- il y a 1 semaine
https://www.arcom.fr/actualites/assises-de-la-radio-2026-radio-et-audio-numerique-lheure-des-decisions
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Avec l'information au cœur des usages et de l'offre radiophonique, mais avec un financement compliqué qui peut compromettre,
00:07comme vous le disiez, Julie, le modèle économique du Média.
00:10C'est donc cette problématique parmi les autres que nous allons aborder maintenant sur cette séquence accompagnée le développement du
00:16Média.
00:17Pour cela, j'appelle Laurent Laffont, sénateur union centriste du Val-de-Marne, et vous présidez la commission de la
00:23culture, de l'éducation, de la communication et du sport au Sénat.
00:27Romain Lalex, membre du collège de l'ARCOM et président du groupe de travail radio et audio numérique.
00:34Constance Benquet, présidente de l'Alliance de la radio et présidente de la Gardère News.
00:38Et puis Eva Jarnot, qui est représentante des locales, l'union intersyndicale des radios associatives, qui regroupe le SNRL, dont
00:46vous êtes le membre du Conseil national et le CNRA,
00:51et directrice adjointe de la radio SON, le son unique, radio nantaise, assez mythique.
00:58Romain Lalex, le livre blanc, j'en parlais en introduction, sur l'avenir de la radio, avait été publié par
01:06l'ARCOM lors de ces mêmes assises de la radio,
01:08il y a deux ans exactement, juin 2024.
01:11Ce document dressait un état des lieux de l'écosystème.
01:14Il fixait une feuille de route pour la modernisation du Média.
01:18Notamment, il organisait la transition, il actait et il organisait la transition de la radio analogique vers le tout numérique.
01:26Où en est-on deux ans plus tard ?
01:28Qu'est-ce qui a été fait pour développer le DAB+, qu'est-ce qu'il reste à faire
01:33et quelle va être la méthode ?
01:37Merci beaucoup Didier, merci à toutes et à tous.
01:41Je vais tâcher d'être bref parce qu'on a pris un peu de retard et comme la ministre nous
01:44fait l'amitié de conclure cette journée,
01:47je ne voudrais pas la retarder.
01:49J'en profite pour saluer Florence Philbert, la directrice générale des médias et des industries culturelles qui nous a rejoints.
01:55Alors oui, le livre blanc qui a été rendu public il y a deux ans et je salue également Hervé
02:01Gauthier,
02:01qui en a été le grand coordinateur au sein du Collège de l'Arcom.
02:04Ce livre blanc, vous vous en souvenez, reposait en réalité sur deux logiques.
02:09Une ambition pour le Média Radio de transformation digitale pour répondre aux enjeux de l'économie de l'attention.
02:19Transformation digitale qui passait notamment par le déploiement du DAB+.
02:23Et puis, dans le même temps, un accompagnement des services publics et des pouvoirs publics au sens large
02:30pour rendre cette transition digitale possible par une simplification de l'environnement,
02:39en particulier des radios commerciales qui, je le rappelle, représentent les trois quarts de l'audience en France,
02:45mais aussi par de la visibilité et de la stabilité pour le financement public de Radio France.
02:52Mais aussi pour le financement public des radios associatives qui jouent un rôle et qui accomplissent des missions
02:59très importantes aux plus proches de nos concitoyens.
03:04Donc, c'était il y a deux ans.
03:06Et comme le président H. Dari l'a dit en introduction,
03:11le bilan que nous pouvons tirer de la situation actuelle est un peu mitigé.
03:16Nous avons le sentiment d'être un peu au milieu du guet.
03:20Au milieu du guet parce que nous avons beaucoup avancé.
03:23Et ça, c'est très positif.
03:25Le président H. Dari l'a dit en termes de déploiement du DAB+.
03:29Nous avons atteint près de 80% de la population en mobilité.
03:35Nous avons assuré ce déploiement.
03:37Et c'est une fierté pour l'ARCOM et ses services avec une attention particulière pour la question du maillage
03:44territorial.
03:45C'était un engagement fort du Livre Blanc.
03:48Et nous avons respecté cet engagement.
03:52Nous avons, en outre, mené ce déploiement dans une dynamique collective inédite.
03:58Le Livre Blanc recommandait que l'association Ensemble pour le DAB+.
04:03Prenne une dimension nouvelle.
04:05Et l'association a pris cette dimension, a mené des campagnes de communication extrêmement visibles,
04:12a organisé très récemment une opération commerciale avec l'entreprise Fnac Darty
04:18et a considérablement contribué à faire augmenter la notoriété du DAB+.
04:28On avait préparé une relance, mais elle n'était pas si bien préparée que ça.
04:32Et du coup, merci, j'étais concentré sur l'après déjà.
04:36Déjà, Didier, vous avez moyennement tenu le timing.
04:38Mais si en plus, on ne me fait pas mes relances.
04:40C'est moi ou c'est les intervenants ?
04:42Alors, qu'est-ce qu'il reste maintenant à faire ?
04:45Maintenant, c'est quoi la feuille de route pour la suite ?
04:47Merci, Didier.
04:49Effectivement, la partie moins positive de tout ça, c'est que j'évoquais l'effort collectif
04:55qui a été engagé par les uns et les autres pour réaliser ces progrès.
05:02Effort engagé par les diffuseurs, bien sûr.
05:05Effort engagé par les éditeurs.
05:06Et pour que nous ayons tous un chiffre en tête, je rappellerai que le coût de diffusion
05:11du DAB+, à la fin de l'année 2026, sera un peu plus, sera un peu supérieur à 35
05:18millions d'euros.
05:20C'est un coût qui aura été multiplié par 3 en l'espace de 3 ans.
05:24Donc, c'est une charge très importante, le DAB+, pour le monde de la radio.
05:28Or, en face de cette charge aujourd'hui, nous n'avons ni l'équipement suffisant,
05:34ni l'usage et donc ni l'audience permettant aux opérateurs d'obtenir une forme de retour
05:41sur investissement de leurs efforts engagés dans le déploiement du DAB.
05:46Et donc, nous tirons à l'ARCOM deux conclusions de cette situation.
05:51La première, Martin l'a évoqué, c'est qu'elle n'est pas durable, elle n'est pas soutenable sur
05:56la durée.
05:57Et comme Julie l'a très brillamment présenté, les radios sont soumises au même effet ciseau
06:03que l'ensemble des médias régulés et des médias responsables.
06:07Mais elles ont en plus à assumer le coût de cette double diffusion.
06:10Et donc, elles ne pourront pas éternellement se trouver dans cette situation.
06:14Et donc, nous souhaitons, Martin l'a évoqué, à la rentrée, lancer ces travaux de modélisation et de concertation
06:21et faire en sorte que le secteur de la radio, dans toute sa diversité, et les pouvoirs publics dans toute
06:27leur diversité,
06:28parce que le DAB+, ce n'est pas bien sûr que le sujet de l'ARCOM,
06:32et bien que les professionnels et les pouvoirs publics s'entendent, se rassemblent autour d'un scénario central
06:38et le déploient avec toute la prévisibilité et la transparence requises.
06:43La deuxième conclusion, je ne vais pas m'étendre parce que le sujet a été longuement abordé,
06:50mais c'est la question de l'équipement.
06:51Nous avons besoin de protéger l'équipement en radio hertzienne.
06:57Nous en avons besoin à l'échelle communautaire et nous en avons également besoin à l'échelle nationale.
07:03L'exemple italien qui a été évoqué tout à l'heure est un excellent exemple dont il faut pouvoir s
07:10'inspirer.
07:12Est-ce qu'il y aura un accompagnement financier ? Est-ce qu'il faut prévoir aussi un accompagnement financier
07:16?
07:17Je ne m'attendais pas à répondre à cette question, mais elle est tout à fait pertinente.
07:21Elle s'adressera bien sûr au gouvernement et au Parlement en temps utile.
07:27C'est un des enjeux de l'exercice de modélisation que nous allons mener à la rentrée.
07:32C'est de définir différents scénarios, d'évaluer précisément ce que sont leurs conséquences en termes de coûts,
07:39en termes de prévisibilité de recettes et d'évaluer le cas échéant les besoins en accompagnement public.
07:47Mais avant d'envisager l'enjeu de l'accompagnement public, je pense qu'il y a d'autres paramètres
07:53sur lesquels nous pouvons jouer pour mieux accompagner le média radio, pour le rendre plus compétitif.
08:00Martin Ajdari l'a évoqué.
08:02Nous avons la question centrale des mentions légales.
08:06C'est un sujet dont on a du mal à comprendre qu'il ne soit pas réglé.
08:10Les rapports les plus brillants des inspections, notamment de l'IGF et de l'IGAC,
08:15se sont succédés pour démontrer à quel point ce dispositif était à la fois inopérant
08:20dans la protection du consommateur et en même temps particulièrement pénalisant pour les radios.
08:26Un arbitrage interministériel a été rendu en son temps avec le soutien massif du ministère de la Culture,
08:33mais cet arbitrage n'a pas été traduit dans les faits.
08:35Donc nous avons vraiment besoin d'avancer, bien évidemment, sur ce sujet des mentions légales.
08:41Et donc, pour conclure mon propos, je dirais que nous avons le sentiment que nous avons beaucoup avancé,
08:47porté par une dynamique collective animée par les professionnels,
08:51mais qu'il reste encore beaucoup à faire et que les mois qui nous séparent de la fin de l
08:57'actuelle législature
08:58peuvent être utiles.
08:59Et donc, nous nous réjouissons, et je le dis vraiment de manière extrêmement appuyée,
09:05de la disponibilité du sénateur Laffont et de l'intérêt que le Parlement porte à cette question de la radio.
