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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:01L'heure des pros avec ce soir, Jules Thorez, Véronique Jacquier, Mathieu Vallée et Éric Nolot.
00:06Bonsoir à tous les quatre.
00:07Bonsoir Thomas.
00:08On est ravis de vous retrouver, on va vous montrer des images qu'on n'a pas encore diffusées,
00:11qui sont passées sous les radars et qui concernent la Coupe du Monde.
00:14Mais forcément, j'ai des amateurs de foot autour de ce plateau.
00:17Je suis obligé, alors vous découvrez déjà un peu les images, je vais demander à la régie peut-être pour
00:21l'instant de les mettre un peu de côté.
00:22On va se concentrer avec Éric Nolot.
00:24Sur ce match quand même, France-Paraguay, comment vous l'avez vécu ?
00:27Je disais ce matin que ça a été un match sous haute tension, on n'en pouvait plus devant notre
00:31écran.
00:32Tout s'est passé comme prévu.
00:33Il y a beaucoup de définitions possibles du football et puis il y a des définitions impossibles.
00:38La définition impossible, c'est qu'un match de football ne peut pas être l'autorisation donnée par un arbitre
00:44à 11 voyous de détruire 11 artistes.
00:47Ça ne peut pas être ça le foot.
00:48Et c'est ça qu'on a vu pendant une heure et demie avec une impunité.
00:52C'est-à-dire qu'il y aurait eu n'importe quel autre arbitre, même qui n'aurait jamais arbitré
00:56de sa vie,
00:56les Paraguayens terminaient avec une demi-douzaine de cartons jaunes et au moins deux cartons rouges.
01:00C'est les Français qui ont pris trois cartons et les Paraguayens aucun.
01:03Donc écoutez, c'est l'anti-football sur le terrain parce que c'était un anti-jeu total.
01:07Et c'est l'anti-football parce que c'était une suite presque ininterrompue d'agressions physiques.
01:13C'est dommage parce que cette Coupe du Monde, pour l'instant, était un spectacle très agréable.
01:17Moi, j'ai vu des matchs vraiment spectaculaires avec des gens qui veulent jouer.
01:20Et là, on est tombé sur des gens qui sont quand même beaucoup plus proches des voyous
01:24et qui ont continué à se comporter comme des voyous même après le coup de sifflet final.
01:28Après, je pense qu'évidemment, pour peu qu'on gagne le match, évidemment,
01:32c'est le match idéal pour se préparer pour la suite.
01:34Parce que là, on a vu quand même des joueurs qui sont non seulement très bons et qui ont du
01:37caractère.
01:38Qui avaient un état d'esprit préparé.
01:40Ça se voyait qu'ils avaient été préparés par Didier Deschamps.
01:42Non, ils rigolaient, ils rigolaient.
01:43Qu'est-ce qu'a dit Didier Deschamps ?
01:44Écoutez le sélectionneur de l'équipe de France qui a dit hier après le match
01:47qu'en clair, il avait préparé ses joueurs à ce combat avec les Paraguayens.
01:52Ça se joue à peu de choses.
01:54Je suis très content que l'ensemble des joueurs aient gardé leur maîtrise.
02:00Parce que face à ce qu'il y avait, ça aurait pu.
02:04Évidemment, si on tombe là-dedans, malheureusement, l'Allemagne y est tombée un petit peu.
02:10Moi, j'aurais dit, restez sur le jeu et ce qu'on sait faire.
02:14Mais après, il y a tellement de petits trucs qui peuvent énerver, provoquer,
02:21voire, je répète, un sentiment d'injustice.
02:25Ce n'est pas évident, mais ils l'ont fait.
02:27C'est une très bonne chose.
02:29Jules Torres me disait qu'il avait adoré ce match.
02:32C'est votre football, les Paraguayens, ça c'est votre football.
02:34Ça détruit, ça casse.
02:36Contrairement à Eric Nolo, il n'y a pas que de la beauté dans le football.
02:38Il y a aussi très souvent quelque chose d'un petit peu sale.
02:42C'est-à-dire qu'on a des joueurs qui sont extrêmement durs, qui sont agressifs.
02:46En effet, je suis d'accord, l'arbitre, il aurait dû cadrer le match bien davantage
02:49parce qu'il y avait quand même un risque de blessure,
02:51avec notamment des semelles sur Kylian Mbappé,
02:54des gestes sur Michael Hollis qui ne relevaient pas du football.
02:59Mais j'ai bien aimé à la fois la conférence de presse de Didier Deschamps
03:02et surtout le commentaire d'après-match de Kylian Mbappé
03:04qui disait finalement qu'ils ont voulu jouer ce match-là
03:07et en même temps, on ne va pas demander aux Paraguayens
03:09de jouer comme nos attaquants français.
03:12C'est-à-dire qu'ils n'ont pas les capacités, ils n'ont pas le niveau.
03:14Donc, ils jouent avec leurs armes.
03:15Et leurs armes, c'est quoi ?
03:16C'est la combativité, c'est l'agressivité, c'est l'étacle très haut.
03:24Quels exemples donner à la jeunesse ?
03:26En gros, vous trichez, vous faites des coups ?
03:29C'est quand même à la limite en permanence.
03:32Il y a un truc de pas net.
03:34On a même appris que le staff du Paraguay avait proféré des insultes
03:38contre les gens vraisemblablement contre sa mère qui vient de décéder.
03:42Ça veut dire quand même l'état d'esprit des adversaires.
03:44Mais sur un terrain de football, vous avez le droit d'être agressif.
03:47C'est quand même pas pour ça qu'on allume la télé.
03:49Non, mais c'est parti du football.
03:51Non, mais essayons de transposer ça alors dans toutes les situations.
03:53Au lieu de vous contredire en disant, mon cher Jules, je ne suis pas d'accord avec vous,
03:56j'ai qu'à vous dire, vous êtes un connard.
03:58Vous savez, on a le droit de débattre de manière un peu sale.
04:00Et sauf qu'il y a des règles.
04:02Là où vous avez tort, c'est que ce soir, nous avons un arbitre
04:04qui n'aura pas un dans l'équipe.
04:05C'est-à-dire que Thomas, si vous m'insultez,
04:08Thomas, il va vous mettre un caractère.
04:11En tout cas, on se dirige vers le France-Maroc de jeudi, un quart de finale.
04:17Et alors, là, on va en venir à une partie un peu moins réjouissante
04:20de la soirée d'hier parce que le Maroc jouait face au Canada.
04:23Il s'est qualifié, l'équipe s'est qualifiée.
04:24Et alors, il y a eu des images absolument déplorables
04:27qu'on a pu constater, notamment dans la ville de Roubaix.
04:29Vous allez les découvrir.
04:30Et vous avez donc des images, malheureusement, auxquelles on est habitués.
04:34C'est-à-dire des débordements, des automobilistes qui sont pris pour cible.
04:38Alors, il faut quand même noter qu'il y a eu des troubles à l'ordre public
04:41dans un certain nombre de villes.
04:42Ça s'est produit à Metz, où il y a eu un rassemblement festif de 200 individus.
04:47Une vingtaine d'entre eux a pris à partie les policiers à l'issue de la soirée.
04:51Les policiers ont fait usage de moyens de défense pour disperser les assaillants.
04:56Et puis, à Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis,
04:58vous avez un commissariat qui a été pris pour cible.
05:01Trois interpellations à part ce que vous avez des individus
05:04qui ont tiré des mortiers d'artifices contre le commissariat.
05:06Et donc, la question qu'on se pose ce soir, c'est France-Maroc, un match à haut risque.
05:10On met un point d'interrogation, mais il y a des raisons, malheureusement, d'être inquiets.
05:14Mathieu Vallée, je parle sous votre contrôle.
05:15Vous êtes ancien commissaire de police, aujourd'hui porte-parole du Rassemblement national.
05:18Mais vous savez malheureusement trop bien comment ces soirées peuvent dégénérer.
05:21Et on a en mémoire 2022, France-Maroc déjà.
05:24Il y avait eu des débordements et des heurts à l'époque.
05:28Oui, c'était la demi-finale qui opposait la France au Maroc en 2022 lors de la Coupe du Monde.
05:33Il y avait eu beaucoup d'incidents sur tout le territoire national et singulièrement à Roubaix.
05:36Moi, j'avais communiqué à l'époque sur une voiture de police sur la grande place de Roubaix
05:39qui avait été préapartie, enfin sur la place Eurotéléport, c'est la station de métro centrale de la ville.
05:45Et donc, effectivement, hier, il y a eu à Roubaix dans la ville de David Guiraud.
05:47Alors, on ne l'a pas entendu communiquer.
05:49C'est vrai qu'il est discret, là.
05:50Il est très discret.
05:51Il dit qu'il y a un avis sur tout, c'est quand même étrange, ce silence assourdissant.
05:54Mais en tout à l'autre cause, au moins pour soutenir les forces de l'ordre.
05:57Et à Clichy-de-Souba, il y a eu trois interpellés avec des tirs du mortier qui sont régulés.
06:00sur le commissariat qui est situé au Carrefour des Libertés,
06:02où j'ai travaillé comme j'étais gargé de la place sur l'ouverture en 2010.
06:05Et donc, c'est vrai qu'il y aura, à mon avis, un gros dispositif à mettre en place pour
06:08les quarts de finale,
06:10puisque il y a évidemment, selon que ça gagne ou ça perd,
06:13des incidents qui peuvent être prévisibles par rapport à cette rencontre à Oris.
06:17Parce que d'ailleurs, j'ai vu que sur les Champs-Elysées, hier,
06:19il y avait beaucoup, beaucoup de supporters marocains
06:21et que la France avait gagné aussi et qu'on n'a pas vu beaucoup de drapeaux français.
06:24Mais alors, on peut le dire, il y a eu des rassemblements qui se sont très bien déroulés.
