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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE

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00:00Il est midi, bonjour, soyez les bienvenus. Je suis très heureux de vous retrouver pour une nouvelle édition de votre mini-news du week-end, votre mini-news du samedi.
00:07Je vous présente notre équipe du samedi dans quelques instants, mais nous commençons évidemment, comme d'habitude, avec vous, Sandra Thumbo, que je salue, par un premier tour de l'information.
00:16Bonjour Sandra.
00:16Bonjour Thierry, bonjour à tous à la lune de l'actualité. En bref et en image, ce samedi, la France est encrue, généralisée, avec deux départements toujours en vigilance rouge ce week-end,
00:26la Gironde et le Lot-et-Garonne. Un pic est attendu entre aujourd'hui et demain. Les pompiers craignent des ruptures de digues et d'éventuelles nouvelles évacuations
00:36après plusieurs jours d'intempéries, dont la violente tempête de Nils qui a fait au moins deux morts.
00:42Neuf personnes ont été mises en examen et une incarcérée dans l'enquête sur la vaste escroquerie à la billetterie du Louvre et du château de Versailles.
00:51Le préjudice est estimé à plus de 10 millions d'euros pour le musée le plus visité au monde.
00:56Les suspects revendaient des tickets réutilisables à 50 euros, soit deux fois le prix initial.
01:01À ce stade, la justice a saisi plus de 950 000 euros en espèces.
01:07À l'international, Donald Trump a évoqué ouvertement un renversement du pouvoir en Iran.
01:12Les discussions entre Washington et Téhéran sur les capacités nucléaires et balistiques sont au point mort.
01:17Le président américain a confirmé l'envoi très bientôt d'un deuxième porte-avions dans la région et ajoute qu'un changement de régime serait la meilleure chose qui puisse arriver.
01:28À Munich, Marco Rubio appelle les Européens à rejoindre le combat de Trump sur l'ordre mondial.
01:34Le chef de la diplomatie américaine prône également la revitalisation du lien avec une Europe forte et assure que les États-Unis souhaitent des alliés fiers de leur culture et de leur héritage.
01:44Les États-Unis poursuivent leur offensive dans les Caraïbes avec une nouvelle frappe hier contre un bateau de trafiquants de drogue présumés.
01:52Trois personnes ont été tuées, soit au moins 133 au total depuis le début de l'opération en septembre dernier.
01:59La légalité de cette campagne visant officiellement des cartels qui alimentent le trafic de drogue aux États-Unis suscite les débats.
02:06Et puis en ce 14 février, date symbolique où on fête l'amour, pourquoi ne pas faire votre demande de mariage à Paris ?
02:13Eh oui, des pétales d'euros sur les quais, les lettres « Veux-tu m'épouser » Paris est la ville de l'amour, du romantisme.
02:18Et c'est une destination de choix grâce à des séries comme « Emily in Paris » ou encore l'effet des JO 2024.
02:25Les coupes dépensent en moyenne entre 1 500 et 2 000 euros pour faire une demande à Paris.
02:30Et les agences les plus luxueuses proposent même des formules jusqu'à 100 000 euros.
02:34Très bien. Très belle image en tous les cas. Je vois que vous vous arborez le mot « amour ».
02:39C'est un petit plein d'œil.
02:41Le souci du détail. Merci beaucoup en tous les cas.
02:43Allez, présentation de notre équipe du samedi.
02:46Karima Boué qui est avec nous. Bonjour Karima.
02:48Bonjour Karima.
02:48Lara Tchékov, journaliste au Journal du Dimanche.
02:50Bonjour Laura.
02:52Rodolphe Karte, journaliste, est avec nous.
02:55Vincent Roy, journaliste avec l'Ivan.
02:57Bonjour mon cher Vincent.
02:58Bonjour Thierry.
02:59Sans oublier Mathieu Devez, notre spécialiste police-justice.
03:03Merci d'être avec nous.
03:04On va d'ailleurs commencer avec vous.
03:05On va évoquer ce qui s'est passé à Lyon.
03:07On vous en a beaucoup parlé hier.
03:09En marge, il faut le rappeler, d'une conférence de la députée européenne et les filles Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
03:16C'était jeudi soir.
03:18On va évoquer ce lynchage.
03:20N'ayons pas peur des mots puisqu'il s'agit d'un lynchage dont a été victime Quentin, 23 ans, proche du collectif Némisys.
03:26Il a été lynché par des militants de l'ultra-gauche.
03:29Il est dans un état désespéré.
03:30On va vous en parler indiscutablement et on va beaucoup en parler au cours de cette émission.
03:35On a franchi une étape dans cette ultra-violence, la faute à qui on s'interrogera avec nos invités.
03:40D'abord, le rappel des faits avec Olivier Madinier et Mickaël Dosantos.
03:45C'est sur ce quai que Quentin a perdu connaissance.
03:48Quelques instants plus tôt, il aurait été agressé par des militants antifascistes, une dizaine d'individus selon l'avocat de la famille.
03:55Dans un communiqué, Maître Rajon décrit le jeune homme comme investi dans sa paroisse, pratiquant le tennis et la philosophie, mais surtout comme non-violent.
04:04La thèse de la simple RICS entre deux groupes rivaux ne semble pas correspondre à la réalité des faits.
04:10Il s'agirait plutôt d'un lynchage gratuit de la part de plusieurs individus, en surnombre et armés, qui se seraient acharnés sur la victime isolée.
04:18Le jeune Quentin n'était ni un agent de sécurité ni membre d'un quelconque service d'ordre et n'avait aucun antécédent judiciaire.
04:26Selon le collectif Némésis, Quentin fait partie d'un groupe de 15 hommes venus les protéger.
04:32Les militantes féministes manifestaient contre la venue de Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
04:37Des affrontements avaient déjà eu lieu à l'extérieur. L'une de leurs membres avait notamment été agressée.
04:43Après cette manifestation, et toujours selon Némésis, Quentin aurait été lynché par des membres de la Jeune Garde,
04:50un mouvement antifasciste cofondé par le député Raphaël Arnaud.
04:53Ces individus, cagoulés et équipés de gants coquets et de bombes lacrymogènes, lui auraient asséné plusieurs coups, notamment au visage.
05:01Sa tête aurait alors violemment heurté le sol.
05:05Transporté à l'hôpital, il est actuellement en état de mort cérébrale.
05:09Le parquet de Lyon a ouvert une enquête du chef de violences aggravées.
05:13On va revenir sur le profil de Quentin avec vous dans quelques instants, mon cher Mathieu,
05:17mais je vais préciser qu'il avait donc 23 ans, vous l'avez entendu, il étudie les mathématiques,
05:22il est fan de tennis et encore de philosophie.
05:26À Lyon, l'émotion est immense, vous allez le voir sur ces images, émotions fortes,
05:31notamment en l'église Saint-Georges hier soir.
05:34Une messe prononcée en latin a été dédiée à Quentin.
05:38Et on va retrouver l'une de nos équipes sur place, on va retrouver Olivier Madinier et Sacha Robin.
05:44Bonjour Olivier, vous avez suivi tout ce qui s'est passé hier à Lyon.
05:49Vous avez notamment assisté à cette messe et je le disais, beaucoup, beaucoup, beaucoup d'émotions.
05:55Olivier.
05:59Oui absolument, l'émotion était très présente hier soir lors de cette traditionnelle messe du vendredi soir
06:05en l'église Saint-Georges, cette messe qui a été tout naturellement dédiée à Quentin.
06:12Quentin qui fréquentait cette église, cette église qui applique, vous le disiez, une liturgie en latin.
06:19Alors le prêtre a longuement rendu hommage à Quentin,
06:23mais aussi comme pour prévenir quelques désirs de vengeance qui pourraient animer certains.
