- il y a 7 semaines
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Pierre de Vilno reçoit Charles Rodwell, député Ensemble pour la République des Yvelines dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos.
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00:00Bonjour à tous et merci d'être fidèles au Grand Rendez-vous Europe 1, c'est News Les Echos.
00:04Bonjour Charles Rodwell.
00:05Bonjour, merci pour votre invitation.
00:06C'est votre Grand Rendez-vous ce dimanche, vous êtes député ensemble pour la République des Yvelines
00:10et membre de la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale.
00:12Ce dimanche, grand meeting d'Edouard Philippe en campagne depuis 2021.
00:16L'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron promet de la sueur et une règle d'or budgétaire.
00:23Allez-vous vous inscrire dans ces pas ou attendez-vous autre chose ?
00:27C'est aussi aujourd'hui que se tiendra une seconde marche pour Louis, 17 ans, recueillement mais aussi colère de
00:33tous ses parents
00:34qui, dans des cas différents, sont des victimes de dysfonctionnements des services, des enquêtes et de la justice.
00:40Comment mettre fin également à l'hyperviolence en France ?
00:43Nous parlerons de l'immigration, pourquoi ce qui est voté au niveau européen a tant de mal à être voté
00:48ou envisagé même en France
00:50et le budget 2027 arrive bientôt. Va-t-on avoir autant de mal qu'avec le budget 2026 ?
00:56Vous êtes l'un de ceux et c'est rare aussi à évoquer une dose de capitalisation dans les retraites.
01:02Pour évoquer tous ces sujets ce matin, Stéphane Dupont-Deséchos. Bonjour Stéphane.
01:05Bonjour.
01:05Et Mathieu Bocoté. Bonjour Mathieu.
01:06Bonjour.
01:07Ce dimanche est un jour important dans la course à la présidentielle
01:10car c'est le jour où Edouard Philippe tient son meeting qu'il veut personnel
01:15devant 5000 personnes à l'Adidas Arena de Paris.
01:18Alors c'est tout à l'heure à 14h. Vous avez le temps d'y aller Charles Rodouaille.
01:22Oui mais je ne serai pas à cette réunion publique organisée par Edouard Philippe.
01:26Alors déjà je tiens à reconnaître une chose à Edouard Philippe, à Gabriel Attal, à Bruno Retailleau.
01:31C'est qu'enfin chacun de ces candidats appelle aujourd'hui au rassemblement de nos forces.
01:37C'est heureux parce que ce n'était pas le cas il y a déjà plusieurs semaines
01:39et aujourd'hui on voit malgré les nuances entre les différents candidats
01:45une volonté commune de nous rassembler.
01:48Mais pourquoi n'allez-vous pas au meeting d'Edouard Philippe ?
01:51Je suis convaincu d'une chose, c'est que le rassemblement est absolument crucial
01:55pour la droite et le centre mais que le rassemblement seul ne suffit pas.
02:00Nous avons besoin de bâtir ce rassemblement sur un projet de rupture,
02:03sur un projet nouveau, sur un projet politique radical.
02:07Et Edouard Philippe n'incarne pas la rupture avec Emmanuel Macron ?
02:11Alors ça je ne sais pas, j'écouterai son projet politique tout à l'heure
02:14lors de son discours.
02:16Vous l'écouterez mais vous n'irez pas ?
02:18La raison pour laquelle je n'y serai pas c'est que depuis maintenant plusieurs semaines
02:22j'écoute les hommes et femmes politiques qui se présentent sur vos plateaux de télévision,
02:27à la radio, qui ont publié des livres, des essais, des écrits.
02:31Et je crois qu'il y a un homme politique qui depuis plusieurs semaines
02:36présente un projet radical, un projet nouveau et que j'ai envie d'accompagner
02:40dans son aventure, s'il est candidat, c'est Bruno Le Maire.
02:44Bruno Le Maire.
02:44Et si Bruno Le Maire...
02:45L'homme qui a creusé la dette avec Emmanuel Macron.
02:47L'homme qui a creusé peut-être mais collectivement,
02:50parce que je crois que c'est une responsabilité collective.
02:53Peut-être.
02:54Mais il n'est pas candidat.
02:56Il n'est pas candidat.
02:57Corrigez-moi, vous le propulsez à l'avancée mais je ne le savais pas candidat.
03:00Je note une chose, c'est que Bruno Le Maire, depuis maintenant plusieurs semaines,
03:05est revenu sur la scène politique avec un projet politique nouveau et de rupture,
03:10avec des idées extrêmement fortes qui correspondent, à mon sens,
03:14au grand moment de bascule que connaît notre pays.
03:18Je ne sais pas s'il sera candidat.
03:20Je ne le sais pas pour une raison, c'est que je pense qu'il n'a pas pris sa
03:22décision.
03:23Vous faites celui qui ne sait pas, mais est-ce que vous n'êtes pas celui justement qui le propulsez
03:26?
03:27Est-ce qu'il n'y a pas justement un plan, j'allais dire, de communication bien établi
03:31pour que Charles Rodouel, un beau dimanche au grand rendez-vous Europe 1 C News Les Echos,
03:35annonce la candidature de Bruno Le Maire ?
03:36Écoutez, je vous dis les choses assez clairement.
03:38Je ne sais pas s'il sera candidat parce que je pense que lui-même, sa décision n'est pas
03:42prise.
03:43Mais il y a une chose que je sais, c'est que s'il était candidat, s'il est candidat,
03:47je le soutiendrai pour l'élection présidentielle.
03:50Vous appelez au rassemblement et là, vous nous annoncez un candidat de plus.
03:54Comment allez-vous faire le rassemblement du bloc central avec des candidats ?
03:58Vous parlez d'Edouard Philippe, Bruno Rotaillot, Gabriel Attal, la machine est lancée.
04:02Tout à fait.
04:03Comment ça va s'arrêter ?
04:04En fait, je suis convaincu.
04:05Comment ça va s'arrêter ?
04:06Ils vont du jour au lendemain nous dire, finalement, je suis moins bien placé, je vais me retirer.
04:10Mais personne n'y croit ça, monsieur Rodouel.
04:11Alors, la première des choses, c'est que je n'ai, moi, à titre personnel, aucune leçon de rassemblement
04:16qui peut m'être objectée parce qu'il y a maintenant quelques jours,
04:21nous avons fait adopter à l'Assemblée nationale une loi fondamentale pour renforcer la sécurité des Français,
04:26qui est la loi que nous avons portée en mémoire de Philippines.
04:29Ce n'est pas une victoire personnelle, c'est une victoire collective de toutes les forces de la droite et
04:35du centre
04:35qui vont de Marc Fénaud, du Modem, jusqu'à Bruno Rétaillot, des Républicains,
04:40en passant par Gabriel Attal, Bruno Le Maire, Édouard Philippe, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu.
04:45Tous ces hommes et toutes ces femmes ont travaillé ensemble pour porter cette proposition de loi au service de notre
04:51pays,
04:52ce qui prouve bien que le rassemblement de nos forces politiques est complètement possible,
04:57à une condition, c'est que nous portions un projet nouveau et radical pour ce pays.
05:03– Et ce n'est pas le cas avec Édouard Philippe, il s'est exprimé encore dans mon journal cette
05:08semaine,
05:09on connaît ses idées, on connaît ses idées, pour vous il fait…
05:13– J'écouterai ses propositions tout à l'heure, moi en tout cas les propositions que je connais…
05:18– J'écouterai mais votre choix est fait, c'est ça qui est assez amusant, c'est que…
05:22– Mais je vais vous expliquer pourquoi, pour deux raisons.
