- il y a 12 heures
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##LE_FACE_A_FACE_ETE-2026-07-09##
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NewsTranscription
00:00Maxime Liedot
00:040826 300 300 sur Sud Radio, c'est la France au bout du fil sur des sujets d'actualité, sur
00:08des sujets qui vous concernent.
00:09On vous écoute, on vous entend, on débat ensemble, amis auditeurs, on discute.
00:13C'est-à-dire que vous êtes avec nous, vous profitez d'un bout de melon, d'un bout de
00:16jambon, d'un peu de mozzarella.
00:17Vous avez Sud Radio en fond, mais vous mettez le téléphone et on discute.
00:20Bon, sauf que moi j'ai pas le pinard et tout ce qui va avec pour faire un bon repas.
00:23Mais vous avez compris l'esprit.
00:240826 300 300, on va s'interroger dans un premier temps sur, enfin pas dans un premier temps, mais on
00:30va tisser le fil, on va tirer le fil en réalité de ces centres-villes qui disparaissent, ces commerces qui
00:36disparaissent des communes françaises.
00:38Près de 60% des communes françaises qui n'ont plus aucun commerce.
00:42Les députés ont essayé de s'y atteler, mais la question elle est simple, c'est en réalité, pourquoi on
00:48cherche à sauver les commerces français ?
00:51Doit-on forcément les sauver, les commerces français ? C'est la question qu'on se pose.
00:550826 300 300, parce qu'après tout, on peut très bien se dire que les modes de consommation ont changé,
01:01que c'est le commerce en ligne,
01:03c'est la manière maintenant d'aller dans des grosses industries, dans des grosses galeries commerciales.
01:08Qu'est-ce que vous en pensez, vous amis auditeurs, au 0826 300 300 ? Bonjour Jean-François.
01:13Bonjour.
01:13Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Comment vous regardez, vous, ce débat-là ?
01:17Est-ce que oui, il faut sauver les centres-villes ou est-ce que, parce que la vente en ligne,
01:20parce que les centres-villes, maintenant, ce n'est plus la priorité,
01:22on doit forcément les sauver, ces centres-villes, dites-nous ?
01:25Oui, je vous écoute depuis un bon moment. Il faut vraiment les sauver. Il y a deux raisons essentielles à
01:31ça.
01:31La première, c'est qu'il y a un savoir-faire énorme. Boulanger, pâtissier, boucher, etc., traiteur, des véritables traiteurs.
01:41Ce ne sont pas des plats cuisinés qu'on trouve dans des boîtes qui viennent de je ne sais où.
01:44Mais vous avez un autre savoir-faire, c'est les cordonniers, les petits artisans qui sont accolés au centre-ville,
01:51les menuisiers, les ébéniers, les verriers, etc.
01:53Bon, il faut sauver ça. Mais quelqu'un a dit fort intelligemment tout à l'heure qu'il ne faut
01:59surtout pas que les députés s'en mêlent.
02:01Il ne faut pas de la politique là-dedans. Il faut du bon sens.
02:04L'ennemi mortel du commerce de centre-ville, malheureusement, c'est la grande distribution.
02:12Ce n'est pas méchant de dire ça, c'est un constat.
02:15Bon, il faut prendre des mesures. Les mesures, par exemple, l'interdiction pour la grande distribution d'ouvrir le dimanche
02:22et jour férié.
02:23Quelle que soit la raison, fermé, un point, c'est tout.
02:27Parce que dans la grande distribution, certes, il y a l'alimentaire, mais juste à côté, il y a l
02:31'électroménagerie.
02:31Il y a de tout.
02:34Donc, un point, c'est tout, c'est fermé.
02:36Ensuite, la distribution ferme à 20h.
02:39Terminé les nocturnes, terminé, des horaires élastiques.
02:42Vous savez aussi que, Jean-François, moi j'entends vos propositions et que vous faites bien de venir en parler
02:46ici sur Sud Radio,
02:47mais vous voyez bien aussi à quel point, de temps en temps, dans le centre-ville, ça ferme tôt, on
02:51n'a pas toujours ce qu'il faut.
