'un cyclone tropical
01:06:35jusqu'à 5 jours à l'avance
01:06:37et ça forcément
01:06:38on va pouvoir
01:06:39mieux prédire
01:06:40les dégâts matériels potentiels
01:06:41mieux se préparer
01:06:43et donc éviter
01:06:43notamment des morts
01:06:45et puis des gros gros dégâts potentiels
01:06:47mais est-ce que l'IA prévoit
01:06:49que l'IA va aussi augmenter
01:06:51le problème de réchauffement climatique
01:06:52est-ce qu'elle s'auto-évalue
01:06:54dans le protocole ?
01:06:56c'est ce qui est intéressant
01:06:57je trouve
01:06:57c'est vraiment
01:06:58c'est jamais tout noir
01:06:59ou tout blanc
01:06:59on critique souvent
01:07:00l'intelligence artificielle
01:07:01pour son rôle justement
01:07:02et pour sa consommation énergétique
01:07:04et c'est une réalité
01:07:05vous avez des data centers
01:07:06c'est très énergivore
01:07:07tout le monde le sait
01:07:08mais on voit aussi
01:07:09à travers ces révolutions technologiques là
01:07:11et bien que l'IA
01:07:12va aussi être une partie
01:07:13de la solution
01:07:14c'est-à-dire qu'elle va nous permettre
01:07:15de mieux comprendre
01:07:16le dérèglement climatique
01:07:18de mieux prédire
01:07:19la météo
01:07:20voilà les chroniques d'Anthony Morel
01:07:22à retrouver tous les matins
01:07:23dans Good Morning Business
01:07:24retour au direct
01:07:25et la tech
01:07:25on continue d'en parler
01:07:26avec notre invité
01:07:28Good Morning Business
01:07:30French Tech
01:07:32Bonjour Morgane Diaz-Simao
01:07:34Merci d'être avec nous
01:07:35vous êtes vice-président
01:07:36de Delta Vision
01:07:37entreprise européenne
01:07:38de la Space Tech
01:07:39donc tout ce qui se passe
01:07:40dans l'espace par définition
01:07:41créé par trois anciens ingénieurs
01:07:43d'Arienne Group
01:07:44et d'Airbus
01:07:44peut-être pour que tout le monde
01:07:46comprenne bien
01:07:47d'abord avant d'entrer
01:07:47dans le vif du sujet
01:07:49vous fabriquez des systèmes
01:07:50de fluides
01:07:51qui servent
01:07:52notamment aux lanceurs
01:07:53et aux satellites
01:07:53c'est-à-dire ?
01:07:54Alors en fait
01:07:55c'est très simple
01:07:56à Delta Vision
01:07:56on fabrique
01:07:58l'ensemble des composants
01:07:59qui vont gérer le carburant
01:08:00à bord des véhicules spatiaux
01:08:02donc à la fois
01:08:03les lanceurs
01:08:03les fusées
01:08:04les satellites
01:08:05et autres véhicules orbitaux
01:08:07mais également
01:08:08nous développons
01:08:09les technologies
01:08:10qui permettent
01:08:11le ravitaillement en orbite
01:08:12c'est-à-dire pouvoir
01:08:13refaire le plein de carburant
01:08:14des satellites
01:08:15en espace
01:08:16une fois que leurs carburants
01:08:17enfin leurs réservoirs sont vides
01:08:18plutôt que de les jeter
01:08:19en gros nous fabriquons
01:08:20le système cardiovasculaire
01:08:22de tout ce qui va dans l'espace
01:08:23On parle là de savoir-faire
01:08:24vraiment de pointe
01:08:25j'imagine que les ingénieurs
01:08:27sont très spécifiques
01:08:28pour travailler sur ces missions-là
01:08:29Absolument
01:08:30il y a très peu d'ingénieurs
01:08:31comme ça en Europe
01:08:31et aujourd'hui
01:08:32à l'heure actuelle
01:08:33nous sommes très heureux
01:08:34que la plupart d'entre eux
01:08:35sont chez nous
01:08:35125 salariés désormais
01:08:39entreprise
