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  • il y a 14 minutes
Avec Hugo Lasserre (Ifop Opinion)

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-07-09##

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, La Vérité en Face, Jacques Cardoz.
00:05Et dans La Vérité en Face, nous sommes avec Hugo Lasser, chef de groupe à l'IFOP Opinion.
00:11Bonjour Hugo.
00:12Bonjour.
00:13Soyez le bienvenu sur l'antenne de Sud Radio.
00:15Et je le disais, on a besoin de comprendre comment a réagi l'opinion.
00:20Et là c'est passionnant.
00:21C'est passionnant parce que c'est le vrai démarrage de la campagne électorale.
00:25On a vécu une journée folle avec cette décision judiciaire.
00:30On était dans l'attente de la décision de Marine Le Pen toute cette journée-là.
00:33Qu'est-ce que ça dit déjà globalement en termes de réaction ?
00:37Est-ce qu'il y a des tendances qui se dégagent après cette première journée ?
00:40Alors oui, comme vous l'avez dit, on est dans un fait majeur politique
00:44avec l'annonce de la candidature de Marine Le Pen.
00:48On l'a vu notamment avec nos confrères de Médiamétrie
00:51où ça a été suivi par 7 millions de téléspectateurs en direct.
00:54Sur quoi ? Sur l'ensemble de la journée ou vous parlez juste du 20h ?
00:56Du 20h, oui.
00:57D'accord.
00:587 millions, c'est quasiment trois fois ce qu'ils font en ce moment.
01:01Enfin, c'est au moins le double en tous les cas, mais un peu plus même.
01:05Voilà, tout à fait.
01:05Donc ça a été vraiment suivi.
01:08Ça montre aussi ce qu'on voit dans nos enquêtes quantitatives à l'IFOP
01:12qui a un intérêt très fort pour cette campagne de l'élection présidentielle à venir.
01:16Plus de 90% des citoyennes et des 10 citoyens déclarent être intéressés par cette campagne.
01:2290% ?
01:23Oui.
01:24Alors ça, c'est rare quand même.
01:25C'est rare et ça s'explique.
01:27Alors on pourra sans doute y revenir par une montée d'inquiétude pour le pays,
01:32un souhait de débat de profondeur, programme contre programme,
01:36qui devra être mis sur la table dans cette campagne électorale à venir.
01:40Donc si on revient à un petit état des lieux après cette candidature de Marine Le Pen,
01:46ce qu'on voit, on a mené une enquête électorale, nous,
01:48juste après l'annonce de la candidature de Marine Le Pen.
01:51Donc les électeurs et électrices françaises et français ont pu donc être interrogés après cette candidature.
01:58Ce qu'on voit, et c'est le premier renseignement majeur de cette enquête électorale,
02:03c'est que Marine Le Pen est crédité à 36% d'intention de vote dans cette enquête.
02:09Donc là on parle du premier tour, l'intention immédiate elle est à 36%,
02:14c'est combien de points supplémentaires par rapport à avant cette décision ?
02:18Alors deux semaines avant, on l'avait mesuré également,
02:21c'est plus 4 points pour Marine Le Pen en comparaison à il y a deux semaines.
02:25Donc ce qu'on voit à l'instant T, c'est qu'il n'y a pas un impact négatif
02:29de cette candidature.
02:30Alors arrêtons-nous sur ce point-là qui est très intéressant.
02:35Est-ce que ces plus 4% sont dus à sa volonté de se présenter ?
02:40Ou bien est-ce que ça a un rapport avec la condamnation ?
02:43Vous voyez ce que je veux dire ?
02:44C'est-à-dire qu'il y a deux notions, il y a la condamnation et puis il y a
02:47politiquement ce qu'elle en fait.
02:49Qu'est-ce que vous savez de cette traduction dans les chiffres en fait ?
02:55Alors nous ce qu'on voit dans le discours qualitatif des Français,
02:59c'est qu'on est justement face à une volonté de changement,
03:04face au fait que Marine Le Pen incarne le changement.
03:10Et il y a une volonté pour les électeurs et électrices d'avoir un réel changement.
03:17Et c'est incarné par Marine Le Pen.
03:19Et elle aurait pu être incarnée avec Jordan Bardella.
03:23Ils sont en fait interchangeables dans nos enquêtes quantitatives.
03:28C'est-à-dire qu'en fait, est-ce que c'est le fait qu'elle y aille malgré la
03:32condamnation ?
03:33Ce que ça montre, c'est qu'en réalité elle n'est pas pénalisée en tous les cas,
03:37ça c'est absolument certain, par la condamnation.
