- il y a 2 mois
Retrouvez l’émission le 18h Eco présentée par Erwan Morice du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00D.F.M. Business présente.
00:05Le 18h éco, Erwan Morris.
00:08Bienvenue si vous nous rejoignez, c'est la suite de votre séquence d'informations en direct tous les soirs pendant
00:15l'été.
00:15Le 18h éco, 30 minutes de condensé d'actualité économique à la une de ce lundi 20 juillet.
00:21Andy Burnham, nouveau Premier ministre britannique, nouveau leader aussi du parti travailliste qui a pris ses quartiers au 10 Downing
00:28Street.
00:29Ancien maire de Manchester, il entend engager le Royaume-Uni sur une nouvelle voie.
00:34On retrouve notre correspondant à Londres dès le début de ce journal.
00:37Un secteur est à l'honneur cette semaine, l'aéronautique avec le salon annuel de Farnborough tout près de Londres.
00:43Cette édition prend place dans un contexte de réarmement.
00:46Nous ferons les comptes du traditionnel match Airbus-Boeing à l'issue de cette première journée.
00:51Et puis un mois après l'annonce du départ de Frédéric Merlin de Chine, le BHV promet une renaissance.
00:57Le grand magasin est-il vraiment sorti de la crise ?
01:01Notre reporter Valentin Edby a rencontré ce matin le nouveau directeur général.
01:04Elle viendra nous raconter.
01:11Andy Burnham est donc le nouveau Premier ministre du Royaume-Uni,
01:15le nouveau leader du parti travailliste et très populaire ex-maire de Manchester.
01:20Et il entend engager le Royaume-Uni sur une nouvelle voie.
01:23Écoutez-le.
01:29Le Royaume-Uni doit montrer au monde entier que nous sommes capables de retrouver notre stabilité.
01:35C'est là notre défi.
01:36Faire en sorte que la politique fonctionne, qu'elle fonctionne mieux.
01:40Je sais que nos concitoyens en ont assez de la politique.
01:43Je vous comprends et je veux être honnête avec vous.
01:46Nous n'avons pas été à la hauteur et nous devons faire mieux.
01:53Et on prend tout de suite la direction de Londres où on vous retrouve Baptiste Moukenstorm,
01:59correspondant de BFM Business.
02:01Baptiste, le nouveau Premier ministre britannique qui a donc donné un peu plus tôt aujourd'hui
02:06les quelques lignes de son projet.
02:07Andy Burnham qui promet de présenter plus tard dans l'année son plan sur 10 ans
02:12pour relancer l'économie britannique.
02:16Oui, 10 ans, alors c'est privilégier.
02:19Le long terme sur le court terme, ça fait partie du mantra d'Andy Burnham,
02:24de la même manière qu'il veut préférer la résolution des problèmes du quotidien
02:28plutôt que la course au sondage, notamment, ou encore privilégier les territoires
02:34par rapport à Londres ou même par rapport aux partis travaillistes.
02:38Ce plan sur 10 ans qu'il promet de présenter plus tard dans l'année,
02:42on aura les détails, c'est aussi une manière de donner des gages de stabilité aux sceptiques.
02:47Par exemple, les financiers de la City qui avaient été un peu effrayés il y a quelques semaines
02:52lorsque Andy Burnham avait parlé de recourir massivement à l'emprunt pour financer ses plans.
02:59Depuis, il a mis de l'eau dans son vin.
03:01Ce matin, Andy Burnham a aussi beaucoup utilisé le mot de disjoncteur
03:06d'un système politique qu'il juge à bout de souffle.
03:10Il veut rompre avec les habitudes de Westminster, autrement dit,
03:13les batailles stériles entre les partis politiques et même à l'intérieur du parti travailliste précisément.
03:19Mais on ne sait pas exactement comment il veut y mener,
03:21si ce n'est bien sûr cette grande réforme de la décentralisation
03:24dont on entend parler déjà depuis plusieurs jours.
03:27Il faudrait, là, des points forts et d'installer le 10 Downing Street,
03:33une partie du 10 Downing Street à Manchester, là justement, où il a été maire pendant neuf ans.
03:38Alors, pour montrer qu'il n'oublie pas les urgences et pour dépasser ce plan de dix ans,
03:43Andy Burnham a aussi annoncé une mesure sociale ce matin,
03:47puisqu'il a annoncé débloquer immédiatement 340 millions de livres pour la lutte contre le sans-abrisme.
03:53Et donc, c'était sa toute première décision officielle.
