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  • il y a 9 heures
Ce jeudi 9 juillet, Marie de Leyssac, gérant allocataire - asset allocation portfolio manager chez Edmond de Rothschild Asset Management (France), et François Dossou, directeur de la gestion actions chez Sienna IM-Listed Assets, se sont penchés sur l'inquiétude des marchés en raison du retour des frappes en Iran, les publications qui débuteront la semaine prochaine, les marchés boursiers en Europe et aux États-Unis, les taux qui sont sous pression avec l'escalade au Moyen-Orient, la divergence de visions sur la trajectoire des taux lors des Minutes de la FED hier, ainsi que la hausse des exportations en Allemagne, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Avec ce soir nos experts, Marie Lessac pour Edmond Rothschild AM.
00:06Bonsoir Marie, bienvenue.
00:07Bonsoir Guillaume.
00:08Et François Dossou, il est là lui aussi directeur de la gestion action de Siena IM.
00:12Bonsoir François.
00:13Bonsoir Guillaume.
00:13Bienvenue également, ravi de vous retrouver l'un et l'autre.
00:16Le CAC 40 gagne 0,8% aujourd'hui, le marché américain est en petite hausse,
00:20et le Nasdaq notamment gagne 0,5%.
00:22On voit les acteurs, les semi-conducteurs repartir de l'avant,
00:25avec demain l'introduction en bourse attendue de SKNX,
00:27qui sera la plus importante sans doute d'une entreprise étrangère sur le marché américain,
00:30parce que la demande est très très forte, il devrait arriver à lever 28 milliards de dollars.
00:35On a donc tous les semi-conducteurs qui progressent bien,
00:37Sandisk gagne 8%, on a Micron aussi qui progresse en ce moment de 7% à Wall Street,
00:42et à Paris, STM gagne 6,5%.
00:45Alors que ces valeurs-là avaient souffert les jours précédents,
00:47est-ce qu'on entre dans une nouvelle phase pour les différents segments de la tech,
00:53à savoir que les grands boulevards haussiers presque infinis durant plusieurs années, c'est fini,
00:57et on entre pour chacun des sous-segments dans quelque chose de beaucoup plus chaoteux,
01:00une route un peu bump and dump, vous savez, chaoteuse avec des bosses, quoi.
01:05Et voilà. Fini les autoroutes haussières sur la tech ?
01:08Alors probablement aussi la prise en compte des publications de résultats qui arrivent,
01:13donc effectivement il y a un retour aux fondamentaux sur ces valeurs-là,
01:19ceci étant les performances qu'on a vues, elles sont aussi liées aux très bonnes publications,
01:23de résultats qu'on avait eus au premier trimestre, auquel on s'attend sur le second trimestre.
01:27On a eu une respiration la semaine dernière, enfin depuis deux semaines,
01:35et oui, l'introduction à venir de demain redonne un peu de visibilité aussi,
01:41et d'engouement positif sur ces valeurs.
01:45Parce qu'à NX, il y a les cartes mémoires, bien sûr,
01:47mais même les cartes mémoires avaient eu tendance à souffrir ces derniers jours,
01:49Samsung, super publication, les titres ont quand même souffert,
01:51et puis là on voit qu'il y a quand même de la demande sur l'intro de SKNX à
01:54Wall Street,
01:54donc voilà, on retrouve d'un coup le chemin haussier,
01:57c'est assez impressionnant de voir effectivement, François,
02:00que les 7 magnifiques, ça fait un moment déjà que la route n'est plus en ligne droite permanente,
02:04il y avait eu ensuite les semi-conducteurs,
02:06mais même pour eux maintenant la route n'est plus en ligne droite permanente,
02:08ni pour les cartes mémoires, puisqu'en début de semaine elles ont beaucoup souffert.
02:11Est-ce que la hausse, l'autoroute haussière, dans les différents segments tech,
02:14désormais c'est du passé ?
02:15Enfin c'est toujours la même chose, c'est-à-dire que vous avez eu une approche
02:19top-down qui consistait à acheter tout le secteur,
02:22et là effectivement, maintenant que le secteur est bien valorisé,
02:24il faut être un peu plus sélectif.
02:26Quand vous regardez Micron, notamment, qui n'est pas une valeur excessivement chère,
02:30les résultats étaient stratosphériques, ça n'a pas donné lieu à une remontée spectaculaire du titre,
02:36parce que vous avez des titres qui aujourd'hui commencent à intégrer des anticipations
02:39très très exigeantes, et surtout que vous commencez à vous poser la question de savoir
02:45quel est encore le potentiel pour ces entreprises de réviser leurs bénéfices à la hausse,
02:49donc nous sommes plutôt sur une problématique de dérivée seconde,
02:52à un moment donné, cette croissance, forcément, elle va se tasser,
02:57et donc les investisseurs sont à l'affût, justement, des inflexions sur ces fondamentaux,
03:03et je ne vous parle pas en fait de la problématique des donneurs d'ordre,
03:06qui eux en fait commencent justement à se poser la question de la rentabilité des investissements,
03:11dans un secteur notamment des puces, où les prix se sont littéralement envolés,
03:16et si vous voulez en fait, commencent à engendrer des questions autour du retour sur investissement,
03:23des investissements qui ont été faits notamment sur...
