- il y a 18 minutes
Le fait du jour avec Antoine d'Amécourt, Président de Fransylva, la Fédération des Syndicats de Forestiers Privés de France / Me Laurent-Franck Liénard, avocat spécialiste dans la défense de membres des forces de l'ordre
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00:00Soyez les bienvenus sur l'antenne de Sud Radio, très heureux de vous accompagner pour les trois prochaines heures, trois
00:05heures de conversation, de discussion, de débat, avec vous, toujours amis auditeurs 0826 300 300, le site sudradio.fr, les
00:13réseaux sociaux, ainsi bien sûr que l'application Sud Radio, de quoi qu'on va causer, comme dirait l'autre,
00:18à partir de midi, on va se poser la question avec la succession d'affaires judiciaires, quand même aussi de
00:23retournements, quand on voit ce qui s'est passé dans l'affaire Liana, quand on voit ce qui va se
00:27passer dans quelques heures, trois heures exactement,
00:29avec le procès de Marine Le Pen et ce risque d'inéligibilité, et quand on voit la conférence de presse
00:35hier dans l'affaire Jubilard, est-ce qu'on assiste à la fameuse justice spectacle ? On se posera la
00:39question à partir de midi, et vous pourrez bien sûr réagir, interpeller nos débatteurs au 0826 300 300. Dans nos
00:47débats, 730 000 élèves attendent les résultats du bac, je suis sûr que ça ravive chez vous quelques souvenirs, la
00:52question qu'on se pose, c'est ce qu'on a à faire à une génération d'illettrés,
00:55parce que rappelez-vous, il y a un ministre de l'éducation nationale qui avait dit, hop hop hop, c
00:59'est terminé les erreurs dans les copies, ah bon, parce qu'il n'y a pas eu de consigne écrite,
01:02résultat, on sent bien que bon, le pied n'a pas tellement, tellement été mis sur l'accélérateur, des corrections
01:08orthographiques, bac génération d'illettrés à venir, vous en discuterez, vous participerez à la conversation, là aussi, au 0826 300
01:15300, à l'Assemblée Nationale, alors qu'on dit depuis quelques mois qu'il ne s'y passe plus rien,
01:19bah détrompez-vous, la légitime défense des policiers,
01:22c'est le terme un peu facile pour qualifier qu'une loi est en train d'être débattue, va être
01:26débattue dans les prochains jours, où ça va donner d'une certaine manière le droit d'abord aux policiers de
01:31ne pas justifier l'utilisation de leur arme,
01:33on vous expliquera tout dans une dizaine de minutes avec maître Franck Lienard, mais l'idée c'est que beaucoup
01:38d'associations reprochent déjà l'instauration d'un permis de tuer, rien que ça, est-ce que c'est ce
01:43qu'on est en train d'instaurer,
01:43là aussi 0826 300 300, et bien évidemment l'actualité du jour qui est judiciaire et politique, c'est la
01:49décision de Marine Le Pen, ce sera à partir de 13h,
01:52est-ce que les juges peuvent prendre une bonne décision, ils confirment la condamnation, ils seront responsables d'avoir pénalisé
01:58celle qui est favorite dans les sondages,
02:00ils adoucissent la peine, ils seront accusés d'avoir en réalité laissé passer une certaine forme de délinquance en col
02:07blanc, vous avez le programme,
02:08et là, tout de suite, petite question, interrogation, sur l'actualité du jour.
02:17Et l'actualité du jour, c'est d'abord, bien sûr, ces incendies qui continuent à faire des ravages, 61
02:22départements qui sont placés en vigilance orange canicule depuis le début de la saison,
02:26c'est près de 14 500 hectares qui ont déjà brûlé, et les chiffres sont sidérants parce que c'est
02:31trois fois plus qu'à la même période l'an dernier,
02:34et bien sûr, ici à Ciudradio, nous avons toujours un focus dans ce qui se passe du côté des Pérénées
02:38-Orientales avec l'incendie de Tréviac,
02:40qui est le plus important de ce début d'été, avec déjà 4 900 hectares parcourus par les flammes et
02:45plus de 12 000 personnes évacuées,
02:47et au milieu, toujours, de ces incendies, une question, une préoccupation, c'est ces terrains forestiers où on ne cesse
02:52de nous dire depuis plusieurs jours
02:54qu'ils sont en réalité pas suffisamment aux normes alors qu'ils pourraient être de merveilleux ralentisseurs naturels.
03:00Et pour en parler, on est avec vous Antoine Damécourt, bonjour.
03:03Bonjour.
03:04Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, vous êtes le président justement de France-ILVA,
03:07c'est la fédération des syndicats de forestiers privés de France, et c'est intéressant de discuter avec vous ce
03:11matin,
03:12parce que ça représente en réalité 75% de ce qu'on appelle les terrains boisés en France.
03:17D'abord, peut-être un mot, quand vous observez ces incendies qui font des ravages, ces flammes spectaculaires,
03:22une réaction, c'était prévisible, il va falloir s'y habituer, ce n'est plus surprenant ?
