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  • il y a 11 minutes
Retrouvez notre soirée spéciale "Feu en Gironde, trois nouvelles communes évacuées", présentée par Loïc Besson sur BFMTV ce vendredi 24 juillet 2026.

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Transcription
00:00Émission spéciale toute la soirée avec cette situation inédite.
00:04Ce sont les mots du ministre de l'Intérieur alors que le feu gagne encore plus en intensité ce soir
00:08en Gironde.
00:08Au moins 14 000 hectares brûlés, déjà 110 000 évacués.
00:13Ça va se poursuivre ce soir pour plusieurs communes jusqu'à l'agglomération de Bordeaux.
00:18Tout évolue très rapidement.
00:20Nouveau retournement de situation ce soir.
00:22L'incendie entre encore dans une toute autre dimension.
00:24C'est ce qu'annonce Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur.
00:26Le Premier ministre convoque lui une cellule de crise ce soir à Beauvau.
00:31L'armée est également appelée en renfort.
00:33Toutes les équipes de BFM TV sont mobilisées pour vous informer au plus près.
00:37Vous montrer les images les plus impressionnantes, les scènes apocalyptiques.
00:40Tout ce qui est en train de se dérouler en ce moment même.
00:49Mais d'abord ces images à vous montrer tournées par l'une de nos équipes de Mathéo Rivière et de
00:53Morgane Dumont.
00:54C'était il y a un peu plus d'une heure en plein jour.
00:56Le ciel gagné par l'obscurité des flammes.
00:59Pour vous raconter les coulisses de cette scène incroyable,
01:01notre équipe traversait la zone par la route, censée être sans danger,
01:05escortée d'ailleurs par les gendarmes,
01:07quand il a fallu d'un coup accélérer les flammes immenses,
01:11cernant la route de part et d'autre.
01:13Et ce chemin qui a paru interminable pour sortir de là et retrouver la lumière.
01:19Voilà pour les paysages sur place.
01:22Nos équipes bien sûr sont mobilisées.
01:24Je vous le disais, ça bouge beaucoup ce soir des évacuations en urgence.
01:28Marie Roux, on vous retrouve sur le terrain.
01:30Vous-même avez dû prendre la route.
01:33Racontez-nous où en est-on ?
01:37Eh bien écoutez, on était à Andernos-les-Bains.
01:40On s'est réfugiés sur la commune de Lanton,
01:42commune qui a été appelée à évacuer en début de soirée.
01:46Mais le problème, vous le voyez sur ces images de Laura Champion,
01:48c'est que les nombreux évacués bloquent la seule route d'accès.
01:52Alors les gendarmes essayent de fluidifier le trafic,
01:55mais depuis qu'on est là, les voitures n'ont pas avancé.
01:58C'est notamment le cas de Laura qui est bloquée dans la circulation depuis au moins une heure, une heure
02:03et demie.
02:04Laura, racontez-nous comment ça s'est passé cette évacuation ?
02:06Eh bien nous, nous sommes arrivés tard sur Andernos.
02:10Au début, sur Lanton, c'était extrêmement dégagé.
02:13Et en 20 minutes de temps, tout a basculé.
02:16Et au bout de la rue, c'est devenu complètement noir du côté du cimetière.
02:20Et là, les gendarmes se sont mobilisés pour vraiment rassembler les gens au plus près de la route.
02:26Et ils nous ont demandé, avec les sirènes, d'évacuer immédiatement.
02:29Donc dans ces moments-là, on prend ses affaires, on part, on ne réfléchit pas ?
02:32On ne réfléchit pas, on va vite.
02:35On essaie aussi de mobiliser les gens qui restent chez eux,
02:37puisqu'il y en avait pas mal quand même sur Andernos.
02:40Mais les gendarmes nous ont dit qu'ils avaient fait du porte-à-porte
02:43pour essayer de faire part de conscience aux gens qu'il fallait vraiment évacuer.
02:47Mais là, c'est un peu la pagaille finalement.
02:49Depuis deux heures, les voitures sont à l'arrêt.
02:52Oui, mais je crois qu'on n'a vraiment pas le choix.
02:54Je trouve que les gens sont quand même super patients.
02:57Ils voient que la situation est XXL, comme les incendies d'ailleurs,
03:00et qu'on doit faire ce qu'ils nous disent.
03:03Donc on attend juste les consignes officielles.
03:05Et là, il pleut.
03:07Et ça, ça change beaucoup de choses, en tout cas pour le moral.
03:11Pour le moral, oui, c'est une petite lueur d'espoir
03:13pour toutes les personnes qui habitent ici,
03:15qui voient leur région qui est en train de brûler.
03:18Comment vous vous organisez ce soir ?
03:20Vous savez que vous allez dormir ?
03:21Normalement, oui.
03:22On a de la famille près de Bordeaux.
03:24Donc le but, ce serait d'arriver jusqu'à Blanquefort.
03:27J'espère qu'on va y arriver.
03:30Parce que là, pour l'instant, ça ne bouge vraiment pas.
03:32Je crois que ça fait 30 minutes qu'on est bloqués.
03:34Mais j'ai espoir.
03:35Vous avez l'espoir.
03:36Parce qu'il faut bien comprendre qu'il n'y a qu'une seule route
03:38pour rentrer et pour sortir ici.
03:39C'est ça.
03:40Oui, oui, oui.
03:41Le rond-point de Carquillat s'est bloqué.
03:43Donc il n'y a plus que la petite départementale qui longe le bassin.
03:46Et on roule déjà à une allure très réduite.
03:49Et là, ça ne bouge pas du tout.
03:51Je pense que lorsqu'ils ont donné l'intervention,
03:54enfin l'ordre d'évacuer l'enton,
03:57ça a précipité en fait l'engorgement.
03:59Merci beaucoup, Laure.
04:01On va vous souhaiter bon courage et surtout beaucoup de patience
04:04parce qu'il va en falloir pour ces évacués
04:06qui tentent de rejoindre des communes
04:08qui sont pour l'instant en sécurité.
04:11Marie Roux avec Laura Champion derrière la caméra.
04:14L'une de nos équipes envoyées spéciales de BFMT dans la région
04:18que l'on va bien sûr retrouver tout au long de la soirée
04:21pour suivre cette situation au plus près.
04:23Circulation complètement bloquée.
04:25Ces habitants, ces vacanciers qui cherchent à rejoindre Bordeaux,
04:29parce que le feu menace jusqu'à l'agglomération.
04:31D'ailleurs, le ministre de l'Intérieur l'a annoncé.
04:33Situation inédite.
04:34Des communes jusqu'à Bordeaux vont devoir encore être évacuées.
04:38On a des policiers et des gendarmes qui aident à l'évacuation des personnes.
04:41Cette situation est inédite.
04:42Elle est totalement inédite,
04:44mais nous sommes évidemment déterminés à faire front et à faire face.
04:47Ils vont être renforcés maintenant par des moyens militaires
04:50pour lutter contre cette situation qui est totalement inédite.
04:53L'ensemble de la hiérarchie de la sécurité civile française
04:56le disent très clairement.
04:57On n'avait jamais vu ça.
04:58On n'avait jamais vu ça.
05:00Un feu convertif de cette ampleur.
05:02Bonjour, commandant Jérôme Boulanger.
05:04Merci d'être avec nous.
05:05Colonel, officier des sapeurs-pompiers
05:07et porte-parole de la sécurité civile.
05:10Les mots du ministre de l'Intérieur ce soir sont inquiétants.
05:16Nous sommes dans une situation très clairement inédite.
05:20Comme l'indique ce mot, nous n'avons jamais vécu une telle situation a priori en France.
05:30J'étais il y a quelques minutes avec le ministre pour faire un point de situation au centre opérationnel
05:36et de gestion interministérielle de crise à Beauvau,
05:41avec lui et nous autour de la table des gens qui connaissent le feu de forêt depuis de nombreuses années,
05:48des sapeurs-pompiers vraiment qui ont une très grande expérience.
05:50Et aujourd'hui, on se prépare, puisque pour l'instant il n'est pas avéré,
05:55mais on se prépare à un phénomène météorologique inédit,
06:00un feu convectif, vous l'avez dit, qui produit son propre vent,
06:07qui forme des nuages très particuliers qu'on appelle pyronimbus,
06:13voire pyronimbus.
06:17Donc, vous voyez, moi-même, je bute sur les mots parce que je ne connais pas ces phénomènes.
06:24Donc, on réunit autour de la table des spécialistes.
06:28Le Premier ministre, effectivement, réunit la cellule de crise
06:32avec un certain nombre de ministres autour de lui,
06:35de manière à pouvoir anticiper la situation.
06:38Ce qui compte, le ministre l'a très bien dit, c'est les populations.
06:42Et donc, il faut s'attendre dans les prochaines minutes
06:45dans les prochaines heures de l'évacuation de nouvelles villes
06:49entre le front de flammes actuel et puis la métropole de Bordeaux.
06:54Comment vous qualifieriez ce feu ?
06:56On se souvient bien sûr de l'incendie de Landiras, 13 800 hectares brûlés.
07:00Là, on a dépassé les 14 000.
07:01Est-ce qu'on a déjà connu ça ?
07:04Justement, non.
07:05C'est-à-dire qu'on essaie de trouver des références aux feux qu'on a connus récemment.
07:11On regarde aussi du côté de feux de Ribot de l'année dernière dans l'Aude
07:16où, effectivement, on a peut-être déjà aperçu ces phénomènes nouveaux.
07:22Mais on a beau chercher dans nos mémoires de sapeurs-pompiers,
07:25nous n'avons pas vécu de feu d'une telle ampleur
07:29avec des phénomènes physiques, finalement, météorologiques
07:33que nous ne connaissons pas.
07:36Donc, on est en train, bien sûr, de trouver un certain nombre de spécialistes,
07:41notamment au CNRS, notamment à Météo France,
07:44notamment au centre de recherche de l'entente de Valabre dans le sud de la France,
07:49des gens qui ont déjà travaillé sur ce type de phénomène
07:53parce que, je le répète, nous avons affaire à un phénomène inédit en France.
07:59Et à la demande de Laurent Nunez, le Premier ministre a décidé
08:02d'apporter le soutien de l'armée.
08:06Pourquoi exactement ?
08:07Réquisition des moyens, effectivement, militaires.
08:11Réquisition aussi, le ministre l'a dit, de forces de sécurité intérieure.
08:18S'il faut protéger des populations,
08:21eh bien, il faut avoir des appuis.
08:23Il y a, bien sûr, déjà sur le terrain de nombreux bénévoles qui sont là.
08:28Il y a déjà des forces de sécurité intérieure,
08:31gendarmes, police, police municipale.
08:33Il y a les associations agréées de sécurité civile.
