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Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Alors François Bousquet, selon vous le racisme anti-blanc c'est un phénomène massif mais qui est totalement occulté,
00:05c'est ce que vous dites dans votre ouvrage, vous dévoilez un tableau précis et accablant d'une génération sacrifiée
00:09et pendant ce temps-là la gauche continue de dire que ça n'existe pas.
00:13J'aimerais chers auditeurs vous proposer un sonore, c'est un mois après le meurtre de Thomas,
00:19on se rappelle Mathilde Panot, la présidente du groupe La France Insoumise à l'Assemblée Nationale,
00:23elle affirmait face à Marion Maréchal sur BFMTV que le racisme anti-blanc était une invention de l'extrême droite.
00:29Je vais vous expliquer ce qu'est le racisme.
00:31Le racisme a un côté structurel qu'on appelle systémique, avec un ensemble de discriminations
00:37qui s'appliquent à des personnes, soit selon leur couleur de peau, selon leur religion réelle ou supposée, leur orientée...
00:44Bon, voilà.
00:45Donc ça n'existe pas pour le racisme.
00:45Attendez, Marion Maréchal, s'il vous plaît.
00:47Je vous dis, il y a des discriminations, il y a des appels à la haine qui peuvent exister et
00:52qui sont tout à fait condamnables,
00:53mais ça ne s'appelle pas du racisme anti-blanc qui, je le rappelle, est une invention de l'extrême
00:58droite.
00:58Ah, oui, d'accord.
00:59Et donc, quand en Moselle, le 9 décembre dernier, il y a un homme qui se fait planter de 9
01:02coups de couteau
01:02au cri de sale blanc et de sale gouère, ce n'est pas du racisme anti-blanc ?
01:05Donc, François Bousquet, la gauche, a priori, sur ce sujet, semble assez irrécupérable.
01:09Même maintenant, ils continueront de dire que le racisme anti-blanc n'existe pas.
01:11En revanche, Naïma Moutchou, la ministre des Outre-mer, il y a quelques jours, a apporté son soutien à Luca
01:16Ding,
01:16le joueur de football de l'équipe de France.
01:18Après des commentaires racistes anti-blancs, selon elle, le racisme n'a pas de couleur.
01:22Est-ce que vous n'avez pas l'impression que les choses sont un petit peu en train de changer
01:26?
01:26Du côté du gouvernement, du côté de la justice, le racisme anti-blanc est une problématique
01:30qu'on prend davantage en compte ?
01:32Oui, oui, Crépaule, il y a un avant et un appelé Crépaule, c'est indiscutable.
01:35Pour autant, il y a quand même un bloc de négation et de déni à gauche, à la gauche de
01:40la gauche et jusqu'au centre.
01:41Parce que le gouvernement est partagé, en réalité, Orberger pense que le racisme anti-blanc, par exemple, n'existe pas.
01:47Que le racisme anti-français n'existe pas.
01:49Une ancienne porte-parole avait dit, pour elle, comme la ministre des Outre-mer, que c'était une réalité.
01:54Et en effet, c'est une réalité. Le racisme est un phénomène universel, il faut le déplorer, bien sûr,
02:00réciproque, qui fonctionne dans tous les sens.
02:01Or, la gauche nous explique qu'il est un sens unique, sans réciprocité.
02:05Que ce sont forcément les uns qui sont racistes, en l'occurrence les blancs, pour ne pas les citer,
02:09ou les français, disons du moins, et que les victimes sont forcément les racisés.
02:13Donc c'est un discours univoque, totalement asymétrique, qui nous empêche de penser le racisme anti-blanc ou anti-français,
02:20qui tue, il tue à Crépaule, mais sinon qui blesse quantité de jeunes,
02:24parce que ça frappe surtout les univers adolescents.
02:26Vous évoquiez le fait que ça soit de plus en plus partagé.
