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  • il y a 22 heures
Les débats de l'été avec avec Jean-Marie Vilain, Conseiller régional, ancien maire de Viry-Châtillon et Frédéric Valletoux, député de Seine-et-Marne et ancien maire de Fontainebleau

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##FAIT_DU_JOUR-2026-07-13##

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News
Transcription
00:00J'adorerais appeler ça seulement un fait divers, mais c'est beaucoup plus grave que ça.
00:05C'est un meurtre qui avait choqué une partie de la France à se déroulée à Véry-Châtillon.
00:09Bonjour Jean-Marie Villain.
00:11Bonjour.
00:12Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:13Vous êtes le conseiller régional de cet endroit.
00:16Vous êtes l'ancien maire justement de Véry-Châtillon.
00:18Il faut rappeler en effet qu'il y a près de deux ans maintenant, en 2024,
00:22deux jeunes hommes avaient été mis en examen dans l'affaire de cette mort de ce jeune homme,
00:26Shem Sedin, adolescent de 15 ans, roué de coups à la sortie de son collège dans un hall d'immeuble.
00:31Et je le disais, il y a quelques heures, on a découvert des vidéos sur des réseaux sociaux
00:35de ces jeunes remis en liberté à cause d'un vide juridique.
00:39On aura l'occasion d'y revenir.
00:40Mais vous d'abord, Jean-Marie Villain, en tant qu'ancien maire de Véry-Châtillon,
00:44comment vous avez réagi quand vous avez appris ça ?
00:47Déjà avec une colère que je ne saurais calmer, parce que je n'ai pas du tout envie de la
00:53calmer cette colère.
00:53Vous savez, j'étais il y a 15 jours avec la maman de Shem Sedin au militaire de la justice.
00:59On a été reçu par un conseiller du garde des Sceaux.
01:03On ne peut pas imaginer, je ne crois pas en tout cas,
01:07je ne peux même pas moi imaginer la douleur de la maman de Shem Sedin
01:11avec qui j'échangeais encore hier matin au téléphone,
01:16qui ne comprend toujours pas.
01:18À chaque fois que quelque chose se passe en France,
01:20quand il y a un nouveau jeune qui se fait massacrer,
01:24comme le jeune Louis récemment,
01:26à chaque fois, ça lui remue le couteau dans la plaie,
01:29si j'ose dire.
01:30Parce qu'elle se dit,
01:33on ne dit toujours plus jamais ça,
01:35et à chaque fois, ça recommence.
01:37Et à chaque fois qu'il y a quelque chose
01:38qui concerne l'affaire de son fils,
01:42qui ne va pas forcément,
01:45dans un sens qu'on semble,
01:47qu'on a priori trouvait logique,
01:49et bien à chaque fois, ça remet encore un coup de poignard.
01:54Et c'est horrible, vous savez,
01:56il n'y avait qu'à personne qui était mis en cause dans cette affaire,
02:01qui ont été interpellées d'ailleurs très rapidement.
02:03Je pense qu'on peut saluer les forces de police
02:05qui ont travaillé sur ce sujet.
02:07À l'arrivée, il n'y en a plus que deux.
02:09C'est deux qui viennent d'être libérés
02:10dans des circonstances qui sont scandaleuses.
02:14On ne peut même pas imaginer ce que la maman a pu ressentir.
02:17Mais il y en a deux qui ont été enlevés de la procédure,
02:22tout simplement parce qu'ils étaient là.
02:24Ils sont venus avec les deux qui viennent de sortir de prison.
02:28Mais le simple fait de ne pas avoir participé,
02:32on les a mis de côté.
02:33Alors qu'en fait, c'était en bande organisée.
02:35Il ne faut pas se raconter des histoires.
02:36Et puis, ne serait-ce que quand vous entendez
02:38un jeune garçon qui est en train d'agoniser,
02:41qui est en train de râler,
02:42ils entendaient les râles.
02:43Ils étaient à quelques mètres.
