Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 mois
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Europe 1 Info qui se poursuit avec les grands entretiens politiques.
00:03Et je reçois Philippe Vigier, maire de Château d'Inde, député modem d'Heure-et-Loire,
00:06rapporteur général sur la proposition de loi sur la fin de vie.
00:09Bonjour Philippe Vigier.
00:11Bonjour.
00:11On va commencer évidemment par cette canicule, cette chaleur.
00:14Écoutez Sébastien Lecornu, le Premier ministre,
00:15qui a fait un point ce matin sur cette canicule depuis Matignon.
00:19On a un épisode, on le sait tous, d'intensité exceptionnelle.
00:22On a globalement tous les records, localement ou nationalement,
00:25sont en train d'être battus chaque jour ou chaque nuit en matière de température.
00:28Le vrai sujet évidemment qui doit nous préoccuper, c'est la durée de la crise et de l'événement.
00:34On avait demandé la mise en alerte de l'ensemble de notre système de sécurité civile,
00:39civil ou militaire d'ailleurs, parce que qui dit canicule dit sécheresse.
00:43Donc vigilance sur forêt et grande culture, orage potentiellement, et cru,
00:49parce qu'on voit bien qu'on peut très vite aussi basculer d'un phénomène brutal à l'autre.
00:52Donc évidemment il faut qu'on puisse rentrer dans le détail.
00:54– Philippe Vigier, alors Sébastien Lecornu part à l'urgence,
00:59à cette situation exceptionnelle bien sûr,
01:03mais pourquoi, est-ce qu'on a l'impression que la France est si impréparée
01:07face à ces épisodes de chaleur qui se répètent et qui sont appelés,
01:11et ont été prévenus, à être de plus en plus fréquents ?
01:13– Qui se répètent et dont l'ampleur est toujours plus grande.
01:16– Il nous a pas échappé que jamais on a eu autant de départements
01:19qui étaient dans une alerte rouge.
01:20– Jamais, on a eu l'épisode au mois de mai aussi.
01:22– Oui, je suis d'accord, mais c'est pas, vous vous rappelez 2003 aussi,
01:25moi j'ai pas oublié 2003, il y a 23 ans, où on a eu 15 000 morts l'été.
01:29– Mais qu'est-ce qu'on a fait depuis 2003 alors ?
01:31– On a fait beaucoup de choses, alors d'abord un,
01:33est-ce que le gouvernement est en retard, ou il est plutôt en prévention ?
01:35Je trouve qu'il est plutôt en amont,
01:37c'est pas le premier jour qu'il y a des réunions de crise à Matignon,
01:40elles ont lieu quasiment tous les jours,
01:41avec moi qui suis biologiste, donc attentif à une chose,
01:47pas urgente, c'est une bonne chose de manière à garder la capacité d'accueil
01:50pour celles et ceux qui à un moment se déshydratent
01:52et personne n'est plus vulnérable, je pense aux femmes enceintes,
01:55je pense aux personnes très âgées.
01:58Qu'a-t-on fait ? Oui, on a fait beaucoup de choses,
01:59mais toujours insuffisamment, parce qu'il faut bien comprendre,
02:01le rapport du GIEC le démontre,
02:02on va avoir une augmentation de la température de 2,5 degrés.
02:06Donc, même si on prend toutes les très belles mesures,
02:08les mesures les plus importantes de façon à endiguer cette augmentation,
02:12ça veut dire quoi ?
02:13Ça veut dire quelque part qu'il faut qu'on s'adapte plus encore
02:15et peut-être plus vite.
02:17Il y a eu les fonds verts, vous savez, tout le monde a oublié,
02:18il y a eu beaucoup d'isolation, vous vous rappelez que j'étais maire ?
02:20Ben oui, moi je suis...
02:21On prend une commune dans laquelle quasiment, vous voyez,
02:22toutes les écoles, j'étais obligé de les fermer,
02:24nous voyons uniquement l'accueil des enfants,
02:25parce qu'il n'y a pas de climatisation.
02:27Mais je vais vous poser la question, pourquoi les hôpitaux,
02:29pourquoi les écoles, pourquoi les transports publics ?
02:31Alors, je vous réponds, il y a beaucoup d'hôpitaux dans lesquels
02:33il y a des climatisations qui sont là.
02:34Oui, mais vous avez vu à Nantes ?
02:36Oui, mais Mignorandelle ne fait pas le printemps,
02:38regardez, chez vous, dans votre studio, vous êtes climatisé,
02:40donc en fait, tout n'est pas allogé à la même enseigne.
02:41Ce sont des plans stratégiques d'investissement.
02:44Je vais vous dire, lorsque vous êtes élu,
02:46lorsque vous êtes maire, président de département, d'une région,
02:48vous avez une vision stratégique.
02:49Dans la vision stratégique, ça doit faire partie des premières priorités.
02:53Est-ce que ça l'est alors, maintenant ?
02:55Écoutez, les fonds verts qui avaient été lancés,
02:56c'était plutôt une très bonne idée,
02:58parce que, vous voyez, j'utilise dans ma propre commune,
03:00vous le rappelez à l'instant,
03:02oui, il faut que l'on s'adapte,
03:03parce que ce n'est pas un phénomène passager,
03:05ça va recommencer.
03:06Et ça va recommencer, c'est qu'il faut aller plus vite, plus fort,
03:08mais comme l'argent public n'est pas extensible,
03:11à un moment, il faut prioriser.
03:13Mais est-ce que vous n'avez pas l'impression, quand même, Philippe Vigée,
03:16qu'on a pris du retard sur cette climatisation,
03:19parce que la France était très réticente vis-à-vis de la clim.
03:22Mais tout le monde, mais est-ce que chez vous,
03:23est-ce que chez vous, tout est climatisé,
03:25il faut d'abord se poser la question.
03:26Mais la question, ce n'est pas que les pouvoirs...
