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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
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00:01Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour ce Midi News week-end.
00:04On va commencer nos débats, nos décryptages avec mes invités dans un instant.
00:08Mais d'abord l'actualité avec Audrey Berthaud. Bonjour Audrey.
00:11Bonjour Elodie, bonjour à tous.
00:13Je t'ai promis que ton prénom traversera la France entière.
00:16Ce sont les mots de la maman de Louis, mort des suites d'un violent passage à tabac.
00:21Plusieurs centaines de personnes ont marché ce dimanche midi pour lui rendre hommage.
00:26Nos équipes étaient sur place. Écoutez, des témoignages de personnes présentes pour Louis.
00:32Il n'y a pas que lui, il y a tous les autres avant, l'ENA et les autres.
00:38Il y en a tous les jours, viol, coup de couteau. Je ne sais plus ce qu'il faut faire.
00:44La magistrature ne fait pas son travail, rien ne va dans ce pays.
00:49Et tant qu'on n'aura pas à bouleverser le système, rien ne se passera vraiment.
00:54La France qui décline pour tous les domaines et on n'en peut plus en fait.
00:57Donc on est là pour soutenir les parents, la famille et pour dire qu'on est là, on se réveille.
01:03Je suis là parce qu'Emmanuel Macron nous demande de faire des enfants mais il ne protège même pas les
01:07enfants qui sont déjà en vie.
01:08Je trouve ça atroce ce qui s'est passé et en tant que maman on ne peut pas subir ça
01:13pour nos enfants, on ne peut pas laisser faire ça.
01:15C'est plus possible, il n'y a plus de justice.
01:18Dans le reste de l'actualité, à Marseille, un incendie a touché plusieurs navires amarrés sur le Vieux-Port.
01:25Le feu semble s'être déclenché à bord d'un bateau qui était taqué.
01:29Les flammes se sont ensuite répandues à une autre embarcation avant que les pompiers n'interviennent.
01:34Selon les marins pompiers, neuf personnes ont été blessées.
01:37Deux bateaux ont coulé.
01:39Le feu est désormais éteint.
01:41Et puis plusieurs incendies sont également en cours dans le sud de la France.
01:44A Cap-Antu, dans l'Aude, le feu a mobilisé d'importants moyens avec près de 240 pompiers et 60
01:50véhicules.
01:51Ce dimanche à 7h et après une nuit de lutte, il a été classé fixé.
01:56Un peu plus bas, près de Trévillac, un important incendie poursuit sa progression.
02:00L'incendie s'est déclaré hier soir vers 19h30 et a connu une progression rapide cette nuit.
02:06Jean-Luc Thomas, bonjour, vous êtes sur place.
02:08Plus de 1300 hectares sont déjà partis en fumée, hein Jean-Luc ?
02:13Quelle est la situation sur place ?
02:16Oui, exactement.
02:19Exactement 1350 et même à mon avis, on doit être à 1500 à l'heure où je vous parle.
02:25Il faut bien voir que depuis la fin de matinée, c'est la tramontane qui a repris sa vigueur ici.
02:33Et il y a des rafales entre 50 et 60 km heure, ce qui fait que ce feu progresse encore.
02:41Alors que tout à l'heure, le directeur du SDIS, c'était aux environs de 9h ce matin,
02:49espérer pouvoir fixer le feu à la mi-journée.
02:53Mais ce n'est évidemment pas le cas et ça n'est loin d'être le cas.
02:58Ce qui est important, c'est qu'il y a quand même énormément de moyens.
03:02Il y a 700 pompiers qui sont sur place et qui viennent de toute la France,
03:06qui viennent même en partie de l'Europe.
03:09Ensuite, il y a les moyens aériens qui sont très importants là encore.
03:134 Canadair, 2 DASH, 3 hélicoptères bombardiers d'eau qui essayent d'éviter que le feu progresse encore plus.
03:24Je vous propose d'écouter des personnes que l'on a rencontrées avec Axel Rebaud
03:30qui sont inquiets par rapport à la situation et par rapport à ce feu.
03:34Le cœur serré ce matin, déjà cette nuit quand on a vu tout partir en fumée,
03:38c'est désastreux de voir notre paysage partir comme ça en fumée.
03:44En plus en étant fleuriste, on est proche de la nature et vraiment ça pince le cœur.
03:48C'est notre terrain de jeu aussi pour aller cueillir toutes sortes de végétation pour notre beau métier.
03:52Donc voilà, impossible hier, impossible pour nous.
03:57C'est terrible, toute la population, les montagnes, tout part en néant, c'est terrible.
04:03Ça fait mal au cœur.
04:05Je suis quand même inquiet pour tous les gens, il y a pas mal de personnes qui habitent dans des
04:09masses isolées,
04:10dans des maisons, dans ce moment-là, donc ça fait plus peur pour eux.
04:14Je suis presque à côté du feu, quoi.
04:17Et hier soir, on a été évacués, enfin dans la matinée, on a été évacués.
04:21C'est réconfortant de voir les avions, enfin les pompiers.
04:25Enfin, ce qui est important, c'est de savoir que les pompiers font maintenant une barrière,
04:32un barrage pour éviter que le feu arrive vers le massif des Afres,
04:36qui est un massif très, très boisé ici, dans les Périnées-Orientales.
04:41Merci beaucoup Jean-Luc Thomas.
04:43Vous nous tenez donc au courant de la situation sur place.
04:46Et merci à Axelle Rimbaud qui vous accompagne.
04:48Et merci à vous Audrey pour ce journal.
04:51Je vous présente maintenant le plateau qui va m'accompagner pendant cette heure.
04:54Léonard Zerbi, bonjour.
04:56Bonjour Elodie.
04:56Avocat à vos côtés, Amine Elbeil, bonjour.
04:58Bonjour Elodie.
04:59Juriste et auteur, Emédie Reich, bonjour.
05:01Bonjour.
05:02Vous êtes analyste politique.
05:03Et justement, on va parler de politique avec cette première actualité.
05:07Edouard Philippe qui tient son premier grand meeting de campagne.
05:11Nos équipes sont sur place.
05:12Nous sommes avec Jérémy Patriletus, bonjour.
05:15Et merci d'être avec nous.
05:17Vous êtes député justement du groupe Horizon.
05:20Ma première question est assez simple.
05:21Qu'est-ce que vous attendez de ce premier meeting de campagne ?
05:27Écoutez, on va entrer dans cette campagne présidentielle.
05:30Pour Edouard Philippe, pour nous, c'est un point de bascule ce meeting.
05:33Vous voyez derrière moi des milliers de Français qui sont venus l'écouter.
05:37Ce sera l'occasion pour lui d'expliquer les raisons de sa candidature,
05:41de répondre aussi aux caricatures.
05:42Vous savez, on le décrit souvent, Edouard Philippe, comme un technocrate, incapable de comprendre la France.
05:48Vous verrez dans son discours qu'il parlera de la France, d'où il vient, qui il est, un petit
05:53-fils de Docker, un fils d'enseignant.
05:55Et c'est pour lui un moment important, puisqu'il va présenter aux Français, non seulement qui il est, d
06:01'où il vient, où il habite,
06:02mais ce qu'il veut faire pour la France et pour les Français.
06:05Donc c'est un moment important.
06:07Justement, en ce qui concerne ce qu'il veut faire pour la France, est-ce qu'on doit s'attendre
06:10aujourd'hui au dévoilement d'une partie peut-être du programme ?
