- il y a 2 jours
Ce lundi 20 juillet, Jean-Louis Thiériot, député LR de Seine-et-Marne, Frédéric Mazzella, cofondateur de Fred24 et président de BlaBlaCar, et François-Xavier Huard, PDG de la Fédération nationale de l'industrie laitière (FNIL), étaient les invités dans l'émission Good Morning Business présentée par Sandra Gandoin. Good Morning Business est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00:00FM Business et RMC Live présentent la matinale de l'économie.
00:00:04Good morning business, Sandra Gandouin.
00:00:07Il est presque 7h, bienvenue dans la matinale de l'économie.
00:00:10Nous sommes ensemble en direct jusqu'à 9h sur BFM Business.
00:00:13La tension n'a cessé du week-end entre les Etats-Unis et l'Iran.
00:00:18Marco Rubio a exhorté cette nuit la communauté internationale
00:00:22à faire pression sur l'Iran aux côtés des Etats-Unis
00:00:25pour, je cite, protéger le transport maritime mondial
00:00:28dans le détroit d'Ormouz.
00:00:30On va faire un point précis avec Annalisa Capellini.
00:00:32On va voir aussi les conséquences sur le pétrole
00:00:34avec Nicolas Pagnès dans un instant.
00:00:36Et puis Andy Burnham prend les clés de Downing Street ce lundi.
00:00:40Réparer les services publics, stimuler la croissance,
00:00:43incarner le changement, rien que ça,
00:00:45sur la feuille de route du nouveau Premier ministre.
00:00:48On va faire le point à Londres.
00:00:49Ce sera à 7h30 avec notre correspondant.
00:00:52Les autres titres ce matin, Léo.
00:00:53Des tensions également en mer Noire.
00:00:55Par un navire commercial a été touché par des missiles russes.
00:00:59Les banques se prononcent sur la restructuration de casinos aujourd'hui.
00:01:03Et puis députés et sénateurs planchent sur l'interdiction
00:01:06des réseaux sociaux au moins de 15 ans.
00:01:08Dans la prochaine heure, on verra que la jeunesse indienne est dans la rue.
00:01:10Le mouvement des cafards prend de l'ampleur à New Delhi
00:01:12et défile ce lundi jusqu'au Parlement pour dénoncer
00:01:15les scandales qui touchent l'enseignement supérieur.
00:01:18Ces cafards menacent-ils Narendra Modi ?
00:01:19On posera la question à Annalisa Capellini
00:01:22dans le monde qui bouge tout à l'heure.
00:01:24Et puis, comment protéger notre souveraineté économique ?
00:01:27Comment attirer les investissements étrangers ?
00:01:29La remise du rapport sur la sécurité économique, c'est demain.
00:01:32On va en parler ainsi que de la loi de programmation militaire
00:01:35et du contexte géopolitique avec Jean-Louis Thieriot,
00:01:38membre de la Commission de la Défense Nationale et des Forces Armées.
00:01:40Il sera mon invité à 7h45 dans le Grand Entretien.
00:01:44La matinale de l'économie, c'est parti.
00:01:46Soyez les bienvenus.
00:01:58C'est le même schéma qui se répète ce matin
00:02:03pour la neuvième fois consécutivement.
00:02:05Les Etats-Unis frappent l'Iran, l'Iran frappe ses voisins du Golfe
00:02:08et des navires dans le détroit d'Hormuz.
00:02:10Et Annalisa Capellini, il n'y a aucune perspective de sortie de crise.
00:02:13Oui, et puis vous l'avez dit, c'est absolument le même schéma
00:02:16avec des frappes américaines qui ont ciblé tout particulièrement
00:02:19les infrastructures iraniennes.
00:02:21Selon l'armée américaine, les raids de la nuit ont visé
00:02:23des centres de commandement militaire,
00:02:25des sites de défense aérienne et de surveillance côtière,
00:02:27mais aussi des sites de lancement de missiles
00:02:29ainsi que de réseaux de communication.
00:02:32Il y a un but très clair, c'est de limiter la capacité de l'Iran
00:02:35à frapper les navires qui transitent par le détroit d'Hormuz.
00:02:39Les Iraniens, eux aussi, donc, ont touché des cibles militaires américaines
00:02:43dans la région.
00:02:43Au Koweït, notamment, où l'armée diffère face ce matin
00:02:46à des attaques de drones.
00:02:48Et en Syrie, où les gardiens de la révolution disent avoir mené
00:02:51une attaque surprise contre le centre de commandement
00:02:54des opérations spéciales.
00:02:55Et puis, il y a un pays qui devient de plus en plus la cible
00:02:57des Iraniens.
00:02:58Annalisa, c'est la Jordanie.
00:02:59Oui, c'est en Jordanie, en effet, qu'il y a eu lieu
00:03:01l'attaque iranienne de ce week-end.
00:03:03L'attaque qui a fait deux morts et un disparu
00:03:05parmi les forces armées américaines.
00:03:07C'était la dernière d'une série d'attaques iraniennes,
00:03:10toutes dirigées contre les soldats américains en Jordanie.
00:03:14Pourquoi cibler autant ce pays ?
00:03:16Eh bien, parce que c'est la pièce maîtresse
00:03:17de la stratégie américaine au Moyen-Orient.
00:03:20La Jordanie abrite des bases stratégiques.
00:03:22Elle abrite des troupes aussi qui ont été relocalisées
00:03:25d'autres pays du Moyen-Orient.
00:03:27C'est de là que les États-Unis peuvent mener
00:03:29des frappes aériennes particulièrement efficaces aussi.
00:03:32Selon ce que certaines sources ont déclarées
00:03:34au New York Times, attaquer la Jordanie signifie donc
00:03:37attaquer la coalition régionale américaine
00:03:39et surtout essayer de faire en sorte que le coût politique
00:03:42de la présence des forces américaines
00:03:44soit supérieur aux bénéfices militaires.
00:03:46Merci Anna-Lisa.
00:03:47Et tout ça pèse donc sévèrement sur les cours du pétrole.
00:03:50Ce matin, Nicolas Pagnès, on revient sur des plus hauts du mois de juin.
00:03:53Oui, le pétrole a repassé cette nuit au-dessus des 90 dollars
00:03:56le baril de Brent en réaction à cette neuvième nuit consécutive
00:03:59de bombardements dans le détroit d'Hormuz.
00:04:01Le baril de WTI a de son côté dépassé les 85 dollars cette nuit
00:04:05pendant quelques heures avant de revenir aux alentours des 84 dollars.
00:04:08Des niveaux qui restent loin des sommets de mai dernier
00:04:11où le baril de Brent avait atteint les 110 dollars
00:04:13mais qui montrent que même si le scénario central des marchés
00:04:17est que ni l'Iran ni les États-Unis n'ont intérêt à ce que le conflit dure,
00:04:21chaque nouvelle journée de tension apporte un peu plus de fébrilité sur les cours.
00:04:24Il faut dire que pour endiguer la hausse des cours du pétrole
00:04:27depuis le début du conflit, plusieurs pays ont débloqué
00:04:29d'importantes quantités de leurs réserves stratégiques,
00:04:32des stocks que les pays doivent à présent reconstituer,
00:04:34ce qui va continuer à porter les cours d'un côté
00:04:36mais qui va surtout empêcher de contenir le prix du pétrole
00:04:40si le détroit d'Hormuz reste fermé trop longtemps.
00:04:43Pour bien le comprendre, les stocks pétroliers mondiaux
00:04:44ont diminué de 360 millions de barils entre mars et mai dernier
00:04:49pour ne rebondir que de 21 millions en juin.
00:04:51Aux États-Unis par exemple, les réserves stratégiques de pétrole
00:04:53ont atteint leur plus bas niveau depuis 1984.
00:04:56Merci Nicolas Pagnès.
00:04:58Et puis dans le même temps, ça chauffe aussi en mer Noire.
00:05:01Un navire marchand turc sous pavillon de la Guinée-Bissau
00:05:04a été frappé par trois missiles de croisière russes hier
00:05:08selon la marine ukrainienne qui affirme que cinq marins ont été tués
00:05:11et qui dénonce là une attaque délibérée contre un bateau civil
00:05:15sans menace militaire.
00:05:17Et plus tard dans la nuit,
00:05:19quatre drones ukrainiens ont été lancés vers Moscou
00:05:21selon le maire de la ville qui lui affirme que six personnes ont été blessées.
00:05:24L'actualité des entreprises, une étape importante dans la restructuration de Casino, Léon.
00:05:28Les banques françaises doivent voter aujourd'hui le plan de sauvetage
00:05:32du propriétaire Daniel Kretinsky.
00:05:35Il s'agira surtout de se prononcer sur une mesure,
00:05:37celle qui prévoit d'exclure les autres créanciers
00:05:40qui veulent prendre le contrôle de Casino, Mathieu Pêche-Berti.
00:05:44Après six mois de négociations veines,
00:05:46Casino lance son offensive contre une partie de ses créanciers.
00:05:50Le groupe de distribution a demandé à six banques françaises
00:05:52de revoir leurs garanties pour contourner la vie d'autres prêteurs.
00:05:56Elles doivent aujourd'hui renoncer à une clause
00:05:58qui impose un accord de deux tiers des fonds d'investissement
00:06:01qui ont prêté il y a deux ans 1,4 milliard d'euros à Casino.
00:06:05Ces neuf créanciers refusent le plan de sauvetage de Daniel Kretinsky
00:06:08qui leur octroie seulement un quart du capital du distributeur
00:06:11contre l'effacement de 40% de ce prêt.
00:06:14Ils menacent de saisir la justice pour contrer ce passage en force
00:06:18et proposent de renoncer à la totalité de leurs prêts
00:06:20pour prendre 100% de Casino et éjecter le milliardaire tchèque.
00:06:25Leur opération serait soutenue par la banque Barclays
00:06:27qui a déjà aidé des fonds d'investissement à reprendre Atos il y a deux ans.
00:06:31Cette guerre sans fin embarrasse les administrateurs judiciaires de Casino
00:06:34qui comptent désormais sur le tribunal de commerce
00:06:37pour forcer Daniel Kretinsky à faire des concessions
00:06:40et obtenir l'accord des créanciers.
00:06:41Il est 7h05 et c'est jour de commission mixte paritaire
00:06:44sur le projet de loi qui veut interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans
00:06:48alors après l'adoption à l'Assemblée au Sénat de deux textes très différents
00:06:51et entre temps les quelques réserves émises par Bruxelles
00:06:55députés et sénateurs vont tenter de s'accorder sur un texte commun
00:06:59avec l'espoir d'une application dès le 1er septembre, Erwann Maurice.
00:07:04En aucun cas l'avis de Bruxelles signifie que la France ne peut pas agir pour légiférer.
00:07:09Voilà ce que nous dit le cabinet de la ministre du numérique
00:07:11confiant sur l'adoption du texte même si des points doivent être retravaillés
00:07:15aujourd'hui en commission mixte paritaire.
00:07:17Car Bruxelles note des incompatibilités avec la législation européenne.
00:07:22L'une visiblement concerne le principe introduit par le Sénat
00:07:25de liste noire de réseaux sociaux interdits au moins de 15 ans.
00:07:28La Chambre haute conteste l'idée d'une incompatibilité européenne
00:07:32et se défend.
00:07:33Une interdiction générale et absolue des réseaux sociaux
00:07:35ferait courir le risque que la loi soit inconstitutionnelle
00:07:38est donc inapplicable, dit le Sénat.
00:07:40La commission mixte paritaire devra trancher sur ce point.
00:07:43Le texte parlementaire prévoit aussi de confier à l'ARCOM
00:07:46la mission de veiller au respect du dispositif d'interdiction
00:07:49et de signaler les éventuels manquements.
00:07:52Bruxelles répond que le gendarme de l'audiovisuel et du numérique
00:07:55doit rester dans son rôle
00:07:56et n'a donc pas à établir de critères
00:07:58pour décider des plateformes qui pourraient ou non
00:08:00être accessibles au moins de 15 ans.
00:08:02Là encore, un point que les parlementaires
00:08:04devront donc retravailler.
00:08:05Et ce soir dans l'hémicycle, suspense maximal
00:08:09sur le projet de loi d'urgence agricole
00:08:11qui est soumis à l'ultime vote des députés
00:08:14mais la réintroduction d'un volet sur les pesticides
00:08:16fait planer le doute.
00:08:18Sur l'adoption du texte, la gauche est contre,
00:08:20le bloc central est divisé.
00:08:22Les différents groupes de la coalition gouvernementale
00:08:25sont donc convoqués à Matignon cet après-midi
00:08:27pour questionner justement le maintien en nous
00:08:29dans le texte des mesures sur ces néonicotinoïdes.
00:08:32Et pour terminer, la retraite progressive
00:08:34qui commence enfin à décoller, Léo.
00:08:36Oui, c'est le dispositif qui permet de toucher
00:08:38une partie de sa pension
00:08:39tout en continuant à travailler à temps partiel.
00:08:42Alors peu utilisés jusqu'ici,
00:08:43les derniers chiffres publiés par la Caisse nationale
00:08:45d'assurance vieillesse
00:08:46nous disent maintenant que les dernières réformes
00:08:48sont visiblement en train de changer la donne.
00:08:50Caroline Morisseau.
00:08:52La progression est spectaculaire.
00:08:54En un an, le nombre de bénéficiaires
00:08:56a quasiment doublé pour atteindre 66 800.
00:08:59Un rebond inédit lié selon la Caisse nationale
00:09:02d'assurance vieillesse
00:09:03aux nombreuses réformes de ces dernières années.
00:09:05Le dispositif a été élargi aux fonctionnaires.
00:09:08Les contraintes des employeurs ont été renforcées.
00:09:10Ils peuvent moins facilement s'y opposer
00:09:12sauf en cas d'incompatibilité
00:09:14avec l'activité de l'entreprise.
00:09:16Enfin et surtout, depuis septembre l'an dernier,
00:09:18suite à un accord des partenaires sociaux,
00:09:20la retraite progressive est désormais accessible
00:09:22dès 60 ans et non plus 62.
00:09:24Toutes ces réformes ont aussi permis
00:09:26de faire parler de ce dispositif
00:09:28peu connu jusqu'ici.
00:09:29Les salariés dans les grands groupes essentiellement
00:09:32où il est plus facile de passer à temps partiel
00:09:34n'hésitent plus à s'en saisir.
00:09:35D'autant plus que beaucoup d'entre eux
00:09:37ont vu la perspective de leur retraite
00:09:39s'éloigner avec le recul de l'âge légal
00:09:41de départ à la retraite.
00:09:42Ceux qui pensaient partir à 62 ans
00:09:44et doivent finalement attendre
00:09:45y voir une bonne solution pour lever le pied.
00:09:48Elle est 7h08, c'est l'heure des marchés.
00:09:54Nicolas Pagnès, on commence par le secteur
00:09:56des semi-conducteurs qui signe sa plus forte baisse
00:09:59depuis plus d'un an.
00:10:00Oui, le secteur des semi-conducteurs
00:10:02fait face à plusieurs arbitrages.
00:10:04Depuis trois semaines, il a vu ses performances
00:10:06reculer de 10% la semaine dernière
00:10:09sur la base de prise de bénéfices.
00:10:11On a notamment vu l'indice SOX de référence
00:10:14dans le secteur qui reculait de 10%.
00:10:16Tout comme l'indice Philadelphia Semi-Conducteur
00:10:18qui lui regroupe les grandes entreprises américaines de puces
00:10:22qui reculent à peu près des mêmes niveaux.
00:10:24Un recul qui s'explique notamment par la sortie du marché
00:10:27d'un certain nombre de gérants et de hedge funds
00:10:28après avoir tenu pendant de nombreuses semaines
00:10:31des stratégies dites de momentum.
00:10:32à savoir miser sur la poursuite de la hausse des actions
00:10:36enregistrant les meilleures performances.
00:10:38Un retour de marché qui se traduit
00:10:40notamment par un recul de Micron de 30% sur un mois
00:10:42ou encore de Sandisk qui perd 40% sur un mois
00:10:45alors que les deux valeurs comptaient
00:10:46parmi les plus fortes performances du secteur.
00:10:49La tendance est plus modérée sur des acteurs
00:10:50comme TSMC ou ASML
00:10:52qui ont publié la semaine dernière
00:10:54d'impressionnants résultats
00:10:56mais qui ne suffisent pas à convaincre
00:10:58les marchés d'un fort potentiel de hausse à venir.
00:11:00Il faut dire que le marché regarde aussi beaucoup
00:11:02ce qui se passe en Chine en ce moment
00:11:04où des acteurs comme Moonshot ou Dipsy
00:11:06que montrent leur capacité à concurrencer
00:11:08directement les géants américains à moindre coût.
00:11:11On a vu les indices américains clôturer
00:11:13dans le rouge vendredi
00:11:14tandis qu'en Asie à l'heure actuelle
00:11:16le Nikkei qui a forte coloration technologique
00:11:21perd 4%
00:11:22tandis que le Shanghai Composite lui gagne 1%
00:11:24le Hang Seng gagne lui 2%.
00:11:25On parle aussi d'Abbé Volvo
00:11:27qui publiait ses résultats vendredi Nicolas.
00:11:29Abbé Volvo, l'ancienne maison mère de Volvo Car
00:11:31qui était spécialisée dans les camions
00:11:33publie des résultats meilleurs que prévus
00:11:35au deuxième trimestre.
00:11:36Son chiffre d'affaires progresse de 3%
00:11:37à 126 milliards de couronnes suédoises
00:11:39pour un bénéfice opérationnel ajusté
00:11:41de près de 15 milliards de couronnes.
00:11:43Abbé Volvo qui fait état d'une forte progression
00:11:45de ses commandes
00:11:46plus 33% sur un an à 63 000 véhicules
00:11:49un rebond porté essentiellement par l'Amérique du Nord
00:11:52où la hausse des commandes atteint 122%.
00:11:54Une demande qui reste également solide en Europe.
00:11:56Abbé Volvo qui maintient ses prévisions
00:11:58de résultats annuels pour 2026.
00:12:00Merci Nicolas Pagnès.
00:12:01On vous retrouve dans une demi-heure.
00:12:03Le débat face à le Chypre.
00:12:08Et face à le Chypre ce matin,
00:12:10il y a Raphaël Legendre.
00:12:11Messieurs, vous nous emmenez au Royaume-Uni.
00:12:13Andy Burnham a fort à faire arriver
00:12:15aujourd'hui officiellement au 10 Downing Street.
00:12:19Sa feuille de route est très chargée.
00:12:22Est-ce qu'elle est tenable ?
00:12:23Qui commence ?
00:12:24Oui, je vais commencer parce que franchement ça va être très compliqué.
00:12:28Pour le nouveau Premier ministre, on ne va pas se mentir,
00:12:33le Premier ministre qui arrive dans un pays où la croissance est absolument à tonne.
00:12:38En fait, la Grande-Bretagne aujourd'hui, ça ressemble beaucoup à la France.
00:12:42Et donc, vous avez un Premier ministre,
00:12:44Labour, très marqué à gauche, l'ancien maire de Manchester,
00:12:48qui débarque en expliquant qu'il va faire un big bang de la décentralisation
00:12:52et il promet du pouvoir d'achat dans tous les codes postaux du Royaume.
00:12:58Sauf que ce pouvoir d'achat, il ne se décrète pas.
00:13:02Le problème du Royaume-Uni, ce n'est pas qu'il manque d'État,
00:13:07c'est qu'il manque de croissance.
00:13:09La Grande-Bretagne, c'est 15 ans de faible productivité,
00:13:13un investissement privé largement insuffisant.
00:13:16Évidemment, le Brexit qui a énormément pénalisé les échanges commerciaux.
00:13:22Et puis, je vous le disais, ça ressemble beaucoup à la France.