03:27Alors, d'abord, France-ILVA est très solidaire de tous les gens qui sont impactés par ces incendies,
03:32que ce soit les gens qui voient leur maison brûlée ou les propriétaires qui voient leur forêt brûlée.
03:38Donc, oui, c'est très impactant.
03:40Alors, moi, j'ai un petit coup de gueule à donner, c'est-à-dire que ça fait quand même,
03:43c'est que c'est très répétitif tous les ans, plus ou moins,
03:45mais en 2022, on avait proposé des choses importantes,
03:50en particulier qu'en France, comme en Belgique, ou en Allemagne, ou en Pologne,
03:56il y ait l'obligation d'avoir des extincteurs dans les voitures.
03:58La majorité des feux, 90% des départs de feu, sont dus à des activités humaines,
04:03et beaucoup de mégots, de barbecues, et des mégots en bord de route.
04:07Il faut que les gens soient conscients, et je vous fais confiance à la presse pour rabâcher ça.
04:10On ne balance pas un mégot en bord de route.
04:12Sur ma mochimère d'une commune rurale, il y en a eu un incendie la semaine dernière de Chôme de
04:16Blé,
04:16ce n'était pas de la forêt, mais s'il y avait eu de la forêt, ça aurait fait pareil,
04:18parce que quelqu'un a balancé un mégot sur le bord de la route.
04:22Donc, il faut absolument que cette prévention soit prise en main par les pouvoirs publics.
04:29Et dans les décisions très concrètes, même si on aura l'occasion notamment de revenir sur ces fameux terrains boisés,
04:34qui au bout d'un moment, justement, à cause des répétitions, font débat, vous dites,
04:37il y a quelque chose de très simple, c'est quoi ?
04:38Une obligation, vraiment, pour la plupart des gens en voiture, peut-être même pour tous les véhicules,
04:43d'avoir un extincteur sous le siège ou un mini-extincteur dans la porte arrière ?
04:46Bien sûr.
04:47Ça ne coûte pas cher, et ça rapporte très gros, parce que tout incendie,
04:52avant d'aller faire la guerre contre le feu, ce qu'il faut, c'est éviter la guerre.
04:55Donc, c'est la paix.
04:56Moi, je suis pour la paix, et on a des moyens pour faire la paix avant d'être en guerre.
05:00Donc, je ne comprends pas pourquoi les pouvoirs publics ne prennent pas ça en main.
05:04Parce que c'est tous les ans l'été qu'on en parle, mais il faudrait en parler toute l
05:07'année.
05:07Et nous, toute l'année, on est contraints, aujourd'hui, dans la gestion.
05:11Là, j'entends dire, c'est parce que la forêt n'est pas gérée.
05:14Mais oui, mais nous, quand on gère nos forêts, de plus en plus,
05:17on nous met dans des injonctions contradictoires,
05:20qui sont que, voilà, on ne peut pas travailler en forêt du mois de mars,
05:24du 15 mars au 15 août, parce qu'on détruirait l'habitat potentiel.
05:28Alors, justement, ça, on va y venir, parce que la forêt, c'est le sujet principal,
05:31et c'est la raison pour laquelle, avec les équipes, on avait envie de vous interroger.
05:34En rappelant, Antoine Damicourt, vous êtes le président de France-Sylva,
05:37la Fédération des syndicats de forestiers privés de France.
05:39Ça représente, je le répète parce que le chiffre est considérable,
05:4175% des terrains boisés de France.
05:43On dit, et on entend de plus en plus, que la France se prépare mal à ces incendies,
05:46notamment à cause de ces fameuses politiques publiques,
05:49parce que, en quelques mots, on aurait du mal à préparer nos forêts à ces incendies.
05:54Et qu'est-ce que ça veut dire, concrètement ?
05:55Oui, parce que c'est 3 500 000 familles de propriétaires, cette forêt privée.
06:00Et ça veut dire qu'aujourd'hui, pour des raisons de biodiversité,
06:03on le voit dans la région qui brûle en ce moment,
06:05pour protéger la tortue d'Irman, on a dit, il ne faut pas faire de broyage,
06:09il ne faut pas faire de travaux en forêt.
06:10Mais une fois que ça brûle, quand on a plus de 14 000 hectares qui sont brûlés,
06:14je peux dire que la tortue, il n'y en a plus du tout.
06:16Donc, il faut savoir, à un moment, de se dire,
06:18c'est vrai que quand on fait des travaux en forêt,
06:20on peut impacter une partie de la biodiversité.
06:22Mais il faut avoir ça d'une façon beaucoup plus large,
06:24et se dire que si elle brûle, pour le coup, c'est toute la biodiversité qui disparaît.
06:28Donc, en réalité, ce que vous nous dites aussi,
06:30c'est qu'il y a presque maintenant de l'idéologie,
06:33quand on parle de la forêt, entre les protecteurs,
06:35peut-être un poil excessif dans la protection des espèces,
06:38même si c'est un combat très important,
06:39et ceux plus pragmatiques, qui connaissent aussi leur sujet,
06:42mais qui sont empêchés d'agir à cause de fameuses injonctions écologiques.
06:45Donc quoi, la réalité, la forêt, c'est devenu un domaine idéologique maintenant ?