03:57Baptiste Muckenstorne, notre correspondant à Londres pour BFM Business.
04:01Merci beaucoup Baptiste.
04:03On reste au Royaume-Uni où le sidérurgiste britannique, British Steel, doit prochainement être nationalisé.
04:09Une décision que Londres justifie par la sécurité nationale.
04:13Elle est cependant vivement contestée par son ancien propriétaire, le groupe chinois Jingye,
04:18qui réclame une indemnisation.
04:19Pékin aussi dénonce une atteinte aux intérêts de ses entreprises.
04:23Noah Doman.
04:25Sauver une entreprise en faillite, y investir des centaines de millions de dollars,
04:30puis en perdre le contrôle, c'est le sentiment amer qu'éprouve aujourd'hui le groupe chinois Yenge,
04:35après la nationalisation de British Steel par le gouvernement britannique.
04:38Le sidérurgiste chinois s'estime lésé par cette opération
04:42et réclame une indemnisation intégrale des investissements engagés.
04:46Le groupe assure qu'il défendra jusqu'au bout et par tous les moyens légaux ses droits et ses intérêts.
04:51Car depuis l'acquisition de British Steel en 2020,
04:54Yenge affirme avoir investi plus d'un milliard et demi de dollars pour redresser l'entreprise.
04:59Mais cette activité est devenue lourdement déficitaire.
05:02Et l'an dernier, le groupe avait menacé de fermer les deux derniers hauts fourneaux du Royaume-Uni,
05:06indispensable à la production d'acier.
05:09Face à ce risque, Londres reprend le contrôle de l'entreprise en avril 2025,
05:14avant de décider sa nationalisation,
05:16afin de garantir l'avenir de la sidérurgie britannique,
05:19tout en préservant des milliers d'emplois qualifiés.
05:22Une décision prise au nom de la Sécurité Nationale,
05:25selon le Premier ministre sortant, Kerst Armer.
05:28Un prétexte pour le ministère chinois du Commerce,
05:30qui dénonce une décision portant atteinte à la confiance des investisseurs chinois au Royaume-Uni.
05:35En France, oui, il fait moins chaud,
05:38mais les épisodes de canicule ont été traumatisants.
05:40Et le gouvernement cherche des solutions pour climatiser davantage le pays.
05:45Les industriels du secteur étaient reçus aujourd'hui à Bercy.
05:48Et le constat, c'est qu'on reste très en retrait pour la climatisation dans le secteur résidentiel,
05:52en tout cas trusté par les industriels asiatiques,
05:56alors que la France est plus efficace sur les équipements professionnels.
05:59C'est ce qu'explique le ministre délégué de l'Industrie, Sébastien Martin.
06:04D'abord, on a constaté qu'il y avait une base industrielle
06:07qui était capable de produire beaucoup d'équipements de climatisation,
06:10particulièrement dans le tertiaire, le collectif et l'industriel.
06:14Donc il y a déjà une base industrielle avec des milliers de salariés
06:16qui sont capables de produire pour les grands équipements.
06:18Et la question est de travailler sur l'équipement individuel.
06:21On a des pompes à chaleur RO qui sont produites en France,
06:24qui peuvent être réversibles à condition d'y ajouter certains équipements.
06:28Et puis on a les pompes à chaleur RR qui aujourd'hui sont marginalement produites en France.
06:32Et donc nous avons décidé à partir de la rentrée de septembre,
06:35voir quels sont les leviers financiers qui peuvent être mis en place
06:39pour accompagner la structuration de cette filière
06:42et les outils réglementaires qu'il faudrait faire évoluer pour la faciliter.
06:46Voir dans les aides qui existent déjà,
06:48on a parlé du crédit d'impôt industrie verte par exemple,
06:52s'il n'y a pas des points à faire évoluer dans la réglementation
06:54de ce crédit d'impôt industrie verte.
06:57Voir aussi avec le ministre du Logement sur MaPrimeRénov'
07:00quels sont les dispositifs qui, éventuellement pour l'année prochaine,
07:03il faudrait faire évoluer.
07:05C'est ça les points sur lesquels on va travailler.
07:06Voilà Sébastien Martin, ministre délégué à l'industrie.
07:09La retraite progressive commence enfin à décoller.
07:12Ce dispositif qui permet de toucher une partie de sa pension
07:16tout en continuant de travailler à temps partiel,
07:18était jusqu'ici assez peu utilisé.
07:20Mais selon les derniers chiffres publiés par la Caisse nationale d'assurance vieillesse,
07:25les dernières réformes sont visiblement en train de changer la donne.