08:36Les élus, bien sûr, sont très mobilisés.
08:39Les maires sont très mobilisés.
08:40Les préfets.
08:41Mais on souhaite, ici, apporter des appuis avec des forces nouvelles,
08:48notamment des militaires,
08:50de manière aussi à préserver un petit peu la ressource à port-pompiers
08:54qui a fort à faire sur la lutte contre le feu.
08:58Là, on est plutôt sur de l'évacuation de populations.
09:02Et puisque vous parlez d'évacuation,
09:06elles sont si importantes qu'évidemment,
09:08c'est la pagaille sur les routes
09:10où vous vous trouvez, Léopold Hautebert,
09:12comme beaucoup de monde ce soir dans la région.
09:16Oui, bonsoir Loïc.
09:18Effectivement, venez avec moi toute la soirée.
09:19On va vous montrer la situation.
09:21Nous sommes sur cette fameuse,
09:22avec Quentin Laurent, petite départementale,
09:25qui longe le bassin d'Arcachon.
09:28Regardez.
09:29Et ce qui nous marque à l'instant,
09:30c'est que c'est la grêle.
09:31On va vous montrer au sol.
09:32La grêle est en train d'arriver.
09:34La pluie, il y a quelques instants.
09:36Et désormais, ce sont des petits flocons
09:38qui tombent comme ça.
09:40Ce qui surprend effectivement pas mal de monde ici.
09:42Évidemment, les personnes qui sont là.
09:44Également, Jean Bernard qui est avec nous.
09:46Bonsoir Jean Bernard.
09:47Expliquez-nous votre situation.
09:48On est en direct sur BFMTV.
09:50Ça vient de surprendre tout le monde ici.
09:52Cette pluie commence à tomber.
09:53Et même de la grêle, il y a quelques instants.
09:54La grêle, oui.
09:55En fait, ici, je veux dire,
09:57il n'y a plus dramatique que la situation ici.
10:00Mais tout le monde évacue.
10:01Et on est plusieurs allés chercher
10:03de la famille bloquée à l'enton.
10:06C'est pas loin.
10:07Bon, il paraît que le feu traverse.
10:09C'est tout ce qu'on a.
10:10Et les nouvelles, les nouvelles dernières,
10:13c'est qu'il est passé des fourgons de police
10:16et de pompiers.
10:17Ils évacuent Audange aussi maintenant.
10:19Et on entend à l'instant, effectivement,
10:21Jean Bernard, je vous coupe.
10:21Parce que nos téléphones, pour tout vous raconter,
10:23Loïc, sonnent avec ces fameuses alertes.
10:26En temps réel, ce sont ces alertes
10:27qui indiquent que la commune dans laquelle nous sommes,
10:30on est à une quinzaine de kilomètres à peu près
10:32de Lèche-Cap-Ferré,
10:34est en train d'évacuer la commune, donc, d'Audange.
10:37Vous voyez cette route qu'on va vous montrer
10:38juste sur ma gauche.
10:40Cette fameuse départementale
10:42qui longe ce bassin d'Arcachon
10:44est noire de monde.
10:46Tous ces évacués qui viennent,
10:47notamment d'Andernos, d'Ares,
10:49et qui cherchent à rejoindre Marcheprime,
10:52qui est une autre ville,
10:52qui est plus près du continent.
10:54Non, voilà, on vous montre cette route en réel.
10:57Des bouchons qui sont extrêmement nombreux.
10:59Les policiers interdisent, évidemment, l'accès
11:01parce que, nous disent-ils,
11:03le feu désormais ici
11:04est à environ seulement un kilomètre.
11:07Voilà pourquoi cette commune ici
11:09est en train d'évacuer.
11:10C'est-à-dire que plus on va avancer dans la soirée,
11:12plus il y a ce risque, évidemment,
11:13qu'il y ait une évacuation.
11:15Les voitures que vous voyez ici en direct,
11:16évidemment, se font arrêter.
11:18Toutes ces personnes cherchent
11:19à aller vers l'intérieur de cette côte.
11:23Malheureusement, ce n'est pas possible.
11:24Et au-dessus de nous, Loïc, figurez-vous
11:27qu'il y a désormais de l'orage,
11:28beaucoup d'éclairs,
11:29ce qui laisse présager, évidemment,
11:30une situation assez complexe.
11:32Avec moi, désormais, c'est Rémi qui est là.
11:35Bonsoir, Rémi.
11:36Bonsoir.
11:36Alors expliquez-nous,
11:37vous avez voulu passer, vous également,
11:39pour rejoindre, notamment,
11:41cette route qui nous mène vers l'Ache-Cap-Ferré.
11:43Ce n'est pas possible pour vous ?
11:44Vous n'avez pas pu passer ?
11:44Non, effectivement, je n'ai pas pu passer.
11:47J'ai ma mère qui est actuellement dans les bouchons
11:49et qui a mes clés de maison.
11:51Malheureusement, je voulais évacuer Marche-Prime
11:53pour aller un peu plus loin,
11:55au cas où que Marche-Prime soit évacuée
11:56et je ne peux pas accéder à mes clés de maison, du coup.
11:59Donc, évidemment, pas mal de peur, j'imagine,
12:01mais vous êtes en contact avec vos proches
12:02qui vont normalement arriver là
12:03dans pas très longtemps.
12:04Alors, de la peur, non, pas du tout,
12:06parce qu'on est très bien encadrés,
12:07c'est très bien géré,
12:08les gens n'ont pas l'air d'être paniqués,
12:10on voit qu'il n'y a pas vraiment d'accident,
12:12enfin, tout se passe bien, donc...
12:13C'est respecté, évidemment.
12:14Oui, tout est bien géré,
12:15donc non, je suis plutôt confiant là-dessus.
12:17Voilà pour ce témoignage,
12:18alors que le ciel au-dessus de nos têtes gronde.
12:21Voilà pour cette situation.
12:22C'est vrai que ce rond-point ici est à l'image.
12:25Vous voyez ici, encore une fois,
12:26ces gendarmes qui passent,
12:27des camions de pompiers également,
12:29qui sont extrêmement nombreux,
12:30et donc cette nouvelle commune,
12:33désormais Loïc, qui est évacuée.
12:35Si, Léopold, on va bien sûr vous retrouver
12:37tout au long de la soirée,
12:38tout au long de cette émission spéciale
12:40pour suivre cette situation hors normes,
12:43totalement inédite,
12:44pour reprendre les mots du ministre de l'Intérieur.
12:46Julien Riflet est avec nous,
12:48notre journaliste Météo et Climat,
12:49ici à ABFM TV,
12:50pour rebondir sur ce que nous montrait Léopold,
12:54la météo sur place.
12:56Ce sont des orages,
12:58mais pas des orages qui vont arranger les pompiers.
13:00Oui, non, parce que ces orages,
13:02ça ne s'annonce a priori pas très pluvieux,
13:03même si, on le répète,
13:05chaque goutte de pluie compte,
13:06et donc on espère quand même
13:07que ça pourrait améliorer localement
13:09la situation.
13:11En revanche, ces orages peuvent s'annoncer
13:15particulièrement fort
13:16en termes de rafales de vent,
13:17c'est-à-dire qu'on pourrait avoir des rafales
13:18qui pourraient approcher les 80 km par heure,
13:20ça, ça ne va vraiment pas arranger la situation,
13:22avec en plus, on le voyait sur les images
13:25où il y avait Léopold,
13:26ces impacts de foot,
13:28ces éclairs,
13:29qui, eux, peuvent provoquer
13:30de nouveaux départs de feu.
13:32Donc, même s'il y a un petit peu de pluie,
13:33eh bien, le vent et les impacts de foot
13:35peuvent provoquer, malheureusement,
13:38une situation encore très, très compliquée
13:40pour les prochaines minutes
13:41et les prochaines heures.
13:43C'est vrai que là, on a un vent
13:44du secteur ouest
13:45qui pourrait tourner progressivement
13:46au sud-ouest,
13:47mais il faut quand même signaler
13:49qu'on parlait justement
13:49de ce feu convectif,
13:51de ces rafales convectives
13:52avec ce feu qui peut créer
13:53sa propre météo.
13:55C'est lorsque l'incendie est tellement dense,
13:57en fait, qu'il produit énormément de chaleur.
13:59Cet air chaud, il monte dans l'atmosphère,
14:01c'est le principe un peu
14:02d'une maugonle fière sacrée comme une...
14:04Et on voit d'ailleurs cette image
14:05à droite de l'écran,
14:06image tournée par un drone
14:08depuis Martignas-sur-Jal
14:10qui montre bien sûr le haut,
14:12ce qui émane de cet incendie.
14:14C'est assez impressionnant.
14:15Oui, c'est ça.
14:15On a un peu ce nuage
14:17en forme d'enclume.
14:18C'est vrai qu'on parlait tout à l'heure
14:19de Pyrocumulus
14:20ou de Pyroquonimbus.
14:21On assiste vraiment
14:23à cet incendie
14:24qui crée ses propres conditions météo
14:27que même les radars de Météo France
14:28ne peuvent pas prévoir.
14:29Donc c'est une météo
14:30qui est vraiment très locale.
14:32Ça peut provoquer des rafales de vent
14:33particulièrement importantes
14:34qui peuvent parfois partir
14:35dans des directions opposées.
14:37Ça fait que le feu peut partir
14:39dans un sens
14:39puis après dans un autre.
14:41Et ça, ça peut vraiment compliquer
14:42la situation des pompiers
14:43sur le terrain.
14:44Le plus grand feu de forêt
14:45du siècle,
14:46Ludovic Pingano,
14:47ce à quoi on est en train
14:48d'assister en ce moment
14:50assez dépourvu,
14:51il faut le dire,
14:52malgré tout l'effort
14:52des forces mobilisées sur le terrain.
14:54Je ne dirais pas
14:55le plus grand feu de forêt
14:56du siècle
14:56parce que ce serait irrespectueux
14:57par rapport à d'autres grands feux
14:59qu'on a connus,
15:00notamment dans le Var
15:00et des grands feux
15:01sur lesquels des sapeurs-pompiers
15:02sont morts au feu.
15:04C'est certainement
15:05un feu différent.
15:06C'est un feu hors cadre,
15:07c'est un feu hors normes,
15:08mais il y en a eu d'autres
15:09par le passé.
15:09Moi, je pense
15:10au feu de Gonfaron.
15:12Je n'ai plus l'année,
15:13mais c'est assez récent.
15:14Je pense surtout
15:14au feu de la garde Freinet.
