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  • il y a 11 heures
Les débats de l'été avec Xavier Paris, maire de Gujan-Mestras (Gironde), et Théo Hernandez, président des Jeunes agriculteurs de la Gironde

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##FAIT_DU_JOUR-2026-07-29##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
00:05Bonjour, bonjour à toutes, bonjour à tous, soyez les bienvenus sur Sud Radio, installez-vous confortablement avec la ligne directe
00:11que vous connaissez, c'est le 0826 300 300, vous avez également le site sudradio.fr, ainsi que les réseaux
00:17sociaux pour participer à l'émission, pour nous interpeller, pour réagir, vous le savez, durant ces 3 heures d'antenne,
00:23vous êtes les bienvenus Sud Radio, c'est chez vous.
00:26Vous le savez, de quoi on va parler ? LVMH, l'entreprise de Bernard Arnault, le groupe Bolloré, avec à
00:31la tête un certain Vincent Bolloré, les deux ont rejoint le réseau social X, et hier, c'est Total, le
00:36groupe officiel du groupe Total, qui a répondu aux fameuses économistes Gabriel Zuckman, vous savez, qui voulait tout simplement imposer
00:44sa taxe lors des débats budgétaires l'année dernière.
00:46Est-ce que les patrons doivent s'occuper de l'élection présidentielle ? Ça fait quelques semaines qu'on sent
00:51un peu de remous entre les prises de parole, des communiqués de presse, des réponses à des économistes, à des
00:56groupes politiques.
00:57Est-ce que vous le souhaitez ? Est-ce que vous le demandez ? Est-ce que la campagne présidentielle
01:01qui s'annonce a besoin d'un peu de rationalité économique, que ce soit Bernard Arnault, tiens, que ce soit
01:05Patrick Pouyanné pour Total,
01:06ou que ce soit Vincent Bolloré, est-ce que les patrons doivent s'engager ? Doivent-ils le faire plus
01:11? Ou au contraire, vous allez peut-être me dire au 0826 300 300 que surtout pas que les patrons
01:16restent éloignés de la politique, chacun son business.
01:19On va revenir, bien entendu, durant cette émission sur les incendies, avec le prisme là aussi économique. Est-ce que
01:25l'État doit sortir le chéquier façon quoi qu'il en coûte ?
01:27C'est une petite musique qui monte quand même entre la saison touristique qui va être épouvantable, entre les entreprises
01:33qui ont été obligées de bouger,
01:35les premières mesures qui sont en train d'être prises concernant le chômage partiel, concernant la simplification de certaines dispositions.
01:40Est-ce que pour une situation aussi exceptionnelle, l'État ne va pas devoir sortir le fameux chéquier, le fameux
01:46chéquier de l'État ?
01:47Dieu sait qu'il a été utilisé au cours des dernières années d'Emmanuel Macron. On avait promis que le
01:51robinet serait fermé.
01:53Mais quand on regarde la situation des incendies, quand on voit les images, quand on voit les ravages de ces
01:58feux,
01:58ne faut-il pas sortir le chéquier de façon exceptionnelle ? Quoi qu'il en coûte, spécial incendie, vous êtes
02:03peut-être concerné par la situation.
02:04Tiens, à la tête d'un camping, à la tête d'une entreprise, à la tête d'un restaurant, à
02:07la tête d'un hôtel, dans ce coin-là.
02:09Et vous auriez peut-être besoin d'un coup de main de l'État. Tiens, incendie, l'État et le
02:13chéquier de façon quoi qu'il en coûte.
02:140,826, 300, 300.
02:16Et puis l'Arcom, vous connaissez l'Arcom, vous en entendez souvent parler.
02:20Le patron était l'invité hier de Benjamin Glees, de Gilles Gansman et du patron de cette radio, Patrick Roger.
02:25Grande discussion sur son rôle, sur l'étendue de son pouvoir, sur la campagne présidentielle qui arrive.
02:30Quelques annonces et une petite phrase qui n'est pas passée inaperçue concernant le contrôle de l'Arcom sur les
02:35influenceurs, sur les fameux réseaux sociaux,
02:37en disant qu'il ne va pas peut-être falloir que l'Arcom se mêle de tout ça, en imposant
02:42certaines règles, notamment d'équité,
02:45en imposant certaines règles, notamment sur la diversité du contenu, sur la fameuse pluralité des politiques.
02:51Est-ce que l'Arcom va devenir la police des réseaux sociaux ? Est-ce que ça vous inquiète ?
02:54Est-ce que ça vous rassure ?