02:45On ne leur met même pas d'accusation,
02:48d'insistance à personne en danger.
02:50C'est tout simplement scandaleux.
02:53Moi, je n'arrive pas à y comprendre.
02:54Vous savez, j'étais plein d'émotions
02:56quand c'est arrivé à l'arrivée.
02:57C'est une des pages noires de mon mandat.
03:00Je dois dire que ça m'a marqué à vie.
03:03Et j'en ai encore de l'émotion.
03:05Vous savez, c'est un jeune de 15 ans
03:07à qui on enlève la vie.
03:08Vous savez, dans les réquisitions
03:11qui ont été faites contre ces jeunes,
03:15on ne parle plus d'assassinat,
03:18on parle de mise en danger.
03:20Vous imaginez que les coups de pied,
03:22parce qu'il y avait des traces,
03:23la maman a vu les traces de coups de pied
03:25sur la tête de son fils,
03:28les traces de chaussures.
03:30Et on lui dit, mais non,
03:32on n'a pas cherché à le tuer.
03:33Il était par terre.
03:34On lui a tapé dessus à coups de pied.
03:36Je dis ça.
03:36Vous savez, c'est des mots durs
03:37que je suis en train de dire.
03:39Mais pour moi, c'est tellement hors du temps.
03:40C'est tellement hors du temps
03:43que comment voulez-vous
03:44quand elle a vu son fils comme ça,
03:46en réanimation,
03:48qu'elle avait toutes les chances de perdre son fils,
03:50elle le savait.
03:51J'en suis convaincu.
03:52Et qu'on lui dit maintenant,
03:54ah ben non, finalement,
03:55un coup de pied dans la figure,
03:56ce n'est pas exactement quand même
03:57l'envie de tuer quelqu'un.
03:58Mais attendez,
03:59mais quand vous tapez sur quelqu'un
04:00qui est par terre,
04:01que vous lui cogniez la tête
04:02contre le sol
04:03et que vous lui donnez des coups de pied,
04:05jamais de la vivre.
04:06Vous avez envie de le massacrer.
04:07Mais ils l'ont massacré.
04:09Jean-Marie Villain,
04:10c'est de tirer le fil.
04:11Pardon.
04:11Non, non, non, mais vous avez raison
04:13de vous exprimer.
04:14L'émotion que vous transmettez
04:16ce matin au micro de Sud Radio
04:17est évidente.
04:18Mais vous êtes conseiller régional,
04:20l'ancien maire de Viery-Châtillon.
04:21Vous venez de décrire
04:22ce qui s'est passé avec
04:23Shem Senning
04:24comme l'une des pages noires
04:24de votre mandat.
04:26Simplement, une question.
04:27Au début de notre conversation,
04:28vous évoquiez
04:29le fait d'avoir accompagné
04:30justement la maman
04:31de ce jeune homme
04:32qui a été littéralement
04:34lynché et tué
04:35au ministère de la Justice.
04:36Est-ce que c'est indiscret
04:37de vous demander pourquoi ?
04:38Et qu'est-ce qu'ils vous ont dit ?
04:39Est-ce que le but était déjà
04:40de vous prévenir
04:40de ce risque de remise en liberté
04:42ou c'était peut-être
04:43simplement pour faire un point
04:44sur l'avance du dossier ?
04:45Vous savez,
04:47j'ai arrêté mon mandat
04:48parce que c'était prévu comme ça.
04:49C'est mon premier adjoint
04:50qui a pris la suite.
04:52Mais par contre,
04:53il y a des choses
04:53que vous ne laissez pas filer.
04:55Et moi, j'ai continué
04:55de correspondre avec
04:56la maman de Shem Senning
04:57parce que ça crée des liens,
04:59vous imaginez bien.
05:00Et donc,
05:01à partir du moment
05:02où elle me pose une question,
05:03si je peux l'aider
05:04d'une façon ou d'une autre
05:05parce qu'il y a plein de façons.