02:52Et donc, la grande surface est quand même toujours un peu le soldat qui vient sauver Ryan en étant ouvert
02:59tous les jours, même les jours fériés.
03:00Pardonnez-moi, Jean-François, aller faire un tour un 15 août dans certains centres-villes à côté de chez vous.
03:05Vous savez qu'à part la grande surface, il n'y aura pas beaucoup de magasins d'ouvert quand même.
03:09Tout à fait. Les gens ont qu'à faire les courses le 14.
03:14Moi, j'ai 70 ans, j'ai vécu avant la grande distribution.
03:18Les gens, les ménagères prenaient leur disposition.
03:21Il y avait des réfrigérateurs comme aujourd'hui.
03:23On achetait les courses la veille et on les gardait.
03:26D'autant que la grande distribution ne vend en dehors de l'alimentaire,
03:31mais ne vend que de l'importation, que des produits qui viennent du Sud Asiatique.
03:35Et dans l'alimentaire, il y a beaucoup de polémiques à propos de la qualité de ce qu'on mange,
03:41de ce qu'on appelle globalement la nourriture industrielle.
03:45Il n'y a pas que des avantages.
03:47Il faut rééquilibrer.
03:48Un commerçant, il ramasse tout.
03:50Oui, et j'entends ce que vous dites aussi, Jean-François, sur l'importance, si vous voulez, de rééquilibrer le
03:55tout.
03:55C'est-à-dire que oui, le 15 août, d'accord, le centre-ville est fermé.
03:57Très bien, mais on vient faire ses courses le 14 parce qu'après tout, c'est aussi une question d
04:01'organisation.
04:01Si, et j'insiste sur ça, si on veut sauver nos commerces de centre-ville.
04:05Merci beaucoup d'avoir été avec nous, Jean-François.
04:06Et je vous souhaite donc une belle journée à l'écoute de Sud Radio.
04:09Sur ce sujet, on poursuit, doit-on sauver les centres-villes ?
04:12Quand on voit les différents modes de consommation qui ont changé, notamment avec la mode en ligne,
04:16quand on voit tout ce qu'on trouve forcément dans les grandes surfaces
04:20et à quel point il suffit de deux clics pour que ça vienne devant la porte,
04:23venez en débattre avec nous au 0826 300 300 comme vous, Mohamed. Bonjour.
04:28Bonjour à tous.
04:30Merci beaucoup d'être avec nous, Mohamed.
04:32C'est un grand plaisir et j'en profite pour donner un petit salut à tous ceux qui sont sur
04:37les routes
04:37pour regarder le Tour de France qui vient de partir de ma ville de Pau
04:42et je leur souhaite bon courage avec cette camicule.
04:45Vous avez raison, on est avec eux. Revenons sur le sujet des centres-villes.
04:48Revenons sur le sujet des centres-villes.
04:50Nous avons donc bien sûr un centre-ville aussi à Pau.
04:53Et déjà, il y a quelques années, le maire de Pau, qui maintenant est décédé, monsieur Labarrère,
04:59déjà se disait, mais ma ville est en train de se transformer comme la Suisse.
05:04Pourquoi ? Parce qu'il y avait de plus en plus de banques qui s'installaient.
05:07Et il n'était pas très content de ça, puisque comme a dit Jean-François tout à l'heure,
05:11ce qui est important, c'est que les artisans continuent à travailler,
05:14et c'est eux qui tenaient les petites boutiques.
05:16Et moi, ce que j'ai remarqué, déjà, lorsque j'avais étudié Zola,
05:21déjà, il y a plus d'un siècle, au 19e siècle exactement,
05:26il y a énoncé, au bonheur des dames, justement, ces grandes surfaces qui prenaient le travail,
05:34ces petites boutiques qui ne pouvaient pas concurrencer au niveau du tarif.
05:38Et c'est le grand problème.
05:40Et moi, je rajouterais même quelque chose que j'observe, c'est la gentrification.
05:43De plus en plus de gens, qui ont un peu les moyens,
05:47arrivent à acheter des moubils ici, et d'ouvrir de nouvelles boutiques.
05:56Mais quand on regarde ces nouvelles boutiques, c'est quand même assez chic et assez cher.