15:16C'était en 2003
15:17où des collègues
15:18de sapeurs-pompiers
15:19de la Seine-sur-Mer
15:20ont été pris par le feu
15:21et le retour d'expérience
15:23a montré que ce feu
15:24également avait généré
15:24sa propre énergie
15:25et on avait a priori
15:27atteint des vitesses
15:27de propagation
15:28qui avaient pu atteindre
15:29les 10 km heure.
15:30Donc, il faut accepter
15:32qu'aujourd'hui,
15:32la nature, de temps en temps,
15:34prend le dessus sur nous.
15:35Elle est capable
15:38de sortir des modèles
15:40qui sont à notre disposition.
15:41Alors, il y a peut-être
15:42des événements
15:42qui font qu'on arrive
15:44à sortir de ce cadre,
15:45notamment actuellement
15:48ce réchauffement climatique,
15:50les effets du réchauffement climatique
15:51sur la végétation,
15:53les canicules
15:54sur ces végétations
15:55qui sont très denses
15:56au printemps
15:56et qui sèchent
15:57et qui fournissent
15:58un combustible incroyable
16:00à nos forêts.
16:01Peut-être aussi
16:02la faute de l'homme
16:02qui finalement a fait le choix
16:04de planter certaines essences
16:06qui ne sont absolument
16:07plus adaptées aujourd'hui
16:08à ce réchauffement climatique.
16:09Donc, il y a tout un tas
16:10d'éléments à prendre en compte
16:11et qu'il faudra effectivement
16:13étudier dans le cas
16:14des retours d'expérience.
16:15Et justement,
16:16pour parler de retour d'expérience,
16:18il me semble quand même important
16:19qu'à un moment donné,
16:19il va falloir être
16:20un peu plus courageux
16:21que ce qu'on fait aujourd'hui.
16:22Tout à l'heure,
16:22le maire de Lacanot le disait,
16:24on fait beaucoup de choses
16:25mais finalement,
16:26je m'aperçois
16:26qu'on ne progresse pas.
16:27Et aujourd'hui,
16:28en France,
16:28on a beaucoup de mal
16:29à accepter qu'à un moment donné,
16:31on soit planté
16:31dans nos études.
16:33Moi, jusqu'à il y a quelques jours,
16:34j'entendais encore
16:34la porte-parole du gouvernement,
16:35le ministre de l'Intérieur,
16:36dire qu'on a des moyens suffisants,
16:38que ce soit les moyens matériels,
16:40les sapeurs-pompiers, etc.
16:41On est le 24 juillet
16:43et clairement,
16:44aujourd'hui,
16:44on atteint les limites
16:45du dispositif
16:47au point de faire appel
16:48à des moyens européens
16:49et surtout à nos moyens militaires.
16:50Donc, il va falloir
16:50qu'on accepte à un moment donné
16:51de dire,
16:52oui, on s'est planté,
16:53peut-être pas nous,
16:54c'est peut-être nos prédécesseurs
16:55mais en tout cas,
16:55on a pris du retard
16:56et aujourd'hui,
16:57de façon très courageuse,
16:59il va falloir
17:00qu'on reprenne notre copie
17:01et qu'on assume
17:01nos responsabilités.
17:02Mais l'heure
17:03n'est peut-être pas encore
17:04justement aux leçons,
17:06aux enseignements
17:06à tirer de cet incendie
17:07dès lors que
17:08c'est toujours l'urgence,
17:10la priorité,
17:10c'est de sauver des vies,
17:11c'est ce qu'a dit
17:12le ministre de l'Intérieur.
17:15L'inquiétude hier,
17:16c'était l'approche
17:17de cet incendie
17:18vers l'immense station balnéaire
17:20de l'Aix-Cap-Ferré
17:21avec évidemment
17:21beaucoup de monde
17:22qui se trouve sur place.
17:23L'autre inquiétude
17:24ce soir des autorités,
17:26c'est la direction
17:26que prend cet incendie
17:27directement vers Bordeaux.
17:29Oui, parce qu'en fait,
17:31le vent a changé de sens.
17:33Nous avions un vent
17:34de nord-est
17:35qui poussait le feu
17:37vers le sud-ouest,
17:38donc vers effectivement
17:39la presqu'île.
17:41Ce matin,
17:42le vent a changé
17:43de direction,
17:44un vent d'ouest,
17:46donc poussant cette fois
17:47le feu vers l'est.
17:49Et effectivement,
17:49ce changement
17:50de sens du vent
17:51a changé complètement
17:52l'anticipation.
17:54Et on a vu
17:55au fil du temps
17:57cet après-midi
17:57effectivement
17:58comment évoluait le feu
17:59et on se rend compte.
18:01Excusez-moi,
18:01je vous coupe priorité
18:02au direct
18:03puisque la préfète
18:03de Gironde
18:04s'exprimait en direct
18:05sur BFM TV.
18:06...situation ce soir
18:07parce que
18:09la dimension
18:10de l'incendie
18:12a changé
18:12en fin d'après-midi.
18:15En effet,
18:16cet incendie
18:17avec lequel nous vivons,
18:18contre lequel nous luttons
18:20ici en Gironde
18:21depuis trois jours
18:22après une ampleur
18:23inédite.
18:25actuellement,
18:27cet incendie
18:28est poussé
18:29par un vent
18:30d'ouest
18:31soutenu
18:32et il se dirige
18:35vers l'est
18:35du département
18:36et vers la métropole
18:38bordelaise.
18:39Pour le traiter,
18:41pour le combattre,
18:43nous allons bénéficier
18:45de renforts
18:47nationaux
18:47extrêmement importants.
18:49Des renforts
18:50en sapeurs-pompiers,
18:52bien sûr.
18:53Des renforts
18:54en militaires,
18:56des renforts
18:57en soignants,
18:58des renforts
18:59en experts.
19:01Voilà,
19:01nous sommes...
19:03Nous allons
19:04former une équipe
19:05beaucoup plus étoffée
19:07pour faire face
19:08à cet incendie
19:10hors normes.
19:11Le Premier ministre,
19:12d'ailleurs,
19:13dans quelques minutes,
19:14présidera
19:14une cellule
19:15de crise
19:15interministérielle
19:16à laquelle nous assisterons.
19:18Mais,
19:20et c'est notre priorité,
19:22nous souhaitons
19:23que chacun
19:23soit rapidement
19:25mise en sécurité.
19:27Il nous faut
19:28ensemble aller vite.
19:30C'est pourquoi
19:31je demande
19:32aux habitants,
19:34aux habitantes,
19:35aux résidents,
19:36aux touristes,
19:37à ceux qui,
19:37aujourd'hui,
19:39se trouvent
19:40dans notre département
19:42de Gironde
19:42et dans certaines communes,
19:44je vais y revenir,
19:45d'évacuer,
19:47mais j'insiste,
19:49d'évacuer
19:50dans l'ordre
19:51et avec méthode.
19:53C'est précisément
19:54cette méthode
19:56qui a fait ses preuves
19:57depuis trois jours
19:58puisqu'elle nous a permis,
19:59avec l'aide des policiers,
20:01avec l'aide des gendarmes,
20:02de mettre à l'abri
20:04110 000 personnes
20:05en trois jours,
20:07y compris la nuit,
20:08dans le calme.
20:10Concrètement,
20:11ça veut dire quoi ?
20:12Ça veut dire
20:12que dans chaque commune,
20:14chaque commune concernée
20:15par la trajectoire
20:18de ce feu,
20:20dans chacune
20:21de ces communes
20:21concernées
20:22par la trajectoire
20:23du feu,
20:24chaque résident,
20:25soit habitant habituel
20:26ou résident temporaire,
20:30recevra sur son mobile,
20:33sur son téléphone portable,
20:34une alerte
20:36de notre part,
20:37impossible de passer à côté.
20:39C'est un texte très court
20:41mais c'est une sonnerie
20:43très particulière.
20:45Donc recevra sur son portable
20:47une alerte de notre part
20:48lui donnant le top départ.
20:50Donc chacun doit se préparer
20:52mais ne partir que quand
20:53nous lui demanderons.
20:55La gendarmerie nationale,
20:57la police nationale,
20:58aidée par les polices municipales
20:59et je remercie les maires
21:01mais aussi par les sentinelles militaires,
21:03assureront ainsi
21:05au mieux la fluidité
21:06de la circulation
21:07et la sécurité des personnes.
21:10Le mouvement est d'ailleurs
21:11déjà lancé.
21:12Ils sont concernés
21:13dans une première vague
21:14et nous serons amenés
21:15à l'adapter
21:16au fur et à mesure
21:17de l'évolution
21:18de l'événement.
21:19Ils sont concernés
21:20dans une première vague
21:21les communes de
21:23Saint-Hélène,
21:25Salonne,
21:26Lanton,
21:28Audange,
21:29Saint-Médard-en-Jal,
21:31Saint-Aubin,
21:32Saint-Jean-d'Iliac,
21:34Martignac.
21:35Je répète
21:36donc
21:37que les personnes
21:38vivant
21:39dans ces communes
21:40doivent attendre,
21:42doivent se préparer
21:42et attendre
21:44notre top départ
21:44avec l'alerte
21:45de FR Alert
21:46pour prendre la route.
21:49Prendre la route
21:51pour aller où ?
21:52Eh bien,
21:53pour éviter
21:53de rester
21:54dans la trajectoire du feu.
21:56C'est-à-dire
21:56plutôt d'aller au nord
21:57dans le département
21:59ou dans un autre département
22:00mais en tous les cas
22:02de ne pas rester
22:03dans un cône de danger.
22:04L'essentiel,
22:05c'est ça.
22:07Je demande aux maires
22:08ou je remercie aussi
22:09les maires
22:09qui nous aident beaucoup
22:10en général
22:12mais en particulier
22:13depuis quelques jours
22:14avec beaucoup de solidarité.
22:16Je demande aux maires
22:17du nord du département,
22:19des départements voisins
22:20d'ouvrir,
22:21de réfléchir à l'ouverture
22:22de lieux d'accueil
22:23pour celles et ceux
22:24qui seraient sans solution.
22:26Je veux remercier
22:27pour leur mobilisation
22:28ceux qui m'entourent,
22:30les pompiers ne sont pas là
22:31parce qu'ils sont
22:31à pied d'oeuvre
22:32mais les gendarmes,
22:34les policiers,
22:36les médecins,
22:37les soignants,
22:39l'ADFCI
22:40et puis tous ceux
22:41qui travaillent,
22:42tous les fonctionnaires
22:43qui nous apportent
22:44leurs expertises,
22:45ils ont été très mobilisés
22:46depuis trois jours
22:47et je voudrais surtout
22:49les remercier
22:50pour l'engagement
22:51sans faille
22:52qu'on va attendre d'eux
22:53dans ce moment
22:54qui est grave.