06:49Oui, la forêt, elle se passe de génération en génération,
06:51on se passe le flambeau.
06:53Et 80% de la biodiversité terrestre est en forêt.
06:55C'est bien la preuve que les forestiers ont fait ce qu'il fallait faire,
06:58ne serait-ce que par la diversité des propriétaires forestiers.
07:01Et ces injonctions, c'est de gens qui ont des grandes théories,
07:06et qui veulent expliquer comment il faut faire.
07:10Mais ils ne se rendent pas compte qu'en mettant la forêt sous cloche,
07:12dans certains cas, c'est ce qu'ils veulent faire,
07:14ce sera pire que tout.
07:15La forêt, elle doit être gérée,
07:16on a des entrepreneurs de travaux forestiers,
07:18qui aujourd'hui sont des gens très utiles.
07:21Il ne faut pas avoir des injonctions comme ça.
07:23Et comment on explique, si vous voulez,
07:25si cette idée de plus en plus qu'on peut entendre
07:27sur certaines zones, sur les plateaux de télévision,
07:30on entend dire que la forêt française, il faut la laisser vivre,
07:33parce qu'elle n'a pas été construite, je le mets entre guillemets, par l'homme.
07:36Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
07:37Mais bien sûr que si, qu'elle est construite par l'homme.
07:39Et pourquoi ? Parce que l'homme a besoin de bois,
07:41pour se chauffer, pour construire, etc.
07:43C'est le meilleur des matériaux de construction, le bois.
07:47Elle a toujours été construite par l'homme.
07:50Et elle était beaucoup plus vouée à l'énergie,
07:52puisque c'est le début de l'industrialisation,
07:54le bois énergie, avant les énergies fossiles.
07:57Donc aujourd'hui, on produit du bois d'oeuvre,
07:59et du beau bois d'oeuvre que nos consommateurs veulent,
08:01parce qu'ils veulent du bois dans la maison.
08:03Antoine Damécourt, continuons à tirer le fil
08:05de ce que beaucoup répètent,
08:07en disant que les forêts ne sont pas suffisamment préparées,
08:09et surtout que des politiques publiques en France
08:11empêchent que les forêts ou ces terrains soient particulièrement préparés
08:14aux risques d'incendie.
08:15On parle des fameuses obligations légales de débroussaillement.
08:20Et là, on découvre, notamment quand on se plonge dans quelques rapports du Sénat,
08:23notamment un en 2022,
08:24qu'il y a seulement 30% de ces terrains
08:26qui respectent justement les obligations
08:28qui sont préconisées pour éviter les incendies.
08:30« Qu'est-ce qu'on fait face à ce chiffre ? »
08:32Parce que 30%, là, j'ose imaginer ce qu'on aurait pu éviter
08:35avec un chiffre beaucoup plus élevé.
08:36Oui, mais ces obligations légales,
08:39ça oblige les gens à débroussailler autour de chez eux,
08:41même si ce n'est pas chez eux.
08:4350 mètres autour de leur maison.
08:44Mais on va tomber dans la jonction contradictoire
08:47de dire qu'il ne faut pas, entre le 15 mars et le 15 août,
08:50débroussailler, parce que c'est l'état potentiel
08:52d'une espèce protégée.
08:53Donc on ne peut pas nous dire
08:54« Vous n'avez pas le droit d'intervenir dans vos forêts
08:57de telle date à telle date,
08:58et puis dès que ça brûle l'été,
08:59c'est à cause des propriétaires qui ne gèrent pas leur forêt. »
09:01À un moment donné, on a toujours...
09:02Il y a des responsables, il y a des propriétaires de terrain.
09:05Si à un moment, la colère gronde,
09:06c'est le maire qui sera responsable ?
09:08C'est le maire qui sera responsable
09:10et qui doit faire respecter les OLD.
09:11Mais les OLD, ce n'est quand même pas complètement simple,
09:14parce qu'un propriétaire, naturellement, se dit
09:16« Je ne vais pas aller girobroyer et dégager chez mon voisin. »
09:20Mais dans l'urbanisme aussi,
09:21on ne peut pas aujourd'hui laisser construire des maisons
09:23contre la forêt,
09:24sans qu'il y ait une voirie d'accès aux pompiers
09:28et la maison.
09:28Parce que c'est très bien d'avoir une maison
09:29qui donne sur la forêt.
09:30Mais le jour où ça brûle, c'est beaucoup moins drôle.
09:32Et parce que, dans l'urbanisme,
09:34on n'a pas prévu ce qu'il fallait non plus.
09:36Il faut vraiment que l'État prenne en main.
09:38Il y a des solutions qui aménageront les choses
09:40pour l'avenir.
09:40Il faut les mettre en œuvre.
09:41Mais vous faites peut-être aussi partie
09:43des personnalités qui s'expriment publiquement,
09:45Antoine Damycourt,
09:46qui seraient pour interdire certains terrains.
09:49Bon, alors ça se fait déjà,
09:49mais peut-être de manière beaucoup plus importante
09:51dans certains coins qui ont l'habitude
09:53d'être en proie à des incendies.