06:01Donc en fait, on transforme presque aujourd'hui les centres-villes en quoi ?
06:04En petites zones de luxe, Mohamed ?
06:06Exactement.
06:07J'observe que ce qui est là, c'est des choses pour des gens qui ont vraiment les moyens.
06:14Or, la population française n'est pas faite que de gens aisés.
06:18Malheureusement, il y a beaucoup de gens qui travaillent assez dur,
06:20ou qui essayent quand même de s'en sortir en recherchant des produits pas trop chers.
06:27On ne peut pas les trouver en centre-ville.
06:30Le problème, il est là.
06:31Autre problème aussi, quand vous allez vers une grande surface, qu'est-ce que vous remarquez ?
06:34Vous remarquez qu'il est très facile d'arriver en voiture et de se garer.
06:38Il y a beaucoup de place.
06:39Et vous avez même, si vous avez l'handicap, l'handicap qui n'est souvent pas du tout considéré,
06:44eh bien là, pour le commerce, il y a de superbes places pour handicapé,
06:48tout juste à l'entrée du grand magasin.
06:50Ce qui est difficile en centre-ville pour les personnes handicapées.
06:53Oui, donc en fait, c'est une question de choix.
06:54C'est ce que vous nous dites un peu, Mohamed.
06:55Vous avez raison de le dire.
06:57En plus, c'est vrai, des petites boutiques qui ouvrent maintenant avec des produits très premium,
07:01presque des produits de luxe, réservés à une certaine élite.
07:03Et pardonnez-moi, tous ceux qui sont dans les centres-villes ou qui y vont encore
07:06n'ont pas forcément les moyens d'accéder à ce type de produits.
07:09Merci beaucoup, Mohamed, d'avoir été avec nous.
07:11Et donc, je vous laisse profiter de votre après-midi, notamment devant le Tour de France.
07:140826 300 300.
07:16Pendant que certains sont en train de manger ou un tout petit peu avant la sieste,
07:18on poursuit cette discussion.
07:20On poursuit cette discussion au 0826 300 300.
07:23Sur les centres-villes, 62% des communes françaises n'ont plus aucun commerce.
07:26Et il faut s'intéresser, par exemple, à des chiffres comme l'augmentation du taux de vacances
07:29des locaux commerciaux dans les villes.
07:31Que ce soit pour les artisans, les pharmaciens, les coiffeurs,
07:34ce taux était de 12% en 2025 contre 6% à peine 10 ans plus tôt.
07:39C'est un chiffre qui a quasiment, enfin pas qui a quasiment, qui a doublé.
07:42Doit-on sauver les entrevilles ?
07:43Est-ce que maintenant, l'avenir, ce n'est pas la ventoling,
07:45ce n'est pas les monstrueuses galeries commerciales qu'on trouve en périphérie ?
07:48Je vous pose la question et à vous de m'apporter une réponse,
07:51notamment au 0826 300 300.
07:53C'est l'ami Manu qui vous attend au standard.
07:54A tout de suite.
07:58Vos débats de l'été qui se poursuivent jusqu'à la fin du mois de juillet,
08:05notamment avec un numéro que vous connaissez désormais, le 0826 300 300.
08:08On s'interroge sur l'avenir de nos centres-villes,
08:11parce qu'il suffit d'y aller maintenant pour constater qu'il y a de moins en moins de commerçants.
08:15C'est fini la petite boucherie, c'est fini la petite boulangerie,
08:17et encore ça, on est en France, donc on arrive à les sauver.
08:19Mais cette proximité, cette disponibilité se charme aussi avec ce chiffre.
08:2462% des communes françaises qui n'ont plus aucun commerce,
08:27même quand on s'intéresse aux taux de vacances, ce chiffre a doublé.
08:30En disant 0826 300 300, doit-on seulement sauver les centres-villes ?
08:37Bonjour Sabine.
08:38Bonjour.
08:39Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
08:41Vous, comment vous regardez cette question Sabine ?
08:43Alors en fait, il y a plusieurs choses qui ont évolué depuis plusieurs années,
08:46à savoir qu'au début, les centres-villes, j'ai vu comme à Nîmes ou à Montpellier,
08:50parce que moi je suis du sud de la France,
08:51beaucoup de magasins fermés, empiérés, terminés.