05:24Je pense que la France, comme dans d'autres moments de son histoire, est un moment de bascule historique.
05:28Elle a connu d'autres de ces moments dans les 3000 ans de l'histoire de notre peuple.
05:33Je crois que nous sommes dans un de ces moments-là.
05:35Il y a au moins deux grandes bascules qu'on le connaît aujourd'hui.
05:38Une première bascule qui est une bascule démographique, avec un, le vieillissement de la population,
05:44deux, l'immigration de masse en France depuis maintenant plusieurs décennies.
05:49J'entends beaucoup de candidats parler d'une immigration choisie.
05:53Je suis convaincu pour ma part que choisir l'immigration n'est pas tant l'enjeu de cette élection présidentielle
06:00que de réduire et de réduire massivement l'immigration vers la France.
06:05Il n'y a qu'un moyen de réduire massivement les flux migratoires vers la France.
06:10C'est un référendum sur l'immigration.
06:12Bruno Le Maire porte le référendum sur l'immigration.
06:15Deuxième grande bascule, je m'arrêterai là, bien sûr.
06:19Deuxième grande bascule, c'est une bascule politique, technologique, industrielle et économique.
06:24Aujourd'hui, la France et l'Europe font face à une succession de crises qui, selon moi,
06:32les mettent face à un mur et à un danger existentiel.
06:35La crise climatique, l'agression technologique de la part des États-Unis,
06:40l'agression industrielle et économique de la part de la Chine,
06:44les grands défis que nous posent par exemple les GAFAM,
06:47et face à des grands enjeux comme celui-ci,
06:51je pense qu'il est urgent et fondamental de refonder le projet européen
06:55que nous avons bâti depuis maintenant, près d'un siècle.
06:58C'est la raison pour laquelle je soutiens la proposition de Bruno Le Maire
07:01sur la fédération de six États-nations,
07:04de refonder le projet européen sur un bloc de six États
07:07pour faire face aux grands enjeux du XXIe siècle
07:11auxquels la France et l'Europe sont confrontés.
07:12Alors, deux questions. La première, vous avez parlé d'une rupture,
07:16non seulement un projet radical, mais un projet de rupture.
07:18Alors, vous me corrigerez, mais vous êtes dans la majorité,
07:21vous êtes dans le bloc central qui soutient le pouvoir depuis une dizaine d'années.
07:25Avec quoi voulez-vous rompre de vous-même ?
07:28Premier élément.
07:28Deuxièmement, là vous avez piqué ma curiosité,
07:30une fédération de six États, donc vous êtes pour une forme de fédéralisme européen à petite échelle.
07:36Première question, Nicolas Sarkozy était ministre d'État,
07:40ministre de l'Intérieur de Jacques Chirac,
07:41ça ne l'a pas empêché de rompre avec Jacques Chirac
07:43pour être élu président de la République en 2007.
07:46Deuxième des choses, je suis un anti-fédéraliste au premier degré.
07:52La fédération de six États-nations que nous proposons, c'est quoi ?
07:55Le projet européen a été bâti au milieu du XXe siècle
07:59après deux guerres mondiales qui ont failli conduire à l'extinction du continent européen.
08:04Et le choix historique qui a été fait après la Seconde Guerre mondiale,
08:08c'est que les peuples germaniques, français, italiens, espagnols, tous les autres,
08:12ont décidé de se mettre autour de la table pour bâtir un projet de paix
08:16plutôt qu'un projet de guerre.
08:17C'est une première dans l'histoire de l'humanité.
08:20Et ça a été un succès politique, malgré les difficultés absolument extraordinaires.
08:25Ce que je constate aujourd'hui, c'est face aux enjeux nouveaux auxquels nous faisons face,
08:30face aux grands enjeux du XXIe siècle, l'Europe à 27 est en état de mort cérébrale.
08:36Nous avons besoin de refonder le projet européen sur six peuples,
08:43six grands États qui garderont leur souveraineté.
08:45Je suis gaulliste, je défends une conception.
08:48– On sort de l'Union européenne ?
08:49– Non.
08:49– Comment on fait pour mettre fin ?
08:51– Si vous dites que c'est en mort cérébrale, ça veut dire que les 27…
08:53– On bâtit une Europe à plusieurs reprises.
08:55– Comment ?
08:56– Cette idée a déjà été évoquée à plusieurs reprises, ça n'a jamais fonctionné.
08:59– Mais qui est le seul homme politique aujourd'hui, de toute la classe politique,
09:03à proposer cette refonte à plusieurs reprises ?
09:06– Je veux bien, on peut proposer, mais comment on fait ?
09:09Quel est le modus operandi ?
09:10Vous savez très bien qu'il y a des textes constitutionnels et des textes européens
09:14qui verrouillent, qui cadenassent cette volonté.
09:17– Prenons un exemple, le seul moyen de financer la révolution technologique
09:21dont l'Europe a besoin pour résister à la pression des États-Unis, de la Chine
09:25et des autres grandes personnes…
09:27– Vous ne me répondez pas, Charles Ardolet.
09:27– Je vous réponds très directement.
09:28– Vous ne me répondez pas.
09:29– Vous dites, voilà ce que l'on propose.
09:31– Je vous répondrai si vous me laissez parler.
09:32– Non, ce n'est pas ça, c'est que j'aimerais…
09:35Qui a la clé du cadenas ?
09:36– Je reprends mon raisonnement.
09:37Face à la révolution technologique auquel nous faisons face,
09:40nous avons besoin de financer massivement cette révolution technologique et industrielle.
09:45Le seul moyen de le faire, l'union des marchés de capitaux.
09:48Mettre en commun des compétences fiscales et des compétences liées à notre puissance financière.
09:54Qui est prêt ?
09:55Il n'y a que six États européens aujourd'hui qui y sont prêts.
09:57Ce sont ces six États qui doivent bâtir cette fédération d'États-nations
10:01pour financer l'indépendance technologique de nos peuples
10:05et donc l'indépendance politique de nos peuples.
10:06– Mais ça ne me donne pas la clé de la sortie de l'Union européenne
10:09pour rebâtir une fédération à six États ou à sept États.
10:11– Je pense tout l'inverse.
10:12La France seule s'expose à l'Union.
10:15– Donc on reste dans l'Union et on reste plutôt à six.
10:17– On refond d'une partie de l'institution sur la base de ces 20 autres pays.
10:22– Une Union à plusieurs vitesses, c'est ça.
10:23– Tout à fait.
10:24– Question toute politique, cela dit, sachant par ailleurs que pour l'instant,
10:26moi je ne me trompe, je ne entends pas l'appel profond du pays
10:29pour que Bruno Le Maire arrive à la manière de sauveur, peut-être,
10:31mais je ne l'ai peut-être pas entendu.
10:33– Encore.
10:33– Est-ce que je me trompe si je dis que pour l'instant,
10:35vous dites Bruno Le Maire, pour ne pas avoir à choisir
10:37ceux qui sont vraiment candidats pour l'instant,
10:39vous vous donnez un peu de temps avant de rallier quelqu'un d'autre ?
10:41– Je vais vous dire peut-être une chose qui est grave pour Jou,
10:44Mathieu Boc-Côté.