02:30Il y a eu un sondage, CSA pour Europe, CNews, JDD, qui montre que 67%,
02:35il est intéressant ce sondage, que 67% des Français pensent que le racisme anti-blanc existe.
02:40Et quand vous vous intéressez aux jeunes, c'est Thomas en fait,
02:43les 18-24 ans, ils sont 78.
02:45Donc c'est un phénomène qui se touche...
02:47La grande majorité, il croit, oui.
02:48Oui, la grande majorité de la jeunesse, parce que les comportements dans la jeunesse, à l'adolescence, sont désinhibés.
02:54Dans la cour d'école, sur les terrains de football, mais ça, vous voyez, pour les terrains de football,
02:58Pierre Ménèse dit régulièrement qu'il y a du racisme anti-blanc, en donnant le cas de son fils,
03:02mais à chaque fois, il doit revenir, parce qu'il est tellement harcelé sur les réseaux sociaux,
03:07en lui disant, ça n'existe pas, Pierre Ménèse.
03:09Il doit se rétracter et s'excuser.
03:11Donc oui, on a progressé, enfin progressé, on parle d'un délit lourd,
03:16là, pour le coup, qui a entraîné la mort.
03:18Donc on commence à le reconnaître, mais timidement, il y a eu très peu d'affaires
03:23qui ont débouché sur une condamnation, mais ça commence.
03:26Or, c'est un bruit de fond de la société, 67% des Français, 78 pour les 18-24 ans.
03:32Il y a un autre sondage, commandé par la LICRA, qui est plutôt à gauche,
03:36la LICRA, centre-gauche, disons, qui lutte contre le racisme et l'antisémitisme,
03:39qui montre que 39%, 39% sur un très gros échantillon de Français
03:43disent avoir été victimes de racisme anti-blanc, c'est-à-dire 20 millions de gens.
03:47Donc c'est quelque chose de lourd, de massif, mais qui est banalisé, malheureusement,
03:52il est banalisé. Pourquoi ? Parce que la justice le condamne trop peu souvent.
03:57Eh bien là, la justice a décidé d'en faire autrement.
03:59Merci beaucoup, François Bousquet, d'avoir été avec nous,
04:01rédacteur en chef de la revue Élément, auteur de Sale Blanc,
04:04ce racisme qu'on ne veut pas voir aux éditions de la Nouvelle Librairie.
04:08Merci beaucoup.
04:09Alors, Vincent Roy, sur l'histoire de Thomas,
04:11on se rappelle des éditos de Patrick Cohen,
04:13on se rappelle du livre Une Nuit en France,
04:15dans une forme de réécriture de l'histoire.
04:17Il blotte mal le traitement médiatique, parce que de toute façon,
04:19ce qui s'était passé, c'était la faute de ces news.
04:21Ils étaient venus s'amuser et draguer des filles.
04:23Et tout comme pour dire, en fait, que les torts, en fait,
04:25venaient de tous les côtés, si vous voulez, dans cette espèce de rixe
04:27qu'ils ont cococté eux-mêmes.
04:29Est-ce que ces personnes-là se sont complètement disqualifiées,
04:31aujourd'hui ? Ils hurlaient à la théorie du complot ?
04:33On se rend compte que c'est vrai ? C'est ça qui s'est vraiment passé ?
04:34Je ne sais pas, d'abord, ça m'ennuie, parce que Patrick Cohen
04:37va passer de mauvaises vacances, quand il va
04:40se rendre compte que
04:41le réel existe. Vous savez, Lacan disait
04:43le réel, c'est quand on se cogne. Moi, je trouve cette
04:45conversation totalement absurde, évidemment,
04:47que le racisme anti-blanc existe à partir
04:49du moment où le racisme existe.