08:57On va à Nîmes, centre-ville, c'était à Sinistrose, il y a de quoi pleurer.
09:00Ah oui, à ce point, à Sinistrose ?
09:03À Nîmes, oui, c'est infernal.
09:05Le centre-ville de Nîmes, moi, par rapport à quand j'étais jeune,
09:07ça n'a strictement plus rien à voir.
09:08Alors qu'est-ce qui a disparu ? Racontez-nous un peu Sabine.
09:11Alors, ce qui a disparu, ce sont les petits commerces de proximité.
09:14C'est vraiment les petits commerces, les petits vendeurs de chaussures,
09:18les petits vendeurs de fringues, les petits commerces en glaciers,
09:22les petits fabricants artisanaux, ce genre de choses qu'on retrouve maintenant chez nous
09:26dans certains villages qu'on m'appelle Zénas qui sont très vivants.
09:29Mais à Montpellier, par exemple, ce qui a été fait,
09:31et c'est pas mal, mais ça ne sauvera peut-être pas le centre-ville,
09:34ce sont des halles qui regroupent plusieurs spécialités
09:36avec des commerces de proximité qui sont regroupées dans les quartiers.
09:40Et c'est vrai que moi, j'en ai un à côté de mon boulot.
09:42Il y en a plusieurs endroits dans la ville
09:44où les gens qui soient du nord, de l'est, de l'ouest ou du sud
09:47peuvent aller faire leurs courses.
09:49Et il y a vraiment un regroupement de personnes.
09:51Après, ces gens-là payent cher pour être là, c'est vrai.
09:53Mais ça reste quand même des maraîchers, des choses vraiment de proximité.
09:58Alors, c'est vrai que ça ne s'adresse pas non plus
10:00à des gens qui ont un tout petit porte-monnaie.
10:01Il ne faut pas se le cacher et se le mettre sous le doigt.
10:03Oui, donc vous, Sabine, vous reconnaissez en effet
10:05que le commerce de proximité, oui, c'est un coût supplémentaire, il faut le reconnaître.
10:10Ah, mais de toute façon, quand on voit les loyers en centre-ville,
10:12à moins de leur faire une faveur, et ça c'est politique,
10:15ça sera les villes qui prendront la décision,
10:17à moins de baisser un peu les tarifs pour ces commerçants-là,
10:20effectivement, en centre-ville, dans toutes les villes de France,
10:23quand vous voyez le prix des loyers au mètre carré,
10:25effectivement, ça donne envie de partir, quoi.
10:28Donc, à part de les aider là-dessus,
10:31de faire un geste là-dessus pour qu'ils puissent se réinstaller,
10:33réinvestir un peu les lieux, même dans des halles ou comme ça,
10:37je ne vois pas comment on peut s'en sortir.
10:38Et en plus de ça, en centre-ville, comme disait le monsieur précédemment,
10:41vous allez payer un parking à 10 balles pour aller vous gérer 2 heures,
10:43pour aller acheter, en plus, vous allez payer pour acheter.
10:47C'est comme aller faire une foire ou comme ça,
10:48vous payez l'entrée pour aller acheter.
10:50Mais Sabine, vous entendez aussi tous ceux qui vous disent,
10:52par exemple, tout à l'heure, on était avec une commerçante
10:54qui nous expliquait que, ah non, mais on peut nous donner
10:56plus ou moins les aides qu'on veut.
10:58La vérité, c'est très simple, la vérité, c'est que les gens,
11:01eux-mêmes, nous, citoyens, nous ne venons plus dans les centres-villes,
11:03on ne vient plus dans les boutiques, la petite chaussure, le petit vendeur
11:06de confiserie, les drogueries, les machins, c'est ça aussi la réalité ?
11:09Alors, faut-il pouvoir se garer, encore une fois, gratuitement ?
11:12Oui, évident.
11:13Parce que quand vous allez dans des grandes surfaces,
11:15vous n'avez aucun problème pour vous garer,
11:16vous ne payez pas 1,50€ ou 3€ de l'heure,
11:19comme en centre-ville et dans les villes, parce qu'on ne veut plus de voiture,
11:22donc il faut faire ce qu'on veut aussi.