03:39Tout à fait.
03:40Et ça, il y a deux hypothèses, enfin deux grands axes.
03:43Le premier grand axe, c'est qu'on a la structure de l'électorat du Rassemblement National.
03:48On l'a vu, depuis quelques années, c'est devenu un électorat attrape-tout.
03:53On est loin de l'époque de Jean-Marie Le Pen, où on avait un profil plus ouvrier, plus homme.
03:58Aujourd'hui, 36% d'intention de vote, ça perce partout.
04:02Il y a une vraie montée, notamment chez le public féminin,
04:05qui représente un demi du corps électoral.
04:09Oui, 50%.
04:0950%.
04:10Et puis une montée également chez les cadres.
04:12Et ce qu'on voit, c'est qu'on est vraiment face à cette structure électorale un peu anti-système.
04:18Vous voyez, chez certains électeurs du Rassemblement National.
04:21En gros, pour reprendre une formule, il y a une volonté de dégagisme.
04:25Voilà, il y a une volonté de dégagisme.
04:27Donc on n'a pas essayé Marine Le Pen.
04:29Ce qu'on n'a pas essayé.
04:30Tout à fait.
04:31Il y a ça.
04:32Et puis il y a aussi une dépersonnalisation de la personnalité.
04:36Et oui, parce que vous nous le dites, que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella,
04:39finalement, en tous les cas, en termes d'enquête, d'opinion, ça ne change rien.
04:43Après, il y a la campagne.
04:45Il y a la campagne.
04:45C'est autre chose.
04:46Il y a la campagne et une volonté d'apprenti.
04:48Il y a plus d'expérience chez Marine Le Pen.
04:50Est-ce que vous avez, au-delà du quantitatif, est-ce que vous avez des qualitatifs
04:55qui vous donnent des indications sur la façon dont les Français perçoivent Marine Le Pen ?
05:01Alors, Marine Le Pen, dans nos enquêtes qualitatives, elle est perçue comme quelqu'un d'expérience,
05:06notamment dans l'électorat du Rassemblement National.
05:10Elle est plus puissante que Jordan Bardella sur le fait d'avoir une stature présidentiable, si vous voulez.
05:17Et chose très importante aussi, elle est bien perçue dans sa capacité à gérer les crises,
05:22notamment dans un contexte international, qu'on le sait, notamment vos auditeurs, compliqué.
05:28Donc, prime à l'expérience face à Jordan Bardella, même si Jordan Bardella est bien perçu.
05:33Il est perçu comme proche du peuple, quelqu'un qui vient d'une cité,
05:37quelqu'un qui s'appelle Jordan, aussi un prénom populaire,
05:40et puis qui est perçu positivement dans l'opinion.
05:43Est-ce qu'il y a des points de faiblesse chez Marine Le Pen ? Et si oui, lesquels ?
05:49Alors, un point de faiblesse qu'on a identifié, qu'on va identifier,
05:55et ça va être une des hypothèses, c'est sur la question du bracelet.
05:59Vous voyez, là, elle est présumée innocente, Marine Le Pen,
06:03mais s'il y a le bracelet qui arrive à un moment pendant la campagne électorale,
06:07il y a un risque de sanction, parce qu'elle a dit qu'elle ne ferait pas campagne
06:11si elle avait un bracelet électronique.
06:13Et ça, les Français sont très attentifs au fait de, si on dit des choses, on les fait.
06:18Vous voyez, on est dans une crise du résultat,
06:21dans une campagne où on a besoin d'aller sur des thèmes,
06:23avec des programmes qui doivent être respectés.
06:25Et s'il y a ça, il peut y avoir un paradoxe qui n'est pas sous-estimé.
06:30C'est intéressant, parce que ça veut dire que pour l'électorat du Rassemblement National,
06:35mais peut-être pas que, il y a la notion de,
06:38vous avez dit quelque chose, vous devez le faire.
06:40C'est-à-dire que la promesse doit être tenue.
06:42Tout à fait, et ça va dans un contexte plus large du crise du politique totalement,
06:49avec des niveaux, nous on a un baromètre de côtes d'opinion,
06:53de personnalité politique qu'on produit, qu'on livre chaque mois.
06:57On n'a pas une personnalité politique qui a plus de 50% d'opinion majoritaire, vous voyez.
07:04Alors, ça bouge pour Marine Le Pen,
07:07mais j'ai envie de savoir quelles sont les répercussions sur les autres.
07:10Qu'est-ce que vous pouvez nous dire du paysage politique ?