09:12Je rappellerai que le sénateur Laffont était déjà à l'initiative et à l'origine de nos travaux sur le
09:17Livre blanc,
09:17en ayant organisé des débats au Sénat sur le sujet.
09:21Donc nous avons besoin du Parlement.
09:22Et puis, si les choses doivent prendre un peu plus de temps,
09:25nous nous préparons à faire des propositions aux futurs gouvernements et au Parlement
09:31qui sortiront des urnes dans un peu plus d'un an.
09:35Romain, si on voit qu'il y a quand même beaucoup d'attentes, beaucoup de mesures à prendre,
09:40s'il y avait, je ne vais pas demander un calendrier parce que vous n'avez pas forcément la main,
09:44mais la hiérarchie pour vous, dans quel ordre ça devrait avancer ?
09:49Qu'est-ce qui pourrait être résolu le plus vite ?
09:51Il nous semble que, sous réserve bien sûr de l'attention que le Parlement portera à ces sujets,
10:01il nous semble que nous avons trois dossiers extrêmement urgents devant nous.
10:06Le premier, c'est la question des obligations d'équipement.
10:09Si nous ne protégeons pas un accès universel à la radio, le média sera progressivement marginalisé
10:17et en tout état de cause, à brève échéance, très affaibie.
10:20Donc ça, c'est un sujet et les Italiens nous offrent une perspective.
10:25Le deuxième sujet, c'est bien sûr les mentions légales.
10:27Je ne m'étends pas sur la question, j'en ai déjà abondamment parlé.
10:31Et le troisième, c'est probablement une évolution du cadre nous concernant de gestion du parc de fréquence
10:39qui aujourd'hui s'opère dans un processus qui est un peu long, qui se comprend tout à fait,
10:46mais qui peut parfois manquer de réactivité.
10:49Et donc, nous souhaiterions disposer de plus de souplesse, notamment pour pouvoir adopter et adapter l'attribution des fréquences aux
10:58réalités locales.
10:58Nous avons des éditeurs qui parfois ont fait le choix de certains allotissements locaux.
11:03Et puis, à l'épreuve des faits, se sont rendus compte que leurs besoins avaient été surdimensionnés ou sous-dimensionnés.
11:10On a besoin de plus de souplesse dans la gestion du spectre.
11:12Donc ça, c'est un troisième élément.
11:14Donc ça, ce sont les combats fondamentaux.
11:17Et pour l'avenir, et c'est bien l'objectif du travail que nous lançons à la rentrée,
11:22notre objectif est de pouvoir, comme je le disais, chiffrer, définir un scénario central pour le média.
11:31Et ce scénario central emportera peut-être effectivement le questionnement que vous m'avez adressé
11:36et qui s'adressera alors au Parlement et au gouvernement d'un accompagnement public.
11:41Et ça, il nous semble que c'est dans un second temps et c'est plutôt les, j'allais dire,
11:47le gouvernement arrivant, le Parlement arrivant qui se chargeront de répondre à cette question.
11:52Constance, présidente de l'Alliance, vous avez donc venu d'entendre, comme nous,
11:55le conseiller Romain Lalex sur ses développements, ses attentes, ses mesures à prendre.
12:00Qu'est-ce que vous pensez de ces mesures, notamment sur les textes européens ?
12:04On en a parlé dans un premier temps au sein de l'Alliance.
12:07Vous avez aussi des positions assez fortes, parfois avec le service public, parfois indépendamment.
12:12Qu'est-ce que, pour vous, quelles sont les priorités ?
12:15Alors, j'ai entendu Bernard Guetta tout à l'heure parler en disant d'être ferme et audacieuse.
12:19Donc, je vais essayer de l'être ce matin.
12:22Juste un petit mot sur l'Alliance.
12:24Je crois que c'est la première fois qu'un syndicat de radio dans lequel vous avez le groupe RTL,
12:29le groupe Énergie, RMC, BFM, Skyrock, évidemment, toutes les radios indépendantes du SIRTI,
12:37plus de 200 radios, d'où l'importance du local, Radio Classique et le groupe Lagardère.
12:43Donc, c'est vrai, ça a été beaucoup dit ce matin.
12:46La radio est un média puissant.
12:47C'est un média de masse.
12:48C'est un média de proximité.
12:50C'est un média de confiance.
12:51C'est un média nomade.
12:52C'est un média ciblé.
12:54Ça, on ne l'a pas dit ce matin.
12:56Donc, je pense que c'est important.
12:58Et au sein de l'Alliance, nous sommes, enfin, nous essayons d'être en tout cas
13:02et d'expliquer à la profession, aux politiques et au grand public ce que je viens de dire là.
13:08Trois éditeurs sur quatre écoutent les radios privées.
13:11C'est important.
13:13Je suis évidemment d'accord avec tout ce qui a été dit ce matin sur le DAP+.
13:17On se réjouit, monsieur le président, si ça peut s'inscrire dans une loi.
13:22Tout ce que nous avons dit ce matin, on va y revenir tout à l'heure.
13:24Alors, nous soutenons évidemment avec Radio France, les combats européens,
13:29tout ce qui a été dit tout à l'heure, avec les radios associatives aussi.
13:32Je crois qu'il ne faut pas vous oublier.
13:35Sur l'histoire du DAP+, moi, j'ai deux points.
13:38Le premier point, c'est comme dans les automobiles aujourd'hui,
13:42vous avez une ceinture de sécurité.
13:44Il faudrait que les radios soient exactement aussi automatiques que la ceinture de sécurité.
13:48Je pense que c'est un combat que nous avons tous aujourd'hui.
13:52On l'a dit tout à l'heure, la radio et la radio privée est dans une situation qui n
13:56'est pas facile.
13:57Et en termes d'attribution de fréquence, je vais évidemment en dire un mot.
14:00Rien de personnel, ma chère Sybille.
14:03En revanche, ce que je disais, c'est que, et sur le DAP+, où nous sommes aussi évidemment d
14:08'accord avec vous,
14:09ça coûte beaucoup d'argent aux radios privées.
14:12Ça coûte entre 500 000 aujourd'hui, 1 million demain par radio.
14:16Donc ça peut valoir pour certains groupes 1,5 million, 2 millions.
14:20C'est beaucoup d'argent dans un marché publicitaire qui baisse.
14:23Nous n'avons pas été, je dois dire, au sein de l'Alliance, en tout cas au sein des radios
14:27privées,
14:28extrêmement efficaces jusqu'à aujourd'hui.
14:29C'est probablement de ma faute et de notre faute.
14:31Mais c'est vrai qu'en termes d'aide, je vois que, par exemple, la presse a beaucoup d'aide,
14:37les aides IPG, etc.
14:38Et en radio, on dépense, on recolte de moins en moins et nous n'avons pas d'aide.
14:44Donc c'est vrai que je ne sais pas sous quelle forme.
14:47Je sais que les moyens de service public, enfin de l'État, sont très contraints aujourd'hui.
14:54Mais je pense que ce serait juste et peut-être utile, en tout cas certainement utile,
14:59que les radios privées aient une aide pour les aider sur ces investissements
15:02que nous avons fait tout de suite et de manière très volontaire sur le DAP+.
15:08Ensuite, sur les contraintes que nous avons, les radios privées,
15:13sur les contraintes réglementaires, on a parlé des mentions légales.
15:18Il est clair que les mentions légales polluent énormément nos antennes.
15:22Vous êtes tous des auditeurs de radio.
15:23Quand on entend des blablabla, d'abord, on n'entend plus rien.
15:26Ça prend du temps. Ça empêche que la publicité soit efficace.
15:30Ça empêche que les programmes qui sont autour soient mis en avant.
15:33Donc si, monsieur le président, cher sénateur Lafond, vous pouvez nous aider là-dessus.
15:38Je crois que sur les mentions légales, il y a là aussi une inéquité avec les autres médias,
15:43puisque sur la télévision, on peut avoir un bandeau.
15:45Et sur la presse, il peut aussi y avoir un bandeau, comme sur l'affichage.
15:48Donc là aussi, on a vraiment besoin de l'aide des pouvoirs publics.
15:53On a beaucoup parlé ce matin des plateformes, notamment.
15:56Tout à l'heure, Philippe Pilcher parlait aussi, justement, vous parliez de publicité, Constance,
16:00de cette asymétrie qu'il peut y avoir aussi.
16:02Est-ce qu'il y a au sein de l'Alliance des attentes, des demandes particulières ?
16:06Il y a des demandes, des réglementations, évidemment,
16:09parce que nous, on a le sentiment, enfin, ce n'est pas un sentiment,
16:12d'ailleurs, c'est une réalité, d'être très réglementé.
16:14Et on se dit que, quelquefois, même si nous sommes d'accord sur les grands sujets
16:19avec le service public, ce qui s'est passé sur l'attribution des fréquences,
16:23en tout cas sur la réattribution des fréquences ces dernières semaines,
16:27nous avons eu le sentiment, nous, Radio Privée,
16:29de ne pas avoir été consultés en amont, d'une part,
16:33et que, d'autre part, il y a une asymétrie, une inéquité,
16:36qui va nous coûter cher en termes de fréquences,
16:39puisque, quelque part, il y a des fréquences qui sont lâchées.
16:42Et je comprends très bien le souci d'économie qu'il y a le service public.
16:47En revanche, je comprends moins bien que nous en soyons,
16:49quelque part, le dommage collatéral,
16:52puisque ça va renforcer France Info,
16:54et au détriment des radios privées que sont RTL, RMC, Europe 1,
17:04voilà, les autres radios.
17:05Mais sur les plateformes, cette asymétrie par rapport aux plateformes,
17:08est-ce qu'il y a des points spécifiques sur lesquels vous avez envie de faire avancer les choses ?