11:23Il va falloir faire un choix politique à ce moment-là.
11:26Moi, ce que je ne trouve pas...
11:27Je ne dis pas aider les commerçants, parce que vivre sous perfusion,
11:29comme beaucoup d'américulteurs, comme beaucoup de personnes...
11:32Ça ne durera qu'un temps. À un moment donné, ça se casse à la gueule.
11:36Donc, il faut vraiment, vraiment faire en sorte que les loyers soient accessibles,
11:39que les rues soient accessibles.
11:41Il faut penser aussi aux personnes âgées ou aux jeunes
11:44qui n'ont pas de voiture et qui n'ont pas encore le permis,
11:46qui n'ont pas les moyens de se déplacer à 10 bornes de chez eux
11:50pour l'acheter un pack de lait.
11:52Quand même, il faut penser à celui qui manque un petit kilo de beurre
11:55et qui a envie de se l'acheter dans la rue à côté,
11:56et pas de faire 15 bornes pour l'acheter.
11:58Vous avez raison, Sabine, vous avez raison.
11:59Donc, il y a tout ça à repenser. Je pense qu'il y a du travail à faire.
12:03J'espère qu'on nous écoute.
12:04J'espère qu'on est très attentifs.
12:05On a envie de voir vivre la ville.
12:07Mais attention, parce que tout le monde n'est pas riche à Millon.
12:10Merci beaucoup, Sabine, d'avoir passé ce coup de gueule plein de bon sens
12:12sur Sud Radio à midi 49 au 0826 300 300
12:16entre midi 30 et 13h tous les jours.
12:18On vous écoute. C'est la France au bout du fil.
12:20Et on poursuit sur ce sujet des centres-villes
12:22qui vous fait énormément réagir.
12:23Et je pense à vous, Jean-Alex. Bonjour.
12:25Oui, bonjour. Bonjour Maxime.
12:27Merci beaucoup d'être avec nous, Jean-Alex.
12:29Vous nous avez écrit un mail.
12:30On vous a dit que c'est très sympa de vous lire, Jean-Alex.
12:32Mais c'est quand même beaucoup plus sympa
12:33si on peut discuter avec vous, quand même.
12:35C'est gentil de votre part. J'apprécie beaucoup.
12:37Oui, en fait, moi, je suis agent commercial.
12:39Je représente une dizaine de marques
12:41dans le milieu du complément alimentaire.
12:44Et la difficulté, comme client,
12:49les centres commerciaux sont certes
12:52des concurrents des centres-villes.
12:53Mais je me suis aperçu récemment
12:56que j'ai un centre commercial
12:59adossé à un hypermarché pas loin de chez moi.
13:01Et une boutique sur trois est désormais fermé.
13:04Une boutique sur trois ?
13:06Oui.
13:07C'est pas pour vous dire une sur deux,
13:09mais une sur trois, on va dire,
13:11pour rester soft.
13:13Mais je me suis...
13:14Le grand concurrent des centres-villes,
13:19c'est quand même l'Internet.
13:20Et la problématique est que sur Internet,
13:24les prix sont beaucoup plus bas
13:26sur les sites Internet
13:29parce qu'il n'y a pas...
13:31Il faudrait qu'il y ait une loi
13:34qui dise que le prix penché
13:36est celui qui est fixé par le fabricant.
13:39Ah oui, très bien.
13:40Pour ne pas justement qu'il y ait
13:41toute cette différence ici et là
13:43pour ne pas qu'on soit tenté éventuellement
13:45d'aller à la grande surface
13:46plutôt qu'on va dire à la boucherie du centre-ville.
13:48Je caricature, mais c'est un peu l'idée, Jean-Alex.
13:50C'est ça ?
13:51Voilà.
13:52Moi, je vois dans ma partie
13:53des compléments alimentaires.
13:54Un complément alimentaire vaut 20 euros
13:58où tout le monde est gagnant.
13:59Le fabricant, le distributeur
14:02et le consommateur.
