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  • il y a 8 mois
https://www.arcom.fr/actualites/assises-de-la-radio-2025-la-radio-au-coeur-de-la-vie-des-francais

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00:01Bonjour à tous, merci, merci Romain pour cette présentation.
00:05Alors on va parler en effet de proximité aujourd'hui de radio au cœur des territoires
00:09et voir comment ce média a un certain nombre d'atouts, c'est un média de confiance et de proximité.
00:15Pour cela, on va faire venir Sylvie Jangoul qui est directrice du pôle Outre-mer de France Télévisions,
00:21venez nous rejoindre, vous avez une place ici.
00:23On va faire venir également Justine Mascarilla qui est journaliste dans une radio associative
00:31sur un territoire important du centre de la France, donc Radio Vassivière.
00:38Bonjour Justine, rejoignez-nous.
00:41Nous allons faire venir également Victoire de Villiers qui dirige une radio régionale importante à Louette
00:47et puis Jean-Philippe Baille qui lui s'occupe d'informations,
00:51beaucoup directeur général délégué à l'information de RMC BFM.
00:56On a eu pas mal de chiffres, on va essayer de revenir dessus pour les illustrer
01:00avec ce que vous faites vous justement au quotidien.
01:04Sylvie Jangoul, je voudrais commencer par vous.
01:07L'étude qui a été présentée tout à l'heure a mis en avant le rôle essentiel occupé par la radio
01:12en situation de crise. 85% des auditeurs trouvent qu'elle est importante
01:16pour s'informer en général dans un contexte exceptionnel
01:19et 80% en particulier en cas de catastrophe naturelle.
01:23Une situation que vous avez dû affronter, vous, au Pôle Outre-mer à France Télévisions,
01:27en Guyane, à La Réunion.
01:29Est-ce que d'abord vous pouvez nous expliquer, parce que c'est pas forcément le côté le plus connu
01:33chez France Télévisions, ce Pôle Radio et ce Pôle Outre-mer,
01:37nous expliquer un peu comment vous êtes organisé d'une manière générale ?
01:41Le Pôle Outre-mer de France Télévisions, bonjour à tous.
01:43Bonjour, merci en tout cas de votre invitation.
01:45On peut dire que c'est un réseau de médias locaux et régionaux versus Outre-mer.
01:52C'est un peu ce réseau-là qui a plusieurs caractéristiques.
01:55Déjà, c'est un réseau multipôle puisqu'il est implanté aux quatre coins du monde,
01:58sur les trois principaux bassins et cibleurs du monde, le Pacifique, l'Atlantique et l'Indien.
02:03Il est multimédia, radio, télé, web, réseaux sociaux, puisqu'on considère volontiers les réseaux sociaux
02:07comme étant un média à part entière avec ses propres codes, sa propre mécanique.
02:10C'est important, pourquoi ? Parce qu'on parle de radio aujourd'hui et cette radio, il faut bien aujourd'hui considérer
02:15qu'Outre-mer, elle est intégrée dans un écosystème plus large en fait et cette interaction est importante.
02:21Et autre caractéristique, c'est une marque unique, la marque première, évidemment pas très connue ici.
02:25C'est important d'avoir cette marque unique pour faire très vite et pour dire un peu c'est quoi notre socle éditorial.
02:31On considère qu'on est des contributeurs de notre territoire, on considère qu'on est des acteurs de la visibilité.
02:34Et compte tenu de notre présence aux quatre coins du monde, on est aussi porteur d'une nouvelle lecture,
02:40de nouveaux regards sur le monde.
02:41Et dernier point important à noter quand même pour bien comprendre ce pôle Outre-mer,
02:45c'est qu'on sert trois publics.
02:46On sert les publics locaux, évidemment, les publics, les diasporas et les affinitaires.
02:51Et ça, je le dis parce que c'est aussi important, parce que dans l'approche de la proximité,
02:55ça veut dire que, et vous parliez effectivement de situation de crise,
02:58dans le cadre d'une situation de crise comme celle qu'on a connue récemment à Mayotte,
03:02il y a une proximité à double échelle, c'est-à-dire que dans un premier temps,
03:06il faut sur place dans le pays rassurer, il faut accompagner.
03:11Et puis pour les diasporas, il faut rassurer.
03:13Donc la proximité n'est pas que question de géographie, de distance,
03:18je veux dire, elle est aussi question d'intérêt, d'attention, etc.
03:22Donc c'est aussi important de le rappeler.
03:23Donc voilà, en gros, pour ce pôle Outre-mer de France Télévisions,
03:26nous sommes 1500 salariés également.
03:29Et il n'y a pas que de la radio, ça s'inscrit dans un écosystème un peu global ?
03:33Complètement, et c'est vrai que si on prend l'exemple,
03:37c'est vrai que j'étais évidemment extrêmement intéressée par tous les chiffres que vous avez posés.
03:40Et c'est vrai que dans les situations de crise, en fait, je dis souvent qu'on ne peut pas décorréler,
03:44quand on me parle des premières, quand on me demande de parler des premières,
03:47on ne peut pas décorréler les premières de leur contexte, du pays, de leur vulnérabilité,
03:51parce qu'on accompagne aussi ces vulnérabilités.
03:53Et à Mayotte, bon, c'est l'exemple le plus récent qu'on a eu avec le cyclone Chido,
03:58qui était un cyclone qui était assez inédit à tout point de vue,
04:01inédit par sa trajectoire, inédit par son intensité,
04:03mais surtout par le fait que le dernier épisode remontait à 90 ans, 91 ans.
04:09Et par conséquent, c'est vrai que c'est arrivé sur un terrain qui n'était pas très préparé,
04:13le pays, et même chez nous, pas très exercé.
04:15On n'était pas très exercé.
04:16Pour autant, nos salariés ont été totalement exemplaires,
04:19parce qu'ils sont dans cette démarche en permanence, en face-à-face avec des urgences,
04:25et il y a une volonté de servir au plus près.
04:29Et ce qui fait qu'on a eu effectivement une couverture qui a été exemplaire.
04:34Mayotte, c'est la station aujourd'hui radio qui a une part de marché la plus importante, 61 %,
04:41si tant est que ça veut dire quelque chose d'aujourd'hui,
04:43mais c'est extrêmement important.
04:44Et c'est extrêmement important aussi de savoir que, de façon globale,
04:47même si la station n'était pas exercée, à côté de leur engagement profond,
04:51il y a aussi, je veux dire, un principe très installé, en fait,
04:54parce que nous sommes tous organisés avec des plans hors sec,
04:56toutes les stations, avec évidemment la diffusion,
04:59on l'a vu, de spots d'informations, les consignes,
05:02aux différents niveaux d'alerte, la diffusion des messages des autorités,
05:05mais ça, c'est notre cahier des charges,
05:07c'est l'article 48 de notre cahier des charges qui le prévoit.
05:10Donc, j'ai envie de dire que c'est dans la réglementation,
05:11et c'est aussi dans notre ADN de travail comme ça.
05:14– On va y venir sur l'organisation de manière générale,
05:17mais revenons justement à Mayotte, mi-décembre 2024,
05:21ce cyclone Chido qui dévaste tout le territoire.
05:26comment ça se passe, comment les équipes se sont mobilisées,
05:30qu'est-ce qui s'est passé dans les jours qui ont suivi ?
05:32– Toujours une cellule de crise pour se dire, finalement,
05:35comment est-ce qu'on déploie ce fameux plan en sec,
05:37qui on va mobiliser, parce qu'en fait, aujourd'hui,
05:41on a eu 25 personnes qui étaient mobilisées au sein de l'entreprise
05:44pour pouvoir traiter, ce sont en général des personnels volontaires,
05:48donc on a des journalistes, des animateurs,
05:50des animateurs qui jouent un rôle extrêmement important.
05:51Et le point principal, en fait, dans le cadre du traitement
05:55de ce type d'événement, c'est l'alerte orange,
06:00qui pour nous, dans toutes les stations,
06:01est le déclenchement de la gestion de crise.
06:03Donc, en fait, évidemment, je vous passe tous les détails,
06:06toutes les vérifications, on vérifie le ravitaillement en carburant,
06:10on se dit qu'il faut, on a les moyens de dormir sur place,
06:13en fait, dans toutes les stations, en fait,
06:14de quoi accueillir une vingtaine, une trentaine de collaborateurs,
06:17puisqu'en fait, à partir du moment où on déclenche une gestion de crise,
06:20ça veut dire qu'on a une trentaine de collaborateurs
06:23qui doivent vivre en continu pendant quatre, cinq jours.
06:26Donc, nous sommes tous organisés avec des moyens de couchage,
06:29de ravitaillement, pour que chacun puisse pouvoir faire ce travail-là.
06:33Donc, c'est aussi une façon aussi de...
06:35C'est devenu une habitude, j'ai envie de dire,
06:38et un réflexe dans la plupart des stations.
06:40Et à partir du déclenchement de l'alerte orange,
06:44on déclenche le H24, c'est-à-dire en radio,
06:47une antenne continue, avec les animateurs qui jouent un rôle
06:50absolument essentiel.
06:52Et j'ai retrouvé un peu des éléments très, très forts.
06:54Je l'ai vu à Mayotte, on l'a vu aussi à La Réunion.
06:57C'est véritablement l'animateur radio qui se retrouve là
07:00et vraiment l'interlocuteur qui doit éviter le pire, en fait.
07:05Il doit vraiment éviter le pire.
07:07J'ai en mémoire cet exemple à La Réunion,
07:10d'une jeune femme, en fait, qui expliquait sa situation,
07:13et l'animatrice, de lui donner quelques conseils.
07:16Et immédiatement, en disant, par exemple,
07:18vous êtes mon seul lien, je n'ai que vous.
07:21Et ça, des phrases comme ça, on en retrouve tout le temps.
07:25Je l'ai vécu en Guadeloupe, on l'a vécu à La Réunion.
07:29À Mayotte, c'est exactement la même chose.
07:31À Mayotte, on a eu une petite problématique,
07:32puisqu'à un moment, il n'y avait ni réseau, ni électricité,
07:35et 48% des pylônes étaient endommagés.
07:38Donc on s'est retrouvés sans radio et en interne.
07:40C'était très compliqué, parce que les habitants n'avaient plus de radio.
07:45Il a fallu prendre le relais sur les réseaux sociaux,
07:46puisque notre direct radio est aussi en Facebook Live.
07:51Et ça a permis de pouvoir continuer à informer.
07:53Là où c'est intéressant, justement,
07:55que vous avez une plateforme presque à 360,
07:58avec de la radio, de la télé, de l'IP, des réseaux sociaux.