07:28Caroline Morisseau.
07:30La progression est spectaculaire.
07:32En un an, le nombre de bénéficiaires a quasiment doublé
07:35pour atteindre 66 800.
07:37Un rebond inédit lié selon la Caisse nationale d'assurance vieillesse
07:41aux nombreuses réformes de ces dernières années.
07:43Le dispositif a été élargi aux fonctionnaires.
07:46Les contraintes des employeurs ont été renforcées.
07:48Ils peuvent moins facilement s'y opposer, sauf en cas d'incompatibilité
07:52avec l'activité de l'entreprise.
07:54Enfin et surtout, depuis septembre l'an dernier,
07:56suite à un accord des partenaires sociaux,
07:58la retraite progressive est désormais accessible
08:00dès 60 ans et non plus 62.
08:02Toutes ces réformes ont aussi permis
08:04de faire parler de ce dispositif
08:06peu connu jusqu'ici.
08:07Les salariés dans les grands groupes essentiellement,
08:10où il est plus facile de passer à temps partiel,
08:12n'hésitent plus à s'en saisir.
08:13D'autant plus que beaucoup d'entre eux ont vu la perspective
08:16de leur retraite s'éloignent avec le recul
08:18de l'âge légal de départ à la retraite.
08:20Ceux qui pensaient partir à 62 ans
08:22et doivent finalement attendre,
08:23y voient une bonne solution pour lever le pied.
08:26La loi d'urgence agricole sera votée ce soir
08:28à l'Assemblée nationale.
08:30Son adoption est incertaine,
08:32car si cette loi est attendue par les agriculteurs,
08:34le bloc central est divisé sur des mesures
08:36qui concernent notamment l'eau et les pesticides.
08:39La filière du lait aussi est divisée,
08:42car dans le texte,
08:43le Sénat a réhabilité la mise en place d'un tunnel de prix
08:46avec un plancher pour payer le producteur
08:48à un prix minimum,
08:50mesure qui risque de pénaliser la compétitivité de la filière,
08:54en tout cas selon François-Xavier Huard,
08:56PDG de la Fédération nationale de l'industrie laitière.
09:00On a à peu près 30 à 40% de notre production laitière
09:02qui part sur des marchés à l'export
09:04et qui dépendent d'autres niveaux de cotation,
09:06c'est-à-dire que ce sont des prix qui sont faits
09:07sur des cotations mondiales,
09:09que ce soit du beurre, de la poudre,
09:10des produits d'ingrédients et qui ne dépendent pas uniquement
09:13d'un prix fixé par une loi en France.
09:16Et donc, si aujourd'hui, on applique ce texte-là
09:18et qu'on nous impose un tunnel de prix,
09:21ce qui est une autre difficulté mis en place
09:22par la loi d'urgence agricole,
09:24ça veut dire que demain,
09:25on a potentiellement 7 milliards de litres de lait
09:27qu'on ne peut plus collecter et valoriser
09:29à des niveaux qu'on valorise aujourd'hui.
09:31Donc, ça représente quand même la production
09:33de 14 000 exploitations laitières.
09:35Donc, si c'est ça la solution proposée
09:38à la souveraineté alimentaire,
09:39la seule chose à laquelle on va arriver,
09:41c'est qu'on va avoir plus d'importations
09:42et on aura moins d'élevage.
09:44Je ne suis pas sûr que ce soit l'objectif politique.
09:46Voilà, François-Xavier Huard,
09:47ce matin sur notre antenne,
09:48PDG de la Fédération nationale de l'industrie laitière.
09:51À noter aussi à l'agenda législatif,
09:53toujours, députés et sénateurs
09:55se sont mis d'accord aujourd'hui
09:56en commission mixte paritaire
09:58sur l'interdiction des réseaux sociaux
10:01au moins de 15 ans.
10:02Le vote définitif est prévu demain.
10:05Près de Londres,
10:07le salon de Farnborough a ouvert ses portes aujourd'hui.
10:10Rendez-vous incontournable du secteur aéronautique.
10:13Cette édition se tient jusqu'à jeudi
10:15dans un contexte de réarmement.
10:17Et l'île Lefahou,
10:18à l'issue de cette première journée,
10:19le traditionnel match entre Airbus et Boeing
10:23a déjà fait sensation.
10:24Et oui, et c'est le constructeur américain
10:26qui commence fort.
10:27Boeing vient d'annoncer la commande
10:30de 100 avions 737 MAX
10:32de la part de SMBC Aviation Capital.