00:13:24C'est quand même 100% de dette,
00:13:26des marges de manœuvre budgétaires proches de zéro.
00:13:28Ils sont à 4-5% de déficit aussi.
00:13:31Donc, vous avez des finances publiques très contraintes.
00:13:35Or, Burnham, lui, promet davantage de contrôles publics
00:13:41sur l'eau, sur les transports, sur le logement, sur l'énergie.
00:13:44Sauf qu'il n'a pas les moyens, tout simplement,
00:13:48même s'ils ont nationalisé British Steel ce week-end.
00:13:52Voilà, on ne redistribue pas une croissance qu'on n'a pas.
00:13:55Donc, c'est ça, le premier des leviers à activer.
00:13:58Comment il compte faire ?
00:13:59Alors, lui, il ne se dit clairement pas libéral,
00:14:01même s'il se dit pro-business.
00:14:03On n'a aucune idée de qui va composer son gouvernement,
00:14:06de qui sera ministre des Finances,
00:14:08notamment le chancelier de l'Échiquier.
00:14:10Ça va être un poste absolument stratégique.
00:14:14Bref, beaucoup, beaucoup, beaucoup d'interrogations.
00:14:17Voilà.
00:14:17Est-ce qu'il y a de l'espoir, Emmanuel Lechypre ?
00:14:19Il y a deux façons de voir les choses.
00:14:21Soit on les voit comme Raphaël,
00:14:22en se disant qu'on raisonne dans le cadre classique,
00:14:25des marges de manœuvre budgétaires.
00:14:28Et effectivement, on se dit, c'est très mal parti
00:14:30pour une politique de gauche
00:14:31quand vous avez des déficits publics aussi élevés.
00:14:34Ou alors, on se dit, justement, ces contraintes,
00:14:36c'est une opportunité de voir les choses différemment.
00:14:40Du genre, on n'a pas d'argent,
00:14:41mais pourquoi ne pas avoir des idées ?
00:14:43Et là, on a quand même affaire à un candidat
00:14:45qui a un profil plutôt intéressant.
00:14:47D'abord, parce que son pari,
00:14:51c'est effectivement, au cœur de son modèle,
00:14:53il y a cette idée de décentralisation économique,
00:14:56mais qui est quand même, moi je trouve,
00:14:58extrêmement prometteuse.
00:15:00Il faut bien rappeler une vérité
00:15:03qui nous échappe souvent depuis la France,
00:15:04parce qu'on regarde toujours les chiffres moyens
00:15:07pour le Royaume-Uni,
00:15:08c'est qu'en fait, on a un pays dont on se dit,
00:15:11oui, niveau de vie à peu près comparable avec la France,
00:15:13mais pas du tout.
00:15:14En fait, la réalité, c'est que vous avez deux Royaumes-Unis.
00:15:16Vous avez un grand Londres qui vit extrêmement bien,
00:15:20qui a un des niveaux de vie les plus élevés
00:15:22de très loin d'Europe,
00:15:23et le reste du Royaume-Uni qui vit extrêmement mal
00:15:28et qui a un niveau de pauvreté et de rémunération
00:15:31qui est beaucoup plus faible.
00:15:32Donc, avoir là, maintenant, à Downing Street,
00:15:36quelqu'un qui a une expérience d'élu local
00:15:39extrêmement réussie,
00:15:40parce que c'est quand même ça,
00:15:41à la différence d'un Keir Starmer
00:15:42qui était juriste, etc.
00:15:44Là, Andy Burnham,
00:15:45il est effectivement l'incarnation de ses élus locaux.
00:15:49Il a réussi à Manchester, quand même,
00:15:52à faire des choses incroyables,
00:15:53comme avait réussi un peu Jean-Louis Borloo à Valenciennes.
00:15:55C'est quelqu'un qui a repris en main le réseau de bus,
00:15:58il a fait une politique de rénovation urbaine,
00:16:00il a lutté efficacement contre les...
00:16:03enfin, pour plutôt les sans-abri.
00:16:06Il a monté une grande coopération
00:16:08entre les universités, les entreprises, etc.
00:16:10Le grand Manchester, c'est devenu une des grandes métropoles
00:16:13les plus dynamiques aujourd'hui.
00:16:15Donc, il a un bilan, il sait faire.
00:16:16Donc ça, c'est quand même un aspect extrêmement positif.
00:16:20Il montre quand même, moi je suis désolé,
00:16:23que la décentralisation, ça peut créer de la croissance
00:16:27et qu'effectivement, ne pas avoir de manœuvre,
00:16:30de marge sur les finances publiques,
00:16:31ça ne condamne pas forcément à l'absence de réforme.
00:16:34Donc moi, je pense que c'est au contraire un laboratoire.
00:16:36Moi, je suis profondément convaincu, à titre personnel,
00:16:38puisque Raphaël parlait de l'exemple de la France,
00:16:41que l'avenir appartient, le pouvoir aura aux élus locaux.
00:16:46Je pense que les politiques qui redresseront la France
00:16:50seront des élus locaux.
00:16:52Et bien, effectivement, là où je suis d'accord
00:16:54sur un point avec Raphaël,
00:16:55c'est que le Royaume-Uni est un très bon laboratoire pour la France.
00:16:59Merci beaucoup, messieurs.
00:17:00Ça, on en reparlera du pouvoir des élus locaux.
00:17:03Merci, messieurs, tout de suite.
00:17:04Le pouvoir taxer, vous allez voir.
00:17:05Le plus.
00:17:08Good morning business, le plus.
00:17:11Et sachez que dans notre pays,
00:17:13un poulet sûr de consommer est importé.
00:17:15C'est le constat de la filière volaille française
00:17:18qui se mobilise pour construire de nouveaux poulaillers.
00:17:20Face à une concurrence étrangère féroce,
00:17:23la filière s'organise pour attirer de nouveaux éleveurs.
00:17:26On voit ça avec Astré-Olivier en Bretagne.
00:17:30Dans le Morbihan, un élevage de 40 000 poulets
00:17:33répartis sur 6 immenses poulaillers fermés.
00:17:36Jérémy Choquet a choisi d'élever une espèce de volaille particulière,
00:17:39des poulets à croissance rapide.
00:17:41Ils sont petits, blancs, n'ont pas beaucoup de plumes,
00:17:44mais une chair dense au niveau des cuisses.
00:17:46C'est une souche tout simplement qui a été sélectionnée
00:17:49pour faire en sorte d'avoir le plus de blanc
00:17:51afin de répondre à une qualité de découpe
00:17:54pour avoir le plus de blanc.
00:17:56Tout simplement parce qu'aujourd'hui,
00:17:57c'est ce que recherchent les gens
00:17:58pour les soies dans les sandwiches ou dans les salades.
00:18:01C'est l'espèce utilisée par les fast-foods comme McDonald's,
00:18:04la plus demandée en France,
00:18:05notamment par les industriels de l'agroalimentaire.
00:18:08Même si la demande de poulet est en haut,
00:18:10son prix de vente à moins de 4 euros
00:18:12est encore trop faible
00:18:14et les installations sont difficiles à rentabiliser.
00:18:17Le but d'une activité est que ça rémunère.
00:18:19Effectivement, aujourd'hui,
00:18:20ça fait déjà plusieurs années qu'on est installé.
00:18:22On a un gros poste qui est le coût de construction
00:18:26des bâtiments et l'amortissement des bâtiments.
00:18:29Mais ce qui est sûr,
00:18:29c'est qu'on ne gagne pas à proportion de notre investissement.
00:18:32À quelques kilomètres,
00:18:34Nicolas Giboire a fait le choix d'un élevage plus petit,
00:18:3717 000 poulets label rouge
00:18:38avec un cahier des charges beaucoup plus strict.
00:18:41Vous êtes actuellement dans le parcours du poulailler.
00:18:43Vous avez derrière vous des poulets de janzé,
00:18:47label rouge,
00:18:48qui gagnent actuellement dans le pré.
00:18:50Mais pour rester rentable,
00:18:51il est obligé de miser sur la polyculture.
00:18:53Alors le fait d'être polyculteur
00:18:55me permet de lisser mon revenu
00:18:58et d'être moins dépendant
00:19:00des cours ou éventuellement des crises
00:19:02que peut traverser une ou différente production.
00:19:05Autre modèle de production,
00:19:07l'élevage de dindes et dindons.
00:19:09Ludovic Perrin mise lui aussi sur une production variée
00:19:12avec notamment des cultures céréalières
00:19:14et l'élevage de porc.
00:19:15Sur notre site,
00:19:16on est multi-élevage
00:19:17et on a choisi la dinde
00:19:18parce que les cycles sont plus longs.
00:19:20C'est-à-dire qu'en fait,
00:19:21vraiment le gros du travail sur la dinde,
00:19:22c'est quand les bâtiments sont vides.
00:19:24Donc c'est les vides sanitaires,
00:19:26les enlèvements de volailles, etc.
00:19:27C'est vraiment le gros du travail.
00:19:28Donc avec la dinde,
00:19:29ça nous permet d'avoir vraiment un surplus de travail
00:19:32à peu près tous les 4 mois.
00:19:34Donc ça nous permet de mieux gérer
00:19:35le reste des élevages,
00:19:37donc le porc entre autres
00:19:38et puis les cultures aussi sur l'exploitation.
00:19:40Pour l'éleveur,
00:19:40pas question de s'agrandir pour le moment.
00:19:43Sa production est tout juste à l'équilibre.
00:19:45Difficile pour lui de se projeter vers l'avenir.
00:19:47C'est le réchauffement climatique.
00:19:49Là, on a eu des 42, 43 degrés.
00:19:51On sait que dans 10 ans,
00:19:52ça va être pire.
00:19:54Est-ce qu'on est capable aujourd'hui
00:19:55de faire des bâtiments
00:19:55qui vont tenir à 45, 46 ?
00:19:58C'est aussi la question qu'on se pose.
00:20:00Je n'ai pas la solution.
00:20:01Il y a forcément des techniques,
00:20:02mais est-ce qu'elles seront rentables ?
00:20:03J'en suis moins sûr.
00:20:05La loi d'urgence agricole
00:20:06débattue par les parlementaires
00:20:08devrait lever certains blocages
00:20:09pour aider à l'installation
00:20:11de nouveaux poulailliers et éleveurs.
00:20:13Selon la filière,
00:20:14il faudrait investir 3 milliards d'euros
00:20:16d'ici à 2035
00:20:17pour réduire d'un tiers
00:20:19les volumes de volailles importées.
00:20:21Good morning business.
00:20:23Le monde qui bouge.
00:20:24Ce matin avec Annalisa Capellini,
00:20:26nous partons en Inde
00:20:27où le mouvement des cafards
00:20:28prend de l'ampleur
00:20:30avec une grande manifestation
00:20:31qui se dirige en ce moment
00:20:32vers le Parlement indien.
00:20:34Annalisa,
00:20:35est-ce que ces cafards,
00:20:36ces jeunes,
00:20:36peuvent faire tomber Narendra Modi ?
00:20:38C'est ce qu'ils espèrent,
00:20:39c'est ce qu'ils demandent
00:20:40en tout cas avec cette manifestation
00:20:42qui va aller jusqu'au Parlement
00:20:43à New Delhi.
00:20:44Alors en réalité,
00:20:45ce n'est pas vraiment près d'arriver.
00:20:47Narendra Modi
00:20:47a une majorité parlementaire
00:20:49très solide.
00:20:51Donc ce mouvement des cafards
00:20:52n'est pas une menace politique directe,
00:20:54mais ce qui va arriver
00:20:56ces prochaines heures
00:20:56et il va falloir le surveiller de près
00:20:59risque d'avoir un coût politique
00:21:01pour lui et pour son gouvernement.
00:21:03Et surtout,
00:21:04ce mouvement touche un point
00:21:05très sensible pour le futur du pays
00:21:07et c'est celui de la jeunesse.
00:21:09Oui, parce que ce mouvement contestataire
00:21:12est celui d'une jeunesse
00:21:13qui est considérée comme des cafards
00:21:15par une partie de la société indienne.
00:21:17C'est comme ça qu'ils ont été appelés
00:21:18par le président de la Cour suprême
00:21:20qui sous-entendait
00:21:21qu'il y a une partie de la jeunesse
00:21:23qui est inutile, sale,
00:21:25qui vit dans les interstices
00:21:27de la société.
00:21:27Et donc, c'est ce nom
00:21:29que cette partie de la jeunesse
00:21:30a choisi après de s'approprier
00:21:32pour appeler au pouvoir
00:21:33qu'elle est là
00:21:34et que comme des cafards,
00:21:35ça va être difficile
00:21:36de s'en débarrasser.
00:21:37Sympathique, d'habitude,
00:21:38il faut quand même se méfier
00:21:38des mouvements étudiants.
00:21:39Qu'est-ce qu'ils dénoncent
00:21:40en particulier, ces jeunes ?
00:21:42Pour eux, le problème,
00:21:43c'est l'accès à l'éducation supérieure
00:21:45et notamment les concours
00:21:46pour l'entrée à l'université
00:21:48sur la transparence
00:21:49desquels pèsent
00:21:50des forts soupçons
00:21:51ces dernières semaines.
00:21:51Il faut dire qu'en Inde,
00:21:53pour des millions de jeunes,
00:21:55ces concours sont le principal moyen
00:21:56d'accéder à la classe moyenne,
00:21:57d'accéder à la fonction publique
00:21:59ou aux professions
00:22:00les plus prestigieuses.
00:22:01Et donc, ces concours-là
00:22:03sont tout simplement
00:22:03un moyen d'ascension sociale
00:22:05dans un pays
00:22:06qui en promet beaucoup.
00:22:08Donc, vous voyez,
00:22:08si les sujets fuitent,
00:22:09s'il y a des doutes
00:22:10sur la transparence,
00:22:11si les concours sont annulés,
00:22:12eh bien, c'est l'idée même
00:22:13de méritocratie
00:22:14qui est derrière
00:22:15qui s'effondre.
00:22:16Donc, est-ce que l'État
00:22:17et est-ce que Narendra Modi
00:22:18donc, est capable
00:22:19de garantir des règles du jeu
00:22:22pour tout le monde ?
00:22:23Voilà un peu la question de fond.
00:22:24Et en plus,
00:22:24cette colère-là
00:22:25se superpose à un autre problème.
00:22:27C'est le problème
00:22:28du chômage des jeunes
00:22:29et surtout du chômage
00:22:31des diplômés.
00:22:32C'est assez contradictoire
00:22:33mais en Inde,
00:22:34les deux tiers des chômeurs
00:22:35étaient diplômés
00:22:36en 2023.
00:22:37Il y a 20 ans,
00:22:38c'était seulement un tiers
00:22:39des chômeurs
00:22:40qui étaient diplômés.
00:22:41Il faut dire que
00:22:41ces dernières années,
00:22:435 millions de diplômés
00:22:44sont formés chaque année
00:22:46en Inde
00:22:46mais moins de 3 millions
00:22:48sont ensuite employés.
00:22:49Vous voyez qu'il y a à peu près
00:22:502 millions de jeunes
00:22:50qu'on perd sur la route
00:22:52chaque année.
00:22:53Donc, il y a un décalage
00:22:54entre le nombre
00:22:55de diplômés formés
00:22:56et ceux qui travaillent après
00:22:58avec la promesse
00:22:59d'un emploi
00:22:59et donc la réalité
00:23:00d'un marché
00:23:00qui n'est pas prêt
00:23:00à les accueillir.
00:23:01Il y a eu des contestations
00:23:02similaires d'autres pays
00:23:03d'Asie cette année,
00:23:04Annalisa, très vite.
00:23:05Oui, beaucoup de mouvements
00:23:07de protestations
00:23:07de la Gen Z
00:23:08qui se sont trahis
00:23:09par un système
00:23:10qui ne fonctionne pas
00:23:10comme il devrait.
00:23:11On les a vus
00:23:12au Bangladesh,
00:23:13au Sri Lanka,
00:23:14au Népal.
00:23:15Dans tous ces pays,
00:23:16le soulèvement
00:23:17de la Gen Z
00:23:18a contribué
00:23:18à faire tomber
00:23:19le gouvernement.
00:23:19On l'a dit,
00:23:20en Inde,
00:23:20ça ne sera probablement
00:23:22pas le cas
00:23:22mais pour le gouvernement,
00:23:23c'est essentiel
00:23:24de maîtriser ce soulèvement.
00:23:25C'est une question d'image,
00:23:26une question de crédibilité.
00:23:27Merci beaucoup,
00:23:28Annalisa Capellini.
00:23:30Good morning business,
00:23:32le journal.
00:23:34Andy Burnham
00:23:35s'installe
00:23:35au 10 Downing Street
00:23:37avec les dossiers économiques
00:23:38en haut de sa pile.
00:23:39On sera en direct
00:23:40de Londres
00:23:40dès le début
00:23:41de ce journal.
00:23:42La quasi-paralysie
00:23:43du détroit d'Hormuz
00:23:44fait renaître
00:23:45les craintes en Europe
00:23:46sur l'approvisionnement
00:23:47en kérosène
00:23:48et puis la cour des comptes
00:23:49alerte.
00:23:50Les pépites françaises
00:23:51du cantique
00:23:51sont en train
00:23:52de devenir des proies.
00:23:55C'est donc le grand jour
00:23:57pour Andy Burnham,
00:23:58le nouveau chef
00:23:59des travaillistes
00:23:59qui va prendre
00:24:00ses fonctions
00:24:00de Premier ministre
00:24:01du Royaume-Uni.
00:24:02ce midi,
00:24:03il succède
00:24:03à Kerstarmer
00:24:04pour devenir
00:24:05le sixième chef
00:24:05du gouvernement
00:24:06en 10 ans
00:24:07et il hérite là
00:24:08d'un certain nombre
00:24:09de dossiers économiques
00:24:10à gérer.
00:24:11Alors on vous rejoint
00:24:11en direct
00:24:12Baptiste Muckensturm
00:24:13pour BFM Business
00:24:14à Londres
00:24:15où Andy Burnham
00:24:16compte engager déjà
00:24:17quelques grands projets
00:24:18de dépenses.
00:24:20Absolument Léo,
00:24:21il veut rompre
00:24:22avec des décennies
00:24:22de néolibéralisme
00:24:24comme on dit
00:24:24dans son entourage
00:24:25avec un plan
00:24:26d'investissement stratégique
00:24:27sur 10 ans,
00:24:28priorité au logement
00:24:29avec le plus grand
00:24:30programme
00:24:31de construction
00:24:32de logements municipaux
00:24:33depuis l'après-deuxième
00:24:34guerre mondiale
00:24:35et puis il veut aussi
00:24:36réformer les transports
00:24:38publics
00:24:38avec un ticket maximum
00:24:40à deux livres
00:24:41et puis il veut s'attaquer
00:24:42bien sûr
00:24:42à la crise de la dépendance
00:24:43comme dans beaucoup de pays
00:24:45en créant un service
00:24:46national de soins
00:24:47peut-être même gratuit
00:24:48pour certains.
00:24:49Côté modernisation
00:24:51de l'État,
00:24:51il prépare la création
00:24:53d'un ministère
00:24:53de l'intelligence artificielle
00:24:55et il veut intégrer
00:24:56la science
00:24:57aux affaires économiques.
00:24:59Il veut aussi
00:24:59accélérer
00:25:00la décentralisation
00:25:01en ouvrant une sorte
00:25:02de Downing Street
00:25:03du nord à Manchester
00:25:04pour faire circuler
00:25:06le pouvoir
00:25:06dans les territoires
00:25:07et puis pour le pouvoir
00:25:08d'achat
00:25:09et bien Burnham
00:25:10envisage
00:25:10de dépenser
00:25:123,2 milliards de livres
00:25:14chaque année
00:25:14pour faire baisser
00:25:15les factures d'énergie
00:25:16des ménages
00:25:17bien sûr
00:25:17et pour cela
00:25:18bien sûr
00:25:18et il cherche
00:25:19à mettre
00:25:21sous tutelle publique
00:25:22le géant de l'eau
00:25:23britannique
00:25:24Thames Water
00:25:25qui est en faillite.