07:14De tous les candidats, ils sont nombreux,
07:16donc ça doit donner beaucoup de travail,
07:17et ça doit être extrêmement complexe,
07:19parce qu'évidemment, vous ne pouvez pas mettre 5 candidats pour le bloc central,
07:235 candidats pour chaque famille politique,
07:26donc il faut réduire tout ça.
07:29Qu'est-ce que ça dit ? Comment ça bouge pour les autres personnalités ?
07:32Alors, comme on l'a dit, un bloc, entre guillemets, droite nationale très fort,
07:36à 40% et cannibalisé par Marine Le Pen ou Jordan Bardella à 36%.
07:42On a le bloc central, libéral, ça dépend comment on souhaite l'appeler,
07:47incarné par Gabriel Attal ou Edvard Philippe,
07:50vous l'avez dit, il y a une multitude de candidatures,
07:51mais nous, voilà, dans notre dernière intention de vote,
07:54ils sont crédités entre 15 et 19%.
07:56Donc, s'ils font le deuxième candidat...
07:58Donc là, c'est la qualification pour le deuxième, ça se joue entre les deux ?
08:02Alors, justement, c'est plus complexe, parce que c'est le troisième enseignement
08:05et qu'il y a un enseignement majeur de cette enquête électorale
08:08et fait inédit pour nous.
08:09C'est à gauche, qu'est-ce qui se passe dans le bloc de gauche
08:12qui est à 30-35% si on prend l'ensemble des gauches.
08:16Et ce qu'on voit...
08:17Donc, LFI compris.
08:18LFI compris, tout à fait.
08:19Et ce qu'on voit, le leadership aujourd'hui à gauche
08:21est incarné par Jean-Luc Mélenchon,
08:24crédité à 15% d'intention de vote,
08:27plus 3 ou 4 points en comparaison à il y a 3 semaines, 2-3 semaines.
08:31Donc, on peut dire que la séquence Le Pen, quelque part, profite aussi à Mélenchon ?
08:35Aussi, oui.
08:36C'est lié ou pas ?
08:37Alors, je ne pense pas que ça soit lié.
08:38Je pense que c'est justement le fait que la France Insoumise
08:42ait déjà un programme, un candidat, une clarification.
08:45Qu'est-ce que le parti tôt, peut-être ?
08:46Tout à fait.
08:46Il n'y a pas de surprise, c'est-à-dire qu'on connaît le bonhomme,
08:49on sait quel est le programme, c'est ça, ça compte ça ?
08:51Tout à fait, on connaît le bonhomme, comme vous l'avez très bien dit,
08:54il y a ces lieutenants qui ont le même acte,
08:57qui sont identifiés également,
08:59qui viennent sur les plateaux, qui parlent du programme.
09:02Et l'autre gauche, incarné, nous on teste Raphaël Glucksmann,
09:06on pourrait tester quelqu'un d'autre, à 9%, le deuxième.
09:09Vous voyez, Raphaël Glucksmann, parce que voilà,
09:11ils bâtissent aussi du fait qu'il n'y a pas de campagne.
09:14C'est le pari de Jean-Luc Mélenchon qui est en train,
09:15ou qui est en passe, d'être gagné,
09:17c'est-à-dire parce qu'il est parti tôt,
09:19parce que, comme il l'a dit tout de suite d'ailleurs,
09:20je crois, nous c'est carré, ça a été son expression,
09:24voilà, vous savez où vous allez, quoi.
09:25C'est-à-dire que LFI, c'est identifié,
09:26les lieutenants sont identifiés, etc.
09:28Et est-ce qu'on peut dire qu'il y a deux dynamiques dans le pays ?
09:32Il y a la dynamique RN et la dynamique LFI ?
09:34Alors, il y a deux dynamiques, en effet,
09:37qui sont présentes, qui s'affrontent,
09:40deux parties qui incarnent,
09:42avec des électorats très différents,
09:44si vous voulez, on pourra y revenir,
09:46mais qui incarnent une dynamique de changement.
09:48Vous voyez une rupture.
09:51Aujourd'hui, il y avait un de vos auditeurs
09:54qui en parlait tout à l'heure, je suis arrivé,
09:56qui a dit quelque chose de très vrai,
09:57il a dit, aujourd'hui, on a besoin de changement,
09:59aujourd'hui, les promesses qui ne sont pas tenues,
10:01on a besoin d'avoir,
10:03on a une crise du résultat,
10:04parce que la promesse qui était,
10:06on change la vie des gens,
10:08malheureusement, après 10 ans, elle n'est pas là.