08:02Donc à un moment donné, quand il y a une défaillance sur un support,
08:04vous pouvez vous rabattre sur l'autre.
08:06C'est exactement ça, en fait.
08:07C'est cette convergence qui est finalement un peu le point particulier
08:11de ce Pôle Outre-mer, qui travaille complètement cette convergence.
08:14Et c'est intéressant, parce que ça nous donne à,
08:17au-delà des indicateurs classiques, des audiences aussi,
08:20ça nous donne à étudier, et chacun de nos publics,
08:23à se dire finalement où il est et à quelle heure, en fait.
08:27Et en même temps, ça nous donne aussi, non seulement à savoir qui et où,
08:30à comprendre c'est quoi les motivations de chacun.
08:33Et c'est un travail que nous sommes en train de faire.
08:34Nous faisons une étude motivationnelle pour se dire,
08:36mais finalement, pourquoi est-ce qu'on est en radio ?
08:37Pourquoi est-ce qu'on est sur les réseaux sociaux ?
08:39Et tout ça nous permet d'aller vraiment en profondeur
08:41et finalement de se rapprocher encore de nos usagers.
08:44Vous le disiez, on voit que l'étude l'a montré tout à l'heure.
08:48Il y a l'information en cas de crise et cette notion de proximité.
08:51Et on voit que le média, en cas de crise et de catastrophe naturelle,
08:56doit être aussi un bon moyen de se divertir,
08:58d'être pour les auditeurs un lien avec l'extérieur.
09:01Comment on l'intègre dans les programmes systématiquement ?
09:04Il ne s'agit pas que dans ces situations d'urgence que d'être anxiogène
09:08ou de pouvoir, il faut savoir, accompagner les auditeurs ?
09:11Oui, en fait, c'est vrai qu'il y a des gestions avant.
09:14Elle est très préventive.
09:15Elle est vraiment donné toutes les consignes
09:17pour permettre que chacun se prépare au mieux.
09:19Il y a la gestion pendant.
09:21La gestion du pendant, c'est vraiment beaucoup d'écoute.
09:23C'est vraiment des conseils en lien avec des pompiers volontaires, etc.
09:25Et puis, c'est vrai qu'on essaie de diversifier aussi nos programmes,
09:28de mettre un petit peu...
09:30La musique, c'est vraiment le moyen aussi de poser un petit peu les choses.
09:33Et le plus...
09:34En fait, je pense que pendant les crises,
09:36on a aussi beaucoup besoin de soutien, de parole, en fait.
09:41C'est vrai que l'attente, elle est vraiment sur l'information,
09:46sur...
09:47Chacun a besoin d'avoir des nouvelles de l'autre,
09:49a besoin de solidarité.
09:51Et c'est vraiment ça.
09:52C'est vraiment la solidarité.
09:54C'est vraiment le lien.
09:55Ils se forment dans les pays des vraies communautés de solidarité.
09:58Et nous, on est un peu le lien entre tout ça.
10:01Et on se rend bien compte que ça s'appuie.
10:06Alors, c'était aussi intéressant de voir,
10:08quand on parlait de proximité tout à l'heure,
10:10et j'ai aussi le sentiment,
10:11il y a un élément qui est très important,
10:13c'est de se dire, finalement,
10:14il n'y a pas de proximité sans légitimité.
10:17Et pour qu'on soit là,
10:18et pour qu'on soit crédible en tant qu'interlocuteur,
10:21en capacité de nous entendre,
10:22il faut aussi qu'on travaille cette légitimité,
10:24il faut aussi travailler cette relation.
10:26Et en cela, je trouve que la relation entre les quatre médias
10:30nous donne à avoir cette approche un peu tantôt collective,
10:34mais tantôt aussi personnalisée,
10:35pour permettre de savoir qui nous en écoute
10:38et pourquoi ils sont là.
10:39Ça nous permet de nous poser pour comprendre
10:41les personnes avec qui on est en interaction,
10:43en interrelation.
10:44Et c'est vrai qu'en Outre-mer,
10:46on a cette capacité,
10:47parce que je crois qu'on n'attend pas forcément
10:49un sondage pour savoir ce que pensent les gens.
10:52Ils nous le montrent, on le voit,
10:53quand on est dans la rue,
10:55on sait exactement si, effectivement,
10:57on est sur la bonne ligne ou si on ne l'est pas.
10:58Et c'est en ce sens que faire, effectivement,
11:00de la radio, en Outre-mer,
11:02c'est extrêmement intéressant.
11:03Il y a quelque chose, d'ailleurs,
11:04quand on s'est parlé avant cette journée,
11:06vous m'aviez dit également,
11:08c'est intéressant,
11:08c'est que la radio peut être un baromètre
11:10des tensions sociales.
11:11Vous avez parlé notamment,
11:12on a vu ce qui s'est passé ces derniers mois
11:13en Nouvelle-Calédonie.
11:15Vous disiez que c'était quelque chose
11:16que vous arriviez à percevoir,
11:18notamment dans la libre antenne,
11:19sur votre station.
11:21Oui, je partageais après les Gilets jaunes
11:25et je disais que je crois qu'un phénomène comme celui-là
11:28ne pouvait pas intervenir en Outre-mer,
11:29de cette façon-là,
11:30parce que ça se sent,
11:31effectivement, c'est un baromètre,
11:32ce sont des jaunes sociales.
11:33Toutes les antennes aujourd'hui,
11:34on est une radio de flux le matin notamment,
11:37on a une libre antenne
11:38et on perçoit bien l'état du pays.
11:40En fait, ça se perçoit,
11:41les interrogations, les tensions,
11:43mais elles se perçoivent bien.
11:44Et c'est pour ça que dans la plupart
11:45de nos antennes,
11:46on a créé des espaces aussi de paroles,
11:48mais aussi de réponses et de conversations
11:50pour permettre,
11:51quand on sent une tension naître quelque part,
11:54qu'on puisse avoir la capacité
11:55d'apporter une réponse
11:56parce qu'on a aussi ce rôle,
11:59parce qu'on se dit qu'on est aussi un lien,
12:02si on s'appelle première,
12:03c'est parce qu'on considère
12:04que c'est un un d'unité plutôt
12:07et considérant cette fonction fondamentale,
12:11on a aussi le devoir
12:13de pouvoir mettre en relation les personnes
12:15pour permettre que,
12:16quand émergent des interrogations,
12:18on puisse pouvoir apporter des réponses.
12:21Et donc, c'est le travail
12:22qu'on essaie de faire en toute féminité.
12:23– Baromètre également,
12:25merci beaucoup Sylvie Jean Goul,
12:26baromètre également Justine Mascarilla,
12:29vous êtes donc vous animatrice,
12:31technicienne, réalisatrice
12:32de Radio Vassivière.
12:34Vous voyez d'ailleurs,
12:35parce que tout le monde ne connaît pas
12:36cette radio qui est diffuse
12:38dans la montagne Limousine,
12:39sur le plateau des 1000 H
12:40et ses alentours,
12:41sur trois départements.
12:42Alors vous avez une particularité,
12:44c'est que vous êtes d'abord
12:44en zone rurale,
12:46avec trois studios,
12:47quatre fréquences.
12:48Expliquez-nous un peu
12:49la configuration de cette radio.
12:51– Oui, je pense qu'effectivement,
12:53c'est un territoire,
12:55quand on ne le connaît pas,
12:56qui est difficile à se figurer.
13:00Donc je vais commencer par le studio
13:02de Royer de Vassivière,
13:03dans lequel moi je travaille,
13:04et aussi parce que c'est le premier,
13:06c'est celui qui est historique.
13:09Royer de Vassivière,
13:10c'est dans la Creuse,
13:11c'est une commune de 500 habitants.
13:13Donc on peut aussi se figurer
13:16ce que c'est d'avoir trois salariés
13:17qui travaillent dans une radio
13:19sur une commune de 500 habitants.
13:21On fait partie de la vie locale.
13:25Et puis du coup,
13:26cette radio, petit à petit,
13:28c'est une radio à l'origine
13:29qui a été construite autour du tourisme,
13:32autour du lac,
13:34et qui se voulait plutôt
13:34une radio de divertissement,
13:36d'animation.
13:37– C'est une radio d'été au départ d'ailleurs,
13:38juste pendant la saison touristique
13:40et après qui est devenue pérenne.
13:42– C'est ça.
13:43Et puis comme plein de choses
13:44sur ce territoire passionnant
13:45de la montagne limousine,
13:47les gens voient qu'il y a quelque chose
13:48qui fonctionne
13:49et ils ont envie de s'en emparer.
13:52Et donc petit à petit,
13:53finalement,
13:54la zone d'influence de cette radio
13:56s'est étendue déjà à l'année.
13:58Et puis petit à petit,
13:59à tout le territoire,
14:01à peu près du parc naturel
14:03du plateau de Millevaches.
14:04Donc on a un autre studio à Feltin
14:07qui est un peu plus une grosse ville
14:09de 2 000 habitants,
14:12je crois,
14:13à peu près.
14:14Et on a aussi un autre studio à Mémac.
14:18Alors là,
14:18je ne vais même pas me prononcer
14:19sur le nombre d'habitants,
14:20je ne me souviens plus.
14:22Mais en gros,
14:22il y a 50 kilomètres
14:24entre chaque studio
14:25à la louche.
14:27– Et alors,
14:27vous avez 7 salariés,
14:29plus une quarantaine de bénévoles.
14:31– C'est ça.
14:32– Qui sont à l'antenne,
14:33j'imagine,
14:34ou derrière la console également.
14:37Et alors,
14:38vous avez un programme
14:39axé sur la communication sociale
14:41de proximité.
14:42Qu'est-ce que ça veut dire
14:42en termes de contenu ?
14:44– Qu'est-ce que ça veut dire
14:46en termes de contenu ?
14:47Eh bien,
14:48ça veut dire que
14:49on parlait de ces 7 salariés.
14:51On a un salarié
14:53qui est Didier
14:54qui est dans le travail
14:55et de maintenir ces antennes-là.
14:57On parlait un peu plus tôt
14:58du DAB+.
14:59Pour nous,
15:00ça pose aussi
15:01toutes ces questions-là
15:01parce que c'était géré en interne.
15:04Mais ce n'est pas le sujet-là.
15:05on a un salarié dédié
15:08à l'administratif.
15:10Et puis après,
15:11il y a mon rôle,
15:12celui d'animatrice.
15:13Et ensuite,
15:15on a trois reporters,
15:16donc un à Feltin,
15:18un à Mémac
15:18et un à Royer de Vassivière,
15:20qui sillonnent le territoire
15:21pour réaliser des reportages.