09:55Ce qu'il faut, c'est en amont.
09:57Là, on parle de méga-feux
09:58et comment on fait pour éteindre les méga-feux ?
10:00Il y a plein de choses à faire.
10:01En amont, même sur l'eau.
10:03Aujourd'hui, l'eau devient chère.
10:05Il faut aménager les plans d'eau en forêt,
10:08les rivières, des accès aux pompiers.
10:10On ne pourra pas prendre indéfiniment
10:11de l'eau potable qui a été rendue potable
10:13à vif coût pour éteindre des incendies.
10:15Donc, il faut absolument aussi que ça,
10:17on le voit, et c'est au pouvoir public
10:19de le faire.
10:20Le président de la République, après,
10:21parce que derrière ces incendies,
10:22les propriétaires, comment ils font
10:24pour renouveler la forêt,
10:25pour que la forêt refixe du carbone
10:26et qu'elle revive.
10:27Le président de la République avait dit
10:28je veux voir planter un milliard d'arbres.
10:30Et là, on avait donc un fonds
10:33qui servait à ça,
10:34qui a servi pour les incendies de l'année dernière.
10:36Le fonds pour le renouvellement forestier
10:37qui était d'un fonds de près de 70 millions d'euros.
10:39Une coquette somme, comme dirait l'autre.
10:41Voilà.
10:41Et donc, là, il y avait un guichet
10:43et Mme Barbu a fermé le fonds
10:46il y a 15 jours, sans cri égard,
10:48un mercredi, on a appris que c'était fini.
10:50Comme on l'explique.
10:51Donc, elle ne respecte pas
10:52les décisions du président de la République
10:54et du gouvernement.
10:55Donc, je ne sais pas comment ça fonctionne.
10:56Vous avez eu des échanges avec elle
10:57pour justifier cette fermeture de fonds ?
10:58Ou pas du tout ?
10:59Oui, mais elle dit que c'est normal
11:01parce que le budget de l'État ne le permet pas.
11:02Mais comment on va faire
11:03pour reconstituer toutes ces parcelles
11:05qui ont brûlé les dernières années ?
11:07Surtout que 70 millions,
11:09ça semble quand même assez peu élevé
11:11par rapport à ce que ça nous permettrait d'éviter.
11:13Oui, mais au départ,
11:14c'était 150 millions, le programme.
11:16C'est sur cette année,
11:17sur un budget restreint,
11:18on a bien compris que le budget de l'État
11:20était compliqué.
11:21On avait atterri à 70 millions.
11:23Et là, du jour au lendemain,
11:23on le ferme.
11:24C'est-à-dire que nos producteurs,
11:25nos pépinéristes,
11:26ont mis en culture des plans
11:29qui ne vont pas être utilisés
11:30parce que s'il n'y a pas les fonds
11:31quand votre forêt a volé
11:32ou quand votre forêt meurt
11:33à cause du règlement climatique,
11:35si vous n'avez pas d'aide
11:37pour vous aider à tourner
11:38à l'État boisé au renouvellement,
11:40ça va être compliqué.
11:41Donc là, c'est du coup par coup.
11:44Et la forêt,
11:45c'est un travail de génération en génération,
11:47il y a de l'inertie.
11:48Elle ne peut pas accepter le coup par coup.
11:50Donc forcément,
11:51c'est quelque chose
11:51qu'on doit anticiper,
11:52c'est visiblement pas ce qu'il n'est fait,
11:53pas ce qui est fait en ce moment.
11:55Merci beaucoup Antoine D'Amico
11:56d'avoir été avec nous
11:57sur Sud Radio
11:57pour parler de ce sujet
11:59qui va faire,
11:59on n'en doute pas,
12:00la lune de l'actualité
12:01pendant encore plusieurs jours
12:02et sans aucun doute
12:03dans les prochains mois.
12:04Et bon courage
12:04pour ces terrains boisés
12:06dont il va quand même falloir
12:07s'occuper avec
12:08ou sans incendie
12:09dans les prochaines semaines.
12:10Merci beaucoup
12:10d'avoir été avec nous.
12:11Je rappelle donc
12:11le président de France-Ilva
12:12qui est la fédération
12:13des syndicats de forestiers privés
12:15de France.
12:15Très belle journée à vous
12:16dans un instant
12:16sur Sud Radio.
12:17Deuxième fait d'actualité
12:18sur lequel on voulait revenir
12:19en ce début de matinée,
12:20la présomption de légitime défense.
12:22Alors attention,
12:23ça ne s'appelle plus comme ça
12:24mais ça s'appelle
12:24la présomption
12:25de l'usage légitime de l'arme.
12:27Nouvelle loi pour
12:28dit ces défenseurs
12:30améliorer les policiers
12:31ou la façon
12:32que les policiers
12:33auraient d'agir sur le terrain.
12:34On va essayer de comprendre
12:35le vrai du faux
12:36avec maître Laurent Franklinard
12:38qui est l'avocat spécialiste
12:39dans la défense
12:40des forces de l'ordre.
12:41A tout de suite
12:42sur Sud Radio.
12:43Sud Radio.
12:46Parlons vrai.
12:48Sud Radio.