06:28D'ailleurs, c'est ce que disent nos informations,
06:30ce que disent nos journalistes au service pour les justices.
06:32Malheureusement, il y a aussi ces images à Roubaix.
06:34Il y a aussi à Maubeuge, des tirs de mortier qui ont été recensés par les forces de l'ordre.
06:39Donc, on est inquiet pour jeudi.
06:42Alors, écoutez le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, qui parle des violences et qui minimise.
06:47Il dit, en clair, ça s'est toujours produit.
06:49Et puis, chaque événement amène avec lui son lot de violences.
06:51Donc, circuler, il n'y a pas de sujet, ce n'est pas du tout un fait nouveau.
06:55Emmanuel Grégoire dans le texte.
06:57Je serais irresponsable si je vous disais que le risque n'existe pas
07:00puisqu'il se manifeste à peu près pour tout événement public d'ampleur de ces dernières années.
07:04Ce n'est pas spécifique d'ailleurs au football.
07:06Il y a une tendance maintenant à ce que s'agrège à des grands moments de mobilisation,
07:12de rassemblement collectif, des comportements qui sont des comportements
07:17violents et souvent délinquants.
07:19Gardons la mémoire en marge du football, y compris dans la Coupe du Monde en France, en 98.
07:25Il n'y a pas eu de violence ?
07:26Mais bien sûr que si.
07:27Il y avait eu des saccages organisés par des hooligans.
07:29La mémoire efface les choses.
07:31Mais la réalité, c'est que ce n'est pas nouveau que dans des grands événements populaires,
07:35il y ait des comportements qui soient irresponsables.
07:37J'en peux plus de ce relativisme.
07:38On nous dit que ça a toujours existé.
07:41Ça, dans tous les événements, il y a son lot de violences.
07:43Pardon, non.
07:43Quand l'Union Bordeaux-Bègue le remporte le championnat d'Europe de rugby,
07:47il n'y a pas de débordement, par exemple.
07:49C'est insupportable parce qu'on pourrait répondre à Emmanuel Grégoire
07:51que ce qu'il y a de nouveau, c'est que les parents maintenant ont peur
07:53pour leurs enfants quand ils sortent dans les rues de Paris pour faire la fête.
07:57On a vu ce que ça donnait le soir de la victoire du PSG.
08:01On a maintenant affaire à une délinquance ludique.
08:04Ça s'est installé.
08:04C'est comme ça.
08:05Il y a aussi une prise de territoire.
08:07Ça va s'étendre de plus en plus puisqu'on a le maire de Paris
08:09qui dit que ça a toujours existé.
08:10Vous avez vu la complaisance qu'il y avait sur les bords du canal Saint-Martin
08:13avec le jeune Hamza.
08:16Complaisance des élus parisiens, de la gauche parisienne.
08:19Ah oui, ils font la fête, c'est normal.
08:21Complaisance aussi des bobos parisiens autour.
08:24Complaisance des parents du jeune Hamza qui dit qu'il a le droit de s'amuser.
08:28Et là, ces jeunes gens, les parents,
08:30pareillement, au lieu de les sanctionner, disent qu'ils ont le droit de s'amuser.
08:33J'aimerais savoir comment ça se passe au Maroc.
08:35Je pense qu'ils ne s'amusent pas.
08:38La Cannes a été organisée,
08:40la Coupe de l'Afrique Nation a été organisée au Maroc.
08:41Ça s'est très bien déroulé.
08:42On avait des heures en France, mais là-bas, il n'y en avait pas.
08:44Je pense qu'il aurait fallu poser cette question à Emmanuel Grégoire.
08:47Comment ça se passe au Maroc ?
08:48J'ai l'impression que Emmanuel Grégoire ne connaît pas très bien le sujet.
08:50Quand il dit qu'il y a des déportements à chaque match,
08:52ça veut dire qu'il n'est pas très au fait de ce qui se passe.
08:54Ce qui m'intéresse, ce n'est pas les incidents, c'est la nature des incidents.
08:58Qu'est-ce qu'on voit sur ces images qu'on voit également au bord du canal Saint-Martin ?
09:01On voit des bandes s'en prendre physiquement à des gens.
09:03Là, ils essaient d'ouvrir les portes des voitures.
09:06Ils ouvrent les coffres des voitures.
09:08On est quand même passé à l'agression physique.
09:10Je ne vous dis pas que c'est plus grave ou moins grave que de détruire du mobilier urbain.
09:13Mais là, on essaie de s'en prendre à des gens.
09:15Non, mais c'est un ensemble.
09:15Mais là, ils essaient de s'en prendre à des gens.
09:18Il y a un phénomène de razia par des gamins.
09:22Là, ces gamins, ils sont certainement mineurs.
09:25Ils ont certainement même moins de 15 ans.
09:26Il y en a qui ont l'air d'être à peine âgés d'une dizaine d'années.
09:29Ça, c'est nouveau.
09:30Monsieur Grégoire, même en relativisant,
09:32il devrait quand même être attentif aux nouveautés de ces incidents.
09:35Mathieu Vallée.
09:37Oui, moi, j'ai vu les images.
09:38Et pour poursuivre dans ce que dit Eric Nolot,
09:40c'est que quand on voit les personnes qui ouvrent les portières
09:42qui se servent dans les coffres, c'est d'apparence des mineurs.
09:46Et encore une fois, où sont les parents ?
09:47Bien sûr, on a flouté les images.
09:48Bien sûr.
09:48Et d'ailleurs, pour Hamza Ladouane, tel qu'il a appelé
09:52et qu'on veut présenter pour certains médias en héros
09:55ou en tout cas en star des réseaux sociaux,
09:57les parents ont le luxe et le temps de prendre une avocate.
10:00Elle a marcé pour la cité de Révolution Permanente
10:01au concert municipal de Saint-Denis
10:03pour attaquer les gens qui dénonceraient la réalité.
10:05Par contre, ils n'ont pas les moyens de s'occuper de leurs gamins
10:08et d'aller payer toutes les conneries qu'ils font.
10:09Non, mais la réalité, c'est que les parents,
10:11quand ils font des gosses et qu'ils ont l'autorité parentale
10:13jusqu'à 18 ans, comme le prévoit la loi,
10:14ils doivent rendre des comptes sur pourquoi les gamins sont abandonnés dans la rue,
10:17pourquoi ils traînent dans la rue, pourquoi ils font des conneries.
10:19Et s'ils font des dingueries, de la casse, des vols, des agressions,
10:22les parents doivent être placés en garde à vue
10:24et doivent payer si c'est le cas.
10:25Ce qui se passe, Mathieu Vallée, c'est que vu que les parents ne font plus le job,
10:28ce qui se passe dans beaucoup de villes,
10:29c'est qu'il y a des couvre-feu pour les mineurs.
10:31Oui, oui.
10:32À Roubaix, à Roubaix, à Roubaix, à Roubaix.
10:34A Roubaix, à Roubaix, c'est pas à l'ordre du jour.
10:36Enfin, M. Grégoire, quand ça a été la victoire du PSG,
10:44qu'ils ne l'arment pas et qu'ils ne veulent pas leur faire faire du polluement.
10:46Quand vous aurez ce dédit, vous ne pourrez pas agir à la racine du problème
10:49et vous continuerez à avoir ces images qui vont crescendo.
10:52Éric Noloy a parfaitement raison.
10:53Maintenant, on s'attaque aux automobilistes, on ouvre les voitures,
10:55c'est tout juste si on ne les sort pas de leurs voitures.
10:58Ce que je trouve le plus fou à chaque fois qu'il y a ce genre d'événement,
11:01parce qu'en réalité, il y a une sorte d'accoutumance,
11:03parce que ça intervient, pas quasiment à chaque match,
11:05mais en tout cas, ça intervient de plus en plus.
11:06C'est ces journalistes ou ces commentateurs qui nous disent
11:09« Non, non, on ne va pas traiter ces images, on ne voudrait pas gâcher la fête.
11:12Il ne faudrait pas gâcher la grande parenthèse enchantée
11:14que représente la Coupe du Monde.
11:15Donc, non, non, on va se féliciter de la victoire de la France,
11:18se féliciter de la victoire du Maroc. »
11:20Mais par contre, non, non, on ne peut pas parler de ça.
11:22Et je trouve, et ça pour le coup, nous l'avons montré
11:25depuis le début de cette Coupe du Monde,
11:25que nous sommes les seuls à montrer ce genre d'image.
11:28Alors, évidemment, il n'y a pas que ça.
11:29Vous avez d'ailleurs commencé votre émission en parlant de la victoire des Bleus.
11:33Irréprochable sur le terrain.
11:34Mais la Coupe du Monde, malheureusement, c'est aussi ça
11:36à cause de tous ces pillards et toutes ces racailles.
11:38On en vient à l'image de ce week-end, peut-être aussi même de la semaine.
11:42Cette image, c'est celle de la maman de Louis
11:46qui a été vraiment très, très touchante dans sa prise de parole.
11:49C'était aujourd'hui à Narbonne.
11:51Il y avait une marche qu'elle avait appelée la dernière marche
11:54pour que ce soit la dernière fois qu'on ait à rendre hommage à une victime.
11:58Donc, je vous rappelle, Louis qui a été passé à tabac mortellement.
12:01Ça s'est passé au début du mois de juin à Narbonne
12:03par cinq individus.
12:05Certains sont mineurs.
12:06Il y avait beaucoup d'émotions cet après-midi.
12:07Et je vous propose d'écouter la prise de parole de la maman de Louis.
12:10C'était l'une des premières fois qu'elle prenait la parole publiquement.
12:24Je n'ai pas envie de te dire au revoir et j'en suis incapable.
12:27Je vais parler de toi, de nos premières nuits qu'on a passées ensemble depuis le jour de ta naissance,
12:34de ces huit mois d'allaitement, tes yeux dans les miens.