15:25Et ça va de
15:26un événement festif
15:29à une mobilisation
15:31sur un enjeu du territoire,
15:35à des grosses manifestations
15:37un peu sportives,
15:37etc.
15:38Et moi,
15:39mon rôle
15:39en tant qu'animatrice,
15:41c'est de rassembler
15:42ces contenus-là,
15:44de les présenter
15:45pour chacun de ces territoires,
15:48chacun de ces studios
15:49qui sont un petit peu différents.
15:51Et puis aussi,
15:52du coup,
15:52de fédérer
15:53une équipe de bénévoles
15:54autour de l'animation
15:55de cette partie-là
15:56de l'antenne locale.
15:57Donc on a
16:00des chroniqueurs
16:01amateurs
16:03qui viennent
16:03faire une chronique cuisine
16:05toutes les semaines,
16:05par exemple.
16:06On fédère comme ça
16:07cette énergie-là.
16:12Et la radio
16:12va pas mal vers l'extérieur
16:13aussi.
16:14Vous faites des interventions,
16:15je crois,
16:15dans les milieux scolaires,
16:16auprès des personnes âgées,
16:17auprès des demandeurs d'asile.
16:19Oui,
16:19alors on fait...
16:21Alors il y a les ateliers
16:22et puis il y a les plateaux extérieurs.
16:24C'est vraiment
16:24deux grosses
16:26parties de notre activité,
16:28plutôt estivale d'ailleurs.
16:30Donc les ateliers,
16:31on va plutôt
16:31dans des...
16:33dans des centres de détention,
16:37dans des écoles,
16:38dans des EHPAD récemment.
16:41Et on va apprendre,
16:44en fait,
16:44transmettre ce média.
16:45Pour nous,
16:45c'est très, très important
16:46que les gens
16:47se sentent capables
16:49de l'attraper,
16:51que c'est quelque chose
16:52qui leur appartient aussi.
16:53nous, aujourd'hui,
16:55je dis nous,
16:56avec l'équipe de Radio-Vacivère
16:58et ses trois studios,
16:59on est salariés,
17:00c'est notre métier
17:01de le faire,
17:02mais pour beaucoup d'ailleurs
17:03des salariés,
17:04ils ont commencé comme ça,
17:05en fait,
17:05en s'en emparant,
17:06en faisant une émission
17:08toutes les semaines
17:08et puis petit à petit,
17:11ça s'est étendu.
17:13Et puis après,
17:13il y a les plateaux extérieurs.
17:15Et ça,
17:15c'est...
17:16On délocalise,
17:17en fait,
17:17on a trois studios mobiles
17:18et on s'installe
17:21sur une fête de village,
17:23sur une manifestation
17:25quelconque
17:27et on anime
17:28cet espace-là
17:29en faisant venir
17:30des gens
17:31pour nous raconter
17:33l'événement.
17:34Donc ça,
17:34c'est plutôt la communication
17:35de l'événement
17:36vers l'extérieur,
17:37mais aussi,
17:39du coup,
17:40ça devient un outil
17:41de communication
17:41à l'intérieur
17:42de l'événement.
17:43C'est quelque chose
17:43qu'on fait vraiment beaucoup.
17:45On en fait,
17:46je ne sais pas,
17:47quasiment toutes les semaines
17:48en étaient,
17:48par exemple.
17:51Et ça fait partie
17:52de notre rôle.
17:53On est identifié
17:53comme ça,
17:54comme aussi,
17:55je pense,
17:55la radio qui se déplace.
17:57Alors,
17:57on a vu l'étude,
17:58elle nous disait
17:59qu'il y a pour plus
17:59de six auditeurs sur dix,
18:01la radio joue un rôle
18:01dans la vie du territoire,
18:03presque les deux tiers,
18:04et près de 80%
18:05chez les auditeurs
18:06des informations locales,
18:08ceux qui écoutent
18:08vraiment l'information locale.
18:10Est-ce que vous ressentez,
18:10vous,
18:11cette attente,
18:11ce besoin,
18:12justement,
18:12d'information ?
18:14Oui.
18:15Vous n'avez pas l'air
18:20très persuadé.
18:21Si,
18:21si,
18:21évidemment,
18:23que ça fait partie
18:24du besoin.
18:29Je ne sais pas exactement,
18:32c'est difficile,
18:33en fait,
18:33de savoir
18:34ce que exactement
18:35les gens attendent
18:36d'une radio.
18:36En tout cas,
18:37il y a une double envie,
18:39c'est-à-dire que
18:39il y a cette envie
18:40de dire,
18:41mais moi,
18:41j'organise quelque chose
18:42et j'ai envie
18:43qu'on en parle
18:43et nous,
18:44c'est le moment
18:45où on intervient
18:45en disant,
18:45mais tiens,
18:46voilà un média,
18:47voilà les outils,
18:48on va le faire avec toi
18:49mais on va aussi
18:50t'apprendre
18:50à te servir de la radio.
18:53Et puis,
18:53il y a l'envie
18:54que ça rayonne
18:55et pour moi,
18:56c'est deux envies
18:56un petit peu différentes.
19:01Je dirais que
19:02en tout cas,
19:06on travaille beaucoup
19:07sur ce moment-là
19:09où on passe de
19:10j'ai envie de parler
19:10quelque chose
19:11à j'apprends
19:12à parler de quelque chose
19:13et je le fais moi-même.
19:14D'accord,
19:15l'idée,
19:15c'est de donner
19:15les outils en fait.
19:17Voilà.
19:18La radio associative,
19:19c'est souvent le système D,
19:21c'est-à-dire pas beaucoup
19:22de moyens,
19:22beaucoup de bénévolat.
19:23Comment on essaie
19:24de s'adapter justement
19:25à tout ça,
19:26à ce contexte ?
19:27Eh bien,
19:27comme on peut.
19:30On s'adapte,
19:32en fait,
19:33c'est beaucoup d'énergie,
19:34c'est beaucoup
19:34de joie aussi.
19:37Voilà,
19:38on parlait
19:38des bénévoles,
19:40par exemple,
19:41un des plus jeunes bénévoles
19:42qui vient régulièrement
19:43sur mon émission,
19:44il a 12 ans,
19:45c'est mon voisin
19:46et il fait la réalisation
19:47technique en direct
19:48des émissions maintenant.
19:51Voilà,
19:51donc c'est arrivé aussi
19:52avec les gens
19:53à l'endroit où ils sont
19:54et à leur niveau
19:54d'apprentissage
19:55de ce média-là
19:56et proposer des solutions.
19:58Ça se fait
19:59au cas par cas,
20:00souvent.
20:01On sait qu'on a
20:02des animateurs
20:02dans les radios musicales
20:03et autres après,
20:04les réseaux nationaux célèbres
20:06qui ont démarré comme ça,
20:07en effet,
20:08très jeunes.
20:08Peut-être qu'on en retrouvera
20:09dans quelques années,
20:10quelques-uns
20:11qui ont commencé
20:11à Radio-Vassivière.
20:12Merci beaucoup,
20:13Justine.
20:14Victoire de Villiers,
20:15vous connaissiez
20:16Radio-Vassivière ?
20:18Non,
20:18je ne connais pas
20:18Radio-Vassivière
20:19et je suis très heureuse
20:20de faire votre connaissance.
20:21Non,
20:22mais parce que sachez
20:23qu'il diffuse
20:24depuis le début 2021
20:25à Aubusson
20:26et vous êtes,
20:27vous,
20:27à Aubusson,
20:27à Louette.
20:29On a au moins
20:29trois fréquences
20:30dans l'Ouest.
20:31Donc là,
20:31ce n'est pas du tout
20:32la même dimension.
20:33À Louette,
20:33c'est la première radio
20:35régionale en France,
20:37quasiment avec l'audience
20:39que vous avez atteinte.
20:41L'étude présentée
20:42par Romain Lalex
20:43tout à l'heure
20:43nous indiquait
20:44que la musique
20:44et l'info
20:45sont les deux piliers
20:46des contenus radio
20:48dont l'information locale,
20:50on l'a vu,
20:50qui est attendue
20:51par 31% des auditeurs.
20:53C'est la recette
20:53que vous essayez
20:54d'appliquer à la radio
20:55aujourd'hui,
20:56musique,
20:56info,
20:57dont info locale ?
20:58Exactement.
20:59À Louette,
20:59c'est une radio régionale,
21:01musicale
21:02et d'information de proximité.
21:03C'est vraiment
21:03nos deux discriminants
21:04et aujourd'hui,
21:06on vient de le voir
21:06avec l'étude
21:07qui a été projetée
21:08par M. Lalex,
21:09le discriminant
21:10pour des radios locales
21:11et régionales,
21:11ce n'est plus la musique,
21:12c'est moins la musique,
21:13c'est l'info locale.
21:14Et donc,
21:15on se retrouve aujourd'hui
21:16à redévelopper
21:17une information
21:18d'ultra proximité.
21:20À Louette,
21:21c'est une rédaction
21:21de 14 journalistes,
21:23on a 7 zones éditoriales
21:25distinctes
21:25et on produit
21:2770 rendez-vous
21:28d'informations quotidiens,
21:30des rendez-vous en direct,
21:30mais que vous pouvez
21:31également retrouver
21:32en replay sur notre site internet
21:34et nos plateformes.
21:35Et notre zone,
21:36elle va de la pointe
21:37du Finistère
21:38à la Nouvelle-Aquitaine
21:39en passant par le centre
21:40et donc le Limousin.
21:42Donc,
21:42on a la chance
21:43de fidéliser une audience
21:44de 2,7 millions de personnes
21:46et on essaye
21:46de leur apporter
21:47une information locale
21:49au plus proche
21:51de leurs préoccupations.
21:52Pour cela,
21:53on a essayé
21:54de faire quelque chose
21:55aussi de 360
21:55avec nos ressources.
21:57Nos journalistes,
21:57aujourd'hui,
21:58de l'antenne
21:58font également du web,
22:00produisent des contenus
22:01sur le web.
22:02On parlait tout à l'heure
22:03de ce qui intéresse
22:04nos auditeurs.
22:05Alors,
22:06nous,
22:06nos auditeurs,
22:07ce sont des gens
22:09d'à peu près
22:09une quarantaine d'années.
22:11Ils sont en zone rurale,
22:13périurbaine.
22:14Ça va être,
22:15par exemple,
22:15une infirmière
22:16au CHU de Cholet
22:17qui a 44 ans,
22:19un peintre en bâtiment
22:20dans la région de Morlaix,
22:21une coiffeuse
22:22qui exerce à Partenay.