10:45J'accompagne Bruno Le Maire depuis 2014,
10:48en tant que militant,
10:50puis en tant que responsable de département,
10:52puis en tant que conseiller,
10:54où j'ai eu l'honneur de servir mon pays
10:57aux côtés d'un homme qui, face aux crises,
10:59en sortie de crise Covid,
11:00face à l'invasion de l'Ukraine par la Russie,
11:03face à la crise énergétique,
11:04a su prendre des décisions
11:07exceptionnellement difficiles
11:08pour permettre à notre pays et à notre économie
11:11de tenir la suite dans ces moments de crise.
11:15– Je finis sur ce point, je finis sur ce point.
11:16– Une pause et on vous retrouve dans un instant.
11:19– La loyauté, c'est comme l'or,
11:20en temps de crise,
11:22ça prend de la valeur.
11:23Je pense que la semaine que nous venons de voir passer
11:26confirme pleinement cette maxime.
11:28Je serai à ses côtés dans les combats politiques qui viennent.
11:31– Merci pour cette réponse courte
11:33et on reprend la discussion dans un instant.
11:37– Toujours avec Charles Rodwell, député des Yvelines,
11:41député Ensemble pour la République,
11:43qui nous a dit qu'il n'irait pas au meeting d'Edouard Philippe aujourd'hui,
11:46mais qu'il l'écouterait.
11:47Et pour ceux qui n'étaient pas là dans ce premier quart d'heure d'émission,
11:51il soutient Bruno Le Maire,
11:52qui n'est pas encore candidat pour différentes raisons.
11:56deux choses importantes concernant cette élection présidentielle
12:00qui arrive dans moins d'un an maintenant.
12:02D'abord, les dates.
12:03Les dates, 18 avril et 2 mai.
12:07La date du second tour a suscité beaucoup de réactions,
12:10puisque le second tour est organisé au lendemain de la fête du travail,
12:14journée traditionnellement marquée par les manifestations syndicales.
12:17Alors, il y a un silence médiatique qui est toujours imposé,
12:20le 1er mai, toujours un jour avant une échéance électorale.
12:25Qu'est-ce que vous pensez de cette stratégie de mettre un second tour le 2 mai ?
12:29Je pense surtout qu'il n'y avait que des mauvaises dates,
12:31parce que l'alternative, c'était de fixer les deux tours de l'élection présidentielle
12:35en pleines vacances,
12:37qui auraient empêché les Français de partir en vacances
12:40et qui auraient peut-être eu un impact électoral également.
12:44La Constitution nous impose un calendrier très précis
12:47pour organiser l'élection présidentielle
12:49et l'année prochaine, manque de pause, si je puis dire.
12:53Toutes les dates étaient mauvaises
12:55et je pense que la date qui a été retenue
12:56est la moins mauvaise des solutions qui étaient sur la table.
12:59Même s'il y a un risque d'influence, bien sûr,
13:01notamment à gauche, ou j'allais dire très très à gauche
13:03lors des célébrations du 1er mai ?
13:05Je pense honnêtement que nos règles de silence médiatique
13:08sont suffisamment claires pour être mises en application de manière stricte.
13:11Rien n'empêchera les slogans, les cortèges,
13:14les messages politiques,
13:16alors qu'on devrait être en silence médiatique.
13:18Je vois bien la question qui est posée.
13:20Je pense que nous aurions aujourd'hui le même débat
13:23si les deux tours de l'élection présidentielle
13:25avaient lieu en plein milieu des vacances des Français.
13:27Donc vous ne pensez pas que c'est une stratégie du chaos ?
13:30Je ne crois pas.
13:31Honnêtement, je ne crois pas à cette stratégie ou à cette théorie.
13:34Alors, quand on vient le temps de définir le sens de la présidentielle,
13:37vous nous dites, par exemple, c'est une élection historique
13:39à cause du changement de peuple entraîné par l'immigration de masse,
13:42à cause de la révolution technologique.
13:44Certains, dans votre camp, disent que le véritable enjeu de la présidentielle,
13:46c'est empêcher les extrêmes, comme ils disent, d'arriver au pouvoir.
13:50Est-ce que pour vous, des gens comme le RN de côté ou LFI,
13:53vous me direz si vous voulez distinguer,
13:55sont les extrêmes ou il s'agit d'options politiques
13:57que les Français peuvent choisir légitimement ?
13:59Je pense que cela fait maintenant trop d'élections
14:02qui sont considérées comme des élections par défaut
14:04par une partie de la population française.
14:07Et je pense que bâtir un projet politique sur le rejet des extrêmes
14:12ou des forces populistes de ce pays nous conduira à la catastrophe.
14:16Et c'est la raison pour laquelle je veux soutenir, moi,
14:18un projet de radical et de rupture.
14:21Je prends un exemple.
14:23Je pense qu'une grande part de l'élection présidentielle
14:26va se jouer sur la question de l'identité française
14:28et de la culture française.
14:30Et je regrette que les forces politiques républicaines
14:34et modérées de ce pays aient refusé d'affronter ce combat,
14:38peut-être par peur, peut-être par naïveté,
14:40à mon avis avec beaucoup de lâcheté,
14:42et qui ont laissé le combat de l'immigration
14:45et de l'identité et de la culture française
14:47aux deux forces populistes que sont l'extrême gauche
14:50et l'extrême droite dans notre pays.
14:52Et c'est la raison pour laquelle, fort des propositions
14:54que j'essaye de porter depuis maintenant plusieurs années,
14:57je voudrais que nos forces politiques
14:59et que mon parti replacent l'identité française,
15:02l'identité nationale et l'immigration
15:05au cœur de notre projet politique
15:07parce que nous avons une vision à porter
15:10qui, à mon sens, est irréconciliable
15:12avec l'affrontement identitaire
15:14que certaines forces politiques de notre pays
15:16préparent pour la France.
15:18Quand tout à l'heure vous disiez
15:19Edouard Philippe et Gabriel Attal
15:22et d'autres personnalités de votre camp politique
15:24portent l'idée qu'il faut une immigration choisie,
15:27plus d'immigration de travail,
15:28moins de regroupement familial,
15:30pour vous, ce n'est pas à la hauteur du problème ?
15:33Ça ne répond pas à la question qui est posée ?
15:35Vous voyez, moi, je suis franco-britannique
15:38et tous les jours,
15:40je vois les méfaits
15:43de l'affrontement identitaire à l'œuvre
15:45dans mon second pays
15:46et les conséquences que cet affrontement identitaire a
15:49sur l'effondrement de la société britannique.
15:52Et c'est ce que je ne veux pas pour mon pays,
15:54la France.
15:56La France n'en est pas,
15:57je suis juste sur ce point,
15:58la France n'en est absolument pas au stade du Royaume-Uni
16:01pour deux raisons.
16:02Parce que, un,
16:03nos dynamiques démographiques ne sont pas les mêmes.
16:05Deuxième des choses,
16:06parce que nous avons bâti des outils,
16:08la laïcité,
16:10nos valeurs républicaines,
16:11une part de nos institutions
16:12qui nous ont permis
16:13de ne pas nous retrouver jusqu'à présent
16:16dans la situation du Royaume-Uni.
16:18Moi, je défends une vision universaliste
16:20de l'identité de la culture française.
16:23Si nous voulons pouvoir porter cette vision
16:26dans les mois,
16:27dans les années qui viennent
16:28et non pas une vision identitaire de notre pays,
16:31nous n'avons pas d'autre choix
16:33que de réduire les flux migratoires
16:34entrant en France
16:36et sur le continent européen.
16:38C'est la raison pour laquelle
16:39le projet politique, à mon avis,
16:41que nous devons porter pour la France
16:42est un projet fondé sur une immigration
16:45massivement réduite,
16:47fondé uniquement sur le travail
16:48pour répondre aux besoins de notre nation.