12:36Quel beau bébé tu étais.
12:39Je n'étais pas préparé à l'enfant atypique que tu as été.
12:43Même si notre parcours a été difficile et compliqué,
12:46notre lien, toi et moi, est indéfectible.
12:50Et notre amour en est de même.
12:52Les mots très forts de la maman de Louis,
12:55ça nous fait penser à toutes ces familles de victimes
12:56qui prennent la parole désormais et qui demandent des comptes.
12:59Ce qui est nouveau, on peut penser à plein d'exemples.
13:01Harmonie Comine, par exemple, la veuve du gendarme.
13:03Là aussi, c'est un moment fort et qui ne doit pas rester sans réponse.
13:05On en revient toujours à la même chose.
13:06C'est comment les politiques ensuite peuvent répondre à cette tristesse, cette colère.
13:10Non, là aussi, je suis sensible aux éléments nouveaux,
13:12au fait que des femmes prennent la parole, des épouses, des mères,
13:16et que ces paroles ont un retentissement inédit dans l'opinion publique.
13:20Parce que ce sont justement ces femmes qui parlent.
13:24Après, la dernière marche, on peut l'entendre aussi dans un autre sens.
13:28Je pense que la mort de Louis, ça a été la dernière marche de la sauvagerie, de la barbarie.
13:35Les gens qui l'ont tué sont des barbares, sont des sauvages.
13:38La manière dont ils l'ont tué, ils ont fait preuve d'un raffinement de cruauté, d'indifférence.
13:47On parle d'un manque d'empathie, mais on est bien au-delà.
13:50On a affaire à des gens qui sont complètement en dehors des limites du bien et du mal,
13:55qui ne raisonnent plus du tout selon nos catégories,
13:58et que malheureusement, il va falloir traiter comme tels.
14:02Parce que si on les traite avec nos anciennes catégories, ça ne va pas.
14:04On a affaire à un phénomène nouveau.
14:06On a vu des exactions d'un genre nouveau après le match contre le Maroc.
14:11Là, on a affaire à des criminels d'un genre nouveau.
14:13Malheureusement, ça n'appelle pas d'évolution aussi de l'analyse,
14:16quand on voit qu'on a encore les débats sur est-ce qu'il faut parler d'ensauvagement,
14:20est-ce que c'est trop connoté, etc.
14:22On est complètement à côté du sujet.
14:23Éric a raison.
14:23C'est une nouvelle forme de violence aussi, une cruauté.
14:27Bien entendu.
14:28Et certains font exprès d'être asbine,
14:31certains font exprès d'être aveuglés, ensauvagement.
14:34On est au-delà de toutes ces catégories.
14:36On est dans une profonde décivilisation,
14:39quand effectivement on n'a plus la moindre notion du bien et du mal,
14:42parce qu'on ne vous l'a pas inculqué, tout simplement.
14:45Donc, moi, ce qui me marque dans les propos de la maman de Louis,
14:49c'est que c'est évidemment une mère dévastée qui a perdu la chair de sa chair,
14:54mais elle s'inscrit, et ça c'est nouveau,
14:56comme d'autres parents dans un combat désormais politique,
14:59parce qu'elle ne veut pas que son fils soit mort pour rien.
15:02Il n'y a rien de pire pour une mère que de se dire
15:04« on me l'a tué deux fois ».
15:06Donc, elle ne va pas lâcher le morceau,
15:08ils ne vont pas lâcher le morceau,
15:10et je trouve que ça a quelque chose de très salvateur
15:12pour notre pays de voir ses parents,
15:14qui se bougent parce que les institutions sont complètement défaillantes.
15:18Vous avez raison, elle met l'affaire sur le plan politique.
15:20Écoutez ce qu'elle demande, la maman de Louis.
15:22Elle demande des choses très concrètes.
15:23Vous savez, on a entendu beaucoup de responsables politiques ce week-end,
15:25il ne s'agit pas de tous les mettre dans le même sac,
15:27mais parfois on ferait bien d'écouter les gens
15:30qui sont directement concernés,
15:32parce que ce qu'elles disent, c'est du bon sens,
15:34et tout le monde devrait être d'accord sur cette proposition.
15:37« Je me battrai, mon fils.
15:39Je me battrai pour qu'ils prennent tous 30 ans
15:41de peine ferme, incompressive, définitive.
15:51Nous allons redonner tout le sens
15:55au mot « perpétuité ».
15:57Je le ferai pour toi, mon fils. »
16:00Elle dit avec des mots simples
16:02ce que, je pense, quasiment tout le monde pense.
16:05C'est-à-dire, en effet, vous tuez comme un adulte,
16:07vous allez en prison comme un adulte.
16:08Oui, malheureusement, je doute que ce témoignage
16:11et cet hommage émouvant de la mère de Louis
16:13n'accèdent jusqu'au Conseil constitutionnel,
16:16parce que vous savez que le Conseil constitutionnel,
16:18dans ce pays, dirige tout, contrôle tout,
16:21court-circuit l'exécutif,
16:22muselle le législateur,
16:24et donc on ne peut rien faire.
16:25Sur l'excuse de minorité, c'est extrêmement intéressant.
16:27Gabriel Attal, l'année dernière, il a voulu la supprimer.
16:30Vous savez, avec sa loi qui était une loi timide
16:32sur la justice des mineurs.
16:33Qu'a dit le Conseil constitutionnel ?
16:35Il a dit non, non, on ne pourra pas faire ça.
16:37Et donc, ils ont censuré une grande partie de la loi
16:40avec trois lois de jurisprudence.
16:42La loi de 1906 sur la majorité pénale,
16:45la loi de 1912 qui crée les tribunaux pour enfants
16:48et la fameuse ordonnance de 1945.
16:51Donc, quand on voit la violence qu'il y a dans ces vidéos,
16:53des vidéos qui sont insoutenables,
16:55on se dit, non, là, ce n'est pas des enfants de 1906,
16:58des enfants de 1912 ou même des enfants de 1945.
17:00C'est les enfants de 2026.
17:02Et les enfants de 2026, les adolescents de 2026,
17:05ils sont extrêmement violents.
17:06Écoutez la colère des participants à cette marche.
17:08Il y avait beaucoup de dignité.
17:09Ça s'est très bien déroulé, bien sûr.
17:11Il y avait des milliers de personnes.
17:12Écoutez la colère qui gagne aujourd'hui les esprits,
17:15notamment dans cette commune de Narbonne.
17:17Il n'y a pas que lui.
17:19Il y a tous les autres avant.
17:21L'ENA et les autres.
17:23Il y en a tous les jours.
17:25Violes, coup de couteau, je ne sais plus ce qu'il faut faire.
17:29La magistrature ne fait pas son travail.
17:32Rien ne va dans ce pays.
17:34Et tant qu'on n'aura pas à bouleverser le système,
17:38rien ne se passera vraiment.
17:39La France qui décline pour tous les domaines.
17:42Et on n'en peut plus, en fait.
17:43Donc, on est là pour soutenir les parents, la famille.
17:46Et pour dire qu'on est là, quoi.
17:48On se réveille.
17:48Je suis là parce qu'Emmanuel Macron nous demande de faire des enfants.
17:51Mais il ne protège même pas les enfants qui sont déjà en vie.
17:54Je trouve ça atroce, ce qui s'est passé.
17:56Et en tant que maman, on ne peut pas subir ça pour nos enfants.
17:59On ne peut pas laisser faire ça.
18:00Ce n'est plus possible.
18:01Il n'y a plus de justice.
18:03Très intéressant ce que disent tous ces participants à cette marche.
18:06Ils disent des choses simples.
18:07Mais là encore, qui font écho à ce que, à mon avis, beaucoup de gens pensent.
18:10L'État ne protège plus les enfants.
18:12On est complètement abandonnés par la justice.
18:15Bon, il faut entendre cette colère.
18:16C'est difficile, quand on est responsable politique, de répondre à cette colère.
18:20Parce que là, ça dépasse même les clivages partisans.
18:22D'abord, j'ai été beaucoup ému par le témoignage de sa maman, de son meilleur ami aussi,
18:25qui s'est effondré en sanglots.
18:26Moi, j'ai eu les larmes aux yeux en voyant ces images, qui nous prennent aux tripes.
18:31Dans la manifestation aujourd'hui, à Narbonne, je note qu'il n'y avait pas d'élu d'extrême-gauche.
18:35Vous parlez de transpartie, Zanri, mais ça serait bien que tout le monde soit d'accord sur cet ensauvagement.
18:39Il ne pouvait pas hésiter à la marche pour Adama.
18:41Il n'y avait pas beaucoup de gens du sport non plus.
18:43Exactement, d'extrême-seuse aussi.
18:44On est habitué, puisqu'ils sont en échec depuis 10 ans.
18:46L'extrême-gauche est nul.
18:48Mais moi, je veux dire, quand je dis qu'il faut mettre les prédateurs sexuels, les barbares, les sauvages,
18:53ceux qui massacrent nos enfants, les terroristes en prison à vie,
18:56on dit Mathieu Vallée, il faut mettre tout le monde en prison.
19:00Des victimes et qu'ils sont irrécupérables.
19:02Parce que demain, vous remettez ces jeunes en liberté,
19:04vous remettez un prédateur sexuel en liberté,
19:05vous remettez un terroriste, majoritairement dans le pays islamiste, en liberté.
19:09Quelle est la faculté qu'on puisse vous dire qu'il ne récidivera pas ?
19:12Donc oui, moi, je préfère qu'ils soient enfermés entre quatre murs,
19:15plutôt qu'ils soient en liberté et qu'ils refassent des victimes.