06:14Est-ce que vous savez sur quel thème Edouard Philippe veut insister pour ce premier meeting de campagne ?
06:21Il va fixer un cap. On ne peut pas demander aux Français de faire des efforts, de promettre du sang
06:28et des larmes,
06:29sans expliquer le sens de ses propositions, le sens de ses réformes.
06:33Il dira les choses clairement. D'abord qu'il veut l'ordre, l'ordre dans les comptes, l'ordre dans
06:38la rue, l'ordre aux frontières.
06:40Et puis il fera, comme il l'a déjà dit à plusieurs reprises, de la jeunesse, la boussole de son
06:45engagement politique.
06:46Est-ce que les réformes qui seront faites, est-ce que les mesures qui seront prises sont de nature à
06:52améliorer la situation des jeunes de ce pays,
06:55à préparer l'avenir de notre jeunesse ?
06:57C'est par exemple pour cela qu'il a fait de la réforme des retraites, de la réforme du modèle
07:01social, l'une des priorités,
07:03parce qu'il s'agit, et c'est tout l'enjeu de sa candidature et de sa campagne présidentielle,
07:07de préparer l'avenir de nos enfants et l'avenir de la jeunesse française.
07:12Une question peut-être un peu plus politique.
07:14On sait que Maude Bréjean sera là, ainsi que Mathieu Lefebvre, des proches de Gérald Darmanin.
07:18On sait que Nicolas Faurissier, qui vient des Républicains, sera également là.
07:22Comment vous voyez ces... Alors je ne sais pas si on peut parler vraiment de ralliement,
07:25ou en tout cas la présence de ces ministres que je viens de citer.
07:34Personne ne gagne une élection présidentielle en multipliant les soutiens.
07:37Mais ce qui est certain, c'est que quand, comme Édouard Philippe, on veut rassembler la droite et le centre,
07:43quand on souhaite accéder à la présidence de la République, il faut être capable de rassembler.
07:48Rassembler la droite et le centre, et la multiplication des soutiens, la semaine dernière, les semaines passées,
07:54montre qu'Édouard Philippe est capable d'incarner ce rassemblement de la droite et du centre.
07:59Montre aussi que cette campagne connaît une dynamique, et vous le verrez derrière moi.
08:04Vous voyez plus de 5000 personnes qui sont venues aujourd'hui, un jour de départ en vacances au mois de
08:08juillet,
08:08écouter Édouard Philippe.
08:10Aujourd'hui, je crois qu'on entre dans un nouveau temps de cette campagne présidentielle.
08:14C'est un point de bascule, et les soutiens, à la fois des ministres, des responsables politiques de la droite
08:18et du centre,
08:19mais des milliers de Français qui sont venus aujourd'hui,
08:22montrent qu'il est capable, je crois, aujourd'hui, d'incarner le rassemblement de la droite et du centre.
08:26Et plus largement, de parler aux Français, parce que c'est bien de cela dont il s'agit.
08:31– Un autre soutien, ou plutôt une main tendue, cette semaine, celle de Laurent Wauquiez.
08:36Les LR sont montés au créneau.
08:38Pourtant, vous le savez, chez Horizon, cela fait en réalité longtemps,
08:41qu'il y a des passerelles entre Horizon et Les Républicains,
08:44puisque Bruno Retailleau, lui-même, pour les sénatoriales, s'est allié avec vous.
08:47Est-ce que ça vous étonne, justement, qu'il y ait eu autant de polémiques autour de Laurent Wauquiez,
08:51alors que dans les faits, si on regarde les prochaines échéances électorales,
08:55les alliances, elles sont déjà bel et bien en cours ?
08:57– Vous savez, moi, j'ai écouté Laurent Wauquiez ce matin expliquer pourquoi il avait dit
09:03que pour lui, non seulement Edouard Philippe incarnait l'ordre et le sérieux,
09:07mais pourquoi il pensait qu'Edouard Philippe était le mieux à même de rassembler.
09:11Il a dit une chose que je partage à 1000%.
09:13Moi qui combat Jean-Luc Mélenchon depuis le début de mon engagement politique,
09:17qu'il a encore combattu hier soir vivement quand il s'en est pris aux journalistes,
09:21on veut empêcher, et je crois que tous les Français de droite dans ce pays veulent empêcher
09:26que Jean-Luc Mélenchon puisse accéder au second tour de l'élection présidentielle.
09:31Il ne s'agit pas de faire campagne simplement pour empêcher la victoire du Rassemblement national
09:36ou de la France insoumise, mais je crois que pour notre pays, pour bon pays,
09:40ce pays auquel je suis attaché, auquel Edouard Philippe est profondément attaché,
09:44on ne peut pas permettre à Jean-Luc Mélenchon d'accéder au second tour de l'élection présidentielle.
09:50Je ne vous le dis pas, je ne le dis pas pour se faire peur,
09:53on voit la dynamique de Jean-Luc Mélenchon, c'est un candidat redoutable en campagne,
09:57et quand on est de droite, quand on aime la France, on doit tout faire pour être capable de se
10:02rassembler
10:02et de permettre à la droite et au centre d'accéder au second tour de l'élection présidentielle.
10:06Je suis convaincu, et vous le verrez dans le discours d'aujourd'hui,
10:09qu'Edouard Philippe est le mieux à même, non seulement de porter un projet de redressement pour le pays,
10:14un projet pour la jeunesse de ce pays,
10:16mais aussi permettre d'éviter un choix mortifère entre le Rassemblement National et la France Insoumise
10:21au second tour de l'élection présidentielle.
10:23Merci beaucoup à Jérémy Patrilettus d'avoir été avec nous.
10:26Vous suivrez le grand discours d'Edouard Philippe à partir de 15h sur CNews,
10:31et puis à l'issue on sera aussi avec un certain nombre de ses soutiens,
10:35pour débriefer, comme on le dit, le discours.
10:37Pour autre actualité, c'était hier, et c'est surtout une actualité qui va agiter la semaine prochaine
10:43avec le verdict concernant notamment Marine Le Pen.
10:47Eh bien hier, elle était en déplacement à Liévin, aux côtés de Jordan Bardella.
10:51Maxime Leguay était sur place, il nous raconte cette journée.
10:55Marine Le Pen et Jordan Bardella affichent leur unité et leur combativité ici à Liévin,
11:01dans le Pas-de-Calais, terre électorale de la triple candidate à l'élection présidentielle,
11:06devant près de 1 200 militants rassemblés, venus soutenir leur championne
11:12à quelques jours seulement de son échéance judiciaire.
11:15Marine Le Pen qui a réaffirmé sa détermination, sa sérénité dans un discours sans notes ni pupitres,
11:22discours combatif selon la décision des magistrats.
11:25La situation ne sera pas la même, mais elle se fera avec les mêmes personnes.
11:29Voilà les mots et le message de Marine Le Pen adressé pour rassurer son camp
11:34parce que quoi qu'il arrive, ils feront tous les deux campagnes.
11:37C'est ce qu'ils ont martelé à plusieurs reprises.
11:40Le patron du Rassemblement National qui a lui réitéré son amitié,
11:44son soutien total à Marine Le Pen, qu'il espère bien voir élue présidente de la République d'ici quelques
11:50mois.
11:51C'était leur dernière apparition publique avant la décision de la Cour d'appel de Paris ce mardi.
11:56Ils ont décidé de la passer ensemble, complice, manière de réaffirmer pour ceux qui en doutaient
12:02qu'ils sont et resteront unis dans cette épreuve.