05:07On a travaillé avec
05:07Robin Reda,
05:08avec la maire de Morsan,
05:10avec Marianne Durantan
05:10pour essayer de trouver
05:11des solutions
05:12pour les écoles,
05:13pour les logements,
05:13etc.
05:14Et donc,
05:14à chaque fois,
05:15que ce soit l'un ou l'autre,
05:16on essaie avec nos moyens
05:17de pouvoir l'aider.
05:18Là, en l'occurrence,
05:19elle voulait rencontrer quelqu'un.
05:21Vous savez,
05:22c'est au fond d'elle
05:23qu'elle a besoin de savoir.
05:24Et moi,
05:25à partir du moment
05:26où avec Robin,
05:26on a pu trouver ce rendez-vous,
05:28on y est allé.
05:29Et qu'on y est allé,
05:29effectivement,
05:31on a évoqué
05:33ce vide juridique.
05:35Mais le fond,
05:37au-delà de ce vide juridique...
05:38Il y a quelques semaines,
05:39pardonnez-moi Jean-Marie Villot,
05:40mais il y a quelques semaines,
05:41est-ce que déjà,
05:42durant ce rendez-vous
05:42avec ce conseiller
05:43au ministère de la Justice,
05:44on a alerté sur le fait que...
05:46Alors attention,
05:47on ne veut pas vous affoler,
05:48mais c'est vrai que dans
05:4910 jours,
05:5015 jours,
05:51un mois,
05:51en effet,
05:52les meurtriers présumés
05:52de votre fils
05:53sortiront certainement de prison.
05:54Ça a été évoqué,
05:55ça,
05:55pendant le rendez-vous ?
05:56Alors,
05:56ils ne l'ont pas évoqué
05:57de cette façon-là,
05:57mais ça aurait été très délicat,
05:59d'ailleurs,
05:59même vis-à-vis de sa maman,
06:00vous imaginez bien
06:00que ça aurait été terrible,
06:04quoi.
06:05Mais effectivement,
06:07on avait ce sentiment
06:08que déjà,
06:10parce qu'on avait eu
06:11ce renvoi
06:12qui disait
06:13qu'on pouvait mettre de côté
06:14les deux
06:15qui étaient aussi concernés
06:16et que ceux-là,
06:17finalement,
06:17ne passeraient même pas
06:18en jugement,
06:18alors déjà,
06:20ça l'a mis
06:21dans un état.
06:22Et en plus,
06:22c'est une dame,
06:23vous savez,
06:24qui est très posée,
06:26qui prend encore
06:27des médicaments,
06:28parce que vous savez,
06:29c'est difficile
06:30de vivre avec ça.
06:32Et donc,
06:32il faut aussi modérer
06:34les propos qu'on a avec elle,
06:35parce que c'est quelqu'un
06:36qui veut comprendre
06:38et que pour l'instant,
06:39elle ne comprend plus rien.
06:40Mais vous savez,
06:41au-delà de ce vide juridique
06:42qu'il faut réparer,
06:44et peut-être que ça devrait être fait
06:46avec ce texte de loi.
06:47Et j'espère qu'il n'y en a pas
06:48un seul qui vous traconte,
06:49parce que ça serait tellement...
06:50Et là,
06:50il faut comprendre
06:51que les deux suspects
06:52qui étaient mineurs,
06:53notamment au moment des faits,
06:54c'est-à-dire âgés,
06:55si mes souvenirs sont bons,
06:56de 16 à 18 ans,
06:57en réalité,
06:58ne pouvaient plus
06:58être maintenus en détention.
07:00C'est ça,
07:00au-delà de deux ans,
07:01on ne pouvait plus.
07:02Entre une décision
07:02du Conseil constitutionnel
07:03qui avait supprimé
07:05une disposition,
07:06le retard du vote
07:07des parlementaires,
07:08il y a eu ce qu'on appelle
07:08un flou,
07:09et ils ont été relâchés
07:10à cause de ce flou-là.
07:11C'est bien ça,
07:12et c'est ça qu'il faut changer.
