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Retrouvez notre soirée spéciale "Gironde, Var, Côte-d'Or... La France s'embrase", présentée par Marie Chantrait sur BFMTV ce mercredi 29 juillet 2026.
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00:0020h sur BFM TV, si vous nous rejoignez, d'importantes reprises de feu ont été constatées en Gironde suite de
00:08notre édition spéciale.
00:09Et vous le voyez, tous nos reporters, les équipes de BFM TV qui sont mobilisées sur le terrain un peu
00:15partout dans le département de Gironde
00:17parce que la situation inquiète les pompiers qui l'avaient anticipé, la complémentarité de très forte chaleur.
00:24Il a fait jusqu'à 41 degrés aujourd'hui dans les terres en Gironde. Et puis ce vent tournant, Anthony
00:30Ferry, notre spécialiste météo nous le disait,
00:33ce vent tournant parfois imprévisible, ce qui fait craindre une nuit particulièrement compliquée.
00:39Même si Anthony, encore une fois, essayons d'être optimistes, Météo France qui travaille là aussi avec les pompiers,
00:45eh bien anticipe quand même une baisse des températures à partir de demain qui devrait quand même un tout petit
00:51peu faciliter leur travail.
00:52Et cette baisse sera matérialisée de manière très concrète par le passage en vigilance jaune canicule des deux départements de
01:00la Gironde et des Landes
01:01qui étaient jusqu'à présent en vigilance orange.
01:04Donc effectivement, la température va baisser sur ces deux départements.
01:08Donc très concrètement, aujourd'hui, on a mesuré jusqu'à, et c'est le record du jour sans doute, 42
01:14degrés 2 à Sauterne en Gironde.
01:16Demain, on va vraiment quasiment en perdre 15, puisque l'on sera sur une moyenne de 27 degrés, par exemple,
01:23pour la ville du Porges.
01:2427 degrés, c'est ce que l'on va connaître pour ces prochains jours.
01:27Avec là aussi à nouveau un faiblissement du vent.
01:30On était à 35-40 km par heure aujourd'hui.
01:33Eh bien demain, au Porges, par exemple, il ne soufflera plus que, si je puis dire, à une dizaine de
01:38kilomètres par heure.
01:39Et ces conditions devraient se maintenir.
01:41Mais comme vous l'avez dit, Marie, la seule difficulté encore pour les pompiers, c'est le fait que ce
01:47vent va tournoyer.
01:48Donc va rendre assez difficile l'anticipation du mouvement du feu.
01:51Oui, on le voit, ces fumées toujours particulièrement importantes vers Lenton, parce que ces reprises de feu ont été constatées.
01:59Et c'est tout le territoire, ou une partie du territoire aussi, qui est concerné.
02:03On n'oublie pas le Var, Var à Brignol, où des incendies ont été repérées encore une fois, qui mobilisent
02:10des centaines d'hommes.
02:11Mais aussi, de manière un peu plus, peut-être inattendue, la Côte d'Or, proche de Dijon, où là, ce
02:16sont une centaine de pompiers qui sont mobilisés.
02:20Ils avaient prévu, vous donnez le Jean-Serreur.
02:21Ils avaient prévu toute la zone est.
02:23Près de coucher, notamment après des jours et des jours de température caniculaires qui ont considérablement asséché les sols.
02:33Et ce qui, évidemment, faisait redouter le pire, Mika.
02:36On a une baisse de température très significative, comme l'a signalé Anthony, demain, effectivement, en Gironde et sur toute
02:41la façade atlantique.
02:42Mais on a une augmentation des températures relativement élevée à l'est.
02:46Et pour le coup, la Côte d'Or, c'est une zone où là, on pense qu'il y aurait
02:49entre 36 et 38 degrés demain.
02:52Donc, de fait qu'il y ait un feu aujourd'hui en Côte d'Or, c'est absolument fondamental, évidemment,
02:57de pouvoir l'attaquer le plus vite possible.
02:58Parce que demain, avec des températures très élevées et la sécheresse, de fait, on pourrait se retrouver dans la logique
03:04des 3,30.
03:05Priorité au terrain.
03:06On vous retrouve une nouvelle fois, Lola Baille.
03:08Vous étiez tout à l'heure à côté d'un bénévole qui avait fait des kilomètres pour aider les pompiers
03:13à venir en appui.
03:14Là, je crois que vous êtes à côté d'un infirmier.
03:16Là aussi, il ne compte pas ses heures pour venir en appui des sapeurs-pompiers, des soldats du feu et
03:23donner un peu de son temps.
03:31Je ne sais pas si vous nous entendez, Lola Baille.
03:34Elle ne nous a pas entendus.
03:36En effet, sur zone, la situation est particulièrement aussi compliquée pour nos équipes.
03:42Des liaisons parfois difficiles à trouver avec toujours ces images.
03:46On est saisi encore une fois ce soir, Anthony, par cette fumée, chape de plomb qui reste dans l'atmosphère.
03:54Ça doit être très compliqué pour les équipes sur place.
03:56Ça doit être très compliqué pour les équipes sur place.
03:58D'autant que s'ajoute évidemment à cela la température.
04:01Comme on l'a dit tout à l'heure, avec 40 degrés en pleine après-midi,
04:04vous imaginez bien qu'avec les sous-couches évidemment de ces pompiers,
04:07on peut facilement monter sous la combinaison à une cinquantaine de degrés.
04:11Et vous constatez aussi avec ces arbres qui sont derrière,
04:15le principal problème de cette végétation très haute,
04:17c'est qu'il faut absolument protéger évidemment le houppier,
04:21c'est-à-dire la base de la végétation avec ces branches qui montent jusqu'à la cime.
04:24Parce que si jamais le feu arrive jusqu'à ces cimes,
04:27ça donne évidemment un feu de cime.
04:28Tous les arbres sont à la même hauteur.
04:30Et donc c'est pour cela que ça peut très rapidement se propager.
04:33Lola Baille, je crois que vous nous entendez à nouveau.
04:36Je le disais, l'an de solidarité des bénévoles qui ne comptent pas leurs heures.
04:39Vous étiez tout à l'heure à côté d'un homme qui était venu de loin.
04:43Là, je crois que vous êtes avec un infirmier aux côtés des pompiers.
04:50Effectivement, on est avec Adrien.
04:51Adrien, ça fait quatre jours qu'il s'est mobilisé.
04:53Il vient du nord Gironde, exactement.
04:57Et pour lui, il me disait que c'était important justement d'être ici.
05:01Pourquoi, quand vous voyez ce spectacle, vous vous dites,
05:04je ne veux pas rester les bras croisés ?
05:06Parce qu'il faut qu'on soit tous solidaires.
05:08C'est très important d'être derrière nos pompiers aussi.
05:11Parce que malheureusement, ils n'ont pas assez d'approvisionnement en eau.
05:14Donc nous, si on peut les aider, tout ce qui est agriculteurs, artisans.
05:17Qu'est-ce que vous avez fait concrètement ?
05:19Alors nous, on a un poids lourd avec des cubes.
05:22Donc on va les remplir à tout ce qui est banc, l'incendie,
05:26forage aussi des agriculteurs qui nous laissent y aller librement.
05:30Donc avec ça, on remplit du coup nos cubes.
05:32Là, on a 12 mètres cubes.
05:34Et avec ça, avec une motopompe, on va rapprovisionner le camion de tous les pompiers qui en ont besoin.
05:40Ici, à Lenton, on est en bordure du départemental.
05:43C'est un champ.
05:44Ça semble désormais se terminer, ces reprises.
05:47Mais tout ça, bien sûr, on parle sur le principe de précaution.
05:51Parce qu'on sait que c'est très volatil.
05:53Hier, par exemple, il y avait 14 reprises de feu.
05:55Vous, vous suivez en face, c'est itinérant.
05:57En fonction, c'est les pompiers qui vous appellent.
06:00Et vous les suivez, c'est ça ?