22:24Et ce qui les intéresse,
22:25on a remarqué,
22:26alors évidemment,
22:27on leur en parle
22:27dans les flashs,
22:28mais ce qui est intéressant
22:29dans notre approche
22:30aussi digital,
22:30c'est qu'on voit aussi
22:31en direct
22:32les vues
22:33sur les articles.
22:34Et par exemple,
22:35la semaine dernière,
22:35ce qui a fait le plus de vues
22:36sur notre site internet,
22:38ce sont des offres d'emploi
22:39dans la région de Poitiers.
22:41C'est un article
22:42sur le pouvoir d'achat
22:43dans le Finistère
22:44à l'Andivisio.
22:45Et puis,
22:46c'est l'Iron Man de Tour.
22:48Mais ce qui intéressait
22:49les gens sur notre site internet,
22:50c'est de savoir
22:50quelle route était coupée
22:51et quel pont était bloqué.
22:52Et c'est une évidence,
22:54mais aujourd'hui,
22:55c'est ça qui intéresse
22:56nos auditeurs,
22:57en tout cas,
22:58dans les territoires.
22:59Mais on a vu tout à l'heure
22:59l'importance
23:00de l'information servicielle,
23:02c'est ça ?
23:02C'est que la radio
23:03doit donner des services ?
23:06Complètement.
23:07Et c'est une information
23:09du moment.
23:10Lundi,
23:10c'était les résultats
23:11de Parcoursup.
23:12On a une journaliste reporter
23:13qui a fait la tournée
23:14des lycées
23:14aux environs de notre radio,
23:16qui a récolté
23:17les témoignages
23:17des étudiants
23:19stressés, inquiets
23:20ou parfois tout à fait sereins,
23:22ce qui peut aussi se comprendre.
23:23Et on n'a pas oublié
23:26évidemment le côté divertissement
23:28et le côté musical
23:29de notre radio.
23:30Donc ce qu'on essaye de faire,
23:31parce qu'aujourd'hui,
23:32on a montré dans l'étude
23:34que les Français
23:35s'intéressent à la radio,
23:36mais il y a une partie
23:37de cette population
23:38qu'on a plus de mal
23:38à conquérir.
23:39C'est le cas aussi
23:40pour notre radio régionale.
23:41Ce sont les 15-25 ans.
23:43Donc ce qu'on fait,
23:43c'est qu'on fait aussi
23:44des lives
23:44où on va inviter
23:46des artistes
23:46qui sont de leur génération,
23:48qui leur parlent.
23:49On va inviter par exemple
23:51Marguerite
23:52qui se produira à Nantes
23:53mardi au Stéréolux
23:54pour Alouette,
23:55donc une jeune artiste
23:56de la Star Academy
23:57qui a énormément de succès
23:58auprès des plus jeunes.
23:59On a reçu Héléna,
24:00on a reçu Carbone,
24:02Charlotte Cardin,
24:03qui sont des artistes
24:04qui parlent aux jeunes
24:04et c'est notre façon aussi
24:05de continuer à conquérir
24:06ces publics un peu plus jeunes.
24:08On parle de lien de proximité.
24:10Comment on cultive justement
24:11ce lien de proximité
24:13avec le public ?
24:13Donc il peut y avoir
24:14ce live pour les plus jeunes,
24:16mais globalement,
24:17comment on essaie
24:18d'entretenir
24:18et de développer
24:19ce lien de proximité ?
24:21On a pour objectif
24:22de se faire le relais
24:23des événements
24:24de la vie quotidienne
24:24de nos auditeurs.
24:25Alors notre zone
24:26est assez vaste,
24:27on n'est que 45 salariés,
24:28mais on a développé
24:29une politique de partenariat
24:30qu'on développe chaque année.
24:32On est partenaire
24:33de nombreux clubs sportifs,
24:34donc dans notre région
24:35ça va être le FC Nantes,
24:36le SCO d'Angers,
24:37le Tour Volleyball Club,
24:39le Stade Rochelet.
24:40Et puis on va se rendre
24:41sur tous les festivals
24:42de la région,
24:43donc on a la chance
24:43d'avoir les francopholies
24:44dans notre zone,
24:45la fête du Cognac,
24:46Poupée,
24:46aussi le Hellfest
24:47dont on est partenaire.
24:49Et c'est aussi là
24:49que nos auditeurs nous attendent
24:50et qu'on est heureux aussi
24:51de leur faire de beaux cadeaux.
24:53Et vous avez également
24:54pas mal de...
24:56Vous faites des portes ouvertes
24:57aussi je crois ?
24:58Oui, on est effectivement...
24:59Pas pour la fête de la radio d'ailleurs ?
25:01Pour la fête de la radio,
25:02on ouvre les portes
25:02de notre radio
25:03et puis on organise également
25:04des ateliers radio
25:05dans les lycées,
25:06dans l'enseignement supérieur.
25:09Et puis là ça va être
25:10la période des stages de seconde,
25:11donc on a fait
25:12un petit concours
25:13sur notre Facebook
25:14et on a sélectionné
25:15une dizaine d'étudiants
25:16en seconde
25:17qui vont venir visiter
25:18Alouette.
25:19Donc ce sera mon stage
25:20chez Alouette.
25:20On est vraiment très investis
25:21dans la formation
25:22des plus jeunes à la radio,
25:24notamment par le biais
25:24du journalisme.
25:26On a un journaliste
25:26qui fait ces ateliers-là.
25:28L'idée c'est d'apprendre
25:29à décrypter l'information,
25:30de ne pas se fier
25:32aux fake news.
25:33On pense aussi
25:34qu'on est un acteur
25:34de la vie locale
25:35en ce sens
25:36et que si on veut aussi
25:37que les jeunes s'intéressent
25:38à la radio,
25:38il faut aller les chercher
25:39sur les terrains
25:40qui les intéressent.
25:41Alouette,
25:42c'est quand même
25:42une quinzaine de départements.
25:44Vous l'avez dit,
25:45ça démarre...
25:45C'est même 26 départements
25:47aujourd'hui.
25:47Avec le DAB,
25:48ça élargit jusqu'à Bordeaux.
25:51Comment on essaie,
25:52en ayant des couvertures,
25:53une couverture
25:54de plus en plus large,
25:55on peut comprendre
25:55qu'il y a des ambitions
25:56de développer la station,
25:57etc.,
25:58mais faire cohabiter
25:59ce développement territorial
26:00et en même temps
26:02garder un ancrage local ?
26:04Justement,
26:05on est très concerné
26:07par ce qu'on disait
26:08tout à l'heure
26:08sur la planification du DAB
26:10au niveau local.
26:12Aujourd'hui,
26:12on couvre 26 départements,
26:14on a 58 fréquences
26:15et 35 décrochages publicitaires.
26:17Notre modèle économique,
26:18il est basé
26:19sur le décrochage,
26:20le décrochage éditorial,
26:21mais aussi le décrochage publicitaire,
26:23puisque notre radio,
26:24comme toutes les radios
26:24de catégorie B,
26:25elles ne reçoivent
26:26aucune subvention
26:27et donc elles sont basées
26:27à 100% sur la publicité.
26:30À titre d'information,
26:31c'est 50% de publicité locale
26:33pour notre chiffre d'affaires.
26:35Et donc,
26:35nous,
26:36on a construit
26:37un modèle de décrochage
26:38en lien avec les régulateurs
26:39successifs qui fonctionnent très bien,
26:41dont on est très fiers
26:42parce que ça nous permet
26:43justement cette proximité
26:44d'être au cœur
26:45des préoccupations
26:45de nos auditeurs.
26:47Or,
26:47aujourd'hui,
26:48si on prend par exemple
26:49le département des Deux-Sèvres,
26:51Alouette,
26:51c'est la première radio
26:52toute station confondue
26:53dans les Deux-Sèvres.
26:55Aujourd'hui,
26:55pour nous,
26:56c'est trois zones
26:57publicitaires distinctes.
26:58C'est un département
26:59qui est très allongé,
27:00les Deux-Sèvres.
27:01Donc,
27:01on a le bassin de New Yorker,
27:03on a aussi Partenay,
27:04on a aussi Brissuir.
27:05Et il se trouve
27:06que ce sont des bassins
27:06de vie vraiment distincts.
27:07Or,
27:08il va y avoir un unique
27:09allotissement local
27:10sur tout le département
27:11des Deux-Sèvres.
27:12Et pour nous,
27:12ça pose un vrai sujet
27:13parce que ça veut dire
27:14que notre offre éditoriale,
27:15elle va être appauvrie.
27:17Nos annonceurs,
27:17forcément,
27:18ils seront lésés.
27:19Donc,
27:19notre modèle économique,
27:20il va s'en trouver fragilisé.
27:22Et notre crainte à terme,
27:23c'est que les liens de proximité
27:24qu'on a entretenus
27:25et construits,
27:26ils s'en trouvent distendus.
27:27On a compris,
27:29tout à l'heure,
27:29le président disait
27:30qu'il y aurait quand même,
27:31justement,
27:32il allait s'emparer,
27:33l'ARCOM allait s'emparer du sujet.
27:34Et c'est une excellente nouvelle
27:35et on sera à vos côtés
27:36pour y travailler.
27:37C'est quand même
27:38une bonne nouvelle.
27:39Et la place de l'interactivité
27:41avec les auditeurs,
27:42elle existe aujourd'hui
27:43sur les antennes notamment ?
27:45Oui,
27:46j'ai parlé des journalistes,
27:47mais on a aussi
27:47une dizaine d'animateurs
27:48et nous,
27:49on essaye de délocaliser
27:50nos émissions
27:51au moins une fois par mois
27:52en fonction de l'actualité.
27:53Donc,
27:54par exemple,
27:54en marge du salon
27:55de l'agriculture,
27:56on est allé
27:57dans une exploitation agricole.
27:59On a réveillé nos éditeurs
28:00depuis cette exploitation
28:01avec une famille.
28:02Il se trouve qu'en plus,
28:03c'était une belle histoire
28:04de transmission
28:05puisqu'il y avait aussi
28:05la fille qui a 16 ans
28:07et qui reprend l'exploitation.
28:08Donc,
28:08c'était un beau moment de radio
28:09et c'est aussi comme ça
28:11qu'on arrive à créer
28:11de l'interactivité
28:12avec nos auditeurs
28:14et avec des sujets
28:14qui les intéressent.
28:16Merci beaucoup,
28:17Victoire.
28:18Jean-Philippe Baye,
28:19vous êtes donc
28:20directeur général délégué
28:21à l'information
28:21du groupe RMC-BFM.
28:23C'est CMA Média
28:24depuis quelques temps.