02:56Tout ça dans un contexte, rappelez-vous, on a déjà beaucoup évoqué ce rapport du Sénat qui a invoqué des
03:00ingérences intérieures.
03:02Rien que ça, l'Arcom, la nouvelle police des réseaux sociaux.
03:060826 300 300. Pour le moment, 10h06, notre premier fait du jour.
03:14Et notre premier fait du jour, ça tarde évidemment sur ce qui se passe du côté de la Gironde, encore
03:19et toujours,
03:20avec, depuis le début de l'incendie, 42 000 hectares qui ont été ravagés et plus de 220 000 personnes
03:26qui ont été obligées de quitter les lieux.
03:27Avec, on le dit souvent, une solidarité qui se met en place, une spontanéité que l'on peut apercevoir absolument
03:34partout,
03:35dans beaucoup de communes, notamment lorsqu'il s'agit d'accueillir les fameux évacués,
03:39parce que c'est un peu comme ça qu'on les appelle maintenant.
03:41Bonjour Xavier Paris.
03:42Bonjour.
03:43Merci beaucoup d'être avec nous ce matin sur Sud Radio, maire de Gugent-Mestrasse et du côté de la
03:48Gironde.
03:48Et on a eu envie de vous appeler ce matin, tout simplement, parce que vous, vous faites partie des communes
03:54qui avaient, j'ai envie de dire, assez spontanément, ouvert ces portes pour accueillir les évacués, pour faire preuve de
04:01solidarité.
04:02Comment ça s'est passé ? Comment ça s'est organisé ?
04:04Vous avez notamment deux centres d'hébergement dans votre ville sur lesquels on reviendra.
04:08Mais racontez un peu comment tout cela s'est mis en place d'abord.
04:11Alors effectivement, nous sommes une ville qui accueille les sinistrés.
04:16Nous avons d'abord ouvert un premier centre à la patinoire de Gugent-Mestrasse.
04:21Nous avions accueilli au tout début des incendies des habitants de la ville de Sanguinée.
04:27Et quelques jours après, nous avons dû ouvrir un second centre suite à l'évacuation de trois villes du bassin
04:32d'Arcachon.
04:34Deuxième centre qui se situe dans la salle Omnisport du lycée de la Mer.
04:38Donc c'est toute une organisation à mettre en place, bien entendu.
04:43Accueillir comme ça un nombre très important et dans des délais assez courts de personnes.
04:48Vous êtes à combien de personnes recueillies ?
04:50Nous avons accueilli jusqu'à 500 personnes.
04:52Nous avons accueilli jusqu'à 500 personnes samedi soir, lorsque les trois villes du sud-bassin ont été évacuées.
05:02Aujourd'hui, je suis à 200 personnes encore accueillies, puisque d'autres personnes ont trouvé d'autres solutions.
05:10Nous avons aussi logé des personnes chez les habitants.
05:13Énormément de Gujanais se sont proposés spontanément pour héberger ces personnes-là.
05:18Donc certains sont partis chez l'habitant, d'autres sont restés dans les centres d'accueil et d'hébergement.
05:24Et comment, justement, en tant que maire, on organise, on essaie de superviser tout ça ?
05:28On parle beaucoup de la spontanéité, de la générosité, de l'entraide de la plupart des habitants.
05:34On voit les restaurateurs, on voit les agriculteurs, on voit les artisans.
05:37Vous, en tant que maire, Xavier Paris, du côté de Gujan-Mestrasse, comment ça s'est passé ?
05:41Comment vous avez essayé de tout coordonner pour que cela se passe au mieux ?
05:45Alors, c'est vraiment un travail collectif qui a été réalisé.
05:48C'est bien entendu la municipalité, les élus, les agents municipaux qui ont fait un travail aussi extraordinaire.
05:54J'ai la chance d'avoir sur ma commune une réserve communale de sécurité civile que j'ai créée il
05:59y a trois ans.
06:00Ce sont une trentaine de personnes qui se sont totalement mobilisées.
06:05Et puis ensuite, d'une manière générale, ce sont les habitants qui ont proposé d'être présents,
06:12de soutenir moralement les personnes, j'y reviendrai,
06:16ou d'apporter des denrées, des produits, etc.
06:19Donc c'est vrai, c'est une mobilisation générale,
06:21sans compter bien entendu aussi les entreprises qui jouent vraiment le jeu.
06:26Là, aujourd'hui, les deux centres sont ouverts 24h sur 24, y compris la nuit.