12:05Amine Elbaï, je ne veux pas trahir ce qui se passe quand on diffuse les sujets,
12:09mais vous disiez vous-même que la transmission, elle est déjà prête.
12:13Si tant est que cette transmission soit nécessaire, on le saura mardi.
12:17Oui, absolument. Je crois que ce rassemblement à Liévin, dans le Pas-de-Calais,
12:22en présence de Marine Le Pen et Jordan Bardella, il est quand même assez rare de les voir les deux
12:26en même temps à l'occasion de meetings hors rentrée politique classique,
12:31montre quelque chose d'assez fort.
12:33C'est que le Rassemblement National a déjà anticipé une éventuelle condamnation de Marine Le Pen
12:38et donc une éventuelle transmission du flambeau à Jordan Bardella
12:43qui aurait cette tâche finalement de conduire le Rassemblement National
12:47au second tour de l'élection présidentielle, face probablement à la France Insoumise.
12:53Mais si on combine en réalité ce sujet avec le sujet précédent,
12:56tout laisse penser qu'en réalité, les Républicains sont aujourd'hui un parti en voie de disparition.
13:01Ceux qui en réalité veulent faire barrage au macronisme ou à la continuité d'Emmanuel Macron,
13:08eh bien ils voteront pour Marine Le Pen ou pour Jordan Bardella.
13:11Pour l'instant, d'abord, l'État-major s'habit avec la macronisme.
13:14C'est le cas par exemple, comme on le disait, en Vendée avec Horizon,
13:17c'est le cas dans les Bouches-du-Rhône avec Renaud Misolier.
13:20Absolument. Et ceux qui veulent effectivement la continuité d'Emmanuel Macron,
13:24Emmanuel Macron s'en va dans dix mois, ceux qui veulent la continuité derrière Édouard Philippe,
13:28ils iront chez Édouard Philippe. Mais ce qui est certain, c'est que celui qui avait été peut-être le
13:33plus lucide sur le sujet,
13:35je crois que c'était Éric Ciotti, lorsqu'il a créé l'UDR en 2024, à l'occasion de la
13:41dissolution de l'Assemblée nationale.
13:43Je crois que tous les vrais Républicains, tous les vrais LR qui en réalité veulent faire barrage à Emmanuel Macron,
13:50finiront par partir au Rassemblement national.
13:52Et ce n'est pas disqualifier Bruno Rotaillot. C'est quelqu'un de très intelligent.
13:57Un petit peu quand même, mais...
13:57Non, c'est un homme très intelligent, mais très droit.
14:00Mais malheureusement, le LR qui constituait l'union présidentielle de 2002, l'UMP,
14:07où il y avait toutes les forces de la droite et du centre, sont malheureusement en voie de disparition.
14:11Et LR ne parle à plus personne aujourd'hui.
14:13Effectivement, c'est bien que vous disiez d'abord que ce n'est pas pour disqualifier Bruno Rotaillot.
14:16Après, je vous taquine Amine, évidemment qu'il n'y a pas de problème.
14:18Je voudrais qu'on écoute justement Marine Le Pen.
14:20Elle s'est exprimée hier à Liévin.
14:23Et on écoute justement ce qu'elle disait à propos de Jordan Bardella.
14:26Si Jordan Bardella devait être le candidat à l'élection présidentielle.
14:30Écoutez.
14:32Marine Le Pen se présentera à la présidentielle.
14:35Et si elle est élue, Jordan sera Premier ministre.
14:39Mais si, mes amis, mais si la justice m'interdit de me présenter à la présidentielle.
14:49Alors, c'est avec une grande énergie, moi aussi, et une grande conviction et une grande confiance
14:58que je soutiendrai évidemment tous les jours et jusqu'à sa victoire, la candidature de Jordan Bardella.
15:06Mais Iraïch, on voit Marine Le Pen, alors hier à Liévin ou dans un certain nombre d'interviews récemment,
15:11qui veut se montrer combattante jusqu'au bout, qui dit qu'elle n'a pas peur, qu'elle affrontera.
15:16On voit que jusqu'au bout, en tout cas, Marine Le Pen, elle est combattante.
15:20Alors, elle est combattante et de toute façon, il faut qu'elle garde cette posture.
15:23Il y a quand même un élément à prendre en considération, c'est la nature de l'élection présidentielle.
15:26C'est forcément la consécration d'un destin.
15:28Quand vous êtes dans un parti politique comme le RN qui se retrouvera forcément au second tour,
15:32vous ne pouvez pas avoir de chef.
15:33Donc, la succession potentielle suivant le résultat de mardi, elle doit le préparer maintenant.
15:39Donc, tout a été mis en ordre de bataille, tout a été bien pensé pour le moment.
15:43Donc, il ne peut pas y avoir de chef.
15:44Donc, si Marine Le Pen est candidate, elle ira jusqu'au bout.
15:47Et à mon sens, c'est elle qui aura le plus de chances.
15:49Elle a déjà préparé la succession pour Bardella.
15:51Donc, elle a raison de tenir ce discours courageux, combatif, puisqu'elle a tout intérêt à le faire maintenant.
15:55Elle ne peut pas renoncer et dire « j'ai des doutes ».
15:57Ça plongerait quand même un effroi au sein du Rassemblement national.
16:02Donc, ce qu'elle fait, pour le moment, c'est parfait.
16:04Il y aura le coup près qui tombera mardi.
16:06Mais le Rassemblement national s'est suffisamment bien constitué.
16:08Maintenant, ils ont un bloc solide.
16:09Ils ont un électorat qui s'est quand même largement élargi.
16:12C'est presque monolithique par moment.
16:14Donc, pour le moment, il n'y a pas d'inquiétude plus que nécessaire à avoir du côté de Marine
16:18Le Pen.
16:18C'est uniquement son destin, mardi, qui sera décidé.
16:21Et le parti s'est mis en ordre de marche pour faire face à toute éventualité.
16:25Et justement, je vous rappelle que mardi, on suivra bien entendu sur l'antenne de CNews
16:29toutes les décisions et les potentielles répercussions.
16:32Je voudrais qu'on regarde ce que disait Gérald Darmanin.
16:35C'était en novembre 2024.
16:37À l'époque, évidemment, il n'était pas encore ministre de la Justice
16:40et n'était plus ministre de l'Intérieur.
16:42Et il s'était exprimé justement sur cette situation.
16:44Il disait ceci.
16:45« Il serait profondément choquant que Marine Le Pen soit jugée inéligible
16:49et ainsi ne puisse pas se présenter devant le suffrage des Français.
16:52Combattre Marine Le Pen se fait dans les urnes, pas ailleurs.
16:54Si le tribunal juge qu'elle doit être condamnée,
16:56elle ne peut l'être électoralement, sans l'expression du peuple.
16:59N'ayons pas peur de la démocratie.
17:01Et évitons de creuser encore plus la différence entre les élites
17:03et l'immense majorité de nos concitoyens. »
17:06Léonard Zervib, à l'époque, cette prise de parole,
17:08elle avait été extrêmement rare.
17:09Mais on comprend ce que dit Gérald Darmanin.
17:11Il ne dit pas « Marine Le Pen ne doit pas être condamnée
17:14ou elle n'a rien fait. »
17:15Ce n'est pas lui, a priori, qui en décide.