28:25Le groupe qui monte
28:26dans l'audiovisuel,
28:27n'y voyez pas de parallèle
28:29avec des petites chaînes
28:30qui montent,
28:30mais quand même.
28:31En tout cas,
28:31CMA Média détient
28:33trois stations.
28:34La généraliste RMC
28:35qui est dédiée à l'info,
28:37au débat et au sport.
28:39Une station spécialisée,
28:41elle,
28:42sur l'information économique,
28:43BFM Business
28:44et qui est en même temps
28:45d'ailleurs une télévision.
28:47Et puis,
28:47BFM Radio
28:48qui est la déclinaison
28:50de la chaîne d'information,
28:51elle,
28:51sur le DAP+.
28:52On a vu tout à l'heure
28:54l'étude de montrer
28:55que le lien de confiance
28:56et de se construisait
28:57beaucoup avec le public
28:58sur l'information.
29:00C'est un contenu
29:01qui est particulièrement apprécié.
29:02On le voit,
29:0350% de taux d'appréciation.
29:05Comment vous analysez
29:06ces résultats,
29:07ce que vous avez pu voir
29:08et le taux de confiance également ?
29:10Très encourageant.
29:12Vous m'entendez ?
29:12Très encourageant.
29:13Parce que là,
29:15je crois que la radio,
29:16c'est le plus fidèle
29:17des compagnons.
29:19Il est là le matin,
29:19il est là le soir,
29:20il vous accompagne
29:21toute la journée.
29:22Et donc,
29:23on adhère à une radio.
29:25Il n'y a pas l'effet zapping
29:26comme il peut y avoir
29:27à la télé.
29:27On adhère à sa station
29:29qui est celle
29:31de son enfance,
29:32souvent.
29:32Et tout au long de sa vie,
29:34on reste sur sa station.
29:35D'où cette confiance,
29:36d'où cette proximité-là.
29:38Parce qu'il y a cette adhésion.
29:39Je ne zappe pas.
29:41Je reste avec ma radio,
29:42mes animateurs,
29:44mes journalistes.
29:45Et donc,
29:45forcément,
29:45cette confiance,
29:46elle est là
29:46parce qu'elle accompagne
29:47tout au long de la journée
29:48et tout au long de la vie.
29:49Et puis,
29:50parce qu'on l'a vu
29:51avec les exemples
29:52que vous avez donnés,
29:53mesdames,
29:54mais c'est la proximité,
29:56c'est l'interactivité,
29:57c'est le divertissement,
29:58c'est plein de choses,
29:59la radio.
29:59Et c'est ça
30:00qui crée aussi la confiance.
30:01Là aussi,
30:02elle nous accompagne
30:02toute la journée.
30:04L'information,
30:04parce que les radios,
30:07quelles qu'elles soient,
30:08vont sur le terrain.
30:09rencontrent les gens,
30:12racontent ce qu'ils voient.
30:14Ce ne sont pas des débats
30:15autour d'une table
30:15où on refait le monde.
30:17Ce sont,
30:18même s'il y a une émission,
30:19je vois mes amis d'RTL
30:20qui s'appellent comme ça,
30:21mais c'est cette proximité-là,
30:24c'est ce contact avec le terrain.
30:27Et c'est ça,
30:28sa particularité.
30:30Parce qu'effectivement,
30:31on voit bien
30:32que nous sommes dans un moment
30:33où la confiance
30:34envers les médias,
30:36de manière générale,
30:37envers les journalistes,
30:37est remise en cause.
30:39Et on voit bien
30:41qu'il y a une polarisation
30:43du débat public.
30:44La radio,
30:45c'est donc celle
30:46qui vous accompagne,
30:46celle qui fait du lien,
30:48c'est celle,
30:49avec le service
30:49que l'on peut apporter
30:50et cette interactivité,
30:51on arrive à créer
30:52des chaînes humaines.
30:53quand il y a des difficultés,
30:55quand il y a une crise,
30:56qu'elle soit sanitaire
30:56ou une crise
30:58à cause de cyclones
31:00ou d'intempéries,
31:01les gens s'entraident.
31:03Et ça,
31:03il n'y a que la radio
31:04qui le fait.
31:06Parce qu'effectivement,
31:07ils se connaissent,
31:08ils connaissent leurs animateurs
31:09et la radio
31:10joue ce lien social
31:12entre tout le monde.
31:13Et puis,
31:14il y a cette confiance aussi,
31:15de mon point de vue,
31:17parce que la radio
31:19est un média
31:21qui est toujours là
31:23quand il y a des difficultés.
31:26On l'a vu
31:27effectivement dans l'enquête
31:30que vous nous avez présentée,
31:31quand il n'y a plus rien,
31:32il reste la radio.
31:33Et puis,
31:34elle a ce rôle-là aussi
31:35de prévenir,
31:37d'accompagner,
31:38d'aider,
31:39d'entraider.
31:40La confiance,
31:40elle vient aussi du fait
31:41que les journalistes,
31:44vous les voyez tous les jours,
31:45les journalistes sont là,
31:46les journalistes vous parlent.
31:48Et puis,
31:49parce qu'on peut s'exprimer
31:50sur la radio.
31:52Et moi,
31:52ce qui me marque
31:53dans l'étude
31:53que vous avez présentée,
31:54c'est que les gens disent
31:55on peut interpeller.
31:56On peut interpeller les politiques,
31:57on peut découvrir des choses
31:59sur les phénomènes de société,
32:00on peut mieux comprendre.
32:02Et ça,
32:02la radio la porte.
32:04Parce qu'il y a
32:05cette diversité
32:05tout au long de la journée
32:07sur les antennes.
32:08Et sur une antenne
32:09en particulier,
32:10sur RMC,
32:11on a vu qu'une des recettes
32:12qui a permis
32:14la renaissance
32:15de cette radio
32:16il y a maintenant 20 ans,
32:17plus de 20 ans maintenant,
32:17c'était justement
32:18de faire du débat.
32:20Et on voit
32:21que l'étude le montre,
32:22que le public
32:22met en avant
32:23le débat
32:24et la confrontation d'idées.
32:26Au-delà de la mesure
32:27du temps de parole,
32:28naturellement,
32:29qui est bien contrôlé
32:31par l'ARCOM,
32:32comment veille-t-on
32:33à la diversité
32:35des points de vue
32:35sur une antenne
32:36et comment aujourd'hui
32:37il y a un grand débat
32:38autour de la polarisation ?
32:39Comment on essaie
32:40d'éviter cette polarisation
32:42et on essaie
32:43de trouver un équilibre ?
32:44Ça,
32:44c'est notre travail
32:45au quotidien,
32:46effectivement,
32:46d'avoir des plateaux
32:47qui soient équilibrés.
32:49La force d'RMC,
32:50notamment,
32:50c'est de pouvoir aussi
32:52donner la parole
32:52à la société civile,
32:54à la société civile
32:55qui peut s'exprimer.
32:57Donc,
32:57effectivement,
32:58notre travail au quotidien,
33:00c'est d'équilibrer
33:01et qu'on puisse entendre
33:02toutes les sensibilités,
33:04toutes les opinions.
33:05C'est la radio
33:05de toutes les opinions,
33:06ce n'est pas la radio
33:06d'une opinion.
33:07Donc,
33:08ça,
33:08c'est un travail quotidien
33:09avec nos équipes.
33:11J'ajoute aussi
33:12que la force de la radio,
33:14même s'il y a du débat,
33:16il y a aussi
33:16de la bienveillance.
33:18Et ça,
33:19c'est important pour moi.
33:20Sur les réseaux sociaux,
33:21il n'y a plus
33:22de bienveillance.
33:23Quand un auditeur
33:24appelle une station de radio,
33:28d'abord,
33:28elle est en lien,
33:29je vous disais,
33:29avec son fidèle compagnon,
33:31et c'est différent
33:32que de se cacher
33:34derrière un compte
33:36et d'envoyer,
33:38j'allais dire,
33:40un clash facile
33:41ou même des insultes facilement.
33:43On n'insulte pas
33:43sur la radio
33:44parce que d'abord,
33:45il y a le tri
33:46qui est fait par les gens
33:47qui sont là
33:48pour justement
33:50caster,
33:50comme on dit,
33:51les auditeurs
33:52qui passent à l'antenne,
33:54mais aussi parce que
33:55il y a ce lien-là.
33:56Et puis,
33:56parler,
33:58parler,
33:58c'est différent
33:59que d'écrire
34:00140 signes
34:01pour insulter
34:02quelqu'un.
34:03Donc,
34:03c'est aussi ça
34:04la force du débat
34:05et ce pluralisme-là
34:06qu'on essaye de garantir,
34:07même si ce n'est pas
34:08tous les jours facile.
34:10Je connais le débat
34:11qui est en cours
34:11en ce moment
34:12pour essayer
34:12d'effectivement
34:13de trouver
34:14les équilibres.
34:15On n'a jamais
34:15d'équilibre parfait,
34:17mais en tout cas,
34:18c'est ce que l'on fait
34:20tous les jours,
34:20on essaye de faire
34:21en tout cas tous les jours.
34:22Et sur des émissions
34:23comme
34:23les grandes gueules,
34:24par exemple,
34:25on voit
34:25comment on repère
34:27le bon client
34:28et est-ce qu'on ne risque
34:29pas de s'enfermer
34:30un peu dans la logique
34:31du bon client ?
34:32Oui,
34:32c'est un risque,
34:33bien entendu,
34:34mais là aussi,
34:35on a des équipes
34:36qui sont aguerries
34:38pour pouvoir trouver
34:39les bons clients
34:40ou même
34:41les personnalités
34:43qui peuvent s'exprimer.
34:44Mais la volonté,
34:44c'est de donner
34:45encore une fois
34:46la parole
34:46à un boulanger,
34:48à un agriculteur,
34:49à un professeur
34:51ou à un instituteur.
34:52Donc,
34:52c'est ça aussi.
34:53C'est cette volonté-là
34:54d'ouvrir le débat
34:56à toute cette société
34:57que parfois,
34:58on ne voit pas.
34:59On a parlé d'invisible
35:00tout à l'heure,
35:01je crois.
35:02Et c'est comme ça
35:03que vous parliez
35:04des Gilets jaunes
35:05et la difficulté
35:06de voir arriver
35:08les Gilets jaunes.
35:09C'est par des émissions
35:10aussi, je pense,
35:11comme ça
35:11qu'on peut prendre
35:12le pouls de la société
35:13et qu'on ressent
35:14ce qui se passe.