06:32Le centre est ouvert, nous nous relayons, il y a tout un planning qui a été fait.
06:39Les entreprises, quelques entreprises locales nous fournissent les repas,
06:43puisque nous faisons petit-déjeuner, déjeuner et dîner, bien entendu.
06:48Nous avons aussi un petit pôle médical qui s'est créé,
06:51parce que imaginez bien que ces personnes que nous avons accueillies
06:54sont aujourd'hui un peu fatiguées, un peu désappointées, un peu à bout, il faut le dire.
07:02Moralement, c'est très dur.
07:04Depuis plusieurs jours, ils n'ont plus rentré à leur domicile.
07:08Donc il y a aussi un accompagnement à faire.
07:11Donc j'ai des infirmières, des psychologues, des kinés qui viennent pour essayer d'apaiser tout ça.
07:19En tant que maire, Xavier Paris, généralement, quand vous êtes dans les médias,
07:23c'est souvent pour dénoncer une certaine bureaucratie,
07:26pour dénoncer des manques de budget,
07:28pour dénoncer un certain comportement de l'État vis-à-vis de certaines communes.
07:31Là, c'est assez extraordinaire de voir que la plupart des maires qu'on a au téléphone,
07:35avec bien sûr la plupart du temps des motifs légitimes encore dans cette situation
07:39pour se plaindre de certains éléments concrets.
07:41Mais tous, à un moment dans la discussion, sont étonnés, sont bluffés,
07:46sont épatés par la solidarité entre les habitants
07:48et en fait la générosité qu'ils sont obligés d'organiser dans un moment comme celui-ci.
07:52C'est votre cas ?
07:53C'est totalement mon cas et je peux vous assurer que ça fait vraiment chaud au cœur.
07:58On a plutôt tendance à dire qu'aujourd'hui, c'est plutôt une forme d'égoïsme.
08:03Là, aujourd'hui, c'est tout le contraire.
08:04C'est tout l'inverse, c'est tout l'inverse.
08:06Et dans des moments difficiles comme ça,
08:08parce que même si Jean Mestras n'est pas une ville évacuée,
08:13on sent quand même une ambiance un peu anxiogène, etc.
08:17Donc, cette générosité fait vraiment chaud au cœur,
08:20elle fait plaisir et on sent que dans des moments difficiles,
08:25les gens se serrent les coudes pour passer au mieux cette période
08:29qui malheureusement va durer encore quelques jours.
08:32Quelques jours, c'est vrai qu'on a appris dans la nuit que le feu est en tout cas présenté
08:36comme stabilisé,
08:37pas encore fixé.
08:38On sait qu'aujourd'hui, c'est malheureusement une canicule qui redémarre
08:42avec un risque de reprise de feu qui est forcément amplifié.
08:47Vous, de votre côté, comment vous vous préparez à ces prochaines heures, à ces prochains jours ?
08:50Est-ce que vous vous apprêtez éventuellement à renforcer certains centres, à en agrandir certains ?
08:54Est-ce que vous avez changé le message peut-être que vous faites déjà passer dans votre commune ?
08:59Expliquez-nous un peu.
09:01Alors, effectivement, on se prépare à toutes les éventualités.
09:04Aujourd'hui, comme vous l'avez très bien dit, le feu est stabilisé, il n'est pas fixé.
09:08Et les gens ne pourront rentrer à leur domicile que lorsque le feu sera fixé.
09:12Et ça, ça va prendre effectivement quelques jours.
09:15En fonction de l'évolution de la météo, aujourd'hui, les fortes chaleurs, le vent,
09:19effectivement, ne favorisent pas cela.
09:21Donc, on se prépare.
09:22Moi, j'ai un troisième centre qui est prêt à être ouvert.
09:26Voilà, nous avons déjà tout installé.
09:28Et si d'autres communes devaient être évacuées,
09:31nous pourrions effectivement accueillir ces personnes dans ce troisième centre sans difficulté.
09:36Donc, véritable préparation, non pas au pire, mais préparation à recevoir un peu plus de personnes
09:42et à accueillir les personnes dans le besoin.
09:45J'espère qu'on ne va pas le faire, mais il faut se préparer.
09:47Mais il y a une anticipation, de ce côté-là, au cas où.
09:49Voilà, une anticipation à faire.
09:50Et nous, nous sommes prêts comme les communes voisines.
09:53Il y a quatre communes du Sud-Bassin qui, aujourd'hui, ne sont pas évacuées.
09:57On est dans la même logique là.
09:59Se préparer à accueillir si besoin des personnes sinistrées.