10:35Alors pour l'instant,
10:36aucun montant n'a été dévoilé.
10:38Mais ça symbolise quand même un peu
10:39le retour de Boeing sur le devant de la scène.
10:42Lui qui a été fragilisé ces derniers temps
10:44par des défauts de production,
10:45des poursuites en justice
10:46et des remaniements en interne.
10:49Du côté de Airbus,
10:50rien n'a été dévoilé.
10:51Mais selon des analystes,
10:53le montant total,
10:55la totale des commandes serait de 300 avions
10:58pour Boeing et pour Airbus.
11:00Sinon, autre annonce,
11:01c'est Boc Aviation qui vient de finaliser
11:03une commande de 300 moteurs LIP
11:05auprès de Safran.
11:06Pourtant, Eline,
11:07la priorité des constructeurs
11:09n'est plus temps aujourd'hui
11:10d'annoncer de nouvelles commandes
11:11que de tenir la cadence des livraisons.
11:14Oui, alors que le trafic repart de plus belle,
11:17côté constructeur,
11:18ça ne suit pas.
11:19L'année dernière,
11:20Boeing et Airbus ont livré
11:231393 appareils.
11:24C'était 1605 en 2018.
11:27Bien sûr,
11:28ce n'est pas assez
11:28pour répondre à la demande,
11:30sachant que les deux constructeurs
11:31le disent eux-mêmes.
11:31Il faudrait plus de 40 000 appareils
11:34livrés d'ici à 20 ans
11:36pour répondre aux attentes
11:37des compagnies aériennes.
11:39Rien que cette année,
11:40Airbus affiche un total
11:42de plus de 9 000 avions
11:43à livrer fin juin.
11:45C'est près de 7 000 pour Boeing.
11:47Bien sûr,
11:48la situation est telle
11:49qu'on ne prévoit pas
11:49de créneaux de livraison
11:51pour les monocouloirs
11:52avant 2033.
11:54Alors,
11:54du côté du constructeur américain,
11:56on cherche un peu la parade
11:57pour pouvoir accélérer la cadence.
12:00D'autant qu'il vient enfin
12:02d'obtenir un accord
12:03de la part des autorités
12:04pour produire 47 avions par mois.
12:07Avant,
12:08il était plafonné
12:09dû à des problèmes techniques.
12:10Le souci,
12:11c'est que les constructeurs
12:12eux-mêmes
12:13sont bloqués
12:14dans leur chaîne d'approvisionnement
12:15à cause des retards
12:16de motoristes
12:17ou encore à cause
12:18des retards
12:18des équipementiers.
12:20Merci,
12:20Hélène Lefau.
12:21Pendant que les avionneurs
12:23additionnent les commandes,
12:24on l'a vu,
12:24les compagnies,
12:25elles,
12:25tirent la langue.
12:26C'est le cas de Ryanair
12:27qui publie des trimestriels
12:29en dessous des attentes
12:30marqués par un fort renchérissement
12:32du kérosène non couvert
12:33et une baisse
12:34des prix des billets.
12:35Malgré une hausse du trafic,
12:36sa rentabilité
12:37s'est largement dégradée.
12:38Le bénéfice net
12:39sur un an
12:39est en repli de 34 %.
12:41Chiffre d'affaires
12:42qui ne progresse
12:43presque d'un pourcent
12:43à 4,4 milliards d'euros.
12:45La compagnie confirme
12:46par contre
12:47ses perspectives de trafic
12:48pour l'an prochain
12:49à 216 millions de passagers,
12:51soit une croissance
12:52de 4 %.
12:54Et ce soir,
12:55on s'intéresse aussi
12:56à l'un des acteurs
12:58du secteur,
12:59longtemps présenté
13:00comme le maillon faible
13:01de l'aéronautique européenne.
13:03Il s'agit de Rolls-Royce,
13:05le motoriste britannique
13:07qui a largement redressé
13:08la barre depuis le Covid,
13:10si bien qu'il affiche
13:11désormais des résultats records.
13:12Jean-Baptiste Thuet.
13:15Rolls-Royce arrive
13:15à Fandboro
13:16en pleine renaissance.
13:17Le motoriste britannique
13:19presque à terre
13:19pendant le Covid
13:20a dégagé l'an dernier
13:21plus de 4 milliards d'euros
13:22de bénéfices opérationnels
13:24et vise encore davantage
13:25cette année.
13:26Depuis son point bas
13:27de 2022,
13:28Rolls-Royce a vu
13:29sa valorisation boursière
13:30multipliée par près de 18
13:31pour atteindre aujourd'hui
13:32près de 140 milliards d'euros.