03:29La France est un pays formidable,
03:31terriblement décentralisateur,
03:32mais dès qu'il y a un truc, où est l'État ?
03:33Que fait l'État ?
03:34Mais non, les communes ne bien décident,
03:36pour les bâtiments communaux, les habitants, les entreprises.
03:39C'est une chaîne de vie.
03:40Communauté, ce n'est pas simplement chacun qui fait ce qu'il veut.
03:43Est-ce qu'il n'y a pas, à l'échelle de la France,
03:44par rapport aux autres pays,
03:45une exception culturelle française vis-à-vis de la clim ?
03:48Non, ce n'est pas qu'une exception culturelle.
03:50Vous avez M. Mélenchon qui tape à bras raccourcis sur la climatisation,
03:52vous n'avez pu entendre.
03:53On ne peut pas tout non plus adapter à des augmentations,
03:57des variations de température toujours plus importantes.
03:59Et c'est ça le sujet auquel nous sommes exposés.
04:01Des très grands froids, quelques fois,
04:03des chaleurs extraordinairement élevées,
04:04puis vous avez vu ce qui s'est passé pour le match de foot hier soir.
04:08Les pluies diluviennes, pendant deux heures et demie,
04:09le match s'est interrompu.
04:10On a des cycles qu'il va falloir appréhender,
04:13peut-être encore plus de sérieux,
04:15peut-être plus de professionnalisme,
04:17que ça ait été fait jusqu'à présent.
04:18C'est un véritable challenge,
04:20en tout cas pour les années qui viennent.
04:22L'État, certes, doit ne l'a,
04:23mais l'État ne peut pas toujours sortir le carnet de chèque.
04:25On doit aussi, me semble-t-il,
04:28dans nos projets de construction de bâtiments,
04:30que ce soit individuels ou collectifs,
04:33eh bien, évidemment, tenir compte de cela.
04:34Mais ce n'est pas forcément sortir le carnet de chèque, là.
04:37C'est se préparer, anticiper, avoir...
04:39Ça coûte plus cher, madame.
04:40Ça coûte plus cher quand vous faites...
04:40Oui, je vais vous expliquer.
04:42Rénover, adapter les villes.
04:43Je vais vous donner l'exemple de ma commune,
04:45vous l'avez rappelé.
04:46C'est un foyer qui s'appelle L'eau-la-Grandge-Velle.
04:48Si les auditeurs vous écoutent de Châtenant,
04:50ils vont être très heureux.
04:5263 appartements.
04:53J'arrive, il y a trois mois,
04:54on me dit, très bien, on va faire de la peinture,
04:55on va faire des travaux d'électricité.
04:57Mais il dit, mais l'isolation extérieure est où ?
04:58Pas faite, pas prévue.
05:00Donc, j'ai décidé d'arrêter les appels d'offres.
05:02J'ai rajouté cela, mais je vous donne l'équation.
05:04C'est un million d'euros en plus.
05:05Vous voyez, 33% d'augmentation de la facture.
05:08Donc, ça a un coût.
05:08Ça va donner du travail aux entreprises, certes,
05:10mais il faut intégrer que ça a un coût.
05:12Donc, ce sont des choix stratégiques,
05:15nationaux et locaux.
05:16Mais ça tombe bien, il y a une présidentielle.
05:18Mais qui va avoir le courage de porter ces choix-là ?
05:21Vous savez, d'abord,
05:22ce n'est pas uniquement des incantations.
05:24J'entends le président délégué du groupe RN à l'Assemblée nationale,
05:30Jean-Philippe Tanguy,
05:31qui nous explique qu'il faut sortir ma milliard,
05:33les mêmes qui, dans l'hémicycle, nous racontent tous les jours,
05:35vous dépassez trop d'argent et nous sommes en faillite.
05:37Non, il faut simplement focaliser les financements publics
05:39là où ils sont, à nos yeux, les plus efficaces.
05:42C'est-à-dire, c'est une donnée qu'il faut intégrer.
05:46Et on verra bien aux présidentielles
05:47qu'est-ce qui était le plus avant sur ce sujet-là.
05:50Et alors, la justice, parlons-en des moyens.
05:53Elle en réclame aussi, il en faut apparemment.
05:55Écoutez, Éric Zemmour, il était l'invité de Laurence Ferrari
05:58ce matin sur CNews et Europe 1,
05:59le président de Reconquête,
06:00à propos de cette affaire Liana
06:02et de ses répercussions, bien sûr.
06:05Il faudrait autoriser de nouveau le ministre
06:07à donner des instructions au procureur.
06:09Mais surtout, il faut impérativement
06:13organiser les sanctions des juges
06:17supprimer tout syndicalisme politique
06:20et permettre, par exemple, au Conseil supérieur de la magistrature
06:23qui doit les sanctionner, mais qui ne les sanctionne quasiment jamais,
06:26d'être ouvert à d'autres que des magistrats
06:28pour qu'ils ne soient au moins protégés.
06:30Et dans le cas de Liana,
06:32dans le cas de ces horribles crimes pédophiles,
06:34il faut d'abord une sanction hyper sévère.
06:37Je ne suis pas contre la castration chimique.
06:39ouvrir les fichiers, vous savez, sur la méthode américaine.
06:43C'est-à-dire que tout le monde puisse consulter
06:45les fichiers des gens qui sont incriminés.
06:48Alors, Philippe Vigier,
06:50des sanctions, arrêter le syndicalisme,
06:52la castration chimique aussi.
06:54Qu'est-ce que vous répondez à Éric Zemmour ?
06:56Qu'est-ce que vous retenez de ces propositions ?
06:58Bon, d'abord, je ne suis pas là pour faire les commentaires de M. Zemmour,
07:00je vais vous parler un peu de ce que je pense.
07:02D'abord, les moyens de la justice ont augmenté.
07:05Oui.
07:05Il n'y a le contraire, moi je suis parlementaire depuis près de 20 ans.
07:08Oui, oui, ils ont augmenté,
07:09mais est-ce qu'ils ont augmenté suffisamment ?