17:14On a envie que leur publicité soit plus régulée, évidemment,
17:18puisqu'elle ne l'est pas aujourd'hui,
17:19et que c'est un combat que nous tenons, d'ailleurs,
17:23avec nos amis de Radio France sur les plateformes,
17:25parce que là-dessus, il faut nous aider en régulant leur statut.
17:32Et on parle beaucoup de repenser le modèle économique du média.
17:36Pour vous, est-ce qu'il y a des pistes qui permettent d'aller dans ce sens-là ?
17:40Repenser le modèle économique, j'ai parlé des mentions légales,
17:43je n'ai pas encore parlé des quotas,
17:45parce que c'est vrai que nos amis des radios musicales sont très sensibles là-dessus.
17:51Je regarde Mariam et Jean-Éric,
17:53mais c'est vrai que sur les quotas, là aussi, on se sent un peu serré,
17:58et que si on pouvait un petit peu ouvrir jusqu'à 60% de rotation,
18:04je pense que ça nous aiderait beaucoup
18:05et que ça pourrait nous redonner de l'air, on en a besoin.
18:09On est un peu victime de cette asymétrie, là aussi, sur les quotas.
18:13Asymétrie, c'est un mot que j'emploie beaucoup,
18:14mais il y a pas mal de sujets qui sont concernés là-dessus.
18:18Eva Jarnot, du côté des radios associatives,
18:22le DAP+, c'est également un sujet pour vous.
18:25Votre préoccupation, vous me disiez,
18:27c'est de maintenir un taux de couverture dans le paysage numérique
18:31et soit comparable à celui en vigueur dans l'analogique.
18:33C'est ça, votre enjeu, aujourd'hui ?
18:35Oui, c'est ça. Déjà, bonjour à toutes et à tous.
18:37Merci de nous accueillir aujourd'hui.
18:39Sur le sujet du DAP+, nous, il nous apparaissait très important de rappeler
18:43que les radios associatives ont été les premières à l'expérimenter en France,
18:46donc il y a bientôt 20 ans maintenant.
18:48Donc on constate là aussi la mise en place dans le temps aussi
18:53de tout ce dispositif-là, de toute cette technologie.
18:56Donc aujourd'hui, l'idée est de rattraper le retard,
19:01si tant est que ce soit possible,
19:02de le rattraper aussi sur ce sujet-là
19:04et de veiller, bien sûr, dans cette phase transitoire
19:08qu'est la cohabitation de l'AFM et du DAP+,
19:11à bien s'assurer qu'on ne vienne pas déstructurer aussi
19:14le paysage médiatique sur le format qu'il avait en full FM,
19:19là on passe sur le DAB,
19:20donc de s'assurer de la représentativité
19:24des différents types de radios à ce sujet-là,
19:28qui était donc sur l'AFM de 20%.
19:30Donc aujourd'hui, de s'assurer aussi de cette représentation-là
19:33de 20% en couverture et non en nombre d'allotissements
19:38attribués.
19:40Et en termes de moyens sur le DAP+,
19:42ça veut dire aussi, tout à l'heure,
19:44on a beaucoup parlé du double coût de diffusion, etc.
19:48Est-ce que ça peut représenter ?
19:49Les radios associatives sont impactées aussi
19:51et comme le rappelait tout à l'heure le président,
19:54Martin Gelary, le Fonds de soutien à l'expression radiophonique
19:58connaît quelques soubresauts ces dernières années.
20:00Est-ce qu'on doit envisager notamment, par exemple,
20:05une programmation pluriannuelle pour sanctuariser le Fonds de soutien ?
20:11Oui, pluriannuelle même.
20:13Pour nous, la question de l'existence ou non du Fonds de soutien
20:16ne se pose même pas.
20:17Donc les deux derniers épisodes qu'on a pu connaître
20:19au niveau des projets de loi de finances,
20:21en fait, ne sont pas des sujets.
20:23Puisqu'en fait, que ce soit en 2024 ou en 2025,
20:27il y a eu une mobilisation massive qui fait que le Fonds de soutien
20:29a été maintenu à son niveau,
20:31une mobilisation aussi bien de nos parlementaires
20:34que des radios sur les territoires,
20:36que des citoyens sur les territoires aussi à ce sujet-là.
20:39Donc la question de son existence ne se pose même plus.
20:42Aujourd'hui, il ne peut plus être remis en question.
20:45On est plus, nous, en préfiguration de comment le renforcer
20:49et le pérenniser dans le temps.
20:50Donc justement, pour répondre aussi à toutes nos problématiques,
20:54dont celle du DAB+, de proposer un accompagnement durable.
21:00Je tiens aussi à rappeler que les contours du FSER,
21:02qui ont été un peu aussi malmenés dans le cadre de ces projets
21:05de loi de finances, dans ce qu'ils sont vraiment,
21:08et dans ce qu'on a pu en dire, couvrent en fait un très grand nombre
21:12de thématiques, permettent d'apprécier la mission globale des radios
21:17sur plein de sujets, que sont la culture, l'éducation,
21:20la lutte contre les discriminations, l'économie, l'environnement, etc.
21:24Donc on vient vraiment décortiquer l'activité des radios
21:29pour en fait rendre compte véritablement de toutes ces actions,
21:33ces missions sociales de proximité qui sont menées.
21:36Donc aujourd'hui, oui, le but est de pouvoir travailler,
21:41bien sûr main dans la main avec les pouvoirs publics,
21:43sur le renforcement du FSER, sur l'étude de toutes ces missions,
21:51en rappelant aussi, ça a été dit à plusieurs reprises
21:53sur les échanges précédents, qu'en fait le média radio
21:56est toujours très dynamique, que nous on connaît aussi
21:59la création d'autres radios, des radios continuent à se créer.
22:03Il est important de rappeler aussi que d'un point de vue
22:06de radio associative, on coûte aujourd'hui 770 radios
22:09sur le territoire français, ce qui est énorme,
22:12ce qui représente un maillage territorial,
22:14pour le coup, quasi exhaustif, voire exhaustif.
22:18On est aussi bien en ville que dans des territoires euros,
22:21dans des territoires où la radio est bien souvent aussi
22:24un seul média de proximité.
22:27Donc voilà, d'un point de vue démocratie locale,
22:31d'un point de vue échange entre acteurs culturels,
22:36culturels, éducatifs, aussi pluriels soient-ils,
22:41le rôle aujourd'hui des radios est central dans ces missions-là,
22:45dans ces missions d'échange avec les populations,
22:52et aussi qu'on reste sur un média gratuit,
22:55qui s'adresse à tout le monde, anonyme,
22:59un média qui est détaché des écrans,
23:01et je pense que c'est aussi un sujet central actuellement
23:04par rapport à l'apprentissage des médias auprès des plus jeunes.
23:10Et puis, voilà, qui remplit, par rapport à tout ce que je viens de dire,
23:13une mission d'intérêt général,
23:14et je pense que c'est très important de garder sans tête
23:16que la radio est un média d'intérêt général.
23:19On a beaucoup parlé des plateformes ce matin,
23:21j'en reparlais juste à l'instant avec Constance Manquet.
23:24Est-ce que pour vous, pour les radios associatives,
23:26c'est un vrai sujet aussi, ces plateformes ?
23:28Est-ce que vous êtes préoccupés par un certain nombre de choses ?
23:31Est-ce que vous pensez que les textes qui sont actuellement à l'étude
23:34peuvent être l'occasion, justement, d'intégrer les plateformes
23:37dans un cadre réglementaire ?
23:39Donc, bien sûr, aujourd'hui, on est conscients
23:43que nos contenus, en fait, ne peuvent pas échapper
23:45à une distribution sur les plateformes.
23:48Voilà, on s'adapte, nous aussi, à l'évolution des usages.
23:50On a bien conscience aussi que pour sensibiliser
23:55les nouveaux publics à nos contenus,
23:58il faut aussi aller les chercher aux endroits où ils sont.
23:59Donc, ça, il n'y a pas de sujet là-dessus.
24:03Maintenant, il y a plusieurs points, nous,
24:04sur lesquels on aimerait attirer la vigilance
24:10des pouvoirs publics au sujet des plateformes.
24:13Premièrement, c'est qu'il ne faut pas oublier
24:16que les plateformes enrichissent leur contenu avec nos contenus.
24:20Donc, en fait, ce qui est présent sur les plateformes aujourd'hui,
24:22ce sont nos contenus.
24:23Ce ne sont pas eux qui les produisent.
24:27Première chose.
24:27Et seconde chose, c'est qu'aujourd'hui, nous,
24:30ça a beau être nos contenus,
24:31on n'a aucune prise sur les contenus
24:33qui sont rendus disponibles sur les plateformes.
24:36Donc, déjà, sur la manière dont ils sont rendus visibles.
24:39Et ensuite, sur toute la partie monétisation,
24:42qu'est-ce qui est fait de ces contenus ?
24:45De quelle manière ils sont valorisés ?
24:48Venant aussi poser la question de la concentration
24:50des types de contenus qui sont valorisés.
24:52Donc, voilà, on a aujourd'hui, nous, besoin
24:56d'un vrai...
24:58Enfin, voilà, de la mise en place de quelque chose
25:00qui permette une vraie transparence,
25:03un vrai droit de regard sur ce qui est fait
25:06et qui viennent aussi poser la question
25:08du statut des plateformes
25:09et notamment du rôle d'éditeur, en fait, qu'elles ont,
25:12puisqu'aujourd'hui, en fait, elles diffusent des contenus,
25:13mais elles n'ont pas de contraintes.
25:16Elles le font comme elles le veulent,
25:18enfin, comme elles le souhaitent.
25:19Elles choisissent ce qu'elles veulent mettre en avant ou non
25:22en se basant sur, pourtant, des contenus produits
25:25à l'extérieur, donc qui viennent aussi poser
25:27la question des droits, etc.