14:04Tout le monde est gagnant.
14:05Donc, très bien.
14:06Après, si le commerçant physique
14:08veut le vendre 21, 22, 23 euros,
14:10c'est son problème.
14:11Mais le problème, c'est que sur Internet,
14:13on va le retrouver à 18, 15, 16 euros.
14:15Et là, les gens ont plutôt tendance
14:18à aller le chercher sur Internet.
14:20Donc, il faudrait qu'il y ait une loi qui dise
14:22sur Internet, il y a des prix planchers
14:26qui sont fixés par le fabricant
14:27sous lesquels aucun site ne peut aller en dessous.
14:30Après, ils font ce qu'ils veulent dessus.
14:31Et comment vous regardez au milieu
14:33de cette problématique, Jean-Alex ?
14:34Et j'entends en plus ce que vous nous dites
14:35sur la complexité de tout ce problème
14:37et en plus les remontées du terrain
14:38que vous nous faites, d'une certaine manière.
14:40Mais beaucoup disent, oui,
14:41il n'y a qu'à faire de la vente en ligne.
14:43Comment vous regardez cet aspect précisément ?
14:45Même si on se doute bien
14:45que ça ne saura pas les centres-villes.
14:46Mais est-ce que ça pourrait permettre ça aujourd'hui
14:50de pallier un peu parfois le manque de trésorerie ?
14:55Oui, c'est très bien.
14:57Les commerçants physiques peuvent faire un mix.
14:59Mais ils ne peuvent pas aujourd'hui
15:01faire de la vente en ligne
15:01puisqu'il va y avoir, mettons,
15:03un commerçant qui vend
15:04de l'électroménager en centre-ville.
15:07Il va être concurrencé par un site spécialisé
15:09dans l'électroménager
15:10qui sera toujours moins cher que lui.
15:11Donc, le commerçant ne vendra rien en ligne.
15:13Il ne vendra rien en physique
15:14et rien en ligne.
15:15Donc, il faut pour ça
15:16qu'il faut que cette loi de prix plancher...
15:18Oui, c'est vrai que ça viendrait
15:20résoudre énormément de choses.
15:22Et puis, dernier point,
15:23c'est un sujet.
15:26Les auditeurs précédents l'ont souligné.
15:28Moi, aujourd'hui,
15:29moi, j'habite à une heure de Lyon.
15:32Voilà, se garer une journée sur Lyon
15:35pour faire les commerçants,
15:36c'est 35 euros de parking.
15:37Oui, et 35 euros, forcément,
15:39c'est toujours quelque chose
15:39qu'on n'achète pas en plus.
15:40Merci beaucoup, Jean-Alex,
15:41d'avoir été avec nous.
15:42Et en plus de nous écrire des mails,
15:43n'hésitez pas à nous appeler
15:45et à réagir de cette façon.
15:470826 300 300.
15:48Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
15:49Qui plus est, avec votre capacité
15:51à faire des remontées de terrain
15:52avec votre métier,
15:53Jean-Alex, c'était plus que très précieux.
15:55On termine avec vous, Sophie.
15:56Bonjour.
15:57Oui, bonjour.
15:58Écoutez, Sabine et Jean-Alex
16:00ont dit beaucoup de choses
16:01qui sont la réalité de tous les jours.
16:04Moi, j'habite une ville
16:04très privilégiée
16:05qui est à Biarritz.
16:07Mais si vous voulez,
16:07depuis une dizaine d'années,
16:09autour du marché,
16:10qui est le centre de vie
16:11depuis toujours,
16:12vous aviez autrefois
16:13le magasin-ville-morin,
16:15on achetait des plantes,
16:16vous aviez une mercerie extraordinaire
16:18qui était merveilleusement achalandée,
16:22et puis vous aviez
16:22deux ou trois commerces
16:23de boucher, etc.
16:25Aujourd'hui, les barrières
16:26en étaient les barrières
16:28qui, en fait, clouent.
16:30Ce centre-ville tombe vers 13h.
16:33Et autour du marché,
16:34vous n'avez que des barattas
16:35ou des petits restaurants
16:37pour touristes ou autres.
16:38C'est très bien.