12:49Les débats de l'été
12:5110h-13h
12:52Maxime Liedot.
12:53On est ensemble
12:54jusqu'à 13h
12:55amis de Sud Radio
12:56et on va s'intéresser
12:57à ce deuxième fait du jour
12:58qu'on veut mettre en avant
12:59ce matin
12:59qui est ce qu'on a
13:01rapidement appelé
13:02et qu'on appelle
13:02peut-être encore
13:03un peu trop rapidement
13:03dans les médias
13:04la présomption
13:05de légitime défense
13:06pour les forces de l'ordre.
13:07En réalité,
13:08cela s'appelle
13:08la présomption
13:09de l'usage légitime
13:11de l'arme.
13:12L'idée,
13:12c'est une loi
13:13qui va être débattue
13:13à l'Assemblée nationale
13:14dans les prochaines heures.
13:15L'idée est donc
13:16de beaucoup mieux
13:17protéger les policiers
13:18et on a envie
13:19de démêler
13:20le vrai du faux
13:21sur cette loi
13:21parce que beaucoup
13:22d'associations
13:23dénoncent déjà
13:23un risque de permis
13:25de tuer pour les forces
13:26de l'ordre.
13:27Est-ce qu'on peut
13:27aller jusque-là ?
13:28Élément de réponse
13:28avec Maître Laurent
13:29Franck Lénard,
13:30bonjour.
13:31Bonjour.
13:32Merci beaucoup
13:33d'être avec nous.
13:33Vous êtes avocat,
13:34spécialiste dans la défense
13:35des forces de l'ordre,
13:37pardonnez-moi.
13:38Peut-être pour qu'on comprenne bien,
13:40qu'est-ce qui est aujourd'hui
13:42défini dans le cadre
13:43de la loi
13:43et qu'est-ce qui changerait
13:45avec cette fameuse,
13:46non pas présomption
13:47de légitime défense
13:48pour les forces de l'ordre,
13:49mais qu'est-ce qui changerait
13:50avec cette fameuse présomption
13:52de l'usage légitime
13:53de l'arme, Maître ?
13:54Alors, l'intention est louable,
13:56évidemment,
13:56mais la manière de faire
13:57est complètement erronée.
14:00Qu'est-ce que fait cette loi ?
14:02Elle rappelle deux principes
14:03qui sont d'abord
14:04le principe de la présomption
14:05d'innocence,
14:06ça existe depuis toujours
14:07dans notre droit,
14:08et elle rappelle
14:09le principe de l'autorisation
14:10de la loi par les forces
14:11de l'ordre
14:11d'exercer la force.
14:13Ce qu'on appelle simplement
14:14la force,
14:15l'usage de la force légitime,
14:16c'est ça ?
14:16Légitime, voilà.
14:17Les policiers et les gendarmes
14:19ont le droit d'exercer la force
14:20et donc,
14:21quand ils exercent la force,
14:22comme c'est une autorisation
14:23de la loi,
14:23ils sont présumés
14:24de le faire bien.
14:25Et donc,
14:26ce projet de loi
14:27ne sert rigoureusement
14:28à rien.
14:29Il ne fait que rappeler
14:30des principes qui existent,
14:31déjà.
14:32La difficulté
14:33et le constat
14:33qu'on l'en fait,
14:34c'est le traitement judiciaire
14:35des policiers
14:36qui est extrêmement sévère.
14:39Les policiers ne sont pas
14:40traités comme les autres,
14:41ils sont traités
14:41avec une présomption
14:42de culpabilité.
14:43Ils sont placés
14:45en garde à vue
14:45alors qu'ils exercent
14:46la force dans le cadre
14:47de leur disposition légale.
14:48Ils se retrouvent
14:49à dormir en jaule
14:50parce qu'ils ont procédé
14:52à une interpellation.
14:53Et aujourd'hui,
14:54on a une justice
14:55qui s'est radicalisée.
14:57Et ce projet de loi
14:58ne sert qu'à essayer
14:59de contraindre
15:00les juges
15:01à respecter la loi.
15:02Mais ce n'est pas
15:02avec une nouvelle loi
15:04qu'on va le faire.
15:05Les juges,
15:05aujourd'hui,
15:07ont une position
15:08qui est radicale
15:09contre la police.
15:10Et si
15:10on proclame
15:13qu'on donne
15:14de nouveaux droits
15:15aux policiers,
15:16ça ne va faire
15:17qu'augmenter
15:18la radicalité
15:19chez les magistrats.
15:20Ce qui veut dire
15:21qu'on comprenne
15:23après cette explication
15:24qu'on comprenne
15:24que vous,
15:25maître Laurent Franck-Lénard,
15:26habitué des plateaux,
15:27vous avez toujours été
15:28l'avocat,
15:28je ne sais pas si ça résume
15:29entièrement votre carrière,
15:30mais en tout cas
15:31des forces de l'ordre
15:31qui étaient souvent
15:32mises en cause,
15:33spécialistes dans la défense
15:34des membres
15:35de forces de l'ordre,
15:35ça veut dire que vous êtes
15:36pour ou contre
15:37cet arrangement de la loi,
15:39cette modification de la loi ?