13:34Son principal moteur,
13:36ce sont les gros porteurs
13:37d'Airbus et de Boeing.
13:38Et c'est simple,
13:39plus ils volent,
13:40plus Rolls-Royce encaisse
13:41car le groupe facture
13:42surtout leur entretien
13:43pendant toute leur durée de vie.
13:44Les heures de vol
13:45de ces moteurs
13:46dépassent désormais
13:46leur niveau d'avant-crise
13:47tandis que les commandes
13:49d'A350 remplissent les carnets.
13:51Le groupe profite aussi
13:52du réarmement
13:53avec les moteurs
13:53d'avions de combat,
13:54de sous-marins
13:55ou de blindés
13:55et du boom
13:56des data centers
13:57qui achètent
13:57ces groupes électrogènes.
13:58Mais ce succès
13:59crée un nouveau problème.
14:01Rolls-Royce manque encore
14:01de pièces
14:02et de capacités de maintenance.
14:03Après son redressement financier,
14:05son véritable défi
14:06est désormais
14:07de tenir une cadence industrielle
14:08devenue freinée.
14:09Voilà pour le sujet
14:10donc de Clarbido.
14:1218h15 tout pile,
14:13un point sur les marchés.
14:17Et le CAC 40 clôture donc
14:19cette séance,
14:20première séance de la semaine
14:21dans le vert.
14:22Enfin c'est très léger,
14:23on peut dire à l'équilibre
14:23c'est du vert
14:24mais plus 0,02%
14:26à 8340 points.
14:29Du côté de Wall Street,
14:30la séance est en cours.
14:31Le marché américain
14:32est un peu plus mitigé.
14:33Le S&P 500 progresse
14:35de 0,3%
14:36à 7482 points.
14:38Le Dow Jones est dans le rouge,
14:39moins 0,2%
14:40pendant que le Nasdaq
14:41lui enregistre
14:43une petite hausse
14:44plus 0,6%,
14:4525 689 points.
14:47On va marquer une courte pause,
14:48on se retrouve dans un instant
14:49pour la suite de votre journal.
14:52On parlera d'un groupe
14:53qui lui pourrait bientôt
14:54quitter la cote.
14:55Il s'agit de Pierre et Vacances
14:57qui avance dans son process de rachat
14:59par un fonds Emirati.
15:01A tout de suite.
15:03DFN Business présente
15:08Le 18h écho
15:1118h17, nous sommes toujours en direct.
15:13Bienvenue si vous nous rejoignez
15:14dans votre rendez-vous
15:15d'actualité économique du soir.
15:17Et on poursuit avec l'actualité
15:18des entreprises.
15:20Ce lundi, Pierre et Vacances
15:21et le fonds Emirati
15:22Moubadala Capital
15:24qui annonce avoir trouvé
15:25un accord sur les modalités
15:26de rachat du groupe touristique.
15:28Un pas de plus
15:29vers une OPA
15:30qui valorise Pierre et Vacances
15:31à près d'un milliard d'euros.
15:33Hélène Cornet.
15:3480% des actionnaires
15:36de Pierre et Vacances
15:37ont apporté leur soutien
15:38à l'opération.
15:39C'était le cap nécessaire
15:40pour valider l'OPA
15:41et passer à une nouvelle phase
15:42de développement.
15:43Pierre et Vacances
15:44a beaucoup souffert
15:45de la crise sanitaire.
15:46Il n'a évité la faillite
15:47que grâce à une importante
15:49restructuration.
15:50Toute la stratégie du groupe
15:51est basée désormais
15:52sur une montée en gamme.
15:53Un peu à l'image du Club Med.
15:55Mais pour cela,
15:56il a besoin d'énormes investissements
15:57pour rénover ses 45 000 appartements
16:00et villas.
16:01L'OPA nous donne les moyens
16:02de poursuivre nos efforts,
16:03se félicite son directeur général.
16:05Pour le fondat Bouddhabi,
16:07ce rachat est l'occasion
16:08de diversifier un peu plus
16:09son portefeuille.
16:10Après la logistique,
16:12l'immobilier et l'énergie,
16:13il se lance donc
16:14dans le secteur très convoité
16:15du tourisme européen.
16:17Il possède déjà d'ailleurs
16:18une participation
16:19dans l'un des principaux exploitants
16:21de parcs de loisirs en Europe.
16:23Voilà pour le point
16:24avec Hélène Cornet
16:25et dans l'actualité
16:25aussi des entreprises ce soir.
