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  • il y a 23 heures
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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News
Transcription
00:00Europe 1 Info
00:01Europe 1 Info avec Clélie Mathias, c'est jusqu'à 13h sur Europe 1, il est 10h33
00:07et nous sommes avec Arthur Devatrigan, directeur de la rédaction du magazine Incorrect,
00:11Sébastien Ligné, journaliste politique, et notre invité Franck Alizio, député RN des Bouches-du-Rhône
00:16et nous parlons de l'attente justement du procès de Marine Le Pen qui est attendu demain.
00:21Nous avons aussi en ligne au 01 80 20 39 21 un auditeur qui nous a appelé et c'est
00:26Bruno.
00:27Oui, Bruno, bonjour.
00:29Oui, bonjour.
00:30On va vous entendre dans quelques instants parce qu'effectivement on va parler de Marine Le Pen
00:35qui saura demain après-midi si elle peut concourir une quatrième fois à la présidentielle.
00:39Je rappelle qu'une peine de plus de deux ans d'inéligibilité prononcée la conduirait à devoir céder la place
00:44bien sûr à Jordan Bardella.
00:46Je voudrais juste qu'on écoute avant France-Olivier Gisbert, le journaliste et écrivain
00:50qui était l'invité ce matin de la grande interview Europe 1 C News au micro de Laurence Ferrari
00:54et qui s'interroge sur le timing du jugement de Marine Le Pen.
00:57À Marine Le Pen, on a fait à nouveau une fillon.
01:00C'était quand même une enquête qui a commencé il y a dix ans disons
01:03et il n'y avait aucune raison de la condamner à l'inéligibilité.
01:06On a l'impression que c'était calculé pile-poil pour qu'elle ne puisse pas se présenter.
01:10Ça montre quelque chose de la grande dégradation de la démocratie que nous vivons aujourd'hui.
01:15La justice aujourd'hui ça dépend d'abord de quel type de juge va travailler sur votre cas.
01:20Il y a quelque chose qui cloche visiblement.
01:21Il ne faut pas se réfugier toujours derrière ce mot état de droit
01:24qui regroupe des choses quand même qui n'ont pas grand chose à voir avec la justice.
01:32Franck Alizio, à propos de Franç Olivier Gisbert, de ce qu'il disait,
01:37en disant que ça avait quelque chose de pas grand chose à voir avec la justice,
01:40mais pourtant il y a une centaine de magistrats qui se sont penchés sur le cas, sur cette affaire.
01:45Il y a eu à peu près sept années d'instruction.
01:48Donc il y a toute une chaîne quand même derrière.
01:50François Gisbert qui le dit, il a plus de liberté que moi pour s'exprimer sur cette question.
01:56En tant que parlementaire, j'évite de me prononcer sur...
02:02Je laisse les juges décider ce qu'ils ont essayé.
02:05Oui, j'ai remarqué ce matin, par exemple, à la veille d'une décision comme celle-là,
02:10qui va avoir des impacts politiques évidemment majeurs pour le pays,
02:13on apprend que du côté de M. Mélenchon, en revanche, c'est classé.
02:16Il n'y aura pas le même dossier, c'est classé.
02:21M. Mélenchon, il n'y aura pas de soucis, circuler, il n'y a rien à voir.
02:25Bref, au-delà de ça, à la veille de cette décision, nous avons le calme des vieilles troupes.
02:29C'est-à-dire que vous vous sentez comment ?
02:32Le calme des vieilles troupes et surtout la combativité des vieilles troupes.
02:36On n'a pas que le calme.
02:38On est conscients que la décision, que le moment est historique,
02:44et on est conscients aussi du chemin parcouru.
02:47Du chemin parcouru et on ne peut pas prévoir l'avenir,
02:50on ne peut pas prévoir ce qui arrivera demain.
02:51En revanche, je peux regarder ce qui s'est passé dans le passé, sur les 15 dernières années.
02:57Avec Marine Le Pen et grâce à Marine Le Pen,
03:00depuis 2011 qu'elle est à la tête de notre famille politique,
03:03on a multiplié notre nombre d'électeurs par 4.
03:07On avait moins de 2,5 millions d'électeurs, on en a 10 millions aujourd'hui.
03:10On n'a plus que doublé notre score moyen, on avait moins de 20%, on est à plus de 40%.
03:14On est les favoris de l'élection présidentielle.