01:08:39donc Delta Vision
01:08:40qui est rentable
01:08:40depuis ses créations
01:08:41de 2022
01:08:43Exactement
01:08:44donc nous avons créé
01:08:45l'entreprise
01:08:45il y a 4 ans
01:08:46et nous sommes rentables
01:08:48depuis le premier jour
01:08:48sans avoir eu besoin
01:08:51de lever 1 euro
01:08:52parce qu'on a une traction
01:08:54commerciale très forte
01:08:55dès le début
01:08:55ce qui montre en fait
01:08:56l'attractivité
01:08:58pour ces composants-là
01:08:59du marché
01:09:00Et vous avez des difficultés
01:09:02à recruter justement
01:09:03trouver les talents
01:09:04comme ils sont rares
01:09:05j'imagine qu'ils s'arrachent
01:09:06aussi avec la concurrence
01:09:07y compris internationale
01:09:09Absolument
01:09:09des difficultés
01:09:10à la fois
01:09:11pour le recrutement
01:09:11à la fois des ingénieurs
01:09:12spécialisés
01:09:13mais aussi des mécaniciens
01:09:14qui vont assembler
01:09:15parce qu'on ne fait pas
01:09:16simplement la conception
01:09:18mais on fait aussi
01:09:19tout l'assemblage
01:09:20le test
01:09:20donc on reçoit
01:09:21des matières premières
01:09:22des tubes de métal
01:09:24des tubes de métaux
01:09:24qu'on va usiner
01:09:26et assembler
01:09:28pour produire
01:09:29un produit qualifié
01:09:30prêt à partir en orbite
01:09:31Alors pas de levée de fonds
01:09:33jusqu'à récemment
01:09:33puisque là
01:09:34vous avez donc levé
01:09:35il y a quelques jours
01:09:3510 millions d'euros
01:09:36pour ouvrir un centre en France
01:09:37à Mérignac
01:09:38près de Bordeaux
01:09:39Exactement
01:09:40Alors cette levée de fonds
01:09:41c'est un des éléments
01:09:42elle va servir à trois choses
01:09:44la première
01:09:44c'est pour assurer
01:09:46une montée en puissance
01:09:47de notre industrialisation
01:09:48aujourd'hui nous sommes déjà
01:09:49industrialisés
01:09:50nous sommes capables
01:09:51de produire
01:09:512000 pièces par an
01:09:53et nous comptons
01:09:54avec cette levée de fonds
01:09:55augmenter à 5000 pièces par an
01:09:56depuis notre usine de Munich
01:09:58le deuxième point
01:09:59de cette levée de fonds
01:10:00elle va aussi servir
01:10:01à développer
01:10:01les compétences
01:10:03et les capacités
01:10:04de ravitaillement orbital
01:10:05et le troisième point
01:10:06c'est pour le développement
01:10:07de notre filiale française
01:10:08à Bordeaux
01:10:09Il va y avoir des recrutements
01:10:10justement dans ce projet
01:10:11de développement
01:10:12notamment sur le territoire français ?
01:10:14Il va y avoir des recrutements
01:10:15malheureusement
01:10:16on est toujours en phase étude
01:10:17je ne vais pas pouvoir vous donner
01:10:18de chiffres très très précis
01:10:19parce que la demande
01:10:20ne fait qu'accroître
01:10:21mais nous avons un plan
01:10:22très précis
01:10:23et assez ambitieux
01:10:24justement de commencer
01:10:25cette année
01:10:26avec les acteurs locaux
01:10:27de monter en maturité
01:10:28technologique
01:10:29l'année prochaine
01:10:29et de passer à l'industrialisation
01:10:31l'année d'après
01:10:32Donc on en saura plus prochainement
01:10:33C'était plus logique Bordeaux
01:10:36que Toulouse
01:10:36qui est pourtant
01:10:37quand même identifié
01:10:38comme la capitale
01:10:39de l'aéronautique
01:10:40et de l'aérospatiale ?