07:12On a un sujet qui est très clair.
07:13Vous voyez, ici, on est entouré d'écrans informatiques, de numérique.
07:16Il n'y a pas de radio, il n'y a pas de télévision sans numérique.
07:18Si vous vous faites arrêter par des gendarmes,
07:20ils vous disent, mais madame, il y a trois ans,
07:22où il y a 90 km heure à tel endroit.
07:25Ils ont la capacité à tout retrouver.
07:27Si, sur votre boîte mail, vous regardez les mails
07:28que vous avez été adressés il y a trois ans, il y a cinq ans,
07:30vous les retrouvez.
07:31Et là, vous avez ces judiciaires,
07:33vous savez qu'ils ont franchi la limite du département de la Haute-Garonne
07:36et avant, ils étaient dans le département voisin.
07:38Et on s'aperçoit que là, non,
07:40il n'y a pas d'interconnexion des fichiers
07:41et il y a une étanchéité totale.
07:44Et vu que Gérald Darmanin est sur cette voie-là,
07:45il a fortement raison.
07:46Il faut vraiment, sur le numérique,
07:48être en capacité de faire cette fongibilité.
07:50Mais on a le même sujet à l'hôpital,
07:52ce qu'on appelle l'interopérabilité des systèmes.
07:54On doit décloisonner tout ça.
07:56La troisième chose,
07:57écoutez, il y a les premières sanctions qui tombent,
07:59il y a eu probablement des fautes qui ont été commises.
08:01Il faut aller au bout du chemin.
08:02S'il y a des fautes, il ne peut pas y avoir l'impunité.
08:05Donc moi, le Conseil supérieur de la magistrature,
08:07vous savez comment ça marche ?
08:08C'est le Conseil supérieur de la magistrature.
08:10Le ministre propose
08:11et le Conseil supérieur de la magistrature dispose.
08:13On verra bien quelles sont les décisions qu'ils prendront.
08:16Il y a eu d'ailleurs quelques procureurs
08:18ou quelques juges
08:19qui ont été dans leur carrière
08:21un peu retardés, reculés
08:24parce qu'il y a eu des actes qui m'en compliquent.
08:25Et une cinquantaine, je crois, en dix ans.
08:27Écoutez, moi, j'ai plutôt confiance
08:29dans la justice de mon pays.
08:30Je ne suis pas, par exemple,
08:30pour qu'on donne des instructions aux procureurs
08:32alors que c'est terminé de l'indépendance de la justice.
08:34Donc vous ne revenez pas sur cette nouvelle loi
08:36qui date de 2013, c'est ma mémoire est bonne.
08:37Non, mais la difficulté que l'on a,
08:39si vous voulez, c'est qu'on ait un prénom organisationnel,
08:41c'est vrai.
08:42La juridiction française est extrêmement compliquée.
08:44Gérald Darmanin a essayé
08:45de présenter quelque chose de nouveau.
08:47Vous savez, le plaidé coupable,
08:48un peu comme chez les anglo-saxons.
08:50Hop, ça a été repoussé à l'Assemblée.
08:51Mais oui, donc vous voyez que
08:52ce n'est pas si simple.
08:53Et en plus, on est dans une configuration politique
08:55qui fait que dès que vous sortez quelque chose,
08:57évidemment, il y a la cristallisation des contraires
08:58qui se crée en face.
09:00Donc oui, on a des problèmes d'organisation.
09:02Oui, moi, je suis effondré, scandaleux.
09:04Je suis un père, je suis un grand-père
09:05de voir cette jeune fille violée.
09:07Enfin, l'imprescriptibilité
09:09est un sujet absolument majeur.
09:10Un acte est commis.
09:11À vie, on ne doit pas pouvoir le gommer.
09:14Je dis bien à vie.
09:16De la même façon que si vous avez,
09:17je vous rappelle, un casier judiciaire,
09:20avec certaines inscriptions,
09:21vous ne pouvez pas vous présenter aux élections.
09:22C'est comme ça.
09:23Alors, un choc numérique,
09:25des sanctions pour ceux qui ont commis des fautes.
09:27Absolument, il faut finir.
09:28J'ai vu que les gendarmes avaient-ils relevé
09:29de leurs fonctions et dépassé.
09:31S'il y a des fautes...
09:32Mais vous savez, une fois de plus,
09:34moi, je vois les violences intrafamiliales
09:35tous les jours,
09:36j'ai les comptes rendus de gendarmerie,
09:38je vois ce qui se passe.
09:39C'est l'explosion, en plus avec la chaleur,
09:41donc il faut qu'il y ait des sanctions très fortes.
09:43Et il n'y a pas que la prison comme destination.
09:45Oui, mais vous l'avez dit vous-même,
09:46en tout cas pour les magistrats,
09:47c'est-à-dire que là,
09:48on peut proposer des sanctions,
09:49on verra si le Conseil supérieur de la magistrature
09:51les applique ou va jusqu'au bout du chemin
09:53pour reprendre vos termes.
09:54J'espère qu'il y aura jusqu'au bout.
09:56D'accord, mais après,
09:57une fois qu'on a fait ça,
09:57donc allez, on va dire deux, trois sanctions là,
10:00un choc numérique,
10:01est-ce que c'est à même d'apaiser cette colère,
10:02justement, de ces Français,
10:05de ces parents, de ces grands-parents aussi,
10:07qui se disent que l'État n'a pas protégé nos enfants ?
10:10Je vais vous dire,
10:10avec beaucoup de gravité,
10:11perdre un enfant, c'est dramatique.
10:13On ne s'armait jamais.
10:14Mais donc il y a cette colère-là,
10:15parce que ce n'est pas la première fois en plus,
10:17et qu'il y a des défaillances.
10:17Vous avez raison, ce n'est pas la première fois,
10:18c'est comme les féminicides,
10:19il y en a plus de 100 chaque année,
10:21à chaque fois,
10:21c'est des sujets de violences terribles.