22:55Voilà ce que je voulais
22:56vous dire
22:56à ce moment
22:57de la journée,
22:58ce 24 juillet
23:012026.
23:03La préfète,
23:04pouvez-vous nous indiquer
23:05les maisons
23:06qui ont déjà été détruites
23:07par cet incendie ?
23:09Alors, les maisons détruites,
23:11alors je n'ai pas mes chiffres là
23:12mais on va aller les...
23:13Je ne sais pas...
23:16Non, non, il y en a...
23:17Je crois qu'il n'y en a pas.
23:18Pardon, je vais aller les chercher
23:20puisque...
23:21Ils sont sur mon bureau.
23:22Excusez-moi, je les ai oubliés.
23:24Ce matin, il y en avait 53
23:28et je ne sais pas à l'heure
23:29qu'il est et combien il y en a
23:30donc je vais vous dire
23:31quelque chose de plus précis.
23:37Alors, moi, je ne vais pas être capable
23:39de vous dire des choses techniques.
23:41Ce que je sais,
23:41c'est que c'est un méchant feu
23:44inédit
23:44et que donc,
23:46il faut prendre ces choses
23:47avec beaucoup de sérieux.
23:49Alors,
23:51sans bâtiment détruit.
23:54Sans bâtiment détruit.
23:57Principalement,
23:58est-ce que vous pouvez nous dire
23:59sur quelle commune ?
23:59Vous entendriez que c'est
24:00principalement le commune ?
24:01Non, je ne sais pas vous dire.
24:03On pourra faire une cartographie
24:05pour demain
24:05mais je ne sais pas.
24:07Vous savez,
24:08on gère en conduite.
24:10Mais on fera une cartographie
24:12pour demain
24:12si les sapeurs-pompiers
24:13peuvent nous donner
24:15les éléments.
24:17Madame la Préfète,
24:18on a le ministre de l'Intérieur
24:19qui s'est exprimé
24:20il y a quelques minutes
24:21sur l'agglomération
24:22Bordelais.
24:23Est-ce qu'elle est la situation ?
24:24Est-ce qu'il va y avoir
24:25des évacuations également
24:26qui possèdent la communauté ?
24:28Pour l'instant, non.
24:30Évidemment,
24:30on va observer ça
24:31de très près
24:32et surtout,
24:32on va se battre.
24:33On va se battre
24:34parce qu'on va avoir
24:35beaucoup plus de...
24:36Enfin, on va avoir
24:36beaucoup de moyens.
24:37On en avait déjà beaucoup.
24:39On avait déjà
24:40beaucoup de moyens
24:41mais là,
24:41c'est des moyens
24:43qui vont affluer
24:43de partout
24:45et on va se battre
24:46y compris
24:47en travaillant
24:48avec...
24:49en étant éclairé
24:50dans notre stratégie
24:51et en aidant
24:52les sapeurs-pompiers
24:53à choisir
24:54les bonnes tactiques
24:55avec des experts
24:56qui connaissent
24:57ces feux convectifs
24:59qui sont des feux
25:01très difficiles
25:02parce qu'ils sont
25:03si chauds
25:04qu'ils produisent
25:05leur propre vent.
25:07Et donc,
25:07voilà,
25:08ils sont très imprévisibles,
25:10très erratiques
25:10et celui-là
25:11a beaucoup de puissance.
25:12Donc,
25:13on va surtout
25:14se battre
25:15et pas que pour
25:16la ville de Bordeaux
25:17pour défendre
25:18un maximum.
25:19Mais là,
25:19comme il est en route
25:20et qu'il va vite,
25:22il ne faut pas perdre
25:22de temps.
25:23C'est pourquoi,
25:24dès ce soir
25:25et comme hier,
25:27comme avant-hier,
25:28on a fait beaucoup
25:28d'évacuations la nuit.
25:30Ce n'est pas drôle,
25:30mais voilà,
25:32la sécurité des personnes
25:33le mérite.
25:35Le message
25:36qui va être donné
25:36aux habitants
25:37des communes
25:38que vous avez cités,
25:39c'est ce soir,
25:40c'est demain,
25:41est-ce que vous avez...
25:42On va le faire...
25:44Vous voyez,
25:44depuis trois jours,
25:45on a mis 110 000 personnes
25:46à l'abri.
25:48Comment s'y est-on pris ?
25:49En fonction...
25:51On l'a fait
25:51à titre préventif,
25:53toujours.
25:55Une fois ou deux,
25:56c'était un peu plus urgent,
25:57mais voilà.
26:00Enfin,
26:02en discutant
26:02avec la gendarmerie,
26:03avec la police
26:04et compte tenu
26:05de l'état de la circulation,
26:07on décide
26:07de donner
26:08le top départ
26:09à la commune
26:10de...
26:11La mesure
26:12est à partir
26:13de ce soir.
26:13Et à partir
26:14de ce soir.
26:15Oui,
26:16à partir de ce soir,
26:17mais je ne peux pas
26:17vous dire à telle heure
26:18ce sera...
26:19Là, par exemple,
26:20Audange est en cours,
26:21Sainte-Hélène est en cours.
26:23Je ne sais pas vous dire
26:24à quelle heure
26:24on aura...
26:26Je ne sais pas moi,
26:27Saint-Médard,
26:28parce qu'il faut
26:30qu'on s'assure
26:30d'abord avec la police
26:31et la gendarmerie
26:32que la circulation
26:33est fluide.
26:34Il est inutile
26:35d'aller mettre
26:36des gens
26:36sur les routes
26:37dans des embouteillages
26:38où chacun s'énerve.
26:40Ils sont bien mieux
26:40chez eux,
26:41bien plus en sécurité.
26:42Voilà.
26:43Mais donc,
26:43on va échelonner
26:45comme on l'a fait
26:45depuis trois jours.
26:47– Alors,
26:48les évacuations
26:49que vous avez essayé
26:49dans les communes
26:51tout à l'heure,
26:51combien de personnes
26:52ça représente ?
26:55– Je...
26:56– On va...
26:56– Vous mettez des évacuations
26:57à venir.
26:57– Ah oui,
26:58vous voulez dire
26:58les communes à venir,
26:59je ne sais pas,
27:01il faut qu'on regarde.
27:02– 50 000 pour vous.
27:04– Ce que je sais,
27:06c'est que
27:06Saint-Médard,
27:06c'est 50 000.
27:08Je pense que
27:08Saint-Hélène,
27:09c'est moi,
27:10voilà,
27:10vous regarderez
27:11sur Wikipédia.
27:12Non,
27:13je n'ai pas fait,
27:13je n'ai pas fait
27:13le décompte.
27:14– Est-ce qu'il n'a pas fait
27:17le décompte ?
27:17– Non,
27:18pour l'instant,
27:18il fonctionne,
27:19il y avait un panache
27:20qui a un peu perturbé
27:22certains atterrissages,
27:23mais je crois que,
27:24je crois savoir
27:25qu'il fonctionne.
27:26– Vous entendez
27:27de la construction
27:27d'un parfum ?
27:28– Enfin,
27:29qu'il fonctionne
27:29au moins à 7h-ci.
27:32Pardon ?
27:32– On entend parler
27:33de la construction
27:34d'une sorte de parfum
27:35pour protéger
27:36sa mêla rougeale,
27:37notamment,
27:38il y a la couleur
27:38de lignes,
27:39etc.
27:39– On va discuter
27:43avec les experts.
27:45Le phénomène
27:46est trop récent,
27:47je ferai un point
27:47régulièrement
27:48pour répondre
27:49à vos questions,
27:49mais le phénomène
27:50est trop récent
27:51pour que je puisse
27:51vous dire avec certitude
27:52que ça a du sens
27:53de faire un grand pare-feu
27:55ou ça n'a pas de sens.
27:56Ça dépend
27:57de la vitesse
27:58d'avancée
27:59de l'incendie,
28:01ça dépend de ce que
28:03penseront
28:03les experts
28:05qui vont conseiller
28:07pour que la manœuvre
28:08soit la plus efficace
28:11possible.
28:11– Vous avez évacué
28:12les premières communes
28:13de la métropole
28:14de Bordeaux
28:15qui seraient
28:16préventivement
28:17évacuées.
28:19Ça renforce
28:19l'inquiétude
28:20qu'il y a
28:21autour de cet incendie
28:22de voir que ça
28:23pourrait se rapprocher
28:24et que ça se rapproche
28:24de la métropole
28:26et forcément
28:26des zones d'habitation
28:27encore plus peuplées
28:28que les premières
28:30communes touchées.
28:31– Oui,
28:31je comprends,
28:32mais je pense
28:33que l'on vive
28:33à la campagne
28:34ou que l'on vive
28:35en ville
28:35quand il s'agit
28:36de partir
28:38parce qu'il y a
28:38un phénomène
28:39qui peut
28:40porter atteinte
28:41à votre intégrité,
28:43évidemment,
28:43il y a de l'inquiétude.
28:44C'est naturel,
28:46c'est humain.
28:46Après,
28:47le fait que
28:47la ville soit
28:49par nature
28:50et par définition
28:50plus dense,
28:51c'est un fait,
28:52mais si on
28:53accepte
28:54une espèce
28:55de discipline collective
28:57et que chacun
28:58ne joue pas
28:59sa propre partition,
29:00je pense qu'on peut
29:01arriver
29:02à faire des choses
29:03à peu près
29:04bien organisées.
29:06– Le but,
29:06c'est d'éviter
29:07la panique générale ?
29:08– Oui,
29:09ça n'arrangerait personne,
29:10ni ceux qui ressentiraient
29:12cette panique,
29:13ni ceux qui devraient
29:14la subir,
29:15ni ceux qui devraient
29:15la gérer.
29:17Voilà.
29:18– En ce qui concerne
29:18les conditions
29:19en météo
29:19à venir,
29:20notamment sur le week-end,
29:21est-ce que
29:22vous savez,
29:24je peux parler d'autisme,
29:26mais en tout cas…
29:27– Il va continuer
29:29à faire chaud,
29:30on nous annonce
29:31pour ce soir
29:32des orages,
29:33possiblement,
29:34enfin,
29:34pas seulement en Gironde,
29:35dans les Landes,
29:36on ne sait pas très bien
29:37où ça va tomber,
29:39donc voilà,
29:40il faut qu'on soit prêt
29:42aussi à des orages
29:43d'ISSEC
29:44qui peuvent aussi
29:45faciliter les départs
29:47de feu,
29:48et donc il faut
29:48que les sapeurs-pompiers,
29:50d'où le fait
29:50qu'ils ne soient pas
29:51présents à cet instant,
29:52soient parfaitement mobilisés,
29:54même s'ils ont déjà
29:55beaucoup donné.
29:58C'est bon.
30:01Donc je referai un point
30:03demain,
30:05mais je ne sais pas
30:06à quelle heure.