25:29Donc, voilà, il y a un vrai sujet par rapport à ça
25:32au niveau des radios associés de SIEM.
25:35Merci.
25:35Eva-Laurent Laffont,
25:38vous êtes l'auteur de propositions de loi
25:40sur les médias en général,
25:42avec une prise en compte de la radio.
25:45Vos propositions, notamment,
25:47et vos travaux budgétaires récents,
25:48visent à moderniser la radio
25:51face aux plateformes numériques.
25:53Ce matin, on a vu qu'il y a beaucoup de choses,
25:55beaucoup de sujets qui ont été abordés.
25:58Comment les prendre en compte aujourd'hui ?
26:00Est-ce qu'il y a un calendrier qui se dégage ?
26:03Quelles sont les priorités, selon vous ?
26:09Merci.
26:11Merci.
26:11D'abord, je voudrais remercier l'ARCOM d'avoir organisé ces assises.
26:16Je crois qu'elles tombent bien.
26:19La préoccupation du Sénat par rapport,
26:21et de la Commission culture en particulier,
26:23par rapport à la question de la radio,
26:24est une préoccupation ancienne.
26:27Vous avez rappelé, je vous en remercie, Romain,
26:30le fait que nous avions organisé une table ronde
26:32il y a un peu plus de trois ans maintenant,
26:33qui avait donné l'occasion au président de l'ARCOM
26:37de l'époque, Roque-Olivier Metz,
26:39d'annoncer le livre blanc.
26:41Ce livre blanc, il a été fait.
26:43C'est un livre blanc de qualité,
26:44qui est particulièrement, je trouve, opérationnel
26:47dans ses préconisations.
26:49Il a déjà deux ans.
26:49La question, c'est comment on fait maintenant pour avancer,
26:52parce qu'on est rentré un peu dans une phase de statu quo
26:57qui n'est jamais bonne pour les acteurs,
27:00qu'ils soient publics, privés ou associatifs.
27:02Vous avez besoin d'avoir de la prévisibilité,
27:05d'avoir des éléments de calendrier,
27:06puis surtout de savoir si on avance et comment on avance.
27:10Alors, on sent bien que sur cette question-là,
27:12à travers les interventions précédentes,
27:15il y a besoin d'une coordination des acteurs,
27:18que ce soit les acteurs de la radio entre eux,
27:21et qu'ils arrivent à émettre un certain nombre
27:23de propositions communes,
27:25et que ce soit, bien sûr, les acteurs publics,
27:29législatifs, législatifs européens ou nationaux,
27:32et l'exécutifs.
27:35J'ai beaucoup apprécié l'intervention de Bernard Guetta,
27:37et des autres aussi, bien sûr,
27:38mais de Bernard Guetta,
27:39quand il a dit que l'Europe avait aussi besoin
27:42d'impulsion nationale,
27:43parce que c'est, je crois, dans cet esprit-là
27:46qu'il faut se placer,
27:48les Italiens l'ont fait,
27:49et maintenant c'est à nous de le faire,
27:50sur l'idée de dire,
27:51il faut qu'on impulse une dynamique législative,
27:56ici en France,
27:57et si elle est reprise au niveau européen,
27:58tant mieux,
27:59mais n'attendons pas que ça bouge au niveau européen
28:03pour se mobiliser aussi,
28:05et il n'y aura pas d'avancée majeure
28:08s'il n'y a pas aussi une implication forte
28:11de l'exécutif, du gouvernement,
28:12et c'est pour ça que c'est très positif,
28:14même si on va attendre, évidemment,
28:15ce qu'elle va annoncer,
28:16que la ministre vienne également aux assises.
28:20Alors, vous avez évoqué la proposition de loi,
28:24oui, je vais déposer,
28:26elle est là,
28:26je ne vais pas la montrer,
28:27mais elle est là,
28:29oui, oui, ne la voulez pas,
28:30surtout qu'elle n'est pas encore déposée,
28:32donc elle n'est pas totalement définitive,
28:34mais je vais la déposer de manière imminente,
28:36il y a en gros trois sujets
28:38que vous avez évoqués les uns et les autres,
28:41il y a d'abord la question des mentions légales,
28:45vous avez dit tout à l'heure,
28:46on s'étonne que ça n'ait pas avancé,
28:47mais quand vous demandez aux acteurs de la radio
28:51qu'est-ce qu'on fait sur les mentions légales,
28:52la réponse est assez simple,
28:53quand vous demandez à d'autres acteurs,
28:54c'est moins simple,
28:55c'est ce qui explique aussi
28:56pourquoi ça a été peut-être un peu long,
28:59je trouve qu'il y a eu une avancée importante
29:01qui a été faite au niveau interministériel
29:04en préparation du texte sur les EGI,
29:08le texte sur les EGI n'est pas inscrit
29:10à l'ordre du jour,
29:11donc on peut essayer de reprendre
29:13certaines dispositions,
29:14il y en avait notamment une
29:16sur les mentions légales
29:17qui en fait sera un système de dispense
29:19octroyé par l'ARCOM,
29:21en contrepartie bien sûr
29:22d'engagement de la part des radios,
29:25de mener des programmes de sensibilisation
29:28sur les sujets qui font l'objet
29:29actuellement de mentions légales.
29:31Je pense qu'il y a une voie de passage
29:33qui peut être assez facilement entendue
29:35par les uns et par les autres
29:37sur cette question-là
29:37et qui nous permettra enfin d'avancer
29:39sur ce sujet des mentions légales.
29:41Deuxième aspect de la proposition de loi
29:44sur laquelle je travaille,
29:45c'est évidemment la question des équipements,
29:46ça a été mentionné à de nombreuses reprises
29:50ce matin.
29:52La double question des équipements,
29:54c'est bien sûr la question des automobiles
29:57et je crois qu'il faut aussi,
29:59là aussi un peu, forcer les constructeurs,
30:02même si je ne doute pas
30:03qu'il y aura des réactions
30:05quand le dispositif viendra en discussion.
30:08Et il y a également la question
30:09des entrées de gamme
30:10qui nous paraît extrêmement important.
30:13Ces deux aspects sur les équipements,
30:15je les avais déjà déposés
30:16dans une précédente proposition de loi
30:18sur la souveraineté,
30:20comme quoi l'histoire législative
30:22est souvent une répétition des problématiques
30:25et autant cette proposition de loi de l'époque
30:27avait donné lieu à beaucoup de discussions
30:29sur un certain aspect,
30:31autant sur ces deux aspects-là
30:32au niveau de l'Assemblée nationale
30:34comme du Sénat.
30:35Il n'y avait quasiment pas eu de discussion,
30:37une petite discussion,
30:38mais qui n'est pas insurmontable.
30:40La preuve, je pense,
30:42dans la rédaction,
30:44on trouvera la solution
30:45sur les délais d'application des obligations,
30:47mais encore une fois,
30:48c'est juste une discussion.
30:50Donc je pense qu'on peut vraiment avancer,
30:52là aussi,
30:52s'il y a un soutien fort
30:56des acteurs de la radio
30:57dans leur diversité
30:58et un soutien d'exécutifs,
30:59on peut avancer.
31:00Et puis j'ai bien noté aussi
31:02la demande de simplification
31:04un peu des attributions
31:06pour l'art comme des fréquences.
31:09Ça me paraît évidemment
31:10aller dans le bon sens.
31:11Alors il y avait deux autres sujets,
31:12à vrai dire,
31:12dans le livre blanc
31:13qui étaient demandés aux législateurs.
31:16Il y en a un que vous venez d'évoquer,
31:17c'est la question des quotas.
31:21Je n'ai pas prévu de mettre
31:22à ce stade de la rédaction,
31:24non pas que je ne pense pas
31:26qu'il faille avancer,
31:28j'en suis même persuadé.
31:30Mais là aussi,
31:31si on veut être efficace
31:32dans la démarche,
31:33il faut arriver à ne pas soulever
31:37une hostilité forte
31:39d'autres acteurs,
31:40notamment du monde de la musique
31:44et peut-être laisser faire
31:46la concertation au niveau
31:49du Centre National de la Musique.
31:51Ça n'empêche pas,
31:52si c'est pas...
31:52Et d'Arcom, bien entendu,
31:54pardon,
31:56je n'osais pas.
31:58C'est un impair.
32:01Donc, laisser faire
32:02par l'Arcom uniquement
32:03la concertation,
32:07ça n'empêche pas, bien sûr,
32:08de faire évoluer le texte.
32:10Le texte,
32:12il va évoluer dans le temps.
32:14Donc, c'est un sujet
32:16qu'il faut bien sûr garder à l'esprit.
32:17Je pense,
32:17c'est plus que garder à l'esprit.
32:19J'imagine,
32:20et en particulier de votre côté.
32:22Et puis,
32:23l'autre sujet
32:23qui était aussi mentionné,
32:24alors là, par contre,
32:25je ne serais plus réservé,
32:26c'est la question des concentrations,
32:28sur lequel le Livret Blanc
32:29demandait des avancées
32:33législatives.
32:34Je ne sais pas pourquoi
32:35il y a des sujets
32:35qui provoquent
32:36une espèce
32:37d'exasperation
32:40du débat public.
32:41Et celui-là,
32:41on est un.
32:42Donc, je ne suis pas sûr
32:43que ce soit forcément opportun
32:45si nous voulons collectivement
32:46que la question,
32:48notamment du DAB plus avance,
32:49de soulever la question
32:50des concentrations dans la radio.
32:53En revanche,
32:53ce qui me paraît extrêmement important,
32:55j'ai oublié de le dire,
32:55mais j'aurais dû commencer par là,
32:58je pense qu'il faut un texte
32:59100% radio.