17:16En revanche, il dit « Il faut distinguer une peine
17:19et la possibilité d'aller devant les Français. »
17:22Oui, je crois que si Marine Le Pen est empêchée par les juges
17:25de se présenter à l'élection présidentielle,
17:27ce serait un scandale démocratique.
17:28Vous savez, moi, je n'aimerais pas être à la place des juges d'appel
17:31qui vont rendre leur décision mardi.
17:32Parce qu'en quelque sorte,
17:34ils n'ont que des mauvaises décisions à prendre.
17:35Parce que soit, ils décident de la relax et ou d'une condamnation
17:41avec une peine d'inéligibilité inférieure ou égale à deux ans.
17:44Et dans ce cas-là, ce qui permettra à Marine Le Pen
17:47de se présenter à l'élection présidentielle,
17:48si elle ne se pourvoit pas en cassation,
17:50mais c'est un autre sujet.
17:51À ce moment-là, effectivement, Marine Le Pen pourra se présenter
17:54à l'élection.
17:55Mais beaucoup de gens diront « Vous voyez, il y a un deux poids, deux mesures.
17:58On ne condamne pas de la même manière des élus
18:01que ce qu'on condamne habituellement pour ce type de fait
18:03où la peine de cinq ans d'inéligibilité est assez classique.
18:06Et s'ils prononcent une peine supérieure à deux ans
18:09comme celle qui a été sollicitée par le parquet,
18:12puisque là, actuellement, le parquet a demandé
18:15une peine d'inéligibilité de quatre ans.
18:18Si, à ce moment-là, ils suivent les réquisitions du parquet,
18:21on dira « Vous voyez, les juges sont antidémocratiques
18:24et ils empêchent une candidate à l'élection présidentielle
18:27de se présenter. »
18:28Donc moi, je crois qu'il y a un vrai sujet de fond
18:30qui est de savoir « Est-ce que dans une société démocratique,
18:33dans un État de droit, on souhaite que des juges
18:35puissent se prononcer sur une peine d'inéligibilité
18:38et empêcher des élus de se prononcer ? »
18:40Personnellement, je trouve qu'une mesure,
18:42une peine d'inéligibilité est attentatoire
18:44à la séparation des pouvoirs
18:46et qu'on les met dans des situations qui sont impossibles.
18:49Ce n'est pas à eux de décider
18:52si une candidate à l'élection présidentielle
18:54peut ou non se présenter.
18:57C'est aux électeurs de trancher ce débat.
18:59Donc la question de la culpabilité est une chose
19:01et la question d'empêcher des élus de se présenter
19:04en est une autre.
19:05Et simplement une dernière remarque,
19:07il y a quelques années, les élus trouvaient ça formidable,
19:09ces peines d'inéligibilité.
19:10Il faut quand même aussi remettre la faute sur la politique.
19:14La loi Sapin 2 qui a été portée par Michel Sapin,
19:17c'est de prévoir que les peines d'inéligibilité
19:19soient automatiques dans le cas de certains élus,
19:21notamment pour les condamnations à DDI,
19:23de détournement de fonds publics.
19:24À l'époque, tout le monde trouvait ça formidable.
19:26Il faudrait peut-être revenir là-dessus aujourd'hui.
19:27Avec Mehdi, un côté aussi justement de cette République des juges.
19:31On se rappelle évidemment de François Fillon.
19:33On voit que très souvent, même Édouard Philippe,
19:35une fois que vous devenez candidat,
19:36une fois que dans les sondages, vous êtes assez en tête.
19:38Bizarrement, il y a plein d'enquêtes qui vous arrivent dessus
19:41avec la question où les Français se demandent un petit peu
19:43est-ce que, comme le disait Léonard,
19:44ce sont aux juges de décider
19:46et est-ce qu'à chaque fois que quelqu'un va se présenter,
19:48on va découvrir des enquêtes, des fonds, etc. ?
19:51Il y aura toujours ce soupçon,
19:53mais je pense aussi que c'est la nature de la justice.
19:54Comme la justice a un temps différent du temps politique
19:57et du calendrier politique,
19:59inévitablement, sur ce type d'affaires,
20:00la justice va devenir un coup près politique.
20:02Et ça, je pense que c'est une limite naturelle
20:04et structurelle de notre système démocratique.
20:06C'est que le temps de l'affaire fait qu'on arrive
20:08au moment de l'élection présidentielle,
20:09la justice va se transformer inévitablement
20:12et irrémédiablement.
20:13Et là, je pense qu'il y a une pression énorme
20:14qui sera sur les juges en arbitre politique.
20:17Et là, je te rejoins sur l'analyse,
20:19mais je pense que la pression sur les juges
20:22doit être énorme.
20:23Et c'est un sentiment de malaise profond
20:25parce que le Rassemblement national
20:26s'est constitué depuis des années
20:27comme la première force politique
20:28et représente combien ?
20:2911, 12, 13 millions d'électeurs ?
20:31Au moins 11 millions.
20:3111 millions.
20:33C'est-à-dire que momentanément,
20:34ça va appartenir au juge d'appel
20:36de décider ce qui va se passer potentiellement
20:38lors de l'élection présidentielle.
20:39Ça pose une question démocratique sur le fond.
20:42Je suis complètement d'accord là-dessus.
20:43Je voudrais qu'on écoute justement
20:44ce que disait Charles Redouel,
20:45le député Ensemble pour la République des Yvelines,
20:47était l'invité du grand rendez-vous
20:49CNews Europe 1 et Les Echos.
20:51Écoutez ce qu'il dit justement
20:53du positionnement du Rassemblement national.
20:56Le Rassemblement national fait partie
20:58du champ républicain.
20:59À partir du moment où vous avez un parti
21:01qui suscite l'adhésion de millions de Français,
21:03on a deux moyens de traiter la question politique.
21:06Soit on balance des arguments moraux,
21:08et en l'occurrence sur les électeurs
21:10du Rassemblement national.
21:11On les traite depuis des décennies
21:12de fascistes, de racistes, de nazis.
21:14Mais la seule chose qu'on constate,
21:16c'est que le vote pour le Rassemblement national
21:19monte comme une vague irréversible dans notre pays.
21:21Soit on décide de s'attaquer
21:22à la racine du problème,
21:24à la racine politique.
21:26Le Rassemblement national apporte,
21:27à mon avis, des réponses négatives,
21:30des réponses que je ne souhaite pas pour mon pays,
21:33à des vrais problèmes.
21:35Amin Elbeil, non seulement c'est une position
21:37plutôt originale en Macronie,
21:38mais on peut comprendre ce que dit Charles Redouel.
21:40Le fait de sans arrêt mettre une cible
21:43dans le dos des élus RN,
21:45le fait de les caricaturer,
21:46n'a jamais été payant stratégiquement
21:48pour les autres partis.
21:49Vous savez, c'est un peu l'argument
21:51de ces grands gens de gauche,
21:54donneurs de leçons,
21:56qui m'expliquent en permanence
21:58quand je me balade dans les rues de Paris
22:00et plus globalement quand je me balade
22:02dans les quartiers en France
22:03et qui m'expliquent qu'en intervenant sur CNews,
22:05je contribuerais à faire monter
22:06le Rassemblement national dans le pays.
22:08Sauf que la vérité,
22:09c'est que depuis maintenant 30 ans,
22:11à force d'avoir diabolisé
22:12le Rassemblement national,
22:14et à mesure que le Rassemblement national
22:16a été diabolisé,
22:17le Rassemblement national a grimpé.