15:41Alors moi,
15:41ça fait 35 ans
15:42que je défends des policiers
15:43et que des policiers
15:43et des gendarmes.
15:44Donc on ne peut pas
15:44me soupçonner
15:45de partialité
15:47du côté des associations
15:50droits de l'homiste,
15:51etc.
15:52Moi,
15:52je suis pour les policiers
15:54et je ne dis
15:55surtout pas
15:55une nouvelle loi.
15:56Surtout pas !
15:57Qu'est-ce qu'on a fait
15:58en 2017 ?
15:59On a créé
16:01un régime
16:03global,
16:03général
16:04entre les policiers
16:05et les gendarmes.
16:06On a harmonisé
16:07le droit de l'usage
16:08des armes.
16:08Qu'est-ce qui s'est passé ?
16:10Moi,
16:10je l'ai dit au Sénat,
16:11j'ai dit
16:11vous aurez des policiers
16:12en prison.
16:13Qu'est-ce qui s'est passé ?
16:13On a acheté
16:14les policiers en prison.
16:15Et aujourd'hui,
16:16on nous dit
16:17c'est normal
16:17qu'un policier
16:18parte en prison
16:19quand il fait usage
16:19de son arme.
16:21C'est-à-dire
16:21qu'à chaque fois
16:22qu'on va essayer
16:22d'aller dans le sens
16:24policier par la loi,
16:25les magistrats
16:26vont être plus répressifs
16:28à l'égard des policiers.
16:29Donc,
16:29ce n'est pas du tout
16:30la bonne manière de faire.
16:31Justement parce qu'ils partiront
16:31du principe
16:32qu'on a essayé
16:32de les protéger davantage
16:33dans la législation.
16:35Parce que c'est une institution
16:36qui ne supporte pas
16:37la contrainte.
16:38C'est une institution
16:39qui est déresponsabilisée,
16:41qui est politisée,
16:44déresponsabilisée
16:45et qui ne supporte pas
16:46la contrainte.
16:47On l'a vu
16:47avec les peines planchers
16:48de Nicolas Sarkozy.
16:49Il s'est pris un mur.
16:52Et on n'imagine pas
16:53la force du pouvoir judiciaire
16:55aujourd'hui.
16:55Moi,
16:56j'ai parlé
16:57quand j'étais un peu énervé
16:58de dictature judiciaire.
16:59Mais on est un peu là-dedans.
17:01On est un peu là-dedans
17:02parce qu'au quotidien,
17:04les policiers
17:04et les gendarmes
17:05reçoivent des décisions
17:06qui sont des décisions
17:08qui n'ont pas de sens juridique
17:09mais qui visent
17:11à les sanctionner
17:12de plus en plus
17:12et de plus en plus fort.
17:13Maître Laurent Francklinard,
17:15avocat spécialiste
17:15dans la défense
17:16des membres
17:17des forces de l'ordre.
17:17Les opposants,
17:18au texte dont on avait parlé
17:19rapidement au début
17:20de notre conversation,
17:21parlent, eux, carrément
17:22d'un permis de tuer.
17:24Comment on justifie
17:25une critique aussi acerbe ?
17:27Ils parlent d'un permis
17:27de tuer pour tout.
17:28Ils ont parlé
17:29du permis de tuer
17:30pour 2017.
17:31Ils proclament tout le temps
17:32que la police tue,
17:33que la police tue,
17:34que la police tue
17:34en oubliant que
17:35quand un policier
17:36ouvre le feu sur quelqu'un,
17:38c'est que ce quelqu'un
17:38est en train de mettre
17:39gravement en danger
17:40la vie des autres.
17:42Voilà, c'est toujours
17:43ce même prisme.
17:45Et notre souci,
17:46c'est ça,
17:47c'est que nous n'avons
17:48pas de débat.
17:49Nous avons des proclamations
17:51de part et d'autre.
17:52Nous avons les policiers,
17:53enfin les syndicats de police
17:54qui disent
17:54présentation de légitime défense
17:55et puis nous avons
17:56les associations
17:57de l'autre côté
17:57qui disent permis de tuer.
17:58Et personne ne se met
18:00autour de la table
18:01en disant
18:01mais qu'est-ce qu'on veut ?
18:03Qu'est-ce qu'on attend
18:03de la police ?
18:04Est-ce qu'on attend
18:05que la police soit
18:06en capacité d'exercer la force ?
18:08Et si elle est en capacité...
18:09Qu'est-ce qu'on veut alors ?
18:11Qu'est-ce qu'on veut ?
18:12Pour nos policiers,
18:13pour nos forces de l'ordre ?
18:14Parce qu'à part peut-être
18:15quelques exceptions,
18:16je pense que la majorité
18:16de la population française,
18:18tous ceux qui vous écoutent
18:19actuellement sont pour dire
18:20que si les policiers
18:21et les gendarmes
18:21ne sont pas suffisamment
18:22protégés,
18:23notamment dans le cadre
18:24de leur profession,
18:25il faut mieux les protéger.
18:26Donc qu'est-ce qu'on veut ?