16:52Elle implique deux choix politiques majeurs.
16:54Premier choix politique,
16:56organiser l'immigration de travail
16:58à travers une politique drastique de quotas.
17:01Deuxième des choses,
17:02assumer d'assicher les autres voies d'immigration,
17:05l'immigration pour soins,
17:07l'immigration familiale,
17:09l'immigration liée au droit d'asile
17:10qui doit redevenir un vrai droit d'asile
17:12et non pas un dévoiement.
17:14Quatrième point, l'immigration illégale.
17:16Et est-ce que cette politique
17:17ne va pas se heurter
17:17à une réalité démographique ?
17:19C'est-à-dire qu'il y a moins en moins d'enfants
17:20qui naissent en France,
17:21la population vieillit,
17:22et donc il y a des besoins
17:23aujourd'hui de main-d'oeuvre,
17:25vous parlez de l'immigration de travail,
17:26mais qui vont être manifestement
17:28massifs dans les années à venir.
17:29La question de la natalité
17:31est absolument cruciale
17:33pour l'avenir de notre nation.
17:36Relancer la natalité d'un pays
17:37prend une à deux générations,
17:39à savoir entre 25 et 40 ans.
17:42La question que je pose,
17:43c'est qu'est-ce qu'on fait
17:44pour les 25 ans qui viennent ?
17:46Je propose deux choses à cela.
17:47La robotisation massive
17:49d'une part de notre économie,
17:51et deuxièmement,
17:52la réduction massive
17:53de nos flux migratoires
17:54fondée sur une chose,
17:55l'immigration de travail
17:57qui répond strictement
17:59et uniquement à nos besoins.
18:01Cela veut dire deux choses.
18:04Un, les quotas drastiques,
18:06et deux, l'assèchement
18:08de tous les autres flux migratoires
18:09entrant vers la France.
18:11Je vous entends,
18:12je comprends parfaitement
18:13que vous souteniez un Bruno,
18:14mais j'ai plutôt l'impression
18:15avec vos positions
18:16que vous êtes plutôt
18:16de la tendance Retailleau
18:17que le maire.
18:18Qu'est-ce qui vous éloigne,
18:19par exemple,
18:19d'un Bruno Retailleau
18:20qui est candidat à la présidentielle ?
18:22Vos propos,
18:22je n'ai pas remarqué,
18:23à moins que je me trompe,
18:24je n'ai pas remarqué
18:24de grandes différences
18:25entre ses propos et les vôtres.
18:27Qu'est-ce qui fait en sorte
18:27que vous embrassez
18:28la candidature d'un homme
18:29qui, historiquement,
18:30a eu un autre créneau,
18:30alors que vous avez
18:31votre homme en ce moment
18:32qui est aussi un Bruno ?
18:34La question des Bruno
18:35est bien posée.
18:36Ne comptez pas sur moi
18:37pour, à titre personnel,
18:38critiquer l'action
18:39de Bruno Retailleau
18:40pour une raison simple.
18:41C'est que si nous avons pu
18:43adopter la loi Philippine
18:45à l'Assemblée nationale
18:47et au Sénat,
18:48c'est notamment parce que
18:49lorsque Bruno Retailleau
18:50était ministre de l'Intérieur
18:51qu'il l'a inscrite,
18:53qu'il l'a portée avec moi
18:54et avec les autres groupes
18:56parlementaires
18:57qui soutiennent
18:58et qui soutenaient à l'époque
18:59l'action du gouvernement.
19:00Donc ne comptez pas sur moi
19:02pour adresser une critique personnelle
19:03à Bruno Retailleau.
19:03Mais je ne vous évite pas,
19:04je sais pourquoi
19:05vous ne vous marriez pas politiquement.
19:07Eh bien, je vous réponds
19:08très clairement,
19:09nous avons tout
19:10pour, de renaissance
19:12jusqu'aux Républicains,
19:14nous rallier autour
19:15d'une seule candidature.
19:17Je souhaite
19:18que la future majorité
19:19parlementaire et présidentielle
19:21soit bâtie sur l'union
19:23de la droite et du centre.
19:24Mais celle-ci ne peut s'inscrire.
19:25à une seule candidature ?
19:27On en parle depuis
19:28des mois et des mois,
19:29mais comment est-ce qu'on départage
19:31les trois candidats
19:32qui aujourd'hui sont déclarés ?
19:32Deux choses.
19:33Un, les dynamiques de rassemblement
19:34et pour le coup,
19:35je le répète,
19:35moi je ne veux rien dire
19:36ça les dynamiques de rassemblement,
19:37Charles.
19:38Regardez bien
19:40la dynamique de rassemblement
19:41au bloc central.
19:42Regardez le comité de liaison
19:44qui était en fait
19:44un comité fantoche
19:45entre Edouard Philippe
19:46et Gabriel Attal
19:47qui ne fonctionne absolument pas.
19:49Vous avez là deux candidats
19:50qui sont dans deux couloirs
19:51de nage totalement hermétiques,
19:53qui se tirent la bourre
19:54pour employer
19:54un langage familier
19:56et qui,
19:57l'un l'autre,
19:58on sent bien,
19:59ne lâcheront rien
20:00jusqu'à la dernière minute.
20:01Il y a deux ans,
20:02Pierre de Villeneuve,
20:03la droite
20:03et le centre
20:05étaient dans une opposition
20:07frontale
20:08avant la dissolution
20:09et le pari
20:10qui a été fait,
20:11c'est que la droite
20:11et le centre
20:12puissent gouverner ensemble
20:13pour le bien du pays.
20:15Première étape
20:16qui nous a permis
20:17de bâtir cette union
20:18à partir du moment
20:19où nous gouvernons ensemble
20:20aujourd'hui,
20:21sous la primature
20:22de Michel Barnier,
20:22de François Bayrou,
20:23de Sébastien Cornu,
20:24il n'y a aucune raison
20:25que nous présumions
20:26des candidats.
20:26Donc vous remerciez
20:30Laurent Wauquiez
20:30d'avoir tendu la main
20:31à Edouard Philippe
20:32en appelant Bruno Retailleux
20:33à se retirer ?
20:34ce que je remercie,
20:35c'est les candidats
20:36qui sont déjà déclarés,
20:37qui, il y a six mois,
20:38expliquaient
20:38qu'ils n'avaient des projets politiques
20:40qui n'avaient rien à voir
20:41les uns avec les autres
20:41et qui aujourd'hui expliquent
20:42qu'il va falloir
20:43qu'on se rassemble.
20:44C'est déjà une bonne première étape.
20:45C'est ce qu'il dit
20:46sur le papier,
20:46mais en attendant
20:47qu'on les voit à l'oeuvre...
20:48Comment on fait
20:50pour choisir
20:51un seul candidat ?
20:53D'autant plus simplement,
20:54et j'en avais d'ailleurs,
20:55j'avais évoqué
20:56la proposition
20:57déjà chez Europe 1
20:59et chez CNews
20:59et je vous remercie
21:00de m'avoir invité
21:00la dernière fois
21:01pour cela aussi.
21:02Moi, j'étais un ardent défenseur
21:03de la primaire.
21:04Une primaire fondée
21:05sur trois piliers
21:05et je pense que
21:06ces trois piliers idéologiques...
21:07Elle n'aura pas lieu.
21:08La tête d'opération
21:08de la primaire...
21:09Ces trois piliers idéologiques
21:11doivent être
21:12les trois piliers
21:13qui fondent
21:14notre candidature commune
21:15à l'élection présidentielle.