10:23Il y a eu quand même des efforts considérables
10:25qui ont été faits pour que dans chaque commissariat,
10:27dans chaque poste de gendarmerie,
10:28on accueille les femmes ou les personnes
10:30qui sont violentées.
10:31On vient de tellement loin.
10:33C'est comme l'Omerta,
10:34surtout ceux qui ont commis des actes,
10:35où on le sait que 5, 10, 15 ans après,
10:37les affaires auxquelles on a assisté
10:39ces dernières semaines,
10:40le démontrent.
10:41On vient d'un lieu,
10:43d'un monde dans lequel on ne savait rien.
10:45Oui, la justice doit être mieux réorganisée.
10:47Oui, toujours plus de moyens.
10:48Mais ce n'est pas uniquement
10:49la politique du tout carcéral.
10:50Moi, je crois à la politique du porte-monnaie.
10:52Je m'explique.
10:53Quand vous avez des gens
10:54qui commettent des actes délictueux,
10:55qui cassent pour casser,
10:57il faut qu'ils réparent.
10:58Et pour réparer,
10:59les sanctions porte-monnaie,
11:00retenues à la source,
11:01il faut imaginer.
11:02Et là-dessus,
11:03on a plein de propositions à faire.
11:05Mais ça veut dire quoi ?
11:05Ça veut dire des sanctions immédiates,
11:07des peines qui sont appliquées ?
11:09Je prends l'exemple de la voiture.
11:11Je suis désolé,
11:12si vous êtes plus de 40 km heure au-dessus,
11:13vous êtes en délit.
11:14D'accord ?
11:15C'est un délit.
11:16Vous pouvez même avoir
11:16une comparution immédiate,
11:18on vous retire votre permis,
11:19on peut mettre votre voiture,
11:20vous la mettre sur un plateau
11:21et elle s'en va.
11:22On fait faire ça
11:23pour un permis de conduire.
11:24Vous savez maintenant
11:24qu'il y a des départements
11:25qui appliquent le fait
11:26que si vous avez
11:26les téléphones portables à la main,
11:28vous êtes tranquille,
11:28immédiatement,
11:29on vous retire votre permis.
11:30Eh bien, il faut y aller franco.
11:31Je vous le dis,
11:32moi je suis maire de ma commune,
11:33pas plus tard que l'autre jour,
11:34à la fête de la musique,
11:35il y a trois gamins de 14 ans
11:36qui foutaient le bazar,
11:37je suis allé les voir,
11:38je leur ai dit,
11:38maintenant vous arrêtez tout ça,
11:39sinon je vous ramène chez vos parents.
11:40Oui, mais l'impression que c'est fait
11:41pour les infractions routières,
11:42mais pour les pédophiles,
11:43regardez,
11:43Jérôme Maran n'a jamais été entendu.
11:45C'est un drame,
11:46mais on ne peut pas considérer
11:47deux choses de la même façon
11:48sur tous ces pédophiles.
11:50Je vous ai répondu
11:51imprescriptibilité,
11:52je vous ai répondu
11:52information en immédiat
11:53de l'ensemble des parquets de France
11:55pour que s'il y a une instruction à Pau,
11:57eh bien, au plus en veillet,
11:58on soit au courant dans la minute.
11:59C'est quand même pas très compliqué,
12:01l'interopérabilité.
12:02C'est ça,
12:03le déploiement.
12:04Un juge,
12:06comment ça s'appelle,
12:07le responsable d'enquête,
12:08qu'il soit gendarme
12:08ou qu'il soit juge
12:09lorsqu'on lui transfère le dossier,
12:11doit à tout moment
12:12avoir recours
12:13à des informations extérieures
12:14s'il y a eu d'autres procédures.
12:15Je ne peux pas comprendre
12:16qu'une procédure s'arrête.
12:18Ah, faute de traces,
12:19on ne sait pas,
12:19ça fait deux ans,
12:20c'est classé sans suite.
12:21Non !
12:22Non, à un moment,
12:23ça n'est plus possible.
12:24Il y a un avant et un après.
12:25Mais quand même,
12:26jamais il n'y a eu autant de moyens
12:27mis sur la justice.
12:28Ça veut dire que ce n'est pas
12:29en mettant deux fois plus
12:30que ça ira trois fois mieux,
12:31ce n'est pas vrai.
12:32Il y a des procédures à modifier.
12:34Il y a des procédures à modifier.
12:35Je vous dis,
12:36cet aspect de l'informatique,
12:37du numérique
12:38et de la compatibilité des données
12:39est quand même assez édifiant.
12:41Enfin, je pense qu'il n'y a pas
12:41beaucoup de métiers
12:42où ça se passe comme ça.
12:43On va obliger nos artisans,
12:45nos commerçants
12:46à avoir des factures électroniques
12:48et celui qui commet
12:49un acte gravissime,
12:50un viol,
12:50il n'est pas tracé.
12:51Mais on est où ?
12:52On est d'accord.
12:53Mais Philippe Vigier,
12:54est-ce que vous êtes d'accord
12:55avec par exemple Éric Zemmour ?
12:56Mais il n'est pas le seul à le dire
12:57qu'il y a trop d'idéologie
13:00chez les magistrats.
13:01Lui, il cherche à politiser.
13:02Moi, je ne suis pas là.
13:03Je me rappelle du mur des cons
13:04qui n'était pas la meilleure illustration
13:05de ce qu'il aurait dû faire
13:08à une certaine neutralité.
13:09J'ai beaucoup de respect
13:10pour les syndicats,
13:12pour ce qu'on appelle
13:12les corps intermédiaires.
13:13J'ai été moi-même président de syndicat
13:14lorsque j'étais interne
13:15des hôpitaux à Paris.
13:16Donc, je suis respectueux
13:18mais dès le moment où
13:18ça n'est pas un engagement politique.
13:20Il faut que ce soit très clair.