07:13Je veux dire,
07:15autant quand quelqu'un
07:16casse un abribus,
07:17ce qui est scandaleux
07:18et que, pour ma part,
07:18je considère comme inadmissible,
07:22mais qu'on puisse admettre
07:24que parce que la loi
07:25est comme ça,
07:26et donc c'est pour ça
07:27qu'il faut la changer,
07:28on puisse laisser sortir dehors,
07:29et en plus,
07:30avec des contraintes judiciaires
07:31mais quasiment inexistantes.
07:33Il n'y a même pas
07:34de brasse électronique,
07:35il n'y a rien du tout.
07:36C'est-à-dire que demain,
07:37ils disparaissent,
07:38c'est pareil.
07:39C'est ça qui est dramatique.
07:41Et ça va au-delà de ça.
07:43Ça va aussi
07:45sur la justice,
07:46se dire comment
07:47on peut accepter
07:48qu'on attende deux ans
07:51alors que les faits
07:52sont tellement évidents.
07:53Mais alors moi,
07:54quand j'entends qu'on me dise
07:55oui, mais il faut prouver,
07:57etc.,
07:57ils l'ont massacré.
07:59Tout le monde le sait
08:00qu'ils l'ont massacré.
08:00Mais après,
08:01là où vous avez raison,
08:02Jean-Marie Villain,
08:02c'est qu'il y a différents
08:03degrés d'indignation.
08:04Parce que quand on s'intéresse
08:05un tout petit peu
08:06à ce qui s'est passé,
08:07il y a le premier degré
08:07qui est de savoir
08:08que ces jeunes ressortent libres.
08:10Il y a le deuxième degré
08:11d'indignation
08:12qui est de voir
08:12qu'en plus,
08:13ils sont célébrés.
08:14C'est-à-dire qu'il y a les copains
08:14qui l'attendent
08:15à la sortie de la prison.
08:16Ils sont filmés
08:16sur les réseaux sociaux.
08:17Quand ils arrivent
08:17à Viry-Châtillon,
08:18ils sont filmés
08:19comme le retour,
08:21comme certains héros
08:22de la libération,
08:22ce qui est quand même
08:23totalement lunaire.
08:23Et en plus,
08:24en effet,
08:25on apprend que ça faisait
08:26plus de deux ans
08:27alors que,
08:28vous l'avez très bien dit,
08:29les enquêteurs ont visiblement
08:29très bien fait leur travail.
08:30Ils ont interpellé très rapidement.
08:32Il y a des vidéos des faits,
08:33il me semble.
08:35Donc, on se dit,
08:36deux ans,
08:36et pour ces quatre mineurs,
08:39aucune décision n'a été prise.
08:40Aucune décision n'a été prise.
08:41Et vous le disiez,
08:42c'est une maman
08:43qui, en plus,
08:44est laissée dans un chagrin
08:45incommensurable.
08:46Mais bien sûr.
08:47Bien sûr.
08:47Alors, il n'y a pas de vidéos.
08:48Les seules vidéos
08:49qui ont été utilisées,
08:50c'est celles qui étaient
08:50à la sortie du collège,
08:51mais qui ont permis,
08:52malgré tout,
08:53de repérer le chemin
08:55par lequel ils sont partis.
08:56Exactement.
08:58Mais ce qui est dingue,
08:59c'est qu'on attend
09:01autant de temps.
09:02Moi, j'ai peur
09:03qu'à chaque fois,
09:04on retombe
09:05dans les mêmes travers.
09:06C'est ce qu'on ressent.
09:08C'est le fond
09:09de notre pensée
09:10à chaque fois.
09:10On a toujours
09:11cette impression
09:11d'avoir le sentiment
09:14que finalement,
09:15les drames se passent
09:16et puis on recommence.
09:17On fait les mêmes bêtises.
09:19On fait les mêmes erreurs.
09:19Mais là,
09:20la sortie
09:21avec les vidéos
09:24qui ont été faites,
09:25c'est abjecte.