21:17Premier piliologique,
21:18un pilier libéral,
21:20baisser les dépenses,
21:21notamment les dépenses sociales
21:22pour baisser massivement
21:23les impôts.
21:24Deuxième pilier,
21:25un pilier éminemment
21:26pro-européen
21:27et c'est la raison
21:28pour laquelle
21:29je soutiens la candidature
21:30s'il était candidat
21:31de Bruno Le Maire
21:32parce que je suis convaincu
21:34que nous avons
21:35à refonder
21:35le projet européen.
21:36Vous êtes sûr
21:36que vous ne tomberiez pas
21:37de Bruno ?
21:37Franchement,
21:37Mathieu a raison.
21:39C'est pas le bon Bruno.
21:40Une politique
21:40qui refonde totalement
21:42notre politique régalienne.
21:44Vous ne répondez pas
21:44à ma question.
21:45Comment on fait ?
21:47Le rassemblement
21:48de nos forces politiques
21:49s'est en cours.
21:50Deuxième des choses,
21:51la proposition
21:51justement
21:52de fait porter
21:53d'un projet politique
21:54de rupture
21:54fondé sur ces trois piliers.
21:56Je ne peux pas être plus clair.
21:56Alors,
21:57soyez gentils,
21:57répondez juste à la question
21:58que vous avez habilement
22:00éludée sur Laurent Wauquiez.
22:02Est-ce que vous trouvez,
22:04est-ce que ça vous arrange
22:05finalement
22:05qu'il ait tendu
22:06une main
22:07à Edouard Philippe
22:09en laissant de côté
22:09Bruno Rotailleur
22:10en lui disant déjà
22:11même de peut-être
22:12se retirer ?
22:13Dans ce rassemblement,
22:15nous n'aurons pas
22:16d'autre choix
22:17que de rassembler
22:17tout le monde
22:18qui va grosso modo
22:19du modem
22:20jusqu'à Bruno Rotailleur,
22:22la droite et le centre.
22:23Et vous allez réconcilier
22:24Laurent Wauquiez
22:25et Bruno Rotailleur ?
22:26Je pense que le conflit
22:27personnel
22:27entre Laurent Wauquiez
22:29et Bruno Rotailleur
22:30n'est pas le grand enjeu
22:31de cette élection présidentielle
22:32et que nous aurons besoin
22:33de tout le monde
22:34et de toutes ces forces politiques
22:36qui devront se rassembler
22:37sur un projet politique
22:39fondamental
22:39qui est celui
22:40que j'ai exprimé
22:41à l'instant,
22:42un projet libéral,
22:43un projet pro-européen
22:44et un projet
22:45qui assume
22:45de réduire massivement
22:46les négociations.
22:47C'est une façon
22:47très britannique
22:47de répondre Charles Rodouel.
22:49Je vous remercie
22:49mais c'est ma réponse.
22:50Je s'imagine bien.
22:51On se retrouve
22:52dans un instant
22:53dans le grand rendez-vous.
22:57Suite du grand rendez-vous
22:58avec Charles Rodouel,
22:59député EPRD,
23:00des Yvelines
23:01et membres de la commission
23:02des finances
23:02de l'Assemblée nationale
23:03ce dimanche
23:04particulièrement endeuillé.
23:05Ce n'est pas une
23:06mais deux marches
23:07qui ont eu lieu
23:07ce week-end pour Louis.
23:09Mort à 17 ans,
23:10symbole de cette France
23:11que Laurent Oberton
23:12avait qualifiée
23:12de France orange mécanique,
23:14tabassée,
23:15laissée pour mort
23:16avec des agresseurs
23:17filmant la scène
23:18comme pour laisser
23:19un trophée.
23:20Les auteurs sont
23:21cinq jeunes
23:21dont trois mineurs.
23:22Hier marche à Carcassonne
23:24à l'initiative
23:24de la famille du père.
23:26Ce dimanche,
23:27à Narbonne
23:28où la mère et la tante
23:29appellent à une
23:30récupération politique,
23:31appellent tous ceux
23:32qui veulent protester
23:34contre cette violence
23:35à venir se joindre.
23:37Si vous n'allez pas
23:39au meeting
23:40d'Edouard Philippe,
23:40est-ce que vous allez
23:41marcher avec eux ?
23:43Ce qui est certain,
23:43c'est que j'adresse une...
23:46J'ai écouté hier
23:47le papa de Louis
23:49et la tante aussi
23:51qui s'est exprimée.
23:55J'ai un sentiment
23:56évidemment de solidarité
23:59extraordinaire
23:59vis-à-vis de cette famille
24:00par rapport à la douleur
24:01qu'elle exprime
24:03et qu'elle ressent
24:03et le combat
24:04qu'elle mène.
24:05Et en fait,
24:06pourquoi est-ce que
24:07je l'exprime ainsi ?
24:08C'est que la mort de Louis
24:09comme celle de Liana,
24:12comme celle d'Elias,
24:13me rappelle les moments
24:14qu'on a vécu
24:15sur ma circonscription
24:16après la mort de Philippine
24:20lorsqu'en septembre 2024,
24:22après son assassinat,
24:24son viol,
24:24son enlèvement,
24:24son assassinat
24:25par un migrant sous OQTF
24:27qui fait que
24:28le meurtre de Philippine
24:29est évidemment
24:30s'inscrit dans des circonstances
24:32très différentes
24:33de celui de Louis,
24:34de celui d'Elias,
24:34de celui d'Eliana.
24:36J'ai souvenir
24:36de ce moment
24:37assez extraordinaire
24:38où des milliers
24:39de Français
24:40sont venus
24:41se recueillir
24:42en silence
24:43avec la famille
24:43le jour de l'enterrement
24:44à la cathédrale
24:45Saint-Louis
24:45de ma circonscription.
24:47Et après cela,
24:48le choix qu'on a fait,
24:50c'est de porter
24:51en fait ensemble
24:53toutes les forces politiques,
24:55mais de manière
24:55transpartisane,
24:56je ne vais pas faire
24:56de politique politicienne
24:57là-dessus,
24:59non pas pour rendre justice
25:00à la famille de Philippine
25:01parce que jamais rien
25:02pourra lui rendre justice
25:03vis-à-vis de ce qui lui est arrivé,
25:05mais pour essayer
25:06de faire en sorte
25:06que ce qui est arrivé
25:07à cette famille
25:08ne se reproduise pas
25:09ou se reproduise infiniment moins
25:10sur le territoire français.
25:12Je pense que ce qu'on a fait
25:13dans ce moment-là,
25:14il faut qu'on le refasse
25:17dans ce moment
25:18qui est celui
25:18du deuil de Louis
25:20et de sa famille
25:21et qui suit également
25:23le meurtre de Liana
25:24et le deuil
25:25que vit sa famille.
25:27tous ces meurtres
25:28sont très distincts
25:29les uns des autres,
25:29mais ils traduisent
25:31une seule et même réalité,
25:33c'est que la République
25:34aujourd'hui
25:35n'est plus en capacité
25:36de protéger
25:36son enfant.
25:36Mais est-ce qu'on est
25:37dans une situation
25:37d'ensauvagement ?
25:39Mais c'est évident.
25:41Vous pourriez le dire
25:42au ministre de l'Intérieur,
25:43Laurent Nunes,
25:44qui réfute ce mot ?