13:21Un engagement syndical
13:22n'est pas un engagement politique.
13:24Après, vous ne pouvez pas leur demander
13:25si dans la carte
13:26c'est tel ou tel parti.
13:27S'ils n'en font pas l'expression
13:29dans le champ public,
13:30ça ne me gêne pas.
13:30S'ils en font l'expression,
13:32ça me gêne.
13:32Mais est-ce qu'il faut revoir aussi
13:33comme le dit Eddard Philippe,
13:35la formation des magistrats ?
13:36Oui, mais je pense que c'est partout,
13:38bien sûr.
13:39Vous savez, l'affaire Doutreau,
13:40vous vous en souvenez comme moi,
13:41on voit bien que le fameux juge
13:42en question ne c'est certainement
13:44pas l'homme de la situation.
13:45Et après, les situations
13:46auxquelles ils sont confrontés,
13:47souvent seuls, on a évolué.
13:48Vous savez, pour ces dossiers-là,
13:50un juge seul,
13:51maintenant il y a un collège
13:52de juges qui existe.
13:53Donc, on vient d'assez loin.
13:56Je crois qu'il faut aussi
13:56qu'on ose le dire.
13:58Donc, cette justice,
13:59elle doit être, bien sûr,
14:00continue d'être réformée.
14:03On doit à nouveau lui faire confiance
14:04parce que les Français
14:05ont encore confiance dans leur justice.
14:06Il faut qu'ils aient confiance
14:07dans leur justice.
14:08C'est un des piliers de la République.
14:10C'est un des piliers.
14:11Et au moment où une présidentielle
14:12se prépare,
14:13ce pilier, il faut le conforter
14:14et non l'ébranler.
14:15Philippe Digier,
14:16maire de Châteaudun,
14:16député modem de Rélois,
14:17rapporteur général
14:18sur la proposition de loi
14:19sur la fin de vie.
14:21Et justement,
14:21on en parle juste avant
14:22le journal permanent
14:24de 14h30 sur Europe 1.
14:25Et des 14h17.
14:26A tout de suite avec
14:27Lélie Mathias
14:27et son invité sur Europe 1.
14:3013h, 15h,
14:31Europe 1 Info.
14:33Renault.
14:33Vous préférez acheter
14:34une voiture électrique
14:35ou une voiture électrique
14:37qui vous plaît vraiment ?
14:38Bonne nouvelle.
14:39Le leasing social revient
14:40le 16 juillet
14:41et Renault s'engage
14:42avec ses modèles iconiques
14:43comme R5, R4
14:45et Méganitech
14:45assemblés en France.
14:47Mais aussi
14:47nouvelles Twingo.
14:48Inscrivez-vous dès maintenant
14:49sur Renault.fr
14:50pour être les premiers
14:51à pouvoir commander.
14:52Ne tardez pas
14:53le nombre de bénéficiaires
14:54est limité.
14:55Sous réserve
14:55des modalités gouvernementales
14:56leasing social,
14:57des véhicules et versions disponibles
14:58et conditions d'éligibilité.
14:59Voir Renault.fr
15:01Pensez à covoiturer.
15:02Oh là là,
15:03t'en fais une tête.
15:04T'y allais trop fort
15:05sur ta séance de rameur ?
15:06Ben non,
15:07rien à voir.
15:08C'est ma facture de chauffage.
15:09Je viens de la recevoir
15:10et c'est moi
15:11qui ai pris un coup de chaud.
15:12T'es pas encore passé
15:13à la pompe à chaleur ?
15:14Tu sais que l'électrique,
15:15c'est plus économique.
15:16Vraiment ?
15:16Évidemment.
15:17Moi, j'ai divisé par deux
15:18ma facture annuelle d'énergie.
15:20Ah oui ?
15:20Et finis les factures dramatiques ?
15:22Mais oui,
15:23c'est fantastique.
15:25Pour une énergie moins chère,
15:26plus souveraine
15:27et plus durable.
15:28Électrifions la France.
15:30Ceci est un message
15:31du gouvernement.
15:32Leclerc, bonjour.
15:34D'après mon calendrier
15:35des fruits de saison,
15:36vous devriez avoir
15:36des nectarines françaises
15:37en ce moment.
15:38Oui, délicieuses.
15:39Et d'après mon calendrier
15:40des bons plans,
15:41ça devrait être le moment
15:42d'en profiter.
15:43Vrai aussi,
15:44car les nectarines françaises
15:45blanches ou jaunes
15:46sont à 2,59€ le kilo
15:48du 23 au 27 juin
15:49avec 10% de tickets Leclerc
15:51sur les fruits et légumes
15:52à activer sur votre
15:53appui Mont Leclerc.
15:54Chez Leclerc,
15:55le goût du frais,
15:56ça se défend tous les jours.
15:57Catégorie 1,
15:57calibre B,
15:5861,67 mm,
15:59modalité et magasin
16:00participants sur
16:01www.e.leclerc.
16:0313h15,
16:04Europe 1 Info.
16:05Il est 14h19 sur Europe 1.
16:07Vous écoutez les grands
16:08entretiens politiques
16:09d'Europe 1 Info
16:10avec vous Kelly Mathias
16:12et votre invité
16:12Philippe Vizier,
16:13maire de Châteaudin,
16:15député modem
16:15de Réloir
16:16et rapporteur général
16:17sur la proposition
16:18de loi sur la fin de vie.
16:20Comment ça se passe
16:20les débats depuis hier
16:22sur la proposition de loi
16:22sur la fin de vie
16:23puisque vous êtes
16:24le nouveau rapporteur
16:25de cette proposition de loi ?
16:28Ça m'a l'air assez houleux.
16:30Non, d'abord,
16:31j'ai succédé à Olivier Falorni
16:32qui a fait un travail formidable
16:33pendant de longues années.
16:34Vous savez,
16:35le sujet de la fin de vie,
16:36il y a plus de 50 ans
16:37qu'on en parle dans ce pays.