35:16Vos radios,
35:17et notamment RMC,
35:18parce que c'est la plus forte,
35:19traitent encore un sujet
35:20qui est peut-être
35:21un peu plus délaissé
35:22de plus en plus
35:22par les radios.
35:23C'est le sport
35:24qui reste très audiovisuel,
35:26donc visuel.
35:27Vous,
35:27vous continuez le soir.
35:29On a vu,
35:29enfin,
35:30c'est pas Romain,
35:31l'ex passait rapidement
35:32tout à l'heure
35:32sur les motifs d'écoute,
35:34mais on voit que le sport
35:34est loin derrière aujourd'hui.
35:36Par contre,
35:36on aime bien venir
35:37débattre du sport.
35:39Alors,
35:39RTL le fait aussi un peu.
35:40Vous,
35:41vous le faites beaucoup.
35:41c'est une manière
35:44justement d'entretenir
35:45aussi la proximité
35:46avec l'auditoire ?
35:47Oui,
35:47et de rajeunir,
35:49de rajeunir l'audience.
35:50On sait très bien
35:50que les jeunes
35:51sont très intéressés
35:52par le sport
35:53et par le débat
35:53qu'il peut y avoir
35:54autour du sport.
35:54Là,
35:55on a par exemple
35:55une radio numérique
35:56qui est en place
35:57depuis Roland-Garros
35:58pour suivre Roland-Garros
35:59et on suivra de près
36:00cet après-midi
36:01la demi-finale
36:03de Loïs Boisson.
36:05Mais oui,
36:06c'est important pour nous
36:07et je crois que
36:10ce qu'il faut aussi
36:11tirer comme enseignement
36:13de cette étude,
36:14c'est que la radio,
36:15c'est jeune.
36:17La radio aussi,
36:18ça attire les jeunes
36:18par le sport,
36:19bien évidemment,
36:21mais aussi,
36:21on réduit trop la radio
36:23par l'audio.
36:25Et moi,
36:25je vois des adolescents,
36:27j'ai une fille de 13 ans,
36:28excusez-moi,
36:29mais elle a été bercée
36:30par la radio
36:31toute sa vie,
36:31forcément.
36:32Elle n'avait pas le choix.
36:32Elle n'avait pas le choix,
36:34mais je la vois
36:35écouter des podcasts
36:37je la vois redécouvrir
36:40des émissions de radio
36:42que je lui avais peut-être imposées
36:44il y a un certain nombre d'années,
36:46mais en tout cas,
36:47et ce n'est pas la seule
36:48parce que ses copines aussi
36:49ou ses copains
36:51vont sur du podcast
36:54ou même sur YouTube
36:56parce que la radio,
36:57maintenant,
36:57c'est aussi sur YouTube
36:58et c'est là
36:58le grand développement
36:59qu'on doit aussi avoir
37:01tous en tête
37:02pour écouter
37:04des émissions de radio.
37:05Et ça,
37:06moi,
37:06ça me rassure.
37:06ça me rassure
37:07parce que la radio,
37:08c'est le plus fidèle
37:10des compagnons,
37:11mais aussi,
37:11c'est un média jeune
37:13contrairement à ce que l'on peut dire.
37:14Donc,
37:14c'est pour ça
37:14qu'il faut que tout le monde
37:15prenne conscience
37:16qu'il faut défendre la radio,
37:18qu'il faut défendre l'audio
37:19parce qu'encore une fois,
37:21c'est aussi le média
37:22de la bienveillance
37:22contrairement à d'autres.
37:23Vous dites qu'il faut aller sur YouTube.
37:27Le groupe aussi
37:28dans lequel vous évoluez
37:30a été parmi les premiers,
37:32voire le premier,
37:33à mutualiser radio et télévision
37:34avec BFM Business d'abord
37:37et puis après,
37:37en déclinant pas mal
37:38de programmes phares
37:39de RMC en télévision.
37:41Est-ce qu'aujourd'hui,
37:42il faut absolument
37:42de l'image
37:43pour cultiver justement
37:44cette proximité
37:45avec...
37:46C'est le sujet quand même
37:47de cette table ronde.
37:48Est-ce qu'il faut de l'image
37:49pour cultiver la proximité ?
37:51Il faut être sur tous les terrains.
37:52C'est les réseaux sociaux,
37:53c'est l'image,
37:54c'est la radio,
37:55c'est le podcast,
37:56c'est tous les terrains
37:57pour justement
37:58continuer à créer ce lien
38:00entre la marque
38:01qui peut être celle de RMC,
38:04de BFM Business
38:05ou de BFM tout simplement
38:07et de continuer
38:10à justement avoir
38:11cette proximité-là
38:12grâce à ce déploiement 360
38:15dont vous parliez tout à l'heure.
38:16Et on voit bien
38:17que l'un relaie l'autre
38:18et qu'aujourd'hui,
38:19c'est un cercle vertueux.
38:23Le numérique,
38:24comme la radio,
38:25comme la télé,
38:26fait que cette marque existe,
38:28cette marque se déploie
38:29et qu'on arrive
38:30à gagner la puissance
38:31sur nos contenus
38:32parce que le débat du moment,
38:35c'est l'information,
38:36l'information certifiée,
38:37l'information vérifiée.
38:39C'est en déployant
38:40sur toutes ces antennes,
38:42parce que ce sont
38:43différentes antennes,
38:44notre professionnalisme,
38:46notre façon de faire
38:47de l'information,
38:48qu'on arrivera
38:49à toucher tout le public
38:50et qu'on sortira
38:51de ce débat
38:52qui est aujourd'hui
38:53le nôtre
38:54et qui est important
38:55sur l'information
38:56qui n'est pas vérifiée
38:58ou sur la manipulation.
39:01Est-ce qu'il n'y a pas
39:02un risque de cannibalisation ?
39:04On ne le voit pas,
39:05en tout cas chez nous.
39:06Mais parce qu'encore une fois,
39:08il peut y avoir
39:09ce risque-là,
39:09mais c'est la puissance
39:11de la marque
39:11qui fait que,
39:12qui est,
39:14j'allais dire,
39:14disponible sur toutes les antennes,
39:16sur tous les supports.
39:19Et finalement,
39:20notre métier,
39:21en tout cas,
39:21en tant que journaliste,
39:22pour moi,
39:23c'est justement
39:24de diffuser l'information.
39:26Et peu importe le canal,
39:28le tout,
39:29c'est qu'on la reçoive
39:29et qu'on reçoive
39:30cette information
39:31certifiée et vérifiée.
39:34Et faire le chemin inverse,
39:35ce que le groupe a fait,
39:36alors avant que vous arriviez,
39:37Jean-Philippe,
39:38mais BFM,
39:40l'idée de le mettre
39:41sur le DAP+,
39:42c'est quoi derrière
39:44la volonté ?
39:44C'est là aussi
39:45la volonté
39:46d'occuper
39:46tous les terrains.
39:48Et effectivement,
39:49le DAP+,
39:49nous donne
39:49une opportunité
39:51d'avoir
39:51une déclinaison
39:53de BFM TV
39:54sur la radio.
39:55Et donc,
39:57on a bien vu
39:58tout à l'heure
39:58que c'est en mobilité
40:00que les gens
40:01écoutent le plus
40:02la radio.
40:03Là,
40:03ils ont une autre possibilité
40:05d'avoir une offre
40:06supplémentaire
40:06qui est celle
40:07de BFM TV
40:08sur la radio.
40:08Et on essaie
40:10d'avoir par moments
40:11des programmes dédiés
40:12uniquement à DAP+,
40:13c'est ça aussi ?
40:14Oui, bien sûr.
40:14Bien sûr,
40:15notamment parce que
40:16nous avons des obligations
40:18quand nous diffusons
40:20des pages de publicité
40:21sur la télé,
40:21on ne peut pas les diffuser
40:22sur la radio.
40:23Donc,
40:23on crée des programmes
40:24spécifiques pour la radio
40:25qui permettent
40:27d'avoir du lien
40:28entre les séquences
40:30de la télé
40:30et les séquences
40:31de la radio,
40:31en tout cas pour l'auditeur
40:32qui est dans sa voiture
40:33et qui écoute BFM Radio.
40:35BFM Business,
40:36je le disais,
40:36qui avait été assez pionnier.
40:37C'était la première
40:38en France,
40:39si je ne me trompe pas,
40:40je crois,
40:41à faire radio,
40:43télé.
40:44Ça reste,
40:45on reste sur un média
40:46quand même
40:46qui parle à une communauté
40:48qui reste quelque chose
40:49de niche ?
40:50Oui,
40:50même si c'est une communauté
40:53qui est intéressée
40:55par l'économie.
40:56Mais aujourd'hui,
40:56on voit bien que l'économie
40:57est au centre
40:57de beaucoup
40:58de nos préoccupations.
41:00Vous parliez tout à l'heure
41:00de cet article
41:03qui avait été vu
41:04sur justement
41:05le pouvoir d'achat.
41:06Ça concerne tout le monde.
41:07Donc,
41:07ce n'est pas forcément
41:08une niche,
41:08c'est pour tout le monde
41:09là aussi.
41:10Bien entendu,
41:11les décideurs peut-être
41:12se branchent plus facilement
41:13sur BFM Business
41:14que sur une autre antenne.
41:15Mais on voit bien
41:16que,
41:16je vous parlais
41:17de cercle vertueux,
41:19une antenne nourrit l'autre
41:20qui nourrit l'autre.
41:23On est en période
41:24de mercato ?
41:26Oui.
41:26Des annonces ?
41:27Non.
41:29Mais c'est bien tenté.
41:31Pas de mouvement particulier
41:33aujourd'hui.
41:33Mais quand on est
41:34en train de construire,
41:35justement,
41:35on va terminer un peu là-dessus,
41:36quand on est en train
41:37de construire,
41:38alors pas forcément
41:39une nouvelle grille,
41:40mais de faire évoluer la grille.
41:41En tout cas,
41:42on sait qu'en radio,
41:43généralement,
41:43il ne faut pas faire
41:44trop de révolutions,
41:45mais plutôt faire évoluer
41:46tout doucement
41:46pour ne pas perdre l'auditeur.
41:47comment on réfléchit ?
41:48Comment on réfléchit,
41:50justement,
41:50au Média,
41:51avec cette idée,
41:51justement,
41:52de garder le lien
41:53avec l'auditeur ?
41:54En ayant une ligne directive
41:56qui est celle
41:57de donner une information
42:02la plus fiable
42:03et la plus précise possible
42:05et en continuant
42:07de se déployer,
42:08que ce soit radio,
42:08télé,
42:08sur le terrain,
42:09parce que pour moi,
42:10c'est le plus important.