00:25:26La question c'est
00:25:27comment financer
00:25:27tout cela maintenant ?
00:25:29Alors bien sûr
00:25:30c'est tout l'enjeu
00:25:31son équipe est consciente
00:25:32des craintes
00:25:33du marché obligataire
00:25:35ici à la City
00:25:35de Londres
00:25:36elle cherche
00:25:37des marges de manœuvre
00:25:38et première économie nette
00:25:40qui a été annoncée
00:25:40ces derniers temps
00:25:41c'est l'abandon
00:25:42du très coûteux
00:25:44projet de carte
00:25:45d'identité numérique
00:25:46qui avait été initié
00:25:47par Kirstarmer
00:25:48et dont les crédits
00:25:49vont être réorientés
00:25:50vers le coût de la vie.
00:25:52Burnham envisage aussi
00:25:53une refonte fiscale
00:25:54avec la création
00:25:55d'une tranche supérieure
00:25:57de l'impôt sur le revenu
00:25:58on parle de plus de 50%
00:26:00même si on ne sait pas
00:26:00exactement
00:26:01quel sera le seuil
00:26:03il envisage
00:26:04une hausse
00:26:04de la taxe
00:26:05sur les plus-values
00:26:05et une surtaxe
00:26:07d'habitation
00:26:07sur les résidences
00:26:08de luxe londoniennes
00:26:09pour les financer
00:26:10et pour financer
00:26:11la question du soin
00:26:12il évoque
00:26:13une redevance
00:26:14de soins progressives
00:26:15ou même
00:26:15un prélèvement
00:26:16sur les successions
00:26:17on parle de 10%
00:26:18pour les plus grosses successions
00:26:19tout cela bien sûr
00:26:20en essayant de respecter
00:26:21son engagement
00:26:22de ne pas toucher
00:26:23à la TVA
00:26:24ni aux cotisations sociales.
00:26:26Merci Baptiste
00:26:27à Londres
00:26:28dans l'actualité
00:26:29dans l'actualité
00:26:29également
00:26:29cette 9ème nuit
00:26:30consécutive
00:26:31de frappes américaines
00:26:32sur l'Iran
00:26:33des hauts
00:26:33des centres
00:26:34de commandement militaire
00:26:35des sites de défense aérienne
00:26:36mais aussi des réseaux
00:26:37de communication
00:26:38ont été visés
00:26:39quand Téhéran
00:26:40de son côté
00:26:40poursuit ses ripostes
00:26:42sur ses voisins du Golfe
00:26:44et frappe encore
00:26:44des bateaux
00:26:45dans le détroit d'Hormuz
00:26:46c'est pourquoi
00:26:47Marco Rubio
00:26:48le chef de la diplomatie
00:26:48américaine
00:26:49appelle cette nuit
00:26:50la communauté internationale
00:26:51à s'engager
00:26:52aux côtés des Etats-Unis
00:26:57Il est clair que l'Iran
00:26:58du moins certains responsables
00:26:59en Iran
00:27:00veulent contrôler le détroit
00:27:02et l'utiliser comme levier
00:27:03contre le reste du monde
00:27:04les Etats-Unis feront
00:27:06et continueront de faire
00:27:07ce qu'ils doivent faire
00:27:08pour protéger
00:27:09le transport maritime mondial
00:27:10mais les autres pays
00:27:11doivent commencer
00:27:12à intensifier leurs efforts
00:27:13et fournir une aide
00:27:14pour partager ce fardeau
00:27:16qu'il s'agisse
00:27:17de moyens matériels
00:27:18ou financiers
00:27:21Voilà la déclaration
00:27:22de Marco Rubio
00:27:23dans la nuit
00:27:23au moment où le trafic
00:27:24est quasiment paralysé
00:27:26dans le détroit d'Hormuz
00:27:27et quand le pétrole
00:27:28redécolle
00:27:29Nathan Cocampo
00:27:29Oui Léo
00:27:30le Brent dépasse à nouveau
00:27:31les 90 dollars
00:27:33au plus haut
00:27:33depuis le mois de juin
00:27:35et la signature
00:27:35du protocole d'accord
00:27:36entre l'Iran
00:27:37et les Etats-Unis
00:27:38le WTI a dépassé
00:27:40les 85 dollars
00:27:41avant de redescendre
00:27:42un petit peu
00:27:43alors qu'aucun transporteur
00:27:45de GNL
00:27:45n'a été visible
00:27:46traversant le détroit
00:27:47depuis jeudi
00:27:484 navires seulement
00:27:49ont réussi à effectuer
00:27:50la traversée du détroit
00:27:51hier
00:27:52contre 8
00:27:53la veille
00:27:54selon les données maritimes
00:27:55et une installation pétrolière
00:27:57clé au Koweït
00:27:57a été touchée
00:27:58ce week-end
00:27:59les gardiens
00:27:59de la révolution
00:28:00affirment avoir arrêté
00:28:01par la force
00:28:02deux nouveaux pétroliers
00:28:03qui tentaient
00:28:03de franchir le détroit
00:28:04cette nuit
00:28:05et préviennent
00:28:06aucune goutte de pétrole
00:28:07ni de gaz
00:28:08ne traversera le détroit
00:28:09tant que les actions
00:28:10américaines dans la région
00:28:11se poursuivront
00:28:12alors qu'un cinquième
00:28:13du pétrole transporté
00:28:15par voie maritime
00:28:15transite par Hormuz
00:28:16une note récente
00:28:18de Capital Economics
00:28:19s'interpelle
00:28:19si la fermeture du détroit
00:28:21se poursuit
00:28:22le Brent
00:28:23pourrait grimper
00:28:23à 120
00:28:24voire 150 dollars
00:28:26le baril
00:28:26dans les prochaines semaines
00:28:27attention sur le pétrole
00:28:28donc Nathan
00:28:29ce qu'on regarde
00:28:30nous en Europe
00:28:30ce sont les réserves
00:28:32de kérosène
00:28:32qui sont au plus bas
00:28:33moins d'un mois
00:28:35d'un mois
00:28:35de stock
00:28:36c'est ce qui reste
00:28:37aux compagnies aériennes
00:28:38selon plusieurs experts
00:28:39un niveau tendu
00:28:40dans cette période estivale
00:28:41de départ en vacances
00:28:42en temps normal
00:28:43la moitié du kérosène
00:28:44consommé provient
00:28:45des pays du Golfe
00:28:46avec le blocage
00:28:47du détroit
00:28:47pas le choix
00:28:48les compagnies
00:28:49devront très certainement
00:28:50revoir leur programme
00:28:51de vol dans les prochaines semaines
00:28:52pour limiter
00:28:53leur consommation
00:28:54de carburant
00:28:55selon les dernières prévisions
00:28:57si les perturbations
00:28:58se poursuivent
00:28:59l'Europe pourrait connaître
00:28:59un déficit d'approvisionnement
00:29:01de 600 000 barils par jour
00:29:03au troisième trimestre
00:29:04on en est encore loin
00:29:05mais Bruxelles travaille
00:29:06tout de même
00:29:06sur différents scénarios
00:29:07de crise
00:29:08et pourrait
00:29:08le cas échéant
00:29:09proposer une coordination
00:29:11volontaire
00:29:11pour redistribuer
00:29:12le kérosène
00:29:13à travers
00:29:13l'ensemble du territoire
00:29:15et ainsi éviter
00:29:16des pénuries
00:29:17dans certains aéroports
00:29:17Merci Nathan Coquampo
00:29:19et alors pour le secteur
00:29:20aéronautique
00:29:20c'est le coup d'envoi
00:29:21ce matin du salon
00:29:21de Farnborough
00:29:23au Royaume-Uni
00:29:23le contexte géopolitique
00:29:25pourrait donc peser
00:29:25sur le volume de commandes
00:29:26pour Airbus
00:29:27et Boeing
00:29:28l'événement se tient
00:29:29en tout cas
00:29:30dans un contexte
00:29:31plus favorable
00:29:32pour le champion local
00:29:33Rolls-Royce
00:29:34le motoriste britannique
00:29:35ex-maillon faible
00:29:37du secteur en Europe
00:29:38qui affiche désormais
00:29:39des résultats records
00:29:40Clara Bido
00:29:42Rolls-Royce arrive
00:29:43à Farnborough
00:29:43en pleine renaissance
00:29:44le motoriste britannique
00:29:46presque à terre
00:29:46pendant le Covid
00:29:47a dégagé l'an dernier
00:29:48plus de 4 milliards d'euros
00:29:49de bénéfices opérationnels
00:29:51et vise encore davantage
00:29:52cette année
00:29:53depuis son point bas
00:29:54de 2022
00:29:55Rolls-Royce a vu
00:29:56sa valorisation boursière
00:29:57multipliée par près de 18
00:29:58pour atteindre aujourd'hui
00:30:00près de 140 milliards d'euros
00:30:01son principal moteur
00:30:03ce sont les gros porteurs
00:30:04d'Airbus et de Boeing
00:30:05et c'est simple
00:30:06plus ils volent
00:30:07plus Rolls-Royce encaisse
00:30:08car le groupe facture
00:30:09surtout leur entretien
00:30:10pendant toute leur durée de vie
00:30:11les heures de vol
00:30:12de ces moteurs
00:30:13dépassent désormais
00:30:14leur niveau d'avant crise
00:30:15tandis que les commandes
00:30:16d'A350 remplissent les carnets
00:30:17le groupe profite aussi
00:30:19du réarmement
00:30:20avec les moteurs
00:30:20d'avions de combat
00:30:21de sous-marins
00:30:22ou de blindés
00:30:22et du boom
00:30:23des data centers
00:30:24qui achètent
00:30:24ces groupes électrogènes
00:30:25mais ce succès
00:30:27crée un nouveau problème
00:30:27Rolls-Royce manque encore
00:30:29de pièces
00:30:29et de capacité de maintenance
00:30:30après son redressement financier
00:30:32son véritable défi
00:30:33est désormais
00:30:34de tenir une cadence industrielle
00:30:35devenue freinée
00:30:36Et puis les pépites françaises
00:30:38du quantique
00:30:38sont-elles en position
00:30:39de faiblesse Léo ?
00:30:40La France a réussi
00:30:41à faire émerger
00:30:41plusieurs acteurs crédibles
00:30:43mais selon la Cour des comptes
00:30:44qui vient de sortir
00:30:45un rapport sur le soutien
00:30:46de l'État
00:30:46à l'informatique quantique
00:30:47le risque maintenant
00:30:49c'est de les voir passer
00:30:49sous pavillons étrangers
00:30:50Jean-Baptiste Huet
00:30:52Le secteur entre dans sa phase
00:30:54la plus coûteuse
00:30:55il faut désormais
00:30:55transformer les prototypes
00:30:56en machines industrielles
00:30:57alors que le marché
00:30:58n'existe pratiquement pas encore
00:30:59l'exemple britannique
00:31:01est un avertissement
00:31:01Oxford Ionics
00:31:02remarqué pour ses avancées
00:31:03technologiques
00:31:04a été racheté
00:31:04quelques mois plus tard
00:31:05par une entreprise américaine
00:31:06en France
00:31:07Pascal par exemple
00:31:08société en pointe
00:31:09plus de 300 salariés
00:31:10valorisation qui pourrait
00:31:11approcher les 2 milliards de dollars
00:31:13mais sa levée de fonds
00:31:13de 100 millions d'euros
00:31:14en 2023 reste
00:31:15selon la Cour des comptes
00:31:1610 fois inférieure
00:31:18à celle de certains
00:31:18concurrents étrangers
00:31:19même les 340 millions d'euros
00:31:21annoncés pour préparer
00:31:22son entrée au Nasdaq
00:31:23doivent être financés
00:31:24pour moitié
00:31:24par des investisseurs étrangers
00:31:26autre exemple
00:31:27l'entrée il y a quelques semaines
00:31:28de Nvidia
00:31:28au capital d'Alice et Bob
00:31:30la France ne compte
00:31:31qu'un seul fonds d'investissement
00:31:32spécialisé dans le quantique
00:31:33à titre de comparaison
00:31:35une entreprise américaine
00:31:36a levé 1 milliard de dollars
00:31:37en une seule opération
00:31:38en 2025
00:31:39résultat
00:31:39malgré le milliard et demi
00:31:41d'euros de fonds publics
00:31:42prévus par la France
00:31:43depuis 2021
00:31:43les start-up restent
00:31:45sous-capitalisées
00:31:46la Cour des comptes
00:31:46parle désormais
00:31:47d'une véritable guerre
00:31:48d'attrition
00:31:49l'Etat a financé
00:31:50leur naissance
00:31:51mais sans capitaux privés
00:31:52supplémentaires
00:31:52d'autres pays
00:31:53pourraient financer
00:31:54leur croissance
00:31:55et récupérer la technologie
00:31:567h39
00:31:57les marchés
00:32:01et Donald Trump
00:32:02qui pourrait faire payer
00:32:03l'accès à ses déclarations
00:32:05Nicolas Pagnès
00:32:05oui c'est en tout cas
00:32:06une question qui anime
00:32:07le Wall Street
00:32:07depuis jeudi
00:32:08les traders vont-ils devoir
00:32:09payer pour avoir accès
00:32:10en avant-première
00:32:11aux déclarations de Donald Trump
00:32:12si la question se pose
00:32:14c'est parce que
00:32:14Trousse Social
00:32:15le réseau social fondé
00:32:16par Donald Trump lui-même
00:32:17et dont il détient
00:32:18plus de 50% du capital
00:32:19envisage de lancer
00:32:21un service payant
00:32:22à destination des investisseurs
00:32:23et des institutions financières
00:32:24pour avoir accès
00:32:25en temps réel
00:32:26aux publications
00:32:27de plusieurs comptes
00:32:27très suivis
00:32:28et influents sur la plateforme
00:32:30si le nom de l'actuel
00:32:31président des Etats-Unis
00:32:32n'a pas été explicitement cité
00:32:33il est difficile de croire
00:32:34qu'il ne sera pas intégré
00:32:36dans cette offre payante
00:32:36alors qu'il en est
00:32:37l'utilisateur le plus connu
00:32:38et que les marchés
00:32:40sont déjà suspendus
00:32:42à son compte
00:32:42par exemple
00:32:43c'était sur Trousse Social
00:32:44que Donald Trump
00:32:45avait déclaré
00:32:45que c'était le bon moment
00:32:46pour acheter en bourse
00:32:47quelques heures
00:32:48avant de suspendre
00:32:49les droits de douane
00:32:49pour 90 jours
00:32:50si les traders
00:32:51ont tout intérêt
00:32:52à avoir accès
00:32:53à ces informations prioritaires
00:32:54quelques minutes
00:32:55ou quelques secondes
00:32:55avant le reste du marché
00:32:56l'annonce n'a pas manqué
00:32:58de faire réagir l'opposition
00:32:59face à un président américain
00:33:00qui monétiserait
00:33:01directement
00:33:02ses prises de décision
00:33:03à la tête des Etats-Unis
00:33:05et c'est une question
00:33:06qui est toujours en suspens
00:33:06on regarde sinon
00:33:07pour le reste de l'actualité
00:33:09sur les marchés
00:33:09le Brent qui est toujours
00:33:10aux alentours des 90 dollars
00:33:11le WTI toujours
00:33:13aux alentours des 84 dollars
00:33:14et si on regarde
00:33:15du côté des marchés asiatiques
00:33:16on voit que le Nikkei
00:33:17ou le Kospi
00:33:17sont orientés en recul
00:33:19le Nikkei perd 4%
00:33:20le Kospi plus de 3%
00:33:21tous les deux
00:33:21à forte coloration technologique
00:33:23tandis que le Shanghai Composite
00:33:24ou le Hang Seng
00:33:25sont dans le vert
00:33:26Merci beaucoup Nicolas
00:33:27on se retrouve dans
00:33:27le journal de 8h
00:33:28l'édito politique
00:33:32Good Morning Business
00:33:33l'édito de Legendre
00:33:35Raphaël
00:33:36le conseil de Paris
00:33:36a voté samedi
00:33:37le doublement
00:33:38de la taxe
00:33:39sur les logements vacants
00:33:40en 2027
00:33:40objectif
00:33:41désengorger le marché locatif
00:33:43en récupérant
00:33:4320 000 logements
00:33:44vous dites
00:33:45qu'on n'y arrivera pas
00:33:46comme ça
00:33:46Non c'est sûr
00:33:47que c'est pas en taxant
00:33:48la pénurie
00:33:48qu'on arrivera
00:33:49à quoi que ce soit
00:33:50d'abord le constat
00:33:51réel
00:33:52c'est que Paris compte
00:33:53150 000 logements vacants
00:33:55c'est énorme
00:33:55c'est un véritable problème
00:33:56dans une ville
00:33:57où tant de monde
00:33:59a du mal à se loger
00:34:01et c'est un problème
00:34:02auquel
00:34:02mais c'est un problème
00:34:03auquel la mairie socialiste
00:34:04apporte une mauvaise solution
00:34:06la réponse
00:34:07d'Emmanuel Grégoire
00:34:08tient en 4 lettres
00:34:09T A X E
00:34:11la taxe
00:34:12taxe
00:34:13taxe
00:34:13il n'y a que ça
00:34:14qui compte
00:34:15le conseil de Paris
00:34:15a voté samedi
00:34:16le quasi doublement
00:34:17de la taxe
00:34:18sur les logements vacants
00:34:19alors ça veut dire quoi ?
00:34:20ça veut dire qu'à partir
00:34:22de 2027
00:34:23cette taxe passera
00:34:24de 17 à 30%
00:34:26de la valeur locative
00:34:27du bien
00:34:28après un an de vacances
00:34:30et de 34 à 60%
00:34:33après deux années
00:34:35donc je vous donne
00:34:36un exemple
00:34:37très concret
00:34:37si vous avez
00:34:38un appartement moyen
00:34:39d'environ 30 mètres carrés
00:34:41dans le 17ème arrondissement
00:34:43c'est l'exemple
00:34:43de la mairie de Paris
00:34:44la facture
00:34:45pourrait grimper
00:34:46de 800 euros
00:34:48avant la réforme
00:34:49après de 2 000 euros
00:34:51puis 4 000 euros
00:34:52par an
00:34:53c'est colossal
00:34:54est-ce que ça va remettre
00:34:55des appartements
00:34:56sur le marché au final ?
00:34:57alors c'est l'argument
00:34:58évidemment
00:34:59de la mairie de Paris
00:35:00la mairie de Paris
00:35:01qui estime que
00:35:0180 000 logements
00:35:02sont durablement
00:35:04vacants
00:35:05à Paris
00:35:05elle promet d'en libérer
00:35:0620 000
00:35:06vous l'avez dit
00:35:07Sandra
00:35:08très bien
00:35:08mais pourquoi
00:35:09la troisième
00:35:11augmentation
00:35:12de cette taxe
00:35:13fonctionnerait-elle
00:35:15mieux
00:35:15que les précédents
00:35:16cette taxe
00:35:17elle existe
00:35:18depuis
00:35:191999
00:35:20elle a déjà
00:35:22été durcie
00:35:22et la Cour des Comptes
00:35:24constate
00:35:25que les outils
00:35:26de lutte
00:35:26contre la vacance
00:35:28des appartements
00:35:28n'ont pas démontré
00:35:30leur efficacité
00:35:31pourquoi ?