06:30Il a dit, ce n'est pas nous, hommes, qui devons nous faire justice, c'est l'État qui doit rendre la justice.
06:39Et c'est le prêtre de cette église qui a donné les derniers sacrements à Quentin.
06:44Alors ici, nous nous trouvons sur le lieu où le jeune Quentin a été pris en charge.
06:49C'était jeudi vers 19h30.
06:51Il a été depuis ici transporté par les pompiers à l'hôpital Édouard-Riot où il est toujours actuellement.
06:58Alors l'enquête devra déterminer avec précision ce qui s'est passé entre les locaux de Sciences Po
07:04où ont lieu les premières violences.
07:06Et ici, sachant qu'il y a entre les deux lieux une vingtaine de minutes de marche, plus d'un kilomètre,
07:12qu'est-ce qui s'est passé exactement entre ces deux lieux ?
07:14C'est un des points importants de cette enquête qui s'ouvre.
07:17Merci beaucoup Olivier Madinier.
07:19Avec Sacha Robin depuis Lyon, Mathieu Devesse.
07:22Donc vous avez suivi cette affaire pour CNews depuis le départ.
07:25Il faut être prudent puisque l'enquête est en cours évidemment.
07:28Toujours la prudence et encore une fois la prudence.
07:32Beaucoup d'informations ont d'ailleurs circulé sur Quentin hier.
07:34C'est pour ça que j'appelle à cette prudence.
07:36On a entendu beaucoup de choses.
07:37Mais une chose est sûre, l'avocat de la famille de Quentin a tenu à préciser
07:42qui est Quentin, son profil, etc.
07:44Exactement.
07:45Et on parle donc d'un jeune homme âgé de 23 ans
07:48qui selon son avocat a toujours défendu ses convictions.
07:52Et ce, c'est important de le préciser, de manière non violente.
07:55Quentin a assuré bénévolement, et j'insiste sur ce terme,
07:59la sécurité de jeunes féministes jeudi soir lors d'une action du groupe Nemesis
08:02visant à dénoncer la venue de Rima Hassan à Sciences Po Lyon
08:06pour y tenir une conférence.
08:07Attention, la famille de Quentin tient à préciser que Quentin,
08:12donc de manière très ferme, il n'était ni agent de sécurité
08:15ni membre d'un quelconque service d'ordre
08:17et qu'il n'avait aucun antécédent judiciaire.
08:20C'est donc bénévolement qui l'agissait ce jeudi soir.
08:24Alors selon le collectif Nemesis, une quinzaine de jeunes hommes
08:26étaient présents pour assurer la sécurité de ces féministes,
08:30dont Quentin, mais ils n'ont pas pu leur porter secours.
08:33Pourquoi ? Car au même moment, donc, ces jeunes qui assuraient la sécurité
08:37ont été poursuivis, poursuivis par un groupe d'une trentaine d'antifas
08:41dont certains membres de la jeune garde.
08:43Quentin a été attaqué avec une extrême violence,
08:46selon le groupe Nemesis, ils l'ont fait tomber par terre,
08:49sa tête a heurté le sol et il a ensuite été lynché à coups de pied.
08:54Toujours selon le collectif, les agresseurs étaient cagoulés,
08:57armés de gants coquets, c'est-à-dire des gants renforcés,
09:00vous savez, pour commettre davantage de dégâts,
09:03la version qui coïncide avec celle donnée par l'avocat de Quentin.
09:08La thèse de la simple rixe entre deux groupes rivaux
09:11ne semble pas correspondre avec la réalité des faits.
09:14Il s'agirait plutôt d'un lynchage gratuit de la part de plusieurs individus
09:17en surnombre et armés qui se seraient acharnés sur la victime.
09:21Quentin, donc, qui était isolé.
09:23Et on rappelle, donc, une enquête a été ouverte par le Parquet de Lyon.
09:25Pour l'instant, cette enquête, elle a été ouverte du chef de violences aggravées.
09:30Alors avant de vous faire agir les uns et les autres,
09:33Alice Cordier du collectif Nemesis était notre invitée hier dans Punchlines
09:37et ça va nourrir nos débats.
09:39Écoutez ce qu'elle disait.
09:41Elle n'est hélas pas surprise de ce qui s'est passé.
09:43Écoutez-la.
09:44Ça fait des années qu'on prévient que ça va arriver,
09:48qu'on a des militants d'extrême-gauche chauffés à bloc,
09:52qu'à partir du moment où vous avez un leader antifasciste de la Jeune Garde
09:55qui est aujourd'hui député européen,
09:58que tous leurs actes sont légitimés.
10:00Il y avait là encore récemment des pétitions,
10:03notamment de l'association Nous Toutes,
10:04qui est une association féministe,
10:06pour qu'on demande au Conseil d'État de ne pas dissoudre la Jeune Garde.
10:09Je rappelle que la Jeune Garde,
10:11leur dernier fait d'âme,
10:12ça a été de lyncher un jeune juif,
10:15parce que juif, dans le métro.
10:17La Jeune Garde est un mouvement qui est reconnu comme étant violent
10:20et c'est pour ça d'ailleurs qu'ils sont en cours de dissolution.
10:23Et quand je vois aujourd'hui des députés par dizaines
10:26appeler à sa non-dissolution,
10:29en fait c'était inévitable.
10:31C'était inévitable.
10:33Rodolphe Card, vous connaissez bien le mouvement LFI, évidemment.
10:37Vous êtes d'accord avec ce que dit Alice Cordier ?
10:40Indiscutablement, on le disait dès hier,
10:43on a franchi une étape dans cette violence politique.
10:46Oui, on voit qu'on s'intéresse un peu
10:48au gros pluscule d'extrême-gauche
10:49et même au discours de la France insoumise,
10:51qu'on est déjà dans une montée en tension,
10:53justement, en prévision de 2027.
10:55Et notamment la dissolution de la Jeune Garde.
10:57Ce qui est intéressant, c'est qu'il y a tout de suite derrière
10:59une nouvelle association, un nouveau groupe qui a été monté,
11:02Éteignons la Flamme.
11:03On comprend ce que ça veut dire.
11:05Voilà, exactement.
11:06Et à l'inauguration, excusez-moi,
11:09de ce nouveau groupuscule,
11:11vous aviez Raphaël Arnaud et Jean-Luc Mélenchon.
11:14Donc, vous voyez, il y a une...
11:15Comment dire ?
11:16Ils assument totalement, en tout cas, cette collusion.
11:18Et on sait que la Jeune Garde,
11:19notamment dans les services d'ordre,
11:21notamment lors des manifestations, est présente.
11:23Et par ailleurs aussi,
11:26peut-être que vous avez remarqué,
11:27il y a eu une réponse très rapide de Rima Hassan.
11:29Oui, on l'a commenté, très étayée d'ailleurs.
11:32D'habitude, elle communique de manière très simple.
11:35Et hier, on l'évoquait sur ce plateau,
11:38c'était assez étayé.
11:39On voyait que, voilà, elle essayait de se défausser.
11:41Donc, parce que justement,
11:42quand on est un peu renseigné sur le sujet,
11:44on sait justement que parmi le service d'ordre de Rima Hassan,
11:47souvent, il y a notamment eu des photos,
11:49on voit des membres de la Jeune Garde.
11:51Et d'ailleurs, si vous regardez les messages tout récents
11:54qu'elle vient de poster,
11:55on sent qu'il y a eu un changement de ton beaucoup plus offensif.
11:57Alors, est-ce qu'hier, ce n'était pas son community manager
12:00qui était en charge du compte ?