10:10Et ça, c'est absolument constant,
10:13dans tout ce que l'on entend,
10:14en tous les cas, sur cette antenne,
10:15mais je crois que c'est assez général,
10:18c'est qu'il y a un sentiment de ras-le-bol.
10:20Voilà, il y a un sentiment de ras-le-bol,
10:21il y a un sentiment de volonté de changement,
10:23et ça rejoint exactement ce que vous disiez
10:25sur le dégagisme.
10:26Je reviens à cette gauche,
10:28donc, deuxième dynamique,
10:29c'est Jean-Luc Mélenchon,
10:30mais il y a match, quand même,
10:32pour la qualification pour le second tour,
10:33parce que vous nous dites,
10:36Gabriel Attal serait au tour de 15,
10:38et nous, on le mesure à 15.
10:40Et Edouard Philippe à 19.
10:42Tout à fait.
10:43Après le meeting,
10:44après la séquence du week-end dernier ?
10:45Après le meeting.
10:46Donc, lui, il ne bouge pas,
10:48il ne profite pas de la situation de Marine Le Pen,
10:51ni d'un côté, ni de l'autre ?
10:52Alors, nous, au tout le moins,
10:54dans nos enquêtes d'opinion,
10:55il y a une stabilité réelle.
10:58Après, avec les faits de campagne qui vont arriver,
11:01avec un intérêt plus prononcé,
11:03c'est-à-dire qu'on va vraiment rentrer
11:04dans le dur de la campagne,
11:05peut-être que les opposants,
11:09vont insister sur le détournement de fonds publics,
11:11mais vous l'avez dit aussi tout à l'heure,
11:13je vous ai entendu,
11:13ça c'est très vrai,
11:14de dire que si vous faites campagne que là-dessus,
11:16vous ne gagnerez pas, en fait.
11:18Les gens en ont marre, en fait,
11:19de voter soit contre un candidat,
11:21ils veulent un programme,
11:23et des objectifs concrets,
11:25et de changer la vie au quotidien.
11:26Je pense que la séquence judiciaire,
11:28elle finira par s'user d'elle-même.
11:29Je pense que, voilà,
11:30c'est comme ça que je vois les choses,
11:31je pense qu'à partir du moment,
11:32et vous le dites,
11:33à partir du moment où on va rentrer
11:34dans des moments où il va y avoir
11:35des grands débats à la télévision,
11:36forcément, on ne va pas parler
11:38pendant trois heures de la cour de cassation,
11:40parce que ça, sinon,
11:41vous videz la salle,
11:42comme on dit dans notre jargon.
11:43Une dernière question,
11:44et puis on va marquer une toute petite pause
11:46avant de vous retrouver,
11:47parce que c'est passionnant,
11:47j'ai énormément de questions à vous poser,
11:49vous nous apprenez énormément de choses
11:51ce matin, Hugo Lasser,
11:53juste sur ce point du bloc central,
11:57ils sont tous les deux au coude à coude,
11:59quelque part, 15-19,
12:01c'est quand même assez serré,
12:02mais est-ce que vous avez mesuré
12:04l'hypothèse où l'un des deux
12:06ne serait pas dans la course,
12:07et est-ce que, si c'est le cas,
12:08ça les fait progresser ou pas ?
12:10Alors, justement, nous,
12:11on a mesuré, justement,
12:13Gabriel Attal et Edouard Philippe,
12:14ils sont tous les deux séparés,
12:16mais ce qu'on voit plus,
12:18c'est que s'ils partent tous les deux,
12:20ça ne sera pas possible.
12:21Voilà.
12:21D'accord.
12:21Alors, vous savez quoi ?
12:22On poursuit la discussion dans une seconde,
12:24on marque une toute petite pause
12:25sur Sud Radio,
12:26parce qu'il y a énormément de questions,
12:27ça vous intéresse,
12:28j'en suis sûr,
12:28on est dans la vérité en face,
12:29et vous voyez que le jeu politique
12:31est en train de beaucoup évoluer.
12:33Et à tout de suite.
12:34Le Grand Matin Sud Radio,
12:36la vérité en face,
12:38Jacques Cardoz.
12:39Avec Hugo Lasser,
12:40chef de groupe à l'IFOP Opinion,
12:42et on parle des conséquences
12:44de cette folle journée judiciaire
12:46de l'annonce de la candidature
12:47de Marine Le Pen,
12:48qui a donc décidé de se pourvoir
12:49en cassation,
12:50et qui va faire campagne,
12:51qui a même déjà débuté.