30:12– Merci.
30:16– Voilà,
30:17donc vous venez
30:17de suivre en direct
30:19avec le dernier point
30:20de situation
30:21de la préfète
30:22de Gironde.
30:23Très forte inquiétude
30:24sur place
30:25passe à ce feu
30:26d'une ampleur inédite,
30:27ce sont ses mots
30:28et qui se dirigent
30:29désormais tout droit
30:30vers Bordeaux.
30:32Évitez la panique générale,
30:34mais tout le monde
30:35doit se mettre
30:35en sécurité.
30:36la préfète qui lance
30:37la préfète qui lance
30:37un appel à l'évacuation,
30:40mais chacun doit se préparer,
30:42mais attendre l'ordre
30:43pour y aller,
30:44attendre le go.
30:45Le mouvement a déjà commencé
30:46la première vague
30:47avec l'appui des policiers,
30:50des gendarmes,
30:51des forces sentinelles aussi
30:53à évoquer la préfète
30:54pour éviter,
30:56elle l'a dit,
30:57la panique générale
30:58de ce qui ressemble
30:59quand même déjà
31:00à un film catastrophe.
31:01Tout à fait,
31:01les forces armées
31:03contribuent énormément
31:04aux travaux de sécurité
31:07de la population,
31:08donc les forces sentinelles
31:09effectivement,
31:10que l'on reconnaît
31:11sur la lutte contre le terrorisme,
31:12la surveillance de nos gardes,
31:14de nos monuments historiques
31:14qui sont engagés.
31:16On a redéployé aussi
31:17certains des militaires
31:18qui étaient engagés
31:19sur Fontainebleau
31:20qui ont été redéployés
31:22en Corse
31:23et dans le Var.
31:24On a les groupements
31:25du génie incendie,
31:26donc des bulldozers
31:27qui sont aussi déployés,
31:30ceux d'Orange,
31:30Perpignan,
31:31qui sont là pour le coup
31:33à Pontevesse
31:33et ceux de Mont-de-Marsan
31:34qui sont eux envoyés
31:36à Somos.
31:36Donc ces bulldozers,
31:37ce qu'ils vont faire,
31:37c'est qu'ils vont ouvrir
31:38les voies forestières
31:40pour pouvoir à la fois
31:41faire des coupes-feu
31:42et permettre aux enjeux
31:43de rentrer dans la forêt
31:44et évidemment aussi
31:46la marine
31:46qui contribue
31:47avec des hélicoptères,
31:49avec des embarcations
31:50qui permettent de sécuriser
31:51les évacuations maritimes,
31:53des vedettes côtières
31:54de surveillance maritime
31:55et le bâtiment de soutien,
31:58le Garonne,
31:59qui peut accueillir
32:00400 personnes
32:00qui y est aussi engagées.
32:02Donc tout le monde
32:04est sur le pont,
32:04donc la sécurité civile
32:06est dans le cadre
32:06de la mission Héphaïstos
32:08qui est depuis 1984
32:10la contribution
32:11des forces armées.
32:12Donc Sentinelle,
32:13c'est une des contributions.
32:14Dans le cadre
32:15d'Héphaïstos
32:16depuis 1984,
32:18les forces armées
32:19contribuent pleinement
32:20et là,
32:21avec tous les moyens
32:22de tous les corps d'armée
32:23pour pouvoir assurer
32:24la sécurité des populations
32:25et ouvrir les voies
32:26et permettre évidemment
32:28de soutenir
32:29la sécurité civile.
32:30D'ailleurs,
32:30à l'instant,
32:30le président de la République,
32:32par la voix de son entourage,
32:33demande aux armées,
32:34je cite,
32:34de se mobiliser
32:35pour venir en renfort maximal
32:37justement à la sécurité civile.
32:39C'est vraiment l'urgence ?
32:41C'est l'urgence.
32:42L'urgence,
32:43la préfète l'a bien dit,
32:44c'est l'évacuation
32:45des populations,
32:47mais une évacuation
32:48qui doit se faire
32:48comme ça a été très bien fait
32:50parce que 110 000 personnes
32:51évacuées,
32:52je ne sais pas
32:53si la France a déjà connu ça
32:55depuis la Deuxième Guerre mondiale,
32:57110 000 personnes évacuées
32:59en deux jours
32:59en Gironde,
33:00ça s'est fait
33:01de manière méthodique,
33:03il n'y a pas eu
33:04de mouvement
33:05de panique,
33:07il faut rester
33:08dans cet état d'esprit
33:09vraiment
33:09qui permettra
33:12de protéger
33:13les populations,
33:13de les mettre à l'abri,
33:14c'est vraiment
33:15l'objectif premier
33:16et les forces militaires
33:19qui vont arriver
33:21sur le terrain
33:22rapidement,
33:23les forces de sécurité
33:24intérieure également
33:25sont là pour aider,
33:27accompagner les populations
33:28dans ces mouvements.
33:30Les sapeurs-pompiers,
33:31eux, bien sûr,
33:32vont bénéficier
33:33de renforts supplémentaires
33:34terrestres
33:35de manière à pouvoir
33:36poursuivre la lutte
33:39contre ce feu
33:40qui est hors norme,
33:41qui est inédit,
33:42qui est exceptionnel
33:44et ensemble,
33:46aussi bien
33:46d'un côté
33:47les militaires,
33:48les forces de sécurité,
33:49de l'autre
33:50les sapeurs-pompiers,
33:51on arrivera
33:52à faire évacuer
33:54des populations
33:54là où c'est nécessaire
33:56et continuer
33:57la lutte
33:57contre ce feu.
33:59La préfète
34:00de Gironde
34:01qui a déjà égrené
34:02la liste
34:03des communes
34:04où les habitants
34:05vont recevoir
34:06un moment
34:06ou un autre,
34:07ça peut être
34:07en pleine nuit,
34:08a-t-elle dit aussi
34:09une alerte
34:10et alors il faudra
34:11immédiatement évacuer.
34:12D'ailleurs,
34:13toute cette population
34:14qui correspond quand même
34:16à près de 80 000 personnes,
34:18Boris Veliachef
34:19doit se préparer,
34:21préparer un sac
34:22en quelque sorte
34:23pour ne pas perdre
34:23un instant
34:24dès lors qu'il faudra
34:25évacuer ce feu
34:26qui fonce tout droit
34:27vers Bordeaux.
34:28La métropole de Bordeaux,
34:30c'est près de
34:31850 000 habitants
34:32quand même.
34:34Là encore,
34:34évidemment,
34:35ça serait encore plus historique
34:36que ce que l'on est en train
34:37de vivre déjà actuellement.
34:39Bien sûr,
34:39et puis il faut,
34:40il est le plus important,
34:41c'est vraiment de suivre
34:42les recommandations
34:43des autorités
34:44et de réagir immédiatement.
34:46Je vois qu'il y a des alertes,
34:47ça c'est vraiment
34:47le primordial
34:48dans toutes ces situations-là,
34:50alors qu'il s'agisse
34:51d'incendies et d'autres risques
34:52d'ailleurs,
34:52d'autres aléas.
34:54Mais particulièrement
34:55dans l'institution
34:56de l'incendie,
34:56il faut absolument
34:57se plier
34:58au message
35:00qu'on reçoit,
35:01ce fameux FR-alerte
35:02qui va être déclenché
35:04et qui permet
35:05à chaque personne
35:07vraiment très précisément
35:08de dire à cette population-là
35:10d'évacuer
35:11et après à celle-ci
35:12et ça permet
35:12d'organiser les choses
35:14le mieux possible
35:14de façon à ce que tout soit
35:16le plus fluide possible
35:17parce qu'il ne faut surtout pas
35:18que ça soit encombré,
35:19que ça crée des embouteillages,
35:21ça empêche les forces
35:23de sécurité
35:24de travailler,
35:25etc.
35:26Embouteillages
35:26qui sont d'ailleurs
35:27déjà en cours
35:28parce qu'évidemment
35:29on a beau essayer
35:30de lutter contre ça
35:30et si la population augmente
35:32ça va être encore plus
35:33délicat à organiser
35:34mais il y a des gens
35:35qui s'occupent de ça
35:36et il faut absolument suivre
35:37110 000 évacués
35:38sur trois jours
35:38je le rappelle
35:3980 000 manifestement
35:41à venir encore
35:42dans les prochaines heures.
35:43On voit la puissance
35:43des fers alertes
35:44c'est une norme
35:46des autres téléphonies mobiles
35:48si vous entendez
35:48ce son ce soir
35:50ou même
35:51où que vous soyez
35:52c'est la sonnerie
35:55caractéristique
35:55de FR Alert
35:56qui vous prévient
35:58avec des messages
35:59avec des pictogrammes
36:00avec parfois
36:01des synthèses vocales
36:01pour les personnes malvoyantes
36:03des boucles aussi
36:05des personnes âgées
36:06qui n'ont pas spécialement
36:07de smartphone
36:07alors c'est tout l'intérêt
36:09d'évoluer
36:10sur d'autres dispositifs
36:11la radio
36:11la bande FM
36:12le DAB plus
36:13avec la norme ASA
36:14qui est en cours
36:15d'expérimentation
36:16on va pouvoir
36:16circonscrire
36:17sur des radios
36:18y compris en veille
36:20dans le futur
36:21alors pour l'instant
36:22c'est le porte-à-porte
36:23qui a été le plus efficace
36:24avec la gendarmerie
36:26et que la téléphonie mobile
36:28c'est parfait
36:29si on a du courant
36:30si les antennes relèves
36:30fonctionnent
36:31et on ne remplacera pas
36:32un bon gendarme
36:33un policier
36:34qui toque à la porte
36:35et qui incite fortement
36:37qui accompagne
36:37moi j'ai vu
36:38beaucoup de personnes
36:39essayer de convaincre
36:40les personnes âgées
36:40justement
36:41avec les petits-enfants
36:41les voisins
36:42on a les moyens
36:43de faire ça ?