12:01Et aujourd'hui, est-ce que c'est elle qui a tweeté
12:02de manière beaucoup plus radicale ?
12:03Bon, ça, c'est peut-être des supputations qu'on peut faire.
12:06Mais en tout cas, oui, cette collusion,
12:07elle est faite depuis des années.
12:09Notamment, Jean-Luc Mélenchon,
12:10c'est quelqu'un qui avait aussi théorisé,
12:12quand je me suis renseigné sur lui,
12:14quand j'ai lu tous ses livres,
12:15c'est quelqu'un qui avait théorisé,
12:16dès les années 90,
12:18la théorie de harcèlement démocratique.
12:20Vous savez, à l'époque,
12:21on a la montée en puissance du Front National
12:23avant qu'il devienne le Rassemblement National.
12:25À l'époque, Jean-Luc Mélenchon
12:26fait partie de cette gauche
12:27qui théorise le harcèlement démocratique,
12:31comme il l'appelle.
12:32Alors, on va écouter,
12:32parce qu'on a sorti la boîte à images,
12:34la boîte à archives,
12:35avec quelques déclarations de M. Mélenchon.
12:38Et il fallait, si vous voulez,
12:40faire des pétitions,
12:41demander des interdictions.
12:42On était déjà dans une forme
12:43de proto-violence.
12:45Et aujourd'hui, on a des groupuscules
12:46comme la jeune garde qui l'assume.
12:48Et bien noter aussi
12:49que la jeune garde,
12:50c'est aussi une évolution...
12:51On va y revenir sur la jeune garde.
12:53...assez moderne aussi
12:54de l'antifascisme,
12:55parce que c'est, comment dire,
12:55un antifascisme unitaire
12:57qui est celle de faire le lien
12:58entre l'antifascisme institutionnel
13:00et autonome,
13:01qu'on connaissait bien
13:02avec les Black Blocs
13:03dans les années 2000.
13:04Karima.
13:06Je trouve ça absolument abobinable
13:09ce qui s'est passé pour ce jeune.
13:10Je pense quand même
13:11qu'on doit avoir une pensée
13:12pour la victime,
13:14pour sa famille
13:15qui retient son souffle en ce moment.
13:17Moi, ce qui me frappe
13:19dans cette histoire,
13:19c'est de voir justement
13:20l'extension aussi
13:21de la définition
13:22de l'extrême droite
13:23par certains.
13:24Donc, à un moment donné,
13:25quand tout ce qui se retrouve
13:27à droite du centre-gauche
13:29se retrouve dans le champ
13:30de l'extrême droite,
13:32voire du fascisme,
13:34il y a une espèce de création
13:36d'un monstre imaginaire,
13:38parce que je suis désolée,
13:39à un moment donné,
13:39cette extension-là
13:40n'a plus rien à voir
13:41avec la réalité.
13:42Donc, on désigne
13:43un adversaire idéologique
13:45en ennemis tout simplement idéologiques
13:47et même,
13:48on crée les conditions
13:49non seulement de cette violence,
13:51mais on crée des conditions
13:52pour rendre possible,
13:54finalement,
13:54l'autre,
13:54une forme de déshumanisation.
13:56Donc, on se retrouve
13:57dans une situation
13:57où, finalement,
13:58il y a une jeunesse
13:59qui devrait pouvoir
14:00s'exprimer pacifiquement,
14:03qui souvent,
14:04même quand on est jeune,
14:05il y a ce côté,
14:06on aime être militant,
14:07on teste des choses,
14:08c'est l'exercice démocratique,
14:09mais donc là,
14:10on a basculé
14:11dans un exercice
14:13qui devrait se faire
14:14de façon tout à fait pacifique
14:15en une violence
14:17absolument absurde
14:18et qui en fait
14:19des victimes aujourd'hui.
14:20Lara, Vincent,
14:21je vous donne la parole
14:22dans quelques instants,
14:22mais il y a eu
14:23un grand nombre
14:23de réactions politiques
14:24et vous allez le voir
14:25et ça va vous faire réagir
14:26ce sont des réactions
14:27à géométrie variable.
14:28Ça ne va pas vous étonner,
14:29évidemment.
14:30Tout ça est résumé
14:30par Sarah Fenzari
14:31et Nicolas Roger.
14:33Le lynchage subi par Quentin
14:35embrase la classe politique.
14:37Et si, dans son entièreté,
14:39elle condamne
14:39la violence des faits,
14:40les mots employés
14:42à droite et à gauche
14:42s'opposent.
14:44Le président des Républicains,
14:46Bruno Retailleau,
14:47évoque un tabassage
14:48selon ses propres termes
14:49et met en avant
14:51des liens existants
14:52entre ces groupes
14:53d'ultra-gauche
14:53et la France insoumise.
14:55Marine Le Pen
14:56va plus loin.
14:57La chef de file
14:58du Rassemblement national
14:59appelle le gouvernement
15:00à reconsidérer
15:02ces groupuscules.
15:03Compte tenu
15:03de la gravité
15:04des menaces
15:04et des intentions criminelles
15:05clairement manifestées,
15:06le gouvernement
15:07doit considérer
15:08ces milices
15:08comme des groupes terroristes,
15:10ce qui implique
15:10qu'elles soient traitées
15:11comme telles
15:11et que leur soit appliquée
15:13la législation
15:13et les textes en vigueur
15:14en la matière.
15:15A gauche,
15:16en revanche,
15:16il n'est pas question
15:17d'un lynchage.
15:18Le chef des députés
15:19socialistes,
15:20Boris Vallaud,
15:21condamne des violences graves
15:22tandis que le maire écologiste
15:24Grégory Doucet
15:24évoque une rixe.
15:26Le coordinateur
15:27de la France insoumise,
15:28Manuel Bompard,
15:29parle quant à lui
15:30d'affrontements violents.
15:31A la suite d'affrontements violents
15:33à Lyon ce jeudi soir,
15:34un jeune homme est entre
15:35la vie et la mort.
15:36Nos pensées vont à lui
15:37et à ses proches.
15:38La France insoumise
15:39condamne avec la plus grande
15:40fermeté toute violence physique
15:42comme elle l'a toujours fait.
15:43Le ministre de l'Intérieur,
15:45Laurent Nouniès,
15:46condamne pour sa part
15:47une violence idéologique
15:48injustifiable.
15:49Allez, je poursuis mon tour de table
15:52avec vous, Lara et Vincent.
15:55Lara.
15:56Oui, il y a Bruno Retailleau aussi,
15:57j'ajoute,
15:58qui a dit,
15:59qui disait que l'extrême-gauche
16:00tuait et pas la police.
16:02Mais aujourd'hui,
16:03ce qu'on constate,
16:03c'est que quand l'extrême-droite
16:05parle,
16:06on parle de menaces,
16:07enfin,
16:07quand l'extrême-droite,
16:08pardon, est violente,
16:09on parle de menaces fascistes
16:10et quand l'extrême-gauche
16:11est violente,
16:11on parle de Rix.
16:14En tout cas,
16:15aujourd'hui,
16:15un homme est entre
16:17la vie et la mort
16:18et a été victime
16:19de violences politiques.
16:22Aujourd'hui,
16:22ça vient chez nous
16:24en France
16:24et c'est problématique.
16:26Les députés insoumis,
16:27pour moi,
16:28attisent
16:29cette violence politique
16:31en appelant délibérément
16:32à la désobéissance civique
16:36et pour moi,
16:36sont partie responsable aussi
16:38de la radicalisation
16:39de ces jeunes.