00:35:32parce que la vacance
00:35:33ça n'est pas une cause unique
00:35:35il y a
00:35:35des successions bloquées
00:35:37les logements
00:35:38inhabitables
00:35:39vous avez des travaux
00:35:40trop lourds
00:35:41les contentieux
00:35:41bref
00:35:42les propriétaires
00:35:43qui hésitent
00:35:44à louer
00:35:45parce qu'ils redoutent
00:35:46aussi les impayés
00:35:48et qu'ils auront
00:35:49toutes les difficultés
00:35:50du monde
00:35:50à récupérer
00:35:51leurs biens
00:35:53et puis la réalité
00:35:54c'est qu'on a tellement
00:35:55taxé les biens immobiliers
00:35:57qu'ils ne sont plus
00:35:58rentables
00:35:58aujourd'hui
00:35:59on est à 1, 2, 3%
00:36:01de rentabilité
00:36:01on ne veut pas prendre
00:36:02de risque
00:36:03avec de potentiels
00:36:06locataires
00:36:06malveillants
00:36:07donc on ne le loupe plus
00:36:08voilà
00:36:08et c'est aussi le droit
00:36:09des propriétaires
00:36:11et on a tellement
00:36:12taxé
00:36:13et la mairie de Paris
00:36:15elle vient d'en remettre
00:36:16une louche
00:36:17alors qu'elle assure
00:36:18vouloir en percevoir
00:36:19le moins possible
00:36:20bien sûr
00:36:21sauf qu'étonnamment
00:36:22c'est quand même
00:36:23le taux maximal
00:36:25autorisé par la loi
00:36:26qu'elle choisit
00:36:26d'utiliser
00:36:27pour mettre en place
00:36:28donc voilà
00:36:28le temps est fini
00:36:29et c'est une opération
00:36:30budgétaire
00:36:30très clairement
00:36:31pour vous Raphaël
00:36:32évidemment
00:36:32il faudrait construire plus
00:36:33et agrandir
00:36:34merci beaucoup
00:36:35Raphaël Legendre
00:36:36dans un instant
00:36:37on va parler
00:36:37de la situation géopolitique
00:36:39on va parler
00:36:39de la loi
00:36:40programmation militaire
00:36:41de beaucoup de sujets
00:36:43avec Jean-Louis Thierryau
00:36:44député LR de Seine-et-Marne
00:36:45et membre de la commission
00:36:46de la défense nationale
00:36:47et des forces armées
00:36:49qui est avec moi
00:36:49dans le grand entretien
00:36:50à tout de suite
00:36:53Le grand entretien
00:36:55ce matin
00:36:56c'est Jean-Louis Thierryau
00:36:57qui est avec moi
00:36:57député LR de Seine-et-Marne
00:36:58membre de la commission
00:36:59de la défense nationale
00:37:00et des forces armées
00:37:01merci beaucoup
00:37:02d'être dans la matinale
00:37:03de l'économie
00:37:04je vais vous demander déjà
00:37:06ce que vous pensez
00:37:07du fait que le conflit
00:37:08au Moyen-Orient reprend
00:37:09que la trêve
00:37:11n'a pas duré du tout
00:37:12quelles conséquences
00:37:13sur notre économie
00:37:15très directement
00:37:16quel secteur
00:37:17ça met le plus
00:37:18à mal
00:37:18le plus en danger
00:37:19chez nous
00:37:21Les conséquences
00:37:22sont évidemment
00:37:23très graves
00:37:24tous les secteurs
00:37:26qui dépendent
00:37:27de l'approvisionnement
00:37:28en hydrocarbures
00:37:29que ce soit
00:37:30les transports
00:37:32les compagnies aériennes
00:37:33ça on l'a en tête
00:37:34évidemment
00:37:35les particuliers
00:37:36qui en ont besoin
00:37:36pour aller travailler
00:37:37et puis on l'oublie trop
00:37:39les agriculteurs
00:37:40où l'achat d'engrais
00:37:42dont une partie
00:37:43dépend de la médianisation
00:37:44prend
00:37:46des hausses catastrophiques
00:37:48donc c'est l'ensemble
00:37:49de l'économie
00:37:51qui s'enrume
00:37:52et on n'en voit pas la fin
00:37:53L'économie civile
00:37:54mais bien sûr aussi
00:37:55ce qu'on regarde
00:37:55c'est l'économie militaire
00:37:57le Sénat et l'Assemblée
00:37:58ont validé l'actualisation
00:37:59de la loi de programmation
00:38:00militaire
00:38:00elle prévoit que l'État
00:38:01consacre 436 milliards d'euros
00:38:03au budget des armées
00:38:04d'ici 2030
00:38:05on est dans un contexte
00:38:06d'économie budgétaire
00:38:07la défense est prioritaire
00:38:08malgré tout
00:38:09que va permettre
00:38:09concrètement ce budget ?
00:38:11Ce budget va permettre
00:38:13davantage de cohérence
00:38:14dans les armées
00:38:15en clair
00:38:16nous avions
00:38:17des bateaux
00:38:18qui partaient
00:38:19sans avoir
00:38:20tous leurs missiles
00:38:21parce que tout simplement
00:38:22on n'avait pas assez
00:38:22de stock de missiles
00:38:23donc ce que
00:38:24cette loi
00:38:25va permettre
00:38:26c'est d'avoir
00:38:27des munitions
00:38:28une adaptation
00:38:29au nouveau contexte
00:38:30du champ de bataille
00:38:31c'est à dire
00:38:32la dronisation
00:38:33la robotisation
00:38:35un taux d'entraînement
00:38:37meilleur
00:38:37mais ça n'est pas
00:38:38une loi de format
00:38:38et quand on voit
00:38:40les menaces
00:38:40qui augmentent partout
00:38:42je pense
00:38:43au flanc est
00:38:44de l'Europe
00:38:45il y a une vraie inquiétude
00:38:46aujourd'hui
00:38:47d'avoir
00:38:48après les élections
00:38:49en Russie
00:38:50en 2027
00:38:51une mobilisation générale
00:38:53ou une très large
00:38:55mobilisation
00:38:56de forces russes
00:38:57cela peut être
00:38:58dangereux
00:38:58pour l'Ukraine
00:38:59voire dangereux
00:39:00en cas d'escalade horizontale
00:39:01pour d'autres pays européens
00:39:02donc évidemment
00:39:03menace là
00:39:04menace
00:39:04vous avez évoqué le golfe
00:39:05ça veut dire
00:39:06que la liberté
00:39:07du commerce maritime
00:39:08la liberté des mers
00:39:09devient une priorité
00:39:11là notre format
00:39:12n'est évidemment
00:39:13pas suffisant
00:39:13avec 15 navires de surface
00:39:14donc 36 milliards
00:39:16c'était nécessaire
00:39:17c'était le minimum
00:39:18mais on n'aura pas le choix
00:39:20d'y revenir
00:39:21en 2027
00:39:22et j'espère bien
00:39:23que les candidats
00:39:24à la présidentielle
00:39:25feront de la défense
00:39:26à des axes majeurs
00:39:27de leur campagne
00:39:27les français
00:39:28et quand je dis les français
00:39:29c'est dans leur ensemble
00:39:30c'est à dire les ménages
00:39:31ce sont les entreprises aussi
00:39:32sont-ils assez conscients
00:39:33de la menace
00:39:34qui est à nos portes
00:39:35et des moyens
00:39:36qu'il faut y mettre
00:39:36est-ce que chacun
00:39:37devrait participer
00:39:38d'une façon ou d'une autre
00:39:39à cet effort-là
00:39:41à concentrer
00:39:42des investissements
00:39:43là-dedans
00:39:43on est à l'heure
00:39:44des choix
00:39:45et si on ne les fait pas
00:39:46ça sera le temps
00:39:47des conséquences
00:39:48et de l'irréparable
00:39:50les pays qui se sentent
00:39:52le plus menacés physiquement
00:39:54c'est à dire
00:39:54ceux du flanc est
00:39:55je pense aux polonais
00:39:56je pense aux baltes
00:39:58eux en sont très conscients
00:40:00et sont à 4-4,5%
00:40:02leur richesse nationale
00:40:04consacrée à la défense
00:40:05nous péniblement
00:40:07avec cette loi
00:40:08de programmation militaire
00:40:09on serait à 2,5%
00:40:11je veux rappeler
00:40:12que pendant toute la guerre froide
00:40:14et ça n'a pas empêché
00:40:15les trente glorieuses
00:40:16nous étions à 3,5%
00:40:18en clair
00:40:19la marche est encore haute
00:40:20et les entreprises
00:40:21doivent y mettre leur part
00:40:23les entreprises
00:40:24non seulement les entreprises
00:40:25mais surtout
00:40:26le monde de la finance
00:40:27les banquiers
00:40:28l'investissement
00:40:29vous savez
00:40:30la première des armées
00:40:31aujourd'hui
00:40:32c'est l'industrie
00:40:33c'est l'entreprise
00:40:34c'est la technologie
00:40:35pour que les entreprises
00:40:36y mettent leur part
00:40:37et le président de la république
00:40:38l'a dit à Brienne
00:40:39c'est améliorer
00:40:40leur capacité
00:40:41de production
00:40:42prendre des risques
00:40:43à l'export
00:40:44mais c'est aussi
00:40:45le monde
00:40:46de la finance
00:40:48et de l'investissement
00:40:48qui doit financer
00:40:50les entreprises
00:40:50de défense
00:40:51ou les entreprises
00:40:52de dual
00:40:53et nous avons
00:40:54beaucoup de chance
00:40:54c'est que
00:40:55les technologies
00:40:56qui vont faire
00:40:56la différence
00:40:57demain
00:40:58dans la défense
00:40:59sont l'intelligence
00:41:00artificielle
00:41:01et sont le quantique
00:41:02qui sont
00:41:03des industries
00:41:04duales par nature
00:41:05et qui sont
00:41:06les nouveaux
00:41:07game changers
00:41:08stratégiques
00:41:08puisque vous me lancez
00:41:09sur le sujet
00:41:10effectivement
00:41:10on parlait tout à l'heure
00:41:11des pépites françaises
00:41:12qui sont presque menacées
00:41:13celles du quantique
00:41:14parce que voilà
00:41:14elles sont menacées
00:41:15on n'a pas assez
00:41:16d'investissement
00:41:16on les a mises
00:41:17on a permis
00:41:18leur naissance
00:41:20mais aujourd'hui
00:41:20il faut des fonds
00:41:21elles sont au moment
00:41:22de leur développement
00:41:22on a un gros risque
00:41:24de les perdre
00:41:24notamment au profit
00:41:25des américains
00:41:26qu'est-ce qu'on fait
00:41:27pour Pascal
00:41:27pour toutes ces entreprises-là
00:41:29le principal sujet
00:41:31le principal sujet en France
00:41:32c'est d'être capable
00:41:33de financer
00:41:34le passage à l'échelle
00:41:35on est assez bon
00:41:37sur les start-up
00:41:38ou les levées
00:41:38de première série
00:41:39ensuite
00:41:40on n'a pas
00:41:41de fonds
00:41:42suffisamment importants
00:41:44et suffisamment patients
00:41:45alors il y a une réponse
00:41:47institutionnelle
00:41:47un peu longue
00:41:48qui serait de faire
00:41:49un marché européen
00:41:50des capitaux
00:41:51et puis
00:41:51il y a l'éléphant
00:41:52au milieu de la pièce
00:41:53donc il faut enfin
00:41:53s'emparer
00:41:54la seule manière
00:41:56d'avoir
00:41:56une épargne
00:41:57patiente
00:41:58et stratégique
00:41:59c'est d'avoir
00:42:00des fonds
00:42:01de capitalisation
00:42:02retraite
00:42:03donc on n'échappera pas
00:42:04à avoir
00:42:06une épargne
00:42:07obligatoire
00:42:08par capitalisation
00:42:10d'un certain niveau
00:42:11ça ne pourra pas
00:42:12se faire
00:42:12d'un seul coup
00:42:13mais c'est une double réponse
00:42:14réponse
00:42:15aux défis démographiques
00:42:17parce qu'aujourd'hui
00:42:18les français
00:42:18doivent être conscients
00:42:19qu'ils ne payent pas
00:42:20pour leur propre retraite
00:42:22mais bien pour la retraite
00:42:23de ceux qui sont
00:42:24traités
00:42:24aujourd'hui
00:42:25vu qu'on fait
00:42:26de moins en moins
00:42:27d'enfants
00:42:28la réalité
00:42:29c'est que
00:42:29et qu'on travaille
00:42:30plutôt moins
00:42:30que nos voisins
00:42:31européens
00:42:32la réalité
00:42:33c'est qu'on va
00:42:33vers une falaise
00:42:34et puis
00:42:35c'est surtout
00:42:36un combat
00:42:37pour l'industrie
00:42:39pour l'investissement
00:42:40ce qu'il faut voir
00:42:41c'est que
00:42:41quand on entend
00:42:42certains partis
00:42:43comme LFI
00:42:43passer leur temps
00:42:44à cracher
00:42:45sur les super profits
00:42:46de Total
00:42:47qui aujourd'hui
00:42:48bénéficient
00:42:49des super profits
00:42:50de Total
00:42:51ce sont les retraités
00:42:53américains
00:42:53avec les fonds
00:42:54de pension
00:42:54américains
00:42:55et bien moi
00:42:55ce que je veux
00:42:56c'est que ce soit
00:42:56le retraité
00:42:57français
00:42:58le salarié français
00:42:59qui profite
00:43:00des profits
00:43:00de nos entreprises
00:43:01et de toute façon
00:43:02c'est un impératif
00:43:03stratégique
00:43:04l'IA aujourd'hui
00:43:05c'est l'affaire
00:43:08Spoutnik
00:43:08qu'on avait eu
00:43:09en 57
00:43:10avec l'union
00:43:10soviétique
00:43:11quand vous voyez
00:43:13Anthropik
00:43:14qui reçoit
00:43:16l'ordre
00:43:16du gouvernement
00:43:17américain
00:43:17de ne pas
00:43:18communiquer
00:43:19ses modèles
00:43:20IA
00:43:22les plus récents
00:43:23c'est bel et bien
00:43:24une dépendance
00:43:25technologique
00:43:25les fonds de pension
00:43:27l'investissement
00:43:28c'est éviter
00:43:28que demain
00:43:29nous ne soyons
00:43:30une colonie
00:43:30technologique
00:43:31américaine
00:43:32ou chinoise
00:43:32vous allez rendre
00:43:33demain au gouvernement
00:43:34votre rapport
00:43:35sur la sécurité
00:43:35économique
00:43:36alors vous l'avez
00:43:37réalisé en collaboration
00:43:38avec Christophe Plassard
00:43:39et Charles Rodwell
00:43:40le but
00:43:41c'était de s'inspirer
00:43:42de ce qui se fait bien
00:43:43chez nos partenaires
00:43:44en matière de politique
00:43:45et de sécurité
00:43:46de sécurité économique
00:43:47comment vous avez procédé
00:43:49et dites nous
00:43:49ce qui nous reste peu tant
00:43:50quel point
00:43:51finalement
00:43:52vous avez
00:43:53vous avez constaté
00:43:56en quelques mots
00:43:57je ne vais pas
00:43:57spoiler
00:43:58ce qui sera remis demain
00:43:59mais on a comparé
00:44:01effectivement
00:44:01on a fait un benchmark
00:44:02de tout ce qui se faisait
00:44:04en Europe
00:44:04en Chine
00:44:05et aux Etats-Unis
00:44:05on constate
00:44:07qu'en Europe
00:44:07on est parmi
00:44:08les pays
00:44:09les plus vigilants
00:44:11on a quelques trous
00:44:12dans la raquette
00:44:12mais franchement
00:44:13ça fonctionne
00:44:14en revanche
00:44:15la sécurité économique
00:44:16ça n'est pas que le contrôle
00:44:18des investissements
00:44:19étrangers
00:44:19c'est la lutte
00:44:20contre l'espionnage
00:44:21industriel
00:44:21et puis
00:44:22c'est aussi
00:44:23et ça rejoint
00:44:23à notre conversation
00:44:24précédente
00:44:25avoir des financements
00:44:27pourquoi
00:44:27on a des entreprises
00:44:28qui se vendent
00:44:29à l'étranger
00:44:29c'est tout simplement
00:44:31qu'on n'a pas
00:44:31les fonds d'investissement
00:44:33tout se tient
00:44:34et c'est vraiment
00:44:35la bataille
00:44:36de 2027
00:44:37avant de se demander
00:44:38à quel âge
00:44:39on part en retraite
00:44:40la première question
00:44:41à se poser
00:44:42ça va être
00:44:43comment on fait
00:44:44pour être en point
00:44:45dans les technologies
00:44:46de demain
00:44:46qui feront la différence
00:44:47entre les grandes puissances
00:44:48et les autres
00:44:49il nous reste très peu de temps
00:44:51mais on est en année présidentielle
00:44:52considérez-vous
00:44:53le risque d'ingérence étrangère
00:44:55comme inquiétant
00:44:57est-ce qu'on a des moyens
00:44:58aussi de l'éviter
00:44:59on voit que l'IA
00:45:00justement prend
00:45:00beaucoup d'ampleur
00:45:01dans les élections
00:45:02il va y avoir des élections
00:45:03pas mal dans le monde
00:45:04dans les prochains mois
00:45:06qu'en pensez-vous vous ?