01:10:41Alors très très bonne question
01:10:43en fait
01:10:44une des premières
01:10:45des raisons principales
01:10:47pour lesquelles
01:10:47on a choisi Bordeaux
01:10:48c'est pour se rapprocher
01:10:48de nos clients déjà existants
01:10:50notamment pour n'en citer
01:10:51que quelques-uns
01:10:52de Exploration Company
01:10:53Hyperspace
01:10:54Agenda Space
01:10:55qui sont basés
01:10:56autour de Bordeaux
01:10:57donc la première raison
01:10:58c'était pour se rapprocher
01:10:59de nos clients
01:11:00et la deuxième raison
01:11:01en fait
01:11:01c'était pour avoir accès
01:11:02à un vivier de talents
01:11:03très spécifiques
01:11:05qu'on trouve en fait
01:11:05dans cette région
01:11:06notamment autour
01:11:07de l'électronique
01:11:08et la robotique
01:11:09donc des capacités
01:11:10qu'on va avoir besoin
01:11:10bientôt
01:11:12pour développer
01:11:12nos futurs produits
01:11:14qu'on va développer
01:11:14dans la région
01:11:15Donc vous venez renforcer
01:11:16un pôle là autour de Bordeaux
01:11:17qui existe déjà
01:11:18qui est déjà bien construit
01:11:20Absolument
01:11:20après on remplit en fait
01:11:23un manque crucial
01:11:24en fait
01:11:25dans la chaîne d'approvisionnement
01:11:26européenne et française
01:11:27sur ces produits là
01:11:28nous sommes les seuls
01:11:29à faire ça en Europe
01:11:30Il faut accélérer là-dessus
01:11:31vous comptez aussi
01:11:33sur les commandes européennes
01:11:34justement
01:11:35où est-ce qu'on en est
01:11:36au niveau des carnets de commandes
01:11:38au niveau des projets européens
01:11:39on a parlé de la relance
01:11:40du spatial européen
01:11:41Oui
01:11:42alors nous
01:11:43comme j'ai dit
01:11:44auparavant
01:11:44on est sur un marché de niche
01:11:45et on est les seuls
01:11:46à faire ça en Europe
01:11:47du coup notre carnet commande
01:11:49on a une traction commerciale
01:11:50qui est très très intense
01:11:51On a forcément besoin de vous
01:11:52quoi qu'il arrive
01:11:53Absolument
01:11:53en gros tout ce qui part
01:11:54dans l'espace depuis l'Europe
01:11:55aura besoin de nos produits
01:11:56Mais même alors l'Europe
01:11:58mais si on vous regarde
01:11:59à l'étranger
01:12:00vous travaillez aussi
01:12:01sur les marchés internationaux
01:12:02alors il y a des marchés
01:12:04plus verticaux
01:12:05c'est le cas de Spacey
01:12:06qui fait tout en interne
01:12:07en réalité
01:12:08c'est un concurrent
01:12:09pour vous ?
01:12:10Alors c'est pas forcément
01:12:11un concurrent
01:12:12pour nous en fait
01:12:12il sort en fait du lot
01:12:14très simplement
01:12:14mais effectivement
01:12:15nous avons d'autres
01:12:17d'autres clients
01:12:18en dehors de l'Europe
01:12:19Les Etats-Unis
01:12:20bien entendu
01:12:20représentent un marché
01:12:22très important pour nous
01:12:23donc les plus gros acteurs
01:12:24en fait sont déjà
01:12:25en discussion
01:12:25ou en accord commerciaux
01:12:28avec nous
01:12:28et nous livrons aussi
01:12:29vers l'Asie
01:12:30Et quelles sont
01:12:30les prochaines étapes
01:12:31alors une fois que ce pôle
01:12:33sera constitué
01:12:34autour de Bordeaux
01:12:35notamment
01:12:36mais les autres actualités
01:12:37également dont vous nous avez parlé
01:12:39Quelles seront les prochaines étapes
01:12:40pour la société ?