33:01Il ne faut surtout pas,
33:03me semble-t-il,
33:04ajouter d'autres préoccupations
33:06qui pourraient concerner
33:07d'autres médias,
33:09certes,
33:09tout à fait justifiées
33:10dans le fond,
33:11mais il faut qu'on garde
33:13un texte qui soit spécifique
33:15à la radio.
33:16D'abord,
33:16parce que la radio
33:17le justifie pleinement
33:19et si vous ajoutez
33:20d'autres sujets,
33:21vous ajoutez d'autres problèmes.
33:22Voilà.
33:23Donc,
33:23si on veut être efficace
33:26dans le processus,
33:28je pense qu'il faut rester
33:29sur ce texte 100% radio.
33:30Mais est-ce que ça voudrait dire
33:31un texte 100% radio
33:32qui fasse un peu
33:33le tour d'horizon
33:34de ces différents problèmes
33:35ou avec une ligne directrice
33:36en particulier ?
33:38La ligne directrice,
33:40c'est clairement
33:40d'avancer sur la radio numérique.
33:42et d'aller sur le DAB plus
33:48de manière,
33:49cette fois-ci,
33:49en ayant une visibilité,
33:51un calendrier.
33:53Ça n'exclut pas du tout
33:54les autres aspects
33:55que vous avez mentionnés,
33:56notamment l'accompagnement budgétaire.
33:59Je laisserai la ministre
34:00répondre à cet aspect-là
34:02si elle est en mesure
34:03de le faire aujourd'hui.
34:04Mais je pense qu'il faut
34:05initier le mouvement.
34:06Si on initie le mouvement,
34:08si on montre
34:08qu'il y a un soutien fort
34:10à la fois du secteur
34:12de la radio
34:12dans sa diversité
34:14et des pouvoirs publics
34:15dans ses deux dimensions
34:15législatives et exécutives,
34:17après,
34:18ça sera plus facile
34:19d'avancer sur la question
34:20du soutien.
34:20Sur la question
34:21des équipements,
34:22on a vu tout à l'heure
34:24Bernard Guetta
34:26en parler aussi
34:27à un moment donné
34:28en disant l'impulsion,
34:29et vous l'avez rappelé,
34:29l'impulsion doit venir
34:30de la France
34:31pour un certain nombre
34:31de mesures.
34:32Philippe Pilcheur
34:33tout à l'heure
34:33nous racontait également
34:34que s'il y a des impulsions
34:37qui sont faites
34:37au niveau national,
34:38à un moment donné,
34:39face aux constructeurs
34:41qui eux sont internationaux,
34:43ça va être très difficile
34:44de faire appliquer
34:45quelque chose
34:45qui va concerner
34:46quelques territoires.
34:47Comment on essaie
34:48de trouver un chemin
34:49entre ces deux écueils ?
34:52Moi, je crois
34:52qu'il faut avancer
34:53parallèlement.
34:54C'est-à-dire,
34:55on l'a vu
34:56sur d'autres sujets,
34:57les initiatives nationales
34:59peuvent servir
35:01d'aiguilleur
35:03un peu
35:04pour la réflexion européenne.
35:06Forcément,
35:06la réflexion européenne,
35:07elle est plus lourde,
35:08elle est plus longue.
35:09S'il y a plusieurs États
35:10qui avancent,
35:11en l'occurrence,
35:12l'Italie a avancé,
35:14nous allons essayer
35:15de le faire,
35:16ça ne peut qu'inciter
35:18l'Europe aussi
35:19à avancer.
35:20Donc,
35:21les deux démarches
35:22ne s'opposent pas,
35:23au contraire,
35:23je pense qu'elles peuvent
35:24être tout à fait complémentaires.
35:25Romain,
35:26Alex,
35:26vous aviez l'air
35:26d'être aussi
35:27dans le même sens
35:28et Constance après.
35:28Non,
35:29tout à fait.
35:30D'abord,
35:31je ne sais pas
35:31si le micro
35:32aussi fonctionne.
35:33Tout d'abord,
35:34je voulais remercier
35:34le président Laffont
35:35de son engagement
35:38et de l'attention
35:39qu'il porte aux médias.
35:41Je n'ai pas souvenir
35:42d'un projet de texte
35:43dédié aux médias radio,
35:46de même que
35:47je n'ai plus vraiment
35:49de souvenir
35:49de l'expression
35:50d'un ou d'une ministre
35:51de la Culture
35:52à l'attention
35:52du média
35:53dans ce type d'enceinte.
35:56On entend à travers
35:57les propos du président Laffont
35:58une attention
36:00et un engagement
36:01au bénéfice du média
36:02qui est inédit
36:02et qui nous paraît
36:03vraiment décisif
36:05dans le moment
36:05que nous traversons.
36:07Pour répondre
36:08à la question,
36:09pardon,
36:10du point de vue
36:11de l'ARCOM,
36:12il n'y a aucune
36:12contradiction
36:13entre le fait
36:14d'avancer
36:14à l'échelle nationale
36:17et d'envoyer
36:18de ce fait
36:19des signaux
36:21aux autorités européennes
36:22et le fait
36:23de continuer le combat
36:26sur le règlement
36:27sur les réseaux digitaux.
36:28Donc pour nous,
36:28il n'y a aucune contradiction.
36:30Il y a d'autres domaines,
36:31je pense notamment
36:32à la question de l'IA
36:33pour lesquels
36:34on voit bien
36:35qu'il y a un dialogue
36:35qui s'instaure
36:36et c'est une nouveauté
36:37entre le législateur national
36:39et le législateur européen
36:40et ça nous semble
36:40aller dans le bon sens.
36:42Constance.
36:43Juste rajouter,
36:44Romain,
36:44tu as dit tout ce que
36:45je voulais dire
36:45aux sénateurs Laffont
36:46pour le remercier
36:47parce que c'est vrai,
36:48je l'ai dit tout à l'heure,
36:49la radio a été un peu
36:50le parent pauvre
36:51pendant des années
36:52et je vous remercie
36:53de prendre ce sujet
36:54à bras-le-coeur
36:58et que si on arrive
36:59sur les mentions légales
37:00dans les quelques mois
37:02qui viennent
37:02à une réelle avancée,
37:04ça aidera beaucoup
37:05la radio dans son ensemble
37:06et en particulier
37:07les radios privées
37:09qui souffrent beaucoup
37:10de l'érosion
37:10du marché publicitaire
37:11puisque depuis presque 10 ans
37:13on perd plus de 20%
37:14de nos recettes
37:15et qu'à côté de ça,
37:16il faut qu'on investisse
37:17dans le DAP+,
37:17je l'ai dit tout à l'heure,
37:19des sommes importantes.
37:20Donc si vous pouvez nous aider
37:21sur cette histoire
37:22dans un premier temps
37:24des mentions légales
37:25et dans un second temps
37:26des quotas,
37:27je pense que ça donnera
37:28beaucoup d'air
37:28à la radio.
37:30Sur ces mentions légales,
37:32Constance Maquin,
37:33on en a parlé tout à l'heure,
37:34on peut a priori
37:36faire évoluer les choses,
37:37des contreparties,
37:38notamment des contreparties
37:40éditoriales,
37:40ça vous paraît
37:41aller dans le bon sens ?
37:42Alors je pense
37:43qu'il y a quelques ministères,
37:44on en parlait tout à l'heure,
37:45je pense à la santé,
37:45je pense à l'agriculture
37:46qui sont un petit peu inquiets
37:48de la suppression
37:49de ces mentions légales
37:49mais si nous,
37:51les radios privées,
37:52nous pouvons leur donner
37:53en contrepartie
37:54soit des messages,
37:55soit des tribunes
37:56sur lesquels
37:57ils peuvent mettre
37:57en avant leurs problèmes
37:59qui ont attrait
38:00à la préservation
38:02de la santé
38:03ou de l'agriculture,
38:04nous sommes évidemment
38:05ouverts à toute forme
38:06de, entre guillemets,
38:07compensation.
38:09Monsieur le Président,
38:10la FONT,
38:10tout à l'heure,
38:11vous n'en avez pas parlé,
38:13pardon,
38:13mais je sais que vous aviez
38:15été assez mobilisé
38:16sur la question,
38:17j'en parlais avec Eva
38:18tout à l'heure
38:18pour les radios associatives,
38:20le FONT soutient
38:21à l'expression radiophonique,
38:22est-ce qu'il y a besoin
38:23de stabilité ?
38:26Oui,
38:27mais la notion de stabilité
38:28et de finances publiques
38:29en ce moment
38:29ne font pas forcément
38:30bon ménage.
38:31Je pense qu'il faut
38:32être extrêmement vigilant
38:33sur le FONT soutien.
38:36Nous sommes intervenus
38:37régulièrement,
38:38vous l'avez dit,
38:39à l'Assemblée nationale aussi,
38:40mes collègues députés
38:41l'ont fait,
38:42pour venir en soutien
38:43du FONT soutien.
38:45Mais je n'oublie pas
38:46que dans la première version
38:47qui était fournie
38:47par le gouvernement,
38:48depuis deux ans,
38:49à chaque fois,
38:49il y avait une diminution
38:50du FONT soutien.
38:52Et j'ai une petite crainte
38:54pour tout vous dire
38:54parce que je ne sais pas
38:55comment va être voté
38:58le projet de loi de finances
39:00de 2027.
39:01J'ai peur qu'il ne soit pas voté
39:02d'ailleurs et qu'il soit traité
39:03par voie d'ordonnance.
39:04Et dans ces cas-là,
39:05c'est la version initiale
39:07qui s'impose.