00:45:07Le risque d'ingérence existe
00:45:09ça n'est pas que des risques
00:45:11c'est avéré
00:45:12vous voyez
00:45:12dès que vous arrivez
00:45:14sur des sujets
00:45:15tenant la Russie
00:45:16par exemple
00:45:16moi je suis frappé
00:45:17sur Twitter
00:45:17vous avez une quantité
00:45:19d'intervenants
00:45:21qui sont visiblement
00:45:22des chatbots
00:45:23qui s'enflamment
00:45:25donc oui
00:45:26l'ingérence est là
00:45:27on a je crois
00:45:28en France
00:45:29un système assez robuste
00:45:30à la fois
00:45:31avec Viginium
00:45:33et avec France Response
00:45:35qui est plus agressif
00:45:37en tout cas
00:45:37qui défend
00:45:38la position française
00:45:40on doit trouver
00:45:41l'équilibre
00:45:41entre la liberté
00:45:43d'expression
00:45:43et la protection
00:45:46des intérêts français
00:45:47moi je fais simplement
00:45:48une énorme différence
00:45:49entre la désinformation
00:45:52intérieure
00:45:53ou les fake news
00:45:53intérieures
00:45:54qui participent
00:45:55de la liberté
00:45:56d'expression
00:45:57et puis
00:45:57ce qui vient
00:45:58de l'étranger
00:45:59qui doit être
00:46:01détecté
00:46:02pisté
00:46:03et dénoncé
00:46:04le gouvernement français
00:46:05vient de prendre
00:46:06une position publique
00:46:07en citant
00:46:09quelques ingérences
00:46:11russe
00:46:12on doit
00:46:13continuer
00:46:13dans ce sens
00:46:15tout ce qui vient
00:46:15de l'étranger
00:46:17doit être
00:46:17traqué
00:46:18merci beaucoup
00:46:19Jean-Louis Thieriot
00:46:20d'être venu ce matin
00:46:21député LR de Seine-et-Marne
00:46:22et membre de la commission
00:46:23de la défense nationale
00:46:24et des forces armées
00:46:25merci d'être venu
00:46:26dans la matinale
00:46:27de l'économie
00:46:28dans un instant
00:46:29de journal de 8h
00:46:30on va revenir sur la situation
00:46:31au Moyen-Orient
00:46:32ça ne s'arrange pas
00:46:33entre les Etats-Unis
00:46:34et l'Iran
00:46:35on verra aussi
00:46:35les conséquences
00:46:36sur le pétrole
00:46:37dans le détail
00:46:37avec Annalisa Capellini
00:46:39et Nicolas Pagnès
00:46:40à tout de suite
00:46:42BFM Business
00:46:43et RMC Live
00:46:43présente
00:46:44la matinale
00:46:45de l'économie
00:46:47Good Morning Business
00:46:48Sandra Gandouin
00:46:49il est 8h
00:46:50bienvenue dans
00:46:50la matinale
00:46:51de l'économie
00:46:51si vous nous rejoignez
00:46:52on est ensemble
00:46:53en direct
00:46:53jusqu'à 9h
00:46:54sur BFM Business
00:46:55l'attention
00:46:56n'a pas cessé
00:46:57du week-end
00:46:57entre les Etats-Unis
00:46:58et l'Iran
00:46:59Marco Rubio
00:47:00a exhorté
00:47:01cette nuit
00:47:01la communauté internationale
00:47:02à faire pression
00:47:03sur l'Iran
00:47:04aux côtés
00:47:05des Etats-Unis
00:47:05pour je cite
00:47:06protéger
00:47:07le transport maritime mondial
00:47:08dans le détroit d'Hormuz
00:47:09on va faire
00:47:10un point précis
00:47:11sur la situation
00:47:11avec Annalisa Capellini
00:47:13un fois sur le pétrole
00:47:13également
00:47:14avec Nicolas Pagnès
00:47:15et puis Andy Burnham
00:47:16prend les clés
00:47:16du 10 Downing Street
00:47:18aujourd'hui
00:47:18réparer les services publics
00:47:20stimuler la croissance
00:47:21incarner le changement
00:47:22rien que ça
00:47:23sur sa feuille de route
00:47:25on fera le point
00:47:26à 8h30
00:47:26avec notre correspondant
00:47:28les autres titres
00:47:29Léo ce matin
00:47:29des tensions également
00:47:30mer noire
00:47:31où un navire commercial
00:47:33a été frappé
00:47:33par plusieurs missiles russes
00:47:36les banques
00:47:37se prononcent aujourd'hui
00:47:37sur la restructuration
00:47:38de casinos
00:47:39et puis députés
00:47:40et sénateurs
00:47:40plancheux
00:47:41sur l'interdiction
00:47:42des réseaux sociaux
00:47:43au moins de 15 ans
00:47:43dans la prochaine heure
00:47:44il est le fondateur
00:47:45d'une de nos pépites
00:47:46Blablacar
00:47:47Frédéric Mazella
00:47:48vient de lancer
00:47:48son clone
00:47:49IA
00:47:49il s'appelle Fred24
00:47:51destiné à aider
00:47:52les chefs d'entreprise
00:47:53il viendra nous en parler
00:47:54dans la French Tech
00:47:55ce sera à 8h15
00:47:56et puis après
00:47:56trois canicules
00:47:57en deux mois
00:47:58l'agroalimentaire
00:47:58est en alerte
00:47:59la loi d'urgence agricole
00:48:00répond-elle aux aguétudes
00:48:02par exemple
00:48:03des industriels
00:48:04du lait
00:48:04réserve d'eau
00:48:05pesticides
00:48:06on posera la question
00:48:07à François-Xavier Huard
00:48:08PDG de la FNIL
00:48:09qui sera avec moi
00:48:10à 8h20
00:48:11la matinale
00:48:12de l'économie
00:48:13ça continue
00:48:14soyez les bienvenus
00:48:17Good Morning Business
00:48:19le journal
00:48:20pas de répit
00:48:21donc au Moyen-Orient
00:48:22Léo
00:48:22c'est le même schéma
00:48:23qui se répète
00:48:24ce matin
00:48:24pour la neuvième fois
00:48:27consécutivement
00:48:28les Etats-Unis
00:48:28frappent l'Iran
00:48:29l'Iran frappe
00:48:30ses voisins du Golfe
00:48:31et des navires
00:48:31dans le détroit d'Hormuz
00:48:32et il n'y a aucune
00:48:33perspective de sortie de crise
00:48:35Annalisa Capellini
00:48:36en effet
00:48:36les frappes de cette nuit
00:48:37ils ont ciblé particulièrement
00:48:38les infrastructures
00:48:39selon l'armée américaine
00:48:40les raids de la nuit
00:48:41ont visé des centres
00:48:42de commandement militaire
00:48:43des sites de défense aérienne
00:48:44et de surveillance côtière
00:48:46mais aussi des sites
00:48:47de lancement de missiles
00:48:48et de drones
00:48:48et surtout
00:48:49les réseaux de communication
00:48:51il y a un but
00:48:52très clair
00:48:52dans ces opérations
00:48:53de l'armée américaine
00:48:55c'est réduire
00:48:56la capacité de l'Iran
00:48:57à attaquer
00:48:57les navires
00:48:58qui transitent
00:48:59par le détroit d'Hormuz
00:49:00vous l'avez dit Léo
00:49:01donc à chaque attaque
00:49:03américaine
00:49:04correspond derrière
00:49:05une riposte iranienne
00:49:06les Iraniens
00:49:06qui ont touché
00:49:08des cibles militaires
00:49:08américaines dans la région
00:49:09au Koweït
00:49:10notamment
00:49:10où l'armée
00:49:11dit faire face ce matin
00:49:12à des attaques de drones
00:49:13et à Bahrain
00:49:14où les sirènes d'alerte
00:49:15ont retenti ce matin
00:49:17il y a quelques minutes encore
00:49:18il y a un pays
00:49:19qui devient par ailleurs
00:49:20de plus en plus
00:49:21la cible des Iraniens
00:49:22Annalisa
00:49:22c'est la Jordanie
00:49:23absolument
00:49:23c'est en Jordanie en effet
00:49:25qu'a eu lieu
00:49:25l'attaque iranienne
00:49:26de ce week-end
00:49:27l'attaque qui a fait
00:49:27deux morts
00:49:28et un disparu
00:49:29parmi les forces armées
00:49:30américaines
00:49:31c'était la dernière
00:49:32d'une série d'attaques
00:49:33iraniennes
00:49:33toutes dirigées
00:49:35contre les soldats
00:49:36américains en Jordanie
00:49:37pourquoi cibler autant
00:49:38ce pays
00:49:38et bien parce que
00:49:39c'est la pièce maîtresse
00:49:40de la stratégie américaine
00:49:41au Moyen-Orient
00:49:43c'est la Jordanie
00:49:43qui abrite des bases
00:49:44stratégiques
00:49:45c'est la Jordanie aussi
00:49:46qui abrite des troupes
00:49:47qui ont été relocalisées
00:49:49d'autres pays du Moyen-Orient
00:49:50c'est de là aussi
00:49:51que les Etats-Unis
00:49:52peuvent mener
00:49:53des frappes aériennes
00:49:53particulièrement efficaces
00:49:55selon ce que des sources
00:49:56ont déclarées
00:49:57au New York Times
00:49:58attaquer la Jordanie
00:49:58signifie donc
00:49:59attaquer toute la coalition
00:50:01régionale américaine
00:50:02et surtout
00:50:03essayer de faire en sorte
00:50:04que le coût politique
00:50:05de la présence américaine
00:50:06dans la région
00:50:06soit supérieur
00:50:07aux bénéfices militaires
00:50:08Merci Annalisa Capellini
00:50:10alors tout ça pèse
00:50:12sévèrement
00:50:12sur les cours du pétrole
00:50:13ce matin Nicolas Pagnès
00:50:14on est revenu
00:50:15sur des niveaux
00:50:15de début juin
00:50:16Oui le pétrole
00:50:17est repassé cette nuit
00:50:18au-dessus des 90 dollars
00:50:19le baril de Brent
00:50:20en réaction à cette
00:50:21neuvième nuit
00:50:21un consécutif de bombardements
00:50:23entre les Etats-Unis
00:50:24et l'Iran
00:50:24le baril de WTI
00:50:25a de son côté
00:50:26dépassé les 85 dollars
00:50:28cette nuit
00:50:28pendant quelques heures
00:50:29avant de revenir
00:50:30aux alentours des 84 dollars
00:50:31des niveaux
00:50:32qui restent tout de même
00:50:33loin des sommets
00:50:34de mai dernier
00:50:35où le baril de Brent
00:50:35avait atteint les 110 dollars
00:50:36mais qui montrent
00:50:37que même si le scénario
00:50:39central des marchés
00:50:40est que ni l'Iran
00:50:41ou les Etats-Unis
00:50:42n'ont intérêt
00:50:42à ce que le conflit dure
00:50:43chaque nouvelle journée
00:50:44de tension
00:50:45apporte un peu plus
00:50:45de fébrilité
00:50:46sur les cours
00:50:46il faut dire que
00:50:47pour endiguer
00:50:48la hausse des cours
00:50:49du pétrole
00:50:49depuis le début du conflit
00:50:50plusieurs pays
00:50:51ont débloqué
00:50:51d'importantes quantités
00:50:52de leurs réserves stratégiques
00:50:53des stocks que les pays
00:50:54doivent à présent reconstituer
00:50:56ce qui va continuer
00:50:57à porter le cours
00:50:58d'un côté
00:50:58mais qui va surtout
00:50:59empêcher de contenir
00:51:00le prix du pétrole
00:51:01si jamais le détroit d'Ormuz
00:51:02reste fermé trop longtemps
00:51:04pour bien comprendre
00:51:04les stocks pétroliers mondiaux
00:51:05ont diminué
00:51:06de 360 millions
00:51:07de barils
00:51:08entre mars et mai dernier
00:51:09pour ne rebondir
00:51:10que de 21 millions
00:51:11en juin
00:51:11aux Etats-Unis par exemple
00:51:12les réserves stratégiques
00:51:13de pétrole
00:51:14ont atteint leur plus bas
00:51:15depuis 1984
00:51:16Merci Nicolas Pagnès
00:51:18dans le même temps
00:51:18ça chauffe également
00:51:20en mer Noire
00:51:21où un navire marchand
00:51:22turc
00:51:23sous pavillon
00:51:23de la Guinée-Bissau
00:51:24a été frappé
00:51:25par trois missiles
00:51:26de croisière russe
00:51:28hier
00:51:28selon la marine ukrainienne
00:51:30qui affirme
00:51:30que cinq marins
00:51:31ont été tués
00:51:32et qui dénonce
00:51:33une attaque délibérée
00:51:34contre un bateau civil
00:51:36sans menace militaire
00:51:37plus tard cette nuit
00:51:38quatre sandronnes ukrainiens
00:51:39ont aussi été lancés
00:51:40vers Moscou
00:51:41selon le maire de la ville
00:51:42qui lui affirme
00:51:43que six personnes
00:51:44ont été blessées
00:51:45Et l'actualité des entreprises
00:51:46Léo
00:51:46est cette étape importante
00:51:47dans la restructuration
00:51:48de casinos
00:51:49Les banques françaises
00:51:50doivent voter aujourd'hui
00:51:51sur le plan de sauvetage
00:51:52du propriétaire
00:51:53Daniel Kretinsky
00:51:54alors il s'agira surtout
00:51:56de se prononcer
00:51:57sur une mesure
00:51:58celle qui prévoit
00:51:59d'exclure
00:52:00les autres créanciers
00:52:01qui veulent prendre
00:52:01le contrôle de casinos
00:52:02Mathieu Pechberti
00:52:03Après six mois
00:52:05de négociations veines
00:52:06Casinos lance son offensive
00:52:07contre une partie
00:52:08de ses créanciers
00:52:09le groupe de distribution
00:52:10a demandé à six banques françaises
00:52:12de revoir leurs garanties
00:52:13pour contourner la vie
00:52:14d'autres prêteurs
00:52:15Elles doivent aujourd'hui
00:52:17renoncer à une clause
00:52:18qui impose un accord
00:52:19de deux tiers
00:52:19des fonds d'investissement
00:52:20qui ont prêté
00:52:21il y a deux ans
00:52:221,4 milliard d'euros
00:52:23à Casinos
00:52:24Ces neuf créanciers
00:52:25refusent le plan de sauvetage
00:52:27de Daniel Kretinsky
00:52:27qui leur octroie
00:52:28seulement un quart
00:52:29du capital du distributeur
00:52:31contre l'effacement
00:52:32de 40% de ce prêt
00:52:33Ils menacent
00:52:34de saisir la justice
00:52:35pour contrer
00:52:36ce passage en force
00:52:37Ils proposent
00:52:38de renoncer
00:52:39à la totalité
00:52:40de leurs prêts
00:52:40pour prendre 100%
00:52:41de Casinos
00:52:42et éjecter le milliardaire tchèque
00:52:44Leur opération
00:52:45serait soutenue
00:52:46par la banque Barclays
00:52:47qui a déjà aidé
00:52:47des fonds d'investissement
00:52:48à reprendre à Tos
00:52:49il y a deux ans
00:52:50Cette guerre sans fin
00:52:51embarrasse
00:52:52les administrateurs judiciaires
00:52:53de Casinos
00:52:54qui comptent désormais
00:52:55sur le tribunal de commerce
00:52:56pour forcer
00:52:57Daniel Kretinsky
00:52:58à faire des concessions
00:52:59et obtenir
00:53:00l'accord des créanciers
00:53:018h06
00:53:02et séjour de commissions
00:53:03mixtes paritaires
00:53:04sur le projet de loi
00:53:05qui veut interdire
00:53:06les réseaux sociaux
00:53:07au moins de 15 ans
00:53:07après l'adoption
00:53:08à l'Assemblée
00:53:09et au Sénat
00:53:10de deux textes
00:53:11très différents
00:53:12et entre temps
00:53:13les quelques réserves
00:53:14émises par Bruxelles
00:53:15députés et sénateurs
00:53:16doivent donc
00:53:17s'accorder
00:53:18sur un texte commun
00:53:19avec l'espoir
00:53:20d'une application
00:53:21dès le 1er septembre
00:53:23Erwan Maurice
00:53:24En aucun cas
00:53:25l'avis de Bruxelles
00:53:26signifie que la France
00:53:27ne peut pas agir
00:53:28pour légiférer
00:53:29Voilà ce que nous dit
00:53:30le cabinet de la ministre
00:53:31du numérique
00:53:32confiant sur l'adoption
00:53:33du texte
00:53:34même si des points
00:53:35doivent être retravaillés
00:53:36aujourd'hui
00:53:37en commission mixte paritaire
00:53:38car Bruxelles note
00:53:39des incompatibilités
00:53:41avec la législation européenne
00:53:42l'une visiblement
00:53:44concerne le principe
00:53:45introduit par le Sénat
00:53:46de liste noire
00:53:47de réseaux sociaux
00:53:48interdit aux moins de 15 ans
00:53:49la Chambre haute
00:53:50conteste l'idée
00:53:51d'une incompatibilité européenne
00:53:53et se défend
00:53:53une interdiction générale
00:53:55et absolue
00:53:56des réseaux sociaux
00:53:56ferait courir le risque
00:53:57que la loi soit
00:53:59inconstitutionnelle
00:53:59et donc inapplicable
00:54:00dit le Sénat
00:54:01la commission mixte paritaire
00:54:03devra trancher sur ce point
00:54:04le texte parlementaire
00:54:05prévoit aussi
00:54:06de confier à l'ARCOM
00:54:07la mission
00:54:08de veiller au respect
00:54:08du dispositif d'interdiction
00:54:10et de signaler
00:54:11les éventuels manquements
00:54:12Bruxelles répond
00:54:13que le gendarme
00:54:14de l'audiovisuel
00:54:15et du numérique
00:54:15doit rester dans son rôle
00:54:17et n'a donc pas
00:54:18à établir de critères
00:54:19pour décider des plateformes
00:54:20qui pourraient ou non
00:54:21être accessibles
00:54:22au moins de 15 ans
00:54:22là encore
00:54:23un point que les parlementaires
00:54:25devront donc retravailler
00:54:268h07 les marchés
00:54:32Ça donne quoi cette tendance
00:54:33Nicolas à 50 minutes
00:54:35de l'ouverture ?
00:54:35On attend des marchés européens
00:54:36pour l'instant
00:54:37orientés dans le rouge
00:54:37en tout cas
00:54:38ce qui concerne le DAX
00:54:39le CAC 40 et lui
00:54:40selon les contrats futurs
00:54:41orientés en très léger recul
00:54:43proche de l'équilibre
00:54:45les marchés
00:54:45qui devront composer
00:54:47aujourd'hui
00:54:47mais cette semaine
00:54:48avec cette hausse
00:54:49des coûts du pétrole
00:54:49avec le baril de Brent
00:54:51aux alentours des 90 dollars
00:54:52le WTI
00:54:53aux alentours
00:54:53des 84 dollars
00:54:55est-ce que cela viendra
00:54:56compliquer la décision
00:54:58de politique monétaire
00:54:59de la BCE
00:54:59attendue cette semaine
00:55:00également ?