19:17Donc cette perpétuité que cette maman réclame,
19:19cette peine sévère qu'Harmonie Comine, la veuve du gendarme, Éric Comine, réclame aussi,
19:24ça devrait être du bon sens.
19:25Et au bout de 10 ans de Macronie, ça n'est toujours pas fait.
19:28On a abandonné la peine de mort, auquel évidemment, moi, je dis que c'est bien qu'on l'a
19:33abandonné,
19:33mais il faut qu'on ait une vraie perpétuité réelle, pas pour tout le monde, pour les criminels.
19:37On a un code pénal qui est très bien fait, contravention, délit-crime, les crimes,
19:41assassinats, viols, agressions avec barbarie, comme la petite Lola, vous avez vu,
19:46la justice a su passer.
19:4730 ans de sûreté pour la bourreau de Lola, que je n'nommerai pas.
19:50Parce que moi, c'est bon, les bourrons, on les connaît, on n'a pas besoin de les répéter.
19:52Mais la réalité, c'est que, oui, moi, je suis désolé, j'ai fait un débat sur une autre chaîne,
19:57j'ai débattu avec une syndicaliste du syndicat de la magistrature, mais c'est lunaire.
20:01C'est du mépris, c'est de l'idéologie.
20:03Et en réalité, on comprend pourquoi on a tous les mots de la justice.
20:07Et tant qu'on aura des syndicalistes du syndicat de la magistrature
20:09qui placardent sur un mur des cons, qui sera une tâche indélébile sur ce syndicat,
20:14les familles de victimes, on parle quand même d'une victime qui a été assassinée dans leur RD en 2007,
20:18on parle quand même d'une autre victime de Guy Georges, violée et assassinée.
20:21Moi, je suis désolé, ce syndicat n'aurait plus exister.
20:23Quand on a été condamné pour ce genre de fait, c'est inacceptable.
20:26Et la question qui se pose, c'est en effet l'idéologie, le rôle de la justice.
20:30Il y avait des personnalités politiques qui avaient répondu à l'appel de la maman de Louis.
20:34Éric Zemmour était présent, Marion Maréchal, il y avait une délégation aussi du Rassemblement National.
20:37Il y avait Lou Gaglio, Julien Odule, Julien Léonardelli, il y avait beaucoup d'élus qui étaient là,
20:41pas pour se montrer, pour apporter un sou de chanel à la famille.
20:43Et alors, Éric Zemmour a pris la parole sur cette justice qui ne protège plus, Didier.
20:49On sait bien que la justice ne convient à aucun Français depuis 30 ans,
20:55qu'elle a cessé largement de protéger les Français,
20:58qu'elle a cessé depuis longtemps de protéger les victimes innocentes,
21:03et qu'elle a des trésors d'excuses pour les criminels et les gens qui les volent, qui les violent,
21:11qui les tuent.
21:11On sait bien, ça fait des années qu'on le dit, vous savez, moi j'ai écrit des livres là
21:16-dessus,
21:17il y a des décennies, donc si vous voulez, c'est un sujet qui me hante depuis longtemps.
21:22Il y a eu un basculement de la justice française depuis 30 ans, 40 ans,
21:27qui, pour des raisons idéologiques pour certains d'entre les juges,
21:31a décidé de ne plus protéger en vérité les victimes françaises.
21:35– Là aussi, je pense que beaucoup partageront ce concept.
21:38– Oui, à condition d'élargir un tout petit peu la perspective,
21:40c'est que cette justice laxiste bénéficie de nombreux relais et soutiens idéologiques dans le pays.
21:48Malheureusement, pas que de l'extrême-gauche.
21:49Il y a une sorte de, je ne sais pas, il y a presque un culte du coupable,
21:54plus qu'une indulgence, il y a une fascination pour les coupables,
21:58parce que, d'une manière ou d'une autre, des gens vont vous expliquer
22:00que le coupable est la véritable victime, qu'en fait, c'est un damné de la terre.
22:04Même les frères Kouachi, qui ont massacré toute la rédaction de Charlie,
22:07on nous a expliqué qu'ils comprenaient, ils ont eu une enfance malheureuse.
22:10Enfin, si tous les gens qui ont eu une enfance malheureuse
22:11prennent une kalachnikov pour aller trucider leur prochain,
22:14bon, ça ne marche pas.
22:15Mais c'est encore très, très ancré dans beaucoup de mentalités.
22:18Donc, il ne s'agit pas seulement de demander une réforme de la justice,
22:22il faut s'attaquer à cet écosystème.
22:24– Mathieu Vallée ?
22:25– Non, mais là, on reconnaît des responsables d'État,
22:28c'est ceux qui sont visionnaires et qui ont une vision pour paix.
22:30Marine Le Pen, depuis des années,
22:32elle l'a montré lors d'élections présidentielles en 2022,
22:34elle le redira en 2027, évidemment.
22:36Si la justice, chose inédite, va l'autoriser ou pas dans le pays,
22:40on y reviendra, voulait sacraliser l'intégrité physique.
22:43Elle veut le faire, c'est sa priorité.
22:44Hier soir, à Liévin, ses premiers mots ont été pour la famille de Louis, pour Louis.
22:48Elle n'a pas parlé comme une femme politique,
22:50elle a parlé comme une mère et une grand-mère calée.
22:52Et elle a parlé avec ses tripes.
22:53Et elle est plus que jamais exceptionnelle lorsqu'elle parle avec ses tripes.
22:56Sans discours, sans papiers.
22:58On va revenir sur ce discours à Liévin.
22:59Il y a eu un silence de plomb.
23:03Et il faut du courage pour mettre en place ces mesures
23:05face à ces idéologies, ces syndicats d'extrême-gauche,
23:07ces politiques d'extrême-gauche
23:08qui ne voudront pas qu'on mette en place ces mesures.
23:10Et je pense que ces victimes, elles attendent qu'on agisse.
23:12Et c'est ce que Marine Le Pen fera,
23:14la perpétuité, la promise réelle,
23:16pour toutes celles et ceux qui font des crimes abominables.
23:17Déjà, si elle peut être candidate, on en parlera dans la seconde partie de cette émission.
23:20Oui, par exemple, parler comme si, pour moi, c'est naturel.
23:22L'Héronique Jacquier.
23:23Oui, je crois qu'il y a quelque chose de lunaire,
23:24c'est que pour tous les Français,
23:26ce ne sont même pas des sujets de droite ou de gauche.
23:28Il devrait y avoir un consensus à défendre les victimes,
23:32tout simplement à renverser la table
23:34pour sortir de cette faillite judiciaire.
23:37On a, souvenez-vous, aujourd'hui, ça fait six ans
23:40qu'a été assassiné Philippe Monguillot à Bayonne,
23:43roué de coups, là encore, entre guillemets, par des jeunes.
23:45Chauffeur de bus.
23:46Sa femme a pris perpétuité, elle, sa peine, c'est perpétuité.
23:49Ses filles, également.
23:51Donc, les Français en ont marre.
23:53Et c'est vrai que cette idéologisation de la justice,
23:56ça passe de moins en moins,
23:57d'autant qu'on a maintenant une société
23:58qui fabrique intrinsèquement de la violence.
24:01La société, elle est plus simplement là pour protéger,
24:03elle fabrique intrinsèquement de la violence.
24:05Donc, on a une justice qui se retrouve, évidemment,
24:07complètement dépassée avec les magistrats idéologisés.
24:09Avant de marquer une pause, je voulais vous montrer cette image.
24:12Donc, hier, à Beaumont-sur-Oise,
24:14c'est donc pas très loin de Paris,
24:16il y avait une marche pour Adama Traoré,
24:19qui a perdu la vie, c'était il y a dix ans.
24:21On rappelle qu'un non-lieu a été prononcé
24:23contre les gendarmes qui ont été accusés depuis dix ans,
24:25notamment par sa soeur Assa Traoré.
24:27Alors, il y avait des députés de la France Insoumise
24:29qui étaient présents.
24:30Il y a eu des discours,
24:31d'ailleurs, vous les avez relayés, Mathieu Vallée,
24:33où on entendait qu'en gros, la police était raciste,
24:35que la France était raciste.
24:37On a même parlé de Netanyahou dans les discours.
24:39Je ne vois pas bien ce que ça avait à faire là.
24:40Mais surtout, une plaque commémorative a été inaugurée.
24:43Et vous voyez l'image, au nom d'Adama Traoré.
24:46Alors, c'est vrai qu'on peut se poser la question.
24:48Pourquoi ?
24:48Alors, pour tout vous dire,
24:49on a contacté le maire de Persan, notamment,
24:52qui n'a pas donné suite à nos demandes.
24:54On peut se poser la question.
24:55Est-ce que c'était pertinent ?
24:56Est-ce que c'est pertinent ?
24:57Et qu'est-ce que ça dit aussi ?
24:59On a parlé de la marche à Narbonne.
25:00Bon, là, il y avait une autre ambiance,
25:02hier, visiblement, à Beaumont-sur-Oise.
25:03Bon, d'abord, hier, c'était le rassemblement de la France Insoumise.
25:07Il y avait Éric Coquerel, il y avait Louis Boyard.
25:08Il y avait tous les antiflics qui étaient présents.
25:11Voilà.
25:11La réalité, c'est que vous avez vu Assa Traoré
25:13qui, devant la caserne de gendarmerie de Persan-Beaumont,
25:15dit que les gendarmes se planquent,
25:16qu'ils ferment les volets et qu'ils les narguent.
25:17Donc, moi, je vous dis, il faut que ça, ça soit terminé.
25:19On n'a pas besoin d'avoir des gens
25:21qui viennent provoquer, narguer et insulter nos gendarmes.
25:24Les gendarmes, en première instance, en appel, en cassation,
25:26ont été définitivement innocentés du décès d'Adama Traoré.
25:31Donc, personne ne se réjouit de la mort.