16:38C'est un sénateur
16:39qui s'appelle Henri Caillavé
16:40qui, le premier,
16:42avait au Sénat
16:43apporté ce débat.
16:44Depuis, il y a eu
16:45la loi Kouchner
16:45que vous connaissez,
16:46la loi Klaïs-Leonetti
16:47et puis depuis 5 ans
16:49avec Olivier Falorni
16:49nous essayons de lui faire en sorte
16:50qu'on propose un droit nouveau.
16:52Mais est-ce qu'il y a besoin
16:53d'un droit nouveau d'ailleurs ?
16:54La loi Klaïs-Leonetti,
16:55est-ce qu'elle n'était arrivée ?
16:56On ne peut pas confondre
16:57les deux choses.
16:57Je vous explique.
16:58Dans la loi Klaïs-Leonetti,
16:59c'est quoi ?
17:00Vous êtes en fin de vie,
17:02vous avez des douleurs
17:02très importantes
17:03et puis
17:04vous avez donné
17:05des directives anticipées
17:06dans lesquelles vous dites
17:06si jamais un jour
17:07je suis en fin de vie
17:08et que ça ne va pas du tout,
17:09que vraiment
17:10je suis rentré
17:11dans un processus irréversible,
17:12je voudrais avoir
17:13une sédation profonde
17:14et continue.
17:14C'est quoi la sédation
17:15profonde et continue ?
17:16On ne vous nourrit plus,
17:18on ne vous hydrate plus,
17:20non, vos organes
17:20cessent de fonctionner
17:21et on vous conduit d'ailleurs
17:22jusqu'au décès,
17:23donc jusqu'à la mort.
17:25Dans le texte
17:25sur la fin de vie,
17:25c'est un droit nouveau,
17:26donc l'aide à mourir,
17:27c'est quoi ?
17:28C'est, par exemple,
17:29il m'a dit
17:29des neurodégénératives,
17:31c'est quelqu'un
17:32qui a eu 5, 6, 7, 10 chimios
17:34et dont on voit bien
17:35qu'il a un pronostic vital
17:37engagé,
17:39irréversible,
17:39quand il y a le mot
17:40irréversible
17:40qui est prononcé,
17:41ça veut dire quoi ?
17:42Qu'il n'y a pas de réversibilité,
17:43quoi qu'il arrive,
17:44c'est la mort,
17:44mais que vous êtes conscient,
17:45c'est toute la différence.
17:47C'est vous, patients,
17:48qui dites
17:48« j'en peux plus,
17:50je suis au bout »
17:50parce qu'il y a des moments
17:51où la vie n'a plus de sens
17:52pour ces patients.
17:53Moi qui ai été soignant
17:54pendant plus de 40 ans,
17:55tous ces corps décharnés
17:56que j'ai pu voir
17:57d'hommes et de femmes
17:58qui étaient
17:59quelque part aussi abandonnées,
18:01de voir qu'on ne pouvait
18:02plus rien pour eux
18:03ou des douleurs
18:03indicibles physiques
18:04et psychologiques.
18:05Et là,
18:06s'ils ont la lucidité,
18:07une équipe médicale
18:08les accompagne,
18:10et bien simplement
18:10on peut leur donner
18:11une fin de vie apaisée.
18:13C'est eux de décider
18:13de savoir si cette vie
18:14a un sens ou pas, justement.
18:16Mais c'est eux qui décident
18:17parce que ce texte
18:18il a cette particularité
18:19où on respecte le médecin
18:21qui peut dire
18:21« close de conscience,
18:22je ne veux pas faire ».
18:23Qui respecte le patient,
18:24c'est le patient
18:24qui demande
18:25il n'y a pas d'incitation.
18:27Je vous rappelle
18:28que pour toute personne
18:29qui demande l'aide à mourir,
18:30on doit lui dire
18:30« si vous voulez,
18:31on peut vous proposer
18:32des soins palliatifs ».
18:34Donc ce n'est pas
18:35l'un ou l'autre,
18:35c'est un dispositif particulier,
18:37c'est un droit nouveau
18:38que l'on apportera
18:39à quelques personnes
18:40pour lesquelles
18:41il n'y a aucune autre solution.
18:44S'ils veulent l'embrasser,
18:46cette solution,
18:46s'ils ne le veulent pas,
18:48et on les protège même
18:49des influences.
18:50Quand j'entends
18:50un journaliste
18:52qui vient souvent sur Europe 1
18:53et qui nous expliquait
18:53dans le Figaro
18:54que quelque part
18:55c'est pour les raisons économiques
18:56qu'on allait tuer
18:57des centaines de milliers
18:57de personnes,
18:58comme des sénateurs
18:59qui nous donnaient
18:59un commission mixte paritaire
19:00que des centaines de milliers
19:01de Français allaient être concernés.
19:02Il y a 650 000 morts
19:03dans le pays chaque année,
19:04donc les erreurs d'appréciation
19:06sont quand même graves
19:06à ce point-là.
19:07On parle de la vie
19:07ou de la mort,
19:08mais il y a des moments
19:09où la vie
19:10n'est plus.
19:12Il faut avoir conscience de ça.
19:13Et donc ce texte,
19:14il n'en n'aura rien à personne.
19:16Il ne rapportera plus d'unité.
19:18Et puis,
19:18ce sont les plus aisés
19:19qui vont où ?
19:19En Suisse,
19:20en Belgique,
19:20au Luxembourg.
19:22Et on revit de toute façon
19:22les mêmes débats
19:23qu'on a vus pour l'avortement.
19:24On revit les mêmes débats
19:25que pour la loi Claes-Leonetti
19:26où les députés républicains
19:28d'aujourd'hui,
19:28je leur ai dit hier soir
19:30dans l'hémicycle,
19:31qui étaient opposés
19:32à ce texte,
19:34à la loi Claes-Leonetti,
19:36opposés.
19:37Et maintenant,
19:38on dit que c'est formidable,
19:38c'est extraordinaire.