12:52Alors, Hugo Lasser,
12:53on poursuit la discussion autour de vous,
12:54autour de ce que vous nous disiez
12:55ce matin avec nous,
12:57parce qu'il y a deux enseignements.
12:59D'abord, d'une part,
13:00Marine Le Pen progresse,
13:00plus 4 points,
13:04elle arrive à 36%.
13:07Et ensuite,
13:09vous nous disiez également,
13:11plus 3% pour Jean-Luc Mélenchon,
13:14Jean-Luc Mélenchon,
13:16qui lui aussi, quelque part,
13:17gagne,
13:18grâce à cette séquence électorale.
13:23Autre point intéressant,
13:24c'est le bloc central.
13:25Alors, 15% pour Gabriel Attal,
13:2719% pour Édouard Philippe,
13:28et vous nous dites,
13:29si ça reste comme ça,
13:30c'est sûr que le bloc central
13:31sera proche au bon tour.
13:32Alors oui,
13:33c'est surtout,
13:35il faut qu'il y ait,
13:37si ça reste comme ça,
13:39il y a une hypothèse,
13:40s'ils sont les deux séparés.
13:42Vous voyez,
13:42nous,
13:42on a testé Gabriel Attal.
13:44Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon
13:46sont présents fin avril,
13:48et qu'ils sont en course
13:49pour le premier tour,
13:51ce ne sera pas forcément
13:52le bloc central,
13:53c'est ça que vous nous dites.
13:53Ça va être très compliqué
13:55pour le bloc central,
13:56puisqu'ils ont une réserve de voix
13:58de 20% au total.
14:00Voilà,
14:00le bloc central.
14:01Et Jean-Luc Mélenchon ?
14:02Jean-Luc Mélenchon,
14:03on le mesure à 15%,
14:04sauf que le bloc des gauches,
14:06pour l'instant,
14:06ça peut évoluer,
14:07il n'y a pas un plafond de verre,
14:08mais il est à entre 30 et 35%.
14:10Ah oui,
14:10c'est énorme.
14:11Donc la réserve de voix
14:12est beaucoup plus forte.
14:13La réserve de voix
14:14est beaucoup plus forte.
14:15Après,
14:15il ne vous a pas échappé
14:16qu'à gauche,
14:17entre une gauche France Insoumise
14:19et une gauche plus non LFI
14:21type Raphaël Glucksmann,
14:23il y a quand même
14:23des écarts électoraux.
14:25La gauche sociale-démocrate,
14:26on peut dire.
14:26Tout à fait,
14:27oui.
14:27Qui a quand même,
14:28même d'une manière
14:30structure de l'électorat,
14:31la structure de l'électorat
14:33de Jean-Luc Mélenchon,
14:33c'est un électorat
14:34beaucoup plus jeune,
14:35un électorat
14:36de catégorie populaire,
14:38alors que l'électorat de gauche
14:39dit de Raphaël Glucksmann
14:40est un électorat plus senior,
14:42entre guillemets,
14:43et plus de classe moyenne.
14:45Voilà.
14:46On n'est pas du tout
14:47dans les mêmes structures,
14:48alors que le bloc central,
14:49c'est un bloc à 20%,
14:50mais c'est assez stable,
14:52vous voyez,
14:53c'est assez...
14:54c'est des catégories aisées,
14:56CSP+,
14:57c'est profil senior.
14:59Peut-être juste souligner,
15:01vous parliez de ce duel
15:02entre Gabriel Attal
15:03et Edouard Philippe.
15:04Edouard Philippe
15:04est mieux placé
15:05que Gabriel Attal.
15:06Edouard Philippe
15:07crédité à 19%
15:08dans l'hypothèse
15:09avec Edouard Philippe,
15:09et dans l'hypothèse
15:10avec Gabriel Attal,
15:11on est à 15%,
15:12donc il y a quand même
15:124 points de différence
15:14entre les deux.
15:15C'est beaucoup 4 points
15:15pour vous,
15:16on a l'impression
15:16que ce n'est pas tant que ça.
15:17Enfin, je ne sais pas,
15:18mais...
15:18C'est quand même
15:19assez conséquent.
15:20C'est significatif.
15:21Et notamment parce que
15:23pour Gabriel Attal,
15:25voilà,
15:27Bruno Retailleau
15:29mange plus,
15:30entre guillemets,
15:30quand il y a Gabriel Attal
15:31que quand il y a...
15:32Vous voulez dire que
15:33lorsque vous mesurez
15:35Gabriel Attal
15:36et non Edouard Philippe,
15:38Bruno Retailleau
15:38est plus bas ?
15:39Il prend plus.