16:27Google pourrait être
16:28à nouveau sanctionnée
16:29cette semaine.
16:30Le géant américain
16:31est dans le viseur
16:32des Européens.
16:33Selon le Financial Times,
16:34Bruxelles devrait annoncer
16:36donc dans les prochains jours
16:37plusieurs centaines
16:38de millions d'euros
16:39d'amende
16:40pour non-respect
16:40du Digital Market Act.
16:43Les explications
16:43de François Xavier.
16:46Après Meta et Apple,
16:47Google pourrait être
16:48le troisième grand groupe
16:49sanctionné au titre
16:50du Digital Market Act,
16:52ce règlement européen
16:53qui impose
16:53de nouvelles obligations
16:54aux plus grandes plateformes
16:56numériques pour limiter
16:56leur position dominante.
16:58Cette sanction arrive
16:59après des mois de discussion
17:00entre Bruxelles
17:01et le géant californien.
17:03La commission reproche
17:04à Google de favoriser
17:05ses propres services
17:06comme Google Shopping
17:07et Google Travel
17:08dans les résultats
17:09de son moteur de recherche
17:10mais également
17:11de limiter la liberté
17:12des développeurs
17:13sur son magasin d'applications.
17:15Cette nouvelle étape
17:15intervient alors que
17:16le bras de fer
17:17s'est encore durci
17:17la semaine dernière.
17:19Dans une autre procédure,
17:20la commission a demandé
17:21à Google d'ouvrir davantage
17:22son moteur de recherche
17:23et Android à ses concurrents,
17:25notamment dans
17:25l'intelligence artificielle.
17:27L'objectif, éviter
17:28que Gemini bénéficie
17:29d'un avantage automatique
17:30face à des services
17:31comme Tchad GPT
17:32ou Anthropik.
17:33Au total,
17:34Google a déjà écopé
17:35de plus de 8 milliards
17:36d'euros d'amende
17:37de la part de Bruxelles.
17:38Une autre amende
17:39qui s'élève cette fois-ci
17:40à 550 millions d'euros,
17:42c'est le montant
17:43que l'Union Européenne
17:44vient d'infliger
17:45à AliExpress,
17:46la filiale du géant Alibaba,
17:48accusée par Bruxelles
17:49d'avoir permis
17:50la vente aux consommateurs
17:51européens
17:51de produits interdits,
17:53dont notamment
17:54des jouets dangereux
17:55et des vêtements
17:56contrefaits.
17:57Noa Doma.
17:59Une amende record
18:00de 550 millions d'euros
18:02contre AliExpress.
18:03Il s'agit là
18:04de la plus lourde sanction
18:05prononcée par Bruxelles
18:06depuis l'entrée en vigueur
18:08du Digital Service Act,
18:09le règlement européen
18:11sur les services numériques
18:12adopté en 2022.
18:13La Commission européenne
18:15s'appuie sur une enquête
18:16ouverte en mars 2024,
18:18où elle estime
18:19que la filiale
18:19du géant chinois
18:20Alibaba
18:21disposait d'un système
18:22défaillant
18:23pour détecter
18:24les produits illégaux
18:25mis en vente
18:26sur sa plateforme.
18:27Résultat,
18:28des jouets dangereux,
18:29des cosmétiques à risque
18:30ou encore
18:31des vêtements contrefaits
18:32sont restés en vente
18:33pendant de longues périodes.
18:34Les vendeurs mal intentionnés
18:36pouvaient également
18:37contourner
18:38les systèmes de vérification
18:39mis en place
18:40par la plateforme.
18:41AliExpress juge
18:42cette demande disproportionnée,
18:44sans préciser à ce stade
18:46si l'entreprise
18:46compte faire appel.
18:48Désormais,
18:48la plateforme dispose
18:49de trois mois
18:50pour présenter
18:51des mesures
18:51de mise en conformité
18:52sous peine
18:53de nouvelles sanctions financières.
18:5618h21
18:56et cette question aussi
18:57ce soir dans le secteur
18:58du retail.
18:59Où en est le BHV ?
19:01Un mois après l'annonce
19:02du retrait
19:02de Frédéric Marlin
19:04et de Chine,
19:04le grand magasin
19:05est-il en bonne voie
19:06pour sortir de la crise ?
19:07Valentin Adby,
19:08bonsoir.
19:09Vous étiez ce matin
19:10au BHV
19:11où vous avez rencontré
19:12le nouveau dirigeant.