00:55:01C'est une des questions
00:55:02auxquelles le marché
00:55:04tentera de répondre
00:55:05lors de la séance
00:55:06aujourd'hui
00:55:07et puis une autre question
00:55:08qui anime les marchés
00:55:09à l'heure actuelle
00:55:10c'est le secteur
00:55:11des semi-conducteurs
00:55:12qu'adviendra-t-il
00:55:14de ce secteur
00:55:14alors qu'il a signé
00:55:15la semaine dernière
00:55:16sa pire semaine
00:55:17depuis plus d'un an
00:55:17ce secteur
00:55:19qui fait face
00:55:19à plusieurs arbitrages
00:55:20on a notamment vu
00:55:21l'indice SOX
00:55:22de référence
00:55:22reculer de 10%
00:55:24la semaine dernière
00:55:24l'indice Philadelphia
00:55:25semi-conducteur
00:55:26qui regroupe
00:55:27les grandes entreprises
00:55:27de puces
00:55:28aux Etats-Unis
00:55:28reculer lui aussi
00:55:29de 10%
00:55:30un recul
00:55:31qui s'explique
00:55:31notamment
00:55:31par la sortie
00:55:32du marché
00:55:32d'un certain nombre
00:55:33de gérants
00:55:33et de hedge funds
00:55:34après avoir tenu
00:55:35pendant de nombreuses
00:55:36semaines
00:55:36des stratégies
00:55:37dites de momentum
00:55:38à savoir
00:55:39miser sur la poursuite
00:55:40de la hausse
00:55:41des actions
00:55:41enregistrant
00:55:42les meilleures performances
00:55:43un retournement du marché
00:55:44qui se traduit
00:55:45notamment par le recul
00:55:45de Micron
00:55:46de 30% sur un mois
00:55:47de Sandisk
00:55:48qui perd 40% sur un mois
00:55:50alors que les deux valeurs
00:55:50comptaient parmi les plus
00:55:51performantes du secteur
00:55:52et justement
00:55:53alors que la saison des résultats
00:55:54s'est ouverte
00:55:55la semaine dernière
00:55:56on a vu des valeurs
00:55:57comme TSMC ou ASML
00:55:58qui ont publié
00:55:59d'impressionnants résultats
00:56:00de belles perspectives
00:56:01mais cela n'a pas suffi
00:56:02à convaincre les investisseurs
00:56:03d'un fort potentiel de hausse
00:56:04il faut dire que le marché
00:56:05regarde aussi beaucoup
00:56:06ce qui se passe en Chine
00:56:07où on a des acteurs
00:56:08comme DeepSic
00:56:08ou Moonshot
00:56:09qui montrent leur capacité
00:56:10à concurrencer
00:56:13Merci beaucoup Nicolas Pagnès
00:56:14Culture IA tout de suite
00:56:20Avec Léa Benahim
00:56:21cette semaine
00:56:22Bonjour Léa
00:56:23Direction l'état de New York
00:56:24où un robot humanoïde
00:56:25va faire sa rentrée scolaire
00:56:27en septembre
00:56:27en tant que professeur
00:56:28Et oui
00:56:29elle s'appelle Salis
00:56:30un robot humanoïde
00:56:31qui a été développé
00:56:32par une entreprise canadienne
00:56:34Real Botics
00:56:34et dès la rentrée
00:56:36elle va rejoindre
00:56:37le lycée de Salamanca
00:56:38dans l'état de New York
00:56:40pour des cours de science
00:56:41et de robotique
00:56:43Alors l'idée ici
00:56:44c'est pas de remplacer
00:56:45les professeurs
00:56:46qui seront toujours là
00:56:47physiquement
00:56:48dans les salles de classe
00:56:49Salis
00:56:50ce sera plutôt
00:56:50une sorte d'assistante
00:56:52pédagogique
00:56:53elle sera là
00:56:53en soutien
00:56:55pour répondre
00:56:55aux questions
00:56:56des élèves
00:56:57ou encore
00:56:57réexpliquer
00:56:58un exercice
00:56:59qui n'a pas été compris
00:57:00et une fois
00:57:01la journée finie
00:57:02et c'est là
00:57:03que ça devient intéressant
00:57:05Salis
00:57:05elle ne disparaît pas
00:57:06complètement
00:57:07le robot lui
00:57:08il reste au lycée
00:57:09mais son intelligence
00:57:10artificielle
00:57:11sera elle
00:57:12toujours accessible
00:57:13pour les élèves
00:57:14à la maison
00:57:14sur ordinateur
00:57:15sur tablette
00:57:16sur smartphone
00:57:16et elle devient ainsi
00:57:18une sorte de professeur
00:57:20particulier
00:57:21disponible finalement
00:57:2224h sur 24
00:57:23qui sera capable
00:57:24de corriger
00:57:25les devoirs
00:57:26de préparer un oral
00:57:27ou de créer
00:57:28une leçon sur mesure
00:57:29cette expérience
00:57:30elle s'inscrit
00:57:31dans un programme
00:57:32éducatif plus large
00:57:33qui a été lancé
00:57:34par Steve Wozniak
00:57:35le cofondateur d'Apple
00:57:36pour former les élèves
00:57:38au métier de la tech
00:57:38et si ça fonctionne
00:57:40elle pourrait être
00:57:40très vite déployée
00:57:42dans d'autres établissements
00:57:43alors est-ce que l'entreprise
00:57:44a prévu des garde-fous
00:57:45quand même
00:57:46pour protéger un peu
00:57:46les enfants
00:57:47des dangers de l'IA
00:57:47alors oui
00:57:48c'est même devenu
00:57:49l'argument numéro 1
00:57:50de Real Botics
00:57:51d'abord Sally
00:57:52n'est pas équipée
00:57:53de reconnaissance faciale
00:57:55donc pour identifier
00:57:55les élèves
00:57:56et avoir un historique
00:57:57sur eux
00:57:58elle va se servir
00:57:59d'un numéro
00:58:00comme un matricule
00:58:01en fait
00:58:01dans une entreprise
00:58:02elle ne pourra pas
00:58:03non plus enregistrer
00:58:04les conversations
00:58:05donc il n'y a pas
00:58:05de collecte de données
00:58:06son intelligence artificielle
00:58:08fonctionne sur un système
00:58:10fermé
00:58:11sans connexion internet
00:58:12ensuite
00:58:13impossible de partir
00:58:14dans tous les sens
00:58:15si un élève
00:58:16essaye d'aborder un sujet
00:58:17qui ne concerne pas les cours
00:58:18l'IA est programmée
00:58:20pour ramener
00:58:21la conversation
00:58:22à l'éducation
00:58:23elle a aussi été entraînée
00:58:24à réagir
00:58:25si un enfant
00:58:25aborde un sujet
00:58:26qui concerne
00:58:27du harcèlement
00:58:28ou une situation
00:58:29de détresse
00:58:30et puis il y a un garde-fou
00:58:31assez intéressant
00:58:32les développeurs
00:58:34ont demandé à Sally
00:58:34d'assumer le
00:58:35je ne sais pas
00:58:36alors ça paraît tout bête
00:58:38mais c'est justement
00:58:38ce qui manque aujourd'hui
00:58:39à beaucoup
00:58:40d'IA génératives
00:58:41on leur reproche souvent
00:58:43d'inventer une réponse
00:58:44plutôt que de reconnaître
00:58:45qu'elles ne savent pas
00:58:46mais là Sally
00:58:47elle est programmée
00:58:48pour assumer ses limites
00:58:50et donc orienter
00:58:51l'élève
00:58:52vers un professeur humain
00:58:53si elle ne connaît pas
00:58:54la réponse
00:58:54le je ne sais pas
00:58:55ne manque pas seulement
00:58:55à l'IA générative
00:58:57c'est d'époque
00:58:58en fait
00:58:58j'imagine que ça ne rassure
00:59:00quand même pas tout le monde
00:59:01Léa
00:59:01comment réagissent
00:59:02les parents d'élèves
00:59:03alors c'est assez partagé
00:59:04en fait certains trouvent
00:59:05que c'est une excellente idée
00:59:07de familiariser les jeunes
00:59:08avec l'intelligence artificielle
00:59:10mais je ne vous cache pas
00:59:11que d'autres parents
00:59:12sont beaucoup plus sceptiques
00:59:14et méfiants
00:59:15et ce n'est pas seulement
00:59:16à cause de l'IA
00:59:16c'est aussi à cause
00:59:18de l'entreprise
00:59:19qui fabrique Sally
00:59:20parce qu'en fait
00:59:20le Real Botics
00:59:21s'est d'abord fait connaître
00:59:22avec les Real Dolls
00:59:24en fait c'est des robots
00:59:25de compagnons pour adultes
00:59:26plus concrètement Sandra
00:59:27c'est des robots
00:59:28sexuels hyper réalistes
00:59:30et ce n'est qu'en fait
00:59:31ensuite qu'elle a diversifié
00:59:32ces activités
00:59:33en créant des robots
00:59:34de service
00:59:35pour l'éducation
00:59:36la santé
00:59:37l'hôtellerie
00:59:37donc évidemment
00:59:38voir cette même entreprise
00:59:40arriver aujourd'hui
00:59:41dans les salles de classe
00:59:42ça interroge les parents
00:59:43surtout que si on regarde
00:59:44bien les images
00:59:45pour ceux qui sont en télévision
00:59:46en radio
00:59:46on va essayer de vous les décrire
00:59:47ça reste quand même
00:59:49des robots
00:59:49qui sont très sexy
00:59:51avec des bouches pulpeuses
00:59:53du maquillage
00:59:53des tenues moulantes
00:59:54donc en fait ici
00:59:55on reconnaît bien
00:59:56l'ADN de la marque
00:59:58même si d'après
00:59:59Real Botics
01:00:00ces deux activités
01:00:00sont désormais totalement séparées
01:00:02avec des équipes différentes
01:00:03l'entreprise veut même créer
01:00:05deux entités distinctes
01:00:07même si à l'heure où on se parle
01:00:08ce n'est toujours pas fait
01:00:09Merci beaucoup Léa Benahim
01:00:11vous restez avec moi
01:00:12on reste dans la robotique
01:00:13c'est la French Tech
01:00:16Good morning business
01:00:18French Tech
01:00:18Pas vraiment de la robotique d'ailleurs
01:00:20mais c'est un robot
01:00:21il y a aussi
01:00:21un clone
01:00:22il y a
01:00:23c'est un dont on va parler
01:00:24avec Frédéric Mazzella
01:00:25cofondateur de Fred24
01:00:27président de Blablacar
01:00:28co-président
01:00:29de France Digital
01:00:30Bonjour Frédéric
01:00:31on vous connaît bien évidemment
01:00:32sur cette antenne
01:00:34vous venez donc
01:00:35de lancer
01:00:36votre clone IA
01:00:37qui s'appelle Fred24
01:00:39avec la start-up Myria
01:00:40il va servir aux entrepreneurs
01:00:42parce que vous êtes
01:00:43très sollicité
01:00:44comment est venue cette idée Frédéric ?
01:00:47Elle est venue simplement
01:00:48parce que
01:00:49vous savez quand
01:00:50quand vous avez des entrepreneurs
01:00:52qui vous contactent
01:00:52et qui vous posent
01:00:53plein de questions
01:00:54vous avez envie de répondre
01:00:55mais vous n'avez pas toujours
01:00:55l'agenda qui vous permet de le faire
01:00:57parce que c'était quand même
01:00:58des centaines
01:00:58ou des milliers de personnes
01:00:59vous savez quand
01:01:01quand on crée une société
01:01:02on a plein plein plein de questions
01:01:03et c'était normal
01:01:04et on a envie d'y répondre
01:01:06moi je sais que
01:01:06je fais à peu près tout
01:01:07pour répondre au maximum
01:01:09aux entrepreneurs
01:01:09après il y a un certain volume
01:01:11qui fait que
01:01:12quand vous voulez travailler
01:01:13vous n'avez plus le temps
01:01:13de répondre à tout le monde
01:01:15et bon alors
01:01:16il y a plein de manières
01:01:17de transmettre quelque part
01:01:18une expérience
01:01:19vous pouvez soit
01:01:20écrire des livres
01:01:21vous pouvez faire des conférences
01:01:23vous pouvez répondre
01:01:24aux gens un par un
01:01:25et maintenant
01:01:26avec l'intelligence artificielle
01:01:27il y a une nouvelle manière
01:01:29de transmettre
01:01:30de l'expérience
01:01:31qui est simplement
01:01:31de mettre
01:01:32tout ce qu'on a dit
01:01:32et écrit
01:01:34donc tout ce qu'on a extériorisé
01:01:35comme réponse
01:01:36par rapport aux problématiques
01:01:37rencontrées
01:01:38dans une intelligence artificielle
01:01:40vous l'entraînez dessus
01:01:41et puis par la suite
01:01:42quand vous lui posez des questions
01:01:43elle vient piocher
01:01:44dans tout ce que vous avez pu répondre avant
01:01:46pour apporter
01:01:47la réponse pertinente
01:01:48et puis vous savez
01:01:49quand vous apportez
01:01:50une réponse pertinente
01:01:51à un entrepreneur
01:01:52ou une entrepreneuse
01:01:53sur son activité
01:01:55vous l'aidez à progresser
01:01:56vous l'aidez à faire
01:01:57moins d'erreurs
01:01:58pour la suite
01:01:58et donc à avoir plus de succès
01:02:00Alors justement
01:02:01vous parlez d'entraînement
01:02:02dans le même style
01:02:03on peut se rappeler
01:02:04de Michel Polnareff
01:02:05qui avait aussi sorti
01:02:06un avatar IA
01:02:08pour que ses fans
01:02:09puissent lui poser des questions
01:02:10sauf qu'on a très vite vu
01:02:12les limites
01:02:13un petit peu
01:02:14de la technologie
01:02:14vous vous l'avez entraîné
01:02:16avec quoi cette IA
01:02:18avec vos livres
01:02:19avec votre conférence
01:02:20vos mails
01:02:21jusqu'à où vous êtes allé ?
01:02:23Oui alors avec
01:02:24déjà beaucoup de contenu écrit
01:02:27et beaucoup de contenu oral
01:02:28beaucoup de podcasts
01:02:29vous savez dans les podcasts
01:02:30qu'il y a plein plein de questions
01:02:31qu'on vous pose justement
01:02:32puisque c'est un format
01:02:33qui est intermédiaire
01:02:34si vous voulez
01:02:35entre une transmission
01:02:36j'ai envie de dire
01:02:37un petit peu
01:02:38un petit peu verticale
01:02:40ou structurée
01:02:41et une transmission
01:02:42plus
01:02:43qui répond à des questions
01:02:44d'ordre pratique
01:02:46d'ordre usuel
01:02:47ou quotidien
01:02:49donc il y a beaucoup
01:02:50beaucoup de podcasts
01:02:51beaucoup de livres
01:02:52beaucoup d'interviews
01:02:54et tout ça fait que
01:02:55sur Fred Donkat
01:02:57quand vous posez la question
01:02:57on va pouvoir aller
01:02:58piocher directement
01:02:59la bonne réponse
01:03:00au bon moment
01:03:01en fonction de ce que
01:03:01vous lui avez présenté
01:03:03donc ça c'est quand même
01:03:04un gain de temps
01:03:06parce qu'au lieu
01:03:07vous savez
01:03:08les podcasts
01:03:09ou toutes les autres
01:03:10formes de contenu
01:03:11sont très utilisés
01:03:12pour aller justement
01:03:13transmettre de l'expérience
01:03:15par toutes les personnes
01:03:17sauf qu'elles sont pas
01:03:19comment dire
01:03:19un podcast
01:03:20qui répond pas directement
01:03:20à votre question
01:03:21puisque ça va être
01:03:22la personne
01:03:23qui a posé la question
01:03:24qui va obtenir sa réponse
01:03:25généralement c'est
01:03:26le présentateur du podcast
01:03:27alors que quand
01:03:28vous venez devant
01:03:30l'intelligence artificielle
01:03:32elle va directement
01:03:32aller vers
01:03:33la bonne réponse
01:03:34et vous n'avez pas besoin
01:03:35d'aller regarder
01:03:35je ne sais pas combien
01:03:36de dizaines d'heures
01:03:37de podcast
01:03:38pour avoir votre réponse
01:03:40donc ce genre de choses
01:03:41fait que ça accélère
01:03:42beaucoup la manière
01:03:43de transmettre
01:03:43alors on est d'accord
01:03:45c'est l'IA de Mistral
01:03:46c'est français
01:03:48oui c'est tout à fait
01:03:49c'est 100% French Tech
01:03:51c'est à dire que c'est Mistral
01:03:52et également on peut appeler
01:03:55on peut appeler
01:03:55si on veut juste
01:03:56pouvoir parler directement
01:03:58à l'intelligence artificielle
01:03:59on peut appeler
01:04:00à ce moment là
01:04:00la synthèse de voix
01:04:01est faite par Gradium
01:04:02qui est une autre société
01:04:03française également
01:04:04et puis le tout évidemment
01:04:06ce jumeau IA
01:04:08il est construit par Myria
01:04:10qui est aussi
01:04:10une société française
01:04:11et qui se spécialise là-dedans
01:04:13c'est une jeune société
01:04:14qui a déjà déployé
01:04:16plus d'une quarantaine
01:04:17de jumeaux numériques
01:04:18comme ça
01:04:18c'est une nouvelle forme
01:04:19de transmission de connaissances
01:04:20ça marche très très bien
01:04:21pour l'entrepreneuriat
01:04:22et vous savez
01:04:23vous parliez tout à l'heure
01:04:24des questions
01:04:25qui peuvent être posées
01:04:26justement à une intelligence
01:04:27artificielle
01:04:27bon justement
01:04:28du fait de
01:04:29qui était par mon profil
01:04:31d'entrepreneur
01:04:31les personnes me posent
01:04:32des questions
01:04:32qui ont trait à l'entrepreneuriat
01:04:34vous savez même
01:04:35quand je prends le métro
01:04:36on me pitche
01:04:38les gens viennent me voir
01:04:39pour me pitcher leur projet
01:04:40donc ils ont bien compris
01:04:41que je représentais un petit peu
01:04:42plus l'entrepreneuriat
01:04:43qu'autre chose
01:04:44donc les questions
01:04:44sont vraiment portées
01:04:46sur comment j'améliore mon produit
01:04:48comment je fais
01:04:49pour mieux grandir
01:04:50comment je fais
01:04:51pour bien m'associer
01:04:52comment je fais
01:04:53pour m'étendre
01:04:53dans l'international
01:04:54enfin voilà
01:04:54toutes ces questions
01:04:55qu'on a
01:04:56quand on crée une société
01:04:58est-ce que finalement
01:04:59c'est pas le début
01:04:59d'une nouvelle économie
01:05:00où chaque entrepreneur
01:05:02va créer un petit peu
01:05:03son avatar
01:05:04et va vendre ses conseils
01:05:06plutôt que son temps
01:05:08peut-être
01:05:09c'est une manière
01:05:09en tout cas
01:05:10d'étendre
01:05:11une transmission
01:05:12d'expérience
01:05:12si vous voulez
01:05:13c'est un petit peu
01:05:13comme
01:05:14je sais pas
01:05:14on va pas comparer ça
01:05:15maintenant à cela
01:05:16mais c'est un petit peu
01:05:17comme quand on a commencé
01:05:19à pouvoir écrire des livres
01:05:19c'est une nouvelle manière
01:05:20d'aller
01:05:22aller plus loin
01:05:22sur la transmission
01:05:23d'expérience
01:05:24et donner son temps
01:05:26oui
01:05:26parce que quand vous écrivez
01:05:27un livre
01:05:27vous allez avoir
01:05:28des centaines
01:05:29ou des milliers de personnes
01:05:29qui peuvent accéder
01:05:30à un contenu
01:05:30vous n'auriez pas eu le temps
01:05:31nécessairement
01:05:32de parler à ces centaines
01:05:34ou ces milliers de personnes
01:05:35bon là de la même manière
01:05:36vous allez avoir un contenu
01:05:37qui est plus spécialisé
01:05:39plus pertinent
01:05:40même par rapport aux questions
01:05:41qui peuvent être posées
01:05:41vous n'avez pas besoin
01:05:42de lire tout le livre
01:05:43pour avoir la réponse
01:05:44à votre question
01:05:45vous pouvez juste poser
01:05:46votre question directement
01:05:47et vous aurez la réponse
01:05:47plus rapidement
01:05:48donc c'est une manière
01:05:49de démultiplier
01:05:50pour n'importe qui
01:05:52la possibilité
01:05:52de transmettre
01:05:53des informations
01:05:54et c'est une manière
01:05:55pour chacun
01:05:56d'obtenir plus rapidement
01:05:57aussi des réponses
01:05:58à ces questions
01:05:58puisque vous allez directement
01:06:00avoir quelqu'un
01:06:01qui vous répond
01:06:02de manière pertinente
01:06:03bon restons dans le concret
01:06:05combien ça coûte
01:06:06aux entrepreneurs
01:06:06de faire appel
01:06:07à votre Fred 24
01:06:09précisément
01:06:10est-ce qu'il y a déjà
01:06:11beaucoup d'inscrits ?