06:01Alors non, ce n'est pas les pompiers qui nous appellent.
06:03L'organisation, pour les civils, c'est un petit peu compliqué.
06:07On essaye de voir, on voit avec les autres où est-ce qu'ils ont besoin.
06:11Les gens, en général, quand ils reviennent d'un point où les pompiers ont besoin d'eau,
06:15ils nous le disent.
06:16Et puis quand on réapprovisionne sur les points, on sait plus ou moins où est-ce qu'il faut aller.
06:21Un dernier mot, Adrien.
06:22Quand vous voyez ces pins calcinés, carbonisés, avec ce tapis de cendres au sol,
06:29qu'est-ce que vous dites ?
06:30C'est terrible, c'est terrible.
06:31C'est une catastrophe pour la nature, pour tout le monde, même pour la région.
06:38Ça va mettre du temps à se remettre.
06:40Merci beaucoup d'avoir été avec nous, Adrien, accompagné de Teddy,
06:44son camarade qui nous sourit derrière leur masque.
06:48Vous l'avez entendu, l'inquiétude et la mobilisation des habitants,
06:52main dans la main, des agriculteurs, des paysagistes un peu plus tôt,
06:56ou encore d'étudiants qui veulent être aux avant-postes pour parer toutes les reprises de cet incendie.
07:02Merci beaucoup, Lola Bay, avec William Gay pour ce nouveau témoignage.
07:07On va dans un instant retrouver une habitante de Lacanau.
07:11Mais d'abord, un point de situation sur ce qu'il se passe dans le Var, près de Brignol.
07:15Les informations qui nous parviennent, ce sont 250 sapeurs-pompiers ce soir
07:20qui sont engagés pour lutter contre les flammes, 85 engins, 3 Canadair, 7 hélicoptères, 2 avions d'âge.
07:28Et on apprend ce soir, Anthony Ferry, que là aussi, des évacuations de plusieurs quartiers ont dû être ordonnées.
07:35Cela fait évidemment écho à ce qui s'est passé ces derniers jours en Gironde.
07:39Les environs de Brignol, donc, et des habitants jusqu'à 600 obligés de quitter leur domicile.
07:45Oui, 650 précisément qui ont été évacués, notamment de plusieurs quartiers, au moins deux de Brignol,
07:52à savoir Pélicon et Tombarelle.
07:55Et la mairie, justement, on apprend qu'elle organise l'accueil des évacués, justement, dans le hall des expositions.
08:00Et au total, c'est même sept quartiers à 19h30 qui sont évacués.
08:04Et le feu qui se rapprocherait, donc, de Brignol, c'est une situation qui est, évidemment, à surveiller.
08:09On le rappelle, il y a trois incendies en cours actuellement dans le Var.
08:12Un à Brignol, un à Vidoban et, évidemment, celui qu'on connaît de Pont-Évès.
08:16Peut-être rappeler les mesures de prévention et de sécurité en cas d'évacuation.
08:20Dès lors que l'autorité vous demande d'évacuer, donc, il y a un axe qui sera désigné pour, justement,
08:24atteindre une zone d'accueil des impliqués, un centre d'accueil des impliqués.
08:28Ça fait partie, d'ailleurs, de cette posture de défense que chaque commune met en œuvre.
08:32Et, en l'occurrence, cette évacuation, elle a été faite fortement en amont
08:36puisqu'on est malgré tout sur un feu qui a une proximité immédiate avec la ville de Brignol,
08:41amenant, justement, les autorités et nos sapeurs-pompiers
08:44sur un mécanisme d'anticipation de ventiler ce flux de personnes.
08:47Encore une fois, quand on évacue, c'est suffisamment en amont
08:49parce qu'on ne veut pas évacuer, au dernier moment, un important volume de personnes
08:53qui pourraient contrevenir à nos actions.
08:55– Effectivement, c'est important de le rappeler aussi.
08:58N'hésitez pas aussi à regarder vos téléphones portables.
09:01France Alerte, ça marche très bien.
09:03Ça s'est vu ces derniers jours.
09:05Et suivez ces indications des évacuations qui ont aussi, donc, été ordonnées.
09:10Hier, à Lacanau, 4000 touristes, notamment occupants de camping,
09:15à qui on a demandé, eh bien, de quitter leur logement de vacances.
09:19Pas de mouvements de panique observés, mais c'est vrai que c'est à chaque fois un traumatisme.
09:24Lacanau, vous allez voir des images qui nous sont parvenues,
09:27d'images témoins BFM TV, totalement vidées de ces habitants.
09:32Regardez, on est un 29 juillet.
09:34Ça rappelle un peu les heures du Covid et du confinement, très clairement.
09:38C'est vrai que, connaissant bien la région, on n'imaginait pas,
09:42en plein été, en pleine saison estivale, constater des commerces,
09:46des glaciers entièrement fermés.
09:48Et la difficulté d'avoir des perspectives sur quand la réouverture,
09:53quand les habitants pourront regagner leur domicile.
09:56Bonsoir, Isabelle.
09:57Vous êtes kinésithérapeute à Lacanau, justement.
10:01J'imagine que ça doit être des heures difficiles à vivre.
10:04Même si, eh bien, les patients sont moins nombreux,
10:07vous avez décidé d'occuper votre temps et proposer des massages bénévoles,
10:11notamment aux pompiers qui, sans doute, dans 16 heures, en ont bien besoin.
10:16Bonsoir, oui, on essaie d'être sur le terrain.
10:20On a mis une cellule de kiné-ostéo en collaboration avec nos médecins,
10:26pour essayer de recevoir les pompiers, les militaires aussi,
10:29qui sont sur le point de Lacanau.
10:35Effectivement, vous mettez à disposition votre activité.
10:42Vous n'avez pas hésité, j'imagine ?
10:48Je n'ai pas entendu.
10:49Non, je disais, vous n'avez pas hésité à proposer ces massages
10:54pour les pompiers et ceux qui en ont besoin ?
10:58Oui, on est content de pouvoir essayer de les aider un peu,
11:02parce qu'ils sont sur le terrain.
11:04Nous, c'est notre environnement.
11:06On est entourés de pins ici et on sait qu'ils travaillent de façon acharnée pour nous aussi.
11:11Donc, on est content de pouvoir les aider un peu aussi, à notre niveau, bien sûr.
11:16L'atmosphère dans votre ville, Lacanau, justement, je parlais de ces 4000 évacuations ordonnées hier.
11:22C'est beaucoup de touristes qui étaient concernés dans des campings, des locations saisonnières.
11:28On voit ces photos qui nous ont aussi été envoyées.
11:32Ça doit être quand même très, très particulier, vous qui connaissez particulièrement le coin.
11:37C'est une ville fantôme au niveau, effectivement, de la population et des touristes.
11:44En revanche, c'est un ballet d'agriculteurs, de remplissage de cuves au lac.
11:52C'est le gymnase et le centre-ville qui est rempli de gendarmes, de pompiers, de militaires,
12:01de toutes les équipes de la ville.
12:03Tout le monde s'est mobilisé pour les alimenter.
12:08Il y a beaucoup de dons, il y a beaucoup de vêtements, beaucoup de chaussures,
12:12beaucoup de plans d'affaires.
12:15Il y a énormément de choses parce qu'en fait, les chaussures fondent aussi.
12:21Pour les aidants qui sont sur les feux et sur les tourbes, les semelles fondent.
12:25Donc, on essaie de retrouver des chaussures pour qu'ils puissent se chausser.
12:31On essaie d'être un peu sur tous les fronts.
12:36Isabelle, vous êtes habitante de Lacanau.
12:38Vous avez décidé, vous, de rester ou vous n'êtes pas directement concerné par ces évacuations ?
12:43On n'est pas directement concerné par les évacuations.
12:48On a décidé de rester parce qu'on a nos habitations
12:51et que c'est plus facile finalement pour nous quand on est acteur
12:55de rester et d'aider que de voir la situation au loin
12:59parce que c'est encore plus anxiogène, je pense, quand on est loin de chez nous.