25:32En revanche, Mme Traoré, il faudrait qu'elle chaîne un peu sa famille.
25:35Son frère, Issoufou Traoré, a été condamné
25:37pour des violences et des rébelles en première instance
25:40lors d'une manifestation interdite à huit mois de prison
25:42sous brasse électronique, encore sept semaines.
25:44Donc, je suis désolé, cette famille, elle est en permanence
25:46des problèmes avec la police.
25:47Quand ce n'est pas avec la police, c'est avec la gendarmerie.
25:48Et vous avez vu, pour terminer, les propos d'Éric Coquerel.
25:51Il explique que les jeunes des quartiers populaires
25:53sont morts parce qu'ils sont noirs et arabes.
25:55C'est ses propos dans le discours qui tient.
25:58Et qu'il explique aussi, Louis Boyard,
25:59que la loi de la présomption de légitime défense,
26:02que nous, on défend, c'est un droit à tuer
26:03sur les enfants de quartier populaire.
26:05Mais de l'huile sur le feu en permanence, on ne découvre pas.
26:08À la France Insoumise, ils sont dingues de dire des discours
26:10qui sont diffamants et outrageants.
26:12Donc, s'il n'y avait pas autant...
26:13Non, il n'y a rien de dingue, cher ami, il prépare 2027.
26:15En tout cas, on sera là pour les combats.
26:16C'est la stratégie du chaos, vous avez raison.
26:18C'est-à-dire qu'on met en place tout ce qui pourra augmenter le chaos.
26:20Si j'en parle pour m'abonner, c'est qu'on ne laissera rien passer.
26:23Et moi, je ne laisserai jamais les gendarmes et les policiers
26:25se faire salir par des gens dans le parti
26:27où il y a des gens qu'on aille pour des violences conjugales,
26:29pour des violences...
26:29Oui, mais la réalité, c'est que c'est ça.
26:31Ces gens, ils n'ont aucune leçon à donner aux gens.
26:33D'ailleurs, le comité devrait être dissous
26:34puisque la justice pour Adamant, c'est pour les gendarmes.
26:36Il y a aussi ces images qu'on voit à chaque fois
26:37avec ces discours, on se demande, c'est vrai, jusqu'où ça va aller ?
26:40C'est-à-dire que là, on en est presque à l'incitation
26:42au soulèvement, en fait.
26:43Écoutez, de toute façon, il faut absolument instaurer l'idée
26:48qu'en effet, la France est un pays raciste de manière systémique.
26:52Il faut s'adresser aux futurs électeurs comme des victimes.
26:56Il faut les victimiser pour essayer de les fidéliser.
26:59C'est pour ça que vous parlez de dinguerie, vous avez tort.
27:00C'est extrêmement bien pensé, en réalité.
27:03C'est même assez efficace.
27:05M. Coquerel, c'est lui qui a théorisé les 600 000 voix manquantes.
27:10Il va les chercher une par une en tenant ce discours.
27:12Et moi, je vous dis que le pari est gagnable.
27:15C'est ça, le pire.
27:16Et au-delà de ça, ce qui me fascine, c'est que la France Insoumise,
27:19à chaque fois, nous dit, ne commentez pas d'affaires de justice.
27:22Là, on a une affaire de justice qui est terminée.
27:26Les gendarmes ont eu un non-lieu.
27:28Et pardonnez-moi, sur la qualification de racisme,
27:31il y a deux des quatre gendarmes qui sont,
27:34dans le langage de la France Insoumise, des racisés.
27:36Donc, il n'y avait rien de raciste dans la mort d'Anna Matraoré.
27:40On marque une pause et puis on va se projeter sur la semaine qui arrive.
27:43Mardi, décision de justice pour Marine Le Pen.
27:45Est-ce qu'elle va pouvoir ou pas se présenter à l'élection présidentielle ?
27:47Vous allez l'entendre.
27:48Hier, elle était à Liévin.
27:49Vous y étiez d'ailleurs, Mathieu Vallée, à ses côtés.
27:50Vous allez nous raconter comment ça s'est passé.
27:52Et puis, on va écouter surtout la peut-être candidate à l'élection présidentielle.
27:56On marque une très courte pause et on revient.
28:01Lors des pros, mardi, donc, il y a la décision de justice pour Marine Le Pen.
28:05On saura si elle peut être candidate à l'élection présidentielle.
28:07Quels sont les scénarios, Jules Torres ?
28:10Il y a trois scénarios, en clair, pour Marine Le Pen.
28:13Et dans certains d'entre eux, elle pourrait être candidate.
28:15Est-ce que vous pouvez nous faire un petit topo un peu sur ce qui va se passer l'année
28:17prochaine ?
28:18D'abord, il y a ce lieu où les réquisitions sont suivies.
28:20Dans ce cas, c'est quatre ans d'inéligibilité, de la peine de prison,
28:23notamment un an ferme mais aménageable sous le bracelet électronique.
28:27Ça, on sait que Marine Le Pen, elle ne le fera pas.
28:29Elle ne le fera pas même s'il y a une baisse de l'inéligibilité.
28:33Mettons que Marine Le Pen soit condamnée à une peine de deux ans d'inéligibilité.
28:37Elle pourrait théoriquement se présenter à l'élection présidentielle
28:40puisqu'elle a commencé à purger cette peine lors de la décision et du verdict de la première instance.
28:47Mais elle considère qu'on ne peut pas faire une campagne présidentielle avec un bracelet électronique.
28:53Donc le meilleur moyen pour Marine Le Pen, c'est de soit d'être lavé de tout soupçon, évidemment.
28:59Mais au vu de la décision de première instance et des réquisitions,
29:02ça nous paraît un petit peu hasardeux de miser là-dessus.
29:04Il pourrait y avoir une baisse de l'inéligibilité à deux ans au moins
29:08et la suppression de cette année de prison ferme aménageable sous bracelet électronique.
29:13Et dans ce cas, elle pourrait être candidate à l'élection présidentielle.
29:17Mais évidemment, on en est très loin pour l'instant.
29:19Vous étiez hier, Mathieu Vallée, à Liévin, dans le Pas-de-Calais.
29:21C'est là où Marine Le Pen et Jordan Bardella avaient choisi de faire une forme de réunion publique,
29:26un banquet champêtre.
29:28Comment vous allez trouver l'atmosphère ?
29:29Vous allez me dire qu'évidemment, ils sont sereins, ils attendent la décision.
29:32Mais est-ce qu'il n'y a pas quand même un peu d'appréhension dans vos rangs en ce
29:34moment ?
29:34D'abord, c'est la ville d'Aigny Paivac qui a emporté face au socialisme.
29:3880 ans de socialisme, la ville de Liévin.
29:40C'est un jeune maire et je pense que le signal était fort.
29:43Avec Bruno Bild, le député du Pas-de-Calais et Steve Briouat qui ont organisé ce banquet
29:47et qui était très festif.
29:49Elle est venue chercher la force des militants, la force des gens du Nord
29:53qui sont, vous savez, des gens combatifs et méritants.
29:56Et donc, hier, moi, j'ai trouvé très, très, très en forme.
30:00Voilà.
30:00Et on attend sereinement la décision mardi.
30:02Et c'est important puisque, vous savez qu'aujourd'hui, elle est en tête des intentions de vote.
30:07Même si ce n'est pas un confort sur lequel on s'assoit, rien n'est gagné.
30:10On va faire comme si on faisait campagne si on était à 10% ou à 5%.
30:13Parce que cette élection, Éric Nolot a évoqué l'extrême-gauche qui était très en forme.
30:17Mais nous aussi, puisqu'on a un programme, on a des convictions.
30:20On a aussi un bilan pour nous en tant que parti d'opposition.
30:23Et donc, maintenant, il n'y a plus que notre candidate qui attend la décision de mardi
30:27pour pouvoir se lancer définitivement.
30:28Écoutez Jordan Bardella, le président du Rassemblement national,
30:31qui a apporté son soutien à Marine Le Pen hier.
30:35Je veux remercier Marine pour son amitié, pour sa confiance, pour sa fidélité.
30:40Je vais lui redire mon total soutien, ma totale amitié.
30:44Lui redire que je me suis engagé, pour elle, en politique,
30:47pour l'avoir élue présidente de la République.
30:50Et j'espère bien l'avoir élue présidente de la République dans quelques mois.
30:54On ne va pas faire des pronostics ce soir.
30:56À vrai dire, on ne sait pas quelle sera la décision de justice.
30:58On entend tout et son contraire.
31:00Soyons prudents.
31:01Il n'y a que trois personnes qui savent.
31:02Oui, alors visiblement, la décision d'ailleurs est déjà prise.
31:05Elle est déjà rédigée.
31:06Maintenant, c'est entre les mains des juges.
31:07On le saura marri.
31:08Donc, ne faisons pas de pronostics.
31:10On peut quand même s'interroger, et on le fait depuis de longues semaines,
31:12de longs mois, sur le fait même, ce principe même,
31:15que ce soit au juge, de déterminer le candidat ou la candidate
31:19du Rassemblement national.
31:20C'est quand même pas rien.
31:21C'est la question principale.
31:22C'est même la seule qui va.
31:23Moi, je n'ai pas changé de position depuis le début.
31:25Le Rassemblement national, selon moi,
31:27le Rassemblement national et donc Marine Le Pen
31:29ont commis des actes répréhensibles, condamnables.
31:31Ils vont être condamnés, mais ce ne sont pas à des juges
31:34de décider qui peut prétendre à la présidence de la République.
31:38Donc, la logique voudrait, je pense que la logique démocratique
31:42voudrait que le Rassemblement national et Marine Le Pen
31:44soient condamnées en effet, mais qu'elles puissent se présenter en 2027.
31:48Je trouve que ça correspondrait à la logique démocratique
31:51et à la logique de la justice.