42:11je le dis souvent,
42:13je crois que nous,
42:15Média,
42:16tout confondu,
42:16on n'a pas vu arriver
42:17la crise des Gilets jaunes,
42:19on n'a pas vu arriver
42:21la révolte des agriculteurs
42:23il y a quelques années
42:25ou il y a quelques mois
42:26et on n'a pas vu arriver
42:28cette montée du populisme,
42:31qu'il soit de droite
42:31ou de gauche,
42:32parce que peut-être
42:33qu'on a abandonné le terrain.
42:35Peut-être sûrement.
42:37Et c'est pour ça
42:38que c'est important
42:39de rester sur le terrain,
42:41d'aller au plus proche
42:42de ce que vivent
42:43nos concitoyens
42:43et qu'il n'y ait pas
42:44de séparation
42:45entre, je pense,
42:48ce que traitent
42:49les infos,
42:50les médias nationaux
42:51et ce qui se passe
42:52dans les territoires.
42:54Parce que là,
42:55on voit bien,
42:55et je le lisais tout à l'heure
42:57sur l'étude
42:59que vous nous avez montrée,
43:00qu'il y a quand même,
43:01je ne sais plus combien,
43:0235 ou 40 %
43:03des personnes interrogées
43:05qui disent que
43:06ça ne correspond pas,
43:07en tout cas,
43:08que les programmes
43:09qui sont diffusés
43:11ne correspondent pas
43:12à leur mode de vie.
43:14Vous,
43:14vous le voyez
43:15dans vos territoires,
43:16on a parfois tendance,
43:17je pense,
43:18médias nationaux
43:19à l'oublier,
43:20d'où l'intérêt
43:21d'avoir ce lien-là
43:23et de créer ce lien-là
43:24ou de le recréer
43:25et de continuer
43:26à aller sur le terrain,
43:27surtout.
43:27Merci beaucoup,
43:29Jean-Philippe,
43:30merci Victoire,
43:31merci Justine,
43:31merci Sylvie
43:32pour ces témoignages
43:33sur cette proximité.
43:35Est-ce qu'il y a
43:35quelques questions
43:36que vous souhaiteriez
43:38aborder
43:38avec nos représentants
43:41de ces quatre médias
43:43de proximité ?
43:44Je ne sais pas
43:44s'il y a une
43:45ou deux questions.
43:47Tout à l'heure,
43:47on a parlé,
43:48Victoire parlait
43:49de la problématique
43:50du découpage,
43:51on voyait,
43:51entre le DAB
43:53et la FM.
43:53Je sais que là,
43:54il y a beaucoup
43:54de professionnels,
43:55de spécialistes.
43:56c'est un sujet
43:56qui vous préoccupe
43:58pour beaucoup.
43:59Est-ce qu'il y a
44:00quelques questions ?
44:01Oui,
44:02il y en a une là-bas.
44:07Bonjour,
44:08je me posais une question.
44:09Vous pouvez vous présenter
44:10s'il vous plaît.
44:10Je suis Serge Surpin,
44:11je suis spécialiste
44:12médias,
44:13j'analyse,
44:14je travaille
44:15avec différentes radios.
44:18Je me posais une question,
44:19on dit que les auditeurs
44:21font confiance
44:22à la formation,
44:2385,
44:2490 %.
44:2583.
44:2683.
44:28Je vois aussi
44:29que de plus en plus,
44:31la radio va sur différents supports,
44:33elle n'est pas seulement FMDAB,
44:35mais aussi sur les réseaux.
44:37Je vois aussi
44:38qu'il y a une forte contestation
44:41des journalistes
44:42quand on va sur les réseaux.
44:44Beaucoup de médias connus,
44:47les radios,
44:48sont considérés
44:48comme peu fiables,
44:50très orientés.
44:52je dis considérés,
44:54je ne dis pas
44:54ce qu'elles le sont,
44:56mais comment faire
44:58pour se différencier,
44:59puisque vous allez
44:59sur ces réseaux,
45:01comment se différencier
45:01avec les réseaux,
45:02parce que finalement,
45:03comme vous dites,
45:04la radio est un multicanal,
45:06comment faire
45:07pour que les gens
45:08fassent vraiment confiance
45:09et faire comprendre
45:10à cette indépendance ?
45:13Je pense que nous sommes
45:17aujourd'hui,
45:18de manière globale,
45:19victimes des algorithmes
45:20sur les réseaux sociaux
45:22et que les algorithmes
45:22favorisent tout ce qui est clash,
45:25pour parler clairement.
45:26Et je considère
45:29qu'il faut qu'il y ait
45:30à un moment donné
45:31une forme de certification
45:33des médias
45:34qui font leur travail.
45:36Il y a l'expérimentation
45:39de la JTI,
45:41la Journalism Trust,
45:43initiative, merci.
45:46Et je crois qu'on est en train
45:50de s'inscrire dans ce processus-là,
45:52dans le groupe RMC-BFM.
45:55Je l'avais fait auparavant
45:55lorsque j'étais à Radio France.
45:58Et je pense qu'effectivement,
46:01de démontrer
46:02qu'il y a une information
46:04qui est faite par des professionnels
46:06qui vérifient avec une fiabilité
46:09et que ça soit estampillé
46:12comme tel sur les réseaux sociaux,
46:15c'est un moyen de lutter
46:16contre ce qui se passe aujourd'hui.
46:19Maintenant,
46:19il ne faut pas qu'on apparaisse
46:21comme des médias officiels
46:23ou d'État
46:25en disant,
46:27tiens, ça, c'est la vérité
46:28que veut nous donner
46:29un gouvernement ou un État.
46:31à nous de montrer notre indépendance.
46:33Je crois que tous,
46:35autant que nous sommes,
46:36nous la montrerons au quotidien.
46:38Mais en tout cas,
46:39de dire que pour que ces contenus
46:42qui sont faits par des professionnels
46:44soient poussés par les algorithmes,
46:47demain,
46:47alors là,
46:48c'est tout un travail européen,
46:49j'allais dire,
46:50et même plus,
46:51mais en tout cas,
46:51c'est une piste sur laquelle
46:52je crois qu'il faut que,
46:54collectivement,
46:55nous travaillions
46:55parce que c'est un des enjeux
46:56de notre société,
46:57d'aujourd'hui
46:58et encore plus de demain.
47:00Pour rebondir quand même
47:01sur ce que disait
47:02cette personne,
47:04il y a aussi la contestation
47:05ad nominem.
47:06Ça va au-delà du média.
47:07C'est aussi certains journalistes
47:09qui peuvent être pointés.
47:10Et menacés.
47:11Et menacés.
47:12Et ça aussi,
47:13c'est une autre difficulté.
47:15Et je pense qu'il faudrait peut-être
47:16un statut pour protéger,
47:18en tout cas,
47:19les journalistes
47:20qui peuvent être menacés.
47:22Pas plus que tel autre citoyen,
47:24mais c'est différent
47:25de s'attaquer à un journaliste
47:26abdominem,
47:27justement,
47:28parce qu'il a fait un article
47:31où,
47:33je ne vais pas dire exprimer
47:33une opinion
47:34parce que ce n'est pas notre rôle,
47:35mais en tout cas,
47:36fait un article
47:36pour justement contester
47:39et déplorer
47:41ce qu'il a pu écrire ou dire.
47:43Sidvie,
47:44Jean-Goule,
47:45vous racontiez tout à l'heure
47:48l'importance
47:48d'être sur les réseaux sociaux.
47:50C'est aussi un endroit
47:51où ça conteste beaucoup.
47:53Par moment,
47:54vous êtes prise à partie.
47:55Oui,
47:57souvent,
47:57en fait,
47:58c'est vrai que la notion
47:59de légitimation,
48:02en fait,
48:02elle est aussi importante
48:03parce qu'une marque
48:04doit aussi être porteuse de ça
48:06et sortir effectivement
48:08de cette démarche,
48:10en fait,
48:10sur les réseaux sociaux,
48:10finalement,
48:11où tout est blanc-gris,
48:13en fait,
48:13il n'y a pas de demi-mesure.
48:14Et nous,
48:14on doit apporter ça.
48:15C'est vrai que ça fonctionne
48:16beaucoup avec l'émotionnel,
48:18en fait.
48:18et je crois que nous,
48:20il faut qu'on ramène
48:21un petit peu les choses
48:21au niveau plus collectif
48:23plutôt que de créer des clans,
48:25créer des tribus
48:25parce que c'est un peu
48:26comme ça que ça marche.
48:27Et je crois que notre rôle,
48:28c'est pour ça qu'il faut
48:29qu'on soit présents
48:29parce que de toutes les façons,
48:31aujourd'hui,
48:31l'information,
48:32en Outre-mer,
48:33on a fait un rapport
48:34récemment BVA
48:35qui montrait
48:35que les premiers réflexes
48:37d'information,
48:38c'était quand même,
48:39c'était la presse écrite
48:41et puis les sites,
48:42en fait.
48:43Donc,
48:43ce sont des réflexes.
48:44Les réseaux sociaux,
48:45aujourd'hui,
48:46ils émergent quand même pas mal.
48:48On demandait un petit peu
48:49comment est-ce que ça allait évoluer,
48:51le futur de l'information,
48:53par exemple.
48:54On se rend compte
48:55qu'effectivement,
48:55dans les médias traditionnels,
48:56la télévision,
48:57par exemple,
48:57est en forte décroissance.
48:59La radio le sera aussi,
49:00même si aujourd'hui,
49:01c'est très puissant.
49:02Donc,
49:02je pense qu'il faut
49:03qu'on aille là,
49:05effectivement,
49:05où les gens sont
49:06et qu'on y apporte
49:08quelque chose de différent
49:09pour dépassionner
49:10et pour donner
49:11les éléments
49:12de compréhension
49:13plutôt que des opinions.
49:15Je pense que c'est
49:15un petit peu ça
49:15notre objectif
49:17et faire en sorte
49:18que cette marque-là
49:19soit porteuse
49:20de quelque chose
49:21parce que ça emblématise
49:23quand même le débat,
49:24la marque.
49:25Il y a quand même eu
49:26un moment donné
49:27de la discussion,
49:28le débat
49:28dans beaucoup de médias
49:29et dans la société en général.
49:31Est-ce qu'il faut déserter
49:31un certain nombre
49:32de réseaux sociaux ?
49:33Alors,
49:33un en particulier
49:34qu'on connaît bien,
49:35X,
49:36ex-Twitter,
49:37il faut continuer à le dire,
49:39avec sa personnalité
49:40très clivante
49:42à Elon Musk.