13:02L'air est respirable ici et on est bien entouré.
13:05Du coup, c'est plus facile et beaucoup moins angoissant d'être sur place.
13:10Peut-être une dernière question, Isabelle.
13:11J'imagine que vous vous tenez au courant, minute par minute,
13:15de ce qu'il va devenir de Lacanau, des autres villes évacuées.
13:18Est-ce que vous avez des perspectives ou en tout cas des liens avec les autorités,
13:22le maire de la ville, sur quand Lacanau va retrouver ses habitants ?
13:28Non, on n'a aucun retour.
13:30Je sais que le maire est très actif là-dedans pour essayer de faire tout ce qu'il faut
13:36pour qu'il y ait une très belle solidarité ici.
13:38Le maire est très actif, très impliqué.
13:40Et on essaie au maximum de redonner une vie à peu près normale dans cette situation difficile.
13:47Merci beaucoup de nous avoir accordé ces quelques instants sur BFM TV ce soir, Isabelle.
13:52Encore une fois, ces images, c'est vrai, qui marquent les esprits.
13:55Ne pas oublier le terrain.
13:57Et on sera dans quelques instants auprès de nos reporters sur ces reprises de feu en Gironde.
14:02Mais encore une fois, on est un 29 juillet, Mika.
14:07Les conséquences économiques sont loin d'être neutres.
14:09Une colère aussi qui gronde un peu parce que nous sommes en pleine saison estivale.
14:13Certains ne comprenant pas peut-être ce principe de précaution, même si on voit, il n'a payé aucune victime
14:19civile
14:19depuis le début de ces méga-feux.
14:21Mais c'est vrai, on comprend aussi le besoin de perspective des habitants.
14:24Ici, il y a deux niveaux d'analyse.
14:26Il y a le premier analyse qui est effectivement ce qui se passe immédiatement,
14:29c'est-à-dire bien sûr des rues désertées à Lacanau.
14:32Et de fait, une région qui est économiquement parlant exsangue.
14:36Mais le deuxième niveau, c'est l'impact que ça va avoir durablement.
14:39Parce qu'effectivement, ce n'est pas le premier feu, ni même méga-feu dans cette région-là.
14:44Et il y a au fur et à mesure des années, une forme d'image qui est en train d
14:47'émerger.
14:48Que ce soit sur la région, ici du bassin d'Arcachon, on va dire, jusqu'à Lacanau.
14:53Ou que ce soit sur l'ensemble de la Gironde.
14:55Et c'est pour ça que le maire de Bordeaux vous dit, venez à Bordeaux, c'est une ville accueillante.
14:58C'est pour ça que la préfète vous dit, venez faire vivre l'écosystème économique de la Gironde.
15:03Vous n'êtes pas tous obligés d'aller à Lacanau ou dans des zones, bien sûr, ici évacuées.
15:07L'impact socio-économique, il va être absolument durable.
15:10Et on le voit notamment sur des choix immobiliers.
15:12On sait que Bordeaux, ça a été une ville, une région du Grand Bordeaux,
15:16où vous avez effectivement un, non pas exode, mais de plus en plus de Parisiens
15:20qui y sont venus après le Covid.
15:22Et ça fait monter l'immobilier, provoquant un certain nombre de colères,
15:25notamment sur place des Bordelais qui voyaient des prix monter.
15:28Mais on le voit, et les sondages le montrent.
15:30Et encore un dernier sondage, il y a quelques jours, qui montrait que tout simplement,
15:34aujourd'hui, 51% des Français, en répondant à ce sondage,
15:37citent la chaleur comme leur nouveau premier critère principal de choix immobilier.
15:42Un ménage sur trois veut déménager à cause de cette question de la chaleur.
15:4636%, 19 millions de Français ont déjà dû quitter, d'une manière ou d'une autre,
15:50leur logement, même temporairement, à cause de ces fortes chaleurs.
15:52Tous ces éléments-là, aujourd'hui, font que ce qui relève aujourd'hui de cette crise économique,
15:58cet été, peuvent aussi générer une crise plus géoéconomique de plus long terme
16:05pour l'ensemble de ce bassin, à mesure qu'il y a une répétition de ces événements climatiques extrêmes.
16:10Oui, qui inquiètent, et en effet, qui auront des conséquences sur l'adaptation de nos vies quotidiennes.
16:15C'est une réalité. J'aimerais qu'on fasse un point aux téléspectateurs
16:19qui ne connaissent peut-être pas ce département de la Gironde,
16:22voir les points où cela a repris, encore une fois, aujourd'hui, en ce mercredi,
16:27des points où le feu, pas forcément à chaque fois extrêmement vivace,
16:31parfois contenu, parfois arrêté, mais regardez, c'est le Temple, c'est l'Anton,
16:35c'est l'Eche-Cap-Véré, encore une fois, ou le Porges,
16:38qui ont dû faire face, encore une fois, en ce mercredi, à des reprises de feu.
16:42C'était redouté par les pompiers, notamment en raison des très fortes températures,
16:48jusqu'à 41 aujourd'hui, et puis des vents, Anthony Ferré nous le décrivait parfaitement,
16:53tournants, tourbillonnants, parfois imprévisibles,
16:56et c'est parfois très dur, aussi compliqué pour les pompiers, de faire avec cela.
17:00Une mobilisation nationale, une mobilisation aussi européenne,
17:05c'est important d'en reparler ce soir, alors que l'on a appris que la Belgique
17:09mettait à disposition aussi des moyens.
17:12Volodymyr Zelensky, le président ukrainien également,
17:15qui a conversé avec Emmanuel Macron un peu plus tôt dans la journée,
17:18a fait savoir qu'il était prêt, et bien l'Ukraine a apporté ses services,
17:22son retour d'expérience, peut-être notamment via des drones.
17:25Bonsoir Maëva Lamy.
17:27Revenir en effet sur ce mécanisme de solidarité,
17:29et voir avec vous, et bien, de quels engins,
17:32de quels moyens dispose aujourd'hui la France grâce à l'Europe.
17:35Alors Marie, la liste que je vais vous proposer n'est pas exhaustive,
17:39parce qu'il y a énormément de pays qui se sont ajoutés au fur et à mesure des jours
17:42pour ce qui est de la Belgique.
17:44Le gouvernement, vous le disiez, a en effet annoncé aujourd'hui envoyer des moyens.
17:48On parle d'une trentaine de militaires et une dizaine de véhicules spécialisés,
17:52donc pour cette région du sud-ouest de la France.
17:55La France a également pu bénéficier de deux Canadair croates,
17:59de deux airtractors portugais, ce sont également des avions,
18:03de deux hélicoptères Black Hawk, un venant de République tchèque,
18:07un autre venant de Slovaquie.
18:09La Suède a, elle, envoyé deux avions légers pour pomper l'eau.
18:14Il y a également des hélicoptères allemands qui sont venus en renfort
18:18dans ce secteur de marche prime pour transporter de l'eau,
18:216 000 litres à chaque passage.
18:22On parle également d'un hélicoptère suisse qui a été déployé en renfort,
18:26ainsi que d'une trentaine de pompiers.
18:28Il n'y a pas que les avions, il y a aussi ces moyens humains,
18:30ces moyens au sol, des hélicoptères qui sont arrivés lundi cette fois-ci d'Allemagne,
18:35des avions également attendus en provenance de Turquie.
18:39Je le disais, il y a d'autres pays qui participent,
18:41mais on voit comme cette solidarité européenne se met en place au fur et à mesure des jours.
18:45Jean Serrat, la longue liste de ces appareils,
18:49il y a des hommes au sol, mais surtout des appareils et des engins aériens,
18:53c'est un apport et une complémentarité, là encore une fois, indispensable.
18:56Parfois, c'est la France qui aide.