03:26Vous pensez qu'on aura un début de réponse là-dessus lors des publications qui vont démarrer ?
03:30Un début de réponse au retour sur investissement, ou ce ne sera toujours pas pour cette saison de publication ?
03:33Je pense que les résultats vont être encore stratosphériques, ils vont encore être très très importants.
03:38Mais c'est déjà anticipé quoi ?
03:39Oui, c'est déjà anticipé, c'est déjà dans les cours, et quelle est la capacité encore pour ces entreprises
03:43de continuer à surprendre ?
03:45Parce que si vous voulez, le marché, il est à l'affût de la poursuite,
03:48la capacité pour ces entreprises à poursuite sur la même tendance,
03:52alors qu'on sait que ce n'est pas possible, à un moment ou à un autre, il y aura
03:56bien une inflexion,
03:57et donc, si vous voulez, là nous sommes encore sur, si vous voulez, la recherche des premiers,
04:04si vous voulez, on est au début du cycle, ceux qui fournissent en fait les mêles,
04:08et la question de savoir à quel moment le relais va se faire au niveau de l'efficacité,
04:15au niveau des gains de productivité, là ça risque d'être un peu plus diffus,
04:19et ça risque de susciter davantage de questionnements de la part des investissements,
04:23et donc, moi je pense que le marché risque de revenir sur des niveaux un peu plus sélectifs,
04:29à savoir chercher, si vous voulez, faire plus, on sera plus dans une logique d'arbitrage
04:35que d'acheter de manière systématique tout ce qui appartient au secteur.
04:38Vous pensez ça aussi sur la saison de publication à venir ?
04:40En fait, je pense qu'il va être surtout important de regarder,
04:43ça va être le discours des entreprises, notamment, on parle des semi-conducteurs,
04:48mais de savoir justement où on en est dans ce cycle d'investissement,
04:51alors sur les hyperscalers, c'est savoir si elles vont continuer à investir,
04:55et on en est des CAPEX, est-ce qu'elles vont pouvoir continuer à investir autant,
04:58et au niveau des producteurs, savoir s'ils ont toujours cette demande forte qui arrive,
05:04s'ils ont toujours besoin d'augmenter leur capacité de production,
05:09parce que pour l'instant, il y a quand même un manque de production sur les puces,
05:11donc il y a toujours cette volonté d'augmenter les capacités de production qui tirent aussi,
05:15qui leur permet de monter les prix,
05:16donc c'est ce point d'inflexion qu'on cherche,
05:20pour l'instant, je pense que c'est toujours sur une croissance,
05:23mais effectivement, la dérivée seconde est le point d'inflexion,
05:26le jour où on l'atteindra, et amène,
05:28et c'est pour ça aussi qu'on voit un peu plus de volatilité aujourd'hui
05:31sur tous ces segments-là de valeurs de technologie.
05:33Mais la bonne nouvelle, c'est que pendant des trimestres et des trimestres,
05:36on déplorait l'hyperconcentration des indices autour des 7 magnifiques, par exemple,
05:40puis on voit que même quand les 7 magnifiques font plus grand-chose,
05:43les indices arrivent à monter.
05:44Les 7 magnifiques, là, trade, on a vu cette statistique tout à l'heure,
05:48trade sur un niveau de discount record face au S&P en 10 ans.
05:51C'est le niveau de rabais des 7 magnifiques le plus important en 10 ans,
05:55ce qui n'a pas empêché les autres indices de progresser.
05:58Donc même si le secteur qui est le plus primordial pour les indices
06:02fait moins bien que les indices, on voit qu'on y arrive.
06:05Et ça, c'est plutôt encourageant, parce que justement,
06:08on ne parle pas là de broadening,
06:12parce qu'on est plutôt justement sur un phénomène de concentration
06:15sur d'autres valeurs, mais ça montre quand même
06:17que le marché est capable de progresser,
06:22même s'il y a une partie de la cote importante qui ne le fait pas.
06:26Juste un petit bémol, c'est que si on regarde depuis fin mai,
06:29jusqu'à aujourd'hui, en fait, les marchés ne progressent plus.
06:32On est flat, il n'y a pas de progression des actions
06:37depuis fin mai jusqu'à aujourd'hui.
06:39Un petit peu le marché européen,
06:40mais le S&P 500 est plutôt en baisse,
06:43le Nasdaq est plutôt en baisse,
06:44les marchés émergents sont en baisse.
06:45Donc ce changement de leadership,
06:51il se fait depuis quelques semaines quand même,
06:55et on est plutôt dans une stabilisation finalement,
06:57avec plus de volatilité à la hausse comme à la baisse.
07:00La semaine prochaine, c'est les banques américaines
07:02qui vont publier, c'est toujours très important ?
07:04Qu'est-ce que vous regarderez le plus ?
07:06Quel secteur, à part la tech, dans les publications, Marie ?
07:08Les banques américaines, oui, parce que ça donne quand même
07:12une idée de l'état de l'économie américaine,
07:15justement, si elle délivre des prêts,
07:19comment est le consommateur, etc.
07:20Donc c'est quand même toujours intéressant
07:22de suivre les banques américaines,
07:26justement, pour avoir ce premier avis,
07:28ce premier retour concret sur...