09:25C'est abjecte.
09:26Et j'ose espérer
09:27que ces images
09:29vont pouvoir être étudiées,
09:30qu'on pourra retrouver
09:32des gens.
09:32Et d'ailleurs,
09:33a priori,
09:33ils sont interdits
09:34en Essonne.
09:35Or,
09:36ils sortent de Fleury
09:37et ils vont directement
09:39à Viery-Châtillon
09:40à Place-François-Bitterrand.
09:41Ce qui veut dire quand même
09:42que déjà,
09:43ils ne respectent pas
09:45la décision.
09:46Et donc,
09:47je pense que,
09:47et j'espère,
09:48que le parquet
09:49tiendra compte
09:50de cet effet
09:51pour peut-être
09:52pouvoir les remettre
09:53en prison
09:53pour un autre motif.
09:55Parce qu'à un moment donné,
09:56il faut qu'on arrête
09:57de l'angélisme
09:58comme ça
09:58pour des types
09:59qui ont tué,
10:01massacré,
10:01lynché
10:02un jeune
10:02qui n'avait rien demandé,
10:03que tout le monde aimait,
10:04c'était le sourire.
10:06Vous savez,
10:07j'ai souvenir
10:08de cette marche blanche
10:09avec la famille
10:11qui m'avait demandé
10:11cette marche blanche
10:12et on leur avait proposé
10:14faire une banderole,
10:15etc.
10:15Et ils avaient voulu
10:16mettre le soleil en avant
10:17parce que c'était ça.
10:18Chez M. Cédine,
10:19c'était le soleil.
10:20Je peux vous dire
10:21que ça laisse des traces.
10:22Ça laisse des traces.
10:23Et encore simplement
10:24une question en quelques secondes,
10:25Jean-Marie Villain.
10:26C'est quoi la prochaine étape
10:29pour l'affaire,
10:31pour la maman,
10:31pour vous ?
10:32C'est quoi les prochaines semaines ?
10:33On espère qu'ils soient remis en prison ?
10:35Est-ce qu'il y a des recours
10:35qui vont être entamés ?
10:36Des plaintes à nouveau
10:37qui vont être déposées ?
10:38Je ne sais pas.
10:39Je n'ai pas eu l'occasion
10:40de reparler
10:41avec l'avocate
10:42de la maman
10:43de James Cédine
10:44qui suit particulièrement
10:45bien le dossier.
10:47Je sais qu'elle est
10:50justement en train
10:50de monter un dossier
10:52pour voir exactement
10:52comment on peut aller
10:53encore un petit peu plus loin
10:54d'une manière juridique
10:56parce que je n'ai pas
10:57ces compétences
10:57pour le faire
10:58mais pour ne pas l'abandonner.
11:00Et sachez qu'avec mes amis élus,
11:03avec le nouveau maire
11:04de Viery-Châtillon,
11:04Jérôme Béranger,
11:05avec Marianne Duranton,
11:06Robin,
11:07on va continuer
11:07de pouvoir l'accompagner
11:09comme on peut
11:10dans la mesure
11:10de nos possibilités.
11:11Peut-être avec notre réseau,
11:13ça peut aider.
11:14Mais en tout cas,
11:15moi, je ne manquerais pas
11:15de crier mon indignation
11:17mais ma colère
11:18et puis je suis triste.
11:20Je suis triste
11:20comme pas possible aujourd'hui.
11:22Et le simple fait
11:23de revoir ces vidéos,
11:24de se replonger
11:24dans cette affaire
11:25nous laisse tous
11:26un sentiment d'amertume
11:27et c'est un euphémisme.
11:28Merci beaucoup,
11:29Jean-Marie Villers,
11:30d'avoir été avec nous,
11:32conseiller régional,
11:32ancien maire de Viery-Châtillon
11:33sur cette affaire,
11:34justement de ce jeune homme
11:35qui avait 15 ans
11:36au moment des faits,
11:37qui a été roué de coup,
11:38lâché, lynché à mort.