39:08Donc je pense que
39:09sur le FONT soutien,
39:10il faut monter au créneau
39:12dès aujourd'hui
39:13et ne pas attendre
39:14le débat au Parlement
39:15pour s'assurer
39:16que sur l'année 2027,
39:18je ne parle même pas
39:18d'une prévision pluriannuelle,
39:20mais que sur l'année 2027,
39:22il n'y ait pas
39:22une mauvaise surprise.
39:25Et toujours concernant
39:26les financements publics,
39:28on voit que le sujet
39:29a été abordé tout à l'heure.
39:30J'ai posé la question
39:31un peu rapidement
39:32à Romain Lalec
39:33sur faut-il compter
39:34sur un soutien public
39:35sur cette double diffusion,
39:37sur cette transition
39:38vers le DAP+.
39:39Est-ce que dans ce projet
39:40de loi,
39:41cette proposition de loi
39:42que vous voudriez faire,
39:42est-ce qu'on peut avoir
39:44un certain nombre
39:44de dispositions
39:45qui peuvent aller
39:46dans ce sens-là ?
39:48Alors, juridiquement, non,
39:49parce que dans une proposition
39:51de loi,
39:51on ne peut pas mettre
39:53des dispositions
39:54qui engagent
39:55des dépenses
39:56pour l'État.
39:57Donc, ça serait retoqué
39:59au titre de l'article 40.
40:00Donc, il n'y aura rien,
40:02mais ça n'empêche pas,
40:03bien entendu,
40:04de pousser dans ce sens.
40:06Je crois qu'il ne peut pas
40:07y avoir une évolution
40:09technologique
40:10de cette ampleur
40:12avec les conséquences
40:13pour les acteurs
40:14qui doivent la mettre
40:15en œuvre
40:16sans qu'il y ait
40:17un soutien public.
40:18Alors, tout ça,
40:19financier, bien entendu.
40:20Tout ça doit être chiffré.
40:22C'est là aussi
40:22où il faut que,
40:24parallèlement
40:24à l'évolution législative,
40:26il y ait aussi
40:27un travail qui soit fait
40:28sur le chiffrage
40:29et un dialogue,
40:30bien entendu,
40:31avec le gouvernement.
40:33Des réactions
40:34sur ce qu'il y a ?
40:35Romain, Alex ?
40:37Pas tellement
40:38sur le financement,
40:39c'était pas...
40:39Je ne sais pas si,
40:40peut-être,
40:40Eva,
40:41vous souhaitez réagir,
40:42mais non,
40:42c'était simplement
40:43pour ajouter
40:44deux points
40:45que j'ai évoqués
40:47un peu de manière
40:48implicite
40:49tout à l'heure.
40:50Le premier,
40:51s'agissant
40:51des quotas radio
40:52qui ont été évoqués,
40:54peut-être expliciter
40:55ce qu'est notre démarche
40:56avec Antoine Boilet
40:58qui est dans la salle
40:59et nos amis du CNM
41:00qui sont également ici.
41:02Nous avons souhaité
41:04non pas aborder
41:05strictement
41:06la question
41:07des quotas radio,
41:08mais étudier
41:09le sujet
41:10de la diversité musicale
41:12au sens large
41:12et donc
41:13traiter la question
41:15non seulement
41:15sous l'angle
41:16de la radio
41:16qui est un angle
41:17très important
41:18puisque la radio
41:19demeure le premier moyen
41:20et le premier outil
41:22de prescription
41:22et découverte musicale,
41:24mais de le traiter
41:24également
41:25en intégrant
41:26la télévision
41:27et les plateformes
41:29de streaming
41:29ainsi que
41:30les réseaux sociaux.
41:31Donc,
41:32c'est là encore une fois
41:33la première fois
41:34qu'on s'intéresse
41:35à ce sujet
41:36de manière aussi transversale
41:38et aussi globale.
41:39Le deuxième point,
41:40c'est que,
41:40ce faisant,
41:41nous avons incité
41:42les acteurs
41:43à se rapprocher,
41:44à engager des discussions,
41:46à essayer de trouver
41:47et de dessiner,
41:48si on me permet
41:49l'expression
41:49qui n'est pas francophone,
41:50un new deal
41:51entre le monde
41:52de la musique
41:53et le monde
41:54de la radio
41:54avec l'idée
41:55d'aller chercher
41:56de la valeur
41:57et de servir
41:59les intérêts
41:59des deux secteurs.
42:01Pour l'instant,
42:02ce sont des décisions,
42:03des discussions,
42:04pardon,
42:04qui n'abouissent pas
42:04ces décisions,
42:05ce sont des discussions
42:06qui ont commencé,
42:08qui sont loin
42:08d'avoir abouti,
42:10mais qui,
42:11nous semble-t-il,
42:12sont positives.
42:13Et Martin l'évoquait
42:14en conclusion de son propos,
42:15il nous semble que c'est
42:16la meilleure manière de faire,
42:17que les professionnels discutent,
42:19trouvent si possible
42:20des accords
42:20et ensuite,
42:21bien évidemment,
42:22le législateur,
42:23les pouvoirs publics
42:23en tireront les conséquences.
42:25Le deuxième point
42:26qui n'a rien à voir
42:26avec les quotas,
42:27qui est sur la question
42:28du DAB+.
42:31Donc,
42:32on a,
42:32je crois,
42:32à préciser
42:33ce qu'étaient
42:33nos intentions
42:35pour la réflexion
42:36que nous souhaitons
42:37lancer
42:38à la rentrée.
42:39Donc,
42:39on va un peu changer
42:40de paradigme
42:41par rapport
42:41à ce qu'était
42:42le livre blanc.
42:42Le livre blanc
42:44fixait des prérequis
42:46et envisageait
42:47une forme d'évolution
42:48presque naturelle
42:49vers une bascule.
42:51Là,
42:51on souhaite
42:51adopter
42:52une approche différente,
42:54c'est-à-dire
42:54une approche proactive,
42:56définir des scénarios
42:57et faire en sorte
42:58que les professionnels
42:59et les pouvoirs publics
42:59se réunissent
43:00autour d'un scénario
43:01et que nous engagions
43:02l'ensemble du secteur
43:03dans ce scénario.
43:05Il y a un indicateur
43:06qui avait soulevé
43:07pas mal d'interrogations
43:09au moment de la publication
43:10du livre blanc.
43:12C'est l'indicateur
43:13d'audience numérique.
43:14Le livre blanc
43:14évoquait parmi
43:15les prérequis
43:16le fait qu'à partir
43:17de 50%
43:18d'audience digitale,
43:20audience DAB
43:21plus audience IP,
43:22on pouvait commencer
43:24à imaginer
43:24de réfléchir
43:25à une bascule.
43:26On a énormément
43:27échangé avec
43:28les professionnels
43:29depuis
43:29et on comprend
43:30que cet indicateur
43:31suscite en fait
43:32une incompréhension
43:33ou des ambiguïtés.
43:34Et donc,
43:35on souhaitera
43:36à l'avenir
43:36bien distinguer
43:37ce qui relève
43:38de l'audience IP,
43:40Internet,
43:41de ce qui relève
43:42de l'audience
43:43hertzienne
43:43dont le DAP.
43:45Et donc,
43:45on souhaite,
43:46nos collègues,
43:47par exemple,
43:47belges,
43:47continuent de communiquer
43:48beaucoup en mélangeant
43:50le DAB
43:50et le numérique.
43:51Il nous semble
43:52que le DAB,
43:53c'est un mode
43:54de diffusion
43:55hertzien,
43:56souverain,
43:56que nous avons vocation
43:57à le défendre
43:58et que donc,
43:58il faut le mesurer
43:59en tant que tel.
44:00Et donc là,
44:01j'ai un appel
44:02à faire auprès
44:03des professionnels
44:04puisque nous n'avons
44:05pas encore accès
44:06aux données agrégées
44:08de l'audience
44:10du DAB.
44:11Il me semble
44:11que maintenant
44:12que nous avons levé
44:13cette petite incompréhension,
44:14eh bien,
44:15en tout cas,
44:16on l'espère,
44:16les professionnels
44:17pourront s'engager
44:17à produire cette donnée
44:18qui sera un élément
44:20essentiel de notre réflexion
44:21de la rentrée
44:21et qui sera,
44:22nous semble-t-il,
44:23un élément essentiel
44:24des décisions à prendre
44:25sur le scénario
44:26qui sera retenu.
44:27Donc à la fois,
44:28je voulais rassurer
44:29et en même temps
44:30faire cette demande
44:32à une forme de transparence
44:33sur ces données d'audience.
44:35Constance,
44:36vous vouliez réagir
44:37tout à l'heure
44:37sur la question
44:37des quotas.
44:38Oui,
44:38sur les quotas,
44:39je voulais dire
44:39qu'en fait,
44:40le quota n'aide
44:41ni l'artiste,
44:42ni la radio,
44:43ni la création
44:43et qu'en fait,
44:44les quotas ont été pensés
44:46à l'époque des CD
44:48et qu'aujourd'hui,
44:49on est en période
44:49de streaming.
44:50Donc,
44:51il faut faire absolument évoluer.
44:52Je comprends très bien
44:53ce que vous avez dit
44:53sur la séquence,
44:55sur le côté séquentiel
44:56de la loi
44:57et que c'est peut-être mieux
44:58si on veut aboutir
44:58à quelque chose
44:59de ne pas tout faire d'un coup.
45:01Mais j'insiste quand même
45:02sur cette histoire
45:03de quota
45:03qui nous pénalise beaucoup.
45:06Alors,
45:06tout à l'heure,
45:06j'ai senti une grande frustration
45:08de la salle.
45:08Je suis désolé.
45:09Vous voyez qu'il y avait
45:09des impératifs de timing.
45:11Il y avait des questions
45:12qui voulaient être posées.