07:30Sachant qu'elles ont passé des stress tests tout récemment,
07:32qu'elles ont réussi au la main, les banques américaines,
07:34des stress tests dans un scénario de grande récession,
07:36un chômage qui est montré à 10% aux Etats-Unis,
07:38toutes les grandes banques, plus de 30 grandes banques,
07:40ont passé ces stress tests.
07:41Alors ce sera intéressant, effectivement,
07:42regardez ce qu'elles nous annoncent,
07:43en plus dans une phase de dérégulation de l'économie,
07:45quand même, par l'administration Trump.
07:47Vous, à part la tech, François,
07:48qu'est-ce que vous regarderez le plus ?
07:49Quel segment du marché ?
07:50Quel secteur dans ces publications qui arrive ?
07:52Alors, je pense que vous regarderez plutôt
07:54les secteurs de l'économie réelle.
07:56C'est-à-dire que, si vous voulez,
07:58nous passons d'une concentration à une autre.
08:00Et pour revenir sur le point précédemment,
08:02en fait, je ne suis pas sûr que le fait
08:03que nous passions d'un leadership,
08:05de cette magnifique,
08:08à celui des semi-conducteurs,
08:09qui, à eux seuls, justifie plus de 50% de la hausse.
08:14Enfin, vous avez l'exemple du marché taïwanais,
08:16du marché coréen, en fait,
08:17où vous avez des marchés dont la hausse
08:22se résume à une poignée de valeurs.
08:23Non, ce n'est pas si rassurant que ça.
08:25Ce qui est important, c'est de savoir
08:26dans quelle mesure est-ce que la hausse
08:28de ces marchés est encore représentative
08:30de l'économie réelle.
08:31Et donc, moi, ce que je vais regarder,
08:32c'est plutôt les biens de consommation.
08:34On a eu des résultats.
08:38La semaine dernière,
08:39on a eu quelques alertes déjà.
08:43Et donc, de savoir comment est-ce que
08:44les entreprises font face
08:46à cette baisse de confiance du consommateur
08:48liée au fait que la guerre au Moyen-Orient
08:51a quand même mis énormément de stress
08:53sur l'essentiel de la population américaine,
08:57à savoir la population aux revenus les plus faibles.
09:00Parce qu'on parle souvent de cet effet richesse
09:04lié à la hausse de Wall Street.
09:08Mais malheureusement,
09:09cette hausse ne profite pas à tout le monde.
09:11Elle profite à une poignée.
09:14On le voit dans les résultats du jour.
09:16On a quelques publications aujourd'hui.
09:17On n'est pas encore entrés dans la vraie saison.
09:19C'est la semaine prochaine.
09:19Mais on a Pepsi, par exemple,
09:20qui a publié ses résultats.
09:21Le titre Pepsi à Wall Street perd 4%
09:23parce que Pepsi explique qu'en Amérique du Nord,
09:26dans toutes ces zones de graphique,
09:27l'impact de l'inflation sur la population
09:29est important et il consomme moins.
09:32On a Pepsi.
09:33On a Costco aussi,
09:34qui recule en ce moment.
09:35Donc, on est aussi dans la distribution,
09:36dans le grand public.
09:37Costco recule de 4,5 après sa publication.
09:41Qu'est-ce qu'il faut privilégier là pour la suite ?
09:43Et on va rentrer aussi dans un instant
09:44dans les publications européennes.
09:46Du coup, Wall Street ou plutôt l'Europe ?
09:47Alors, c'est la question un peu bateau,
09:49mais on sent que Wall Street,
09:50vous le disiez, plafonne,
09:51qu'en Europe, ça boue.
09:53Mais pour l'instant,
09:54le couvercle n'a pas sauté.
09:55Comment vous voyez la suite ?
09:56Qu'est-ce qu'il faut privilégier ?
09:57Marie ?
09:58Si on se met au niveau vraiment,
10:01j'allais dire macro,
10:02donc pas entreprise par entreprise
10:04et donc pas rentrer forcément dans le détail,
10:09probablement que la saison de publication de résultats,
10:13vraiment sur la saison,
10:14sera probablement meilleure aux Etats-Unis qu'en Europe.
10:17Déjà parce qu'aux Etats-Unis,
10:19c'est traditionnellement le cas.
10:20Ils publient au-dessus.
10:21Les surprises sont positives.
10:24et le secteur de la technologie est très important
10:27et pour le coup,
10:28il va délivrer des résultats importants.
10:32Donc vraiment,
10:33sur cette période de publication,
10:35c'est plutôt favorable aux Etats-Unis.
10:39Après, si on prend un peu de distance
10:42et qu'on regarde un petit peu plus loin,
10:45pour le coup, effectivement,
10:46l'Europe est un peu dans le creux de la vague
10:51parce que les anticipations sont faibles,
10:53parce que là,
10:54avec la reprise des frappes en Iran,
11:00c'est l'Europe qui souffre le plus
11:01parce qu'on s'inquiète de la hausse éventuelle
11:03des prix du pétrole,
11:04qu'on s'inquiète éventuellement
11:06de la hausse des taux en conséquence.
11:08C'est les taux européens
11:09qui ont le plus monté hier sur ces nouvelles-là.
11:13Et ça, ça nous paraît un peu exagéré.