18:58On l'a vu les années précédentes, en Grèce, en Portugal, en Espagne.
19:02Là aussi, l'Europe est au rendez-vous pour aider la France.
19:05Non seulement est au rendez-vous, mais on a à tout prix besoin de cela.
19:09La preuve, c'est que depuis que ces incendies ont commencé,
19:13on a entendu à de multiples fois, malheureusement, et c'est vrai,
19:17que nous n'avons pas une flotte suffisamment étendue au niveau de l'aérien, par exemple.
19:23Au niveau du sol, on a moins de problèmes, mais au niveau de l'aérien, il nous manque des avions.
19:28Et heureusement que nous avons des pays qui vont nous prêter à la fois des airtractors,
19:34des ATR 72, des Canadair, différents types d'avions, de drones également.
19:41Effectivement, cela va nous aider pour lutter contre les incendies,
19:46surtout, et on en parlait déjà hier et avant-hier,
19:50surtout si, malheureusement, comme on l'entend aujourd'hui,
19:53les feux se répandent dans d'autres zones de la France.
19:57Là, il va falloir envoyer des flottes dans toutes les zones qui sont touchées.
20:01Oui, effectivement.
20:02Et ces images en direct qui nous parviennent,
20:05nous sommes là, non pas en Gironde, mais dans le Var, près de Brignoles,
20:09où on l'a appris aux environs de 17 heures.
20:12Un feu de végétation s'est déclaré au sud-est de la commune.
20:16Vous le voyez, ces fumées importantes qui commencent à s'approcher dangereusement
20:22de certaines habitations.
20:24On sait que 250 sapeurs-pompiers sont engagés ce soir sur le terrain,
20:2885 engins, 3 Canadair, 2 avions d'âge.
20:31Et on apprend aussi, commandant, qu'une 600 environ personnes
20:37ont dû être évacuées préventivement.
20:40Benoît Ruiz, je crois que vous nous entendez ce soir.
20:43Vous êtes en direct du Var de Brignoles.
20:46Nouvel épisode de cauchemar pour les habitants du Var,
20:49après qu'hier, on a annoncé que le feu a été fixé.
20:55Exactement, on pensait à une accalmie avec ce feu fixé de Pontevesse
20:59qui a ravagé 4700 hectares et qui est resté actif pendant une semaine.
21:03On pensait qu'il y allait avoir une pause.
21:05Eh bien non, aujourd'hui, ce feu qui s'est déclaré à peine moins de 24 heures
21:10après celui fixé à Pontevesse, ici du côté de Brignoles.
21:14Vous pouvez voir clairement ces maisons qui sont sous la menace des flammes.
21:19Les habitants de ce quartier ont été évacués.
21:22Les colonnes de pompiers n'arrêtent pas de faire des allers-retours
21:24pour aller se recharger en eau que vous avez vu passer.
21:27Et vous voyez, cette colline, ça va être tout l'enjeu.
21:29C'est là que le DASH a déjà fait plusieurs largages de retardants
21:33pour essayer évidemment de ralentir ce feu
21:36et ne pas le voir franchir cette colline
21:39et descendre ici sur l'agglomération.
21:41Il y a des magasins, il y a des maisons.
21:44Et vous voyez que la colline est en feu sur plusieurs points.
21:48à droite comme à gauche au sommet.
21:51Et donc ici, le dispositif, il est massif.
21:5485 engins, 250 sapeurs-pompiers.
21:57Il y a trois Canadair qui sont actuellement en rotation.
22:00Sept hélicoptères bombardiers d'eau.
22:01Il y a deux DASH.
22:02Évidemment, il faut agir le plus vite possible
22:05car dans une heure, même moins,
22:07les moyens aériens ne pourront plus voler.
22:10Donc là, c'est une question de minutes et l'enjeu, il est là.
22:13C'est de voir ces engins aériens épauler les soldats du feu au sol.
22:19Et donc, on a des Canadair régulièrement qui viennent sur cette colline.
22:23Il y a un feu aussi un peu plus sur la gauche avec le gros nuage.
22:27Mais vous ne le voyez pas car il est caché par ce magasin.
22:31Mais voilà, c'est une partie de la colline qui est en feu.
22:33Ça a démarré aux alentours de 17 heures.
22:35Et c'est vrai que c'est un peu un scénario cauchemardesque dans le Var.
22:40Éric Groin, le directeur départemental du SDIS, nous l'avait dit
22:43quand on est venu faire le feu de Fréjus, 200 hectares,
22:47le 1er juillet dernier.
22:48Il nous avait déjà prévenu.
22:49Il nous a dit qu'on a un mois d'avance sur la saison.
22:52Il ne s'était pas trompé.
22:53Il savait que ça allait être une saison noire.
22:56Et visiblement, ça a continué.
22:58Il y a eu d'autres incendies, départs de feu,
23:00qui ont été maîtrisés très vite dans le Var.
23:02Mais effectivement, celui-là a l'air quand même assez massif,
23:08très important.
23:09Et cette colline toujours en feu.
23:12Voilà ici à Brignol, dans une ambiance, vous l'imaginez,
23:16où tout le monde s'inquiète pour ce quartier, pour les autres quartiers.
23:19Et on le comprend, Benoît Ruiz et Emmanuel Arnaud.
23:22Merci beaucoup pour ces dernières précisions.
23:25Cet incendie près de Brignol, qui s'est déclaré aux alentours de 17 heures,
23:30qui a donc conduit à des évacuations, là aussi préventives.
23:33Environ 650 habitants ont dû être évacués ce soir dans le Var.
23:38On suit et on continue évidemment de suivre la situation de très près.
23:42Et on retournera évidemment aussi en Gironde,
23:45où les prochaines heures s'annoncent extrêmement importantes,
23:49voire cruciales.
23:50La température reste très élevée et des reprises de feu nombreuses ont été constatées.
23:56La préfète de Gironde doit normalement s'exprimer dans la soirée.
24:00A tout de suite sur BFM TV.
24:0621h31, si vous nous rejoignez sur BFM TV,
24:09suite de notre édition spéciale consacrée à ces méga-feux,
24:13situation préoccupante en Gironde, où la situation est défavorable.
24:17Et ces images en direct qui nous parviennent là, du Var, dans le sud-est de la France.
24:22On l'a appris aux alentours de 17 heures.
24:25Un feu de végétation s'est déclaré.
24:28250 sapeurs-pompiers sont engagés.
24:3180 engins au sol.
24:337 hélicoptères.
24:343 Canadair, 2 avions d'âche.
24:36Et des évacuations ont été ordonnées.
24:39On le voit, les fumées se rapprochent dangereusement des habitations.
24:43Benoît Ruiz, vous êtes en direct pour BFM TV sur place.
24:47C'est un peu l'ascenseur émotionnel.
24:49Hier à Pont-Eves, l'annonce de ce feu fixé.
24:52Et puis à nouveau ce soir, l'angoisse pour tous les habitants.
24:58Exactement.
24:58Il n'y aura eu même pas 24 heures de repos, de pause dans cette saison des feux qui a
25:06démarré très tôt.
25:08Le directeur départemental nous avait prévenu, quand on était venu sur le feu de Fréjus le 1er juillet dernier,
25:14200 hectares de brûlés.
25:15Des maisons qui avaient été léchées par les flammes.
25:19Et il nous avait annoncé que la saison serait très longue.
25:22Et que la saison avait un mois d'avance par rapport à la normale.
25:27Il ne s'était pas trompé.
25:28Il y a eu donc ce feu de Pont-Eves avec presque 5000 hectares de ravagés.
25:33On n'en est pas là ici à Brignol.
25:35Mais le feu a démarré juste derrière cette colline à Caen-la-Source.
25:41Et il s'est dirigé donc vers Brignol.
25:44Vous pouvez voir le sens du vent qui pousse la fumée.
25:48Avec notamment cet hélicoptère de la sécurité civile qui est là pour indiquer au dash ou au Canadair où larguer.