01:06:13oui alors il y a déjà
01:06:14plus de 600 personnes
01:06:15qui ont interagi
01:06:16avec Fred 24
01:06:17sur les 15 derniers jours
01:06:18donc déjà autant dire
01:06:19que j'aurais pas pu
01:06:20moi même répondre
01:06:21à 600 personnes
01:06:22en tout cas
01:06:23en plus
01:06:23il y a plusieurs questions
01:06:25donc c'est des dizaines
01:06:26de milliers de questions
01:06:27déjà qui ont été posées
01:06:28après au niveau
01:06:29de la tarification
01:06:29c'est gratuit au début
01:06:30quand vous posez
01:06:31un certain nombre
01:06:31de questions
01:06:32je crois une dizaine
01:06:33et puis après
01:06:33il y a une petite formule
01:06:35qui est à quelques dizaines
01:06:35d'euros par mois
01:06:38et donc à ce moment-là
01:06:39vous allez pouvoir
01:06:40poser autant de questions
01:06:41que vous voulez
01:06:42parce que derrière
01:06:42en fait il y a aussi
01:06:43la synthèse vocale
01:06:44puis il y a aussi
01:06:44toute la technologie
01:06:45qui est déployée
01:06:46donc on peut le faire gratuit
01:06:47pour un certain nombre
01:06:48de questions
01:06:48et après nécessairement
01:06:49il y a un petit coup
01:06:50pour supporter
01:06:51les coûts d'infrastructure
01:06:52d'autant plus que
01:06:53voilà Myria
01:06:54qui est la société
01:06:55qui met en place
01:06:56cette solution-là
01:06:57est une jeune société
01:06:58qui a été créée
01:06:59l'année dernière
01:06:59ils sont en pleine croissance
01:07:01mais comme toute start-up
01:07:02évidemment
01:07:02ils sont en investissement
01:07:04donc voilà
01:07:05c'est effectivement
01:07:06une nouvelle ère
01:07:07dans la possibilité
01:07:08de partager
01:07:09des connaissances
01:07:10qui demandent
01:07:11des investissements
01:07:12qui sont faits aujourd'hui
01:07:12et je pense que voilà
01:07:14c'est utile pour les personnes
01:07:15qui ont envie d'aller
01:07:16me poser des questions
01:07:17ou poser des questions
01:07:18à d'autres entrepreneurs
01:07:19je ne suis pas le seul
01:07:20sur la plateforme
01:07:20il y a une quarantaine
01:07:21de jumeaux numériques
01:07:22qui ont été réalisés
01:07:22par Myria à ce jour
01:07:24et ça permet d'avoir accès
01:07:25à différentes formes
01:07:26de coaching
01:07:29ou d'expérience
01:07:31des entrepreneurs
01:07:33un peu plus aguerris
01:07:34Merci beaucoup
01:07:34Frédéric Matzelak
01:07:35au fondateur de Fred24
01:07:37donc et président de la Black Car
01:07:38au président de France Digital
01:07:40d'avoir été avec nous
01:07:40ce matin
01:07:41dans la French Tech
01:07:42dans un instant
01:07:42on va parler
01:07:43des industriels
01:07:45du lait
01:07:46de la loi d'urgence agricole
01:07:47également
01:07:48avec le patron
01:07:49de la FNIL
01:07:50qui est dans Parole de Patron
01:07:51à tout de suite
01:07:52Good morning business
01:07:53Parole de Patron
01:07:55Parole de Patron
01:07:56ce matin avec François-Xavier Huard
01:07:57PDG de la Fédération Nationale
01:07:59de l'Industrie laitière
01:08:00Lafnil
01:08:00bonjour
01:08:01Merci d'être avec nous
01:08:02Lafnil
01:08:02on rappelle
01:08:03100 adhérents
01:08:0536 000 personnes
01:08:07employées
01:08:07300 sites
01:08:08on parle
01:08:10aujourd'hui
01:08:11de 3 épisodes
01:08:12de canicule
01:08:13en moins de 2 mois
01:08:13mais j'aimerais savoir
01:08:14très rapidement
01:08:14l'impact immédiat
01:08:16sur la filière lait
01:08:18en ce moment
01:08:18de cet été
01:08:19L'impact il est immédiat
01:08:20puisqu'on l'a
01:08:21constaté nous
01:08:22dans la production laitière
01:08:23on a en moyenne
01:08:2410%
01:08:25de pertes de production laitière
01:08:26au mois de juin
01:08:27parfois c'est même monté
01:08:28jusqu'à 15%
01:08:29dans certaines zones
01:08:30notamment la Bretagne
01:08:31qui a été
01:08:31une terre laitière
01:08:32d'excellence
01:08:33et qui a été particulièrement
01:08:35touchée par la canicule
01:08:36donc on est aux premières loges
01:08:37dans la filière laitière
01:08:39pour constater
01:08:40les effets
01:08:41du réchauffement climatique
01:08:42et on est très inquiets
01:08:44aussi notamment
01:08:44du niveau
01:08:46des nappes phréatiques
01:08:47du niveau
01:08:47des sécheresses
01:08:48on a quasiment
01:08:50tous les départements
01:08:50aujourd'hui
01:08:51même si je pense
01:08:51que tous sont concernés
01:08:52par des alertes
01:08:53vigilance sécheresse
01:08:54et on est très inquiets
01:08:55pour le mois d'août
01:08:56à la fois pour les fourrages
01:08:57pour les éleveurs
01:08:58parce qu'ils ont déjà
01:08:58attaqué les stocks
01:08:59de fourrage
01:08:59qui sont prévus
01:09:00pour l'hiver
01:09:00et également
01:09:01pour le maintien
01:09:02de l'activité
01:09:03dans les letteries
01:09:03et les fromagers
01:09:04c'est dans la loi
01:09:05d'urgence agricole
01:09:05dont on parle
01:09:06depuis plusieurs jours
01:09:07le traitement de l'eau
01:09:09que faut-il en faire
01:09:10faut-il faire des réserves
01:09:11faut-il privilégier
01:09:12les agriculteurs
01:09:13vu vous
01:09:13votre position
01:09:14par rapport
01:09:15à ces réserves d'eau
01:09:17c'est quoi
01:09:17aujourd'hui ?
01:09:18la première position
01:09:19c'est de se dire
01:09:20l'eau est la ressource
01:09:22prioritaire demain
01:09:23c'est-à-dire que
01:09:24sans eau
01:09:24on ne peut pas faire
01:09:25d'élevage
01:09:26sans eau
01:09:26on ne peut pas faire
01:09:27non plus de produits laitiers
01:09:28donc c'est une ressource rare
01:09:30qui devient chère aussi
01:09:31et donc il faut la préserver
01:09:33donc tout ce qui est possible
01:09:34de faire au niveau
01:09:35des élevages
01:09:36pour pouvoir effectivement
01:09:38et la loi d'urgence agricole
01:09:39permet des avancées là-dessus
01:09:40est bonne à prendre
01:09:42mais ce qu'il faut surtout
01:09:44c'est s'assurer
01:09:45qu'on continue
01:09:46à avoir de la ressource
01:09:48en eau demain
01:09:48c'est-à-dire faire de la rétention
01:09:50c'est une chose
01:09:50mais il faut surtout
01:09:51pouvoir continuer
01:09:52à préserver cette ressource-là
01:09:54et donc nous
01:09:55on a engagé
01:09:56notamment dans la filière
01:09:57un certain nombre d'efforts
01:09:58notamment dans la réutilisation
01:09:59de l'eau
01:10:00puisque le lait
01:10:00c'est 88% d'eau
01:10:01et donc la réglementation
01:10:03nous permet maintenant
01:10:03de réutiliser une partie
01:10:05de cette eau-delà
01:10:06dans nos process
01:10:08industriels
01:10:09et c'est une bonne chose
01:10:09et on va continuer
01:10:10à faire des efforts là-dessus
01:10:11Dans cette loi d'urgence agricole
01:10:12le Sénat a réhabilité
01:10:13la mise en place
01:10:14d'un tunnel de prix
01:10:15alors un tunnel de prix
01:10:17c'est un prix
01:10:17qui doit rester
01:10:18dans une certaine fourchette
01:10:19vous la fenille
01:10:20vous y êtes opposé
01:10:21alors que les producteurs
01:10:22de lait sont plutôt pour
01:10:23est-ce que vous pouvez
01:10:24nous expliquer
01:10:24ce qui se joue ici
01:10:26en réalité ?
01:10:27Alors en fait
01:10:27ce qui se joue
01:10:28c'est la question
01:10:28de la rémunération
01:10:29et du revenu
01:10:30à la fois des producteurs
01:10:31mais de l'ensemble
01:10:31des maillons de la chaîne
01:10:32et bien entendu
01:10:33qu'on est totalement favorable
01:10:34à une rémunération
01:10:36juste et équitable
01:10:37de tous les maillons
01:10:38en particulier des éleveurs
01:10:39mais ce qui est proposé
01:10:40aujourd'hui
01:10:41dans le tunnel de prix
01:10:42tel que la version
01:10:44du Sénat a été retenue
01:10:45est pour nous
01:10:46un contresens économique
01:10:47dans la mesure
01:10:47où il y a deux éléments
01:10:49qui nous inquiètent
01:10:50le premier
01:10:50c'est qu'on oblige
01:10:52en fait
01:10:52à avoir une borne basse
01:10:53c'est-à-dire
01:10:54dans cette espèce
01:10:55de tunnel
01:10:56où on a plutôt
01:10:57un plancher
01:10:58qu'un plafond
01:10:59on ne peut pas
01:11:00avoir de prix
01:11:01qui soit inférieur
01:11:02au coût de production
01:11:03des éleveurs
01:11:03ce qui paraît plutôt
01:11:04une chose plutôt
01:11:05intelligente
01:11:06et de bon sens
01:11:06sauf que
01:11:07on a à peu près
01:11:0830 à 40%
01:11:09de notre production laitière
01:11:10qui part sur des marchés
01:11:11à l'export
01:11:11et qui dépendent
01:11:12d'autres niveaux
01:11:13de cotation
01:11:13c'est-à-dire
01:11:14c'est des prix
01:11:14qui sont faits
01:11:15sur des cotations mondiales
01:11:16que ce soit du beurre
01:11:17de la poudre
01:11:18des produits d'ingrédients
01:11:19et qui ne dépendent pas
01:11:20uniquement
01:11:21d'un prix fixé
01:11:22par une loi en France
01:11:23et donc si aujourd'hui
01:11:25on applique
01:11:27qu'on nous impose
01:11:28un tunnel de prix
01:11:28ce qui est une autre difficulté
01:11:30mise en place
01:11:30par la loi d'urgence agricole
01:11:32ça veut dire que demain
01:11:33on a potentiellement
01:11:347 milliards de litres de lait
01:11:35qu'on ne peut plus collecter
01:11:36et valoriser
01:11:37à des niveaux
01:11:37qu'on valorise aujourd'hui
01:11:39donc ça représente
01:11:40quand même la production
01:11:41de 14 000 exploitations laitières
01:11:42donc si c'est ça
01:11:44la solution
01:11:45à proposer
01:11:46à la souveraineté alimentaire
01:11:47la seule chose
01:11:48à laquelle on va arriver
01:11:49c'est qu'on va avoir
01:11:49plus d'importations
01:11:50et on aura moins d'élevage
01:11:52je ne suis pas sûr
01:11:52que ce soit l'objectif politique
01:11:53On le dit dans le titre
01:11:54c'est dit dans le titre
01:11:55la loi d'urgence agricole
01:11:56on est constamment
01:11:57à agir dans l'urgence
01:11:59c'est ça le problème
01:12:00si on avait un peu de temps
01:12:01devant nous
01:12:02pour la filière lait
01:12:04qu'est-ce qu'il faudrait
01:12:04mettre en place
01:12:05pour justement
01:12:06qu'elle puisse prospérer
01:12:08Ce qui est important
01:12:09en fait c'est qu'on puisse
01:12:11dégager des marges
01:12:12et des capacités
01:12:13d'investissement
01:12:13à la fois dans les élevages laitiers
01:12:15mais également dans nos laiteries
01:12:16et nos fromageries
01:12:16On l'a bien vu
01:12:18on a besoin
01:12:19face au réchauffement climatique
01:12:21face à la nécessité
01:12:23d'être concurrentiel
01:12:24par rapport à nos voisins
01:12:25allemands, néerlandais, danois
01:12:27qui produisent actuellement
01:12:28ce que les français
01:12:29notamment consomment
01:12:31dans les fromages
01:12:31à ingrédients
01:12:32ce qui est beaucoup plus
01:12:33consommé aujourd'hui en France
01:12:34que certains fromages AOP
01:12:36qui existent sur le marché
01:12:38sur lesquels on est très bon
01:12:39sur toute cette entrée de gamme
01:12:40et ce cœur de gamme
01:12:41on a besoin d'un investissement
01:12:42et donc ce qu'il faudrait
01:12:43c'est déjà s'assurer
01:12:44que ce qui est prévu
01:12:45dans les lois
01:12:46les fameuses lois
01:12:47qui organisent
01:12:48la contractualisation
01:12:49entre les acteurs
01:12:50il faut qu'on puisse s'assurer
01:12:51que ce qui est prévu
01:12:53dans la sanctuarisation
01:12:55du prix d'achat
01:12:56de la matière première agricole
01:12:57soit bien respecté
01:12:58et je regrette
01:12:59que notamment
01:13:00dans la loi d'urgence agricole
01:13:01on n'ait pas eu de mesures
01:13:02qui permettent
01:13:02d'être beaucoup plus
01:13:03actifs
01:13:04sur les sujets
01:13:05notamment des centrales d'achat
01:13:07qui contournent en fait
01:13:08une partie des règles nationales
01:13:10et qui ont été mises en place
01:13:11par un certain nombre
01:13:12d'acteurs de la distribution
01:13:13donc on y reviendra certainement
01:13:15parce que je pense
01:13:16que les rapports
01:13:17les rapporter
01:13:17au Sénat
01:13:19notamment Anne-Catherine Loisier
01:13:20et Antoine Edgul
01:13:22envisagent
01:13:23un nouveau texte
01:13:23à la rentrée
01:13:24c'est un sujet
01:13:25c'est un sujet
01:13:25sur lequel on revient
01:13:25également souvent
01:13:26sur BFM Business
01:13:27merci beaucoup
01:13:27François-Xavier Huard
01:13:29pardon
01:13:30PDG de la Fédération Nationale
01:13:31de l'Industrie
01:13:32il est fier d'être venu
01:13:32ce matin dans la matinale
01:13:33de l'économie
01:13:35dans un instant
01:13:35on va revenir sur
01:13:37l'arrivée
01:13:38du nouveau
01:13:39premier ministre
01:13:40Houghten
01:13:40Downing Street
01:13:41Andy Burnham
01:13:42arrive avec une feuille de route
01:13:44très très chargée
01:13:45notre correspondant
01:13:46nous attend sur place
01:13:46à tout de suite
01:13:48good morning business
01:13:50le journal
01:13:51un peu plus de 8h30
01:13:52les titres Léo
01:13:53Andy Burnham
01:13:54s'installe au
01:13:5410 Downing Street
01:13:56aujourd'hui
01:13:57avec les dossiers économiques
01:13:58en haut de sa pile
01:13:59on ira en direct à Londres
01:14:00dès le début de ce journal
01:14:01la quasi-paralysie
01:14:03du détroit d'Hormuz
01:14:04fait renaître
01:14:05les craintes en Europe
01:14:06sur l'approvisionnement
01:14:07en kérosène
01:14:07et puis la cour des comptes
01:14:09alerte ce matin
01:14:10les pépites françaises
01:14:10du cantique
01:14:11sont en train
01:14:12de devenir des proies
01:14:15c'est donc le grand jour
01:14:16pour Andy Burnham
01:14:17le nouveau chef
01:14:19des travaillistes
01:14:20prend ses fonctions
01:14:21de premier ministre
01:14:21du Royaume-Uni
01:14:22ce midi
01:14:23il succède à Kerst Armer
01:14:24pour devenir le sixième chef
01:14:26du gouvernement
01:14:26en 10 ans
01:14:28et il hérite aussi
01:14:29d'un certain nombre
01:14:30de dossiers économiques
01:14:32à gérer
01:14:32alors on part
01:14:33en direction de Londres
01:14:34ce matin
01:14:35Baptiste Mückensturm
01:14:36en direct
01:14:36pour BFM Business
01:14:38Andy Burnham
01:14:40compte déjà
01:14:41engager pas mal
01:14:41de projets de dépenses
01:14:43absolument Léo
01:14:44il veut rompre
01:14:45avec des décennies
01:14:46de néolibéralisme
01:14:47et un plan d'investissement
01:14:48stratégique
01:14:49sur 10 ans
01:14:50priorité au logement
01:14:51avec le plus grand programme
01:14:53de construction
01:14:53de logements municipaux
01:14:54depuis 1945
01:14:55il veut aussi réformer
01:14:57les transports publics
01:14:58avec des tickets
01:14:59à deux livres maximum
01:15:00et puis il veut s'attaquer
01:15:01à la crise
01:15:02de la dépendance
01:15:03en créant
01:15:03un service national
01:15:05de soins
01:15:05qui pourrait être
01:15:06même gratuit
01:15:06pour certains
01:15:07côté modernisation
01:15:08de l'État
01:15:09on parle de la création
01:15:10d'un ministère
01:15:11de l'intelligence artificielle
01:15:12ici
01:15:12et puis on souhaiterait aussi
01:15:14intégrer la science
01:15:15aux affaires économiques
01:15:17la décentralisation
01:15:18est également
01:15:19au cœur du programme
01:15:20d'Andy Burnham
01:15:21avec la création
01:15:22d'un Downing Street
01:15:23du Nord
01:15:24à Manchester
01:15:25là où il a été
01:15:26maire
01:15:26pour faire circuler
01:15:28le pouvoir
01:15:29dans les territoires
01:15:30et puis enfin
01:15:30pour le coût de la vie
01:15:32il envisage un soutien
01:15:33de plus de 3 milliards
01:15:34de livres par an
01:15:35pour faire baisser
01:15:36les factures d'énergie
01:15:37notamment sur l'eau
01:15:38et concrètement
01:15:39ça serait placé
01:15:40sous tutelle temporaire
01:15:42de l'État
01:15:42et bien la société
01:15:44Thames Water
01:15:44qui est en déficit
01:15:46assez large
01:15:47La question Baptiste
01:15:48c'est comment financer
01:15:49ce programme
01:15:49sans affoler les marchés ?