10:03Quel message, éventuellement, vous aimeriez passer aux habitants de votre commune
10:08qui souhaitent aider ou qui pourraient eux-mêmes être évacués ?
10:11Je ne sais pas du tout si Gujan-Mestras, pour l'instant, est concerné
10:14d'une quelconque façon, par un risque ou par une éventuelle anticipation d'évacuation.
10:19Non, rien de ça, pour l'instant.
10:20Non, non. Et puis, merci de me poser la question,
10:22parce que sur les réseaux sociaux, on entend et on voit un peu tout et n'importe quoi.
10:25La ville de Gujan-Mestras, comme les autres villes,
10:27la Teste, le Tèche et Arcachon, ne sont pas évacuées.
10:31Il n'y a pas de crainte à ce niveau-là.
10:33C'est vrai qu'on peut recevoir, ce matin, il y avait de la fumée, une odeur, bien entendu,
10:37mais il n'y a pas de risque d'évacuation.
10:38Ce qui est logique, mais pour l'instant, pas de risque à ce jour.
10:40Voilà, pas de risque d'évacuation à ce jour de ces communes.
10:45Moi, je voudrais dire aux Gujanais déjà les remercier de leur générosité,
10:49de leur mobilisation, et puis les rassurer.
10:52Voilà, rassurer à la fois les Gujanais.
10:54J'essaie, moi, d'avoir des contacts très réguliers, tous les jours,
10:56avec des personnes que nous accueillons dans les centres d'hébergement,
10:59puisqu'ils ont besoin de ce lien, d'être peut-être un peu rassurés
11:04et d'avoir des informations un peu plus fiables.
11:06J'ai la chance de faire un point chaque jour avec mes collègues maires
11:10et avec le sous-préfet de l'arrondissement d'Arcachon.
11:13Donc, on essaie de tenir informé ces personnes-là au mieux que nous pouvons.
11:20Et, en effet, pour le reste, toujours appel peut-être à la prudence
11:24si jamais on veut aider dans les centres d'hébergement.
11:26J'imagine qu'il y a tout ce qu'il faut sur le site de la mairie, directement.
11:30Aujourd'hui, il y a vraiment tout ce qu'il faut, peut-être même un peu trop,
11:34mais ça, ce n'est pas grave, il vaut mieux que ça soit...
11:36Jamais trop.
11:37Jamais trop, oui.
11:40Mais non, non, aujourd'hui, nous avons tout.
11:42Puis si un jour, il devait manquer quelque chose,
11:44on ferait, bien entendu, un appel.
11:46Et dans les minutes qui suivent, je sais très bien qu'on aura une réponse favorable.
11:51Donc, aujourd'hui, voilà, la mobilisation, elle a été là, elle est présente.
11:54Beaucoup de bénévoles, tenir des centres d'hébergement 24 heures sur 24,
11:58c'est très, très lourd.
11:58C'est des présences, y compris la nuit, etc.
12:00Des personnes se sont inscrites, on a pu faire un planning.
12:03Là, moi, j'ai un planning qui va au moins jusqu'à dimanche soir.
12:06Et on continuera s'il faut.
12:07Donc, c'est organisé, oui.
12:08Voilà, tout est organisé.
12:09C'est organisé et c'est préparé du côté de Gujan Mestras, dont vous êtes le maire.
12:13Merci beaucoup, Xavier Paris, d'avoir été avec nous.
12:15Et puis, on le répète, des centres d'hébergement du côté de votre commune,
12:19que ce soit à la patinoire, que ce soit du côté du fameux lycée de la mer,
12:23avec le centre sportif qui a été réquisitionné.
12:26Et vous nous avez même dit qu'un troisième centre s'apprêtait potentiellement à être ouvert
12:29si jamais de nouvelles évacuations devaient avoir lieu.
12:32Et je vous remercie de l'avoir dit sur Sud Radio et d'avoir précisé la situation.
12:35En rappelant peut-être ce point, contrairement à certaines informations qu'on voit circuler ici et là,
12:40notamment sur les réseaux sociaux.
12:41Non, Gujan Mestras n'est pas du tout concerné par les évacuations ou par les incendies.
12:46Tout va bien, c'est au contraire une commune qui peut vous accueillir
12:48et dans laquelle vous pouvez vous arrêter.
12:50Il est 10h15 sur Sud Radio.
12:52Dans un instant, puisqu'on parlait de la solidarité,
12:55de l'entraide, d'une certaine générosité, de spontanéité,
12:58on sera avec les agriculteurs, notamment par la voix de Théo Hernandez,
13:01qui est le président des jeunes agriculteurs de la Gironde.