16:41Je veux juste rappeler
16:42que,
16:42je ne sais pas si vous vous souvenez,
16:44il y a un mois,
16:44il y avait eu
16:46cette étudiante
16:47Louise
16:48à Bordeaux,
16:49responsable du syndicat
16:51UNI,
16:52qui avait également
16:53témoigné
16:54de son ingression
16:56d'antifa,
16:58qui était absolument
17:00horrible,
17:01elle avait eu sa tête
17:02coincée
17:03dans la porte
17:03d'un tram,
17:04c'était terrible,
17:06et elle avait reçu
17:07plein de menaces
17:08de mort,
17:09dont une qui disait
17:10« on va te faire
17:10une Charlie Kirk ».
17:12Ce qui montre bien
17:13qu'aujourd'hui,
17:14la violence politique
17:15qui est d'usage
17:17aux Etats-Unis
17:18depuis toujours
17:19est en train
17:20de venir
17:20chez nous.
17:23D'ailleurs,
17:24j'en profite
17:24parce que
17:25quand vous tapez
17:25son nom,
17:26Louise,
17:26sur Twitter,
17:29vous savez
17:30ce qu'il y a écrit ?
17:31Il y a écrit
17:31« Louise,
17:32la chialeuse de CNews ».
17:34Voilà où on en est
17:34aujourd'hui.
17:35Ah oui,
17:35évidemment.
17:36Merci pour cette
17:37information, Laura.
17:38Vincent,
17:39j'aimerais également
17:40vous faire réagir,
17:40mais regardez cette séquence
17:41également,
17:42qui est importante
17:43puisque si on la met
17:44en parallèle
17:45à ce qui s'est produit,
17:46c'est Rima Hassan
17:47accueillie comme
17:48une véritable star
17:48au sein.
17:50On vous a sorti
17:51cette image
17:51avec Axel Thomas
17:53qui prépare
17:53cette émission
17:54à mes côtés.
17:55Regardez,
17:56elle arrive
17:56en star,
17:58littéralement,
17:58applaudie
17:59au sein
18:01de Sciences Po
18:02Lyon.
18:04Voilà.
18:05Vincent,
18:05et j'en profite
18:05pour saluer
18:06Elodie Luchard
18:06qui nous a rejoint
18:07à notre journaliste
18:08politique.
18:10Vincent.
18:11Rima Hassan
18:11est devenue une star
18:12aujourd'hui.
18:12Il faut dire
18:13qu'elle a été fabriquée
18:15par Jean-Luc Mélenchon.
18:16C'est la marionnette
18:17de Jean-Luc Mélenchon.
18:19Songez qu'il a dit
18:20il y a peu
18:21que Rima Hassan
18:22devait être un modèle
18:24pour les jeunes françaises.
18:25donc voyez bien
18:27que Mélenchon
18:28a totalement fabriqué
18:30l'image
18:31de Rima Hassan.
18:32Ce que je voudrais dire
18:33à propos de cette affaire
18:34c'est
18:35il est immanquable
18:36lorsqu'on regarde
18:38les faits
18:39de ne pas penser
18:40à cette phrase
18:40absolument prémonitoire
18:42de Pasolini
18:43le fascisme
18:44reviendra
18:44et il s'appellera
18:46antifascisme.
18:47On en est là.
18:49La violence politique
18:51a depuis
18:52toujours été théorisée
18:53par Jean-Luc Mélenchon.
18:54Il parle dans l'une
18:56de ses conférences
18:58il dit
18:58il faut que nous soyons
19:00plus impactants.
19:01Vous avez l'extrait.
19:03Il suffit de regarder l'extrait
19:05c'est très clair.
19:05Il ne faut pas imaginer
19:06que les trotskistes
19:07soient des enfants de cœur.
19:09C'est en 2022
19:09d'ailleurs très précisément.
19:10Les trotskistes
19:11ne sont pas des enfants de cœur
19:12et les lambertistes
19:14non plus.
19:16Ce qui est intéressant
19:17de remarquer
19:17c'est que
19:18dès lors qu'on sent
19:20qu'un groupuscule
19:21d'extrême droite
19:22devient un peu
19:24un peu violent
19:24il est immédiatement
19:25noyauté.
19:27Lorsqu'il s'agit
19:27de groupuscules
19:29d'extrême gauche
19:30alors là
19:31c'est déjà
19:32beaucoup plus compliqué.
19:33Les affaires ont du mal
19:34à remonter.
19:35Pourquoi ?
19:35Parce qu'il y a une convergence
19:36des luttes
19:37d'une certaine façon.
19:39Les groupuscules
19:41d'extrême gauche
19:42ont dans leur viseur
19:43l'extrême droite.
19:45Sur l'échiquier politique
19:46ça arrange
19:47beaucoup de monde.
19:49Et c'est la raison
19:50pour laquelle
19:51eh bien
19:51on est moins prompt
19:53à vouloir interdire
19:54ces groupuscules
19:55d'extrême gauche
19:56certains
19:57sur cette antenne
19:58parlent de privilèges
20:00rouges
20:00et ils ont bien raison
20:01on est moins prompt
20:02à interdire
20:03ces groupuscules
20:04que l'on est prompt
20:05à interdire
20:06ceux qui viendraient
20:07de l'extra droite.
20:08Alors on a vu
20:10les réactions politiques
20:11à géométrie variable
20:13là j'aimerais attirer
20:15votre attention
20:15sur les réactions
20:16dans les médias.
20:17Là aussi
20:17on a une lecture
20:19les mots utilisés
20:20certains parlent de Rix
20:23ne parlent pas de lynchage
20:25on voit tout cela
20:25avec Jules Torres
20:27qui a commenté tout cela
20:28ce matin dans la matinale.
20:30Depuis 24 heures
20:31nous assistons
20:32à une grande réécriture
20:33de l'histoire
20:34si vous lisez
20:35les médias
20:35si vous écoutez
20:36la radio
20:37si vous lisez
20:38une certaine presse
20:39et bien on vous parle
20:40de Rix
20:41on vous parle d'affrontement
20:42pour parler du lynchage
20:43de Quentin
20:4423 ans
20:45qui est aujourd'hui
20:46entre la vie
20:47et la mort.