16:39Mais nous qui vivons à l'année,
16:41un, nous ne pouvons plus
16:42descendre en centre-ville
16:44parce que nous ne sommes pas
16:45du centre-ville
16:46donc on n'a pas de passe.
16:47Et puis il y a des gens âgés
16:48qui ont peut-être aussi besoin
16:49de rentrer dans ce quartier-là.
16:52C'est un petit peu dommage
16:53parce que...
16:54Vous dites aussi,
16:55Sophie, pardonnez-moi,
16:56mais vous dites que,
16:57vous avez peut-être la chance
16:58d'habiter à Biarritz.
16:59C'est tant mieux pour vous.
17:00Vous dites aussi qu'en réalité,
17:01ce qui était disponible
17:02pour les habitants de Biarritz,
17:03quand on sait aussi
17:04les avantages qu'a cette ville,
17:06aujourd'hui,
17:06les centres-villes
17:07se transforment en fait
17:08en grand espace de luxe
17:10pour les touristes
17:11ou pour les parisiens.
17:12C'est un peu ça.
17:14Oui, pour ceux qui vivent
17:15ou qui bougent en deux roues
17:17parce que les places de parc
17:19de voitures
17:20sont depuis très longtemps
17:22cédées à tout ce qui est deux roues.
17:24Donc on n'est pas forcément
17:25jeune et alerte.
17:27Et puis quand il pleut,
17:27c'est quand même plus sympa
17:28de prendre sa voiture.
17:29Et vous avez,
17:30je ne sais pas si vous connaissez Biarritz,
17:31mais de grands centres commerciaux
17:32en périphérie
17:33qui drainent énormément de gens.
17:35Mais si vous voulez,
17:36c'est une politique
17:37qui consiste à retirer
17:39un petit peu
17:40le côté populaire des choses
17:41et moi,
17:42je trouve ça très dommage.
17:43Ne serait-ce qu'un exemple...
17:43Mais vous, par exemple,
17:44Sophie,
17:45est-ce que vous faites partie
17:46justement des citoyennes,
17:48des habitants de Biarritz,
17:49déçues de cette politique ?
17:50Et donc, par exemple,
17:51vous, vous vous êtes dit
17:52si c'est ça,
17:53moi j'arrête le centre-ville.
17:54Est-ce qu'ils ont fait le choix
17:56de privilégier une population
17:57à une autre ?
17:59Absolument.
17:59Et puis le centre-ville,
18:00moi j'y vais vraiment
18:01quand j'ai besoin d'y aller,
18:02sinon je n'y vais plus.
18:03Parce que c'est infernal
18:04pour se garer.
18:05Comme disait le monsieur,
18:06les parkings sont très chers.
18:08On a des PV très très rapidement
18:09dès qu'on dépasse
18:12le temps,
18:12si vous voulez,
18:13le temps qu'on a souhaité.
18:16Et c'est compliqué.
18:16C'est très compliqué.
18:17C'est compliqué
18:18et vous dénoncez parfaitement
18:19non seulement
18:20la volonté
18:21d'accéder
18:22davantage aux touristes
18:23et à ceux qui viennent
18:24d'autres grandes villes
18:25plutôt que
18:25les fameux locaux
18:26et quand les locaux
18:27eux-mêmes ne viennent plus
18:28dans le centre-ville,
18:28forcément,
18:29ça ne peut pas être
18:30un terrain prospère.
18:30Merci beaucoup Sophie
18:31d'avoir été avec nous.
18:32Profitez de Biarritz
18:33et de son soleil.
18:34On aime forcément
18:34Yves-Setteville
18:35ici sur Sud Radio.
18:360826 300 300
18:37C'est un plaisir
18:38que de passer ces 3 heures
18:39avec vous.
18:40On se retrouve demain
18:41à partir de 10 heures
18:42bien évidemment
18:43avec toujours le même numéro
18:44pour participer aux échanges,
18:45à la discussion,
18:46au débat.
18:46Mais cette fois-ci
18:47après 3 heures d'actualité,
18:48c'est le moment
18:49de vous laisser respirer
18:49avec la culture
18:50et le festival d'Avignon
18:52et on vous...
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