31:53Mais même pour le prochain président de la République,
31:57quel qu'il soit, que ce soit Jean-Luc Mélenchon,
31:59Édouard Philippe, Jordan Bardella ou quelqu'un d'autre,
32:01quelle légitimité aurait-il si la favorite de l'élection présidentielle,
32:05qui a déjà été double finaliste, dont c'est la troisième candidature
32:08à l'élection présidentielle, quelle serait la légitimité
32:11de ce président de la République si Marine Le Pen ne pouvait pas ?
32:13C'est quand même vertigineux comme décision.
32:16Moi, je n'aimerais pas faire partie de cette collégialité des trois juges
32:20parce que, quoi qu'il arrive, on va leur dire que c'est une mauvaise décision,
32:23quoi qu'il arrive, on va leur dire que c'est un jugement politique,
32:26qu'elles prennent quatre ans ou un an d'illigibilité,
32:28on dira que c'est politique.
32:29Si elles prennent quatre ans, on dira qu'ils ont voulu empêcher Marine Le Pen
32:31d'être candidate à l'élection présidentielle.
32:33Si on met un an, on dira, vous voyez, ils ont finalement été sympas,
32:36ça montre que la justice n'est pas si politisée.
32:38Donc, quoi qu'il arrive, cette décision est une mauvaise décision,
32:40elle est vertigineuse dans le sens où,
32:42jamais dans l'histoire de la Ve République,
32:44on a empêché un candidat ou même une favorite de l'élection présidentielle
32:48de pouvoir y concourir. François Fillon a eu sur le dos les juges
32:52de manière très rapide, notamment par le PNF,
32:54mais à la fin, il y avait un bulletin dans l'urne,
32:56on pouvait glisser un bulletin, François Fillon, dans l'urne.
32:59Donc, c'est pour ça, ça va être une présidentielle,
33:01de toute manière, complètement inédite,
33:03parce que ce sont les juges qui vont décider du casting.
33:06Oui, alors le contexte est inédit aussi,
33:08puisque justement, on parle de faillite judiciaire
33:11avec les affaires que nous avons évoquées,
33:13la mort de Louis, la petite Liana, Rosa,
33:17enfin bon bref, malheureusement, ces drames s'accumulent
33:20et les Français ouvrent les yeux
33:22sur l'effondrement d'un système judiciaire.
33:25Et effectivement, au moment de la présidentielle
33:28qui mettait en piste François Fillon,
33:30on a incriminé déjà la justice qui passait une ligne rouge.
33:34Mais souvenez-vous, François Fillon avait dit à la télévision,
33:37si je suis mis en examen,
33:40il pensait sincèrement qu'il ne serait jamais mis en examen
33:44parce qu'il était candidat à une présidentielle.
33:47Là, vous avez les juges derrière leur écran de télévision
33:49qui ont dit, chiche, on y va,
33:52puisque finalement, on est indépendant,
33:54on peut s'octroyer ce droit.
33:56Bon, les Français ont gardé quand même cette petite musique
33:58d'une élection présidentielle
34:00qui a été un petit peu faussée
34:02par des juges et par des magistrats.
34:04Là, c'est encore pire, c'est encore plus gros.
34:07Et effectivement, même si le parti et Marine Le Pen
34:10ont fait quelque chose qui mérite une sanction,
34:12je pense que démocratiquement,
34:14on ne peut pas enlever aux Français
34:16le fait de choisir leur candidat pour la présidentielle,
34:20d'autant qu'on est en manque de vitalité démocratique,
34:25qu'il n'y a pas de référendum,
34:27que les Français ont le sentiment
34:28qu'on leur confisque leurs paroles en permanence,
34:32qu'on est au bout du bout du macronisme.
34:34Et alors là, franchement,
34:35je pense que même les Français
34:36qui ne vont pas à Rassemblement National
34:38se diraient vraiment,
34:39on est dans une démocratie où ça ne tourne plus rond.
34:41Je suis d'accord avec vous.
34:42Et en fait, à mon avis,
34:43là où c'est intéressant,
34:44c'est que c'est les politiques
34:46qui ont donné au juge la possibilité
34:48de prononcer ces pèles-là.
34:49Exactement, bien entendu, évidemment.
34:50Écoutez à ce sujet,
34:51Charles Rodoel,
34:52qui était l'amitié du Grand Rendez-Vous,
34:53alors il est député Ensemble pour la République,
34:55il n'est pas du tout de votre bord politique,
34:57mais c'est quand même un député,
34:58c'est assez notable,
34:58qui a le chic pour trouver le courage
35:01d'aller contre parfois sa famille politique.
35:03Il est disruptif dans le macronisme.
35:03Il est disruptif, en effet,
35:05c'est le bon terme,
35:05ça correspond bien à l'esprit
35:06Macroni Startup Nation.
35:08Mais écoutez ce qu'il dit,
35:09parce que justement,
35:09lui, il dit peut-être qu'il faut
35:10qu'on revienne sur ces dispositions
35:12contre les peines d'inéligibilité.
35:15L'éligibilité ou l'inéligibilité
35:18de Marine Le Pen
35:19est un enjeu démocratique
35:20absolument majeur pour notre pays,
35:23puisqu'elle est aujourd'hui
35:24à la tête d'une force politique
35:26qui représente des millions de Français.
35:29Donc cette décision
35:30n'est absolument pas neutre.
35:32En revanche,
35:33les magistrats,
35:35les juges
35:35qui auront à prendre de cette décision,
35:37prendront cette décision
35:39sur la base de lois
35:40qui ont été votées
35:41par les parlementaires,
35:43y compris par les parlementaires
35:45du Rassemblement National.
35:46Ce n'est pas une question
35:47qu'à mon avis,
35:48il faut adresser aux juges,
35:49c'est une question
35:50qu'il faut adresser aux politiques
35:52qui a écrit la loi
35:54sur la base de laquelle
35:56le juge prendra sa décision.
35:59Là, le constat est incomplet,
36:00c'est que vous disiez,
36:01déjà, le RN n'avait pas voté à l'époque ?
36:03Gilbert Collard et Marion Maréchal
36:04s'étaient abstenus.
36:05C'étaient les deux seuls députés ?
36:06C'étaient les deux seuls
36:07lors de la loi Saint-Pin2 en 2007.
36:09Non mais évidemment,
36:10ce qui a dit Charles Rodeuil,
36:11il a absolument raison,
36:12mais ça dit quand même aussi
36:12de la précipitation
36:14de notre personnel politique
36:15à faire voter des lois
36:17et ensuite
36:18à les faire supprimer
36:20quelques années plus tard.
36:21On parlait tout à l'heure
36:21de la justice des mineurs.
36:23Rendez-vous compte
36:23que la césure
36:24pour les jeunes
36:25et notamment qui concerne
36:26la mort du petit Elias,
36:28la césure a été créée
36:29par Mme Belloubet
36:30et aujourd'hui,
36:32Gabriel Attal
36:32et Gérald Darmanin
36:33voudraient la faire supprimer.
36:34Donc on voit bien
36:35qu'on a un personnel politique
36:37qui pendant des années,
36:38et on n'exclut pas non plus
36:40le RN
36:40qui voulait laver
36:42plus blanc que blanc
36:43le personnel politique,
36:44qui voulait mettre
36:44de la transparence
36:45un petit peu partout
36:46et en fait,
36:46on voit aujourd'hui
36:47qu'avec des affaires
36:48de cornucu,
36:49parce que pardonnez-moi,
36:50certes,
36:51le RN a peut-être
36:52détourné 4,3 millions d'euros
36:54d'argent public,
36:54on parle d'une zone grise
36:56et d'un désaccord administratif
36:57entre le Parlement européen
36:59et des partis.
37:00D'ailleurs,
37:01pourquoi le RN n'est pas le seul ?
37:02Pourquoi le Modem
37:03est concerné
37:03par le même type d'affaires ?
37:04Pourquoi la France insoumise
37:05a été concernée
37:06par le même type d'affaires ?
37:07Parce que cette zone grise,
37:09elle existe.
37:09Pour ne prendre qu'un seul exemple,
37:11Nicolas Bey,
37:11qui est aujourd'hui député européen,
37:13reconquête.
37:13A l'époque des faits,
37:14il était député européen
37:16et secrétaire général
37:17du Front National.
37:18Quand son collaborateur
37:19lui fait une fiche,
37:20par exemple,
37:20pour participer
37:21à l'une de vos émissions,
37:23le collaborateur,
37:23il fait la fiche
37:24pour le député européen
37:25ou pour le secrétaire général
37:27du Front National ?
37:27Il le fait évidemment
37:28pour les deux.
37:29Et ça,
37:29le Parlement européen,
37:30il est contre.
37:31On ne va pas refaire le débat
37:32sur le rôle
37:33parce qu'on a...
37:33Précisons qu'il n'y a pas de procès
37:35pour la France insoumise
37:36dans ce type d'affaires
37:37et précisons que François Bayrou
37:39a eu un bon lieu
37:40Mais tout le monde a été condamné.
37:41Mais il y a un appel.
37:42Oui.
37:42Mais il faut aller jusqu'au bout
37:43du raisonnement.
37:44Non seulement la classe politique
37:45s'est précipitée
37:46après l'affaire Cahuzac,
37:47enfin, l'opinion publique
37:48le voulait aussi.
37:50C'est maintenant
37:50les Français déplorent
37:51ce qu'ils souhaitaient.
37:52L'opinion publique
37:52veut aussi la peine de mort.
37:53Non, mais je sais bien,
37:54mais vous auriez demandé aux gens
37:55est-ce qu'il faut être
37:55le plus sévère possible
37:56avec les cas de corruption
37:58ou de malversations financières ?
37:59Ils auraient dit oui.