45:13Donc,
45:13il nous reste quelques minutes.
45:15Eva,
45:15vous l'y rajoutez un petit mot
45:16et après,
45:17on prend quelques questions
45:18de la salle.
45:18Oui,
45:19je voulais juste rebondir
45:20une nouvelle fois
45:20sur le FSR
45:22pour juste vous redonner
45:23un ordre d'idée
45:26en l'état actuel des choses.
45:28On parle d'une enveloppe
45:29de 35 millions d'euros
45:30pour abonder
45:30770 radios associatives,
45:32ce qui représente
45:33aujourd'hui
45:343 000 salariés.
45:37Donc,
45:37il paraît important
45:38de rappeler
45:39que ce montant
45:40est aujourd'hui dérisoire
45:42dans un budget
45:42du ministère de la Culture
45:45pour des conséquences
45:46qui sont énormes
45:47en termes
45:48d'impact sur les territoires,
45:50de liens sociaux
45:53du fait du statut
45:54du média radio
45:55sur l'ensemble
45:56de ces territoires
45:56et qu'il ne faut pas
45:59oublier ça,
46:00comment une toute petite
46:01variation
46:02peut chambouler
46:03complètement
46:04tout un secteur.
46:05Allez,
46:06quelques questions
46:06de la salle.
46:07Je crois qu'il y avait
46:07des...
46:08Oui,
46:08allez-y.
46:09Bonjour.
46:09Luce Burnot
46:09de chez Satellifax.
46:10Une question à M. Laffont
46:12par rapport à la proposition
46:13de loi que vous allez déposer.
46:15Quel serait le calendrier
46:16parlementaire
46:16que vous envisagez
46:17pour ce texte ?
46:20Je ne vais pas vous répondre
46:21avec une grande précision
46:22parce que ce serait malhonnête
46:23de ma part
46:24de le faire.
46:25Je vais la déposer
46:26d'ici quelques jours.
46:27J'ai encore quelques
46:29concertations à faire.
46:30Une fois qu'elle est déposée,
46:31il faut demander l'inscription.
46:33Évidemment,
46:33comme je l'ai déposée,
46:36la première inscription,
46:37ce sera au Sénat.
46:39Je ne suis pas en mesure
46:40de vous annoncer
46:42une date bien entendue
46:44aujourd'hui.
46:47Je ne sais pas
46:49quand je pourrais le faire.
46:50En tout cas,
46:50c'est extrêmement important
46:51qu'on agisse là aussi
46:52de concert
46:53sur l'avancée
46:55de ce texte législatif
46:56avec le gouvernement
46:57pour qu'une fois
46:58qu'il soit inscrit
46:59au Sénat,
47:01il puisse l'être
47:01bien entendu
47:02dans des délais raisonnables
47:03à l'Assemblée nationale
47:05et le gouvernement
47:06a en partie la main
47:07sur le calendrier législatif.
47:09Donc,
47:09il faut qu'on voit
47:10ça ensemble
47:10avec le gouvernement.
47:14Est-ce que c'est
47:14la bonne période
47:15ou pas
47:15de lancer un texte ?
47:16On peut se poser
47:17la question.
47:19Ceci dit,
47:19ça fait trois ans
47:20que sur tous les sujets,
47:21on se pose la même question.
47:22Donc,
47:23il y a un moment
47:23où il faut avancer.
47:27Je pense que
47:28quand vous mettez
47:30un sujet sur la table,
47:31c'est quand même
47:31le meilleur moyen
47:32de le faire avancer.
47:34Ce n'est pas le sujet
47:35le plus conflictuel.
47:36On va rentrer
47:36dans une période
47:37où tout ce qui va être
47:38conflictuel
47:39va être plus difficile
47:40à faire passer au Parlement.
47:42Surtout si le monde
47:44de la radio
47:44est bien uni derrière,
47:45ce n'est pas le sujet
47:46le plus conflictuel.
47:47Je pense qu'il y a
47:48des opportunités,
47:49ce n'est pas parce qu'il y a
47:49des opportunités
47:50qu'elles se matérialisent
47:51forcément,
47:52mais il y a des opportunités
47:53dans les semaines à venir
47:55justement de faire inscrire
47:56ce type de texte
47:57et c'est un peu
47:58dans cette logique
48:00que je vais le déposer.
48:02Dès après,
48:03nous suivrons ensemble
48:04l'évolution.
48:06Madame Soleil,
48:07vous avez une question,
48:08je crois, à poser.
48:09Oui,
48:10Monsieur le Président,
48:11d'abord,
48:11merci beaucoup
48:12et merci à l'ARCOM
48:15pour envisager un texte
48:16enfin sur la radio,
48:18mais je dois rejoindre
48:20la remarque de Constance
48:22sur le fait
48:23que dans un cadre législatif,
48:24il est indispensable
48:26de prévoir quelque chose
48:28pour les quotas.
48:29Je comprends quand vous dites
48:30que c'est conflictuel,
48:30je vais vous dire
48:31pourquoi c'est important
48:32de prévoir pour les quotas.
48:33parce que l'ARCOM
48:34est en train de mener
48:36un travail de concertation
48:37extrêmement important
48:40avec des envies d'avancer
48:42que nous saluons
48:43vraiment tous.
48:44Mais l'ARCOM
48:46intervient aussi
48:47dans un cadre
48:47qui est contraint,
48:49c'est-à-dire que
48:49les pouvoirs,
48:50la volonté
48:51et l'envie
48:52de l'ARCOM
48:53de parvenir
48:55à quelque chose
48:55de satisfaisant
48:56pour tout le monde
48:57intervient quand même
48:58dans un contexte contraint
49:00qui limite aussi parfois
49:01les marges de manœuvre
49:02de l'ARCOM.
49:03Donc,
49:04s'il y avait une possibilité
49:07de prévoir
49:07une disposition
49:08ne serait-ce que comme celle
49:10que Constance vient d'évoquer
49:11sur le plafonnement
49:12des rotations
49:13qui est quand même
49:13une exception
49:14reproduite nulle part
49:15dans le monde
49:16et qui est contre-productif
49:18effectivement
49:18pour les artistes,
49:21je pense que ça donnerait
49:22d'abord un signal
49:23très important
49:24sur la volonté
49:25d'assouplir
49:25ces contraintes
49:27de 1994.
49:29On était quand même
49:30à l'heure du Minitel.
49:31et ça s'enverrait
49:33un signal très important
49:33y compris
49:34pour permettre
49:35à l'ARCOM
49:36de faire parvenir
49:38cette concertation
49:39dans un cadre
49:40plus favorable
49:42aux médias.
49:42Voilà.
49:43Merci.
49:44Une réaction
49:45de l'ARCOM peut-être
49:47ou non ?
49:47Vous m'avez remis sur ce que...
49:49Non, non, mais je...
49:50Enfin, je me suis déjà
49:51exprimé tout à l'heure.
49:52Nous, notre conviction,
49:53c'est que la bonne méthode
49:55pour avancer
49:55dans ce dossier,
49:57c'est d'abord
49:58de l'aborder
49:59de manière
50:00documentée
50:02et j'allais dire
50:02le plus factuelle possible,
50:04de l'aborder
50:04dans la globalité
50:05de la question
50:06de la diversité musicale
50:07et de le faire
50:08en concertation
50:09avec l'ensemble
50:09des professionnels
50:10et l'établissement
50:11public concerné
50:12qui est le CNM.
50:12Et donc, on a la conviction,
50:14on va présenter
50:14de premières conclusions
50:16intermédiaires
50:16avant la fin du mois de juin
50:17et donc, je pense
50:18que ces conclusions
50:19contribueront peut-être
50:19à rassurer
50:21notamment les éditeurs radio,
50:23mais on a la conviction
50:24que c'est comme ça
50:25qu'on va réussir
50:26à converger.
50:27Donc, on est peut-être
50:28plus optimiste
50:29que certains
50:29dans notre capacité collective
50:31à aboutir
50:32à des points de convergence.
50:33Si ça n'est pas le cas,
50:34on prendra nos responsabilités
50:35et si un texte prospère,
50:37eh bien,
50:38il y aura
50:38une discussion parlementaire,
50:39mais on n'a pas abdiqué
50:41à la possibilité
50:43d'y arriver
50:44et d'aboutir
50:45à des consensus.
50:46Donc, voilà,
50:47je n'ai rien à ajouter
50:48de particulier sur celui-là.
50:50Autre question
50:50dans la salle.
50:51Caroline,
50:52il n'y en a que ça.
50:54Bonjour, Caroline Bonacossa
50:56de Stratégie.
50:57Une question
50:57pour bien comprendre
50:59en fait,
50:59par rapport
51:00à ce qui avait été annoncé
51:01suite au Livre Blanc.
51:02Donc,
51:03est-ce que c'est parce
51:04qu'il y a un déficit
51:05d'équipement
51:05et de notoriété
51:06du DAB+,
51:07que vous envisagez
51:08de revoir le calendrier
51:09qui,
51:10si je me souviens
51:12des engagements,
51:14prévoyait un début
51:15d'extinction
51:16du signal
51:16à partir de 2028
51:18et la fin du signal
51:19de l'AFM
51:20en 2033 ?
51:21Les chiffres,
51:22les dates sont peut-être
51:23plus bonnes,
51:24mais est-ce que c'est bien ça
51:26ce qui se profile,
51:27enfin,
51:27les conclusions
51:28que vous tirez ?
51:29Alors,
51:30le calendrier n'était pas
51:31exactement celui
51:31que vous indiquez.
51:33Le calendrier prévoyait
51:34qu'effectivement
51:36à fin 2027,
51:37il n'y ait plus de recherche
51:38de nouvelles fréquences FM
51:39et que l'AFM
51:40ne soit plus envisagée
51:42comme,
51:42j'allais dire,
51:43un terrain de développement
51:45pour la radio.