36:43oui
36:44c'est aussi pour ça
36:45qu'il y a des renforts militaires
36:47parce que les militaires
36:48savent faire ce type de choses
36:51et c'est pour ça
36:51qu'on fait appel à eux
36:53le système FR Alert
36:55il est complémentaire
36:56de l'accompagnement humain
36:58il ne faut pas opposer les deux
37:00au contraire
37:01c'est vraiment une complémentarité
37:04ce dispositif FR Alert
37:05a très bien fonctionné
37:07jusqu'à présent
37:07il n'y a pas de raison
37:08qu'il ne fonctionne pas
37:09mais effectivement
37:11en complément
37:11d'avoir des forces de l'ordre
37:14qui viennent toquer aux fenêtres
37:16aux portes des gens
37:17pour leur dire
37:17écoutez
37:18c'est le moment d'y aller
37:19et bien c'est important
37:20l'expérience japonaise
37:21est très bien caractéristique
37:23depuis très longtemps
37:24ils utilisent
37:24un tas de moyens différents
37:26tous les moyens à disposition
37:27de manière à prévenir
37:28les populations
37:28en cas d'alerte au tsunami
37:30en cas d'alerte n'importe quoi
37:31c'est indispensable
37:32et on peut donner un conseil
37:33de préparer quelques affaires
37:34oui
37:35ce que faisait la préfète
37:36en effet
37:36dans ce cas-là
37:37très rapidement
37:38on pense aux médicaments
37:39pour les personnes
37:40qui prennent des traitements
37:41particuliers
37:42un petit nécessaire de toilette
37:44un peu de rechange
37:46un peu d'eau
37:47mais après
37:48les gens vont être accueillis
37:49dans des centres
37:51et seront hébergés
37:53seront nourris
37:54seront hydratés
37:56mais voilà
37:56ne pas oublier les médicaments
37:58et prendre quelques affaires
38:00de toilette et de rechange
38:01allez priorité
38:02au direct et au terrain
38:03bien sûr ce soir
38:04sur BFMTV
38:05on est désormais avec Clara
38:07en direct avec nous
38:08sur BFMTV
38:09merci d'être là
38:12témoin direct
38:12des incendies
38:15vous habitez
38:16à Martignas
38:17quelle est la situation
38:18ce soir ?
38:20là actuellement
38:21comme vous pouvez voir
38:21derrière moi
38:22on est dans le noir
38:23total
38:24on dirait vraiment
38:25que c'est la nuit
38:26alors que pas du tout
38:26on est entouré
38:28de fumée en fait
38:29et ça sent le brûler partout
38:30on vient d'avoir un orage
38:31là avec des grilles longs
38:32mais ça vient de se calmer
38:33et du coup il y a la cendre
38:35qui recommence à tomber
38:36un peu partout
38:37vous suivez les dernières informations
38:39vous avez entendu à l'instant
38:40l'appel des autorités
38:41de la préfète de Gironde
38:43qui a égrené cette liste
38:44de communes
38:44ou d'une manière
38:45ou d'une autre
38:46tout de suite
38:47ou dans les prochaines heures
38:48il va falloir évacuer
38:50oui du coup
38:51on commence à préparer
38:51nos affaires
38:52on prépare les voitures
38:53on prend le strict nécessaire
38:55et on se prépare
38:56à avoir le message
38:57et partir
38:57quand ce sera notre tour
38:59je précise d'ailleurs
39:00que les images
39:01que l'on voit à l'antenne
39:02derrière vous
39:03c'est vous qui nous les avez
39:05transmises
39:05pour qu'on se rende compte
39:06en effet
39:06de cette atmosphère
39:10apocalyptique
39:10de ces fumées
39:11que vous nous décrivez
39:12encore ce soir
39:13et qui sont bien présentes
39:17oui
39:17à ce moment là
39:18on a fait voler notre drone
39:19parce qu'autour de Martinas
39:21il y avait des bruits
39:21comme quoi il y avait des feux
39:22derrière chez nous
39:23on a voulu vérifier
39:24pour se mettre en sécurité
39:25si jamais
39:26ou appeler les pompiers
39:27donc il n'y avait rien du tout
39:28mais on a pu voir
39:29cet amas de fumée
39:31arriver sur nous
39:34Est-ce qu'il y a
39:34une sorte de sentiment
39:36de panique quand même
39:37qui arrive chez vous
39:38dans votre entourage
39:39au vu des appels
39:41de plus en plus pressants
39:42et des autorités
39:43qui s'inquiètent ?
39:45Oui oui totalement
39:46parce qu'on voit
39:46que le feu se rapproche
39:47quand même assez rapidement
39:48qu'on est déjà dans la fumée
39:49qu'on est dans le noir
39:50donc on ne sait pas trop
39:51à quoi s'attendre
39:52et puis avec l'orage en plus
39:54et on sait que les routes
39:54sont déjà pleines
39:55et que pour partir
39:56ça va être un peu compliqué
39:57un peu long
39:58donc c'est sûr
39:58qu'il y a un peu de panique
39:59mais on sait que ça va s'arrêter
40:01à un moment
40:01donc on se rassure comme on peut
40:03Merci beaucoup Clara
40:04d'avoir pris le temps
40:05de témoigner en direct
40:06ce soir sur BFM TV
40:09on va à présent retrouver
40:11Léopold Audebert
40:12Léopold vous êtes à présent
40:13avec la maire de Lanton
40:20Oui Loïc je ne sais pas si vous m'entendez
40:22on est effectivement avec
40:23monsieur le maire de Lanton
40:24merci d'être avec nous
40:25en direct sur BFM TV
40:27on va marcher un petit peu
40:29avec vous
40:29avec Quentin derrière la caméra
40:30pour bien expliquer aux personnes
40:31qui nous regardent
40:33en ce moment en direct
40:34on est donc à Lanton
40:35ce centre que l'on voit ici
40:36c'est un centre d'habitude
40:37qui est dédié notamment
40:38aux animations, aux spectacles
40:40vous l'avez totalement transformé là ?
40:41Totalement transformé
40:43depuis deux jours
40:43c'était un centre de secours
40:45d'orientation et d'aide
40:47pour les personnes
40:49qui quittaient la presqu'île
40:50de Cap-Ferré
40:51et depuis hier soir
40:53Arès et Andernos
40:54Voilà parce que
40:55pour tout vous raconter
40:56on a avancé
40:56par rapport à tout à l'heure Loïc
40:58nous étions bloqués
40:59derrière un rond-point
41:01avec des policiers
41:01on a pu avancer
41:02notamment grâce à monsieur le maire
41:04avec cette file d'attente
41:05qui est toujours très longue
41:05dans le sens inverse
41:06on vous la montre
41:07en direct sur ces images
41:08grâce à Quentin
41:09ces voitures viennent notamment
41:11d'Andernos
41:11elles viennent d'Ares
41:12et elles cherchent à se diriger
41:14vers le continent évidemment
41:15notamment vers Marcheprime
41:17qui est une ville
41:17qui est un petit peu plus loin
41:18quelle est la situation ce soir
41:19monsieur le maire
41:20en beaucoup de choses
41:22à gérer pour vous là ?
41:23Alors en début d'après-midi
41:24on a communiqué
41:25comme quoi on n'était pas évacué
41:27contrairement à nos villes voisines
41:29et à 18h30
41:32un bruit a commencé à courir
41:34qu'on serait évacué
41:35et j'ai exigé que la préfète d'Aquitaine
41:38me confirme l'évacuation
41:40et donc effectivement
41:41la décision a été imposée
41:43d'évacuer la commune rapidement
41:45et par la seule voie possible
41:48la voie littorale
41:49Donc là dans votre commune
41:51qui se trouve juste au site derrière nous
41:52il n'y a plus personne ?
41:53Il n'y a plus personne
41:54c'est en cours
41:55et la voie rapide est condamnée
41:58on ne peut pas circuler
42:00et donc c'est un peu
42:02un piège
42:04pour les automobilistes
42:05Alors on va rentrer
42:05maintenant Loïc
42:06on va vous montrer
42:07à l'intérieur
42:08de cette salle
42:09grâce à monsieur le maire
42:10ce qui s'y passe
42:11évidemment ce sont des
42:13quelques plats
42:13qui sont servis
42:14c'est ça monsieur le maire
42:15grâce aux bénévoles notamment
42:16qui sont très nombreux ce soir
42:17à accueillir pas mal de monde
42:18mais la particularité
42:19ça qu'il faut qu'on raconte
42:21c'est qu'étant donné
42:21que vous êtes évacué ici
42:23ce centre qui était
42:23un centre d'évacuation
42:24va lui aussi être évacué
42:25Oui on est en cours d'évacuation
42:27donc les résidents
42:29sont partis
42:30et on est en train
42:30de plier les affaires
42:32pour nous diriger
42:33vers Biganos et Mios
42:34Oui parce que venez voir
42:35on va vous montrer
42:36cette salle
42:36qui était aménagée ici
42:38d'ailleurs on voit
42:38encore quelques lits
42:39que vous aviez aménagé
42:40des lits de camps
42:42pour les sinistrés
42:43qui étaient là
42:43Voilà tout ça
42:44ça va être démonté
42:45Des lits picots
42:46ont été démontés
42:47on en a à peu près
42:48150 qui sont partis
42:49sur les communes voisines
42:50à Mios je crois
42:52Voilà
42:53Donc en fait
42:53ce centre d'évacuation
42:54est lui-même évacué
42:56Merci beaucoup monsieur le maire
42:57on va retourner
42:58à l'extérieur quand même
42:59vous montrer
43:00cette situation
43:01parce que c'est tout le long
43:03de cette côte
43:04finalement qui est en train
43:05en partie en tout cas
43:06d'être évacué
43:08puisque petit à petit
43:09de plus en plus de communes
43:10sont en train
43:11de se voir
43:13totalement évacué
43:14en partie
43:15avec cette seule route
43:15qu'on a vue derrière nous
43:17Bonsoir messieurs dames
43:19Bonsoir on est en direct
43:20sur BFM TV
43:21je vous vois avec votre valise
43:23vous avez été évacué
43:24c'est ça ici
43:25et là on vous demande
43:26d'évacuer une nouvelle fois
43:27Une nouvelle fois oui
43:28C'est évidemment
43:29beaucoup de peine
43:30et beaucoup d'émotions
43:32pour vous
43:33vous habitez
43:33dans cette commune de Landon
43:34Moi j'étais sur Andernos
43:37voilà
43:37moi je me retrouve
43:38à la rue
43:39et voilà
43:40ça fait plus d'un an
43:41que je cherche un logement
43:42dans la Gironde
43:44on se retrouve un peu bloqué
43:45parce qu'il n'y a pas de solution
43:46quand on appelle les maires
43:47il n'y a pas de solution
43:48donc voilà
43:49on nous a mis ici
43:50pour aujourd'hui
43:51et on repart là
43:52pour MIOS
43:53Pour MIOS
43:53Est-ce que vous avez trouvé
43:54un lieu pour ce soir ?