38:00Non, mais il faut bien expliquer
38:01quand même aux gens,
38:02éclairer quand même les gens
38:03sur les conséquences ultimes
38:04de ce qu'ils souhaitent.
38:05Je pense que le débat
38:06a été malmené.
38:07Alors, j'ai un extrait
38:08du discours de Marine Le Pen
38:09que je voulais vous faire écouter
38:10parce qu'elle était
38:11très offensive hier.
38:12C'est vrai, Marine Le Pen,
38:13elle a parlé bien sûr
38:14de l'échéance qui arrive
38:15mais aussi du bilan
38:16du macronisme.
38:17Alors, elle dit une chose.
38:18Moi, je vais vous demander
38:19votre avis
38:19parce que je trouve ça
38:20très intéressant.
38:21Qu'est-ce qui va mieux
38:22aujourd'hui
38:23par rapport à il y a 10 ans ?
38:24Ah, vaste question.
38:26Écoutez Marine Le Pen.
38:28Je suis de bonne foi
38:29et j'essaye de regarder
38:32qu'est-ce qui va bien
38:33dans notre pays
38:34et plutôt
38:35qu'est-ce qui va mieux
38:36depuis 10 ans.
38:37Eh bien, je vais vous dire
38:38j'ai pas mal d'imagination.
38:40Je suis quelqu'un
38:40d'assez optimiste
38:41mais je n'arrive pas à trouver.
38:43Absolument,
38:44tout s'effondre
38:46sous nos yeux.
38:47Tout.
38:48Il n'y a pas un seul domaine
38:50qui fonctionne bien.
38:52Il y avait encore
38:52il y a une dizaine d'années
38:53l'agriculture,
38:54ça fonctionnait bien.
38:56Il y avait encore
38:57il y a une dizaine d'années
38:58l'énergie
38:59qui fonctionnait bien.
39:01Là,
39:02tout est par terre.
39:04Alors,
39:05j'explique,
39:05tout le monde sur ce plateau
39:06est en train de chercher
39:07en ce moment
39:07peut-être un domaine
39:08dans lequel ça pourrait aller mieux.
39:10Il n'y a pas d'idée
39:10qui nous saute
39:12aux yeux comme ça.
39:13Non.
39:13Elle est en train de rejoindre
39:14votre parti foutuiste en fait.
39:15Alors,
39:16elle espère redresser la France.
39:17Elle est responsable politique.
39:18Elle a déjà...
39:19Mais sur le bilan...
39:20Non mais j'ai énormément
39:21d'adhésion
39:22d'autant que c'est déclaratif.
39:23Vous savez,
39:23il suffit de dire
39:24c'est foutu
39:24et vous voilà membre
39:25du parti foutuiste.
39:25C'est facile.
39:26Mais là, je suis...
39:27On ne peut être que d'accord avec elle.
39:28Après,
39:29il faut qu'elle arrive
39:30à nous convaincre
39:30qu'avec elle,
39:31ça irait mieux.
39:32Il ne suffit pas de dire
39:33tous ces fonds...
39:33Non mais c'est ça
39:34la deuxième partie.
39:35Sinon,
39:35sur la première partie
39:36du discours,
39:36écoutez,
39:37à moins que des gens
39:38vous contactent directement
39:39pour nous expliquer
39:39qu'il y a un domaine
39:40où la France était à la rue
39:42il y a dix ans
39:42et maintenant brille,
39:43moi,
39:44il n'y a rien
39:44qui me vient à l'esprit.
39:45Non mais c'est quand même
39:45pas rien.
39:46C'est quand même pas anodin
39:46de se dire qu'en dix ans,
39:48il n'y a rien
39:48qui s'est amélioré.
39:49En tout cas,
39:50il n'y a aucune idée
39:50qui nous vient en tête
39:51tout de suite.
39:52Parfois,
39:53on parle du budget des armées.
39:54C'est ce que j'allais vous dire.
39:55Mais bon,
39:55ça s'est fait au prix
39:57du limogé du général Pierre de Villiers.
39:59Et c'est ce que j'allais vous dire,
40:00c'est qu'au départ,
40:01on pourrait dire
40:03Emmanuel Macron
40:04a baissé les impôts.
40:05Ça,
40:05on peut le dire jusqu'à 2018.
40:06On pouvait dire
40:07jusqu'à il y a encore peu,
40:08il a réussi sur le chômage.
40:10On voit bien
40:10que les derniers chiffres du chômage
40:11sont absolument catastrophiques.
40:12Et c'est vrai
40:12que le dernier argument
40:13qui est donné par les macronistes,
40:14c'est nous avons doublé
40:16le budget des armées.
40:16Mais quand on reçoit,
40:18par exemple,
40:18Pierre de Villiers
40:18qui a signé un formidable livre
40:20chez Fayard,
40:21il vous explique
40:22que c'est bien
40:23d'avoir beaucoup d'argent,
40:25c'est bien de doubler
40:26le budget des armées,
40:27mais si les carnets de commandes
40:29sont vides,
40:29c'est un problème.
40:30Si l'argent est mal fléché,
40:31c'est un problème.
40:32Si c'est pour débloquer de l'argent
40:34pour mettre de l'administratif
40:35dans le ministère des armées,
40:36c'est un problème.
40:37Sachant qu'en parallèle,
40:38la France a perdu quand même
40:40beaucoup de voix,
40:41notamment en Afrique,
40:43qui a été complètement savrée
40:45par Emmanuel Macron.
40:46Donc même sur ce sujet-là,
40:47Quand on va se retourner
40:49sur les 10 ans d'Emmanuel Macron,
40:50ça va quand même faire drôle.
40:51Tout s'effondre
40:52parce qu'il n'y a eu
40:52aucune réforme structurelle.
40:54Je crois que la plus emblématique
40:56étant le manque de réformes
40:57pour le monde hospitalier,
40:58pour l'hôpital,
40:59alors qu'il y a eu
41:00un Ségur de la santé.
41:01Après le Covid,
41:02on a dit le fait
41:03que nous avons des réformes.
41:03L'école, c'est désastreux.
41:04Aller demander aux enseignants
41:0510 ans, il y a des gens,
41:06c'était dur.
41:06Et aucune vision
41:08où est-ce qu'on veut
41:08emmener le pays ?
41:09Il n'y a pas eu de vision.
41:10Mais ce qui est formidable,
41:10c'est que j'ai vu
41:12qu'Edouard Philippe
41:13faisait son premier meeting
41:14cet après-midi.
41:15Il nous explique quand même
41:16que le laxisme budgétaire
41:18et que ceux qui veulent
41:19le raser gratis,
41:19c'est nous,
41:20alors qu'eux,
41:20ils sont responsables
41:21de 1 400 milliards
41:22de dettes,
41:233 500 milliards de dettes.
41:24Il ne faut avoir
41:24vraiment aucune face
41:25pour dire ça.
41:26Hier, Marine Le Pen
41:27a évoqué ces mini-Macrons
41:28qu'on pourrait récupérer.
41:29Gabriel Attal,
41:30en fait,
41:30s'il n'est pas présent
41:31à la République,
41:31il sera chez Manpeur
41:32ou Adéco.
41:336 mois à Matignon,
41:346 mois à l'éducation,
41:36il ne fait que des CDD.
41:37Non mais,
41:38la réalité,
41:39c'est que...
41:40Il n'y a pas la foi
41:40de vous répondre.
41:41Quand il veut
41:42pour faire un débat,
41:42ce n'est pas un souci,
41:43je suis toujours disponible.
41:44Mais la réalité,
41:45c'est que ces gens-là,
41:46ils devraient être discrets,
41:48demander pardon
41:48et au moins avoir
41:50la décence
41:50de ne pas se représenter.
41:51Et puis,
41:51vous imaginez,
41:52ils promettent
41:52qu'ils vont faire demain
41:53tout ce qu'ils n'ont pas fait
41:54avant au pouvoir.
41:55Edouard Philippe,
41:55il a été à Matignon,
41:57les 84 ans,
41:58on lui dit,
41:59ça ne sert à rien
41:59de répéter ça,
42:00mais les bilans,
42:01ça compte quand même.
42:01Quand vous avez été aux manettes,
42:03au bout d'un moment,
42:03vous avez envoyé
42:04l'avion dans le mur,
42:05on ne va pas vous redonner
42:05un avion neuf,
42:06gratis,
42:07pour refaire la même chose
42:08en 5 ans.
42:08Ce qu'a réussi Emmanuel Macron,
42:09peut-être,
42:09c'est à nous faire regretter
42:10François Hollande.
42:11Non, non, non, non.
42:14Permettez-moi
42:15de vous modérez.
42:16Je peux vous modérez moi.
42:16Non mais je vous dis ça
42:17parce que tout à l'heure,
42:17on avait Julien Drey
42:18dans le fait de France.
42:19Il se prépare,
42:20François Hollande.
42:21Là, il y a un chemin
42:23qui le mène à l'Élysée.
42:24Il se prépare pour quoi ?
42:25Pour l'Élysée,
42:25cher Jul ?
42:26Vous ne croyez pas
42:27à François Hollande
42:28à l'Élysée en 2027 ?
42:29Je ne crois pas
42:29à la social-démocratie déjà.
42:31Non, non, mais ce n'est pas ça
42:32le sujet.
42:33Est-ce qu'il peut incarner
42:34cette social-démocratie ?
42:35Est-ce que vous y croyez,
42:35vous, Éric ?
42:36Moi, j'y crois.
42:37Vous pensez vraiment
42:38que François Hollande
42:38peut être président de la République ?
42:39Ah non, je pense qu'il peut
42:40s'imposer comme le candidat
42:41social-démocrate
42:42parce que c'est une telle
42:43dispersion des candidatures
42:44de gens qui n'ont pas
42:45une surface incroyable.