22:19Dans les enquêtes d'opinion
22:21et les résultats électoraux.
22:23Et donc effectivement,
22:25et je trouve que cette position
22:26de ce député Rodouel
22:28l'honore totalement.
22:30Aux opposants du Rassemblement national,
22:33vous ne pouvez pas aujourd'hui
22:34vous ne pouvez pas aujourd'hui
22:37diaboliser systématiquement
22:39leurs électeurs et diaboliser...
22:40Ni prétendre qu'à sur notre plateau
22:41on fait monter qui que ce soit
22:42ou quoi que ce soit d'ailleurs.
22:43D'ailleurs, ni prétendre
22:44que sur le plateau de CNews
22:46ou n'importe quel plateau,
22:48le Rassemblement national
22:49serait sur-représenté.
22:50La réalité, c'est que
22:51quand on veut débattre politiquement,
22:55on oppose des idées.
22:56On oppose des idées de fond.
22:58Et d'ailleurs, c'est ce qui,
22:59aujourd'hui,
23:01et nous le voyons,
23:02c'est ce qui a entraîné
23:03la chute de la droite
23:03dans les sondages
23:04et la chute de la gauche.
23:05Il n'y a plus de droite,
23:06il n'y a plus de gauche,
23:07il y a deux blocs.
23:07Il y aura au second tour
23:09de l'extérieur présidentiel,
23:10l'ERN,
23:10face à la France insoumise.
23:11Et on continuera évidemment
23:12à parler beaucoup de politique
23:14cette semaine.
23:15On marque une pause
23:16dans ce Midi News Week-end
23:17et puis,
23:17on évoquera cette marche
23:19ce matin pour Louis,
23:20cette dernière marche
23:21qui demandait justice pour Louis.
23:23C'était à Narbonne.
23:24On sera sur place.
23:25A tout de suite.
23:29De retour pour la deuxième partie
23:30de Midi News Week-end.
23:32On va parler dans un instant
23:33de cette marche
23:34qui s'est tenue ce matin
23:35à Narbonne
23:36après le meurtre du jeune Louis.
23:38Mais d'abord,
23:39le reste de l'actualité
23:40avec Audrey Berthaud.
23:41Rebonjour Audrey.
23:41Rebonjour à Marseille.
23:43Un incendie a touché
23:44plusieurs navires amarrés
23:45dans le Vieux-Port.
23:46Le feu semble s'être déclenché
23:48à bord d'un bateau
23:49qui était taqué.
23:50Les flammes se sont ensuite
23:51répandues à une autre embarcation
23:53avant que les pompiers
23:54n'interviennent.
23:54Selon les marins en pompiers,
23:56neuf personnes ont été blessées.
23:57Deux bateaux ont coulé.
23:59Le feu est désormais éteint.
24:01Le pape prie pour les victimes
24:04du double séisme au Venezuela.
24:06A l'issue de la prière de l'Angélus,
24:07le pape Lyon XIV a tourné ses pensées
24:09vers le pays dramatiquement frappé
24:11par deux violentes secousses
24:13qui ont fait près de 3000 victimes.
24:14Sur place,
24:15les équipes de secours internationales
24:17cessent progressivement
24:18la recherche de survivants
24:19dans les décombres.
24:21Et enfin,
24:21la Chine a annoncé
24:22qu'elle allait mener
24:23des exercices navals annuels
24:24avec la Russie.
24:25Ce sera au mois de juillet
24:26à proximité des côtes chinoises
24:28puis des patrouilles conjointes
24:29dans une zone non précisée
24:31du Pacifique.
24:32La Chine et la Russie
24:33organisent depuis de nombreuses années
24:34des manœuvres militaires communes.
24:36Merci beaucoup, Audrey Berthaud.
24:39Je vous le disais,
24:39on va revenir maintenant
24:40sur la marche
24:41qui s'est tenue ce matin.
24:42La dernière marche,
24:43comme a voulu l'appeler
24:44la famille de Louis.
24:46Une marche à la volonté
24:47de la maman
24:48et de la famille maternelle
24:49de Louis.
24:50On va écouter justement
24:51sa mère.
24:51Elle s'est exprimée.
24:52On l'écoute.
24:58On va l'écouter
24:59dans un instant.
25:00Le son arrive.
25:02Est-ce qu'on peut écouter
25:02la mère de Louis ?
25:04Allez, on l'écoute.
25:06Quand je t'ai dit
25:06que j'allais me battre
25:07pour que justice te soit rendue,
25:09je vais me battre
25:09pour que leur peine
25:11soit à la hauteur
25:11de ce qu'ils t'ont fait.
25:13Je ne veux plus entendre
25:14parler d'excuses de minorité.
25:15Est-ce que toi,
25:16à mon fils,
25:17on t'a donné ?
25:18Est-ce qu'on a invoqué
25:19l'excuse de minorité
25:20pour t'excuser ?
25:21Mais personne n'invoque
25:22ta minorité
25:23pour condamner
25:24plus servèrement
25:24ceux qui ont du même âge
25:25que le tien
25:26t'ont arraché à la vie.
25:28Je me battrai,
25:29mon fils.
25:30Je me battrai
25:30pour qu'ils prennent
25:31tous 30 ans
25:31de peine ferme,
25:33incompressive,
25:34définitive.
25:40Vous venez d'entendre
25:41cette volonté aussi
25:42d'une maman
25:42qui veut une justice
25:43qui soit sévère
25:45et on peut la comprendre.
25:46Et Louis,
25:46malheureusement,
25:47on a beaucoup parlé aussi
25:49de ces dysfonctionnements,
25:50notamment avec l'aide sociale
25:51à l'enfance.
25:52Et malheureusement,
25:52ce n'est pas le premier exemple
25:53où on parle de dysfonctionnements
25:54qui mènent à une mort.
25:56On va écouter de nouveau
25:57Charles Rodouel,
25:58le député ensemble
25:58pour la République des Yvelines,
26:00qui est très clair,
26:01il faut tout changer
26:02pour mieux protéger
26:03notamment nos mineurs.
26:05Tous ces meurtres sont très distincts.
26:07Tous ces meurtres sont très distincts
26:07les uns des autres,
26:08mais ils traduisent une seule
26:11et même réalité,
26:12c'est que la République,
26:13aujourd'hui,
26:13n'est plus en capacité
26:14de protéger ses enfants.
26:15Est-ce qu'on est dans une...
26:16Rejeter la faute uniquement
26:17sur les magistrats
26:18et nous dédouaner
26:20et faire semblant
26:21que nous sommes nous
26:22totalement irresponsables
26:23dans ce type d'affaires
26:24alors qu'il y a des manquements
26:25dans la loi
26:26et dans les textes
26:27que nous portons,
26:28ce serait irresponsable.
26:29Deuxième des choses,
26:30les moyens.
26:31Nous avons doublé le budget
26:33du ministère de la Justice
26:34et nous avons recruté
26:35des milliers de magistrats.
26:36Mais oui,
26:37nous sommes au milieu du guet.
26:38Tout simplement parce que...
26:40Ça ne suffit pas.
26:41Il y a moins de magistrats
26:42par habitant en France
26:43que dans les autres pays européens.
26:44Quel est le mammouth
26:45dans la pièce ?
26:46Pourquoi ne pouvons-nous pas
26:47recruter plus de magistrats ?
26:49Parce que chaque année,
26:51lors du budget
26:52qui est présenté à l'Assemblée,
26:54on serre la vis
26:55du budget de l'État.