01:12:41Alors les prochaines étapes
01:12:42pour la société
01:12:43c'est de monter en puissance
01:12:46au niveau des capacités
01:12:47industrielles
01:12:48dans notre usine de Munich
01:12:49et après de commencer
01:12:50la R&D
01:12:51avec les acteurs locaux
01:12:52sur Bordeaux
01:12:53pour une autre famille
01:12:54de produits
01:12:55donc j'ai parlé
01:12:56de système cardiovasculaire
01:12:57de ce qu'on fait en fait
01:12:58à Munich
01:12:59et là ce qu'on va faire
01:13:00en France
01:13:01dans notre société
01:13:01dans notre filiale
01:13:03à Bordeaux
01:13:03c'est le système nerveux
01:13:04donc tout ce qui est capteur
01:13:06capteur de pression
01:13:07capteur de température
01:13:08capteur de flux
01:13:09qui vont aider
01:13:10au contrôle en fait
01:13:11fluidique
01:13:12Merci beaucoup
01:13:13Morgane Diaz-Simaou
01:13:14d'être venu nous parler
01:13:15de ces révolutions technologiques
01:13:17qui se passent aussi
01:13:18bien sûr chez nous
01:13:19et on en est fiers
01:13:20de voir que ça avance
01:13:21aussi en Europe
01:13:22dans la space tech
01:13:23merci beaucoup
01:13:24je rappelle que vous êtes
01:13:25vice-président
01:13:25de Delta Vision
01:13:26on marque une pause
01:13:27on va se retrouver
01:13:28dans un petit instant
01:13:31good morning business
01:13:32la matinale de l'économie
01:13:34et ce matin nous parlons
01:13:36de restauration
01:13:37de voyage
01:13:37avec vous Frédéric Mouica
01:13:39bonjour
01:13:39bonjour
01:13:40merci d'être sur BFM Business
01:13:42au cœur de l'été
01:13:43vous êtes directeur général
01:13:44adjoint France
01:13:44d'Arias
01:13:45un mot sur votre métier
01:13:46peut-être d'abord
01:13:47chez Arias
01:13:48c'est de proposer
01:13:49des offres de restauration
01:13:51pendant que
01:13:51l'on voyage
01:13:52pendant nos déplacements
01:13:53aussi bien
01:13:54dans les gares
01:13:55les aéroports
01:13:55que les aires d'autoroutes
01:13:57c'est bien ça
01:13:57lorsque vous vous déplacez
01:14:00vous partez en vacances
01:14:01ou en week-end
01:14:01il y a de grandes chances
01:14:02que vous puissiez
01:14:03vous arrêter
01:14:04pour prendre un café
01:14:05ou vous restaurer
01:14:06dans un des 570 points de vente
01:14:08d'Arias France
01:14:08où nous opérons
01:14:10à la fois en gare
01:14:11en aéroport
01:14:12et également sur autoroute
01:14:14votre marché
01:14:15c'est la France exclusivement ?
01:14:17alors non
01:14:17la particularité d'Arias
01:14:18c'est que nous sommes
01:14:18un groupe international
01:14:19de 3 milliards d'euros
01:14:20donc quasiment les un tiers
01:14:22sont effectués en France
01:14:24mais nous sommes aussi présents
01:14:25aux Etats-Unis
01:14:27en Amérique
01:14:28aux Etats-Unis
01:14:29en Amérique
01:14:30en Italie
01:14:31et alors c'est vrai
01:14:31que dans les transports
01:14:32on ne cesse d'innover
01:14:33il faut être toujours
01:14:34voilà plus moderne
01:14:36plus avancé
01:14:37à proposer
01:14:38plus de services
01:14:39de confort
01:14:40avec des lieux
01:14:41des gares
01:14:42des aéroports
01:14:43qui se modernisent
01:14:44on a par exemple
01:14:45l'aéroport de Beauvais
01:14:46près de Paris
01:14:48qui s'agrandit
01:14:49et qui a de nouveaux projets
01:14:51auxquels vous participez
01:14:53alors en effet
01:14:54notre particularité
01:14:55c'est de pouvoir