20:48Il a été roué de coups
20:49laissé pour mort
20:50laissé à terre
20:51par une dizaine
20:52d'individus
20:52qui sont liés
20:53de près ou de loin
20:54à l'extrême gauche
20:55et à la jeune garde
20:56le mouvement
20:57et le groupuscule
20:58cofondé par le député
20:59de la France insoumise
21:00Raphaël Arnaud
21:01et cette tentative
21:02de minimisation
21:03de cet acte
21:03évidemment inqualifiable
21:05et bien rappelle
21:05l'affaire de Crépole
21:07par exemple
21:07ou la mort d'Elias
21:08l'affaire de Crépole
21:09on s'en souvient
21:09il y a eu un livre
21:11qui a été rédigé
21:12par trois journalistes
21:13il y a eu
21:13cette minimisation
21:14notamment de monsieur Cohen
21:16au sein de l'audiovisuel public
21:17qui parlait d'une bagarre
21:19qui minimisait
21:20et relativisait
21:20la présence de couteaux
21:22on peut aussi parler
21:23de la mort d'Elias
21:24on se souvient
21:24de l'AFP
21:25qui parlait
21:26de couteaux
21:27et non de machettes
21:28pour l'arme
21:29qui a été utilisée
21:30pour tuer Elias
21:31où Patrick Cohen
21:33encore une fois
21:34qui parlait
21:35d'un vol
21:37qui avait mal tourné
21:38qui avait mal tourné
21:39qui avait tourné mal
21:40parce que Elias
21:41aurait refusé
21:42de donner son téléphone
21:43alors que ce n'était pas le cas
21:44donc on voit bien souvent
21:45que ces tentatives
21:48de relativisme
21:48ces minimisations
21:49ont pignon sur rue
21:51dans nos médias
21:52en l'occurrence
21:53pour Quentin
21:54il s'agit bien
21:54d'un lynchage
21:55à 10 contre 1
21:57pour un jeune homme
21:57qui aujourd'hui
21:58est en train de lutter
21:59pour conserver sa vie
22:00Voilà ce qu'on pouvait dire
22:02sur le traitement des médias
22:04Elodie
22:04on le disait
22:05depuis le début
22:06de cette émission
22:07on a franchi
22:08une étape
22:09il y aura
22:09un avant-Quentin
22:11et un après-Quentin
22:12politiquement parlant
22:13Oui une étape
22:14qui a été franchie
22:15mais qui malheureusement
22:16je ne sais pas
22:17si elle est étonnante
22:18on voit plusieurs choses
22:19qui sont agrémentées
22:20on voit bien
22:21la tension aussi
22:22qu'une partie
22:23de l'ultra-gauche
22:24veut faire peser
22:25sur d'autres groupuscules
22:27on voit bien
22:27à quel point
22:27le discours aussi
22:28d'un certain nombre
22:29politique
22:29vise à faire comprendre
22:30qu'il y a
22:31des ennemis
22:32des ennemis
22:32sur qui on peut aller
22:33frapper en toute impunité
22:36et puis le problème
22:36de la jeune garde
22:37on a parlé
22:37de la dissolution
22:38mais ce sont des collectifs
22:39vous pouvez toujours
22:40les dissoudre
22:41en réalité c'est une idéologie
22:42et c'est ça la difficulté
22:43on ne peut pas dissoudre
22:44une idéologie
22:44donc que la jeune garde
22:46en fait existe
22:47ou pas
22:47comme une entité propre
22:49finalement ça n'a pas
22:50tellement d'importance
22:51ce qui marque
22:51c'est que les idées
22:52continuent d'évoluer
22:53que quand même
22:54Raphaël Arnaud
22:55qui a monté cette jeune garde
22:56a réussi à être élu député
22:57et à chaque fois
22:58ça donne aussi une légitimité
22:59et la jeune garde
23:00quelle que soit
23:01son existence officielle
23:02ou son absence
23:02d'existence officielle
23:03aujourd'hui
23:04elle a un certain nombre
23:05encore de volontaires
23:07et de personnes
23:07qui sont prêtes
23:08à en découdre
23:09et on l'a vu
23:09malheureusement
23:09effectivement à Lyon
23:11mais ce n'est pas
23:11la première fois
23:12qu'on voit justement
23:13des tentatives
23:13de violence extrême
23:15même si là
23:16effectivement on a passé un cap
23:16Merci
23:17on marque une première pause
23:19et on reviendra justement
23:20sur la jeune garde
23:21juste après
23:22restez-nous fidèles
23:23à tout de suite
23:23Merci de nous accueillir
23:28c'est déjà la deuxième partie
23:30de votre mini-news
23:31de ce samedi
23:31on évoque ce lynchage
23:33de Quentin
23:35et je dis bien lynchage
23:37on a franchi une étape
23:38avec cette violence politique
23:41et donc
23:41qui aurait été lynché
23:42par des membres
23:43de la jeune garde antifasciste
23:44selon la présidente
23:45du collectif féministe
23:46Alice Cordier
23:46encore une fois
23:47il faut être prudent
23:48une enquête est en cours
23:49et je parle sous votre gouverne
23:50mon cher Mathieu Devez
23:51on voit tout ça
23:52avec Sarah Fanzari
23:53autour de ce groupuscule
23:55Dissoute par le gouvernement
24:00mais toujours au centre
24:01des affrontements
24:02la jeune garde
24:03revient brutalement
24:05dans l'actualité
24:06née dans la rue
24:07contre l'ultra droite lyonnaise
24:09est fondée en 2018
24:11par Raphaël Arnaud
24:12aujourd'hui député
24:13de la France insoumise
24:15sur le terrain
24:16le mouvement multiplie
24:17action directe
24:18confrontation
24:19manifestation
24:20et revendique
24:22une lutte active
24:24contre les idéologies
24:25et le rassemblement national
24:27en juin 2025
24:28le gouvernement estime
24:30que certaines de ces méthodes
24:31contribuent à des troubles graves
24:33de l'ordre public
24:34et prononce
24:35en conseil des ministres
24:36la dissolution
24:37de la jeune garde
24:38avec effet immédiat
24:40une décision contestée
24:41par le groupuscule
24:42qui devait défendre
24:43sa position
24:44devant le conseil d'état
24:45ce mercredi
24:46audience
24:47finalement reportée
24:49mais une chose est sûre
24:51cette dissolution
24:52n'a pas éteint le feu
24:53au contraire
24:54un autre collectif
24:55attire l'attention
24:56il se nomme
24:57éteignons la flamme
24:59un groupe
24:59qui cible symboliquement
25:01le rassemblement national
25:02à l'approche
25:03des échéances électorales
25:04selon plusieurs observateurs
25:06il existe
25:06une continuité
25:07idéologique
25:08militante
25:09une forme d'héritage
25:11avec la jeune garde
25:12avec une même rhétorique
25:13et une même logique
25:15d'affrontement
25:15alors je le disais
25:18et nous le disions ensemble
25:19d'ailleurs
25:19on a franchi
25:20une étape
25:21et à force de souffler
25:22sur les boises
25:23voilà on arrive
25:24à ce type de situation
25:25et puisque vous l'évoquiez
25:27tout à l'heure
25:27mon cher Vincent
25:28écoutez ce que déclarait
25:29Jean-Luc Mélenchon
25:30c'était en novembre 2022
25:32et ça fait sens
25:33d'écouter ce que dit
25:34Jean-Luc Mélenchon
25:35en 2022
25:36et ce drame
25:36en 2026
25:38écoutez-le
25:38il m'a dit
25:40ce qui s'est passé ici
25:41avant que j'arrive ce soir
25:42les collages et tout ça
25:43de l'extrême droite
25:45les tags sur les murs
25:46vous autres là
25:50les militants
25:51il y en a dans cette salle
25:51il va falloir commencer
25:53à vous organiser
25:54les camarades
25:55parce que
25:57nous à Marseille
25:59on a dû y aller
25:59avec des méthodes
26:00impactantes
26:03c'est terrible hein
26:06les méthodes impactantes
26:08en 2022
26:08c'est ça
26:09c'est ce qui s'est passé
26:10ça a le mérite
26:11d'être clair
26:11et tout cela
26:12va s'accélérer
26:13jusqu'en 2027
26:16puisque si vous voulez
26:17la montée
26:18de la violence
26:19à l'extra-gauche
26:20est connexe
26:21ou si vous préférez
26:22inversement proportionnelle
26:24au fait que
26:25la droite monte
26:26plus la droite monte
26:27plus l'extra-gauche
26:28devient violente
26:29Rodolphe
26:30oui et d'ailleurs
26:31aussi il faut mentionner
26:32les liens
26:33à quel point justement
26:34ces groupuscules
26:35fonctionnent dans un univers
26:37qui leur sont largement positifs
26:39c'est le fameux révolutionnaire
26:40Mao Tse-tung
26:41qui disait que justement
26:42les révolutionnaires
26:42devaient être comme un poisson
26:43dans l'eau