01:15:51Alors c'est tout l'enjeu
01:15:52son équipe est consciente
01:15:54des craintes
01:15:55des marchés obligataires
01:15:57elle cherche
01:15:57des marges de manœuvre
01:15:58première économie nette
01:16:00elle a été annoncée
01:16:00il y a quelques heures
01:16:01ce serait l'abandon
01:16:02du très coûteux projet
01:16:03de carte d'identité numérique
01:16:05qui avait été initiée
01:16:06par Kirstarmer
01:16:07dont les crédits
01:16:08seraient réorientés
01:16:09vers le coût de la vie
01:16:10et puis Burnham envisage aussi
01:16:12une refonte fiscale
01:16:13la création
01:16:14d'une tranche supérieure
01:16:16d'impôt
01:16:16de plus de 50%
01:16:17avec une hausse
01:16:19de la taxe
01:16:19sur les plus-values
01:16:20et une surtaxe
01:16:21d'habitation
01:16:22sur les résidences
01:16:23de luxe
01:16:23notamment à Londres
01:16:24pour financer
01:16:26la question du soin
01:16:27qu'on évoquait juste avant
01:16:28il évoque
01:16:28la redevance
01:16:29de soins progressifs
01:16:30ou même
01:16:31un prélèvement
01:16:31sur les successions
01:16:33qui pourraient aller
01:16:34jusqu'à 10%
01:16:34tout ça bien sûr
01:16:35en respectant
01:16:36ne pas toucher
01:16:38ni à la TVA
01:16:40ni aux cotisations sociales
01:16:42Merci Baptiste
01:16:42Mukensturm
01:16:43à Londres
01:16:44par ailleurs
01:16:459ème nuit consécutive
01:16:46de frappes américaines
01:16:47sur l'Iran
01:16:48Léo
01:16:48Des centres de commandement
01:16:50militaire
01:16:50des sites de défense
01:16:51aérien
01:16:52et aussi des réseaux
01:16:53de communication
01:16:54ont été visés
01:16:55ces dernières heures
01:16:56quand de son côté
01:16:57Téhéran poursuit
01:16:57ses ripostes
01:16:58sur ses voisins du Golfe
01:16:59et sur les navires
01:17:01dans le détroit
01:17:01d'Hormuz
01:17:02c'est pourquoi
01:17:02Marco Rubio
01:17:03le chef de la diplomatie
01:17:04américaine
01:17:05appelle cette nuit
01:17:05la communauté internationale
01:17:07à s'engager
01:17:08aux côtés
01:17:09des Etats-Unis
01:17:13Il est clair que l'Iran
01:17:14du moins certains responsables
01:17:16en Iran
01:17:16veulent contrôler le détroit
01:17:18et l'utiliser
01:17:18comme levier
01:17:19contre le reste du monde
01:17:20Les Etats-Unis
01:17:21feront et continueront
01:17:23de faire
01:17:23ce qu'ils doivent faire
01:17:24pour protéger
01:17:25le transport maritime mondial
01:17:26mais les autres pays
01:17:27doivent commencer
01:17:28à intensifier leurs efforts
01:17:30et fournir une aide
01:17:30pour partager ce fardeau
01:17:32qu'il s'agisse
01:17:33de moyens matériels
01:17:34ou financiers
01:17:37Voilà la déclaration
01:17:39de Marco Rubio
01:17:39dans la nuit
01:17:40au moment où le trafic
01:17:41est quasiment paralysé
01:17:42dans le détroit d'Hormuz
01:17:43et quand les cours du pétrole
01:17:45redécollent
01:17:45Nathan Cocampo
01:17:46Le Brent dépasse à nouveau
01:17:47les 90 dollars
01:17:48au plus haut
01:17:49depuis le mois de juin
01:17:50et la signature
01:17:51du protocole d'accord
01:17:52entre l'Iran
01:17:53et les Etats-Unis
01:17:54le WTI
01:17:55a dépassé
01:17:55les 85 dollars
01:17:56avant de redescendre
01:17:58un peu
01:17:58alors qu'aucun transporteur
01:18:00de GNL
01:18:00n'a été visible
01:18:01traversant le détroit
01:18:02depuis jeudi
01:18:034 navires seulement
01:18:04ont réussi
01:18:05à effectuer
01:18:05la traversée du détroit
01:18:06hier
01:18:07contre 8
01:18:08la veille
01:18:08selon les données maritimes
01:18:09et une installation
01:18:11pétrolière clé
01:18:11au Koweït
01:18:12a été touchée
01:18:13ce week-end
01:18:13les gardiens de la révolution
01:18:15affirment avoir arrêté
01:18:16par la force
01:18:16deux nouveaux pétroliers
01:18:17qui tentaient de franchir
01:18:18le détroit cette nuit
01:18:19et préviennent
01:18:20aucune goutte de pétrole
01:18:22ni de gaz
01:18:22ne traversera le détroit
01:18:23tant que les actions
01:18:25américaines
01:18:26dans la région
01:18:26se poursuivront
01:18:27alors qu'un cinquième
01:18:29du pétrole transporté
01:18:30par voie maritime
01:18:31transite par Hormuz
01:18:32une note récente
01:18:33de Capital Economics
01:18:34s'interpelle
01:18:34si la fermeture du détroit
01:18:36se poursuit
01:18:37le Brent pourrait grimper
01:18:38à 120
01:18:38voire 150 dollars
01:18:40le baril
01:18:41dans les prochaines semaines
01:18:42et dans ce contexte
01:18:42de tension sur le pétrole
01:18:43nous ce qu'on regarde
01:18:44en Europe
01:18:44ce sont les réserves
01:18:45de kérosène
01:18:46Nathan
01:18:46elles sont très basses
01:18:47moins d'un mois
01:18:48de stock
01:18:48c'est ce qui reste
01:18:49aux compagnies aériennes
01:18:50selon plusieurs experts
01:18:51un niveau tendu
01:18:52dans cette période estivale
01:18:53de départ en vacances
01:18:54en temps normal
01:18:55la moitié du kérosène
01:18:56consommé provient
01:18:57des pays du Golfe
01:18:58avec le blocage
01:18:59du détroit
01:18:59pas le choix
01:19:00les compagnies
01:19:01devront très certainement
01:19:02revoir leur programme
01:19:03de vol dans les prochaines semaines
01:19:04pour limiter
01:19:05leur consommation
01:19:06de carburant
01:19:07selon les dernières prévisions
01:19:09si les perturbations
01:19:10se poursuivent
01:19:11l'Europe pourrait connaître
01:19:12un déficit d'approvisionnement
01:19:13de 600 000 barils
01:19:15par jour
01:19:16au troisième trimestre
01:19:17on en est encore loin
01:19:18et Bruxelles travaille
01:19:19tout de même
01:19:19sur différents scénarios
01:19:20de crise
01:19:21et pourrait
01:19:22le cas échéant
01:19:23proposer une coordination
01:19:24volontaire
01:19:24pour redistribuer
01:19:26le kérosène
01:19:26à travers tout le territoire
01:19:27et ainsi éviter
01:19:29des pénuries
01:19:29dans certains aéroports
01:19:30Merci Nathan
01:19:31et alors pour le secteur
01:19:32aéronautique
01:19:33c'est le coup d'envoi
01:19:33ce matin
01:19:34du salon de Farnsboro
01:19:36où le contexte géopolitique
01:19:37pourrait bien peser
01:19:38sur le volume des commandes
01:19:39à destination d'Airbus
01:19:40et de Boeing
01:19:41reste que l'événement
01:19:42se tient dans un contexte
01:19:44favorable
01:19:44pour le champion local
01:19:46Rolls-Royce
01:19:47le motoriste britannique
01:19:48ancien
01:19:49maillon faible
01:19:49du secteur en Europe
01:19:50qui en fait
01:19:51affiche désormais
01:19:52des résultats records
01:19:53Clara Bido
01:19:55Rolls-Royce arrive
01:19:56à Farnsboro
01:19:56en pleine renaissance
01:19:58le motoriste britannique
01:19:59presque à terre pendant le Covid
01:20:00a dégagé l'an dernier
01:20:02plus de 4 milliards d'euros
01:20:03de bénéfices opérationnels
01:20:04et vise encore davantage
01:20:06cette année
01:20:06Depuis son point bas
01:20:07de 2022
01:20:08Rolls-Royce a vu
01:20:09sa valorisation boursière
01:20:10multipliée par près de 18
01:20:11pour atteindre aujourd'hui
01:20:13près de 140 milliards d'euros
01:20:14Son principal moteur
01:20:16ce sont les gros porteurs
01:20:17d'Airbus et de Boeing
01:20:18et c'est simple
01:20:19plus ils volent
01:20:20plus Rolls-Royce encaisse
01:20:21car le groupe facture
01:20:22surtout leur entretien
01:20:23pendant toute leur durée de vie
01:20:24Les heures de vol
01:20:25de ces moteurs
01:20:26dépassent désormais
01:20:27leur niveau d'avant-crise
01:20:28tandis que les commandes
01:20:29d'A350 remplissent les carnets
01:20:31Le groupe profite aussi
01:20:32du réarmement
01:20:33avec les moteurs
01:20:34d'avions de combat
01:20:34de sous-marins
01:20:35ou de blindés
01:20:36et du boom
01:20:36des data centers
01:20:37qui achètent
01:20:38ces groupes électrogènes
01:20:39Mais ce succès
01:20:40crée un nouveau problème
01:20:41Rolls-Royce manque encore
01:20:42de pièces
01:20:42et de capacité de maintenance
01:20:43Après son redressement financier
01:20:45son véritable défi
01:20:46est désormais
01:20:47de tenir une cadence industrielle
01:20:48devenue effrénée
01:20:49Les pépites françaises
01:20:50de l'informatique quantique
01:20:51sont-elles en position
01:20:52de faiblesse Léo ?
01:20:53La France a réussi en tout cas
01:20:54à faire émerger
01:20:55plusieurs acteurs crédibles
01:20:57mais selon la Cour des comptes
01:20:58qui vient de publier un rapport
01:20:59sur le soutien de l'Etat
01:21:00au secteur
01:21:01Toutes ces pépites
01:21:02risquent maintenant
01:21:03de passer sous pavillons étrangers
01:21:05Jean-Baptiste Huet
01:21:06Le secteur entre dans sa phase
01:21:08la plus coûteuse
01:21:09Il faut désormais
01:21:10transformer les prototypes
01:21:11en machines industrielles
01:21:12alors que le marché
01:21:12n'existe pratiquement pas encore
01:21:14L'exemple britannique
01:21:15est un avertissement
01:21:16Oxford Bionics
01:21:17remarqué pour ses avancées
01:21:18technologiques
01:21:18a été racheté
01:21:19quelques mois plus tard
01:21:20par une entreprise américaine
01:21:21En France
01:21:22Pascal par exemple
01:21:23société en pointe
01:21:24plus de 300 salariés
01:21:25valorisation qui pourrait
01:21:26approcher les 2 milliards de dollars
01:21:27mais sa levée de fonds
01:21:28de 100 millions d'euros
01:21:29en 2023 reste
01:21:30selon la Cour des comptes
01:21:3110 fois inférieure
01:21:32à celle de certains
01:21:33concurrents étrangers
01:21:34Même les 340 millions d'euros
01:21:35annoncés pour préparer
01:21:36son entrée au Nasdaq
01:21:37doivent être financés
01:21:38pour moitié
01:21:39par des investisseurs étrangers
01:21:40Autre exemple
01:21:41l'entrée il y a quelques semaines
01:21:42de Nvidia
01:21:43au capital d'Alice et Bob
01:21:44La France ne compte
01:21:46qu'un seul fonds d'investissement
01:21:47spécialisé dans le quantique
01:21:48A titre de comparaison
01:21:49une entreprise américaine
01:21:50a levé 1 milliard de dollars
01:21:51en une seule opération
01:21:52en 2025
01:21:53Résultat
01:21:54malgré le milliard et demi
01:21:55d'euros de fonds publics
01:21:56prévus par la France
01:21:57depuis 2021
01:21:58les start-up restent
01:21:59sous-capitalisées
01:22:00La Cour des comptes
01:22:01parle désormais
01:22:01d'une véritable guerre
01:22:03d'attrition
01:22:03L'Etat a financé
01:22:05leur naissance
01:22:05mais sans capitaux privés
01:22:06supplémentaires
01:22:07d'autres pays
01:22:08pourraient financer
01:22:08leur croissance
01:22:10et récupérer la technologie
01:22:118h39
01:22:12les marchés
01:22:16Dans le rouge ce matin
01:22:17cette tendance
01:22:18avant d'ouvrir
01:22:19dans 20 minutes
01:22:20Nicolas ?
01:22:20Toujours un CAC 40
01:22:21et un DAX orienté
01:22:22dans le rouge
01:22:22selon les contrats futurs
01:22:24avec notamment
01:22:25un baril de Brent
01:22:26toujours aux alentours
01:22:27des 90 dollars
01:22:28un WTI
01:22:29aux alentours
01:22:29des 84 dollars
01:22:30et plusieurs questions
01:22:31sur les marchés
01:22:31déjà est-ce que cette hausse
01:22:32des cours du pétrole
01:22:33va influer
01:22:35sur la décision
01:22:36de politique monétaire
01:22:36de la BCE
01:22:37qui aura lieu
01:22:38donc jeudi
01:22:38est-ce que
01:22:40le secteur technologique
01:22:42va continuer
01:22:43à exprimer des doutes
01:22:44comme on le voit
01:22:44depuis plusieurs jours
01:22:45avec notamment
01:22:45ce secteur
01:22:47des semi-conducteurs
01:22:48qui a signé
01:22:48sa pire semaine
01:22:49en matière de performance
01:22:50depuis plus d'un an
01:22:51la semaine dernière
01:22:52on a vu l'indice
01:22:53SOX reculer de 10%
01:22:54on a vu l'indice
01:22:55Philadelphia semi-conducteur
01:22:56reculer de 10%
01:22:57également la semaine dernière
01:22:59un recul
01:22:59qui s'explique
01:23:00notamment par la sortie
01:23:01d'un certain nombre
01:23:02d'acteurs du marché
01:23:03après avoir tenu
01:23:03pendant plusieurs semaines
01:23:04des stratégies
01:23:05dites des momentum
01:23:06à savoir de miser
01:23:07sur la poursuite
01:23:08de la hausse des actions
01:23:09enregistrant
01:23:09les meilleures performances
01:23:11il y a également
01:23:12des questionnements
01:23:12qui nous viennent de Chine
01:23:13quand on a vu
01:23:14des acteurs comme
01:23:14DeepSic
01:23:15mais beaucoup plus récemment
01:23:16ce week-end
01:23:16Moonshot
01:23:17qui sortent des modèles
01:23:19IA capables
01:23:19de concurrencer directement
01:23:20les géants américains
01:23:21à moindre coût
01:23:22est-ce que ça remet en cause
01:23:23des stratégies d'investissement
01:23:25coûteuses
01:23:25notamment de la part
01:23:26des hyperscalers
01:23:26ça fait partie des questions
01:23:27que les marchés vont se poser
01:23:28et puis les investisseurs
01:23:30vont également suivre
01:23:30le niveau de l'OAT
01:23:31puisque on voit que l'OAT
01:23:3310 ans se rapproche
01:23:33des 4%
01:23:34on est à 3,96%
01:23:36à l'heure actuelle
01:23:36l'OAT 30 ans
01:23:37et lui à 4,72%
01:23:39un petit mot
01:23:40pour conclure
01:23:42également des marchés asiatiques
01:23:43alors les marchés japonais
01:23:44sont fermés aujourd'hui
01:23:44mais le Shanghai composite
01:23:45recule à moins 0,40%
01:23:47tandis que le Hang Seng
01:23:48lui continue à afficher
01:23:49une hausse de près
01:23:50de 2%
01:23:51Merci beaucoup Nicolas
01:23:52on se retrouve dans un instant
01:23:53pour le club de la bourse
01:23:55mais avant cela
01:23:55le monde qui bouge
01:23:59Le monde qui bouge en Inde
01:24:02ce matin
01:24:02Alisa Capellini
01:24:03mouvement des cafards
01:24:04prend de l'ampleur
01:24:05grande manifestation cette nuit
01:24:07elle a été dispersée depuis
01:24:08et c'est intéressant
01:24:09est-ce que ces cafards
01:24:10ces jeunes
01:24:11peuvent faire tomber
01:24:12Narendra Modi ?
01:24:13C'est ce qu'ils espèrent
01:24:14c'est ce qu'ils demandaient
01:24:15avec cette manifestation
01:24:17oui elle a été dispersée
01:24:18mais on peut penser
01:24:19très raisonnablement
01:24:19qu'elle ne sera pas la dernière
01:24:21en réalité
01:24:22ce n'est pas près d'arriver
01:24:23non Narendra Modi
01:24:24n'est pas près de tomber
01:24:25à cause des cafards
01:24:26parce qu'il a une majorité
01:24:27parlementaire solide
01:24:28donc pour l'instant
01:24:29ça ne représente pas
01:24:31une menace politique directe
01:24:33mais il y a quand même
01:24:34une question de coût politique
01:24:36pour Narendra Modi
01:24:37parce que ce mouvement
01:24:38touche un point très sensible
01:24:39dans le pays en ce moment
01:24:40et c'est celui de la jeunesse
01:24:42parce que ce mouvement
01:24:43contestataire
01:24:44est celui d'une jeunesse
01:24:45qui est considérée
01:24:46comme des cafards
01:24:47par une partie
01:24:48de la société indienne
01:24:49c'est comme ça
01:24:49qu'ils ont été appelés
01:24:50par le président
01:24:51de la Cour suprême
01:24:52qui sous-entendait
01:24:53que cette partie
01:24:54de la jeunesse
01:24:54c'est inutile
01:24:55qu'elle est sale
01:24:56qu'elle vit dans les interstices
01:24:58de la société
01:24:58sans vraiment
01:24:59y trouver sa place
01:25:00mais les cafards
01:25:01c'est aussi le nom
01:25:02que cette jeunesse
01:25:02a choisi de récupérer
01:25:04et de s'approprier
01:25:05pour rappeler au pouvoir
01:25:06que finalement
01:25:07bah oui
01:25:07elle existe
01:25:08et qu'un peu comme les cafards
01:25:09ça va être difficile
01:25:10de s'en débarrasser
01:25:10de la cacher sous le tapis
01:25:11qu'est-ce qu'ils dénoncent
01:25:12réellement
01:25:13alors pour eux
01:25:14le problème
01:25:14c'est l'accès
01:25:15à l'éducation supérieure
01:25:16notamment
01:25:16et en particulier
01:25:17les concours
01:25:19pour rentrer à l'université
01:25:20sur la transparence
01:25:21desquels pèsent
01:25:22des forts soupçons
01:25:23en ce moment
01:25:24en Inde
01:25:25alors il faut dire
01:25:26que dans le pays
01:25:26pour des millions
01:25:27de jeunes
01:25:28ces concours-là
01:25:28sont le moyen
01:25:29pour accéder
01:25:30à la classe moyenne
01:25:31pour arriver
01:25:32à la fonction publique
01:25:33pour arriver
01:25:34aux métiers
01:25:34les plus prestigieux
01:25:35donc c'est un moyen
01:25:36d'ascension sociale
01:25:38et donc si les sujets
01:25:39fuites
01:25:40s'il y a des doutes
01:25:41sur la transparence
01:25:41si les concours
01:25:42sont annulés
01:25:43et bien finalement
01:25:44c'est l'idée même
01:25:45de méritocratie
01:25:45qui est derrière
01:25:46qui s'effondre
01:25:47avec une grosse question
01:25:47est-ce que l'État
01:25:48et donc est-ce que
01:25:49Narendra Modi
01:25:49est capable de garantir
01:25:51des règles du jeu équitable
01:25:52comme il le promet
01:25:53en plus à cette colère
01:25:55se superpose
01:25:55un autre problème
01:25:56c'est le problème
01:25:57du chômage des jeunes
01:25:58et surtout du chômage
01:26:00des diplômés
01:26:01alors c'est contradictoire
01:26:02mais deux tiers
01:26:03des chômeurs
01:26:04étaient diplômés
01:26:05en 2023
01:26:05il y a 20 ans
01:26:06c'était seulement un tiers
01:26:07et il suffit
01:26:08de regarder les chiffres
01:26:09ces dernières années
01:26:10l'Inde forme 5 millions
01:26:11de diplômés chaque année
01:26:12mais seulement 3 millions
01:26:14sont employés seulement
01:26:15vous voyez qu'il y a
01:26:172 millions
01:26:17qu'on perd en route
01:26:19quelque part
01:26:19qui ne sont pas employés
01:26:20il y a un décalage
01:26:21entre le nombre
01:26:21de diplômés formés
01:26:22avec la promesse
01:26:23d'un emploi meilleur
01:26:24et la réalité
01:26:25d'un marché de l'emploi
01:26:25qui n'est pas prêt
01:26:26à tous les accueillir
01:26:27il faut faire attention
01:26:28à ces mouvements
01:26:28il y en a eu d'autres
01:26:29en Asie cette année
01:26:30énormément
01:26:30en Bangladesh
01:26:31au Sri Lanka
01:26:31au Népal
01:26:32tout ça
01:26:32c'est tous ces mouvements
01:26:33ces dernières années
01:26:34alors dans tous ces pays
01:26:35c'est des soulèvements
01:26:36de la Gen Z
01:26:37qui se sont trahis
01:26:38par un système
01:26:38qui ne fonctionne pas
01:26:40comme il devrait
01:26:40dans tous ces pays
01:26:41ces mouvements ont contribué
01:26:42à faire tomber
01:26:43les gouvernements
01:26:44on l'a dit
01:26:45ça ne sera sans doute
01:26:46pas le cas en Inde
01:26:47mais pour le gouvernement
01:26:48c'est essentiel
01:26:49de maîtriser ce soulèvement
01:26:50c'est une question d'image
01:26:51et une question de crédibilité
01:26:52Merci Annalisa Capellini
01:26:54chronique à retrouver
01:26:54comme tous les jours
01:26:55sur notre appli
01:26:56sur notre site
01:26:57le monde qui bouge
01:26:58dans un instant
01:26:58le club de la bourse
01:26:59nous recevons
01:27:00avec Nicolas Pagnès
01:27:01Jean-François Robin
01:27:02chef économiste
01:27:03de Natix 6 CIB
01:27:04et Loïc Bécu
01:27:05gérant diversifié
01:27:07allocation d'actifs
01:27:07chez Siena
01:27:08à tout de suite
01:27:09et Loïc Bécu
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