18:27Alors, ce n'est pas par la loi
18:29qu'on y arrivera.
18:30Si on veut mieux protéger
18:32les policiers,
18:33à mon avis, d'abord,
18:34il faut réformer profondément
18:37le recrutement des magistrats.
18:38Parce que les magistrats,
18:40aujourd'hui,
18:40sont recrutés à 25 ans.
18:44Déjà, quand on a 25 ans
18:45et qu'on veut juger les autres,
18:46c'est que ça ne va pas très bien.
18:48Ensuite, ils passent par une école
18:50qui est une école
18:50à laver les cerveaux,
18:51qui s'appelle l'ENM,
18:52dans laquelle la politisation
18:54est excessive.
18:55et on débouche
18:58sur cette espèce
19:00d'institution,
19:01ce monstre froid
19:03qui est chargé
19:04de juger les gens
19:05et qui ne répond jamais
19:08de ses actes.
19:09Donc, changeons
19:10le paradigme,
19:13changeons le mode
19:14de recrutement des magistrats
19:15de ceux qui nous jugent.
19:16Première chose,
19:17à mon avis.
19:18Et puis, deuxième chose...
19:18Ça, c'est la première chose.
19:19Je note la deuxième.
19:21Ouvrons le débat.
19:22Ouvrons le débat,
19:23le débat public.
19:25Demandons au peuple
19:25qu'est-ce qu'il attend de sa police.
19:27Est-ce qu'il veut que la police
19:28soit en capacité
19:29d'exercer la force ou pas ?
19:30Et s'il veut que la police
19:31soit en capacité
19:32d'exercer la force,
19:33eh bien, il faut
19:34un contre-pouvoir
19:36à ses magistrats.
19:36Et aujourd'hui,
19:37on ne l'a pas.
19:38Et c'est pour ça que
19:40moi qui vois ces juges
19:41tous les jours,
19:42je défends des policiers,
19:43des gendarmes,
19:43tous les jours,
19:44deux fois par jour.
19:45Donc, je vous dis,
19:48aujourd'hui,
19:48j'ai l'impression
19:49de défendre des délinquants
19:50tellement je suis mal reçu.
19:52J'ai l'impression
19:53de défendre des violeurs.
19:54Quand j'arrive
19:54et que je défends
19:55un policier
19:55qui a exercé la force
19:56et qui a fait
19:57une manœuvre de contrainte
19:58et qui a passé un monotage,
20:00le juge devant lequel
20:01je plaide
20:02me regarde
20:03comme si je défendais
20:04un violeur.
20:04Et ça ne va pas.
20:05Mais, bien sûr,
20:06vous avez raison.
20:07Vous avez raison.
20:08Et on a vu dans l'actualité
20:10beaucoup qui étaient
20:11en effet pointés du doigt.
20:12Mais permettez-moi
20:13de faire aussi le contradictoire
20:14dans notre échange
20:14de beaucoup qui disent
20:15mais, par exemple,
20:16tiens, les gilets jaunes,
20:17on s'en souvient,
20:18il y a des policiers,
20:19pas la majorité du genre
20:20pour reprendre l'expression
20:21d'Odiar,
20:22mais enfin,
20:22il y a des policiers aussi
20:23qui agissent comme des cow-boys
20:25et la plupart du temps
20:26via des mécanismes d'institution,
20:27via un phénomène médiatique,
20:29via parfois des coulisses
20:30qu'on a du mal à comprendre,
20:32eh bien,
20:33ils ne sont pas toujours condamnés
20:34et il y en a qui agissent
20:35comme des cow-boys,
20:36ils se croient dans le Far West
20:37avec leur arme
20:38et leur façon d'agir
20:39et ils ne sont pas condamnés.
20:41Absolument.
20:41Absolument.
20:42C'est un phénomène
20:44qu'on a bien diagnostiqué
20:45quand on y réfléchit un peu,
20:47quand on veut bien se poser
20:48et y réfléchir,
20:49c'est que le policier
20:50qui, tous les jours,
20:51a l'impression de remplir
20:52le taux d'eau des Danaïdes,
20:53vous savez,
20:54il fait de l'interpellation
20:56en matière de stupéfiants
20:56et puis il y a toujours
20:57plus de stupéfiants,
20:58il fait de la mise à disposition,
21:00il amène les gens au tribunal
21:01et puis ces gens ressortent
21:03et recommencent tout le temps
21:04et ce policier
21:05qui est désabusé,
21:07maintenant,
21:07il endosse pour certains,
21:08ils endossent
21:09leur cadre de justicier
21:10et ils disent
21:11comme ça ne marche pas
21:12avec le jeu des justiciers,
21:14je vais le faire à ma manière
21:16et je vais frapper les gens
21:17et ça,
21:18c'est la dérive
21:19que l'on obtient
21:21en ayant laissé passer
21:25tout ce qu'on a laissé passer.
21:27Mais il ne faudrait pas
21:27non plus laisser passer
21:28ces dérives non plus,
21:29maintenant, maître ?
21:30Eh bien non,
21:30eh bien non,
21:31bien évidemment,
21:31il faut pouvoir les sanctionner.