11:39C'était il y a deux ans
11:40à Viery-Châtillon.
11:41Toujours pas de procès,
11:42des suspects
11:43qui ont été remis en liberté.
11:44D'ailleurs,
11:44on y reviendra
11:45durant nos débats
11:45entre 10h30 et midi.
11:47On va se poser cette question.
11:48Est-ce que la justice
11:49s'est encore protégé
11:50nos enfants ?
11:50Je vous propose
11:51de témoigner,
11:52peut-être de nous faire
11:53le récit de ce que vous voyez
11:54autour de vous aussi,
11:55de réagir à ce que vous venez
11:56d'entendre
11:57au 0826 300 300.
11:59Il est 10h17
12:00sur Sud Radio.
12:01Dans un instant,
12:02autre fait d'actualité,
12:03ces incendies
12:03qui sont de plus en plus importants.
12:04Cette fois-ci,
12:05ça se rapproche
12:05notamment de la capitale,
12:07plus de 800 hectares
12:08qui ont brûlé
12:08du côté de Fontainebleau.
12:10Le ministre de l'Intérieur,
12:12Laurent Nunes,
12:13était sur place ce matin.
12:14Il y avait également
12:15un député
12:15qui s'appelle Frédéric Valtoux
12:16et qui depuis plusieurs semaines déjà
12:18avec la multiplication des feux,
12:20vous n'avez que 9 départs
12:21sur 10
12:21des feux et volontaires.
12:23Lui, il appelle
12:23à une plus grande sévérité
12:25face à ses auteurs
12:25parce que vous allez découvrir
12:27quelles sont les peines
12:28pour ceux qui décident
12:28de s'amuser à craquer
12:29une allumette
12:30en pleine forêt sèche.
12:31Là aussi,
12:31on a un peu de travail
12:32sur la justice
12:33et les membres de répondre
12:33dans quelques instants
12:34sur Sud Radio.
12:35A tout de suite.
12:36Sud Radio,
12:3710h-13h,
12:38Maxime Liedot.
12:40Suite d'effets d'actualité
12:41après avoir évoqué
12:42le cas tragique
12:43de ce qui s'est passé
12:44il y a près de deux ans maintenant
12:45à Véry-Châtillon
12:46avec un retour tragique
12:47sur le devant de la scène.
12:48Ces deux suspects
12:49ont été remis en liberté.
12:50On y reviendra
12:51dans nos débats
12:52avec nos éditorialistes
12:53et vous pourrez largement
12:54participer à la conversation
12:55au 0826-300-300
12:56mais 10h21 d'abord.
12:58Autre actualité
12:59qui fait la une
13:00de tous vos journaux,
13:01de toutes vos radios,
13:01de toutes vos télévisions
13:02et on le comprend
13:03vu les images spectaculaires
13:04et ce qui s'y passe.
13:06Plus de 800 hectares
13:07qui ont brûlé
13:08en forêt de Fontainebleau
13:09des incendies
13:09qui se rapprochent
13:10de la capitale
13:11avec des images
13:11assez impressionnantes
13:12quand même de Canadair
13:13qui viennent se ravitailler
13:14d'une certaine manière
13:15près de la Seine.
13:16On va revenir
13:17sur cet incendie
13:18mais plus largement aussi
13:19sur ces déclencheurs
13:20d'incendies
13:21qui sont la plupart du temps
13:22d'origine humaine.
13:23Avec vous Frédéric Valtoux,
13:24bonjour.
13:27Ça c'est sympathique,
13:28ça c'est ce qu'on appelle
13:29les aléas du direct
13:30avec des sonneries WhatsApp.
13:31Frédéric Valtoux,
13:32vous êtes député de Seine-et-Marne
13:33et ancien maire de Fontainebleau.
13:34Vous étiez là encore
13:35il y a quelques minutes
13:36avec le ministre de l'Intérieur
13:38Laurent Nunes
13:39sur place du côté
13:40de Fontainebleau
13:41et il y a différentes choses
13:42à savoir.