26:44au sein de la population
26:45des groupes
26:46comme la jeune garde
26:46ils sont parfaitement
26:48parfaitement connectés
26:49avec des syndicats
26:49avec des partis politiques
26:51avec des associations
26:52avec le monde de la culture
26:53là je pense
26:54on peut même
26:54pointer du doigt aussi
26:55la gauche en général
26:57depuis les années 80
26:58notamment avec SOS Raciste
27:00qui ont dédouané
27:01et comment dire
27:02promu ce discours
27:03qui a permis
27:03à des groupuscules
27:04comment dire
27:05d'inséminer derrière
27:06il ne faut pas
27:07à mon avis
27:07sous-estimer vraiment
27:08ces liens
27:09et la jeune garde
27:09aujourd'hui
27:10l'assume totalement
27:11votre petite vidéo
27:12a montré
27:13la création
27:14du groupuscule
27:15éteignons la flamme
27:16et comme je vous l'ai dit
27:17juste avant
27:17au lancement
27:18de ce groupuscule
27:19vous aviez
27:19à la fois Raphaël Arnaud
27:20et Jean-Luc Mélenchon
27:21Jean-Luc Mélenchon
27:22ne met jamais
27:23de principe d'équivalence
27:24entre les groupes
27:25d'extrême gauche
27:25et d'extrême droite
27:26pour lui
27:27ces groupuscules
27:28sont des groupes
27:28d'autodéfense populaire
27:29là aussi
27:30la sémantique est très importante
27:31et Jean-Luc Mélenchon
27:32insiste énormément
27:33sur ce point
27:33et vu le climat ambiant
27:36et ce que vous venez
27:37d'évoquer
27:38mon cher Vincent
27:39ces images
27:40des militants
27:41d'ultra-gauche
27:42il y a eu
27:44des heures
27:45hier
27:45au cours d'un meeting
27:46à Bonhomme
27:46on voit ces images
27:48au moment
27:49où je vous parle
27:50c'était un meeting
27:51du rassemblement national
27:53hier soir
27:53des commerces
27:54ont même dû fermer
27:55leur boutique
27:56voilà ce qu'on pouvait dire
27:57l'autre actualité
27:58importante
27:59sur laquelle j'aimerais
28:00que nous revenions
28:00c'est ce qui s'est passé hier
28:02sous l'arc de triomphe
28:04avec vous
28:04Mathieu Devez
28:05c'est ce radicalisé
28:06on va l'appeler
28:07Brahim B
28:08qui voulait s'en prendre
28:10à des militaires
28:10il a agressé
28:12des gendarmes
28:13munis d'un couteau
28:15d'une paire de ciseaux
28:16blessé de plusieurs balles
28:17il est donc décédé
28:18et ce qui nous interpelle
28:19c'est son profil
28:20il avait été condamné
28:21pour terrorisme
28:22en 2013
28:22on va y revenir
28:23avec Claude Boniquet
28:24dans quelques instants
28:25mais tout d'abord
28:25rien que les faits
28:26avec Nicolas Roger
28:27on en parle ensemble
28:28sur ces images
28:32l'assaillant
28:33au sol
28:33vient d'être neutralisé
28:35par les gendarmes
28:36et militaires
28:36présents sur place
28:37hier aux alentours
28:39de 18h
28:40un homme
28:40muni d'un couteau
28:41s'est précipité
28:42sur un gendarme
28:43de la musique
28:44qui participait
28:45au ravivage
28:46de la flamme
28:46de la tombe
28:47du soldat inconnu
28:48c'est à ce moment là
28:49qu'un autre gendarme
28:50a atteint
28:51de plusieurs balles
28:52l'assaillant
28:52dans la foulée
28:53le ministre de l'intérieur
28:55Laurent Nunez
28:56en déplacement à Toulon
28:57a fait part
28:58de son soutien
28:59aux gendarmes
29:00des faits tels
29:00qu'ils m'ont été rapportés
29:01j'ai tout lu à penser
29:02que ces individus
29:04ont essayé d'attenter
29:04à la vie des gendarmes
29:05et que ceux-ci
29:06ont riposté
29:07dans un cadre
29:07qui me semble
29:08tout à fait légal
29:09et réglementaire
29:09le gendarme attaqué
29:10n'a pas été blessé
29:12l'arme
29:12ayant buté
29:13sur le col
29:14de son manteau
29:14d'uniforme
29:16l'assaillant
29:16un homme de nationalité
29:18française
29:18nommé Brahim B
29:19est décédé
29:20à la suite
29:21de ses blessures
29:22selon une source
29:23proche du dossier
29:24quelques minutes
29:25avant l'attaque
29:26l'individu
29:27avait appelé
29:27le commissariat
29:28d'Aulnay-sous-Bois
29:29affirmant
29:30qu'il allait faire
29:31un massacre
29:31et tuer des policiers
29:32depuis Munich
29:34Emmanuel Macron
29:35a condamné hier soir
29:36une attaque terroriste
29:37nous sommes vigilants
29:39à chaque instant
29:39nos forces de sécurité
29:41intérieure
29:41policiers
29:42gendarmes
29:42gardes républicains
29:43sont mobilisés
29:44et ils sont intervenus
29:46ce soir
29:46avec force
29:48pour stopper
29:50cet assaut
29:50et cette attaque terroriste
29:51c'est félicieux
29:52après l'attaque
29:54le parquet national
29:55antiterroriste
29:56s'est immédiatement
29:57saisi des faits
29:59et nous sommes donc
30:00avec Claude Moniquet
30:01notre spécialiste
30:02terrorisme et renseignement
30:03merci Claude
30:04d'être avec nous
30:05je voudrais
30:06que l'on revienne
30:07avec vous
30:08sur le passé
30:09le profil
30:09de cet homme
30:10je rappelle que
30:11le parquet
30:11antiterroriste
30:12a été saisi
30:13de l'affaire
30:13et cet homme
30:15c'est le cocktail parfait
30:16il était fiché S
30:18il était obligé
30:18de se présenter
30:18au commissaire
30:19Adolney-sous-Bois
30:20et il est passé
30:21sous les radars
30:21c'est ça qui est
30:22complètement dingue
30:23et en plus
30:24il avait annoncé
30:25qu'il souhaitait
30:26commettre un acte
30:27oui tout à fait
30:29et puis il avait
30:30son passé quand même
30:31il avait déjà été
30:32condamné
30:32à 17 ans de prison
30:34en Belgique
30:34pour des faits
30:35exactement similaires
30:36l'attaque de policiers
30:38dans le métro
30:38à Bruxelles
30:39en 2012
30:40il avait purgé
30:4210 ans
30:42pardon
30:44en tout
30:4513 ans de prison
30:46on ne sait pas très bien
30:47pourquoi
30:47il a été libéré
30:494 ans avant
30:49l'enfant de sa peine
30:50après son transfert
30:51en France
30:51mais le problème
30:53en fait
30:54je ne dirais pas
30:54qu'il est passé
30:55sous le radar
30:55puisqu'il était
30:56l'objet
30:57de mesures
30:58de surveillance
31:00le problème
31:01c'est que
31:02ces mesures de surveillance
31:03ne sont pas suffisantes
31:04quand on pense
31:05mesures de surveillance
31:06évidemment
31:07on pense à une surveillance
31:08comme on en voit
31:08dans les films
31:09les séries télévisées
31:10avec des filatures
31:12etc
31:12ça n'existe pas
31:13sauf pour des cas
31:14où on prépare
31:15des flagrants délits
31:16pendant un temps
31:17très court
31:18parce que ça nécessite
31:19l'implication
31:20de 20 à 30 fonctionnaires
31:21de police
31:22ou de renseignements
31:23pour surveiller
31:25une seule personne
31:25on ne peut pas le faire
31:26pour tous les détenus
31:27dangereux libérés
31:29donc à un moment donné
31:30il va falloir repenser
31:31que fait-on
31:32de ces gens
31:33qui sont toujours
31:35radicaux
31:35qui ont pu rejeter
31:36leur peine
31:36qui ont été libérés
31:37mais qui continuent
31:38à présenter un danger
31:39restez avec nous
31:40parce qu'on va évoquer
31:41tout à l'heure
31:42un autre sujet
31:43donc vous restez avec nous
31:44mon cher Claude
31:45Mathieu
31:45que dire
31:46c'est vrai
31:47quand je disais à Claude
31:48qu'il est passé
31:48sur le radar
31:49c'était une façon
31:50de dire qu'en fait
31:51on le connait
31:52j'en suis intimement
31:53persuadé
31:54mais mine de rien
31:55rien n'a été empêché
31:56pour qu'il passe à l'acte
31:57et c'est ça
31:58toute la problématique
31:59car cet homme
32:00il faisait par ailleurs
32:01l'objet d'une mesure
32:02individuelle
32:03de contrôle administratif
32:04et de surveillance
32:05c'est-à-dire
32:06et Claude l'a évoqué
32:07qu'il pointait
32:07tous les matins
32:08à 10h au commissariat
32:10et il a commis
32:11son acte terroriste
32:11aux alentours
32:12de 18h
32:13précisons tout de même
32:14que c'est un profil
32:15auquel on est de moins en moins
32:17habitué en France
32:18pourquoi ?