42:48J'ai l'impression,
42:49peut-être que je lui fais
42:50un mauvais procès,
42:51mais j'ai l'impression
42:52que M. Glucksmann
42:52aura du mal à résister
42:53au feu d'une campagne
42:55et François Hollande
42:56se dit, écoutez,
42:57je peux être ça
42:58et puis sur un malentendu.
43:00La fameuse théorie
43:01du trou de souris
43:02est celui qui se retrouve
43:03au second tour
43:04et qui est peut-être
43:06la voie de sortie.
43:07Vous imaginez Emmanuel Macron
43:07sur le perron de l'Élysée
43:08en train de remettre
43:09les clés de l'Élysée
43:10à François Hollande ?
43:11Non, effectivement,
43:12il y a un côté presque...
43:13C'est comme si on a gagné
43:13la finale contre l'Argentine.
43:14Non, c'est presque comique,
43:16mais en fait,
43:17le comique ne peut pas être
43:18la fin et la finalité
43:19de la politique.
43:19C'est vrai que c'est
43:20une petite musique
43:21qu'on entend dans le tout Paris
43:22ces derniers temps.
43:23Enfin, il n'y a pas
43:23un déjeuner politique.
43:24Je vous dis parce que
43:24Julien Dré l'a dit
43:25il y a quelques instants.
43:26Il n'y a pas une personnalité politique
43:28qui ne vous dit pas
43:28attendez François Hollande,
43:30vous allez voir.
43:31Moi, je n'y crois absolument pas
43:32dans le sens où
43:32on vous parlait
43:33du décennat d'Emmanuel Macron.
43:35Rappelons qu'Emmanuel Macron
43:36était secrétaire général
43:37adjoint de l'Elysée,
43:38qu'il a été le ministre
43:39de l'économie de François Hollande
43:40et que ce qu'on vient de vivre,
43:41c'est 10 ans de socialo-macronisme.
43:43Je pense que les Français
43:44n'en ont plus envie
43:45et je pense surtout
43:46qu'aujourd'hui,
43:47l'électorat de gauche,
43:48il votera utile
43:50et la meilleure personne aujourd'hui,
43:52en tout cas le mieux placé
43:52pour être au second tour,
43:53c'est évidemment Jean-Luc Mélenchon,
43:54c'est certainement pas François Hollande.
43:55Si la campagne sera longue,
43:56mais en tout cas,
43:58on verra ce que nous réserve
44:03avant de se quitter,
44:04on a appris que la police
44:06avait tiré sur un homme
44:07qui a agressé des passants au couteau.
44:10Ça s'est passé à Clermont-Ferrand
44:11aujourd'hui, dans l'après-midi.
44:13Le fonctionnaire a effectué
44:14un premier tir
44:15qui a blessé le suspect.
44:18Trois tirs ont finalement été effectués.
44:20Le pronostic vital n'est pas engagé.
44:21L'homme venait,
44:23selon les premiers éléments,
44:24de poignarder trois victimes
44:25dans trois agressions distinctes,
44:27dans trois lieux différents.
44:29Des victimes qui ont été blessées
44:30à la nuque, au coccyx,
44:31et encore des blessures
44:32qui restent à préciser
44:33pour le troisième.
44:34Écoutez ce témoin
44:35qui parle de ce qui s'est passé
44:36à Clermont-Ferrand.
44:38J'ai aperçu un individu
44:40au milieu de la route
44:41qui s'est mis à courir.
44:43Il semblait vouloir
44:44prendre le bus,
44:45mais il avait l'air
44:47désorienté,
44:47complètement désorienté.
44:48Il est venu au niveau
44:49de la porte avant.
44:51Et en fait,
44:52j'étais parti pour ouvrir
44:54les portes avant
44:55d'une véhicule
44:56pour le prendre en charge
44:58et pour voir
44:59si tout allait bien.
45:00Et en fait,
45:01à ce moment-là,
45:02j'ai aperçu
45:03une personne
45:03qui était un petit peu
45:04plus loin
45:05au niveau de la route
45:07qui était en trottinette
45:08et qui me faisait
45:09des grands signes
45:09de ne surtout pas
45:10me le prendre
45:12et d'avancer.
45:14Et j'ai écouté
45:15mon instinct.
45:15Donc du coup,
45:16j'ai commencé
45:17à repartir.
45:18Et en fait,
45:18au moment où je repartais,
45:20là, il a mis
45:20un énorme coup de couteau
45:22dans la vitre latérale
45:23du bus.
45:24On a encore peu
45:24d'informations.
45:25j'imagine que vous
45:26en entendrez parler
45:27dans les prochaines
45:27éditions
45:28sur CNews
45:29à partir de 22h
45:30notamment avec
45:3223h avec Olivier
45:33de Caronfleck.
45:34Et puis,
45:34autre information,
45:34on va se quitter
45:35d'ailleurs avec
45:35ces images,
45:36ces images d'incendie.
45:37Ça devient visiblement
45:39très critique
45:39dans le sud
45:40de la France.
45:41Les pompiers
45:42sont tapiers d'œuvre.
45:44Vous êtes là,
45:45on est là à Tréviac
45:46dans les Pyrénées
45:46orientales.
45:48C'est un fléau
45:49de saison.
45:51Malheureusement,
45:51ça arrive précocement
45:52cette année
45:52avec des centaines
45:54voire des milliers
45:54d'hectares
45:55qui sont partis
45:55en fumée déjà.
45:56Vous avez deux blessés
45:58en urgence absolue.
45:59Il y a 2000 hectares
46:00qui ont été parcourus
46:01dans cette commune
46:03de Tréviac.
46:04Et donc,
46:04les autorités
46:06qui essayent
46:07de fixer les feux
46:08comme on dit
46:09avec Laurent Nunez
46:10qui communique.
46:11C'est malheureusement
46:12un fléau de saison.
46:13On rappelle,
46:14c'est 9 sur 10
46:15qui sont d'origine humaine.
46:17Et donc,
46:18bon courage aux pompiers.
46:20Bien sûr,
46:20il faut rappeler
46:21à la responsabilité
46:22de chacun.
46:23Et c'est vrai
46:23que vendredi soir,
46:24Yohann Uzaï diffusait
46:25ses images,
46:26parlait de l'incapacité
46:27de l'État
46:28à endiguer les feux.
46:29Et à côté de ça,
46:30nous avions,
46:31vous savez,
46:31les images
46:32de pillage,
46:33si je puis dire,
46:34dans certains magasins
46:35de climatiseurs
46:36et de ventilateurs.
46:37Et je trouve
46:37que les deux sujets
46:38se rassemblent
46:39dans le sens
46:39où il y a
46:41des conséquences
46:41à faire un barbecue
46:43en pleine forêt,
46:44à jeter son mégot
46:46de cigarette
46:46qui n'est pas encore
46:47éteint par terre
46:48à proximité
46:50de zone verte.
46:51Ça a des conséquences.
46:52Il y a deux blessés
46:52en urgence absolue,
46:53des conséquences
46:54un petit peu moins graves.
46:55Demain,
46:55l'étape du Tour de France
46:56sera en partie coupée
46:58à cause des incendies.
46:59Il n'y aura pas de public
47:01aussi.
47:02Donc encore une fois,
47:03vous l'avez dit,
47:03le chiffre,
47:03il est parlant.
47:049 feux sur 10,
47:069 incendies sur 10
47:07sont provoqués
47:08par les humains.
47:08Donc il faut appeler
47:09à la responsabilité
47:10de chacun.
47:10C'est surtout qu'il faut rappeler
47:11qu'Emmanuel Macron
47:12avait promis deux
47:13puis quatre Canadaires,
47:14on n'en a toujours que 12
47:15et que les deux vont arriver...
47:17Même sur les Canadaires,
47:17ça ne va pas mieux
47:18qu'il y a 10 ans.
47:18Non, mais c'est vrai.
47:20Et puis quand on va avoir
47:21les Canadaires livrés,
47:22les 12 actuels
47:23continuent à vieillir.
47:25Donc il en promet
47:25à la fin 16,
47:27mais pour les méga-feux
47:28de 2022,
47:29on est en 2026,
47:304 ans.
47:30Donc je sais que c'est long
47:31pour fabriquer un Canadair,
47:32mais pareil,
47:32cette filière a été relancée
47:33à la suite des méga-feux
47:34et les promesses
47:35pour l'instant
47:35ne sont pas tenues.
47:36Il n'y a toujours pas
47:37de retenue d'eau
47:38alors que nous avons eu
47:40des pluies extrêmement
47:41conséquentes au printemps.
47:42On avait même
47:43trop de pluie.
47:44Et là, voilà,
47:45il y a des endroits de France
47:46où on a du mal à lutter
47:47parce qu'on n'a pas fait
47:48ce qu'il fallait au nom
47:49d'une soi-disant écologie
47:50et nous ne sommes que
47:50le 5 juillet.
47:52Donc ça promet...
47:54Courage aux habitants
47:54qui ont dû évacuer,
47:55courage aux pompiers.
47:56Merci à tous les cas
47:57de m'avoir accompagné ce soir.
47:58Merci à Julien Duroux
47:59qui m'a aidé
47:59à préparer cette émission.
48:01Dans un instant,
48:01c'est en quête d'esprit.
48:02De quoi on parle ce soir,
48:03Véronique ?
48:04Un peu d'oxygène.
48:04Vous savez qu'il y a eu
48:05des ordinations de prêtres.
48:0784 ordinations cette année.
48:09Donc vous avez des prêtres
48:09au plateau pour vous expliquer
48:11la beauté de leur vocation.
48:12On vous écoute attentivement.
48:14L'information continue
48:14sur CNews.
48:16Demain matin,
48:16c'est Pascal Praud
48:17qui sera à l'heure des pros.
48:18A très vite.
48:18Sous-titrage Société Radio-Canada
48:21Sous-titrage Société Radio-Canada
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