01:14:56proposer à nos concédants
01:14:57donc entre autres
01:14:58les aéroports
01:14:59dans l'exemple
01:14:59que vous citez
01:15:00donc de proposer
01:15:01des offres de restauration
01:15:02qui sont très diversifiées
01:15:04et qui conviennent
01:15:05vraiment à tout public
01:15:06et à tout client
01:15:07c'est-à-dire que
01:15:08notre particularité
01:15:09c'est de pouvoir
01:15:11assurer une restauration
01:15:13de 4h du matin
01:15:14lorsque vous avez
01:15:14les premiers voyageurs
01:15:15jusqu'aux derniers voyageurs
01:15:17et qui plus est
01:15:18si jamais il y a des retards
01:15:19il faut être capable
01:15:20de pouvoir aussi rester
01:15:21jusqu'aux
01:15:21potentiellement
01:15:222h du matin
01:15:23mais c'est vrai
01:15:23qu'on a des aéroports
01:15:24encore où quand on arrive
01:15:25très tôt le matin
01:15:26il n'y a pas grand-chose
01:15:27qui est ouvert
01:15:27alors la logique veut
01:15:29que normalement
01:15:30nous devons être ouverts
01:15:32à minima
01:15:32une heure avant
01:15:33j'allais dire
01:15:34le premier vol
01:15:35décollage du premier vol
01:15:36de manière à assurer
01:15:37une restauration
01:15:38pour les premiers passagers
01:15:39qui arrivent dans l'aéroport
01:15:40concernant Beauvais
01:15:41on parlera du reste
01:15:41juste après
01:15:42mais c'est quand même
01:15:43un hub
01:15:44qui concentre
01:15:46essentiellement
01:15:47des compagnies low cost
01:15:48vous êtes donc
01:15:49assez dépendant
01:15:50sur ce type
01:15:51de marché
01:15:52de la bonne santé
01:15:53du secteur
01:15:54de ces compagnies là
01:15:56oui alors bien évidemment
01:15:57alors après nous
01:15:57c'est surtout l'aéroport
01:15:59qui a des négociations
01:16:00et notamment
01:16:01avec Ryanair
01:16:02puisque c'est le
01:16:04principal opérateur
01:16:05d'avions
01:16:06sur
01:16:06enfin compagnie aérienne
01:16:07sur Beauvais
01:16:08donc bien évidemment
01:16:10nous sommes soumis
01:16:10aux aléas
01:16:11de ce trafic là
01:16:13bon l'avantage
01:16:14de Beauvais
01:16:14c'est que c'est un aéroport
01:16:15qui est en croissance
01:16:16et qui est le premier aéroport
01:16:18en région
01:16:18à pouvoir avoir retrouvé
01:16:20un niveau d'activité
01:16:20de fréquentation
01:16:22après Covid
01:16:23l'année qui a suivi
01:16:24il y a eu Covid
01:16:25mais il y a aussi
01:16:25l'explosion du prix
01:16:27du kérosène
01:16:27dont les compagnies
01:16:29enfin voilà
01:16:29que les compagnies
01:16:30ont dû absorber
01:16:31certaines ont supprimé
01:16:32des vols
01:16:32aussi
01:16:33face à cette situation
01:16:35est-ce que vous
01:16:35vous l'avez ressenti
01:16:36dans vos activités ?
01:16:37Alors bien évidemment
01:16:38quand on est dans
01:16:39l'hyperflux
01:16:39parce que nous
01:16:40notre logique
01:16:40c'est d'être dans
01:16:41les flux
01:16:42et passagers
01:16:43bien évidemment
01:16:44si la fréquentation
01:16:46baisse
01:16:47notre activité
01:16:47baisse de fait
01:16:48après on travaille
01:16:50aussi énormément
01:16:51les ventes
01:16:51avec nos équipes
01:16:52justement pour maintenir
01:16:54notre niveau
01:16:54de chiffre d'affaires
01:16:55Idem sur les autoroutes
01:16:57on a fait plus attention
01:16:58aux dépenses de carburant
01:16:59qui s'est envolé
01:17:01pareil
01:17:01ces tendances-là
01:17:03vous les ressentez
01:17:03sur ces activités ?