43:56MIOS
43:57voilà
43:57c'est tout ce qu'on nous a dit
43:59donc là on part pour MIOS
44:03après voilà
44:04on ne sait pas
44:05Petit à petit
44:06si je comprends bien
44:06c'est comme ça
44:07que vous construisez
44:08votre soirée
44:09beaucoup de courage
44:10évidemment
44:10de la part de toute la rédaction
44:12Loïc
44:13on va retourner peut-être
44:13par là-bas
44:14pour terminer cette route
44:15on vous la montre
44:16une nouvelle fois
44:16beaucoup d'émotions
44:17parce que tout est en train
44:18évidemment d'être
44:19vous l'imaginez bien
44:20construit en temps réel
44:22alors que vous le voyez ici
44:23les gendarmes évidemment
44:23sont aussi déployés
44:24monsieur le maire
44:25les gendarmes sont là
44:26les policiers
44:27la protection civile également
44:28Gendarmerie en force
44:30police municipale
44:31police de la métropole
44:33et pompiers en masse
44:35donc c'est vrai que
44:36pour ça on a été aidé
44:37sans aucun doute
44:39Merci beaucoup
44:40pour ces quelques mots
44:41alors que vous l'avez compris
44:42même les centres d'évacuation
44:43sont eux-mêmes évacués
44:45désormais
44:46Merci beaucoup
44:47Léopold
44:48et merci également
44:49à vos invités
44:50depuis Lenton
44:51dont on sent la détresse
44:52Lenton qui fait partie
44:53de ces communes
44:54qui va devoir évacuer
44:55et là en fait
44:56on comprend cette détresse
44:57parce que là
44:58on est en train d'évacuer
44:59les centres
45:00qui accueillaient ceux
45:00qui avaient déjà été évacués
45:02ces dernières heures
45:02là il faut être vraiment
45:04très agile
45:05en ce moment
45:06il faut vraiment faire preuve
45:07d'un grand sens
45:08de l'adaptation
45:11sans avoir trop d'état d'âme
45:13pour le moment
45:14parce que là
45:15on est dans le temps
45:16alors de l'émotion
45:17je comprends
45:18que les gens
45:19qui sont dans cette situation-là
45:21c'est absolument dramatique
45:23pour eux
45:24mais en même temps
45:26on est dans le temps
45:27de l'émotion
45:28et de l'action
45:28donc il faut vraiment
45:30rester dans cette dynamique
45:32d'agilité
45:33d'adaptation
45:35oui
45:35alors on nous met
45:36à un endroit
45:37à un moment
45:38on nous demande
45:39de partir
45:39à un autre endroit
45:40qu'est-ce qui compte ?
45:41Là le bilan humain
45:43je le répète
45:44depuis quelques temps
45:45là on a évacué
45:47110 000 personnes
45:48il y a zéro victime
45:50il y a zéro blessé
45:52sauf parmi nos forces
45:54parmi les sapeurs-pompiers
45:55donc il faut rester
45:57sur un bilan
45:58de la population
45:59vierge
45:59aucun blessé
46:01aucun décédé
46:02donc la priorité
46:03c'est celle-là
46:04alors oui
46:05effectivement
46:06il y a des maisons
46:06qui brûlent
46:07il y a des campings
46:08qui brûlent
46:08il y a des gens
46:09qui ne peuvent pas
46:10partir en vacances
46:11effectivement
46:13qu'est-ce qui compte ?
46:14Quelle est la priorité ?
46:15Je crois que la priorité
46:16c'est que les gens
46:17là moi je suis heureux
46:18de voir des gens
46:18qui témoignent
46:19c'est triste
46:20à dire d'une certaine manière
46:23je compatis
46:24je trouve que c'est
46:25vraiment dramatique
46:26pour eux
46:26mais ils sont en vie
46:27ils sont en bonne santé
46:29et donc il faut
46:30qu'ils fassent confiance
46:32aux autorités
46:33qui les déplacent
46:34certes
46:35mais pour les accueillir
46:36mieux
46:36dans de meilleures conditions
46:38et je crois
46:38que c'est ce qui compte
46:39au final
46:40l'inquiétude
46:41d'autant plus grande
46:42que la région
46:43de sud-ouest
46:44est touchée également
46:45par un deuxième incendie
46:47on a dit déjà
46:47110 000 évacués
46:48pour cet incendie
46:49de Gironde
46:50qui va bientôt passer
46:51à près de 200 000
46:52si on ajoute
46:53tous les habitants
46:54des nouvelles communes
46:56qui s'apprêtent
46:56à devoir aussi
46:57plier bagage
46:58pour éviter
46:59le pire
47:00et puis il y a
47:01cet autre incendie
47:02qui s'est déclaré
47:03dans les Landes
47:04c'est là que vous vous trouvez
47:05Angelo Atta
47:05pour BFM TV
47:06du côté de Biscarros
47:07avec là aussi
47:08plus de 30 000 évacués
47:12Exactement
47:1331 000
47:13c'est le bilan
47:14qui a été publié
47:15aux alentours de 18h30
47:16par la préfecture des Landes
47:17et l'autre chiffre
47:18à retenir localement ici
47:20c'est 2600 hectares
47:22ça semble effectivement
47:23beaucoup moins important
47:25en tout cas
47:25une ampleur
47:26beaucoup moins grande
47:27que ce qui se passe
47:28chez les voisins girondins
47:29mais effectivement
47:30ici aussi
47:31la situation est importante
47:32je voulais vous montrer
47:33parce qu'on parle souvent
47:34des effectifs de pompiers
47:36mobilisés
47:36il y a ici
47:37sur ce terrain
47:38qui sert de rassemblement
47:40plusieurs camions de pompiers
47:41et surtout regardez l'horizon
47:43sur les images
47:43de Nicolas de Roussy
47:44vous voyez bien
47:45effectivement
47:46on est entouré
47:47de forêts
47:47de conifères
47:49bien évidemment
47:49dans cette région
47:50des Landes
47:51et l'horizon
47:52est totalement
47:53trouble
47:54alors nous avons roulé
47:55plusieurs kilomètres
47:56autour de Biscarros
47:58ces dernières minutes
47:59avec Nicolas de Roussy
48:00on a pu constater
48:01ce paysage
48:02à peu près partout
48:03il y a eu un gros orage
48:04également sur la région
48:05il y a quelques minutes
48:07maintenant
48:07ça semble avoir
48:09éteint quelques flammes
48:10mais la réalité
48:11c'est que le paysage
48:12qui nous entoure
48:12et on va se retourner
48:13pour vous le montrer
48:14ce sont des forêts
48:16avec des poches
48:17de feu extrêmement fréquentes
48:19que l'on aperçoit
48:20entre la végétation
48:22la végétation
48:22est toujours abondante
48:24tout n'est pas noir
48:25autour de nous
48:25si ce n'est l'air
48:26mais au sol
48:27il y a encore énormément
48:28de petites poches
48:30de résistance de feu
48:31et un travail considérable
48:32ici pour les pompiers
48:33localement
48:34et bien évidemment
48:35tout cela s'agglomère
48:36tout cela s'ajoute
48:37à ce que l'on raconte
48:39également sur BFMTV
48:40autour des incendies
48:42qui touchent cette fois
48:43la Gironde
48:4431 000 évacués
48:452 600 hectares
48:48parcourus par le feu
48:49ce sont les chiffres
48:50à retenir
48:51mais il date déjà
48:51de 4 heures maintenant
48:53de la part de la préfecture
48:54des Landes
48:54et vous voyez encore
48:55ces camions de pompiers
48:56autour de nous
48:57sachant que tout va très vite
48:59en effet
48:59en diluata
49:00avec Nicolas de Roussy
49:00pour les images
49:02en direct
49:03et ces camions
49:04de pompiers
49:05se balaient incessants
49:06pour lutter
49:06contre les flammes
49:08ces images
49:09Boris Veliachev
49:10vous qui êtes
49:10architecte expert
49:12en risque majeur
49:13deux incendies
49:14comme ça
49:15pas si éloignés
49:16que ça l'un de l'autre
49:17mine de rien
49:18dans la même zone
49:19dans la même région
49:20c'est un scénario
49:22catastrophe
49:23qui se dessine
49:23ça accroît
49:24la difficulté
49:26à comment intervenir
49:28sur tous les fronts
49:28en même temps
49:29de toute façon
49:29puisque ça accroît
49:31le fait qu'on est
49:31d'autant plus dépassé
49:33on a aussi des incendies
49:34dans d'autres régions
49:35en France
49:35donc on est obligé
49:37de partager
49:39en fait
49:39les ressources
49:41disponibles
49:41de façon à lutter
49:42contre ces incendies
49:43et plus on aura
49:45de foyers
49:45comme ça
49:46qui vont apparaître
49:47plus les interventions
49:49en France
49:50seront difficiles
49:51de toute façon
49:52et délicates
49:53ça c'est un véritable problème
49:55d'autant que ça brûle
49:56également
49:57au bord de la Méditerranée
49:59dans le Var
49:59où on sera dans un instant
50:01avec nos envoyés spéciaux
50:03là aussi
50:04on voit bien sûr
50:05toutes ces images
50:07ce ciel
50:07que l'on n'a plus vu bleu
50:09depuis longtemps
50:10et pourtant
50:11il n'y a pas de nuages
50:12il n'y a pas de nuages
50:13dans le ciel
50:14c'est uniquement
50:14de la fumée
50:15qui émane
50:15de ces incendies
50:17et ce vent
50:19très important
50:20d'autant que
50:21au cœur du brasier
50:22tout s'accélère
50:23et les rafales là
50:24peuvent être encore plus importantes
50:25encore plus conséquentes
50:26oui parce que
50:27c'est vrai qu'on a des orages
50:28qui circulent sur la zone
50:29maintenant ces orages
50:30même si par endroit
50:32ils ont pu apporter de la pluie
50:33ils s'annoncent plutôt brefs
50:34donc ça a été de courte durée
50:36le point plutôt aggravant
50:38ce sont effectivement
50:39les rafales
50:40sous les orages
50:40qui peuvent parfois partir
50:41dans des directions opposées
50:42différences
50:43qui peuvent faire partir le feu
50:44d'un côté
50:45puis d'un autre
50:45des rafales
50:46qui peuvent approcher
50:47les 80 km par localement
50:49donc la situation
50:50reste compliquée
50:51l'autre facteur aggravant
50:52c'est les impacts de foot
50:53qui sont assez nombreux là
50:54actuellement dans le secteur
50:55et qui peuvent créer
50:56de nouveaux foyers
50:57de nouveaux départs de feu
50:59donc la situation
51:00reste quand même
51:00très compliquée
51:01c'est vrai que le vent
51:02dominant là
51:02météorologique
51:03c'est un vent d'ouest
51:04qui pourrait progressivement
51:06tourner au sud-ouest
51:07qui fait que le feu
51:08se décale vers l'est
51:09et pourrait dans les prochaines heures
51:11aussi remonter vers le nord-est
51:12donc la situation reste