19:39Et qui d'ailleurs invoque
19:40un pseudo-référendum,
19:42même Mme Le Pen
19:42nous a dit ça.
19:43Je leur dis chiche.
19:4484% des Français
19:45sont favorables.
19:46Et puis on va fouler au pied
19:47la Convention citoyenne
19:49où sur 180 personnes,
19:5170% étaient favorables.
19:52Non.
19:52Donc ce n'est pas un débat
19:53qui se fait dans un petit temps.
19:55Ce n'est pas vrai.
19:55C'est la cinquième fois
19:56qu'on est sur ce texte.
19:57En cinq ans,
19:58vous imaginez,
19:59citez-moi un autre texte
20:00de l'Assemblée
20:00où on a mis autant de temps.
20:02Donc franchement,
20:03je peux comprendre
20:04et je respecte
20:05mille fois
20:06ceux qui sont dans la vie différente.
20:07Mais qu'on ne nous dise pas
20:09qu'il n'y a pas
20:09les causes restrictives,
20:10les mineurs ne sont pas concernés,
20:11les handicapés ne sont pas concernés.
20:13C'est un collège médical
20:15qui décide.
20:15Et c'est le patient
20:16qui, quoi qu'il arrive,
20:17c'est lui qui a la seule capacité
20:19à dire « je veux ».
20:20L'inquiétude est quand même générale,
20:22notamment dans l'hémicycle.
20:23Il y a 1800 amendements
20:24qui ont été déposés.
20:26Vous savez,
20:27les détracteurs
20:28ont décidé de faire railler.
20:29Écoutez Philippe Juvin,
20:30député LR des Hauts-de-Seine,
20:31qui s'est dit inquiet
20:32à propos de ce nouveau droit.
20:33Il était sur Sud Radio ce matin.
20:35Ma crainte,
20:36compte tenu du système de santé
20:38qui est très paupérisé,
20:40c'est qu'on fasse en réalité
20:42appel à l'euthanasie
20:44par défaut d'accès
20:46à des soins et des soins palliatifs.
20:47Vous savez combien de temps
20:48il faut aujourd'hui
20:49pour avoir une consultation
20:50contre la douleur en France ?
20:51Deux à neuf mois.
20:52Et vous savez en combien de temps
20:54on pourra obtenir l'euthanasie ?
20:55Deux à dix-sept jours.
20:56Deux à dix-sept jours.
20:57Donc le risque est là.
20:59C'est que les gens
20:59risqueront par défaut
21:01d'avoir accès à l'euthanasie
21:02parce qu'ils ne pourront pas
21:03être soulagés.
21:03Donc des gens seuls,
21:06pauvres,
21:07des gens qui ne pourront pas
21:08se faire soigner correctement,
21:10ne pourront pas être soulagés,
21:12ne pourront pas être accompagnés,
21:13par défaut risque de demander
21:14l'euthanasie.
21:16Philippe Vigier,
21:16en tant que rapporteur général
21:17sur cette proposition de loi
21:18sur la fin de vie,
21:19vous balayez les arguments
21:20de Philippe Juvin ?
21:21Ce n'est pas bien.
21:22Quand on est professeur de médecine,
21:23chef de service,
21:23c'est un dix-septarisiens
21:24qu'il est,
21:26eh bien c'est faux.
21:27Je ne suis pas d'accord.
21:28Je suis désolé dans son service,
21:30il dit lui-même,
21:31il l'a dit dans les débats par le menteur,
21:33qu'il y a eu des traitements
21:34qui ont conduit,
21:35enfin des traitements,
21:36des médicaments
21:36qui ont conduit
21:37à apporter la mort à des patients.
21:39Non, il ne faut pas dire ça.
21:41Traitement pour la douleur,
21:41bien sûr.
21:42Il y a des détentes,
21:44mais ça n'a rien au fait
21:45qu'on continuera de faire des progrès
21:47pour lutter contre la douleur.
21:48Ça n'a rien à voir
21:49à mélanger tout cela.
21:50De dire que c'est des centaines
21:51de milliers de personnes
21:52qui sont concernées,
21:52c'est encore faux.
21:53D'abord, ce mot euthanasie
21:55que je refuse à prononcer,
21:56pourquoi on ne prononce pas euthanasie ?
21:58Vous savez ce que c'est ?
21:58Sur les racines grecques,
21:59Thanos, ça veut dire quoi ?
22:01C'est la belle mort.
22:02Et pourquoi on ne dit pas belle mort ?
22:03Et pourquoi on n'utilise pas
22:04le mot euthanasie ?
22:05Vous voulez qu'on oublie
22:06l'histoire ?
22:07Hitler ?
22:08Ce qui s'est passé
22:09avec les handicapés ?
22:11Donc on sait l'avenir
22:12qui leur a été réservé ?
22:13L'extermination de ces hommes
22:15et ces femmes ?
22:16Ce mot est souillé
22:17à vie dans l'histoire.
22:19Ce n'est pas bien.
22:19Donc aide à mourir,
22:20les mots sont simples,
22:21ils sont clairs,
22:21on aide les gens à mourir
22:23comme ils le veulent,
22:24mais dans des conditions médicales
22:26tellement encadrées.
22:27Et c'est là où Philippe Jubin
22:29se trompe.
22:29On a des accords de fond là-dessus.
22:30Il y aurait combien
22:31de personnes concernées ?
22:32D'abord, on ne le sait pas,
22:33mais ce ne sera pas
22:34des centaines de milliers de personnes.
22:35Ce sera peut-être
22:36quelques centaines de personnes,
22:38voire peut-être
22:38quelques milliers,
22:39mais très peu.
22:40Mais dans ces maladies-là,
22:42une fois de plus,
22:42avec un pronostic vital engagé,
22:44mais de façon,
22:45je l'ai dit,
22:47irréversible.
22:47Le mot est là.