15:40Il prend plus.
15:41Donc en fait,
15:41pour l'électorat
15:42du bloc central,
15:43il vaut mieux que ce soit
15:44pour le moment
15:45Edouard Philippe.
15:45Pour le moment,
15:46après bien entendu,
15:46il y a une campagne
15:47qui va se jouer,
15:48il y a une visibilité
15:49plus accro.
15:49Il y aura des ralliements,
15:50il y aura des abandons,
15:51on sait qu'il y a
15:52la primaire de la gauche
15:53qui va forcément jouer.
15:54Maintenant,
15:54on sait que ce sera
15:55fin septembre
15:56puisque ça a été annoncé
15:57ce matin par Olivier Faure.
15:58Bien sûr.
15:58Donc tout ça
15:59va jouer beaucoup.
16:00On va aborder
16:01la question du second tour,
16:02on va aborder
16:03la question des électorats
16:04mais d'abord,
16:05en un mot,
16:06quels sont les trois
16:07thèmes favoris
16:08pour les Français ?
16:09Et puis dans une seconde,
16:10on sera avec Loïc de Toulouse
16:12qui va nous appeler
16:12parce qu'il veut nous parler
16:14de l'électorat
16:15de Marine Le Pen
16:15et de Jordan Bardella.
16:16Quels sont les trois
16:17thèmes favoris,
16:18Hugo Lasserre,
16:19pour les Français ?
16:20Alors,
16:21les trois thèmes favoris
16:22sont très clairs
16:23et très stables
16:23dans le temps.
16:24C'est social,
16:26des thèmes sociaux
16:27et des thèmes économiques.
16:28Premier thème...
16:29Donc c'est le pouvoir d'achat.
16:30Tout à fait.
16:30Premier thème vraiment,
16:32invariant depuis 2019,
16:33c'est la santé.
16:35La santé, d'accord.
16:36Exactement.
16:37Il y a une des vraies inquiétudes
16:38sur la dégradation
16:38perçue de l'hôpital public,
16:40il y a une inquiétude
16:40sur la gestion
16:41de la dépendance
16:43de nos parents,
16:44de nos grands-parents.
16:46Le clivage
16:46qu'on pouvait entendre
16:47entre jeunes générations
16:48et seniors,
16:49en fait,
16:50il n'a pas lieu.
16:51Vous voyez,
16:52tout le monde est questionné
16:53par la place en EHPAD,
16:54notamment.
16:54C'est des questions
16:55qui traversent
16:56toute la société française.
16:57Il n'y a pas de vraie lutte
16:58des générations.
16:59Ce n'est pas du tout
17:00le sentiment majeur
17:02qui se dégage.
17:03Il y a plus une solidarité,
17:04oui, là-dessus.
17:05Deuxième thème,
17:05vous l'avez dit,
17:06c'est le pouvoir d'achat.
17:07Un variant,
17:08que ce soit à gauche
17:10comme à droite,
17:10un peu moins dans le bloc central,
17:12mais ça reste un thème majeur.
17:13Deuxième grand thème.
17:14Pourquoi ?
17:15Parce qu'aujourd'hui,
17:15on a un Français sur trois
17:17qui nous déclare
17:18dans nos enquêtes
17:18ne plus avoir d'argent
17:20le 10 du mois.
17:22Il y a la question des salaires,
17:23il y a la question des impôts.
17:25On avait François Bayrou
17:26comme invité exceptionnel
17:27cette semaine
17:27et qui, dans son livre,
17:28nous racontait
17:29l'appauvrissement de la France.
17:30Et il prend des chiffres
17:31en mesurant les PIB,
17:33en les comparant,
17:34notamment,
17:35il a fait une étude
17:36en comparant la France
17:37aux Pays-Bas,
17:39pays comparables.
17:40Cette fois-ci,
17:40il n'a pas pris l'Allemagne
17:41pour éviter les critiques
17:43qui peuvent aller avec.
17:44Et il y a un appauvrissement
17:46qui est très très clair.
17:47C'est très profond.
17:48Donc, ce que nous disent
17:49les Français
17:50à travers leurs appels
17:51ici à Sud Radio,
17:54ça se vérifie dans les chiffres.
17:55Ce n'est pas une invention.
17:56C'est ça.
17:56Et voilà,
17:57l'injustice suprême,
17:58en fait,
17:59ce n'est plus d'être au chômage,
18:00c'est d'avoir un travail
18:01qui paye mal.
18:02Il y a une paupérisation
18:04de cette classe ouvrière.