26:57Léonard Zerbi,
26:57sans aller forcément
26:58sur l'argument des moyens
26:59et du budget, etc.
27:01Mais on voit malheureusement
27:01trop de cas
27:02où on se dit,
27:04quand on regarde,
27:04il y a des dysfonctionnements.
27:05Ça a été le cas pour Philippine,
27:06ça a été le cas pour Lola,
27:07c'est le cas pour Louis,
27:08ça a été le cas aussi malheureusement
27:10pour Elias et Jean Noubli.
27:11Et on comprend aussi
27:12la colère de ces familles
27:13et la volonté
27:14de médiatiser les affaires
27:15en se disant
27:16il faut absolument
27:17que cela change.
27:18On entend beaucoup
27:18de responsables politiques
27:19dire il faut tout changer.
27:21On espère
27:21qu'un jour ça arrive.
27:23Oui, on parle beaucoup
27:25de dysfonctionnement
27:25mais en fait
27:26le terme n'est pas approprié
27:27parce que là,
27:28on voit bien
27:28qu'on a une défaillance
27:30qui est structurelle.
27:31On a une question de moyens,
27:32ça a été évoqué,
27:33on le sait,
27:33on a trois fois moins
27:34de procureurs
27:35que dans le reste
27:35de l'Union Européenne.
27:37On n'a que 11
27:38magistrats
27:38pour 100 000 habitants
27:40donc on voit bien
27:40qu'on est en dessous
27:41des normes européennes
27:43mais il y a une problématique
27:44plus globale,
27:46structurelle,
27:46c'est-à-dire qu'on voit
27:47dans toutes ces affaires,
27:47dans l'affaire
27:48qui concerne Louis,
27:49dans l'affaire Liana,
27:51il y avait des signalements,
27:53il y avait des plaintes.
27:54Donc on ne peut même pas
27:54si vous voulez parler
27:56du laxisme de la justice
27:57parce que dans ces situations-là,
27:58la justice,
27:58elle n'a même pas pu,
27:59elle n'a même pas eu
28:00le temps de se prononcer.
28:01On a eu des plaintes,
28:02on a eu des signalements
28:02et ça n'a pas été au bout.
28:04Alors il faut regarder
28:05exactement ce qui s'est passé,
28:07je pense qu'il y a
28:07un défaut de priorisation,
28:09c'est-à-dire qu'on a
28:10des plaintes
28:11qui arrivent dans le tronc commun
28:13alors que quand vous allez
28:14par exemple aux urgences
28:15à l'hôpital,
28:16on vous filtre,
28:17on vous dit voilà
28:17ça c'est urgent,
28:18ça c'est un peu moins urgent
28:19donc on a ce problème-là
28:20et puis je crois qu'il y a aussi
28:21la question du statut
28:22des victimes,
28:23c'est-à-dire qu'on n'arrive pas
28:24aujourd'hui suffisamment
28:25à protéger les victimes,
28:27à ce qu'elles soient reconnues
28:28comme victimes
28:28et à ce que le temps
28:30que la justice fasse son travail,
28:31on puisse les protéger.
28:32Donc je comprends la colère
28:35évidemment de ses familles,
28:37de tous ses parents,
28:38évidemment de la mère
28:39du petit garçon
28:40et de son père
28:41parce que tous ces gens
28:42se disent mais finalement
28:43on ne protège pas
28:44nos enfants dans notre pays.
28:46C'est ça le drame,
28:46on a des enfants
28:47qui sont dans une situation
28:48de danger,
28:49de danger de mort
28:51et notre pays
28:52n'est plus capable
28:52de les protéger.
28:54Donc je crois qu'il y a
28:54un certain nombre de solutions,
28:55on va pouvoir en débattre,
28:56notamment en termes
28:58de justice pénale
28:59des mineurs
29:00et il faut que ce soit
29:01une question de l'élection
29:02présidentielle
29:02parce que c'est lors
29:04de cette campagne présidentielle
29:05qu'un certain nombre
29:06de solutions
29:06pourront être proposées,
29:08par exemple réviser
29:08la constitution
29:09puisqu'on l'a vu,
29:10Gabriel Attal a fait
29:10une proposition
29:11sur ce sujet
29:12et qu'elle a été invalidée
29:13par le conseil constitutionnel
29:14qui dit c'est contraire
29:15à la constitution.
29:15Est-ce qu'il faut réviser
29:16la constitution
29:17pour des peines plus fermes ?
29:18C'est une question
29:18qui est ouverte.
29:19Justement puisqu'on parle
29:20de réformer cette justice pénale
29:22pour les mineurs,
29:23on va regarder un sondage
29:24qu'on vous avait soumis
29:25il y a quelques semaines
29:26sur l'excuse de minorité.
29:28Vous en avez forcément
29:29beaucoup entendu parler.
29:31Regardez ce sondage.
29:32On vous a posé
29:32la question suivante.
29:34On va voir le sondage
29:35dans un instant
29:35mais quand on aura la question.
29:36Voilà, parfait.
29:37Faut-il créer
29:38une cour disciplinaire
29:39de la magistrature ?
29:40Non.
29:40Ce n'est pas celui-là,
29:41c'est sur l'excuse de minorité.
29:42Si je peux avoir le sondage
29:44sur l'excuse de minorité,
29:45ça serait parfait.
29:45En attendant,
29:46Amine Elbailly,
29:47je vais vous donner la parole
29:48sur cette volonté
29:50de revoir l'excuse de minorité.
29:53D'abord,
29:54on voit que les Français
29:55dans l'intégralité
29:56sont pour.
29:57On ne vous a pas mis le total
29:57mais là, on vous met d'abord
29:59partie par partie
29:59et on voit qu'il y a
30:00une unanimité
30:01parce qu'aujourd'hui,
30:02on voit bien
30:03que ces mineurs
30:03qu'on continue de traiter
30:05comme les mineurs de 45,
30:06c'est une phrase
30:07qu'on a beaucoup entendue,
30:08ce ne sont pas les mêmes.
30:09Mais à partir du moment
30:10où la délinquance
30:11et la criminalité évoluent,
30:13on a tendance à penser
30:13qu'il faut que l'arsenal législatif
30:15le fasse aussi.
30:16Absolument.
30:16Aujourd'hui,
30:16on assiste effectivement
30:17à une montée
30:19assez inédite
30:19de la violence
30:20dans notre pays
30:21et en particulier
30:22chez les mineurs.
30:23Et vous le savez,
30:24l'excuse de minorité
30:25permet finalement
30:26la faim
30:26de diminuer
30:28la peine.
30:29Toutefois,
30:30il est vrai que
30:31pour les mineurs
30:31âgés de plus de 16 ans
30:32et c'est le cas ici,
30:33parmi les cinq suspects
30:34qui étaient tous âgés
30:35entre 16 et 19 ans,
30:36il est possible
30:37par une décision
30:39spécialement motivée
30:40d'écarter
30:40l'excuse de minorité.
30:42C'est arrivé deux fois,
30:44c'est très rare.
30:45Seulement deux fois
30:46et il faut souligner
30:47la rareté du fait.
30:48Mais au-delà
30:49de la défaillance
30:50de la justice,
30:51moi, chère Élodie,
30:52je voudrais aussi
30:53vous parler
30:53de la défaillance
30:54de l'ASE.
30:55De l'aide sociale
30:56à l'enfance.
30:57Parce que c'est
30:58le grand frère
30:59d'une personne autiste
30:59qui vous parle.