49:43Est-ce qu'aujourd'hui,
49:43c'est des débats
49:44que vous pouvez avoir
49:45parce qu'on sait
49:46en même temps
49:46que les réseaux sociaux,
49:48c'est la proximité ?
49:49Jean-Philippe,
49:50Victoire,
49:51Justin,
49:52vous voulez réagir aussi ?
49:54Je disais tout à l'heure
49:56qu'il fallait qu'on soit
49:57sur tous les terrains
49:57et il ne faut pas
49:58abandonner un champ de bataille
50:00de mon point de vue.
50:01Et c'est un champ de bataille
50:02aujourd'hui.
50:03Maintenant,
50:04il faut qu'on arrive
50:04à réguler
50:05justement ce qui se passe
50:07sur ce réseau social
50:09comme sur les autres.
50:10Et puis on voit bien
50:10ce qui est en train
50:11de se passer aussi
50:12sur Facebook
50:13après les déclarations
50:15consécutives
50:16à l'élection de Trump
50:18aux Etats-Unis.
50:20Donc oui,
50:21l'enjeu est considérable.
50:22Mais justement,
50:23si les médias traditionnels
50:25ou en tout cas
50:25les médias
50:26qui ont cette faculté
50:29à avoir des journalistes
50:30qui vérifient l'information
50:31désertent
50:33ces plateformes-là,
50:34donc c'est la porte ouverte
50:36à toutes les manipulations,
50:38tous les fantasmes
50:39et aux contre-vérités.
50:42Il n'y a pas
50:43qu'une seule vérité.
50:44Tout le monde peut remettre
50:44en cause ce qui se passe.
50:46Mais en tout cas,
50:46il y a des faits,
50:48des faits vérifiés.
50:50Et qui de mieux
50:51que les journalistes
50:52qui ont l'habitude
50:53de faire ça
50:54pour pouvoir porter
50:55justement ces faits-là
50:58au grand public ?
51:00Victoire ?
51:01Oui, complètement.
51:02Alors je vous donne
51:02mon regard de radio
51:03locale et régionale.
51:05Nous, on a 180 000 personnes
51:06qui nous suivent
51:06tous réseaux sociaux confondus,
51:09y compris,
51:10mais surtout Facebook.
51:11Et notre ligne éditoriale,
51:12c'est le fait,
51:13vraiment uniquement le fait.
51:14On n'est pas du tout segmentant,
51:16on n'est pas dans le débat.
51:17On n'a jamais varié
51:18de cette ligne.
51:18Et c'est vrai
51:19qu'il est étonnant
51:20quand vous regardez
51:20nos réseaux sociaux
51:21et les commentaires
51:22sous nos posts
51:24de journalistes,
51:26enfin d'articles,
51:26vous verrez qu'on a
51:27une communauté
51:27extrêmement bienveillante
51:29et on a très peu
51:29de haters.
51:30On doit avoir
51:301 ou 2 %
51:31de tweets
51:32ou de réponses
51:33aux commentaires
51:34à modérer
51:34par jour.
51:36Donc, c'est vraiment
51:36très peu.
51:38Je pense que c'est lié
51:38à notre format
51:39de radio
51:40plutôt consensuel
51:42sur la partie actualité,
51:43mais on a ce lien
51:44de confiance
51:44qui, pour l'instant,
51:45n'est pas distendu.
51:48Sylvie, Justine,
51:49je ne sais pas
51:49si vous voulez réagir
51:50à cette question
51:51de est-ce qu'il faut être
51:52encore sur les réseaux sociaux ?
51:53On comprend l'intérêt,
51:54mais qu'est-ce qu'on y fait ?
51:56En tout cas,
51:57à Radio Vassivière,
51:58on y est assez peu
51:59et on y est,
52:01j'ai envie de dire,
52:01par politesse.
52:03Voilà, on existe
52:04et ça reste évidemment
52:06un moyen d'avoir
52:07de l'information
52:07sur le média.
52:09On n'a effectivement
52:10pas du tout
52:11cette réflexion-là
52:12sur qu'est-ce qu'on poste
52:15sur ces réseaux sociaux
52:16et quel impact ça
52:18et quel espace
52:18de débat c'est
52:19parce que finalement,
52:21le réseau social,
52:22tel qu'on le vit
52:23sur nos territoires,
52:23il est plutôt
52:24dans le bistrot
52:25en bas de la rue.
52:26Et en fait,
52:28s'il y a un débat,
52:29s'il y a une question,
52:31on a très vite recours
52:32au face-à-face.
52:33Donc, je pense qu'il y a
52:33un effet d'échelle
52:34qui fait que je ne peux pas
52:36répondre autrement
52:37que de manière très décalée
52:38à cette question.
52:40Sylvie Jongo,
52:40et d'ailleurs,
52:41peut-être pour élargir
52:42un petit peu
52:42et pour terminer,
52:43on a commencé avec vous.
52:45On a donné tout à l'heure
52:46l'exemple de la Nouvelle-Calédonie.
52:47On voit qu'il y a encore
52:48des tensions très fortes.
52:50Quand on est une radio
52:50comme la première
52:52où vous êtes,
52:53vous avez dit
52:54que c'est un baromètre social
52:55qu'on peut voir
52:56les tensions
52:57qu'il y a.
52:57Mais on a deux communautés
52:59aujourd'hui
52:59qui sont
53:00dans des antagonismes
53:02profonds,
53:02historiques,
53:03très forts.
53:05Sur les réseaux sociaux
53:06mais aussi
53:06sur vos antennes,
53:08comment aujourd'hui
53:09on essaie d'aborder
53:10sereinement
53:11ce sujet
53:12si on peut encore le faire
53:13et justement
53:14tout en gardant
53:15la proximité
53:15avec des membres
53:16de ces deux communautés.
53:18Sur la question
53:19des réseaux sociaux,
53:20vous ne serez pas étonnés
53:20que je vous dise
53:21qu'il faut occuper
53:22ce terrain-là
53:22parce qu'il faut chercher.
53:24en fait je pense
53:25que chaque réseau social
53:26il y a une forme
53:27de message
53:28à faire passer.
53:29En fait Facebook
53:29ce n'est pas du tout
53:30la même vocation
53:31que Insta,
53:32ce n'est pas du tout
53:33la même vocation
53:33et donc je pense
53:34qu'il faut s'adapter
53:35autant aux réseaux sociaux
53:36qu'aux usages sociaux
53:37parce qu'on parle
53:38de proximité
53:38et il y a aussi
53:39une forme de proximité
53:40d'usage.
53:41La proximité d'usage
53:42c'est aller là
53:42où les gens sont
53:43si on veut être efficace
53:44et je veux dire
53:45que nous souvent
53:45on a ce rôle-là.
53:46je disais récemment
53:48on parlait de crise climatique
53:50juste une petite anecdote
53:51quand j'étais journaliste
53:52on attend un tremblement
53:53de terre majeur
53:54aux Antilles
53:55et puis il y a
53:56un physicien
53:56qui me disait
53:57mais vous savez
53:57vous faites bien
53:58votre job
53:58il y a 5000 morts
53:59vous le faites mal
54:00il y a 15 000 morts
54:00vous savez
54:01cette phrase-là
54:01elle reste marquée
54:02et moi
54:03ma vocation aujourd'hui
54:04et c'est ce que j'explique
54:05souvent aux journalistes
54:06quand on parle
54:07de ce changement
54:07de cette bascule
54:08à effectuer
54:08sur l'ensemble
54:09des réseaux
54:10des médias
54:11en tous les cas
54:12puisque les gens
54:12ils circulent
54:13d'un média à un autre
54:14c'est de dire qu'aujourd'hui
54:15ça n'est pas une option
54:16c'est une nécessité
54:18parce qu'il faut
54:19qu'on parle
54:19à chacun
54:20où qu'il soit
54:20donc ça c'était
54:21pour la question
54:21des réseaux sociaux
54:22la question de la Nouvelle-Calédonie
54:23oui c'est une question
54:24extrêmement complexe
54:25elle est extrêmement complexe
54:26alors nous
54:27on est vraiment
54:27sur les bases
54:28sur le factuel
54:29sur les faits
54:30il n'y a que ça
54:30en fait on a aussi
54:31des contestations
54:32de part et d'autre
54:33et nous en général
54:34ils ont recours
54:35à l'ARCOM
54:36et nous on a
54:36des éléments
54:37très réglementaires
54:37en disant
54:38regardez les comptes
54:39regardez les temps de parole
54:40parce que c'est complexe
54:44dans une station
54:45c'est aussi un microcosme
54:46et on va regarder
54:47on va se dire
54:47ah ben oui
54:48elle est canac
54:49donc pas du tout
54:50donc je pense que ça nous demande
54:51de faire un effort complémentaire
54:53pour pouvoir porter
54:54un débat
54:56sain
54:57avec l'ensemble
54:58des interlocuteurs
54:59en faisant
54:59c'est vrai que ça nous demande
55:00de faire doublement notre travail
55:01et quelquefois
55:02nous ce qu'on fait
55:03c'est qu'on prend des interlocuteurs extérieurs
55:04en fait
55:04qui viennent
55:05qui ont ce recul là
55:06on a eu à le faire
55:08lors de la grosse crise
55:09il y a des journalistes
55:09effectivement du Nacio
55:10qui sont venus
55:11qui ont joué ce rôle là
55:12pour permettre
55:13d'avoir un petit peu
55:14de recul
55:14parce que quoi qu'on fasse
55:15on considérera toujours
55:17que sur place
55:17parce qu'il est canac
55:19parce qu'il est
55:19ben voilà
55:20qu'il y a
55:22qui a un parti pris
55:23nous
55:24nous c'est le factuel
55:25nous c'est le travail
55:26nous c'est
55:27on a des outils aujourd'hui
55:28qui ont été mis en place
55:29par la courbe
55:29et on s'assoit
55:31enfin on est appuyé
55:32sur ces outils là
55:32pour permettre effectivement
55:33de pouvoir démontrer
55:34parce que
55:35c'est parole contre parole
55:36ça marche pas
55:37en revanche
55:37les chiffres sont
55:38ils sont là
55:40merci beaucoup
55:42Sylvie Jongo
55:43directrice du Pôle Outre-mer
55:44de France Télévisions
55:45merci Victoire de Villiers
55:46donc directrice générale d'Aloët
55:48Justine Mastarila
55:49vous êtes
55:50chez Radio Vassivière
55:51et puis Jean-Philippe Baye
55:52directeur délégué
55:53à l'information
55:54du groupe
55:54RMC BFM
55:55merci à vous
55:56merci à vous
55:57merci à vous
55:58merci à vous
55:58merci à vous

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