04:51Et puis, il va continuer
04:52d'exister encore plus fort, quand, dans
04:54un pays comme le nôtre, vous laissez rentrer
04:57à peu près 500 000 personnes par an
04:58qui n'ont pas grand-chose à y faire, sauf 10 à 15%,
05:01qu'on appelle une immigration dite
05:02de travail. Pour le reste,
05:05évidemment, que le racisme
05:06anti-blanc va aller
05:09grandissant. C'est presque
05:11mécanique, si j'ose dire.
05:12Et le nier
05:14par le passé, ou le nier
05:16aujourd'hui, est une imbécilité
05:19avec deux ailes.
05:21Il faut le regarder en face.
05:22Non, mais évidemment que le racisme anti-blanc
05:24existe. À partir du moment où le racisme existe,
05:27c'est même totalement
05:29idiot et vain
05:31de vouloir le nier.
05:33Ça me paraît...
05:35Et d'une certaine manière,
05:36c'est un argument politique, notamment
05:39pour elle et fille,
05:41mais ça ne va pas très loin.
05:42Tout le monde s'en rend compte.
05:43Et d'ailleurs, les Français ne sont la dupe
05:45de rien.
05:46Les sondages que vous avez cités
05:48le prouvent.
05:49Lara Tchékov,
05:50la retenue justement de cette circonstance
05:53aggravante,
05:54qu'est-ce que vous en pensez ?
05:55Est-ce que c'est une bonne chose ?
05:56Est-ce que c'est une bonne chose
05:57pour la famille,
05:58notamment de Thomas,
05:59qui avait été extrêmement choqué,
06:00je le rappelle,
06:01par ce livre,
06:02Une nuit en France,
06:02qui avait complètement réécrit l'histoire ?
06:04Est-ce que vous estimez que là,
06:05la justice a bien fait son travail ?
06:07Bien sûr,
06:08parce qu'enfin,
06:08la parole des victimes est entendue.
06:11Évidemment que c'est une bonne nouvelle.
06:13Jusqu'à présent,
06:14personne ne voulait rien voir,
06:16et désormais,
06:17on en parle,
06:18c'est un fait connu,
06:19reconnu,
06:20je ne demande pas à ce que ça devienne demain
06:23une cause nationale,
06:24mais en tout cas,
06:25le sujet est sur la table.
06:27Maintenant,
06:27il faut que les assassins paient
06:29pour le crime
06:30qu'ils ont commis.
06:31Il faut rappeler que
06:33c'est la gauche
06:35qui a amené
06:35dans le débat public
06:37qui agite en permanence
06:39le spectre de l'identité.
06:41Et les jeunes
06:42sont de plus en plus réceptifs
06:43à cette question de genre,
06:46à cette question d'identité.
06:48Et le racisme anti-blanc,
06:50finalement,
06:51c'est quoi ?
06:51C'est le ressentiment
06:53anti-français.
06:55C'est le blanc,
06:56c'est le mâle,
06:57c'est le français,
06:58c'était le babtou à l'époque,
07:00c'était le gars,
07:02aussi à l'époque.
07:04Et il faut bien rappeler
07:05que le racisme
07:06n'est pas à géométrie variable
07:09et que la République
07:10ne devrait pas établir
07:12de hiérarchie
07:12entre les différents racismes.
07:14Donc aujourd'hui,
07:16ceux qui affirmaient
07:17qu'en réalité,
07:18le phénomène n'existait pas,
07:20vont devoir expliquer
07:21cette décision judiciaire.
07:23Parce qu'on est vraiment face là
07:25à un fait de société
07:27où effectivement,
07:28cette question de l'identité
07:29revient de plus en plus
07:30dans le débat public.
07:30Moi, si vous voulez,
07:31je fais beaucoup de reportages
07:33en banlieue.
07:34Et quand vous allez parler
07:35aux jeunes
07:36et que vous leur demandez
07:38s'ils soutiennent
07:39Jean-Luc Mélenchon
07:40qui a fait effectivement
07:41de cette jeunesse de banlieue
07:43un socle électoral,
07:44eh bien,
07:45ils vous répondent que non.
07:46Pourquoi ?