13:03Il va nous dire comment ça se passe sur le terrain,
13:05quand il aide les pompiers, quand il aide actuellement les forces de l'ordre,
13:08quand il aide les habitants.
13:10Mais oui, de temps en temps, on a même une entraide entre tout ce petit monde.
13:13C'est beau à voir, je peux vous le dire.
13:14A tout de suite sur Sud Radio.
13:16Sud Radio.
13:19Sud Radio.
13:20Les débats de l'été, 10h-13h.
13:23Maxime Liedot.
13:2510h19 sur l'antenne de Sud Radio.
13:26On poursuit notre balade dans l'actualité du jour,
13:29en restant bien sûr principalement concentré sur ce qui se passe avec les incendies
13:32et les images qui frappent énormément, qui font le tour de la France,
13:35peut-être même du monde, et notamment via l'intermédiaire des réseaux sociaux.
13:39C'est ces agriculteurs qui viennent aider nos pompiers
13:41avec leur fameuse citerne réserve d'eau
13:45qui participe justement à la lutte contre les incendies.
13:48Bonjour Théo Hernandez.
13:51Théo Hernandez, est-ce que vous êtes avec nous ?
13:53Je crois qu'on est avec vous,
13:55à moins qu'il y ait un léger problème technique.
13:57C'est simple, c'est très simple.
14:00Oui, il y a eu un problème technique.
14:01Est-ce que ce n'est grave ? Absolument pas.
14:02C'est le camarade Zach et le camarade Anthony qui sont en technique
14:05qui vont assurer ça.
14:06Je pense qu'entre du côté de la Gironde,
14:08le réseau n'est pas non plus des meilleures qualités.
14:11Et on aimerait vous avoir,
14:12parce que cette solidarité, elle est importante quand même à mettre en avant.
14:17Puis on sait à quel point les agriculteurs,
14:19le territoire est important.
14:20Et je crois que la magie de la technique
14:21et la magie des deux personnes qui sont en régie
14:24ont fait qu'on vous a retrouvé, Théo Hernandez.
14:26Bonjour.
14:27Oui, bonjour.
14:27Excellemment, au milieu des bois, on ne capte pas forcément.
14:30C'est ce que je disais.
14:31Il n'y a absolument aucun problème, Théo Hernandez.
14:33Merci beaucoup d'être avec nous.
14:34Vous êtes président des jeunes agriculteurs de la Gironde.
14:36Je le disais quand même,
14:37des images qu'ont fait le tour des réseaux sociaux,
14:39le tour des chaînes info,
14:40le tour du pays,
14:41ces agriculteurs qui aident les pompiers.
14:43Vous, c'est le cas en Gironde.
14:44Vous êtes en total soutien des pompiers.
14:47Et si oui, comment ça se passe concrètement ?
14:49Oui, tout à fait.
14:50Oui, on n'a pas hésité à venir et à se mobiliser.
14:53Donc, dans le réseau GIA,
14:54mais aussi plus largement,
14:56l'ensemble des agriculteurs de la Gironde,
14:59des départements Limitrof,
15:00et même Limitrof de la Nouvelle-Aquitaine.
15:05Donc, ça fait un bel élan de solidarité.
15:08Voilà.
15:09Donc, nous, notre job,
15:10c'est d'aller à des points d'eau,
15:13de ravitailler,
15:14de charger nos tonnes à eau,
15:15de ravitailler les pompiers,
15:17de les charger directement,
15:18leurs camions au plus près
15:21des flammes et des colonnes,
15:23tout en se mettant en sécurité.
15:25Il faut toujours allier les deux,
15:27la rapidité et la sécurité.
15:29Et ça leur fait gagner un temps précieux
15:31et surtout une rapidité de chargement
15:34pour qu'ils soient le plus efficaces possible
15:36sur les feux.
15:36Mais racontez un peu comment quand même
15:38tout ça s'est organisé
15:39parce qu'on comprend la volonté d'aller aider.
15:41Maintenant, entre le moment
15:42où on a envie d'aller aider
15:43et le moment tout d'un coup
15:44où on se retrouve au milieu des flammes
15:45en train d'essayer de remplir des cuves d'eau
15:47pour aider,
15:48pour les rapprocher des pompiers,
15:50ça a dû mettre un petit peu de temps, non ?
15:52Comment ça s'est passé ?
15:52Vous êtes coordonné avec eux, c'est ça ?