19:13Et oui Erwan,
19:14l'ancien bras droit
19:15de Frédéric Merlin
19:16qui affirme avoir rencontré
19:17plus de 50 marques
19:18ces dernières semaines
19:19et d'avoir restructuré
19:2080% de la dette.
19:2237 enseignes
19:22auraient déjà confirmé
19:24leur retour pour la rentrée.
19:25Parmi elles,
19:26on retrouve Sina,
19:27Madura
19:27mais aussi le slip français
19:29dont le départ
19:29avait beaucoup fait parler.
19:31Son principal argument
19:32pour rétablir la confiance
19:33des marques,
19:34un changement
19:35des habitudes de paiement.
19:36Jusqu'ici,
19:36les marques présentes
19:37en corner
19:38étaient payées en fin de mois.
19:39Désormais,
19:40elles pourront récupérer
19:40leur chiffre d'affaires
19:41beaucoup plus rapidement
19:42dès le soir même.
19:44Mais la reconquête
19:45est loin d'être terminée.
19:46Certaines marques
19:47de mode premium
19:47comme Maj et Sandro
19:49ne sont toujours pas revenues
19:50et il n'y aura d'ailleurs
19:51pas de retour
19:52des marques de beauté
19:53ou de la mode masculine.
19:54Le groupe fait le choix
19:55de se concentrer
19:56sur ce qui a fait
19:56l'identité du BHV,
19:58la maison
19:58qui représentera
19:594 des 6 étages du groupe.
20:01Alors Valentine,
20:02il y a un autre dossier sensible
20:03pour le BHV,
20:05celui des murs
20:05et ce bras de fer
20:06avec Brookfield.
20:08Exactement,
20:08un bras de fer
20:09sur le rez-de-chaussée
20:10du magasin
20:10puisque le propriétaire
20:11canadien des murs
20:12veut récupérer
20:1360% de la surface
20:14pour lancer ses travaux
20:16d'ici un an
20:17et à terme
20:17y installer ses propres corners.
20:19À la clé pour le BHV,
20:20il y a une indemnité
20:21de plusieurs millions d'euros.
20:23Le grand magasin
20:24qui affirme
20:24avoir libéré cette surface
20:26et de ne toujours pas
20:27avoir touché cette indemnité.
20:28Mais la réalité
20:29semble plus complexe.
20:30Des problèmes
20:31de mise en norme
20:32restent encore à régler.
20:33Karl-Stéphane Contentin
20:34n'en démord pas.
20:35Il veut réinstaller
20:36entièrement le rez-de-chaussée
20:37dès le mois de septembre.
20:38C'est un choix important
20:39puisque ce rez-de-chaussée
20:40c'est la vitrine du magasin.
20:42C'est là que se joue
20:43l'envie d'entrer
20:43mais surtout
20:44l'envie de revenir.
20:46Valentine Hadby
20:47avec nous ce soir.
20:47Merci beaucoup Valentine.
20:49Et alors que le BHV
20:50tente de se recentrer
20:51sur la maison,
20:52l'enseigne chinoise OCE
20:54veut faire la même chose.
20:55Ce nouvel acteur
20:56a ouvert ce week-end
20:57sa boutique
20:57dans un centre commercial
20:59en Essonne.
21:00C'est une première
21:01pour lui en Europe.
21:02Créée en 2014,
21:03la marque chinoise
21:04possède déjà
21:05180 magasins
21:06dans le monde.
21:07Elle entend désormais
21:08conquérir
21:08le marché européen
21:10dont elle assure
21:10pouvoir séduire
21:11une large clientèle.
21:13Les explications
21:14d'Eline Le Faou.
21:16OCE définit son style
21:17comme étant
21:18un mi-chemin
21:19entre Zara,
21:19Miniso et Emma.
21:21Avec plus de 2500 références
21:23dans son catalogue,
21:24tous les indispensables
21:25sont au rendez-vous
21:26de la cuisine
21:27au bien-être
21:27jusqu'au voyage.
21:28jusqu'ici rien
21:30de différenciant
21:30dans un paysage
21:31ultra concurrentiel.
21:33Mais là où la marque
21:34sait qu'elle a une carte
21:34à jouer,
21:35c'est sur son positionnement.
21:37Celui d'un design nordique
21:38à petit prix,
21:39une promesse
21:40qui a déjà séduit
21:41en France
21:41à l'image
21:42des enseignes danoises
21:43Sostrengren
21:44ou Flying Tiger Copenhagen.