32:18car on a
32:19généralement
32:20des terroristes
32:21relativement jeunes
32:22de plus en plus jeunes
32:23parfois même
32:23des adolescents
32:24et là
32:24ce n'est pas le cas
32:25Brahim
32:26avait 47 ans
32:27et comme beaucoup
32:28de radicalisés français
32:29il est allé en Belgique
32:31en Belgique
32:31il y a une quinzaine d'années
32:33pour rejoindre
32:33un groupe islamiste radical
32:35ça Claude l'avait évoqué
32:36ce matin
32:37groupe islamiste
32:38qui s'appelle
32:39Sharia for Belgium
32:40c'est d'ailleurs
32:41l'un des principaux
32:43pourvoyeurs volontaires
32:44pour le djihad
32:45en Syrie
32:46tout ça nous rappelle
32:47Karima
32:48qu'effectivement
32:49le risque
32:50est toujours bien présent
32:51chez nous en France
32:52oui absolument
32:53mais on le sait
32:53d'ailleurs
32:54on en parle régulièrement
32:56parce que ça fait partie
32:58de ces menaces existentielles
32:59c'est d'ailleurs
33:00le directeur du
33:01renseignement territorial
33:03qui disait
33:03que les deux grandes menaces
33:04pour la France
33:05ce sont l'islamisme
33:07et le narcotrafic
33:08donc on est
33:09c'est toujours un choc
33:10quand on voit ça
33:11parce qu'on se rend compte
33:12effectivement
33:12qu'il y a toujours
33:14des victimes potentielles
33:15on ne sait pas
33:15quand ça peut arriver
33:16et dans ce profil-ci
33:18il avait déjà agressé
33:19deux gendarmes
33:21et ce qui peut étonner aussi
33:23on peut se poser la question
33:24de ces profils
33:25donc radicalisés
33:26fichés S
33:27qui ont déjà agressé
33:28comment se fait-il
33:29qu'il est sorti
33:30il n'avait pas fait
33:3017 ans de prison
33:31il avait été condamné
33:32à 17 ans de prison
33:33donc c'était
33:34des actes extrêmement graves
33:35et il se retrouve
33:36en liberté
33:38et on se retrouve
33:39dans des conditions
33:40comme celle-ci
33:40alors oui
33:42cette menace
33:42malheureusement
33:43elle est toujours présente
33:44sur le sol français
33:45Vincent rapidement
33:46mais qu'est-ce qu'on fait
33:47avec les radicalisés
33:48comme ça
33:48je veux dire
33:49il faut qu'on ait
33:50un système juridique
33:51qui soit adapté
33:52à la situation
33:52cet individu sort
33:54de prison
33:55en décembre
33:56et essaie
33:58d'agresser
33:59encore une fois
34:00pour la deuxième fois
34:01et essaie
34:02d'agresser
34:03des gendarmes
34:04en février
34:05il n'a pas
34:06perdu de temps
34:07que fait-il dehors
34:09dès lors
34:09qu'à sa sortie
34:10de prison
34:11il est jugé
34:12aussi dangereux
34:13que lorsqu'il y est rentré
34:14c'est ça qui est fou
34:15bon
34:15donc on est dans un système
34:16qui est complètement fou
34:17nous n'avons plus
34:18le système juridique
34:20l'arsenal juridique
34:21adapté
34:22pour traiter
34:23des cas
34:24de radicalisés
34:25il faut être
34:26radical
34:26avec les radicalisés
34:28en quelque sorte
34:28Deux mots Lara ?
34:30Oui c'est vrai
34:30qu'il faisait l'objet
34:32de surveillance administrative
34:33et on voit clairement
34:34que ça ne marche pas
34:36et on peut aussi
34:37se demander
34:38et ça pose problème
34:39pourquoi il a été libéré
34:40quatre ans
34:41avant
34:42la fin de sa peine
34:43ça pose
34:44et la question
34:45de la réinsertion
34:45des prisonniers
34:46et la question
34:47du fait
34:48qu'on n'arrive pas
34:48en fait
34:49à déradicaliser
34:50les gens
34:52qui sortent
34:52de prison
34:53Claude Moniquet
34:54toujours avec nous
34:55Claude
34:55pour terminer
34:56on va prendre
34:56la direction
34:57de Munich
34:57plus de 60 chefs d'Etat
34:59participent
35:00à une conférence
35:01sur la sécurité
35:01on l'a vécu hier
35:02son entrentaine
35:03avec Olivier Benkemoun
35:04notre envoyé spécial
35:05et Emmanuel Macron
35:06donc a dénoncé
35:07le risque d'ingérence
35:08qui pèse sur l'Europe
35:09mais il a aussi
35:09et c'est là
35:10où je vous attends
35:11évoqué la dissuasion nucléaire
35:13avec le chancelier
35:13allemand Merz
35:14on écoute le chancelier
35:15et on va vous faire réagir
35:18évidemment
35:18on a une petite question
35:20de fond à vous poser
35:20et je pense que Vincent Roy
35:22réagira également
35:23écoutez d'abord
35:24le chancelier Merz
35:25à l'article 42
35:27à l'article 42
35:28du traité
35:29sur l'Union Européenne
35:30nous nous engageons
35:33à nous porter
35:33mutuellement assistance
35:34en cas d'attaque
35:35armée en Europe
35:36nous devons préciser
35:39comment nous allons
35:40organiser cela
35:41au niveau européen
35:42non pas en remplacement
35:43de l'OTAN
35:44mais en tant que pilier autonome
35:45et solide
35:46au sein de l'Alliance
35:47j'ai entamé des discussions
35:51préliminaires
35:52avec le président français
35:53Emmanuel Macron
35:54sur la dissuasion
35:55nucléaire européenne
35:56mesdames et messieurs
35:59soyons clairs
36:00nous respectons
36:01nos obligations légales
36:02Claude
36:04quelle lecture faites-vous
36:05de cette déclaration
36:06je rappelle quand même
36:07et c'est important de le dire
36:08que la France est le seul
36:09pays de l'Union Européenne
36:10et le seul pays européen
36:11avec le Royaume-Uni
36:11à disposer de l'arme nucléaire
36:13le président Macron
36:14n'est-il pas en train
36:15de lâcher un peu
36:16une force importante
36:17qui est notre force nucléaire
36:18il n'y a pas quelque chose
36:19il n'y a pas une petite lecture
36:20quelque part
36:20en tout cas
36:22il y a une ambiguïté
36:23dans les termes
36:23qui est manifeste
36:24et qui est dangereuse
36:25la dissuasion nucléaire européenne
36:27par définition
36:28ça n'existe pas
36:29vous l'avez dit
36:30il y a une dissuasion britannique
36:31qui d'ailleurs est très dépendante
36:32des Etats-Unis
36:33et une dissuasion française
36:34qui est totalement autonome
36:36que ce soit
36:37dans la conception des engins
36:38dans le financement des engins
36:40dans la programmation
36:42dans le contrôle
36:44des armements
36:45et des procédures
36:46et bien entendu
36:46dans la décision