15:54Oui, tout à fait.
15:55En moins de 24 heures,
15:57on avait des convois qui étaient prêts.
15:59Nous, chez Jeunes Agriculteurs,
16:00on a décidé de diviser nos convois
16:02pour avoir de la relève
16:03parce que moi, je suis arrivé vendredi
16:06et j'avoue que la nuit dernière,
16:07j'ai pu dormir un petit peu.
16:08C'était quand même très agréable
16:10parce que j'ai d'autres JIA du Blayé
16:12qui sont arrivés
16:14pour prendre un peu la relève.
16:16Et là, depuis ce matin,
16:17on a été officiellement réquisitionnés
16:19par la préfecture.
16:20Donc là, on suit une colonne de 80 pompiers
16:24pour les ravitailler.
16:25Là, on se dirige vers le port
16:28pour avoir le briefing
16:29et savoir où on part.
16:31Ce qui est quand même
16:33toujours un peu hallucinant
16:34dans ce type de situation
16:36parmi celles que vous décrivez,
16:37Théo Hernandez,
16:38en rappelant que vous êtes
16:39le président des Jeunes Agriculteurs
16:40de la Gironde,
16:41c'est de voir à quel point,
16:42entre le moment où vous êtes mis en place,
16:44le moment où la préfecture
16:45vous réquisitionne d'une certaine manière,
16:48le moment où toute la chaîne
16:49en réalité se construit officiellement,
16:51vous me dites que ça a commencé vendredi,
16:53on est mercredi,
16:53bon, disons qu'il ne fallait pas être pressé.
16:56Exactement, le feu,
16:57ça fait huit jours
16:59qu'il y a un mercredi de la semaine dernière.
17:03Heureusement qu'on n'a pas attendu
17:04d'être réquisitionnés
17:05pour intervenir.
17:08Après, on reste très attachés
17:10à notre patrimoine.
17:11Les agriculteurs,
17:12on travaille avec la nature
17:13et quand on voit cette nature
17:15partir en fumée,
17:17il fait une évidence d'y partir.
17:19On a encore en tête 2022
17:21où un grand nombre de nous
17:24étaient là-bas
17:25et donc on a pris de notre expérience
17:28en 2022
17:29pour arriver le plus rapidement possible.
17:31Mais il y a deux éléments
17:33quand même que je retiens
17:33dans la discussion
17:34qu'on a depuis quelques minutes maintenant,
17:36Théo Hannandez.
17:36La première, c'est que généralement
17:38quand on parle des agriculteurs,
17:39c'est souvent parce que vous traversez
17:40des périodes plus que pénibles,
17:42c'est souvent parce que vous avez
17:43des revendications.
17:45On filme souvent les grands cortèges
17:46sur les autoroutes
17:47qui font des blocages,
17:48des points de blocage, etc.
17:50Là, malgré toute cette période,
17:51période de tension,
17:52malgré les difficultés
17:54que vous traversez,
17:55la lutte contre les incendies,
17:56les différents avec les pouvoirs publics,
17:58peut-être même avec les autres professions,
17:59ça disparaît,
18:00c'est l'urgence d'abord ?
18:02Tout à fait.
18:04Dans des situations d'urgence,
18:07on n'est pas sur une crise,
18:08on est sur de l'urgence,
18:09tout disparaît.
18:12J'ai envie de dire,
18:13il n'y a même plus de syndicats.
18:14On travaille tous ensemble
18:16pour essayer
18:18d'éteindre cet incendie.
18:21Là, on est sur de l'urgence,
18:25mais on sera rappelé
18:27à la fin de cet épisode
18:29au pouvoir public
18:30que même s'ils nous aident,
18:34mais pas forcément
18:35comme on a envie
18:36ou c'est très long,
18:37nous, on sait être réactifs
18:38et en moins de 24 heures
18:39quand il y a un problème comme ça,
18:42on sait être sur le terrain.
18:44Si on avait essayé,
18:45comme l'État nous traite parfois,
18:48on serait peut-être arrivé
18:49dans un mois ou deux
18:50sur le terrain.
18:52Ça, ce n'est pas faux.
18:53Il y a aussi un rapport,
18:55j'imagine pour vous,
18:56Théo Hernandez,
18:56au territoire,
18:57à la terre,
18:58au paysage,
18:59à la nature
18:59qui est très important
19:00en tant qu'agriculteur
19:01parce que les ravages
19:02que tout cela provoque,
19:03on va peut-être en saisir
19:05entièrement les conséquences
19:06dans deux, trois semaines
19:07pour pâtir plus de temps.