18:06On peut encore l'appeler
18:07classe ouvrière,
18:08même si le travail
18:09a beaucoup évolué,
18:10évidemment,
18:11et qu'on ne peut plus
18:11vraiment parler de travail
18:13dans le monde de l'industrie.
18:14Mais les premiers salaires
18:18sont en proie
18:19à des grandes difficultés financières.
18:22On peut se projeter
18:23sur le second tour.
18:25Alors,
18:25il faut le dire quand même,
18:27les sondages sont moins performants
18:28sur un second tour.
18:30Pourquoi, d'ailleurs ?
18:31Expliquez-nous cela,
18:32Hugo Lacer.
18:32Vous avez tout à fait raison.
18:34Il y a une extrême vigilance
18:35sur les sondages
18:36de second tour
18:38parce que, déjà,
18:39il y a une multitude
18:39de candidatures.
18:41La campagne est encore
18:43en cours de lancement.
18:44Il y a énormément
18:46de zones d'inconnus
18:48sur cela.
18:49Donc, on fait des hypothèses
18:51avec une extrême prudence.
18:52Vous voyez.
18:52Donc, ça, c'est vraiment
18:53prendre avec énormément
18:53de prudence
18:54les second tours
18:54si on en parle.
18:55Alors, on est avec Loïc de Toulouse.
18:59Bonjour, Loïc.
18:59Soyez le bienvenu
19:00sur l'antenne de Sud Radio.
19:02Vous vouliez intervenir
19:03sur la question
19:04de l'électorat
19:06du Rassemblement National
19:08et vous nous dites
19:08que ce soit Marine Le Pen
19:10ou Jordan Bardella,
19:11finalement,
19:11vous ne pensez pas
19:12que ça change grand-chose, vous ?
19:14Très sincèrement,
19:15on voit bien
19:16qu'au niveau du RN,
19:17aujourd'hui,
19:17il y a quand même
19:17deux courants
19:19au sein du parti.
19:20On a plutôt un courant
19:21Le Peniste
19:22et un courant Bardella
19:24pour autant,
19:26je pense que ce parti
19:28voit ce que des divisions
19:29peuvent faire
19:30dans les autres partis
19:31dits de gouvernement
19:32et autres
19:33et ils ne feront pas
19:35l'erreur
19:35de se désunir
19:37sur ces deux courants forts
19:39qu'on peut aujourd'hui
19:40trouver dans le RN.
19:41Vous êtes vous-même
19:42électeur du RN, Loïc ?
19:44Non, pas du tout.
19:46Pas du tout.
19:46D'accord.
19:47Vous êtes sans dévoiler
19:48exactement votre vote
19:49mais pour qu'on vous situe...
19:51Il n'y a pas de souci.
19:52Moi, j'ai toujours été
19:54plutôt clairement de droite.
19:56Malheureusement,
19:57plus je vieillis
19:58et plus je vire
19:59souverainiste,
20:00je crois,
20:01moins en moins
20:01l'Europe telle qu'on nous l'avance.
20:03Oui.
20:03Ah ben ça, c'est intéressant.
20:04Pourquoi ?
20:05Parce que vous ne croyez plus
20:06à cette Europe à 27 ?
20:07Parce que vous constatez
20:10chaque jour
20:11qu'un certain nombre
20:12de souverainetés
20:13nous échappent ?
20:15Alors écoutez,
20:16très simplement,
20:17moi, j'ai voté
20:18pour la première fois
20:18en 1997.
20:19J'ai voté noir
20:20à Maastricht
20:20à l'époque des hommes.
20:22Ah oui.
20:22Et tout simplement
20:24parce que
20:25j'ai une culture historique
20:29assez importante
20:30et je pense
20:31que le diagnostic
20:32qu'avait
20:34posé
20:35le général
20:35puis le président
20:36de Gaulle
20:37était très très clair.
20:39L'Europe s'est construite
20:40sur une volonté
20:41économique
20:42libérale
20:43et non pas
20:44sur une Europe
20:45des pays,
20:46des souverainetés
20:47et on voit bien
20:48le résultat aujourd'hui.
20:50On se retrouve
20:50avec une Europe
20:51qui est inféodée
20:53à l'Amérique
20:54de manière indirecte
20:56et un peu plus directe
20:57malheureusement
20:58depuis une dizaine
20:59d'années
20:59à l'Allemagne.
21:01D'ailleurs,
21:01ça se ressemble
21:02dans tous les grands
21:03programmes européens
21:04dont on en a quand même
21:06quelques exemplaires
21:07à Toulouse
21:07avec le spatial
21:08et l'aéronautique
21:09et je peux vous dire
21:09que plus ça va
21:11et plus les Allemands
21:13prennent le pouvoir
21:14un peu partout.