21:33Alors,
21:33je vous rassure,
21:34les gilets jaunes,
21:35ça a été très long
21:35parce qu'il y avait des images,
21:38mais des images
21:38de rien ne ressemblent plus
21:40d'un policier casqué
21:41qu'un policier casqué,
21:42mais finalement,
21:43on a réussi à identifier
21:44énormément de gens,
21:45tous ces gens
21:46se sont passés au tribunal
21:46et tous ont été condamnés,
21:48enfin tous,
21:49la grande majorité.
21:50C'est-à-dire que les condamnations,
21:51elles ont été systématiques.
21:53Et surtout,
21:53elles ont existé
21:54par rapport à ce qu'on a pu entendre
21:55ici et là.
21:56Encore une dernière question
21:57qui est peut-être
21:58un peu plus politique,
21:58maître Laurent Franck-Lénard,
22:00mais j'aimerais votre opinion là-dessus.
22:01C'est Laurent Nunes
22:02qui est ministre de l'Intérieur
22:03actuellement,
22:04qui a apporté son soutien,
22:05le soutien du gouvernement
22:06donc à cette loi
22:08portée par un député LR
22:09qui s'appelle Éric Poget.
22:11Comment vous expliquez,
22:12après la démonstration
22:13que vous venez de faire
22:13durant cette discussion,
22:15qu'un ministre,
22:16disons aussi technique que lui,
22:17qui connaît parfaitement
22:18les rouages normalement
22:19des différentes institutions,
22:21se soit laissé embarquer
22:22dans un piège comme ça
22:23avec ce que vous dénoncez vous,
22:24c'est-à-dire une loi inutile
22:25qui risque peut-être même
22:27davantage de mettre
22:27une cible judiciaire
22:28dans le dos des policiers
22:29plutôt que de la rapporter
22:30une véritable pratique
22:32et une véritable utilité
22:33sur le terrain ?
22:34Le problème,
22:35c'est que comme l'intention
22:36est louable,
22:37on ne peut pas s'y opposer.
22:38Si vous me demandez
22:39aujourd'hui,
22:39est-ce que vous êtes
22:40en faveur de cette loi
22:41ou en défaveur de cette loi ?
22:43Je vous dis techniquement,
22:44je suis en défaveur de cette loi
22:45parce que je pense
22:46que c'est une bêtise.
22:47Mais sur le principe,
22:49évidemment,
22:49l'intention est louable.
22:50Évidemment,
22:50il faut mieux protéger
22:51nos policiers.
22:51Évidemment.
22:52Et donc,
22:53M. Nunez,
22:54ministre de l'Intérieur
22:55et en plus,
22:56un grand monsieur,
22:57quelqu'un qui a
22:58la vraie expérience.
22:59Connaisseur de l'institution,
23:00comme on dit.
23:01Il est très difficile
23:03pour lui
23:03d'essayer d'expliquer
23:05que finalement,
23:06c'est une mauvaise idée.
23:07Donc,
23:08il est obligé
23:08de se rallier.
23:09Et je pense que
23:10tout le monde
23:10devrait se rallier
23:12à un principe
23:14selon lequel
23:14il faut mieux protéger
23:16nos policiers.
23:18Mais une fois
23:19qu'on se rallie
23:19aux principes,
23:20il faut faire attention
23:21aux modalités
23:22d'application
23:22de ce principe.
23:23Et surtout,
23:23la technicité,
23:25on voit bien
23:26que dans cette loi,
23:27vous l'avez fait
23:27la parfaite démonstration
23:28en tant qu'avocat,
23:29notamment.
23:29Le vote plaidoiré
23:30était impeccable,
23:31le mec,
23:31au début de cette conversation
23:32sur la prudence,
23:33on va dire,
23:34qu'on devait utiliser
23:35vis-à-vis de cette loi
23:36qui sera discutée
23:36à l'Assemblée nationale
23:37et de laquelle
23:38on débattra
23:39dans la prochaine demi-heure
23:40avec nos éditorialistes.
23:41Bien sûr,
23:42concernant cette fameuse
23:43présomption de l'usage
23:44légitime de l'arme.
23:46Merci beaucoup,
23:47Maître Laurent Franklinard,
23:48d'avoir été avec nous
23:48avocat spécialiste
23:49dans la défense
23:50de membres des forces
23:51de l'ordre
23:52justement sur cette loi
23:53débattue
23:53et où il était important
23:54de peser le pour
23:55et le contre.
23:56Et c'est aussi intéressant
23:56d'entendre vos arguments,
23:58vous,
23:58où ça fait quand même
23:5935 ans que vous défendez
24:00nos forces de l'ordre
24:01et mettre,
24:02on va dire,
24:03à minima de la prudence
24:04sur ce texte
24:04qui, même si l'intention
24:05est louable,
24:06on sent bien que derrière,
24:07sur le terrain,
24:08ça risque d'être
24:08beaucoup plus compliqué
24:09et pour les policiers
24:10et pour les gendarmes
24:11et surtout vis-à-vis
24:12de leur rapport
24:13à la justice.
24:14On en reparlera
24:15dans l'émission
24:15dans un instant.
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