19:09Vous, vous avez ce rapport-là
19:10qui fait que pour vous,
19:11ce qui se passe,
19:12c'est un véritable drame
19:12beaucoup plus
19:13et vous le vivez peut-être
19:14encore plus profondément
19:15que certaines personnes.
19:17Bien sûr,
19:18nous, on travaille
19:18tous les jours dehors
19:19avec la nature
19:21et je rappelle,
19:22on a quand même
19:22autour de l'estas
19:24et dans tous ces coins-là,
19:25on a quand même
19:25des agriculteurs.
19:26Moi, j'ai des adhérents
19:27qui sont là-bas.
19:28Je m'entretenais ce matin
19:29avec Jean-Yves Carlier
19:30de la DDTM
19:32parce que nos agriculteurs
19:34ne peuvent plus
19:35aller travailler
19:35sur leur terre
19:36alors qu'on est en pleine
19:37récolte de pommes de terre,
19:39pleine semis
19:39d'haricots verts
19:40et récolte de maïsous
19:41et ça pose aussi un problème
19:43parce que des exploitations
19:44qui sont déjà en crise
19:45qui ont des cultures
19:47qui arrivent à terme
19:49ne peuvent pas ramasser
19:50et des cultures
19:51qui doivent mettre
19:53nos sols
19:53pour nourrir aussi
19:54la population
19:54parce que le maïsous
19:55c'est du maïsous
19:56de consommation humaine
19:57et les haricots verts aussi
19:58ne peuvent plus travailler.
20:00Donc, on est en plus
20:01obligés, nous,
20:02de travailler sur deux choses.
20:03C'est le fond et la forme.
20:06C'est-à-dire qu'on est
20:07sur le terrain
20:07pour aller inventer les pompiers
20:09mais on est aussi obligés
20:10d'être à l'écoute
20:11des agriculteurs
20:12qui sont dans le secteur
20:13qui essayent de protéger
20:14leur maison comme ils peuvent
20:16et leur culture
20:17et faire en sorte
20:18qu'ils puissent continuer
20:19à travailler
20:20pendant les incendies.
20:22Sachant qu'il y a aussi
20:23vous parler des agriculteurs
20:24c'est très important
20:25il y a aussi je crois
20:26vos confrères viticulteurs
20:27qui vont traverser
20:28une sale passe
20:29parce que quand bien même
20:29ils ne sont pas touchés
20:30par les incendies
20:31il y a toutes les conséquences
20:32que peuvent provoquer
20:34les grands écrans de fumée
20:35qu'on peut voir partout
20:36sur le territoire
20:37de la Gironde
20:37dont on va là aussi
20:38je pense mesurer
20:39les conséquences
20:40seulement dans quelques semaines
20:41une question Théo Hernandez
20:42puisqu'on se penche
20:43sur cette histoire
20:44de la nature
20:44vous êtes le président
20:45des jeunes agriculteurs
20:46de la Gironde
20:47on a beaucoup de débats
20:48ces derniers temps
20:48sur les mesures écolo
20:50qui empêcheraient
20:52de prendre certaines mesures
20:53contre les incendies
20:54on pense au débroussaillage
20:55on pense à certaines normes
20:56en forêt
20:57on pense à certaines normes
20:58justement aussi
20:59dans les champs
21:00vous en tant qu'agriculteur
21:01vous êtes confronté aussi
21:02à ça
21:02parfois à une idéologie écolo
21:05qui empêche le pragmatisme
21:06vous le voyez sur le terrain ?