22:48Et ce n'est pas nous
22:49qui l'avons choisi,
22:50c'est la Haute Autorité de Santé
22:51qui a choisi ce mot.
22:52C'est comme sur le mot
22:53d'aide à mourir.
22:54Le Conseil d'État
22:55a répondu
22:56que ce mot-là
22:56ne lui posait aucune difficulté.
22:59Ils veulent nous emmener
22:59dans le suicide assisté,
23:00mais un suicide,
23:01ce n'est pas cela.
23:02Quand vous vous suicidez
23:02dans 98,5% des cas
23:04sur les 10 000 suicides
23:05qu'il y a eu en 2025
23:06dans ce pays,
23:07les jeunes, souvent,
23:08les gens bien portants,
23:09mais qui avaient un mal-strôme,
23:10un mal-être,
23:12ça n'a rien à voir.
23:15L'aide à mourir
23:18qu'il y a eu 1 800 amendements.
23:20Il y a eu 2 500
23:20l'année dernière.
23:22Enfin, au 16 février 2026.
23:24On est habitués.
23:25On fait un peu
23:26d'obstruction parlementaire.
23:27Mais je veux vous dire une chose.
23:28Aujourd'hui,
23:29je défie qui que ce soit,
23:31prochain président de la République,
23:32Fab ou homme,
23:33de revenir sur ses textes
23:34comme sur l'IVG.
23:34Ils devaient revenir.
23:35Ils ne sont pas revenus.
23:36Est-ce qu'ils reviendront
23:37sur le mariage pour tous ?
23:38Jamais.
23:39Est-ce qu'ils reviendront
23:39sur l'aide à mourir ?
23:40Je vous dis jamais.
23:41Est-ce qu'ils sont revenus
23:42sur la peine de mort ?
23:43Jamais.
23:43Tous ceux qui aujourd'hui
23:45nous donnent des grandes leçons,
23:47je leur dis bon courage.
23:49Et s'ils veulent coller
23:50aux attentes des Français,
23:5284% des Français disent
23:53oui, nous voulons bénéficier
23:54d'une âme mourir
23:55si nous le voulons.
23:57Et à ceux qui disent
23:58que c'est une rupture
23:58anthropologique.
24:00Ça, c'est les grands mots
24:01qui sont utilisés.
24:02Anthropologique.
24:02Et pourquoi une sédation
24:04profonde et continue
24:05qui conduit jusqu'au dessin ?
24:06Parce que lorsqu'on vous démarre
24:06votre sédation profonde et continue,
24:08comment ça se passe ?
24:09Vous êtes déjà à moitié
24:09dans le coma
24:10ou du moins vous êtes inconscient.
24:12Vous dites j'ai envie ?
24:13Non, vous ne dites pas j'ai envie.
24:14Parce que vous avez signé
24:15une pancarte 5 ans,
24:1610 ans ou 3 mois avant
24:17où vous dites
24:18directives anticipées.
24:19Nous avons refusé,
24:20j'insiste,
24:21nous avons refusé
24:22les directives anticipées.
24:23Ça veut dire quoi ?
24:24Que nous avons refusé
24:25la mort programmée.
24:27C'est une décision
24:28d'un moment
24:29à un moment où justement
24:30les violences,
24:31les douleurs,
24:32tout ce qui est devenu insupportable,
24:33lorsque vous avez eu
24:347, 10 chimiothérapies,
24:35moi j'ai connu ça
24:36toute ma vie.
24:37Et certainement
24:38que dans vos entourages
24:39vous avez connu des gens comme ça
24:40qui sont au bout du chemin.
24:42L'acte d'amour ultime,
24:43ce n'est pas de leur donner la mort
24:44s'ils le souhaitent,
24:45s'ils le souhaitent,
24:46s'ils la demandent,
24:47s'ils la demandent.
24:48Respectons les malades.
24:49On ne parle pas des malades.
24:51Moi j'irais bien
24:51malheureusement
24:52qu'on parle un peu plus
24:53des malades.
24:54C'est ce qui devrait nous focaliser.
24:55Les malades,
24:56ces hommes et ces femmes
24:57que l'on doit respecter avant tout.
24:59Philippe Végier,
24:59un mot bien sûr
25:00de la présidentielle
25:01puisque François Bayrou,
25:03le président du Modem
25:05a publié
25:05alerte sur la France
25:06qui vient.
25:07Est-ce qu'il peut encore
25:08être faiseur de roi
25:09comme il a pu l'être ?
25:10Il y a quelques présidentielles
25:13maintenant.
25:14Écoutez,
25:14il y a une voix qui porte
25:16et qui contrate dans le débat.
25:17Moi je vais vous dire
25:18les choses très simplement.
25:19La cour des petits chevaux
25:20a démarré.
25:22Voilà.
25:22Ce que je souhaite simplement
25:23c'est qu'il faudra
25:24un moment l'arrêter
25:26parce que sinon
25:26il y a que les Kazakhs
25:27brunes,
25:28toques blondes,
25:28il y en a qui seront
25:28partis devant
25:29et on ne les rattrapera jamais.
25:30A savoir les insoumis,
25:32le RN ou le RN
25:32ou les insoumis.
25:33Donc il faut faire très attention.
25:35Donc l'espace central,
25:36le bloc central,
25:37les hommes et les femmes
25:37qui sont attachés à la République,
25:39à la fraternité,
25:39à l'égalité,
25:40qui sont attachés
25:41à une certaine idée
25:41de cette France
25:42doivent être en capacité
25:43de se retrouver.
25:44Être sur l'Assemblée
25:45autour d'une candidature ?
25:46Je le souhaite.
25:47Philippe Viget,
25:47maire de Châteaudun,
25:48député Modem d'Or et Loire,
25:49rapporteur général
25:50sur la proposition de loi
25:51sur la fin de vie.
25:52Est-elle invité
25:53des grands entretiens
25:53d'Europe 1 ?

Recommandations

  1. Europe 1
    il y a 7 semaines