25:57Alors c'est vrai qu'on a vu le dash plusieurs fois.
26:00D'ailleurs il repasse au-dessus de nous.
26:01Donc voilà, l'hélicoptère va indiquer au dash où larguer son produit retardant.
26:07Vous le connaissez maintenant.
26:09Il est composé de rouille pour qu'on puisse mieux l'apercevoir.
26:14C'est la couleur qu'on aperçoit le mieux.
26:17Et donc il va larguer dans quelques minutes.
26:19Alors les moyens engagés, 250 sapeurs-pompiers, 80 engins, 3 Canadair, 2 dash.
26:26Et c'est vrai que même si le vent semble se diriger plus vers la gauche de l'écran,
26:31il va falloir protéger ses habitations.
26:33600 personnes ont été évacuées et dirigées vers le hall des expositions de Brignol.
26:39Et on peut voir énormément de camions faire des allers-retours pour essayer de l'éteindre au plus vite.
26:45Sachant que la nuit va arriver et que les moyens aériens ne seront plus disponibles d'ici quelques minutes.
26:50Donc c'est une question de minutes maintenant.
26:53Et tout l'enjeu est donc de protéger cette colline en priorité.
26:58Avec des hélicoptères bombardiers d'eau que vous pouvez sûrement entendre derrière nous.
27:04La colline qui brûle en grande partie, qui se dirige vers la gauche de votre écran.
27:11Avec ces personnes qui ont donc été évacuées.
27:14Mais le cauchemar effectivement continue dans le Var.
27:17Et ça risque de durer une bonne partie de l'été si la météo reste comme elle est avec des
27:2237, 38, 39, voire 40 degrés.
27:25Assez régulièrement depuis le début du mois de juin.
27:28Un peu comme ce qu'on a connu dans le sud-ouest.
27:32Et c'est vrai que la saison, voilà, on n'est que le 29 juillet il me semble.
27:36Et vous voyez la série de feux qui continue ici dans le sud de la France.
27:42Dans le Var plus particulièrement.
27:44Benoît Ruiz, Emmanuel Arnaud, merci pour ces dernières précisions.
27:48Et on voit sur vos images ces hélicoptères qui continuent de tourner dans le ciel de Brignol.
27:55Anthony Ferry, des conditions météo, Benoît Ruiz le rappelait, absolument défavorables.
28:00Parce que les températures, une nouvelle fois, sont encore très élevées.
28:04Est-ce que la couleur et le panache de fumée que l'on revoit à l'antenne nous indiquent le
28:09sens du vent ?
28:10Ou nous indiquent comment cet incendie se développe ?
28:14Alors, le sens du vent, déjà, évidemment, oui.
28:17Alors, pour orienter un petit peu le téléspectateur, déjà, Brignol, c'est vraiment à l'intérieur des terres.
28:21C'est là qu'il faisait le plus chaud aujourd'hui dans le département.
28:24La mer est en face de vous, puisque, en fait, le vent, justement, souffle du sud-ouest, donc de la
28:30Méditerranée, vers le nord-est.
28:32Et donc là, vous le voyez, le panache se dirige donc vers le nord-est.
28:35Ensuite, à l'inverse du panache qu'on a pu voir, par exemple, notamment en Gironde, vous le voyez, ce
28:39panache-là, il est assez blanc.
28:41Alors ça, c'est un signe plutôt positif.
28:43Pourquoi, Marie ?
28:45Eh bien, parce que cela veut dire que le feu progresse assez lentement.
28:47Et donc, il a vraiment le temps de bien brûler la végétation et de ne pas produire de suie, vous
28:53savez, cette suie noire qui rend le panache bien plus foncé.
28:56Malheureusement, si on voit ce panache devenir de plus en plus sombre, ça veut dire que le feu s'accélère,
29:02avance très vite, n'a pas le temps de tout brûler.
29:04Et là, malheureusement, ce sera plus défavorable.
29:07L'avantage pour les pompiers, c'est que le vent souffle relativement faiblement, une dizaine de kilomètres par heure.
29:14Toutefois, point défavorable, la température.
29:16Il fait encore actuellement, au moment où l'on parle, Marie, 20h36, 30 degrés à Brignol.
29:22Effectivement, le lieutenant David Macri nous a rejoint.
29:24Encore une fois, on le voit sur ces images qui nous parviennent en direct.
29:28Les habitations sont extrêmement proches, d'où ces évacuations ordonnées préventivement.
29:34Mais encore une fois, les habitations sont très près de la fumée.
29:39Oui, et donc là, l'action des sapeurs-pompiers va être de défendre toutes ces habitations qui sont pour nous
29:44des points sensibles.
29:45Mais pour rebondir sur les fumées et sur le vent, effectivement, on sait, le sujet pour nous, c'est la
29:52météo.
29:53C'est ce qui dirige toutes nos actions.
29:55Effectivement, et Jean Serrat, ces hélicoptères, on les voyait dans le ciel.
29:59Mais Benoît Ruiz, notre reporter également sur place, nous disait que la nuit, de fait, il est 20h37,
30:05allait commencer à tomber.
30:06Et pour les Canadaires, impossible à ce moment-là de circuler dans le ciel.
30:12Exactement, pour l'ensemble des avions, je parle bien des avions, les hélicoptères vont pouvoir continuer à faire ce qu
30:19'on appelle la cartographie,
30:20pouvoir donner des conseils par des moyens radios avec les sapeurs-pompiers qui sont au sol.
30:27Mais en ce qui concerne les avions, comme on fait du vol à vue et qu'on doit passer très
30:33bas,
30:33Vous avez vu, par exemple, que les fameux trackers, ils passent à des 10 mètres du sol, 15 mètres du
30:41sol.
30:41Donc, on est obligé de voir, et là, avec la tombée du jour, on ne peut plus assurer la sécurité.
30:49Donc, on arrête le travail des avions et on attendra le lever du soleil le lendemain pour redémarrer.
30:56Mika, l'illustration parfaite, finalement aussi, que l'annonce un jour de la fixation d'un feu ne veut pas
31:03du tout dire que le territoire est sorti d'affaires
31:06parce qu'encore une fois, de nouveaux feux et de nouveaux feux de végétation dans les 24 heures.
31:11Bien sûr, parce que l'été ne fait que commencer et la saison des feux, c'est justement à partir
31:16de maintenant.
31:17Donc, tout ce qu'on a vécu jusqu'à maintenant, quelque part, est une anomalie.
31:20Et donc, ce genre de feu qu'on va voir émerger tout le long du mois d'août, là, c
31:24'est beaucoup plus dans la normalité.
31:26Et évidemment, c'est une normalité qui est exacerbée par la normalité, bien sûr, des températures et du climat.
31:31Cependant, par rapport à Brignol, un élément qui, moi, me rassure un petit peu, pardon, je mets ma casquette école
31:36de guerre là tout de suite.
31:37Mais à Brignol, il y a justement le septième risque.
31:40C'est le régiment d'instruction et d'intervention de la sécurité civile, donc qui est basé à Brignol.
31:46Et c'est une unité de l'armée de terre qui est spécialisée précisément dans la réponse aux catastrophes majeures.
31:51Donc, inondation, séisme, risque industriel, mais aussi feu de forêt.
31:57Donc, pour le coup, s'il y a une unité de l'armée de terre, du génie en France, qui
32:00sait répondre aux feux de forêt,
32:02c'est justement celle qui est basée à Brignol.
32:04En cette fin juillet, regardez ces images.
32:07La France qui s'embrase et qui inquiète aussi parce que des feux de forêt ont aussi été déclarés repris,
32:14évidemment, en Gironde,
32:15où la situation est particulièrement préoccupante.
32:19Nous étions dans le Var il y a seulement quelques instants.
32:22Incertitude aussi au niveau de la Côte d'Or à coucher.
32:25On est à seulement quelques kilomètres, vol d'oiseau de Dijon.