51:13très compliquée sur place
51:14avec vous l'avez dit
51:15ces nuages de fumée
51:17ces pyrocumulus
51:18qui peuvent créer
51:19leurs propres conditions
51:21météo
51:21l'incendie peut vraiment
51:22s'auto-alimenter
51:23et s'auto-régénérer
51:25lui-même
51:25donc la situation
51:26reste vraiment compliquée
51:28un petit peu imprévisible
51:29on reprend un petit peu
51:30les termes d'hier
51:31mais c'est vrai que la situation
51:32reste très compliquée
51:33sur place
51:34et les effectifs
51:35qui doivent se démultiplier
51:37Ludovic Pingano
51:37comment on fait
51:38dans ce genre de situation
51:40où est-ce qu'on met
51:42toutes les forces
51:43comment on les partage
51:44comment les choix sont faits
51:45étant donné que chaque départ de feu
51:47peut d'un coup prendre
51:49une ampleur considérable
51:50alors c'est effectivement
51:51une stratégie nationale
51:51qui est mise en place
51:52où d'abord il y a des besoins
51:53qui sont exprimés
51:54par chaque commandant
51:54des opérations de secours
51:55sur le terrain
51:56qui va donc demander
51:57et qualifier
51:58tous les moyens
51:59dont il peut avoir besoin
52:00pour lutter contre l'incendie
52:01ensuite les moyens
52:04vont être répartis
52:04les moyens terrestres
52:05seront répartis
52:07par les centres opérationnels
52:08de zones
52:09qui eux-mêmes
52:11sont coordonnés
52:12par le centre
52:14le centre opérationnel
52:15de la sécurité civile
52:16j'allais dire
52:17l'ancien COGIC
52:18l'ancien centre opérationnel
52:19de gestion intermissiale
52:20de crise
52:20qui vient juste
52:21d'être nommé
52:22centre opérationnel
52:23de sécurité civile
52:24et s'agissant des moyens aériens
52:26eux sont coordonnés
52:27à l'échelle du centre national
52:28de coordination avancée
52:29de la sécurité civile
52:30qui est basé à Nîmes-Garon
52:31donc c'est tout un dispositif
52:32qui se met en place
52:33avec potentiellement
52:34là encore
52:35la possibilité
52:35d'avoir des renforts
52:36à la fois européens
52:37ou des renforts
52:39militaires par exemple
52:42et derrière
52:44la réponse
52:44qu'on peut apporter
52:45à ces commandants
52:45des opérations de secours
52:46pour qu'ils disposent
52:47des moyens
52:47dont ils ont besoin
52:48pour lutter contre les incendies
52:49il faut qu'à l'échelle départementale
52:51on conserve également
52:52des moyens à disposition
52:53pour réaliser
52:54les opérations courantes
52:55continuer à traiter
52:56le secours à personne
52:57continuer à intervenir
52:58sur les accidents
52:58de circulation
52:59continuer à intervenir
53:00sur les incendies
53:01sur les feux d'appartement
53:02par exemple
53:04et puis
53:06ça c'est un point important
53:07et puis également
53:08conserver des moyens
53:09spécifiques aux feux de forêt
53:10pour intervenir également
53:11sur les éventuels départs
53:12de feux de forêt
53:13ça ça concerne
53:13les moyens terrestres
53:14mais surtout
53:15les moyens aériens
53:15pour appliquer
53:16cette stratégie nationale
53:17qui consiste à engager
53:18un maximum de moyens
53:19sur les feux naissants
53:20donc vous voyez bien
53:21que ce sont des équations
53:22extrêmement difficiles
53:23à résoudre
53:23et pour cela
53:24il faut des moyens
53:25il en faut suffisamment
53:26et la question
53:26qui peut se poser aujourd'hui
53:27c'est est-ce que la France
53:28aujourd'hui au regard
53:29de la situation
53:30dispose de suffisamment
53:31de moyens
53:31pour faire face
53:31à tous ces départs de feu
53:33et c'est face à ces interrogations
53:34mais parfois
53:35c'est constable
53:36parce que les réponses
53:37sont là
53:37que la solidarité
53:38se met aussi en place
53:39tant que c'est encore possible
53:41c'est votre cas
53:42David
53:43merci d'être avec nous
53:44en direct
53:44sur BFM TV
53:45vous êtes
53:46vous êtes bordelais
53:47et vous êtes venu
53:48justement à Biscarros
53:49pour aider
53:50les animaux
53:52notamment
53:52les aider à évacuer
53:54ne pas qu'ils soient
53:55abandonnés
53:56dans les flammes
53:58exactement
53:58on a essayé
53:59de leur porter un peu secours
54:00avec mes amis
54:01pour essayer de les recueillir
54:03avec
54:04chez eux
54:04parce que beaucoup d'animaux
54:06ont été délaissés
54:07au moment de l'évacuation
54:08et on a réussi
54:08à récupérer
54:10une quinzaine de chats
54:11quatre chiens
54:12tortues
54:12donner à manger
54:13à boire
54:14et on va continuer
54:15une partie de la nuit
54:18à quoi vous avez été confronté
54:21à quoi vous avez assisté
54:23comment ça se passe
54:24pour ceux qui doivent
54:25ou qui ont déjà
54:27évacué
54:30on est à côté
54:31d'un centre de secours
54:33où les gens sont logés
54:34nourris
54:34ils attendent savoir
54:36quand est-ce qu'ils vont pouvoir
54:36revenir dans leur maison
54:37je crois qu'il y a une centaine
54:38de maisons de brûlées
54:39sur Biscarros
54:40les gens n'ont pas plus
54:41d'informations que ça
54:42le vent vient de se lever
54:43c'est arrivé
54:45c'est très très
54:46même très compliqué
54:47des scènes d'isolation
54:49un peu partout
54:49et beaucoup d'animaux
54:51en détresse
54:51beaucoup d'animaux sauvages
54:54et parce que parfois
54:55c'est vrai que dans la panique
54:56ce n'est pas forcément
54:57la priorité
54:58hélas
54:59pour celles et ceux
55:01qui doivent partir
55:02de prendre en charge
55:04leurs animaux
55:05avec eux
55:06d'ailleurs
55:06comment ça se passe ?
55:09beaucoup de personnes
55:10ont délaissé les animaux
55:11parce qu'ils pouvaient partir
55:12directement
55:13beaucoup d'animaux
55:14sont restés chez eux
55:15parce que les gens
55:15pensaient peut-être
55:16revenir assez rapidement
55:17sauf qu'aujourd'hui
55:18on est les seuls
55:18à pouvoir y rentrer
55:20les gendarmes
55:21nous laissent aller
55:22secourir les animaux
55:23donc beaucoup de gens
55:24nous ont contactés
55:25à peu près 80 personnes
55:26pour essayer de récupérer
55:28leurs animaux
55:29aller les nourrir
55:29les soigner
55:30ou leur donner de l'eau
55:31voir que tout allait bien
55:32on n'a pas pu s'occuper
55:33de tout le monde
55:34on est vraiment désolé
55:35mais on essaye de faire
55:35le maximum par rapport à ça
55:37et on imagine
55:38que vous avez encore
55:39beaucoup de pain
55:39beaucoup de pain
55:40sur la planche
55:42exactement
55:42on espère qu'on va pouvoir
55:44continuer à en sauver
55:45quelques-uns
55:45et que le temps
55:46va nous le permettre
55:46il y a des endroits
55:47où on ne peut pas y aller
55:48c'est en flamme
55:49c'est calciné
55:50et ça devient compliqué
55:51même pour nous
55:52merci à vous
55:53en tout cas
55:53d'avoir pris le temps
55:54de témoigner en direct
55:55sur BFM TV
55:56sur la question aussi
55:58bien sûr
55:58des animaux
55:59qui est très importante
56:01on suit
56:03tous les incendies
56:04qui sont en cours
56:05en France
56:05et là en ce moment
56:06on va aller dans le Var
56:08on en parlait avec vous
56:09Benoît Ruiz
56:10puisque le feu reprend
56:12au quatrième jour
56:13de l'incendie de Pontevesse
56:14il menace des communes
56:16où là aussi
56:16la population
56:17est appelée à évacuer
56:21exactement
56:21deux villages
56:22Château Vert
56:23et Corrance
56:24juste derrière
56:26cette montagne
56:28le gros Bessillon
56:28qui a pris feu
56:29il y a plus
56:30de 100 heures
56:31que cet incendie
56:32s'est déclaré
56:33il n'est toujours pas fixé
56:34et pour vous faire
56:35un point de situation
56:36ici
56:36ce sont des pompiers
56:37qui sont autour
56:38de cette départementale
56:40et en fait
56:40ils font barrage au feu
56:42ils sont restés
56:42toute la journée
56:43il y a eu énormément de vent
56:44et ils ont dû combattre le feu
56:46pour l'empêcher
56:47de franchir
56:48cette départementale
56:49donc ils sont
56:49tous alignés
56:51et ils attendent le feu
56:52s'il revient
56:52et même certains camions
56:54vont à l'intérieur du massif
56:55pour essayer
56:56d'éteindre
56:57le maximum
56:58de brasiers
56:59donc ici
57:00c'est vrai que
57:00quatre jours après
57:01le début
57:02de cet incendie
57:03et bien les pompiers
57:04luttent toujours
57:05et du côté de Château Vert
57:07voire même de Corence
57:08la situation est délicate
57:10il y a actuellement
57:11un point presse
57:12du préfet
57:12qui va nous donner
57:14de plus amples informations
57:15mais en tout cas
57:16voilà
57:16ici ça semble se calmer
57:18grâce aux moyens aériens
57:19qui ont tourné
57:20toute la journée
57:20du côté de Corence
57:22et Château Vert
57:22la situation
57:23est plus compliquée
57:25c'est vrai que ce feu
57:26qui a déjà ravagé
57:262700 hectares
57:28qui a détruit
57:2925 maisons
57:30notamment sur la commune
57:31de Cotignac
57:31et bien il continue
57:33à progresser
57:35dans certains coins
57:36il s'éparpille
57:37on va dire
57:37un peu partout
57:38sur différentes communes
57:39et les pompiers
57:40vont donc rester ici
57:41toute la nuit
57:42vont continuer
57:43à le combattre
57:44même si le vent
57:44s'est calmé
57:45même si la fraîcheur
57:46est en train d'arriver
57:47ça va sûrement les aider
57:48mais demain
57:49il va encore y avoir du vent
57:50et donc le combat
57:51va encore continuer
57:53après voilà
57:54cet incendie
57:55qui a débuté
57:56mardi midi
57:57on le rappelle
57:58ici dans le Var
57:58merci Benoît
58:00en direct de Pontevesse
58:01avec Olivier Guix
58:02qui vous accompagne
58:03derrière la caméra
58:04merci Benoît
58:04merci Benoît
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