07:46Parce que Jean-Luc Mélenchon
07:47ne représente pas
07:50le candidat idéal pour eux.
07:52Et c'est pour ça
07:53que quand ces jeunes,
07:54quand vous les questionnez
07:55sur quel candidat serait
07:56pour eux idéal
07:58pour incarner
08:00la présidence française,
08:01ils vous répondent
08:02c'est Bali Bagayoko.
08:03Pourquoi ?
08:03Parce que Bali Bagayoko,
08:04c'est un enfant de la République
08:07qui a évolué
08:08dans le milieu associatif,
08:09dans le parcours du sport
08:10et parce que c'est un candidat
08:12racisé
08:13qui, comme eux,
08:14a subi des discriminations.
08:16Donc, il s'identifie
08:17à Bali Bagayoko,
08:18mais pas à Jean-Luc Mélenchon.
08:19Exactement,
08:19qui, comme eux,
08:20a subi le racisme
08:22et a subi les discriminations.
08:24Et de ce fait,
08:25une partie de l'électorat
08:26de banlieue
08:27et notamment les jeunes
08:28vont voter de plus en plus
08:30dans une logique identitaire
08:32en se disant
08:32finalement,
08:33il est comme nous.
08:34Et Bali Bagayoko
08:35se sert de ça
08:36parce que
08:37lorsqu'un responsable politique
08:39comme lui,
08:40un maire comme lui,
08:41construit son capital électoral
08:43sur une identification
08:44finalement ethnique
08:45ou raciale,
08:46eh bien,
08:47le risque,
08:47c'est de diviser la société.
08:49Alors, Vincent Roy,
08:50je voudrais reparler aussi
08:51de ce traitement médiatique
08:52en mars 2026,
08:54c'était il n'y a pas si longtemps.
08:55Cegneuse avait été mise
08:56en demeure par l'Arcom,
08:58selon qui la chaîne
08:59avait traité cette affaire
09:00de Thomas
09:01de manière univoque.
09:03On se rend compte évidemment
09:04que Cegneuse avait raison.
09:05Oui,
09:05mais il ne faut pas s'attendre
09:06à ce que l'Arcom s'excuse.
09:08C'est ça,
09:08et que l'Arcom revienne
09:10sur sa décision.
09:11Je vais vous dire quelque chose.
09:12Il y a quand même
09:13un truc,
09:14une chose qui est terrible
09:15dans ce pays.
09:16Vincent Roy.
09:16Par exemple,
09:17si vous parlez
09:18de M. Bagayoko,
09:19puisque vous l'évoquiez,
09:21comment le qualifier ?
09:23Alors,
09:24on a trouvé un mot anglais
09:25pour dire
09:26il est black.
09:27Parce que si vous dites
09:28il est noir,
09:29c'est stigmatisant.
09:30Alors,
09:30vous pouvez dire maintenant
09:31que vous avez un mot magique,
09:32horrible d'ailleurs,
09:33qui est racisé.
09:34Il est racisé.
09:35c'est pas bon.
09:35Non mais,
09:36on en arrive dans ce pays
09:37à faire tellement attention
09:40aux mots,
09:42vous voyez,
09:42on est devenu complètement parano,
09:45à faire tellement attention aux mots
09:46qu'on ne sait plus exactement
09:47lequel employé.
09:48On a trouvé ce terme anglais générique,
09:50le black.
09:51Le black,
09:52ça passe,
09:53c'est à la mode,
09:54c'est rap,
09:55c'est bien,
09:56ça passe.
09:56Mais,
09:57vous ne pouvez pas employer
09:58beaucoup d'autres.
09:59Alors,
09:59on va dire le maire,
10:00c'est absurde,
10:01le maire de Saint-Denis
10:03est racisé.
10:04Non,
10:04enfin,
10:05franchement,
10:05on marche sur la tête.
10:07Merci Vincent Roy,
10:08merci Lara Chekou.

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