31:00Moi,
31:01quand j'ai appris
31:02que l'ouïe,
31:02au même titre
31:03que certains
31:03des suspects
31:05étaient en situation
31:06de souffrance,
31:07certains en situation
31:08de handicap,
31:09certains ont connu
31:09les ITEP,
31:10d'autres les IME,
31:11les instituts
31:11médicaux-éducatifs,
31:13étaient à l'ASE.
31:14Moi,
31:15ça m'a fait froid
31:16dans le dos,
31:16vous savez.
31:17Parce qu'en réalité,
31:18il y a aussi
31:19cette défaillance structurelle
31:20de mettre parfois
31:21des enfants
31:22en grande souffrance,
31:23des enfants
31:24qui ont besoin d'aide,
31:25des enfants en situation
31:26de handicap,
31:26dans des structures
31:27de l'aide sociale
31:27à l'enfance,
31:28alors qu'ils relèvent
31:29du médico-social.
31:30parce que l'ASE n'a jamais
31:31été fait pour soigner
31:32d'une quelconque manière
31:33et quel que soit
31:33d'ailleurs le handicap
31:35ou les troubles
31:35que l'on a.
31:36Durant ma vie étudiante,
31:38moi, vous savez,
31:39je suis le grand frère
31:39d'une personne handicapée
31:41en situation d'autisme.
31:43J'ai grandi à Roubaix
31:44à côté de l'île
31:45et tous les lundis matins,
31:46j'allais déposer
31:47mon petit frère
31:47à l'Institut médico-éducatif
31:49à quelques kilomètres
31:50de là en Belgique,
31:51faute pour notre pays
31:52de ne pas avoir
31:53suffisamment de place.
31:54Donc moi,
31:54la situation de Louis
31:55et la situation
31:56de la famille de Louis,
31:57moi,
31:57elle m'a terriblement atteint
32:00parce que je me dis
32:01qu'en réalité,
32:02notre pays aussi
32:03ne protège plus
32:05ses enfants
32:06et ne veut surtout pas
32:07être confronté
32:08face à ses propres démissions.
32:10Et donc,
32:10je pense au cœur brisé
32:11de la maman de Louis
32:11parce que je me dis
32:12que c'est d'autant plus atroce.
32:14Vous avez l'abandon de l'État
32:15et vous avez le drame
32:16absolument insupportable,
32:18épouvantable
32:19qui touche Louis.
32:20Ce que me dirige,
32:21effectivement,
32:21c'est un double échec
32:22sur ces mineurs.
32:23C'est l'échec des mineurs
32:24qui sont victimes.
32:25C'est-à-dire que,
32:25quel que soit le cas,
32:26on ne parvient pas
32:28à les protéger,
32:29que ce soit à l'ASE,
32:30que ce soit parce qu'on n'arrive pas
32:31dans le cas, par exemple,
32:32de Lola avec les OQTF
32:34et l'échec derrière
32:35qu'on n'arrive pas à punir.
32:36C'est-à-dire que dans les deux cas,
32:37on sent qu'il y a véritablement
32:39un flou aujourd'hui
32:40qui devient dangereux.
32:41La France ne souffre pas
32:42de crise de proposition politique
32:44sur le sujet.
32:45Elle souffrira toujours
32:46de crise d'efficacité
32:48ou de mise en application.
32:49Sur le cas de Louis,
32:52je rejoins ce qui a été dit
32:53sur l'ASE.
32:53Je pense que l'ASE,
32:54aujourd'hui,
32:55c'est plus qu'un problème structurel.
32:56C'est contre une défaillance
32:57de l'État.
32:58Rappelons quand même
32:58qu'on est souvent associé
32:59à l'ASE avec des réseaux
33:01de prostitution.
33:01C'est quand même très régulier.
33:03Et c'est censé être...
33:03À partir de 11 ans,
33:04il y a...
33:05C'est censé être...
33:06Et je me souviens
33:06de la petite enfance,
33:08c'était censé être
33:08une grande cause nationale.
33:09Quand on voit le système
33:11qui est censé protéger
33:12les enfants,
33:12donc l'ASE,
33:13quand même,
33:15les mots peuvent manquer.
33:17Donc, non seulement ça m'alerte
33:19et sur le sujet de la justice,
33:20je pense qu'il y a aussi
33:21un problème idéologique
33:22pour la technique juridique.
33:23Je ne veux pas m'aventurer
33:24sur le pénal.
33:24Il y a des spécialistes
33:25autour de la sable.
33:26Mais je pense qu'on a
33:27complètement dissocié
33:28la peine de l'éducation.
33:30Et on a séparé les deux.
33:32Alors qu'une sanction ferme,
33:33c'est aussi une sanction éducative.
33:36La connaissance,
33:36normalement,
33:36que l'on a du droit
33:37fait que lorsqu'on sanctionne
33:38un enfant,
33:39c'est pour ça qu'il y avait
33:40l'excuse de minorité,
33:40c'était aussi perçu
33:41comme une mesure éducative.
33:43Aujourd'hui,
33:44à séparer les deux,
33:45on fait en sorte
33:45de quelque part
33:47déresponsabiliser
33:47une partie des faits.
33:48Et là, à mon sens,
33:49c'est un problème idéologique
33:50qui tient à la justice
33:51à sa mise en application.
33:52Et une grande partie
33:53de la population française
33:54ne le comprend plus
33:55quand on voit
33:55l'effet de violence
33:56chez les jeunes
33:56qui sont beaucoup plus intenses,
33:58beaucoup plus violents.
33:59C'est un de le dire.
34:00C'est une part
34:01d'incompréhension totale.
34:03Donc là,
34:03ça doit être un sujet
34:03d'élection présidentielle,
34:04absolument.
34:05Pour les quelques minutes
34:06qui nous restent,
34:06je voudrais qu'on parle
34:08de ce qui s'est passé
34:09possiblement dans un cras
34:10au Ménil-Hamelot
34:11en Seine-et-Marne
34:12avec cette question.
34:13Est-ce qu'il y a eu
34:13un prosélytisme religieux
34:15de la part des membres
34:16de France Terre d'Asile ?
34:17Eh bien, c'est en tout cas
34:18ce que semble penser
34:19la Direction nationale
34:27Dans ce centre
34:28de rétention administrative
34:30du Ménil-Hamelot,
34:31des documents religieux
34:32auraient été diffusés
34:33en juin
34:34par des membres
34:35de France Terre d'Asile,
34:36une association agréée
34:37par le ministère
34:38de l'Intérieur.
34:39La Direction nationale
34:40du renseignement territorial
34:41s'alerte d'un possible
34:43prosélytisme religieux.
34:45Selon nos confrères
34:46du Parisien,
34:47des documents
34:47à connotation islamique
34:49ont été mis à disposition
34:50des personnes retenues
34:51par des membres
34:52de l'association
34:53France Terre d'Asile.
34:55Une salle de pause
34:56du CRA aurait même
34:56été transformée
34:57en salle de prière
34:58de fortune
34:59le 2 juin dernier
35:00avec notamment
35:01une dizaine de tapis
35:02de prière
35:02et des livres coraniques.
35:04La diffusion réitérée
35:05de documents
35:06à caractère religieux
35:07par France Terre d'Asile
35:08excelle le seul cadre
35:09informatif
35:10qui lui est dévolu.
