00:00...associer le parti en raison du profil des organisateurs et du risque d'affrontement.
00:05Écoutez-le.
00:06Il y a plusieurs rassemblements qui sont prévus partout en France,
00:09dont beaucoup, dont nous ne connaissons pas les organisateurs.
00:12Et donc, comme nous l'avons toujours fait, le Rassemblement National ne participe pas à des manifestations
00:18avec lesquelles nous n'avons pas de lien direct avec les organisateurs.
00:20Et je suis, moi, responsable de la sécurité des élus et des députés du Rassemblement National.
00:25Par conséquent, je les ai appelés à la plus grande prudence.
00:27L'extrême-gauche a tué. Et il y a aussi une responsabilité morale de la part de mouvements politiques,
00:33ceux du Nouveau Front Populaire, qui, pendant les dernières élections législatives,
00:36ont fait campagne aux côtés de la milice de la jeune garde,
00:38qui est vraisemblablement responsable présumé de la mort de ce jeune militant nationaliste de 23 ans,
00:45qui, en France, est mort pour avoir défendu ses idées.
00:48Jordan Bardella, qui veut marquer ses distances ? Raphaël Stainville.
00:52Oui, mais on le comprend. Faudrait-il que Jordan Bardella prenne le risque
00:55de ruiner les efforts qui ont été menés pendant des années
01:00pour dédiabiliser le Rassemblement National ?
01:04Et justement, comme le rappelait tout à l'heure Gilles William Goldanel,
01:09voir à côté de représentants du Rassemblement National
01:13des milices d'extrême droite
01:15qui viendraient à nouveau accréditer l'idée
01:19que, en tout cas, ça serait utilisé, instrumentalisé ainsi par nombre de médias,
01:24que l'extrême droite et le Rassemblement National marcheraient main dans la main.
01:28Moi, je comprends sa prudence.
01:30Et puis, on ne peut pas lui faire le procès,
01:32lui et le Rassemblement National,
01:33de ne pas être montés au créneau.
01:36Ce sont les premiers, avec l'UDR,
01:38à avoir réclamé une minute de silence à l'Assemblée Nationale.
01:42Donc, il est dans son rôle.
01:44Pour vous, il a déjà rendu hommage, en fait.
01:46Et surtout, il veut préserver à tout prix
01:49l'image de respectabilité de son parti
01:52et ne pas, dans la mesure où il ne sait pas
01:55qui organise ou qui sont tous les responsables de cette marche,
02:00prendre le risque de voir ses efforts ruinés avec une marche.
02:05Je comprends parfaitement la prudence légitime
02:10de Bardella dans cette histoire.
02:13Il ne s'agit pas de faire des cadeaux à l'adversaire,
02:15qui ne lui veulent pas que du bien.
02:17Moi-même, je vous ai dit que j'étais prudent
02:20quand j'entends M. Benedetti venir vouloir marcher.
02:24Je n'aimerais pas beaucoup être à côté.
02:25Puis, j'ai l'esprit tellement chagrin,
02:27je pourrais même imaginer que des provocations,
02:29des types qui ne sont moi-même pas d'extrême droite,
02:31justement pour nuire,
02:33lancent des slogans, tisémites, etc.
02:35Tout est possible dans la période actuelle.
02:38Donc, effectivement, c'est une prudence
02:40de bonne alloi.
02:41Ça fait une semaine maintenant
02:42qu'on parle de cette affaire à juste titre
02:44et de ses répercussions.
02:46Comment jugez-vous le traitement médiatique
02:48de cette affaire et de la mort de Quentin Durant ?
02:52Écoutez quelques extraits glanés au hasard
02:55dans le service public.
02:57Sans même attendre que les auteurs soient identifiés,
03:00la classe politique s'invective
03:01et déjà l'extrême droite tire ses propres conclusions.
03:04La Jeune Garde est plutôt une organisation
03:06qui se veut d'auto-défense, en défense
03:09et pas en attaque.
03:11Là, on est face aussi à une instrumentalisation
03:15qui est insupportable pour attaquer la France insoumise.
03:20Et moi, j'aimerais qu'on m'explique.
03:21Quelle est la violence de la France insoumise ?
03:23Quelles sont les déclarations qui auraient été faites ?
03:26Quentin dit, à priori, s'il fait partie d'un service d'ordre,
03:29quand on fait partie d'un service d'ordre,
03:31c'est qu'on vient quand même pour en découdre
03:32ou protéger, mais ça veut dire que si on vient pour protéger,
03:35c'est qu'on sait qu'il y a un risque de violence.
03:36Oui, qui a donné lieu à ce qu'une source proche
03:38nomme une bataille rangée
03:40entre membres de l'ultra-gauche
03:42et de l'ultra-droite.
03:44J. William Golnadel.