21:15Discussion très intéressante
21:17qu'on pourra poursuivre
21:18à un autre moment
21:19puisque ça va bientôt
21:20être l'heure
21:23de Maxime Liedot
21:24qui a fait son entrée
21:25dans le studio.
21:26Merci infiniment
21:26Loïc de Toulouse
21:28de nous avoir partagé
21:29votre sentiment.
21:31Dernière question
21:32avec vous
21:33Hugo Lasserre.
21:34Effectivement,
21:35on voit monter
21:36ce sentiment
21:37d'anti-Europe
21:38là dont vient
21:38nous parler Loïc.
21:41Vous le vérifiez
21:41vous aussi ça ?
21:42Alors,
21:43il y a un sentiment
21:44d'anti-Europe
21:46de l'Europe
21:47qu'elle est.
21:48Un peu antidémocratique
21:50si on peut finir
21:50ça va être aussi
21:51un thème de campagne
21:52c'est la volonté
21:53d'avoir plus de démocratie
21:55d'inclure davantage
21:56les citoyens
21:56dans la décision publique
21:57et ça,
21:58l'Europe comme elle est
21:58actuellement
21:59il y a une carence
22:00là-dessus
22:00et ça on le voit
22:01partout
22:02et avec notamment
22:03au Rassemblement National
22:04à LFI
22:05moins au Bloc Central
22:06mais plus de démocratie.
22:08Merci infiniment
22:08Hugo Lasserre
22:09d'avoir accepté
22:10l'invitation ce matin
22:10de Sud Radio
22:11et je retiens ce que vous dites
22:12ce sont les débats de fond
22:14les plus intéressants.
22:15Allez Maxime Liedot
22:16le programme
22:16bonjour Maxime
22:18Bonjour Jacques
22:18bonjour à toutes
22:19bonjour à tous
22:19Alors qu'est-ce que vous
22:20nous annoncez aujourd'hui ?
22:21Qu'est-ce que vous
22:21nous avez concocté ?
22:22Alors concocté
22:23mais ça c'est tout moi
22:23c'est mes talents
22:24de chef cuisinier
22:25que tout le monde
22:25a pu vérifier déjà
22:26à partir de midi
22:27on s'interrogera
22:28alors que Bernard Arnaud
22:29a donné une grande interview
22:31à un média très populaire
22:32qui fait largement
22:33le point sur l'argent
22:34qu'il a versé à l'État
22:35depuis des années
22:36et des années
22:37pour vous rendre compte
22:37Bernard Arnaud
22:38a reçu à un moment
22:39de la part de l'État
22:40à 70 millions d'euros
22:41depuis il a créé un groupe
22:42il en a versé 40 milliards
22:44je crois que ça s'appelle
22:45un bénéfice
22:45on sera avec l'un des directeurs
22:47de Challenge
22:48vous savez
22:48qui chaque année
22:48publie le classement
22:49des plus grandes fortunes
22:50de France
22:50ce sera l'occasion
22:51de revenir sur cette personnalité
22:52et sur ces personnes
22:53qui quoi qu'on en pense
22:54font vivre aussi le pays
22:55rendez-vous à partir de midi
22:57et puis 10h30 midi
22:58vos débats
22:59et ce matin
23:00on va se poser cette question
23:01est-ce que l'actualité judiciaire
23:02de Marine Le Pen
23:03va kidnapper la campagne présidentielle
23:05parce qu'on a bien vu
23:05lors de son premier déplacement
23:06qu'il y a eu
23:07on va dire
23:07quelques chahuts
23:08quelques manifestations
23:10et on s'interrogera aussi
23:11sur des députés
23:12qui ont sorti un rapport
23:13savez-vous mon cher Jacques
23:14que 62% des centres-villes
23:16en réalité
23:17n'ont plus de commerce
23:18tout simplement
23:18la question elle est simple
23:19au milieu de certaines préconisations
23:21faut-il encore
23:21vraiment sauver nos centres-villes
23:23j'attends bien sûr
23:24vos commentaires
23:24vos réactions
23:25vos opinions
23:250826 300 300
23:2710h 13h
23:28c'est une émission passionnante
23:29que vous nous préparez
23:30merci à John et Manu
23:31à la réalisation
23:32et au standard ce matin
23:34il est 9h58
23:35je vous souhaite
23:35une très belle journée
23:36et je vous dis à demain
23:37merci à tous
23:38merci à tous
23:38merci à tous
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