11:15Et donc, ça peut redonner un peu de souffle
11:19derrière à l'Europe dans cette perspective-là.
11:22D'accord. François, l'Europe ou Wall Street ?
11:25Oui, pareil, si vous voulez,
11:27nous considérons que l'Europe
11:29en a un peu plus sous le pied.
11:31L'Europe a été quand même particulièrement affectée
11:34par la crise au Moyen-Orient
11:35avec des cours du pétrole, l'énergie,
11:39qui a quand même impacté la consommation.
11:42Donc, l'avantage de l'Europe,
11:44c'est aussi, pour faire simple,
11:45un marché plus diversifié,
11:47un marché qui est plus connecté à l'économie réelle
11:50et sur lequel vous ne manquez pas tant que ça
11:53de leaders qui pourraient tirer leur épingle du jeu.
11:55Je pense que l'Europe pourrait surprendre positivement
11:58parce que les attentes sont particulièrement faibles.
12:01Et les attentes faibles, en fait,
12:03s'exposent mécaniquement à des surprises positives.
12:06Donc, je reste relativement constructif sur l'Europe.
12:11Plutôt l'Europe.
12:11Alors, on va poursuivre nos échanges dans un instant
12:13et regardez quels seront les principaux enjeux
12:15de ce deuxième semestre politique,
12:17mais pas que.
12:18Vous nous direz ce que vous, vous surveillerez.
12:19Parce qu'il y a beaucoup parlé des publications,
12:20mais il y a bien sûr beaucoup d'autres enjeux
12:22qui peuvent infecter.
12:23Infecter, on n'espère pas.
12:24Affecter les marchés, oui.
12:26On est à 18 minutes de la clôture, là, désormais.
12:2817h17 et on entre dans la dernière ligne droite de cette séance.
12:31Le CAC 40 gagne 0,9%.
12:32On accélère un peu la hausse avec une détente aujourd'hui
12:35des cours du pétrole, d'ailleurs.
12:36Après la forte hausse d'hier,
12:37le Brent redescend sous les 77 dollars.
12:40Les valeurs qui se distinguent à Paris.
12:42STMicroelectronics, on parlait de la tech
12:43qui remonte avec la forte, forte demande
12:45pour l'intro d'SKMX demain à Wall Street.
12:47Ça soutient la tech.
12:49STMicroelectronics gagne 7%.
12:50Vous nous disiez, Antoine, il y a d'autres valeurs
12:52liées au semi-conducteur qui, aujourd'hui,
12:54cartonnent et qu'il ne faut pas perdre de vue.
12:56Oui, oui.
12:56Moi, maintenant, dans le secteur des semi-conducteurs,
12:59d'office, j'inclus Mersenne.
13:01C'est un carbone Lorraine, spécialiste des minéraux rares
13:04qui sont essentiels à la fabrication des semi-conducteurs,
13:07de l'industrie électrique aussi.
13:09Donc, voilà.
13:10Il gagne 5%.
13:10Maintenant, je l'intègre, je le mets avec ASML,
13:13avec STMicro, avec Infineon, avec Soitec.
13:15Il gagne 5% en ce moment, Mersenne.
13:17Il y a Soitec aussi dans ce segment qui gagne 7,6%.
13:19En repli, Thalès recule de 3%.
13:22C'est la lanterne rouge du CAC.
13:23On a aussi Total Energy avec les cours du pétrole
13:25qui reculent en ce moment.
13:26D'un pour cent.
13:27Marie de Lessac nous accompagne,
13:28ainsi que François Dossou.
13:29Qu'est-ce que vous suivrez particulièrement
13:31au deuxième semestre, l'un et l'autre ?
13:33Des choses vraiment spécifiques à ce deuxième semestre
13:35qui arrive au-delà des publications, Marie.
13:37Alors, peut-être deux choses.
13:40Ce sont les banques centrales
13:42et les élections américaines.
13:45Éventuellement, les élections françaises,
13:46mais ça, c'est plus local pour le marché francophone.
13:49Les élections américaines, c'est quoi les enjeux ?
13:51Alors, évidemment, Donald Trump va essayer
13:52de ne pas perdre les deux chambres.
13:53Quels seraient les scénarios en fonction de ce qui se prépare ?
13:56En fait, je pense que l'enjeu, il est plus en amont
13:59et justement les conséquences que ça peut avoir
14:01sur l'attitude de M. Trump
14:05pour éviter que ça soit un total fiasco.
14:07On parlait tout à l'heure du consommateur américain
14:11avec cette fameuse courbe en cas
14:14où les très riches profitent,
14:15mais les faits richesses, finalement,
14:17ne profitent qu'aux très riches
14:18et pas au reste qui représente
14:20d'à peu près 80% des consommateurs.
14:22Donc ça, c'est effectivement un enjeu
14:25pour M. Trump
14:26et qui, selon nous,
14:30met quand même un peu,
14:33retire un peu de risque
14:34sur une reprise du conflit au Moyen-Orient.
14:37Une reprise réelle, en fait.
14:38Parce qu'effectivement, ça, ça...
14:41Oui, mais une fois que les mi-termes seront passés,
14:43qu'est-ce qu'il aura à perdre ?
14:44A relancer le conflit éventuellement ?