03:45Ah non, mais France Inter, France Info,
03:47ça a été France insoumise cette semaine-là.
03:49C'est terrible.
03:50Parce qu'ils ont même au début...
03:52Après, ils ont mis un peu d'eau dans leur vin rouge,
03:54mais au début,
03:57Némésis, même Némésis,
03:58c'était d'ultra-droite.
04:06Lorsque la réalité,
04:08malgré tout,
04:09plus forte que l'idéologie,
04:10s'est imposée,
04:11ils ont un tout petit peu commencé à changer.
04:14Mais moi, à la limite,
04:16j'ai entendu le responsable Métiat de France Inter,
04:19vers 7h30,
04:21expliquer que c'était la faute de CNews.
04:23Non, mais attendez,
04:24c'était la faute de CNews.
04:26Ça va loin.
04:27Donc, non, ils ont été conformes
04:29à leur idéologie habituelle.
04:32Mais encore une fois,
04:33la réalité est plus forte que tout.
04:35Raphaël Stainville ?
04:36Oui, c'est vrai qu'il y a eu plusieurs temps.
04:38Et dans un premier temps,
04:40on a vu les médias,
04:42notamment l'audiovisuel public,
04:44Libération, Le Monde, Mediapart,
04:47presque unanimes
04:48à reconstruire l'histoire,
04:50nous parler de rixes,
04:51d'affrontements
04:52entre l'ultra-droite et l'ultra-gauche,
04:55avant de matiner leur discours.
04:59Mais un autre discours s'est imposé,
05:01d'ailleurs,
05:01presque en écho
05:02à la défense de la France insoumise,
05:06refaisant l'histoire de la jeune garde
05:09et expliquant que c'était un groupe d'autodéfense,
05:11avant, dans un troisième temps,
05:14de nous expliquer
05:14que la récupération
05:16faite par le Rassemblement National
05:18et Jordan Bardala
05:18était insupportable.
05:19J'en confère à la une
05:22de Libération hier ou avant-hier
05:24et à un papier du Monde.
05:28Il y a la volonté
05:29d'une partie de la presse
05:32de ne pas voir ce qui se passe,
05:33d'essayer de mettre
05:36un signe égalité
05:37entre la jeune garde
05:39et les mouvements
05:40de droite ou d'ultra-droite,
05:44que je ne sache pas
05:45que ceux qui ont tué
05:49Quentin soient
05:49des gens d'ultra-droite.
05:51Aujourd'hui,
05:52l'enquête,
05:53telle qu'elle avance,
05:57laisse à penser
05:57que la jeune garde
05:58est plus qu'impliquée.
06:01Oui, il y a plusieurs d'entre eux
06:02qui ont reconnu leur appartenance
06:03à la jeune garde.
06:03Bien sûr, bien sûr.
06:04Oui, j'ai William Golnader ?
06:05Non, non, je veux dire,
06:06sur ce point-là,
06:07les yeux sont faits,
06:10c'est acquis
06:11que ce sont des gens
06:12de la jeune garde
06:13qui ont participé
06:15au lynchage.
06:16Ensuite, c'est à l'intérieur
06:17de ces gens-là
06:18de savoir
06:19quelles sont
06:19les responsabilités,
06:20c'est tout.
06:22J'avance un petit peu
06:23parce que le temps file,
06:24malheureusement,
06:25mais c'est comme ça.
06:27Autre répercussion
06:28à laquelle on ne s'attendait
06:29pas forcément,
06:30c'est les liens
06:32entre la France
06:33et l'Italie
06:34et cette discorde
06:35au sujet de Quentin de Ranck
06:37et des tensions
06:37entre deux pays.
06:39Emmanuel Macron
06:39a demandé hier
06:40à Giorgia Méloni
06:41d'arrêter de commenter
06:42ce qui se passe
06:43chez les autres
06:43et la première ministre italienne
06:45a réfuté en retour
06:47toute interférence
06:47sur cette affaire
06:48qui, dit-elle,
06:49concerne tout le monde.
06:50Écoutez-la.
06:54Franchement,
06:54j'ai été très impressionné
06:56par cette déclaration
06:57de Macron.
06:58Je ne m'y attendais pas.
07:00D'abord parce que
07:00ma réflexion
07:01n'est pas spécifique
07:02à la France.
07:03Je vois un climat
07:04que je n'aime pas.
07:05Je le vois en Italie,
07:07je le vois en France,
07:08je le vois aux Etats-Unis.
07:10J'ai aussi commenté
07:11le meurtre de Charlie Kirk.
07:13Oui, intervenir
07:14en exprimant
07:15entre autres
07:15sa solidarité
07:16avec le peuple français
07:17sur un sujet
07:18qui, clairement,
07:20concerne tout le monde.