03:16Lorsqu'elle est arrivée à la tête de notre famille politique, il y avait zéro commune.
03:20Il y en a plus de 70 aujourd'hui.
03:22Lorsqu'elle est arrivée à la tête de notre famille politique, il y avait zéro parlementaire.
03:25Aujourd'hui, il y a 140 députés, il y a 3 sénateurs,
03:29il y en aura davantage après les sénatoriales en septembre prochain.
03:33Donc, le chemin parcouru avec elle, il est vertigileux.
03:38Nous souhaiterions évidemment qu'il aille au bout,
03:41puisque la dernière étape de ce chemin, c'est la présidentielle.
03:45C'est porter Marine Le Pen à l'Elysée et Jordan Bardella à Matignon.
03:49Oui, on le rappelle, ce serait un ticket.
03:51C'est évidemment notre souhait, c'est évidemment ce tandem.
03:55Jordan est à ses côtés depuis maintenant plus de 6 ans en tandem, en numéro 2.
04:01Donc, notre choix évidemment à privilégier, c'est dans cet ordre-là,
04:05c'est porter Marine Le Pen à l'Elysée.
04:08Et puis sinon, elle portera Jordan Bardella à l'Elysée.
04:13Mais elle ne sera pas à Matignon, c'est ce qu'elle a dit.
04:16Non, elle ne le souhaite pas.
04:18Le ticket inversé n'est pas...
04:20C'est à elle de choisir, je ne pense pas.
04:22Elle choisira sa manière d'exister.
04:24Mais ce qui est sûr, c'est que les Français doivent être rassurés.
04:27Quoi qu'il arrive, elle continuera à se battre pour son pays.
04:30Quoi qu'il arrive, elle sera à nos côtés.
04:32Et quoi qu'il arrive, moi, ce que je veux aujourd'hui lui dire,
04:35c'est merci pour tout ce qu'elle a fait.
04:36Et puis je sais aussi qu'elle a le courage, la résilience,
04:41et que demain, peut-être, ce sera le phénix.
04:43Et on aura, dans cette campagne présidentielle,
04:46une femme libre pour retrouver une France et des Français libres.
04:49Le phénix, carrément.
04:51Oui.
04:52Arthur de Vatrigan, une décision, vous le disiez, Franck Alizio,
04:55historique, inédite, effectivement, dans la vie politique française.
04:58Et qui laissera des traces, évidemment,
05:01alors qu'un juge enquête, il juge un élu, un candidat,
05:05mon copain président, très bien, ça s'appelle le contre-pouvoir.
05:08À partir du moment où le juge choisit le casting d'une élection,
05:11c'est plus un contre-pouvoir, c'est un pouvoir.
05:13Donc ça, c'est sur la vue générale.
05:15Ensuite, sur la phrase de M. Gisbert,
05:16sur la comparaison avec M. Fillon, je la trouve pas très juste.
05:19Dans ce sens où, Fillon, il y avait une suspicion d'enrichissement personnel.
05:24Là, il y a un délit, très bien, factuel,
05:26sauf que c'est pas un enrichissement personnel,
05:28c'est une réaffectation de budget.
05:30Pardon, pas ça de si grave que ça.
05:33Et comme l'avait rappelé l'ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel,
05:36Jean-Éric Schottel,
05:38c'est en vertu d'une construction jurisprudentielle qu'elle est jugée.
05:42C'est pas le législateur qui a dit « voici le délit »,
05:44c'est à partir d'un délit,
05:46qui est le détournement de biens publics ou de fonds publics,
05:50qu'une cour de cassation puis des juges ont expliqué
05:52que dans ce délit rentraient des attachés parlementaires.
05:55Parce que c'est ce que j'allais vous dire,
05:56ce ne sont pas les magistrats et les juges qui ont fait la loi.
05:58La loi n'a été doutée notamment par...
05:59C'est pour ça, expliquez-nous.
06:01Parce que normalement, la loi et les peines qui sont affrêtées pour des délits,
06:05vous avez l'article 432-15 du Code pénal
06:09qui punit toute personne dépositaire de l'autorité publique
06:13pour détournement de fonds publics.
06:14Sauf que là, on ne parle pas de détournement de fonds publics,
06:17on parle de réaffectation de budget,
06:19d'attachés parlementaires, tout ça.
06:21Et c'est après l'affaire Fillon, en effet,
06:23que des juges sont pensés dessus.