32:29Et encore une fois, là, ce sont environ 100 sapeurs-pompiers qui sont mobilisés sur le terrain.
32:34La Gironde, on y retourne avec vous, Nicolas Dumas.
32:38Des reprises de feux ont été constatées.
32:40Là aussi, une complémentarité terrible entre des vents tourbillonnants, mais aussi de très hautes températures.
32:46Vous êtes à proximité de Lenton, un des points chauds de la soirée, particulièrement surveillés.
32:52Et vous êtes à vos côtés avec le maire de la ville.
32:57Effectivement, Marie, je suis avec Loïc Ballon, qui est le maire de Lenton.
33:01Monsieur le maire, à 20h40, quel est le point sur la situation ici dans la ville ?
33:05Ça a été une grosse journée.
33:07Je pense que vous avez passé pas mal de temps sur cette route.
33:09On a eu un déploiement de moyens quand même exceptionnels, de colonnes de pompiers.
33:14Je ne vais pas compter le nombre de camions.
33:17Et tout ce qu'il y avait de moyens aéroportés, les Canadaires,
33:20ainsi que l'ensemble des hélicoptères visibles sur le territoire français.
33:26Donc, ça a beaucoup bossé.
33:28C'était des reprises de feu.
33:29Ce soir, la situation est quand même apaisée.
33:33Le feu est contenu.
33:34Le feu est contenu, voilà.
33:36On compte quand même sur la baisse des températures cette nuit,
33:40qui va faire du bien à tout le monde.
33:43Et les porteurs d'eau, les bénévoles qui surveillent les feux,
33:48notamment la nuit, vont faire leur boulot cette nuit.
33:51Et demain matin, je serai sur le pont pour voir comment ça s'est passé.
33:56Mais je pense que pour cette nuit, la nuit devrait être calme.
33:59Je l'espère.
34:00Vous l'espérez, effectivement.
34:02Ce qu'on a pu noter aussi, c'est toute cette solidarité qui s'organise
34:05avec effectivement tous ces porteurs d'eau, ces bénévoles qui sont venus
34:09pour amener, ravitailler les pompiers.
34:12Mais il y a aussi la propriété qui se trouve juste à côté,
34:15qui est un élevage de chiens.
34:18Vous me disiez, ça a été un accueil extraordinaire pour les pompiers.
34:22Voilà.
34:22Alors ça, c'est une des pépites que je découvre.
34:26Je suis élu depuis trois mois.
34:28C'est un territoire ancestral qui dispose d'un puits.
34:31Et les nouveaux propriétaires, depuis une dizaine d'années,
34:35ont servi de lieu d'accueil pour les pompiers et tous les bénévoles.
34:40Et cet après-midi, ils n'étaient pas sûrs d'avoir encore leur maison ce soir.
34:44Donc, je crois qu'ils sont très rassurés et ils préparent, je crois,
34:49une belle surprise aux pompiers.
34:50Il y avait aussi, effectivement, avec ce puits, un intérêt stratégique
34:54pour défendre toute la forêt qui se trouve ici, vous me disiez tout à l'heure,
34:58notamment pour les pompiers pour se ravitailler en eau.
35:00Tout à fait, oui.
35:01C'est un puits historique, un puits sans fond presque,
35:05parce qu'ils ont énormément pompé.
35:07Et c'est stratégique parce qu'un peu plus loin,
35:10on passe sur la commune voisine d'Eudange, qui n'a pas été impactée.
35:13Donc, il fallait tenir ce quartier pour contenir le feu et la situation.
35:17Pour revenir sur ce projeté d'ici à demain,
35:21normalement, les températures, elles doivent baisser.
35:23Est-ce que ça, ça vous rassure par rapport à la situation
35:26qu'on a pu connaître depuis maintenant quasiment huit jours ?
35:30C'est une bonne chose.
35:31C'est un élément favorable.
35:33On aurait une bonne pluie, ça serait pas mal.
35:37Mais bon, on va faire avec ce qu'on a.
35:38Et puis, on a encore tout un tas de pompiers et d'équipements sur le territoire.
35:42Donc, on va y arriver.
35:44Peut-être un dernier point sur l'impact qui a eu sur la commune.
35:49Vous me disiez, il y a eu une dizaine de maisons qui ont été touchées
35:53et qui ont été détruites.
35:54Oui.
35:5510 à 15 maisons ont été détruites dans les premiers jours de l'incendie.
35:59Donc, c'est déjà bien qu'il n'y en ait pas eu encore plus.
36:03Je parle sous réserve, mais de mémoire, je crois que c'est ça.
36:06Maintenant, on va essayer de se projeter sur le mois d'août et la fin de la saison.
36:11Se projeter dans le fait de faire revenir les habitants et les touristes qui aiment ce territoire.
36:16Merci beaucoup pour toutes ces précisions.
36:19Effectivement, les pompiers sont encore en train d'agir
36:21pour totalement contenir cet incendie ici à Lenton.
36:24Nicolas Dumas, merci beaucoup pour ce témoignage et ces maires, ces élus aussi en première ligne
36:30pour tenter de rassurer leurs habitants.
36:33Difficile d'avoir des perspectives quant aux évacuations.
36:37Quand les habitants pourront-ils retrouver leur domicile ?
36:40Encore une fois, il faut être très prudent parce que les prochaines heures s'annoncent cruciales.
36:45La préfète de Gironde, Sophie Brocas, que l'on a l'habitude de voir s'exprimer maintenant depuis une semaine,
36:51doit normalement prendre la parole ce soir aux environs de 22h.
36:54Peut-être donnera-t-elle de nouvelles indications, mais c'est vrai qu'en pleine saison estivale,
36:59cela a des conséquences économiques tragiques pour des centaines de milliers d'entreprises.
37:04On parle de 14 000 entreprises qui ont dû être évacuées.
37:08Bonsoir, Fang Chomès.
37:09Vous êtes président de l'UMI, syndicat de l'hôtellerie, de la restauration de Gironde.
37:14On voit ces images, notamment de Lacanau, haute station balnéaire au plus fort de l'été,
37:21totalement désertée après un ordre d'évacuation d'une partie de la population.
37:25Aux téléspectateurs qui nous regardent ce soir sur BFM TV, évidemment, il y a le bon sens.
37:30Ne pas se rendre si vous êtes en vacances ou si vous avez réservé près des lieux où il y
37:35a des incendies.
37:35Mais la Gironde, c'est grand.
37:37C'est le deuxième département le plus grand de France.
37:39C'est quoi ? Continuer à venir en Gironde sans s'approcher, évidemment, des incendies ?
37:44Oui, bien sûr.
37:45Parce qu'aujourd'hui, il y a une campagne, dirons-nous, de dénégration de notre territoire,
37:52faute de ces feux, alors que le territoire de la Gironde est extrêmement varié, diversifié,
37:58où nous avons d'abord déjà de l'autre côté du bassin.
38:01Car je rappelle que quand ça a été la test, la presqu'île du Cap Ferré a fonctionné comme il
38:08se devait.
38:08Là, nous avons le Médoc, nous avons l'intérieur des terres avec la route des châteaux.
38:13Donc aujourd'hui, on ne peut pas faire des annonces de ne pas venir dans notre département.
38:19Qu'on fasse une annonce et qu'on protège les citoyens et les touristes, on l'entend, bien évidemment.
38:25Mais il faut mettre l'adjectif, ne venez pas dans le 33 ou en Gironde sur les secteurs sinistrés
38:33et sur les routes correspondantes à ces villes-là.
38:38Mais on ne peut pas faire une campagne de communication sur l'ADIS pour dire qu'il ne faut pas
38:44aller dans le 33.
38:46C'est une catastrophe financière qui va aller au-delà du raisonnable.
38:51Effectivement, j'entends votre cri d'alerte.