21:08Oui tout à fait
21:09oui on le voit
21:10parce qu'on a quand même
21:11de la chance
21:12dans le secteur
21:12où on est
21:13d'avoir des sablières
21:14mais on créerait
21:15des retenues d'eau
21:18ça nous ferait aussi
21:19des points de pompage
21:21pour justement
21:22ce genre d'incendie
21:23et s'il y avait
21:24des réels pare-feux
21:26alors oui
21:27un pare-feu
21:28c'est peut-être pas joli
21:28mais on se rend compte
21:30qu'en cas d'incendie
21:32de cette ampleur
21:33les pare-feux
21:34il n'y a pas besoin
21:35de les créer
21:35en urgence
21:37et de se battre
21:38contre le feu
21:39hier après-midi
21:41j'étais au milieu
21:42sur une piste
21:43au Forestia
21:43à rallimenter
21:44les pompiers
21:46on était à
21:47400 mètres des flammes
21:48et on avait des bulles
21:49pour nous protéger
21:49pour créer un pare-feu
21:50donc
21:51je pense qu'on n'a pas
21:53retenu les leçons
21:54de 2022
21:55pour des histoires
21:56d'idéologie
21:57et surtout
21:58de bureaucratie
21:59et de paperasse
22:00mais je pense que
22:01pour le bien-être
22:02de la faune et la flore
22:03parce qu'il ne faut pas
22:04oublier
22:04la faune et la flore
22:05qui est en train
22:06de s'éteindre
22:07et qui va mettre du temps
22:08à revenir sur le terrain
22:10ces pare-feux-là
22:11auraient évité
22:12d'avoir autant d'hectares
22:14d'avoir autant d'impact
22:15et j'en profite
22:17aussi pour remercier
22:18quand même
22:19parce que ça
22:20il faut quand même
22:20en parler
22:21tous les bénévoles
22:22qui sont dans les salles communales
22:24les maires
22:25de toutes les villes
22:26on était avec un maire
22:27justement
22:28il y a 5 minutes de cela
22:29en effet
22:30parce qu'on a eu
22:31un super accueil
22:32on a dormi ce soir
22:34hier soir
22:34à Brache
22:36commune
22:37qui est à 10 km
22:37de Lacanau
22:38on a été reçus
22:41on arrivait tard
22:42on arrivait après minuit
22:43on a été très très bien reçus
22:45moi ça fait un
22:46je n'avais pas prévu
22:47de rester aussi longtemps
22:49je pensais que le feu
22:50allait s'atténuer
22:51ils n'ont pas hésité
22:53à prendre mon sac
22:53et à me laver mon linge
22:55parce que
22:55je n'avais plus de linge propre
22:56à me mettre
22:58ils nous ont nourris
22:59jusqu'à 1h du matin
23:00ce matin à 6h
23:02ils nous ont préparé
23:03le café
23:04je tiens vraiment
23:05à remercier
23:06toutes ces personnes
23:07et il faut absolument
23:08les mettre en valeur
23:09parce que
23:09sans eux
23:10on serait épuisés
23:11et voilà
23:13ça fait quand même chaud au coeur
23:14tout cet élan de solidarité
23:16On voit bien que de toute façon
23:17Théo Hernandez
23:17actuellement la France
23:18tient par cet élan de solidarité
23:20que vous avez formidablement décrit
23:21merci beaucoup d'avoir été avec nous
23:23président des jeunes agriculteurs
23:24de la Gironde
23:24bon courage encore pour cette journée
23:26on a bien compris
23:27que vous étiez sur les routes
23:28à destination d'autres lieux
23:29justement pour apporter
23:30le soutien des agriculteurs
23:31à nos soldats du feu
23:33qui sont encore en train
23:33de lutter contre
23:34cet incendie
23:35contre ce méga feu
23:36comme il est appelé désormais
23:37stabilisé
23:38mais toujours pas fixé
23:39avec un risque de reprise
23:41particulier aujourd'hui
23:42avec la canicule
23:43et certains vents
23:44qui vont certainement
23:45se remettre à souffler
23:46dans un instant sur Sud Radio
23:48alors qu'il est 10h29
23:48vous en avez l'habitude
23:49vos grands débats de l'été
23:50les éditorialistes approchent
23:52entrent et s'installent
23:53autour de la table
23:54on va causer notamment
23:55de l'arcom
23:56et ce qu'elle va devenir
23:56la police des réseaux sociaux
23:58hier son grand patron
23:59était l'invité de Sud Radio
24:01au micro de Patrick Roger
24:01Benjamin Glaze
24:02et Gilles Gansman
24:03et vous allez le voir
24:03il a développé une petite idée
24:05qui n'est pas tombée
24:05dans l'oreille d'un sourd
24:06encore moins l'oreille
24:07de nos auditeurs
24:08à savoir
24:08commencer à contrôler
24:10un peu comme ils le font
24:11du côté des médias
24:12certains influenceurs
24:13en parlant de diversité
24:15des politiques
24:15en parlant de
24:16non pas de surveillance
24:17mais forcément de vigilance
24:19sur les contenus
24:20sur le temps de parole
24:21bref
24:22est-ce que l'arcom
24:22va devenir la police
24:23des réseaux sociaux
24:24et bien on en débat
24:25dans une poignée de secondes
24:25à tout de suite sur Sud Radio
24:27Sud Radio
24:30Parlons vrai
24:31Jusqu'à vendredi
24:32Partez au soleil en règle

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