51:46L'échéance
51:47qui avait été fixée
51:48pour réfléchir
51:49à l'opportunité
51:50d'une éventuelle extinction
51:52était plutôt 2033.
51:54Ce que nous constatons
51:55depuis deux ans maintenant,
51:57c'est qu'effectivement,
51:58nous avons accompli
51:59des progrès phénoménaux
52:00en termes de déploiement,
52:02mais que ça ne suit pas
52:04à la fois
52:05en matière d'équipement.
52:06On est à peu près
52:07à 35% d'équipement,
52:08l'essentiel en voiture d'ailleurs,
52:10et ça ne suit pas
52:12en termes de notoriété
52:13et donc d'usage
52:14et donc d'audience.
52:15Et donc,
52:16le sentiment que nous avons,
52:17c'est que nous ne pouvons pas
52:18laisser les choses aller
52:20à leur courant naturel,
52:22sans quoi,
52:22en fait,
52:23on acte
52:23une double diffusion
52:24à très long terme
52:25et sans en avoir tiré
52:26les conséquences
52:27en termes d'accompagnement financier
52:28et d'accompagnement réglementaire.
52:30Donc,
52:30on inverse un peu la logique,
52:32c'est-à-dire que plutôt
52:33que d'attendre
52:33que les choses se fassent,
52:34on décide d'accélérer
52:36le calendrier,
52:37soit,
52:37et Martin l'évoquait tout à l'heure,
52:39il y a deux grands scénarios,
52:40soit on considère
52:41qu'il y a une complémentarité
52:43entre ces modes de diffusion
52:44et que cette double diffusion
52:46a vocation à s'inscrire
52:47dans la durée.
52:48Et alors,
52:49il faudra en tirer
52:49toutes les conséquences,
52:50notamment pour les opérateurs
52:52les plus fragiles financièrement,
52:54soit on considère
52:56à l'inverse
52:56que pour accélérer
52:58cette transition,
53:00il faut,
53:01au contraire,
53:02envisager une bascule
53:03à horizon plus rapide.
53:04Et là aussi,
53:05cela suppose
53:06des investissements colossaux,
53:07notamment en matière
53:08de communication.
53:08et il faudra également
53:10adopter la stratégie publique,
53:12adapter la stratégie publique
53:13à ce scénario.
53:15Donc,
53:15il y a ces deux,
53:16j'allais dire,
53:17ces deux scénarios
53:18un peu caricaturaux,
53:20probablement que nous allons
53:22imaginer des alternatives,
53:24mais l'idée,
53:24c'est de se fixer
53:25un calendrier maintenant ferme
53:26et de pouvoir préciser
53:28les conditions,
53:29y compris d'accompagnement public,
53:30dans lesquelles
53:31nous allons construire
53:33le déploiement du DAB.
53:34Donc,
53:34je ne sais pas si je réponds
53:36précisément à votre question,
53:37mais c'est vraiment ça
53:38qui nous amène
53:38à revoir un peu nos positions.
53:44Autre question dans la salle.
53:46Antoine,
53:46Manuel.
53:51Merci beaucoup.
53:52Antoine Paduel,
53:52Radio AFG.
53:53Une petite précision
53:54sur le fait que
53:55quand on raisonne
53:57par rapport au DAB,
53:58par rapport à l'AFM,
53:59il y a encore beaucoup de gens
54:00qui ne connaissent pas le DAB
54:01et je pense qu'il faut
54:02qu'on ait vraiment,
54:03notamment sur l'accès universel,
54:04une vraie vision
54:05par rapport au consommateur.
54:07C'est-à-dire que nous,
54:08là, depuis le début
54:08de cette table ronde,
54:11de ces tables rondes,
54:12c'est passionnant,
54:13mais on raisonne beaucoup
54:14en fonction de nos problématiques.
54:16Et je pense qu'il faut
54:16qu'on ait avant tout
54:17un raisonnement
54:18en direction du consommateur.
54:19Aujourd'hui,
54:20l'accès universel
54:21doit aussi être
54:22une navigation universelle.
54:24C'est-à-dire,
54:25quand on appuie
54:25sur le bouton radio,
54:26parfois,
54:27c'est marqué DAB FM.
54:29Il y a plein de gens
54:29qui ne connaissent pas le DAB.
54:31Et après,
54:32vous pouvez avoir
54:32le numéro du multiplex
54:33à la place
54:34de la liste des stations.
54:35Et je pense qu'il est essentiel
54:37que cette navigation
54:38soit universelle
54:39à tous les postes.
54:41Et que,
54:41quand tout à l'heure,
54:42Romain parlait
54:43d'un rapprochement
54:44entre guillemets
54:45entre l'AFM et le DAB,
54:46ça doit se passer
54:47de cette manière.
54:48C'est-à-dire que la liste
54:49des radios qu'on reçoit
54:50doit être celle
54:50des radios FM et DAB
54:52que l'on capte,
54:53avec peut-être d'ailleurs
54:54une priorité pour le DAB
54:55puisque c'est la norme
54:56qui a le bilan carbone
54:58le plus light.
55:00Ça peut être
55:00un véritable argument.
55:01Et c'est de cette façon
55:03qu'on facilitera
55:04la notoriété
55:04et l'adoption
55:05du DAB
55:06par le consommateur
55:07parce que c'est bien
55:08à lui qu'on s'adresse.
55:09Et je pense d'ailleurs
55:10tout à l'heure,
55:10on parlait aussi
55:11des plateformes
55:11de streaming
55:13qu'on voit souvent
55:13comme des plateformes
55:15rapaces
55:15puisqu'on raisonne
55:17par rapport
55:17à toutes ces plateformes
55:18comme Tuning
55:19qui volent nos signaux.
55:21Je pense qu'il faudrait aussi
55:22que là aussi,
55:22on soit un peu plus pragmatique
55:23et qu'on impose
55:24au DSP,
55:25je pense à Spotify,
55:27je pense à Apple Music,
55:28le fait de nous implémenter,
55:30de reprendre nos programmes
55:31de manière contrainte.
55:33Ce sont des plateformes
55:34qui se sont construites
55:35grâce au plan câble
55:36et qui en profitent largement.
55:38Et je pense que
55:38ce n'est pas un gros mot
55:39de leur imposer
55:40la reprise de nos radios.
55:43Merci Antoine.
55:45Il est 12h15
55:47à peine passé,
55:49donc nous sommes
55:50dans les délais.
55:50nous avions
55:53une dernière question
55:54et on donne la parole
55:55ensuite
55:56à Martin Agilary,
55:58président avec la ministre.
55:59Merci.
56:00Oui, bonjour
56:00à toutes et à tous.
56:01Jean-Marc Ourecht-Sénac
56:02de la CNRA,
56:04co-président de la CNRA,
56:05co-président également
56:06des locales
56:07qui réunit
56:08CNRA et SNRL.
56:10Je tiens à remercier
56:12tout d'abord
56:13l'ARCOM
56:13et les services
56:14de l'ARCOM
56:14pour la tenue
56:16de ses assises
56:17concernant le média radio.
56:19C'est un média
56:20qui est quand même
56:21menacé par rapport
56:22à l'évolution
56:22des usages
56:24et aussi
56:24par certaines décisions
56:26qui pourraient être
56:27totalement mortifères
56:28pour l'ensemble
56:29du secteur.
56:30On va parler
56:30d'équilibre économique.
56:32Le service public
56:33a été dernièrement
56:34attaqué.
56:35Ça a fait d'ailleurs
56:36l'objet de plusieurs
56:37articles de presse,
56:38mais je laisserai
56:39Madame la présidente
56:41de Radio France
56:42défendre le service public.
56:44Oui,
56:44en ce qui concerne
56:45les radios privées
56:46commerciales,
56:47elles doivent faire face
56:48aussi à une concurrence
56:49acharnée,
56:50des nouvelles plateformes
56:52numériques
56:53qui captent
56:53une bonne partie
56:54des financements
56:56publicitaires.
56:57Et pour nous,
56:58les radios associatives,
57:00il y a, oui,
57:01cette menace
57:01qui est désormais
57:03récurrente depuis 2024
57:04sur l'avenir
57:05du fonds de soutien
57:06à l'expression radiophonique.
57:08Le fonds de soutien,
57:09c'est,
57:09comme l'a dit
57:10d'ailleurs très justement
57:11Eva,
57:11c'est 35 millions d'euros.
57:13C'est un faible
57:14investissement
57:15par rapport
57:16aux retombées
57:17sociales
57:17et culturelles
57:18amenées
57:19par les radios associatives.
57:21Et donc,
57:21je profite
57:22de la présence
57:23de la DG MIC,
57:25mais aussi
57:25de Madame la Ministre
57:27de la Culture
57:27pour vous dire juste
57:29que nous avons besoin
57:30de vous
57:31pour préserver
57:32ce fonds de soutien
57:33et que donc,
57:34nous allons également
57:35demander
57:35des rendez-vous
57:37pour prouver
57:39en fait
57:39l'importance
57:40de ce fonds de soutien
57:41pour la préservation,
57:42certes,
57:43des radios associatives,
57:44mais aussi
57:45de l'équilibre global
57:46du paysage radiophonique.
57:47On fête cette année
57:48les 45 années
57:49de la libération
57:50de la FM,
57:5145 années
57:52nécessaires
57:53pour trouver
57:53un équilibre
57:54qui est fragile.
57:55Ne déséquilibrez pas
57:57un acteur
57:58qui fera en fait
57:59faire tomber
57:59le château de cartes.
58:01Merci.
58:02Merci beaucoup.
58:03Sous-titrage Société Radio-Canada