38:54Encore une fois, Franck Chemet, je me permets juste de préciser,
38:56je ne pense pas qu'on puisse parler de campagne de dénigrement,
38:59mais il est évident qu'il y a des zones où l'inquiétude est très forte
39:03et qu'il était impossible pour la population, évidemment, de se rendre dans des zones où des feux étaient encore
39:09actifs.
39:09Vous avez vu ce qu'a mis en place le gouvernement, je pense au ministre de l'Économie.
39:14Est-ce que vous avez des contacts directs ?
39:16Est-ce que vous savez ou vous avez l'assurance de pouvoir être indemnisé ou il est encore trop tôt
39:20?
39:21Non, il est encore trop tôt. Nous sommes tous les jours avec les ministres, avec les services des ministres.
39:27On se bat, bien évidemment. Alors, le chômage partiel nous a été annoncé, pas promis annoncé.
39:33Mais si on pense qu'on peut se sauver qu'avec le chômage partiel, on oublie toutes les autres charges.
39:39Il y a des loyers, il y a l'eau, l'électricité, tous les abonnements que l'on a, ce
39:43qu'on appelle chez nous les charges fixes.
39:45On ne pourra pas tenir longtemps si jamais on reste dans ce cas de figure.
39:51Aujourd'hui, il faut mettre en place les mêmes, dirons-nous, éligibilités que pour la Covid.
40:00Aujourd'hui, c'est un mois et demi et c'est un département.
40:04Si jamais on n'a pas cet engagement du gouvernement de nous aider à ce point-là,
40:10vous verrez qu'il y aura des dizaines de milliers d'entreprises qui mettront la clé sur la porte
40:16et des centaines de milliers de salariés qui seront au chômage.
40:19Donc, ça va coûter bien plus cher en amont.
40:22Je suis toujours un parallèle.
40:23Franck Chomès, juste peut-être une dernière question.
40:26Encore une fois, soyons extrêmement prudents, il est difficile de trop s'avancer.
40:30Mais si les autorités annonçaient un retour des habitants, des évacuations qui s'arrêtent en fin de semaine,
40:38est-ce que le mois d'août permettrait à tous ces commerçants, restaurateurs, hôteliers de sauver leur saison, de votre
40:43point de vue ?
40:45Non. D'abord, déjà, dans notre métier, vous savez, on dit toujours que ce qui est perdu, on ne peut
40:49jamais le rattraper.
40:50Vous n'augmenterez pas la capacité de votre hôtel ou de votre restaurant.
40:55Vous ne le doublerez pas le mois d'après.
40:58Ça, ce n'est pas possible.
40:58Moi, ce que je voudrais, c'est qu'on incite les gens à aller dans d'autres lieux de Gironde.
41:04Le Médoc n'est pas touché.
41:06On peut accéder dans le Médoc.
41:07On peut aller sur nos côtes atlantiques, Montalilé et autres.
41:10On peut aller dans le Libourné.
41:12On peut aller dans d'autres secteurs que la presqu'île du Cap Ferret et le Porges.
41:18Donc, aujourd'hui, Arcachon, les annulations vont bon train.
41:23C'était toutes les secondes, il y a des annulations.
41:25Oui, peut-être crainte, en effet, des fumées, mais j'entends votre message.
41:30Il est parfaitement passé dans certaines zones de Gironde.
41:33Tout va bien.
41:34Donc, s'il ne s'agit évidemment pas d'appeler à venir s'engorger dans des zones où les pompiers
41:39ont besoin de travailler.
41:40En effet, la Gironde est grande et ça reste un très beau département.
41:44Merci beaucoup de cet appel, encore une fois, sur l'antenne de BFM TV et d'avoir répondu à mes
41:51questions.
41:52Lieutenant David Macri, quand on voit ces images, point d'inquiétude encore.
41:56Des heures cruciales en Gironde, à Lenton, au Porges ou encore près de l'Aige-Cap-Ferré.
42:02Comment qualifier les prochaines heures pour les pompiers, les sapeurs-pompiers qui effectuent leur travail sur le terrain ?
42:10Les prochaines heures, ça va être de la lutte, de la lutte acharnée, puisque l'objectif, encore une fois, c
42:16'est de stopper rapidement cette propagation de feu
42:20afin de pouvoir essayer de continuer, de faire diminuer son intensité et de pouvoir, à un moment donné, arrêter.
42:28Mais voilà, aujourd'hui, encore une fois, avec les températures, le vent qui est annoncé pour demain, même si c
42:34'est mieux,
42:36on a envie de dire, même quand c'est mieux, c'est compliqué.
42:39Avec toujours ce même message, des corps fatigués, une forme de lassitude, mais des pompiers qui ne lâcheront rien.
42:47Exactement, on a fait le choix d'être présent, on a envie d'être là, et donc, oui, effectivement, on
42:54est déterminés.
42:55Déterminés, tout comme des élus, les élus de Gironde, qui témoignent sur notre antenne.
43:01Bonsoir, Blandine Sarrazin, vous êtes la maire du Barpe, vous étiez sur notre antenne hier soir, où un feu avait
43:09repris, non loin de votre commune,
43:11non loin aussi d'un camp militaire, le camp militaire de Souge, où l'inquiétude était importante.
43:17Qu'en est-il de la situation, ce soir, près de votre ville ?
43:22Oui, bonsoir. Alors, dans notre ville, le feu s'est calmé, on n'a pas eu de problème aujourd'hui.
43:29Si ce n'est ce matin, relativement tôt, où il y a eu une reprise sur le feu d'hier
43:33soir, mais qui a été très vite circonscrit.
43:36Le sujet, aujourd'hui, c'était vraiment d'accueillir les forces de l'ordre qui sont venues en nombre,
43:43que nous remercions, en fait, Madame la Préfète, nous avons envoyé beaucoup de forces de l'ordre qui permettent deux
43:50choses.
43:51Un, déjà, de faire attention au cambriolage, et deux, d'identifier d'éventuels incendiaires qui pourraient circuler.
44:03Et pour cela, nous avons eu quand même des moyens très importants, et notamment un centaure, pardon, qui a patrouillé
44:12cet après-midi.
44:13Oui, donc soutien logistique indispensable, qui vous permet quand même de respirer à nouveau.
44:20Vous étiez sur place hier soir avec nos reporters BFM TV.
44:24Ce qui inquiétait surtout les pompiers et les autorités, c'est le camp militaire de Souge,
44:29qui, pendant quelques heures, a quand même été léché par les flammes.
44:33De ce point de vue-là, vous nous dites que c'est totalement fixé, l'inquiétude est levée.
44:37Alors, je vais lever ce que vous dites, parce qu'en fait, nous, nous ne sommes pas à côté du
44:42camp de Souge,
44:43nous sommes à côté du centre d'essai atomique, donc le CEA-Sesta.
44:49Et le sujet, c'était le CEA-Sesta, et le laser mégajoule, tout à fait.
44:54Et de ce point de vue-là, la situation et l'inquiétude est levée, pardonnez-moi pour l'imprécision.
45:00J'en prie. Donc, en l'occurrence, à ce stade, il faut toujours être extrêmement prudent.
45:06L'incertitude est levée, mais il faut savoir qu'il y a beaucoup de monde dans le CEA,
45:11qui sont là, exprès, pour la vigie, et donc surveiller ce qui se passe à l'intérieur du CEA.
45:21Et puis, nous, on se concentre sur l'extérieur,
45:26ce qui est aussi très important sur cette commune qui fait 107 km².
45:31– Comment vous, vos habitants, vos administrés ?
45:34Est-ce que, malgré tout, malgré la situation, le moral tient ?
45:39– Alors, le moral tient, on reçoit beaucoup de messages,
45:43donc des personnes évacuées qui ont des difficultés à comprendre qu'elles sont évacuées,
45:49et qu'à côté de ça, nous sommes donc traversés par la départementale 10-10,
45:55qui est un délestage de l'autoroute Bordeaux-Baillon, qui, lui, est fermée.