35:12Contacté par nos
35:13confrères du Parisien,
35:14le directeur
35:15de l'appui juridique
35:16de France Terre d'Asile
35:17conteste fermement
35:18tout prosélytisme religieux.
35:20France Terre d'Asile
35:21est une association laïque.
35:22Nous avons une obligation
35:23de neutralité.
35:24Il concède néanmoins
35:25qu'un membre de l'équipe
35:26de l'association
35:27a bien imprimé
35:28ses documents religieux
35:29à la demande
35:30d'un retenu
35:31pour lui rendre service.
35:32Lors de sa convocation
35:34devant l'administration
35:35du CRA,
35:35le chef du service local
35:37de l'association
35:37s'est engagé
35:38à ne pas recommencer
35:39et signaler
35:40à l'administration
35:41toute nouvelle demande
35:42de ce type
35:42formulée par un retenu.
35:44Selon nos confrères,
35:45une enquête administrative
35:46a été ouverte.
35:48Le CRA du Ménilamlo
35:49est l'un des plus grands
35:50de France et peut accueillir
35:52au maximum
35:52240 personnes
35:54en situation irrégulière.
35:57Léonard Zervi,
35:58parfois,
35:58ces associations
35:59comme France Terre d'Asile
36:00ou autres,
36:00qui sont d'ailleurs
36:01en tout cas
36:01celles-là agréées
36:02par le ministère de l'Intérieur,
36:03on se pose forcément
36:04la question
36:06sous une vitrine
36:07où ils disent eux-mêmes
36:07qu'ils sont laïcs,
36:08qu'ils sont évidemment neutres,
36:09qu'ils ne sont pas là
36:10pour jouer un quelconque rôle.
36:11Quel est vraiment leur rôle ?
36:12Parce que notamment
36:13dans les CRA,
36:14ce n'est pas la première fois
36:14qu'il y a des sujets
36:15avec des associations,
36:17des ONG
36:17où on a l'impression
36:19qu'on n'est pas totalement
36:19sur une laïcité parfaite
36:20en tout cas.
36:21Oui,
36:22je crois que la question
36:23mérite d'être posée
36:24parce qu'on a une association
36:25comme vous l'avez rappelé
36:26qui est agréée
36:27par le ministère de l'Intérieur
36:28et dont il faut rappeler
36:29que son financement
36:30est pour l'essentiel
36:31un financement public.
36:33C'est-à-dire qu'à 70%
36:34de son budget
36:35qui est je crois
36:35autour des 68 millions d'euros,
36:37c'est 70%
36:38qui viennent de l'État.
36:39Donc c'est pour cette raison
36:40qu'il y a une enquête administrative
36:41qui a été diligentée
36:42et que s'il est démontré
36:44que cette association
36:45a effectivement été
36:47à l'origine
36:48de prosélytisme religieux,
36:49à ce moment-là,
36:50il faut espérer
36:51qu'il y ait des sanctions
36:52voire même
36:53qu'on remette en question
36:54certaines de ces subventions
36:56qui soient attribuées.
36:57Qu'il y ait de la religion
36:58à l'intérieur de ces CRA
37:00parce que vous avez
37:01des personnes
37:01qui sont pratiquantes.
37:02Moi, en soi,
37:03ça ne me choque pas.
37:03Le problème,
37:04c'est qu'il y ait
37:05des associations subventionnées
37:07qui les aident
37:08à faire cela
37:09et qui impriment des affiches
37:11avec écrit
37:11voici les heures
37:13de la prière.
37:14Donc ça,
37:14c'est effectivement
37:14très choquant.
37:15Parce que c'est vrai
37:16que c'est aussi une zone
37:16de nombre,
37:17Média Raich,
37:17ces associations
37:18qui vont intervenir
37:19notamment dans l'ECRA
37:20puisque là,
37:21c'est l'exemple,
37:21où on sait très bien
37:22que ces associations
37:23ont quand même
37:23un certain pouvoir
37:24et ne sont pas juste
37:25dans l'entraide
37:26et la générosité.
37:27On n'est plus assez naïf
37:28pour penser cela.
37:29Oui, mais en fait,
37:29c'est un problème de l'État.
37:32On a besoin
37:32du secteur associatif,
37:33c'est obligatoire,
37:34mais une grande partie
37:34des missions de l'État,
37:35en fait,
37:36s'est déversée
37:36sur des associations
37:38qui deviennent quelque part
37:39des délégations
37:39de services publics.
37:40Donc là,
37:41on voit qu'il y a un problème,
37:41c'est que ce sont
37:42des défaillances de l'État
37:43qui ensuite se répercutent
37:45sur le rôle des associations
37:46et les associations,
37:47par définition,
37:48elles ont une identité,
37:49elles ont des valeurs,
37:50elles ont une manière
37:51de fonctionner
37:51qui n'est pas forcément
37:52similaire à celle de l'État.
37:53Donc vous allez vous retrouver
37:54forcément dans ce type
37:55de situation.
37:56Pour moi,
37:56c'est avant tout
37:58le périmètre d'action
37:59de l'État
37:59qui a mal été défini.
38:00Une grande partie
38:01des associations
38:02se sont vu attribuer
38:03des missions
38:04qu'elles n'auraient pas
38:05forcément dû faire
38:06ou elles se permettent
38:07de faire certaines choses
38:08qu'elles ne pourraient pas
38:08et on se retrouve avec ça.
38:10Pour moi,
38:10c'est une faillite de l'État.
38:12Dernier mot,
38:12Amin Elvahy,
38:13là-dessus rapidement.
38:13Il faut sortir
38:14de la grande naïveté collective.
38:16Aujourd'hui,
38:16la priorité,
38:17c'est de mettre
38:18les détenus étrangers
38:19qui sortent de prison
38:21vers les cras.
38:22Il faut aujourd'hui
38:23renforcer la sécurité
38:24des centres de rétention
38:25administratifs
38:25et il faut aussi sortir
38:27de ce grand tabou
38:28parce que le sujet
38:29du prosélytisme religieux,
38:31il existe en prison
38:32mais parce qu'il existe
38:33en prison,
38:34il existe aussi
38:35dans les cras
38:35puisque l'objectif
38:36c'est de basculer
38:38de la détention
38:39vers le cras,
38:40de prioriser l'expulsion
38:41sur la détention.
38:42Donc adaptons nos moyens,
38:44sortons de la naïveté,
38:45osons dire aujourd'hui
38:46que l'islamisme est partout,
38:48que le prosélytisme religieux
38:49est partout
38:49et quitte aujourd'hui
38:51à interroger
38:52un certain nombre
38:53de partenariats,
38:53renforçons aussi
38:54nos moyens internes
38:56en matière d'inspection
38:57avec ceux qui jadis
38:58étaient hier
38:59nos partenaires
39:01et qui aujourd'hui
39:02doivent aussi
39:03renforcer
39:05leurs moyens
39:06sur le contrôle
39:08des personnes retenues
39:09placées sous la main
39:10de l'État.
39:11Merci beaucoup Amine,
39:12merci à tous les trois
39:13d'avoir été les invités
39:14de Midi News Weekend.
39:15Tout de suite,
39:16les programmes
39:17avec Mickaël De Santos
39:18pour 60 Minutes Infos.
39:20Moi je vous dis,
39:21rendez-vous à 17h
39:22pour Punchline.
39:22A tout à l'heure.
39:23Sous-titrage Société Radio-Canada
39:25Sous-titrage Société Radio-Canada
39:25Sous-titrage Société Radio-Canada
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