14:45Parce qu'il n'y aura plus d'enjeu électoral
14:47pour Donald Trump.
14:48Alors, ça lui aura laissé le temps
14:49d'avancer dans la négociation, quand même,
14:51on espère.
14:51Peut-être que d'ici là,
14:52ils auront quand même trouvé...
14:56Je ne sais pas si c'est un accord,
14:58mais un modus operandi.
14:59Voilà, ça laisse en tout cas
15:00un peu plus de temps
15:01pour essayer de faire avancer
15:03les négociations.
15:07Et donc, je pense que ça,
15:08c'est quelque chose d'assez important
15:11pour les marchés.
15:12Et la deuxième chose,
15:13les banques centrales,
15:15parce qu'en fait,
15:19quand on regarde,
15:20et surtout la Fed,
15:22elle est vraiment,
15:23entre deux positions,
15:24elle aurait tout à fait les moyens
15:26de remonter les taux
15:27comme de ne pas le faire.
15:28Et donc ça,
15:29ça va être une vraie question
15:30pour les marchés financiers.
15:34Et anticiper cela
15:35en regardant les chiffres d'inflation,
15:36je pense que ça va être assez crucial
15:37sur ce compte.
15:39Donc, la Fed,
15:40deuxième semestre,
15:41les premières décisions
15:42hors statu quo monétaire
15:44de Kevin Moore,
15:45si effectivement,
15:45à un moment,
15:46la Fed sort de son statu quo
15:47et les élections de mid-terme.
15:49François,
15:50qu'est-ce que vous suivrez
15:51particulièrement,
15:51vous, dans ce deuxième semestre ?
15:52Il y a ces éléments,
15:53bien sûr, incontournables,
15:54mais est-ce que vous en voyez d'autres ?
15:55Alors moi,
15:55je pense qu'il faudrait
15:56s'ouvrir quand même
15:58les taux,
15:58les taux à long terme.
16:00Parce que là,
16:00aujourd'hui,
16:01nous constatons que,
16:02malgré le fait
16:03que le pétrole soit revenu,
16:05je rappelle qu'avant,
16:07hier encore,
16:07le pétrole était revenu
16:08quasiment au niveau
16:09d'avant-crise,
16:10et les taux longs
16:11qui sont censés refléter,
16:12en fait,
16:13sans doute,
16:13une activité économique
16:14qui robuste aux Etats-Unis,
16:15mais qui démoigne en Europe
16:17et qui intègre aussi
16:19des anticipations d'inflation,
16:20ne sont pas revenus
16:21au niveau d'avant-crise.
16:22Donc,
16:23si vous voulez,
16:24quand vous avez un marché
16:25qui,
16:26en plus,
16:26aujourd'hui,
16:27est plutôt correctement valorisé,
16:28tiré par des valeurs de croissance
16:30qui sont plutôt chères
16:31et qui sont désormais
16:33plus...
16:34qui sont désormais
16:35à la recherche de financements,
16:36parce que,
16:37jusqu'à présent,
16:38et c'est peut-être
16:38une des raisons
16:39pour lesquelles les 7 magnifiques
16:40ne montent plus,
16:41elles étaient,
16:41elles regorgeaient de caches
16:42et désormais,
16:43en fait,
16:44elles sont aussi bien
16:45sur les marchés
16:46pour des émissions obligataires,
16:50mais aussi pour des recherches,
16:51pour une demande en capital.
16:53Donc,
16:53ça va être crucial
16:54de voir où vont les taux,
16:56parce que,
16:56quelque part,
16:57des taux qui restent longs,
16:58durablement,
16:59c'est bon pour les banques,
17:00mais c'est certainement
17:01pas une bonne nouvelle
17:01pour des entreprises
17:02qui ont besoin
17:03de se financer
17:04et comme d'habitude,
17:05en fait,
17:05on pourrait s'attendre
17:06à ce que,
17:07justement,
17:08le grain de sable
17:09sur la progression
17:10des marchés actions
17:11vienne,
17:11comme c'est souvent le cas
17:13des marchés obligataires
17:14qui deviendraient
17:15un peu plus inquiétants.
17:17Traditionnellement,
17:17oui,
17:18sauf que les dernières fois
17:19que les marchés obligataires
17:19se sont tendus,
17:20ça n'a pas eu forcément
17:21énormément d'impact
17:22sur le marché actions.
17:23On a eu le sentiment,
17:24parfois,
17:24que ce mécanisme
17:25était cassé.
17:26Oui,
17:26entre-temps,
17:27l'endettement a explosé,
17:29entre-temps,
17:30les besoins en financement
17:31des entreprises ont augmenté
17:32et, si vous voulez,
17:33les spreads de crédit
17:35qui rémunèrent justement
17:37cette prise de risque
17:38pour financer des entreprises,
17:40il est au plus bas.
17:41Donc,
17:42vous avez quand même
17:42un contexte de marché
17:43qui est radicalement différent
17:45de ce que nous avons connu
17:46au moment où,
17:47en fait,
17:47les marchés étaient
17:48un peu moins sensibles
17:50au niveau général des taux.
17:52Avec des levées obligataires
17:53importantes.