36:47cela relève uniquement
36:49de la France
36:49alors ce qu'on pourrait envisager
36:51ce qui a d'ailleurs
36:52été envisagé à plusieurs reprises
36:53quasiment depuis les années 60
36:55c'est qu'on élargisse
36:57la notion d'intérêt vitaux
36:59puisque l'arme nucléaire
37:01ne peut être utilisée
37:01que pour défendre
37:02les intérêts vitaux français
37:03mais les intérêts vitaux français
37:05on peut comprendre
37:05très bien aujourd'hui
37:06qu'ils incluent
37:07la sécurité
37:08de pays voisins
37:09qui sont des partenaires importants
37:11si demain l'Allemagne
37:12et la Grande-Bretagne
37:12et l'Italie sont détruits
37:13la France par définition
37:15sera menacée
37:16mais il faut être
37:17très très prudent
37:17et surtout
37:18il ne faut pas préciser
37:20les intérêts vitaux
37:21ça c'est très important
37:23il faut parce que
37:24ça permet de maintenir
37:25un niveau d'incertitude
37:26et d'ambiguïté stratégique
37:30l'agresseur éventuel
37:31ne sait pas
37:32à quel moment
37:32il risque de s'attirer
37:34une riposte nucléaire française
37:35et si on transforme
37:37cette dissuasion française
37:40en dissuasion européenne
37:42on aura de grands séminaires
37:44où des gens discuteront entre eux
37:46de l'utilisation
37:47de nos bombes
37:48que nous finançons
37:49donc c'est quand même
37:50très ambigu
37:51il faut être très très prudent
37:52dans cette affaire
37:54Merci pour votre éclairage
37:55et ambigieux
37:56c'est le moins qu'on puisse dire
37:57Vincent
37:58Tout a été parfaitement résumé
38:00par Claude Moniquet
38:01c'est-à-dire que
38:01là on ne comprend plus
38:03quelle est la visée
38:05le but
38:05d'Emmanuel Macron
38:07nous sommes effectivement
38:08le seul pays
38:09à disposer
38:11de l'arme nucléaire
38:12et on peut à bon droit
38:13s'en enorgueillir
38:15car c'est une manière
38:17de calmer les ardeurs
38:18d'un certain nombre
38:19d'agresseurs
38:20qui voudraient
38:21venir nous chercher
38:22des ennuis
38:22alors maintenant
38:23aller parler
38:24d'une dissuasion européenne
38:26mais ça ne veut
38:27rien dire
38:29dans les conditions actuelles
38:30de température
38:30et de pression
38:31alors dans ce cas-là
38:32il n'y a qu'à tout bradé
38:33remarquez
38:34c'est ce que fait Macron
38:34depuis le début
38:35Cher Vincent
38:37en fait on laissait
38:37les intentions
38:38d'Emmanuel Macron
38:39c'est le projet
38:40fédéral européen
38:41dans une accélération
38:42de la fédéralisation
38:43on sait que justement
38:45Macron se rêve
38:46un destin
38:47un peu nouveau
38:48Charlemagne
38:48justement un destin
38:49en tout cas européen
38:50un destin européen
38:51voilà exactement
38:52et par contre moi
38:52en ce moment je travaille
38:53pas mal sur les relations
38:54franco-allemandes
38:55et la naïveté
38:56des élites françaises
38:57par rapport
38:58à la remilitarisation
39:00de l'Allemagne
39:01justement
39:02qui veut passer
39:03du géant économique
39:04qu'il est
39:04à un géant militaire
39:05me pose beaucoup de questions
39:07parce qu'on sait justement
39:08qu'il y a eu de larges ingérences
39:09notamment concernant
39:10notre modèle nucléaire civil
39:12de la part des Allemands
39:13parce qu'on avait
39:14un avantage comparatif
39:15largement
39:16à notre avantage
39:18sur les Allemands
39:18et on voit justement
39:20aujourd'hui
39:20notamment via
39:21leur ogre militaire
39:23qui est Rheinmetall
39:24qui est vraiment
39:24l'industrie de pointe
39:25en Allemagne
39:26qui a une volonté
39:27de devenir aussi
39:28devant peut-être Dassault
39:29dans les années à venir
39:30le géant en Europe
39:32donc là il y a vraiment
39:33une collusion
39:34et d'ailleurs sur le dossier
39:35du SCAF
39:35on peut rendre à mon avis
39:36hommage à Dassault
39:37justement à l'entreprise
39:38Dassault
39:38qui à mon avis
39:39a mieux défendu
39:40les intérêts nationaux
39:41et de souveraineté française
39:42que notre président
39:42mais ça c'est mon avis
39:43mais c'est pas anodin
39:44ce qui se passe là
39:45et c'est pour ça
39:46qu'on voulait vous en parler
39:47sur ces news
39:48parce que c'est loin
39:49d'être anodin
39:50Laura
39:50oui c'est vrai que l'Allemagne
39:51a pour objectif
39:53de devenir la première puissance
39:54militaire européenne
39:56d'ailleurs le budget
39:57de sa défense
39:57je crois qu'il est de l'ordre
39:59de plus de 170 000 euros
40:02me semble-t-il
40:03alors que le nôtre
40:03il est à peine
40:04à 57 milliards
40:06pardon
40:06milliards
40:06euros
40:08ça fait pas beaucoup
40:08en tout cas
40:10ce qu'on note
40:11c'est que Emmanuel Macron
40:13ces dernières années
40:14il a torpillé EDF
40:16il a torpillé
40:18notre industrie française
40:19il a torpillé
40:20notre agriculture
40:21et nos traités
40:23de libre-échange
40:23maintenant
40:24il est en train
40:25de torpiller aussi
40:26notre dissuasion
40:27nucléaire
40:29donc
40:29c'est une dilution
40:32de souveraineté
40:33ce qui est en train
40:33de se passer
40:34on a dilué nos frontières
40:35maintenant
40:35on dilue
40:36notre dissuasion nucléaire
40:37que va-t-il nous rester
40:39c'est la question
40:39qu'on pourrait se poser
40:40non musée
40:41pardon
40:42non musée
40:42non musée
40:43ils prennent l'eau
40:43oui c'est vrai
40:44ils prennent l'eau en plus
40:45merci les amis
40:46de m'avoir accompagné
40:46durant cette heure
40:48qui a été très chargée
40:48vous avez pu le constater
40:49en ce samedi
40:51merci pour votre
40:52très grande fidélité
40:53merci à l'équipe
40:54qui m'a entouré
40:54Déborah Smadja
40:55Axel Thomas
40:56Vivienne Hervier
40:57Camille Guédon
40:57Sandra Chumbo
40:58pour l'information
40:58Liam Guig
40:59pour la programmation
41:00merci aux équipes
41:01en agi
41:01tout de suite
41:01c'est Laurence Ferri
41:03et Michel Onfray
41:04et je vous retrouve
41:05à 17h
41:06pour Punchline
41:07à tout à l'heure
41:07Merci à tous
41:09Sous-titrage Société Radio-Canada
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