06:24Et c'est la suite d'une décision de la Cour de cassation en 2018
06:27sur une affaire de sénateurs
06:29qu'on a considéré que c'était
06:31un détournement de fonds publics et un délit.
06:33« Pardon, c'est une construction jurisprudentielle,
06:36et ce n'est pas moi qui le dis,
06:37c'est le secrétaire général,
06:38l'ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel,
06:41Jean-Éric Schottel. »
06:42Et troisièmement,
06:44évidemment que ce pouvoir du juge,
06:46ce contrôle du juge,
06:47est en grande partie du fait du politique.
06:49Parce que, pour la plupart, incompétents.
06:52Pour la majorité, impuissants.
06:54Pour la très grande majorité, lâches.
06:56Ils n'ont pas compris que la légitimité
06:58était sur les résultats de leur politique.
07:01ou parce qu'ils savent pertinemment
07:02qu'ils ne pourront pas prouver leur résultat.
07:03Donc, ils ont demandé une nouvelle légitimité
07:05sur la vertu.
07:06Et donc, ils ont demandé au juge
07:07de dire qu'ils sont légitimes
07:08parce que vertueux.
07:10Et c'est eux qui ont donné,
07:11en grande partie,
07:12le pouvoir au juge.
07:13Allez, on va prendre Bruno
07:15qui nous a appelé au 01 80 20 39 21.
07:18N'hésitez pas, d'ailleurs,
07:19si vous voulez intervenir dans Europe 1 Info.
07:21C'est tout à fait possible.
07:22On vous écoute, Bruno.
07:24Alors, si mes informations sont exactes,
07:25vous avez 54 ans,
07:27je me permets de le dire
07:28et vous nous appelez du Val-de-Marne.
07:30Oui, c'est ça.
07:32Ah bah, parfait.
07:32Je vous écoute.
07:34Ah bah, écoutez,
07:35les journalistes,
07:37M. Marc-Olivier,
07:38j'ai oublié son nom,
07:40a bien tout dit.
07:41François-Olivier Gisbert.
07:42Voilà.
07:44François-Olivier Gisbert, voilà.
07:45Il a tout bien dit.
07:47Effectivement,
07:47on fait tout pour relever,
07:50on fait tout pour que Marine Le Pen
07:52ne puisse pas se présenter.
07:53Mais je suis désolé.
07:55De quel droit
07:56on peut condamner une personne ?
07:58Mais de quel droit
07:59on lui enlève
08:00le pouvoir
08:01de se présenter ?
08:02C'est au peuple,
08:03aux électeurs
08:04de décider
08:04si Marine Le Pen
08:05peut se présenter ou pas
08:07en la sanctionnant,
08:08en votant pour elle ou pas.
08:09Si on a une suspicion,
08:11d'accord ?
08:11Parce que pour l'instant,
08:12je parle bien
08:13suspicion.
08:14Toute personne
08:15n'est pas présumée
08:16innocente
08:17jusqu'à son jugement.
08:18Mais là,
08:18on sait déjà très bien
08:19le complot
08:20est en train
08:20de se préparer.
08:23Beaucoup de monde
08:24rejoint
08:25Édouard Philippe.
08:26Si Édouard Philippe passe,
08:27qu'est-ce que ça donne ?
08:27C'est la poursuite
08:28de la Macronie.
08:29on le sait très bien.
08:31Et tous les sondages
08:32donnent le RN
08:33en position de force
08:34et on va tout faire
08:35pour détruire.
08:36Aujourd'hui,
08:37en France,
08:37il n'y a plus de justice.
08:39C'est tout.
08:39C'est aussi simple que ça.
08:41Je n'ai plus confiance
08:42en la justice de mon pays.
08:43C'est malheureux
08:44ce que je dis.
08:45Mais c'est la réelle.
08:45c'est très malheureux
08:46parce que c'est effectivement
08:47un des cercles
08:48de notre démocratie,
08:49cette justice.
08:51Mais on entend
08:52ce que vous nous dites
08:53Franck Alizio.
08:54Bruno a utilisé
08:55le mot complot.
08:56Vous reprenez ce terme ?
08:58Non,
08:59je ne reprendrai pas
09:00le mot complot
09:01mais je comprends
09:01la colère.