13:43D'abord,
13:43ces images spectaculaires
13:45avec ce qu'il s'est passé,
13:46800 hectares
13:47qui ont été brûlés
13:47et le ministre de l'Intérieur
13:49Laurent Nunes
13:50l'a signifié.
13:51Oui, l'incendie
13:52pourrait être d'origine volontaire
13:53et justement,
13:54Frédéric Valtoux,
13:55il y a quelque temps,
13:56a interpellé le gouvernement
13:57sur toutes ces questions-là
13:58notamment parce que
13:59quand vous vous intéressez
14:01plus précisément
14:02à la condamnation
14:03de ces derniers,
14:04il faudrait peut-être
14:05y réfléchir.
14:05Frédéric Valtoux,
14:06on vous a retrouvé,
14:06bonjour.
14:07Oui, bonjour.
14:08Pardon,
14:08je me doute.
14:11Merci beaucoup
14:12de prendre un tout petit peu
14:13de temps pour être avec nous
14:14ce matin,
14:14député de Seine-et-Marne
14:15et ancien maire
14:16de Fontainebleau.
14:17Expliquez-nous un peu
14:18la situation.
14:19Vous étiez,
14:19vous êtes peut-être même encore
14:20avec une partie
14:21de l'entourage du ministre
14:23voire du ministre
14:24de l'Intérieur lui-même.
14:24Quelle est la situation
14:25actuellement ?
14:26Alors,
14:27le ministre de l'Intérieur
14:27vient de nous quitter
14:28il y a quelques secondes.
14:30La situation,
14:31c'est un feu
14:31qui a démarré
14:33en fin d'après-midi
14:34hier
14:35mais qui est d'une ampleur
14:36qu'on n'avait jamais vu
14:37à Fontainebleau.
14:39Comment allez-vous ?
14:43Oui, oui,
14:44je vous entends,
14:45Frédéric Valto,
14:45allez-y, allez-y.
14:46Donc,
14:46il y a d'une ampleur
14:47inédite ici.
14:49On a plus de 800 hectares
14:50brûlés,
14:50c'est-à-dire qu'on n'est pas loin
14:51de devoir partir en fumée
14:535% du territoire
14:54de cette forêt
14:55qui reste,
14:56il faut le rappeler,
14:57une forêt un peu en blé boutique.
14:59C'est le site naturel
15:00le plus visité de France.
15:02C'est une forêt
15:03dans laquelle il y a
15:04beaucoup d'habitants.
15:04Donc, effectivement,
15:06des mesures hier
15:07de protection
15:08des habitations menacées,
15:11d'évacuation
15:11de personnes
15:13jusqu'à tard dans la nuit,
15:15d'installations
15:17de centres d'édergement
15:19d'urgence,
15:20notamment dans la commune
15:21d'Acher-la-Forêt
15:23qui accueillit des gens
15:24jusqu'à 2h du matin.
15:25Bref,
15:26voilà,
15:26donc une situation
15:27confusée hier
15:28mais aujourd'hui,
15:28les pompiers,
15:29et c'était le message
15:30du ministre de l'Intérieur,
15:31mettent les moyens
15:322 canadaires,
15:342 hélicoptères d'âge,
15:352 avions d'âge,
15:36pardon,
15:372 hélicoptères bombardiers.
15:39Donc,
15:40ça permet effectivement
15:40de concentrer les choses.
15:42Et c'est près de 500
15:44sapeurs-pompiers
15:44mobilisés
15:45avec cette phrase aussi
15:46du ministre de l'Intérieur
15:47qui était sur place ce matin
15:48qui avoquait
15:49un feu
15:50qui pourrait être
15:51d'origine volontaire.
15:52Ça,
15:53ça s'est confirmé ?
15:55C'est un feu
15:56qui se caractérise
15:57par plusieurs départs
15:58de feu
15:58à des endroits
15:59dont les pompiers
16:00estiment
16:00qu'ils sont assez stratégiques
16:02et sans doute
16:02le fait de quelqu'un
16:03qui sait comment ça fonctionne.