25:45Je pense que la question
25:47dans le sens littéral
25:48du terme
25:49de l'ensauvagement
25:50d'une part
25:50de notre société,
25:51c'est une réalité
25:52qui saute aux yeux
25:53de millions de Français.
25:55Sauf au ministre de l'Intérieur ?
25:57Il s'est justifié
25:58sur ses propos
25:59et vous pourrez l'inviter
25:59avec plaisir,
26:00mais ce que je constate
26:01c'est qu'il y a évidemment...
26:02C'est parce qu'il ne peut pas
26:03reprendre le terme
26:04qui lui-même a été repris
26:05non seulement par certaines
26:06personnalités de droite
26:07mais aussi par Gérald Darmanin.
26:08Mais je pense que Gérald Darmanin
26:10pour le coup
26:10a une lucidité totale
26:12sur la situation
26:13de notre pays
26:14qui conduit au meurtre
26:16de ses enfants
26:16et auquel on doit rapporter
26:17une réponse politique
26:20massive.
26:21Je pense aux textes
26:22qui sont prêts
26:23sur la protection de l'enfance,
26:24sur les violences sexistes
26:26et sexuelles
26:26qui sont des textes
26:27évidemment auxquels
26:28j'apporterai un soutien
26:28parce que nous avons
26:29le devoir
26:31de mener ce combat
26:32de manière commune
26:33et républicaine
26:34pour apporter des réponses.
26:36Chaque marche blanche
26:38évidemment nous émeut
26:39mais est-ce qu'au fond
26:40de vous-même
26:40vous n'en avez pas assez
26:41des marches blanches ?
26:42J'entends par là
26:43une forme de protestation
26:44silencieuse
26:45certes sous le signe
26:45de la dignité
26:46mais qui est surtout
26:46un symbole d'impuissance.
26:48Est-ce qu'on n'est pas rendu
26:48à un moment
26:49où les marches blanches
26:50qui s'accumulent
26:50sont autant de témoignages
26:52d'impuissance
26:52et derrière cela
26:53il y a une demande
26:54d'action véritable
26:55de l'État
26:55pour une forme
26:56de plus jamais
26:57sans sécuritaire ?
26:58Je ne peux que vous parler
26:59de ce que je connais.
27:00Donc à partir du moment
27:01où on a porté nous
27:02ce texte
27:03en mémoire
27:04d'une autre victime
27:05de ce type de marche
27:06Il y en a beaucoup quand même.
27:08Le processus a pris
27:09deux ans
27:10à Thibaut
27:11pourquoi deux ans ?
27:13Parce qu'il a fallu
27:14préparer le texte
27:14avec le gouvernement
27:16battir une majorité parlementaire
27:18voir ce texte
27:19censuré une fois
27:20le texte qui était porté
27:22par mon feu collègue
27:23Olivier Marlex
27:23à qui je rend
27:24évidemment hommage
27:25on l'a redéposé
27:27on a obtenu
27:28un avis favorable
27:29du Conseil d'État
27:30on a affronté
27:31dans l'hémicycle
27:32toute la gauche
27:33qui, je le rappelle
27:35parlait de textes
27:36de déportation
27:37à instrumentaliser
27:39dans le débat public
27:40sur notre proposition de loi
27:41à instrumentaliser
27:43les camps de concentration
27:45à expliquer
27:46que l'honneur
27:46de la République
27:48c'était de régulariser
27:49et non pas d'enfermer
27:50les terroristes
27:51sous OQTF
27:52les français
27:53je pense que le savent
27:54mais c'est à ça
27:55à quoi on fait face
27:56dans l'hémicycle
27:56aujourd'hui
27:57on a adopté
27:59cette proposition-là
27:59et cette proposition-là
28:00elle sera mise en application
28:02à la rentrée de septembre
28:03deux ans pour les GFER
28:05c'est exceptionnellement long
28:07c'est difficile
28:09mais on y arrive
28:11parce qu'on peut
28:11tout à fait
28:12à mon avis
28:14respecter l'état de droit
28:15respecter nos libertés publiques
28:17tout en renforçant
28:18massivement
28:19la sécurité des français
28:20c'est ce que ce texte fait
28:21je ne suis pas responsable
28:23de textes
28:23sur le texte
28:24de la protection de l'enfance
28:25qui va être porté
28:26à l'Assemblée nationale
28:26j'ai toute confiance
28:28dans les collègues
28:29qui travaillent dessus
28:30et ils doivent savoir
28:31que moi parmi d'autres
28:32nous soutiendrons
28:33à 100%
28:34ces initiatives parlementaires
28:36vous parlez de légiférer
28:37c'est très bien
28:38on vote des textes
28:39on vote des lois
28:39mais ce qu'a montré
28:40l'affaire Liana
28:40c'est que les textes
28:42même s'ils sont votés
28:44ou ils sont en vigueur
28:45ne sont souvent pas appliqués
28:46il y a un gros problème
28:47de mise en oeuvre
28:48des textes de loi
28:50et de fonctionnement
28:51de la justice
28:52c'est ce qu'a montré
28:53l'affaire Liana
28:53comment est-ce qu'on règle
28:54ce problème
28:55voter des textes
28:55à l'Assemblée
28:56c'est très bien
28:56mais si la justice
28:58si l'administration
28:59ne suit pas
29:00il ne se passe rien
29:00alors j'ai deux choses
29:01à dire très claires
29:02sur ce point
29:02première des choses
29:03il y a eu des défaillances
29:05mais il est trop facile
29:06pour la classe politique
29:07de rejeter
29:08100% de la faute
29:09sur les magistrats
29:09et sur les forces de l'ordre
29:10c'est indigne
29:12de se comporter ainsi
29:13parce que
29:14dans chacune de ces affaires
29:15il y a aussi
29:17des failles réglementaires
29:17et législatives
29:18dont nous avons
29:19la responsabilité
29:20donc vous soutenez
29:20les magistrats
29:22dans leur front
29:22contre Gérald Darmanin
29:24évidemment que non
29:25mais la chose
29:25il y a eu
29:26des fautes commises
29:28par les magistrats
29:29dans cette affaire
29:30mais rejeter 100%
29:31de la faute
29:31sur les magistrats
29:32et sur les forces de l'ordre
29:33comme le font
29:34une partie de la classe politique
29:35et pour moins
29:36je repose ma question
29:37Gérald Darmanin
29:38a raison de sanctionner
29:39ou en tout cas
29:39vouloir sanctionner
29:40Gérald Darmanin
29:41a évidemment eu raison
29:43de saisir
29:44une enquête administrative
29:45interne
29:45pour déterminer
29:46les dysfonctionnants
29:46et prendre les sanctions
29:47adéquates
29:47mais la seule chose
29:49que je voulais dire
29:50c'est que
29:50rejeter la faute
29:51uniquement sur les magistrats
29:53et nous dédouaner
29:54et faire semblant
29:55que nous sommes nous
29:57totalement irresponsables
29:58dans ce type d'affaires
29:59alors qu'il y a des manquements
30:00dans la loi
30:00et dans les textes
30:01que nous portons
30:02ce serait irresponsable
30:03deuxième des choses
30:04les moyens
30:06nous avons doublé le budget
30:07du ministère de la justice
30:08et nous avons recruté
30:10des milliers de magistrats
30:10mais oui
30:11nous sommes au milieu du guet
30:13tout simplement
30:14parce que
30:14ça ne suffit pas
30:15il y a moins de magistrats
30:16par habitant en France
30:17que dans les autres pays européens
30:18quel est le mammouth
30:19dans la pièce
30:20pourquoi ne pouvons-nous pas
30:22recruter plus de magistrats
30:24parce que chaque année
30:25lors du budget
30:26qui est présenté
30:27à l'assemblée
30:28on serre la vis
30:29du budget de l'état
30:30donc on assèche
30:32le budget
30:32de la transition écologique
30:34d'une partie du budget
30:35de l'école
30:35d'une partie du budget
30:36de la santé
30:36d'une partie du budget
30:37de la justice
30:37d'une partie du budget
30:38de la sécurité
30:39pour compenser
30:40l'explosion
30:42des dépenses sociales
30:44et donc moi
30:44j'accuse très clairement
30:46d'hypocrisie
30:47et de mensonge
30:48ceux qui vous disent
30:49qu'on peut à la fois
30:50augmenter le budget
30:51de l'école
30:52de la justice
30:52de la sécurité
30:53de la transition écologique
30:54et en même temps
30:55dire qu'on peut revenir
30:57à la retraite
30:58à 60 ou à 62 ans
30:59ces gens sont des hypocrites
31:01et sont des menteurs
31:03parce qu'on ne peut pas
31:04faire les deux en même temps
31:04comment est-ce qu'on réduit
31:05la dépense sociale
31:06vous êtes partie d'une majorité
31:08qui soutient un gouvernement
31:09qui n'a pas réduit
31:10la dépense sociale
31:10qui l'a plutôt augmenté
31:11et les derniers budgets
31:12c'était pas du tout
31:14c'est les coups de rabot
31:16que vous venez de mentionner
31:17sur certains budgets
31:17de l'état
31:18mais il n'y a pas eu
31:19de réduction
31:20de la dépense sociale
31:21du tout
31:22alors chaque année
31:22depuis que je suis élu député
31:24avec mon ami Guillaume Casbarian
31:26et nos amis
31:27je dirais libéraux
31:28nous déposons
31:30toute une série
31:31d'amendements
31:31budget après budget
31:32notamment pour réduire
31:33la dépense sociale
31:34lors du dernier budget
31:35nous avons déposé
31:36des amendements
31:37pour réduire
31:37ces dépenses
31:38de 23 milliards d'euros
31:39à votre avis
31:40sur ces amendements
31:41il y en a combien
31:42qui ont été adoptés ?
