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  • il y a 8 minutes
Cinq jours après la mort du jeune militant nationaliste tué lors d'une rixe à Lyon entre militants anti-fascistes et le collectif d'extrême droite Nemesis, LFI tente de prendre ses distances en dénonçant une "récupération politique". Une minute de silence est prévue à l'Assemblée ce mardi 17 février, avant une séance de questions au gouvernement qui s'annonce électrique.

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Transcription
00:00Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la députée.
00:03D'abord, évidemment, des mots d'empathie, de compassion pour la famille de Quentin, pour tous ceux qui le connaissent.
00:11Et soyez assurés qu'avec M. le ministre de l'Intérieur, qui est en ce moment, comme vous le savez,
00:13en déplacement officiel en Algérie,
00:15nous mettons les moyens auprès du procureur de Lyon comme de la police judiciaire lyonnaise
00:20pour que les auteurs soient interpellés, présentés devant la justice,
00:25et nous l'espérons condamnés à la hauteur de l'homicide volontaire tel que ça a été qualifié par le
00:29procureur de la République de Lyon.
00:31Vous posez, Madame, la question des groupuscules qui utilisent la violence physique pour mettre leurs idées en premier
00:39et qui tuent, comme vous l'avez dit, ma Présidente, non pas de mort lente, comme le disait Brassens,
00:43mais physiquement, déplaçant ainsi une démocratie en état de sauvagerie.
00:49Comme ministre de l'Intérieur, j'ai dissous de nombreuses associations d'ultra-droite et d'ultra-gauche.
00:53Et nous devons continuer à les dissoudre, comme l'a fait Bruno Rotailleur lorsqu'il l'a proposé,
00:57et comme va continuer à le faire, vous le savez, Laurent Nunez.
01:00Et oui, vous aurez le gouvernement toujours à vos côtés, et j'espère le Parlement aussi,
01:03lorsqu'il faudra mettre fin à des actions et des agissements qui sont contraires à toute la démocratie.
01:10Et je pense que, vous l'avez dit également, la brutalisation de la vie politique doit arrêter.
01:15Vous l'avez dit, M. Glucksmann l'a dit aussi, je voudrais souligner l'unanimité politique, quasiment l'unanimité politique.
01:21Il y a de la brutalisation quand on dit que la police tue, alors que 10 à 15 policiers et
01:25gendarmes meurent par an.
01:27Il y a de la brutalisation lorsqu'on met la tête d'un ministre, en l'occurrence Olivier Dussopt,
01:33sur un ballon de football et on se déchaîne sur lui.
01:36Il y a de la brutalisation lorsqu'on justifie l'action de la jeune garde,
01:39et qu'on investit au candidat aux élections législatives, son dirigeant,
01:43déjà pour coder pour violence physique.
01:51Jean-Paul Sartre disait que les mots étaient des revolvers chargés,
01:55que ceux qui arment les revolvers des mots les déchargent pour que nous puissions avoir une démocratie vivante
02:00et qui ne se termine pas par la mort de jeunes hommes et de jeunes femmes dans la rue.
02:03Merci.
02:04Merci.
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