16:05Voilà,
16:06je ne peux pas en dire plus,
16:06je n'ai pas plus d'informations,
16:08mais la manière
16:09dont ce feu
16:11proposait
16:12surtout
16:12les points de départ
16:15qui avaient
16:16plusieurs points de départ
16:17avec un feu
16:18qui a fini par...
16:19des points de départ
16:19qu'on fiche par faire
16:20converger
16:22sur une trace.
16:24Donc ça,
16:24c'est effectivement
16:26le mieux
16:27à l'esprit.
16:32La communication,
16:33on va essayer
16:33de voir
16:34au niveau technique
16:35avec le camarade Quentin
16:36ce qu'on peut faire.
16:36C'est simplement
16:37une question.
16:37Vous vous aviez
16:38interpellé
16:38le gouvernement
16:40il y a quelque temps.
16:41Un gouvernement
16:41on va dire
16:43auprès duquel
16:44vous vouliez insister
16:45sur un point,
16:45à savoir que
16:46ceux qui sont
16:47la plupart du temps
16:48condamnés pour ces faits-là
16:49ne le sont que trop peu.
16:50C'est ça,
16:51Frédéric Valtoux ?
16:52On a eu des exemples
16:54il y a encore quelques mois
16:55d'un incendiaire
16:56qui a été arrêté,
16:56neuf briques
16:57à l'époque.
16:58Il avait des départs
17:00de feu
17:00sur le même secteur
17:01qui n'avait évidemment
17:02pas la même ampleur.
17:04C'était au 2 hectares,
17:05les feux avaient été contenus
17:06très rapidement.
17:08La personne
17:09n'était arrêtée.
17:10Malheureusement,
17:11elle s'en est sortie
17:12avec de la prise
17:13avec sursis
17:14et son profil
17:16d'avant.
17:16Frédéric Valtoux,
17:17je suis absolument navré.
17:18On va devoir
17:19interrompre notre conversation
17:20parce qu'il y a
17:21de véritables problèmes
17:22de connexion.
17:23Merci beaucoup
17:23d'avoir été avec nous
17:24dans ce contexte
17:25qui plus est député
17:26de Seine-et-Marne
17:26et ancien maire
17:27de Fontainebleau.
17:27Vous étiez en train
17:28de donner l'exemple
17:29du côté de la Seine-et-Marne.
17:30Par exemple,
17:31un homme qui avait allumé
17:325 départs de feu,
17:33il a simplement été condamné
17:34à 2 ans d'emprisonnement
17:35assorti d'un sursis probatoire
17:36et vous vous proposiez
17:37peut-être d'alourdir
17:39certaines peines
17:40et d'ailleurs,
17:41il y avait un débat
17:42assez intéressant,
17:42c'est sur ça que j'aurais
17:43voulu vous interroger aussi
17:44entre vous
17:45et le ministre de l'Intérieur
17:46qui disait,
17:47le ministre notamment,
17:48non mais le problème,
17:49pardon,
17:49ce n'est pas d'alourdir la peine,
17:50le problème,
17:51c'est de réussir
17:51à les interpeller
17:52et derrière,
17:53de pouvoir les suivre,
17:54peut-être même de les suivre
17:55d'un point de vue
17:56psychanalytique,
17:57d'un point de vue médical
17:58parce que si ce sont
17:58de véritables pyromanes,
17:59s'il n'y a pas
18:00ce suivi derrière,
18:01en réalité,
18:01les emprisonnements
18:02ne servent absolument à rien.
18:03Merci beaucoup
18:04d'avoir été avec nous
18:05et de toute façon,
18:06on garde la liaison
18:07avec vous
18:07dans les prochaines semaines
18:08si on veut se replonger
18:10sur ces questions.
18:11Il est 10h26
18:12sur Sud Radio
18:13dans un instant.
18:14Vos débats
18:15avec les éditorialistes
18:15qui rentrent en plateau.
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