17:54On a attendu tout à l'heure
17:55Yannick Lopez
17:56d'Office InvestaM
17:57qui nous disait
17:57que l'Allemagne,
17:57par exemple,
17:58l'an prochain va encore
17:59augmenter ses levées de dettes
18:00plus de 300 milliards,
18:02plus de 300 milliards,
18:03ce qui va faire pression
18:03sur nous,
18:04Français.
18:04On voit la dette française
18:05aussi continuer de progresser
18:07parce qu'il y a de plus en plus
18:07de demandes
18:08et on est de plus en plus
18:09concurrencés sur ce marché.
18:10Par ailleurs,
18:11on n'est pas les meilleurs
18:11élèves européens non plus.
18:12Il se trouve que
18:13notre question du jour
18:14sur notre fil X,
18:15BFM Bourse
18:15et notre fil LinkedIn
18:17est la suivante.
18:18S'ils disant français
18:18franchissait les 4 %,
18:20on y est presque,
18:20on est à 375 là.
18:22S'ils franchissaient
18:22les 4 %, Marie,
18:23est-ce que ce serait juste
18:24de l'ordre du symbole
18:24ou peut-être le déclencheur
18:27d'un réveil politique
18:28ou de secousse financière,
18:29ça ferait quoi
18:30un disant français
18:31à 4 % concrètement ?
18:33Alors,
18:33le réveil politique,
18:35aujourd'hui,
18:36en fait,
18:36il est assez contraint
18:37par la situation
18:39politique de la France.
18:40Donc,
18:43les taux se sont déjà tendus,
18:45l'écart de taux
18:45entre France et Allemagne,
18:46s'est quand même pas mal tendu
18:48sur les dernières semaines.
18:51Mais c'est vrai
18:52que la situation politique
18:53actuelle en France,
18:54elle ne donne pas forcément
18:56d'objectif très positif
19:00sur un resserrement fort
19:02de cet écart-là.
19:04Donc,
19:05la négociation du budget
19:07cet automne
19:08va encore être compliquée.
19:10On voit qu'au niveau
19:12du déficit,
19:13ça ne s'annonce pas forcément
19:14comme prévu,
19:16comme attendu.
19:18c'est clair
19:19que ça va
19:19amener
19:20des tensions
19:22et surtout
19:22qu'en période électorale,
19:25avant les élections
19:26l'année prochaine,
19:27ce n'est pas
19:27les meilleurs moments
19:28pour resserrer
19:30les budgets
19:31où on voit mal
19:33les candidats
19:35aux élections
19:36annoncer
19:37de fortes
19:38contraintes budgétaires
19:40pour se faire élire.
19:41Et si 10 ans français
19:43franchissaient les 4 %,
19:43on est à 3-7 ce soir,
19:45donc on a un peu de marge
19:46mais on n'en est pas très loin,
19:46ça peut aller vite.
19:47Est-ce qu'on peut imaginer
19:48que la BCE
19:48ferait quelque chose
19:49ou ben non
19:50parce que cette trajectoire
19:50française,
19:51elle est franco-française.
19:53Autant il y a quelques années,
19:54il y avait eu plein de pays,
19:54l'Europe du Sud,
19:55vous savez les PICS même,
19:56on les appelait
19:57de façon très méprisante.
19:59C'était un ensemble
20:00de pays
20:00qui pouvaient effectivement
20:01déséquilibrer la zone euro
20:02et là,
20:02la BCE a lâché,
20:04a ouvert un quantitative easing.
20:05Autant si c'était que la France,
20:06est-ce qu'elle ouvrirait
20:07un quantitative easing ?
20:08Aujourd'hui,
20:08je pense que c'est effectivement
20:09très franco-français.
20:10On le voit,
20:10les autres pays,
20:12l'Espagne,
20:12l'Italie,
20:13tout ça se comporte mieux
20:17aujourd'hui.
20:18Je ne suis pas sûre
20:19que ça entraînera
20:20peut-être une réaction de marché,
20:22ça entraînera des discours,
20:23ça c'est sûr.
20:24Donc pour vous,
20:244% ça ne changera rien en fait.
20:26Dix ans français à 4%,
20:27ça fera mal bien sûr
20:28aux finances françaises
20:29mais ça n'ira pas plus loin
20:30et ça ne pourra pas
20:31aller beaucoup plus loin.
20:32N'imaginez pas
20:32un effet listreuse,
20:33un emballement
20:34« Ah, on a franchi les 4%,
20:35ça dérive trop ».
20:37Non, parce qu'il y a l'euro,
20:38parce que...
20:40Pas sûr que ça ait
20:41ces conséquences-là.
20:42En revanche,
20:44ça fera...
20:44Alors techniquement,
20:46ça peut effectivement
20:46faire monter un petit peu
20:47mais je ne pense pas
20:48que ça entraîne
20:48un changement politique majeur.
20:51Enfin,
20:52la France,
20:52on n'a pas forcément
20:53les moyens,
20:53pas vraiment les moyens
20:54aujourd'hui
20:55avec ces situations politiques
20:56de faire des changements majeurs.
20:58François,
20:58si le 10 ans français
21:00franchissait les 4%,
21:01ça changerait quoi ?
21:02Je partage l'avis.
21:03Politiquement,
21:04je n'ai pas beaucoup d'espoir.