21:46Toujours dans l'optique
21:47de viser une large clientèle,
21:49OCE opte également
21:50pour une communication
21:51tournée principalement
21:52vers les réseaux sociaux.
21:53L'ouverture en Essonne,
21:54ce veut être
21:55un test pour la marque
21:56qui prévoit déjà
21:57d'ouvrir une quinzaine
21:58de boutiques en France
21:59d'ici 2028.
22:00Le développement
22:01en franchise
22:01est notamment
22:02sur la table
22:03et OCE peut se permettre
22:04de rêver grand.
22:05C'est notamment
22:06à Sainte-Geneviève-des-Bois
22:07que Carrefour a ouvert
22:08il y a 60 ans
22:09son premier hypermarché.
22:11Les pépites françaises
22:12de l'informatique quantique
22:13sont-elles en position
22:15de faiblesse ?
22:16La France a réussi
22:17à faire émerger
22:18plusieurs acteurs crédibles.
22:19On vous en a parlé
22:20sur notre antenne
22:21mais selon la Cour des comptes
22:22qui vient de publier
22:23un rapport sur le soutien
22:24de l'État
22:25à cette technologie,
22:26le risque est déjà
22:28de les voir passer
22:29sous pavillons étrangers.
22:30Jean-Baptiste Thuet.
22:32Le secteur entre
22:33dans sa phase
22:34la plus coûteuse.
22:34Il faut désormais
22:35transformer les prototypes
22:36en machines industrielles
22:37alors que le marché
22:38n'existe pratiquement
22:39pas encore.
22:39L'exemple britannique
22:40est un avertissement.
22:41Oxford Ionix
22:42remarqué pour ses avancées
22:43technologiques
22:44a été racheté
22:44quelques mois plus tard
22:45par une entreprise américaine.
22:46En France,
22:47Pascal par exemple,
22:48société en pointe
22:49plus de 300 salariés,
22:50valorisation qui pourrait
22:51approcher les 2 milliards
22:52de dollars.
22:53Mais sa levée de fonds
22:53de 100 millions d'euros
22:54en 2023 reste
22:55selon la Cour des comptes
22:5610 fois inférieures
22:57à celles de certains
22:58concurrents étrangers.
22:59Même les 340 millions d'euros
23:01annoncés pour préparer
23:02son entrée au Nasdaq
23:02doivent être financés
23:03pour moitié
23:04par des investisseurs étrangers.
23:06Autre exemple,
23:07l'entrée il y a quelques semaines
23:08de Nvidia
23:08au capital d'Alice et Bob.
23:10La France ne compte
23:11qu'un seul fonds d'investissement
23:12spécialisé dans le quantique.
23:14A titre de comparaison,
23:15une entreprise américaine
23:15a levé 1 milliard de dollars
23:17en une seule opération
23:18en 2025.
23:18Résultat,
23:19malgré le milliard
23:20et demi d'euros
23:21de fonds publics
23:22prévus par la France
23:22depuis 2021,
23:23les start-up
23:24restent sous-capitalisées.
23:26La Cour des comptes
23:26parle désormais
23:27d'une véritable guerre
23:28d'attrition.
23:29L'État a financé
23:30leur naissance,
23:31mais sans capitaux
23:31privés supplémentaires,
23:32d'autres pays
23:33pourraient financer
23:34leur croissance
23:35et récupérer la technologie.
23:36Jean-Baptiste Thuet,
23:37le clic du jour,
23:38ce qui peut intéresser
23:39ceux qui nous écoutent
23:40depuis la plage.
23:41C'est le mois de juillet,
23:42il y a sûrement
23:42beaucoup de monde.
23:43C'est une innovation française,
23:45un ingénieur,
23:48le plastique,
23:49innovation grâce à laquelle
23:51il a fabriqué
23:51sa planche de surf.
23:53Mais voilà,
23:53face à l'envolée
23:54du prix des énergies fossiles,
23:55ce sont les secteurs
23:56du luxe et de l'aéronautique
23:58qui s'intéressent
23:59désormais à sa technologie.
24:00L'article est à retrouver
24:01sur le site
24:02de BFM Business.
24:03A noter dans vos rendez-vous
24:05demain,
24:05le grand entretien,
24:067h45,
24:07Sandra Gondouin
24:08reçoit Clément Beaune
24:09au commissaire au plan.
24:11Dans un instant,
24:11vous retrouvez
24:12les experts de l'IMO
24:13avec Marie-Cœur de Roy.
24:15Très bonne soirée
24:15sur BFM Business.
24:18Le 18h écho
24:20sur BFM Business.
Commentaires