09:03Vous savez,
09:04normalement,
09:04dans un monde idéal,
09:07ce qui pose problème
09:08c'est l'exécution provisoire
09:10parce que
09:10l'inéligibilité,
09:11c'est un débat.
09:12Est-ce qu'il faut
09:13qu'il y ait des mesures,
09:14des sanctions
09:15d'inéligibilité
09:16pour les politiques ?
09:17C'est un débat théorique.
09:18En revanche,
09:19elles pourraient être prononcées
09:25au bout
09:25de toute la procédure
09:27lorsque la condamnation
09:28est définitive.
09:29Là,
09:29la mesure égécutoire,
09:30évidemment,
09:31l'exécution provisoire
09:32le donne.
09:35Forcément,
09:35il y a une question politique
09:38qui se pose,
09:38une question de complot,
09:39c'est une question
09:40de politique
09:43et d'opportunité,
09:44ce qu'on appelle
09:45au sens juridique
09:46du terme.
09:48Encore une fois,
09:49nous,
09:50on sait que les idées
09:51et que le projet,
09:52et c'est pour ça d'ailleurs
09:52que Marine Le Pen
09:53a tout de suite voulu
09:55que Jordan
09:56prenne toute sa place
09:57dans le dispositif
09:58depuis des années
09:59parce qu'elle disait
10:00l'important,
10:00ce n'est pas les hommes,
10:01ce n'est pas nous,
10:02ce n'est pas les personnes,
10:03ce sont les idées,
10:04c'est le combat
10:05pour la France.
10:07Vous savez,
10:07je parlais du courage
10:08de Marine Le Pen,
10:09le vrai courage aujourd'hui,
10:10nous,
10:10notre vraie mission,
10:11notre vrai devoir,
10:13c'est d'essayer
10:15de faire en sorte
10:15que des Louis de 17 ans
10:17ne meurent plus,
10:18des Liana ne meurent plus,
10:20ne soient plus violés,
10:21c'est tout faire,
10:22c'est mettre tout en œuvre
10:23et c'est ça le véritable courage
10:24aujourd'hui,
10:25c'est les parents de Louis,
10:26c'est les parents de Liana
10:28et nous,
10:28notre objectif,
10:30notre combat politique,
10:31c'est justement,
10:32enfin,
10:33de faire une véritable alternance,
10:35une révolution politique,
10:36une révolution culturelle
10:37pour changer les choses
10:38et quoi qu'il arrive,
10:40ça se fera,
10:41maintenant que certains
10:42essaient d'employer
10:43tous les moyens
10:44pour nous empêcher
10:45de le faire,
10:47quand une idée
10:49est arrivée
10:50au point
10:51d'arriver au pouvoir,
10:54eh bien,
10:54elle y arrive
10:55quoi qu'il se passe
10:56et quoi que feront
10:58nos adversaires.
10:58Vous parlez des idées
10:59mais une condamnation
11:00ou d'ailleurs,
11:01même qu'il y ait condamnation
11:02ou qu'il n'y ait pas condamnation,
11:03qu'elle puisse se présenter
11:04ou qu'elle ne puisse pas se présenter,
11:06Franck Alizio,
11:06ou est-ce que vous ne pensez pas
11:07que cette affaire
11:09peut détourner
11:09des électeurs
11:10de votre parti
11:11pour la présidentielle à venir ?
11:13Non,
11:13au contraire,
11:14si je me réfère
11:15à la première condamnation
11:18l'an dernier,
11:20nous avions gagné
11:21en quelques semaines
11:23des dizaines
11:24de milliers
11:25d'adhérents.
11:27Nous avions,
11:28en quelques semaines,
11:29réuni
11:30plus de 600 000 signatures
11:32de personnes
11:32qui soutenaient,
11:34qui voulaient soutenir
11:35Marine Le Pen.
11:35Je pense que ça peut
11:37davantage renforcer
11:38ceux qui veulent
11:40se battre
11:41à nos côtés
11:41de le faire.
11:43On reste ensemble,
11:43Franck Alizio,
11:44j'ai Arthur Devatrigan,
11:45Sébastien Ligné,
11:46j'en profite pour remercier
11:47Bruno qui nous a appelé
11:48au 01-80-20-39-21
11:49sur Europe 1.
11:51On attend vos appels,
11:52je crois que Nicolas
11:52est en ligne.
11:54A tout de suite Nicolas.
11:54Sous-titrage Société Radio-Canada
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