21:05D'un point de vue financier,
21:06je pense que l'impact
21:07ne sera pas très important
21:08non plus.
21:09Financier au sens
21:10marché financier,
21:11pourquoi ?
21:11Parce qu'en fait,
21:12je pense qu'il y a
21:12quand même beaucoup
21:13de demandes.
21:14Par contre,
21:16c'est plutôt
21:17à moyen terme.
21:19La problématique,
21:19elle est plutôt
21:20que quand vous
21:21vous empruntez
21:22pour payer vos dettes
21:24et que vous n'êtes pas
21:25dans une logique
21:26d'investissement,
21:27forcément,
21:27en fait,
21:27vous accumulez du retard
21:28par rapport à vos compétiteurs.
21:30Vous vous accumulez
21:30du retard
21:31et vous êtes
21:32dans une situation
21:33où vous ne pourrez
21:34pas réagir
21:36lors de la prochaine crise.
21:37Ce qui est un peu
21:37surprenant en France
21:38aujourd'hui,
21:39c'est que nous avons
21:39un régime de crise
21:41alors que nous sommes
21:42plutôt dans un régime
21:43normal pour l'ensemble
21:44des pays.
21:45Et donc,
21:46nos indicateurs
21:46n'incitent pas
21:47à être confiants
21:49en cas de crise.
21:51C'est un peu
21:52comme le réchauffement
21:52climatique,
21:53pardon pour la comparaison,
21:54mais il faut s'habituer
21:55à des températures
21:55qui montent.
21:56L'hiver,
21:56il neige
21:57de moins en moins
21:57en pleine.
21:58C'est le new normal
21:59et puis l'été,
22:00on voit cet été,
22:01c'est quand même
22:01très spectaculaire
22:02en Europe.
22:03C'est un peu pareil
22:04sur le marché obligataire,
22:04c'est-à-dire que
22:05les tiages,
22:07les niveaux de taux moyens,
22:08les niveaux de référence
22:09seront de toute façon
22:10de plus en plus hauts.
22:11Oui, absolument.
22:12Pour des raisons aussi
22:13que nous pouvons expliquer
22:14soit d'un point de vue
22:15démographique,
22:16pour des raisons aussi
22:17de financement
22:18de la transition énergétique
22:22et aussi
22:23le vieillissement
22:24de la population
22:24parce que quelque part
22:25vous avez
22:26de moins en moins
22:27d'entrepreneurs,
22:28vous avez de plus en plus
22:29de besoins
22:30en santé,
22:31en soins
22:31et avec une capacité
22:33d'innovation
22:34qui mécaniquement
22:34a tendance à se réduire
22:36et donc à réduire
22:37les gains de productivité.
22:38On pourrait être rattrapé
22:39et sauvé par l'IA
22:40mais encore
22:41faudrait-il
22:42que nous puissions investir
22:43pour en tirer
22:45les fruits.
22:46Oui, l'IA
22:47dont Kevin War
22:48je pensais qu'elle serait
22:49désinflationniste,
22:50quand on regarde
22:50les minutes de la fête
22:52d'hier soir,
22:52on se dit
22:52qu'elle a l'air
22:54d'être plutôt inflationniste
22:55à ce stade.
22:56Dans les minutes,
22:57elle est citée
22:57parmi les causes
22:58inflationnistes.
22:59Alors voilà,
22:59est-ce que pareil,
23:00on parlait des nouveaux repères
23:01sur le marché obligataire,
23:02est-ce que quelque part
23:03les banques centrales
23:04ne devraient pas acter
23:04que l'inflation sera
23:06à l'avenir,
23:06pour les raisons
23:07que vous venez de citer François,
23:07plus élevée,
23:08que la cible de 2%
23:09doit être modifiée,
23:10pourquoi pas modifiée,
23:11ajustée à 3%.
23:12Est-ce qu'il ne faudrait pas
23:12aller vers ça
23:13d'après vous,
23:13Marie ?
23:14Je ne pense pas
23:14qu'elles feront ça,
23:16il y a d'autres moyens.
23:17Parce que c'est jamais
23:18le bon moment.
23:18Non, mais c'est vrai que...
23:19Gilles Mouek,
23:19tout à l'heure,
23:19était avec nous,
23:20chef économiste d'Axá,
23:21et nous disait
23:21que ce n'est jamais
23:21le bon moment
23:22de changer sa cible
23:22d'inflation,
23:23ce n'est jamais,
23:23jamais le bon moment.
23:25Non, non,
23:25effectivement,
23:26ce n'est pas l'idée
23:28de changer la cible
23:29d'inflation.
23:31C'est vrai qu'aujourd'hui,
23:33l'IA est plutôt
23:34dans une phase inflationniste,
23:42des composants,
23:43des coûts,
23:44mais on le voit,
23:45Apple qui monte
23:46le prix
23:47de tous ces produits,
23:48c'est aussi à cause de ça.
23:50Il y a une petite manipulation
23:53qui peut être faite
23:56ou qui va même être faite,
23:57c'est un changement méthodologique
24:00de la faite
24:01sur le calcul,
24:02justement,
24:05des composantes du CPI
24:07sur tout ce qui est lié
24:09à l'IA.