31:44zéro
31:44zéro
31:46pourquoi ?
31:47parce que vous avez
31:48une majorité de députés
31:49à gauche
31:50et au Rassemblement National
31:51qui refuse
31:52de baisser
31:53la dépense sociale
31:54vous m'avez parlé
31:55tout à l'heure
31:55des 1000 milliards d'euros
31:56je peux me permettre
31:56dans votre majorité
31:57il y a aussi des gens
31:58qui refusent
31:59de réduire
32:00la dépense sociale
32:01je pense qu'on va
32:02parler de la capitalisation
32:03dans un moment
32:05qui est la force politique
32:06qui sur ces 50 dernières années
32:08a créé
32:08un mécanisme
32:09de retraite
32:10par capitalisation
32:11c'est nous
32:12à travers la loi Pacte
32:13qui a créé
32:14les plans d'épargne retraite
32:15en début
32:16de premier quinquennat
32:17d'Emmanuel Macron
32:18qui a mené
32:19des réformes
32:20difficiles
32:20comme la réforme
32:21des retraites
32:22qui depuis
32:22a été suspendue
32:23ça m'amuse
32:24qu'on dise
32:24que Bruno Le Maire
32:25est responsable
32:26de toute l'explosion
32:27de la dette
32:27n'empêche que depuis
32:28qu'il n'est plus ministre
32:30on a fait sauter
32:31la réforme des retraites
32:32on a augmenté
32:33la dette
32:33de 300 milliards d'euros
32:34et on a fait exploser
32:36les impôts
32:36sur les entreprises
32:38parce que si Bruno Le Maire
32:39était resté aux affaires
32:40il n'y aurait pas eu
32:41285 milliards d'euros
32:42de plus ?
32:43avec des si
32:43je pense qu'on peut mettre
32:44Paris ou la France
32:45en bouteille
32:46mais il y a une chose
32:47dont je suis sûr
32:47c'est que si Bruno Le Maire
32:48avait été ministre
32:48de l'économie et des finances
32:49maintenant
32:49la réforme des retraites
32:50n'aurait jamais sauté
32:51ça j'en suis absolument convaincu
32:52par le seul Bruno Le Maire
32:53elle n'aurait pas été suspendue
32:54mais tout simplement
32:56pourquoi est-ce que
32:57cette réforme a été suspendue
32:58pardonnez-moi de m'étonner
32:58pourquoi est-ce que
32:59cette réforme a été suspendue
33:00parce que vous avez
33:01une majorité de l'hémicycle
33:02qui réclamait
33:03la suspension
33:04de cette réforme des retraites
33:04qui réclamait
33:06la suspension
33:07de la réforme des retraites
33:07toute la gauche
33:09et le Rassemblement National
33:10ce sont les mêmes
33:12qui vous expliquent
33:12aujourd'hui
33:13il faut plus de moyens
33:14pour la transition écologique
33:16plus de moyens pour lutter
33:18contre la canicule
33:18plus de moyens pour les climes
33:19plus de moyens pour les policiers
33:21plus de moyens pour les professeurs
33:22plus de moyens pour les soignants
33:23plus de moyens pour les magistrats
33:24tous ces gens-là
33:25réclament plus de moyens
33:26et pourtant
33:27ont abattu
33:28la réforme des retraites
33:30et veulent revenir
33:31à une retraite
33:31à 60 ou à 62 ans
33:33ces gens-là
33:33mentent aux français
33:34parce que
33:35prendre ces décisions
33:36s'ils sont élus
33:37dans moins d'un an
33:38fera exploser
33:41la caisse
33:42à cause de l'explosion
33:43des dépenses sociales
33:44qui seraient liées
33:45à ce type de mesures
33:46donc je reviens à mon point
33:47sur la réduction
33:48de la dépense sociale
33:49nous n'avons pas
33:50d'autre choix
33:51que de changer
33:52de modèle
33:53de protection sociale
33:54notamment lié
33:56aux retraites
33:57vive la retraite
33:58par capitalisation
33:59pour protéger
34:00tous les français
34:01notamment les plus modèles
34:02c'est ce qu'il a expliqué
34:04dans mon journal
34:04cette semaine
34:05mais tant mieux
34:06qu'il y ait du monde
34:07qui soutienne la retraite
34:08par capitalisation
34:08est-ce qu'il n'y a pas
34:09un lien aussi
34:10mais peut-être
34:11dites-vous le faire
34:11entre la réduction
34:12de la dépense sociale
34:13et la réduction
34:14de l'immigration
34:14est-ce que fondamentalement
34:16l'immigration ne pèse pas
34:17très très très lourdement
34:18sur la dépense sociale
34:19en France
34:19certains ajouteraient
34:20peut-être aussi
34:21des dépenses
34:21des sociétés
34:22moins cohérentes
34:23moins sécuritaires
34:23est-ce que la réduction
34:25de l'immigration
34:25n'est pas la clé
34:26dans tout ça
34:26c'est précisément
34:27le travail que je suis
34:28en train de mener
34:28actuellement
34:28aux commissions des finances
34:29nous menons une mission
34:30pour évaluer
34:31le lien
34:33entre l'immigration
34:34illégale
34:35en l'occurrence
34:36et son coût
34:37notamment pour nos dépenses
34:39publiques
34:39et nos dépenses sociales
34:40et même légales peut-être
34:41nous rendrons nos conclusions
34:43dans quelques semaines
34:45parce que je pense
34:46que toute la lumière
34:47mérite d'être faite
34:48sur ce point
34:49et là encore
34:50c'est un combat
34:51que nous n'avons pas
34:53à laisser
34:53au Rassemblement National
34:55ou je ne sais qui
34:55c'est un combat
34:57de transparence
34:58que nous devons mener
34:58pour les Français
35:00et pour tous les Français
35:01qui nous écoutent
35:02et qui nous regardent
35:03une question
35:05puisqu'il y a
35:05les questions
35:06effectivement des moyens
35:07pour la justice
35:08et puis il y a aussi
35:09les questions humaines
35:10dans l'affaire Liana
35:12une rencontre
35:13a été prévue
35:13entre Sébastien Lecornu
35:14et la mère
35:15de la petite Rosa
35:16qui a affirmé
35:17avoir été violée
35:18une cinquantaine de fois
35:19par le même suspect
35:20que dans l'affaire Liana
35:22comment est-ce que
35:23vous comprenez
35:23que le Premier ministre
35:24ait annulé cette rencontre