07:21Ce n'est pas une ingérence.
07:23Alors je suis désolé
07:24que Macron n'ait pas compris.
07:29Raphaël Staville,
07:29pourquoi est-ce qu'Emmanuel Macron
07:30a été si prompt
07:31à renvoyer dans ses 22,
07:33j'allais dire,
07:34Giorgia Méloni
07:36et à parler d'interférence ?
07:37Non mais très honnêtement,
07:38je ne sais pas
07:39ce qui passe dans la tête
07:40d'Emmanuel Macron
07:41lorsqu'il se permet
07:43de faire la leçon
07:44à Giorgia Méloni.
07:45Parce que Giorgia Méloni,
07:46au-delà de ce qu'elle vient
07:48de dire,
07:51étant émue
07:52comme de nombreuses personnes
07:54de ce qui se passe
07:55en France,
07:56mais en Italie
07:56et dans d'autres pays
07:57à travers le monde,
07:59elle a été aussi impactée,
08:01notamment,
08:02très précisément,
08:03en tout cas,
08:03elle a eu affaire
08:04à la jeune garde.
08:05Raphaël Arnaud,
08:06voilà quelques semaines
08:07en janvier,
08:08étaient à Rome
08:09au sein d'une manifestation
08:11antifasciste.
08:12Et que je ne sache pas
08:13que la France
08:15ait été irréprochable
08:17vis-à-vis de l'Italie
08:18lorsque nous avons
08:20accueilli
08:22les membres
08:23de certaines brigades
08:27rouges.
08:28Elle l'a rappelé,
08:29d'ailleurs.
08:29Comme le rappelait
08:30Giorgia Méloni.
08:31Donc,
08:32il y a une vraie injustice
08:33dans la manière
08:34dont Emmanuel Macron
08:35répond
08:36à Giorgia Méloni,
08:38mais qui est
08:39à l'image
08:40du personnage
08:40souvent incompréhensible.
08:43G. William Golnadel.
08:44Non, c'est vrai,
08:45j'ai,
08:46depuis très très longtemps,
08:48renoncé
08:49à trouver
08:50quelques rationalités
08:52dans le discours
08:55de notre chef d'État.
08:57D'autant plus
08:57que j'ai cru qu'on montre
08:58qu'il est européen, lui.
08:59quand Mme Méloni
09:02rend hommage
09:04à Quintin
09:05et dit
09:05que c'est triste
09:06pour l'Europe,
09:07je ne sache pas
09:07que lorsque
09:08tous les leaders politiques
09:11ont plaint
09:12l'Amérique
09:13de George Floyd,
09:14ils étaient
09:15dans l'immixion
09:16dans les affaires
09:17états-uniennes.
09:18Je ne sais rien.
09:19Il n'y a réellement
09:21aucune logique
09:22et effectivement,
09:24en plus de ça,
09:25la manière
09:26dont nous avons
09:27traité Césaré-Baptisti,
09:29ce brigatiste
09:30terroriste
09:31comme un innocent.
09:32Quand je dis nous,
09:33je suis un petit peu gentil
09:34parce qu'en vérité,
09:35c'est surtout
09:35le monde des libérations.
09:39Et longtemps
09:39la protection judiciaire française.
09:41Je peux vous le dire.
09:42Protection judiciaire française.
09:44Alors que c'est un terroriste
09:45et quand il a reconnu,
09:47il a été arrêté au Brésil,
09:48il reconnaît
09:50qu'il était coupable,
09:51il trouve le moyen
09:52de dire
09:52c'est vrai que j'ai dit
09:54aux Français
09:54qu'ils étaient innocents
09:55mais je n'ai pas eu
09:56beaucoup à me forcer.
09:57Merci à tous les deux,
09:59J. William Gonnadel
10:00et Raphaël Staville
10:00d'avoir participé
10:01à ce débat.
10:02Merci à vous
10:02pour votre écoute,
10:03les enfants d'Europe 1
10:04en Blin-Roche tout de suite
10:05qui vous emmènent
10:06jusqu'à 15h.
10:07Je vous souhaite
10:07un très bon après-midi
10:08et bien sûr
10:09un très bon week-end
10:09et puis j'en profite
10:10pour remercier
10:11toutes les équipes
10:12qui travaillent
10:13sur cette émission
10:14et qui m'accompagnent.
10:15Évidemment,
10:16Géraldine Hamon
10:16qui est à mes côtés
10:17mais également
10:17Julien Brigaud,
10:18Rémi Duprat,
10:19Christopher Filoc,
10:19Mathieu Prior,
10:20Philippe Battistelli
10:21ou encore Adrien Baget.
10:23Merci beaucoup à tous.
10:24Bon après-midi.
10:25Excellent week-end.
10:26C'était Kelly Mathias.
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