24:12Et ça,
24:13mécaniquement,
24:14ça va réduire
24:15un tout petit peu
24:16la partie technologique
24:17du core CPI,
24:18et ce sera à partir
24:19du mois de septembre
24:20entre 5 et 10 BP.
24:22Ils vont aussi faire
24:22un changement
24:23sur la partie
24:24portfolio management
24:25qui est très liée
24:25au marché financier,
24:26donc un peu plus volatile.
24:27Et là, pareil,
24:28ça va aussi diminuer
24:29un peu le core
24:31d'une dizaine de BP.
24:32Donc,
24:33pas de changement fondamental
24:34sur l'objectif d'inflation,
24:36mais plus des petits changements
24:38de calcul
24:39pour intégrer
24:40ces nouvelles donnes.
24:41Et puis,
24:42pendant ce temps,
24:42des réveils
24:43qu'on espérait
24:44et qui parfois
24:45se manifestent,
24:46celui de l'Allemagne.
24:47On a eu des chiffres allemands
24:48ce matin,
24:48les exportations allemandes
24:49ont augmenté au mois de mai
24:50à leur plus haut
24:51depuis 2022.
24:52On l'a eu en début de semaine,
24:53la production industrielle allemande
24:54aussi qui se reprend
24:55au mois de mai.
24:56Les carnets de commandes
24:57sont de mieux en mieux
24:57orientés.
24:58Que se passe-t-il
24:58en Allemagne, Marie ?
25:00Sur ces chiffres
25:01en particulier,
25:04ça vient probablement
25:06de commandes supplémentaires
25:10liées aussi
25:11à la guerre
25:13pour éviter
25:14des ruptures
25:14d'approvisionnement
25:15ou des choses comme ça.
25:16Donc,
25:16il peut y avoir
25:17un peu de technique,
25:18de considération technique
25:20dans ces chiffres
25:21de rebond.
25:22Néanmoins,
25:24il y a quand même
25:28un fonds
25:29qui se...
25:30Là aussi,
25:30je pense que l'Allemagne
25:31est vraiment dans le creux
25:34et on voit plutôt
25:35une amélioration.
25:36Là où il y a eu
25:38de la déception,
25:39c'est qu'après l'élection
25:41de M. Merz,
25:41on pensait que les dépenses
25:43allaient arriver
25:43plus rapidement
25:44que ça n'est le cas
25:46actuellement.
25:47Mais on voit quand même
25:49des dépenses
25:49qui se mettent en place.
25:51Un déficit
25:52plus important
25:53qu'il ne l'était
25:54l'année dernière.
25:55Donc,
25:55il y a des choses
25:55qui se mettent en place.
25:56Mais effectivement,
25:57ça prend beaucoup
25:57plus de temps.
25:58Les effets réels,
25:59notamment sur la défense
26:00ou les commandes
26:01de la défense,
26:02ça sera peut-être
26:02plutôt pour début
26:032027.
26:04C'est une bonne nouvelle.
26:05Alors,
26:05le meilleur est à venir
26:06pour 2027.
26:06Il y a quand même
26:08des choses qui arrivent,
26:09mais c'est vrai
26:09que c'est beaucoup
26:10plus lent
26:10que les attentes
26:11des investisseurs
26:12et des marchés.
26:13C'est sûr.
26:13En 2027,
26:14on aurait les premiers
26:15effets bénéfiques,
26:15mais vraiment,
26:16pour le coup,
26:16des différents plans
26:17d'investissement allemands.
26:18Peut-être des baisses
26:18de taux de la BCE aussi,
26:19parce que le pétrole,
26:21on verra où on en est
26:21dans la guerre en Iran,
26:22mais les effets de base
26:22seront incroyablement
26:23positifs en 2027.
26:25Ce sera l'année
26:25d'embrasser-vous
26:28Folville 2027,
26:29peut-être, François ?
26:30Oui, je pense que l'Allemagne,
26:31compte tenu de son poids
26:33dans la zone euro
26:34et des sommes qui sont engagées
26:35pour le plan de relance
26:37sur la défense
26:39et l'infrastructure,
26:40en fait,
26:40ce sera un moteur
26:41pour la croissance européenne.
26:42Mais malheureusement,
26:43en fait,
26:44je partage l'avis
26:45que les bons chiffres
26:46de commandes
26:47sont sans doute liés
26:48à des achats de précaution
26:50pour anticiper,
26:51parce qu'il faut rappeler
26:51que c'est des chiffres
26:52de main et juin,
26:53avant l'annonce
26:54du cessez-le-feu.
26:55Et donc,
26:55l'idée est de pouvoir
26:56accumuler des commandes
26:57avant de pouvoir
26:59rentrer dans un monde
27:00plus inflationniste
27:01ont sans doute joué
27:03positivement dans ces commandes.
27:04Mais il faudra quand même
27:06pour l'Allemagne
27:06coupler ce plan de relance
27:08à des réformes structurelles,
27:09parce que l'Allemagne
27:10est quand même
27:11principalement concernée
27:12par, si vous voulez,
27:14la concurrence chinoise.
27:16Et donc,
27:17ça ne suffira quand même
27:18malheureusement pas
27:19d'un point de vue conjoncturel
27:21de juste relancer...
27:23Bon, à suivre.
27:24Le CAC 40 gagne 0,9%
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