01:17:04Alors oui
01:17:05notamment lorsqu'il y a eu
01:17:06la crise
01:17:07la crise pétrolière
01:17:09donc notamment
01:17:10en avril
01:17:10au mois d'avril
01:17:11où on a vu
01:17:12vraiment le trafic
01:17:13autoroutier baissé
01:17:15et pour le coup
01:17:16ça a eu des incidences
01:17:17sur notre activité
01:17:18mais encore une fois
01:17:19notre objectif
01:17:20c'est vraiment
01:17:21d'assurer
01:17:23la restauration
01:17:24à des prix attractifs
01:17:25de manière à ce que
01:17:26inciter nos clients
01:17:28partenaires
01:17:28et nos clients
01:17:29de tous les jours
01:17:30à s'arrêter
01:17:30dans nos aires
01:17:31nos gardes
01:17:32Alors vous allez me dire
01:17:33ça n'a rien à voir
01:17:34mais est-ce que vous avez vu
01:17:34le film L'Odyssée
01:17:35ou pas encore ?
01:17:36Pas encore
01:17:36Je ne sais pas si vous le savez
01:17:39mais c'est à Montpellier
01:17:40qu'il est diffusé
01:17:42dans le format
01:17:43le plus optimal
01:17:44et donc on a eu
01:17:45on a observé
01:17:46et on en a parlé
01:17:47sur notre antenne
01:17:48des multiplications
01:17:49de trajets
01:17:49vers Montpellier
01:17:50des personnes qui font
01:17:51des centaines de kilomètres
01:17:52pour aller voir
01:17:53ce film
01:17:54justement
01:17:55vous êtes présent
01:17:56à la gare de Montpellier
01:17:57est-ce que aussi
01:17:58c'est une tendance
01:17:59qu'on peut observer
01:18:00à travers votre activité
01:18:03Montpellier
01:18:03présent en gare
01:18:04bien évidemment
01:18:05présent également
01:18:06sur autoroute
01:18:07sur l'autoroute A9
01:18:08bien évidemment
01:18:09lorsqu'on est sur des transferts
01:18:11tout à l'heure
01:18:11je l'ai dit
01:18:11dans mon introduction
01:18:13les déplacements
01:18:14sont toujours
01:18:15on va dire
01:18:15des bons
01:18:17entre guillemets
01:18:18pour nos activités
01:18:18puisque partir du moment
01:18:19où vous allez entrer en gare
01:18:20vous allez vous déplacer
01:18:22pour aller
01:18:22sur ce lieu
01:18:25j'allais dire
01:18:25où vous avez
01:18:25la diffusion
01:18:28de ce film-là
01:18:28bien évidemment
01:18:29ça crée
01:18:30de l'activité
01:18:31et de l'activité
01:18:32en restauration
01:18:32bien évidemment
01:18:33il y a beaucoup à faire
01:18:34en France
01:18:34qui est un hub
01:18:36international
01:18:36quand même
01:18:37notamment sur le tourisme
01:18:38la France
01:18:39est le premier pays
01:18:41touristique
01:18:42au monde
01:18:43suivi
01:18:44du Royaume-Uni
01:18:45et c'est vrai
01:18:46que l'activité
01:18:46de Travel Retail
01:18:47Arias
01:18:48est le premier opérateur
01:18:50de restauration
01:18:50dans le Travel Retail
01:18:51donc dans l'univers
01:18:52du voyage
01:18:52et pour le coup
01:18:53nous avons
01:18:54à charge
01:18:55d'apporter
01:18:56toutes les solutions
01:18:58encore une fois
01:18:59pour les clients
01:19:00à des prix attractifs
01:19:01de manière
01:19:01et apporter aussi
01:19:02de la diversité
01:19:03c'est là aussi
01:19:04notre responsabilité
01:19:04en tant qu'opérateur
01:19:06dans ces univers
01:19:06du voyage
01:19:07Voilà parole de patron
01:19:08une séquence
01:19:09à retrouver
01:19:09tous les matins
01:19:10dans Good Morning Business
01:19:11dans un instant
01:19:12il sera 8h30
01:19:14on revient
01:19:14avec Etienne Braque
01:19:15sur les premiers résultats
01:19:16de SpaceX
01:19:17depuis son entrée
01:19:17en bourse
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