46:01Donc, ils se disent, mais pourquoi, eux, ils peuvent passer,
46:03et pourquoi, nous, on ne peut pas être chez nous ?
46:05La grosse différence, c'est que le flux, il ne fait que passer.
46:09C'est une difficulté, mais nous n'avons pas le choix.
46:11Il y a beaucoup de touristes en ce moment,
46:13et c'est pour ça que des renforts ont été amenés sur la commune.
46:20Il y a eu une cinquantaine d'élèves gendarmes,
46:23il y a eu le Centaure, il y a eu beaucoup de monde,
46:27que je ne pourrais pas forcément tout citer,
46:29mais on était, je pense, aujourd'hui, bien protégés.
46:34Merci beaucoup, Blandine Sarrazin, maire du BARP,
46:37d'avoir ce soir témoigné sur BFMTV.
46:40Un petit point de détail avec vous, Mika.
46:42Je parlais, en effet, du camp militaire de Souge,
46:45qui n'est pas l'imitrophe de BARP,
46:47mais hier soir, qui était aussi une soirée très tendue,
46:50a permis, finalement, de faire un point sur des points extrêmement stratégiques
46:55dans ce département de Gironde,
46:57entre l'avionneur Dassault,
46:59entre, en effet, ce camp militaire qui accueille des parachutistes,
47:03le 13e régiment, je crois.
47:05En tout cas, toute une série de sites qu'il faut absolument protéger.
47:09Oui, il y a le site de Thalès à Mérignac,
47:11le site de Dassault, là aussi, à Mérignac,
47:14il y a Ariane Espace à Saint-Hélène, à Isaac.
47:17Il y a un certain nombre de sites, effectivement.
47:19Ce qu'il faut avoir en tête, c'est que la région bordelais,
47:21c'est la deuxième région de France
47:23en matière d'industrie, de défense et d'armement.
47:27Donc, dans ce contexte-là,
47:28c'est absolument fondamental de comprendre
47:30que ces feux pouvaient menacer un certain nombre de sites liés à l'armement.
47:34Il y avait aussi sept sites classés Céveso,
47:37donc avec un risque d'explosion ou un risque chimique, par exemple,
47:42qui était à moins de 20 kilomètres des lisières de feu.
47:45Donc, effectivement, dans cette région-là, vous avez tout ça.
47:47Et donc, au BARP, en particulier,
47:49vous avez en plus le grand centre de recherche du CEA,
47:52le Commissariat à l'énergie atomique,
47:54qu'on appelle le CESTA,
47:55et dans lequel vous allez avoir notamment
47:57une infrastructure de recherche qui s'appelle le laser mégajoule,
47:59qui est absolument fondamentale pour notre dissuasion nucléaire,
48:02puisque c'est avec ce laser mégajoule
48:04qu'on va pouvoir garantir notre capacité de dissuasion nucléaire,
48:08étant donné que, depuis 1996,
48:10la France ne pratique plus de tests in situ en Polynésie.
48:14J'en serra un territoire
48:19des forêts à perte de vue,
48:21des forêts de pain,
48:22et au milieu, effectivement,
48:24des endroits extrêmement sensibles.
48:27C'est ça aussi qui a été découvert,
48:29ce n'est pas le bon mot,
48:30mais en tout cas, il a fallu une protection toute particulière
48:33sur ces biens,
48:35sur ces infrastructures absolument sensibles et indispensables.
48:39Bien sûr, c'est une zone,
48:41tout le sud-ouest,
48:42c'est une zone très importante pour l'aéronautique,
48:45pour l'armement,
48:46tout ce qui s'ensuit.
48:47Déjà, posez-vous une question,
48:48cela a commencé il y a très longtemps,
48:50pourquoi ?
48:51Tout simplement parce que c'était la zone la plus éloignée de l'Allemagne,
48:55ne l'oubliez jamais.
48:55Ce n'est pas pour rien que tout se passe dans le secteur,
48:58que ce soit à Tarbes, à Toulouse, à Bordeaux, à Bayonne.
49:02Tout est lié, en effet,
49:04et l'histoire est bien loin.
49:06Et effectivement,
49:07mon père travaillait à l'atelier industriel d'aéronautique à Bordeaux,
49:10qui réparait les réacteurs,
49:12et qui travaillait pour Dassault et tout ce qui s'ensuit.
49:14Et c'est vraiment une zone extrêmement importante.
49:17Et effectivement,
49:19là où on a les feux dont on a parlé,
49:22c'est cette zone de feu qui s'approchait de Souges,
49:26qui s'approchait également de l'endroit où se trouvent
49:30toutes les usines de Dassault et tout ce qui s'ensuit,
49:34c'est vraiment une zone qui est cruciale,
49:37qui devait être protégée.
49:38Voilà.
49:39Et c'est ce que tous les corps de pompiers ont protégé,
49:42heureusement.
49:43Et pour l'instant,
49:44ça va.
49:46Un mois de juillet de tous les dangers.
49:50Encore une fois,
49:50je vous le disais,
49:51des heures cruciales en Gironde.
49:53On était il y a quelques instants dans le Var,
49:55près de Brignoles,
49:57après la pulsation du feu de Pont-Évesse.
49:59Les flammes sont reparties
50:01avec des évacuations ordonnées,
50:03en effet, par les autorités.
50:05Et puis ce soir aussi,
50:06inquiétude autour de la forêt de Fontainebleau,
50:09à seulement quelques kilomètres de Paris.
50:11Le feu est reparti
50:13après avoir brûlé
50:14près de plus de 2 000 hectares mi-juillet.
50:17Bonsoir, Florian Porras.
50:18Quel est le point sur la situation ?
50:20Que disent les autorités
50:21près de la forêt de Fontainebleau ce soir ?
50:26Bonsoir, Marie.
50:26Alors, on va vous expliquer concrètement
50:28ce qui est en train de se passer.
50:29Il y a en fait deux feux distincts ce soir
50:31en Seine-et-Marne,
50:32du côté de cette forêt de Fontainebleau.
50:33Un premier feu qui est stabilisé,
50:35qui a parcouru environ 3 hectares,
50:37sur lequel les pompiers sont engagés
50:39depuis la fin de l'après-midi.
50:418 moyens au sol déployés
50:43et un hélicoptère de reconnaissance
50:45de la sécurité civile
50:46qui ont stabilisé ce feu.
50:47Ce n'est pas celui qui suscite
50:48le plus d'inquiétude.
50:50Celui qui inquiète ce soir les autorités,
50:51c'est ce feu que Ninon Boitel va vous montrer
50:53sur ces images.
50:54Vous voyez ce panache de fumée
50:56qui est en train de s'élever
50:57au niveau de la forêt de Fontainebleau.
50:59On est ici, juste derrière le centre équestre
51:02du Grand Parquet.
51:03C'est une zone qui avait déjà été sinistrée
51:06il y a deux semaines,
51:07lors de ce gigantesque incendie
51:09qui avait parcouru la forêt de Fontainebleau.
51:112 000 hectares avaient alors pris feu.
51:14Il y a donc ce soir,
51:15ce nouveau départ de feu
51:16que vous êtes en train d'apercevoir
51:18sur ces images.
51:18On est arrivé il y a quelques minutes
51:20ici avec Ninon Boitel
51:21et on a vu beaucoup de camions de pompiers
51:24aller et venir
51:25pour tenter de maîtriser ce feu.
51:27On a également vu un hélicoptère bombardier d'eau
51:30survoler cette zone
51:31pour tenter d'éteindre ce feu au plus vite
51:34et pour éviter évidemment
51:35ce qu'il s'est passé il y a deux semaines,
51:37ce feu qui avait parcouru
51:39plus de 2 000 hectares
51:40dans la forêt de Fontainebleau.
51:41Florian Porras, Ninon Boitel,
51:43en effet, situation très préoccupante
51:46aussi à Fontainebleau.
51:47Nouveau feu à contrecarrer pour les pompiers.
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