35:25sans la motiver
35:27je ne connais pas
35:28l'agenda du Premier ministre
35:29en l'occurrence
35:30mais je connais bien
35:32et personnellement
35:33Sébastien Lecornu
35:34depuis plusieurs années
35:36maintenant
35:37je sais l'empathie
35:38qui est celle
35:39du Premier ministre
35:40je suis convaincu
35:42qu'évidemment
35:43il recevra
35:44la famille de Rosa
35:45j'ai évidemment
35:47comme je vous le disais
35:48tout à l'heure
35:48une pensée
35:50mais vraiment
35:51extrêmement émue
35:52pour cette famille
35:52et je suis évidemment
35:54convaincu
35:54que ce temps d'échange
35:56sera prévu
35:57je crois que l'échange
35:58est nécessaire
35:59mais qu'il n'est pas suffisant
36:00et que notre rôle
36:01de responsable politique
36:02comme je vous l'ai exprimé
36:03il y a quelques minutes
36:03c'est de prendre
36:04des mesures radicales
36:06pour assurer la protection
36:07des Français
36:07et notamment
36:08celle de nos enfants
36:10suite du Grand Rendez-vous
36:11dans un instant
36:11restez bien sur C News
36:12et sur Europe 1
36:16dernière partie
36:17du Grand Rendez-vous
36:18avec notre invité
36:19le député EPR
36:20Charles Rodwell
36:21la Cour d'appel
36:21rendra mardi
36:22sa décision
36:23concernant Marine Le Pen
36:24quelle sera votre réaction
36:26si elle était
36:27empêchée
36:28à nouveau
36:28de se présenter
36:29à la candidature
36:30de la présidence
36:31de la République
36:33l'éligibilité
36:34ou l'inégilibilité
36:36de Marine Le Pen
36:37est un enjeu démocratique
36:38absolument majeur
36:39pour notre pays
36:41puisqu'elle est aujourd'hui
36:42à la tête
36:43d'une force politique
36:44qui représente
36:45des millions de Français
36:46donc cette décision
36:48n'est absolument pas neutre
36:49en revanche
36:51les magistrats
36:53les juges
36:53qui auront à prendre
36:54de cette décision
36:55prendront cette décision
36:57sur la base
36:57de lois
36:58qui ont été votées
36:59par les parlementaires
37:01y compris
37:02par les parlementaires
37:03du Rassemblement National
37:04pour renforcer
37:06toutes les mesures
37:07de contrôle
37:07liées
37:08à l'inéligibilité
37:10et liées
37:11à la question
37:12de l'exécution
37:14provisoire
37:15et donc cette question
37:16de l'inéligibilité
37:18ou non de Marine Le Pen
37:18est une question démocratique
37:20fondamentale
37:21mais ce n'est pas une question
37:22qu'à mon avis
37:23il faut adresser au juge
37:24c'est une question
37:25qu'il faut adresser
37:26aux politiques
37:27qui a écrit la loi
37:29sur la base
37:31de laquelle
37:31le juge
37:32prendra sa décision
37:34décision évidemment
37:35que je ne connais pas
37:36mais vous conviendrez
37:37d'une chose
37:38c'est le ragot de Paris
37:40pour l'instant
37:41tout le monde
37:41spécule sur ce que
37:42fera le juge
37:43et tout le monde
37:44convient d'une manière
37:44ou de l'autre
37:45que c'est une décision
37:46avec une forte subjectivité
37:47avec une forte charge politique
37:49le droit ici
37:50n'est pas évident
37:51en témoigne d'ailleurs
37:52un des juges
37:53lors du premier procès
37:55en première instance
37:56qui à l'encontre
37:57de l'un des prévenus
37:58pas Marine Le Pen
37:58l'un des prévenus
37:59a dit
38:00il n'y a rien dans le dossier
38:01contre vous
38:01mais ça me fait mal
38:02parce que c'est le RN
38:03si ça c'est pas de la justice politique
38:05pardonnez-moi
38:05alors pour le coup
38:06je ne sais pas de quoi vous parler
38:08donc je ne pourrais pas répondre
38:09sur ce point
38:09la seule chose que je peux dire
38:11c'est que
38:11moi j'ai confiance
38:12dans la justice de mon pays
38:13je pense que la justice
38:14prend ses décisions
38:16sur la base de la loi
38:17qui a été adoptée
38:18par les parlementaires
38:19et sur cette question spécifique
38:22les parlementaires
38:23y compris ceux du RN
38:24mais les autres aussi
38:25ont adopté des lois
38:27très sévères
38:28sur le contrôle
38:29de l'action
38:30des hommes et femmes politiques
38:31notamment quant à
38:32leur éligibilité
38:34et notamment aussi
38:35quant à
38:36l'exécution provisoire
38:37qui est une question
38:38qui s'est posée
38:38dans le procès
38:39de Nicolas Sarkozy
38:40comme dans le procès
38:42de Marine Le Pen
38:42ce qui est certain
38:44c'est que nous ne pourrons pas
38:46éluder
38:47l'impact démocratique
38:49majeur
38:50de la décision
38:50qui sera prise
38:51quelle qu'elle soit
38:52parce que
38:53qu'on le veuille ou non
38:53et je suis un adversaire politique
38:56frontal
38:56du Rassemblement National
38:58et donc de Marine Le Pen
38:59alors justement
38:59je ne peux que constater
39:01justement
39:01vous êtes le même adversaire
39:02pour Jordan Bardella
39:03et le même adversaire
39:04pour Marine Le Pen
39:05quelle est la différence
39:06entre ces deux candidatures
39:07pour vous ?
39:08le moins qu'on puisse dire
39:09c'est qu'il n'y a pas
39:10une seule journée
39:10où on ouvre la presse
39:12et on ne voit pas
39:13les bisbis
39:14et le conflit
39:14qui montent
39:15non mais ce n'est pas le sujet
39:15pour vous
39:16en tant que
39:16vous êtes un professionnel
39:17de la politique
39:18vous êtes jeune certes
39:19mais vous êtes un professionnel
39:20de la politique
39:20vous travaillez depuis 2014
39:21j'imagine que c'était un compliment
39:22aux côtés de Bruno Le Maire
39:23comment est-ce que vous regardez
39:24j'allais dire cliniquement
39:25ces deux candidatures
39:27l'une et l'autre
39:27est-ce que c'est la même chose
39:29pour vous ?
39:29et pour moi
39:29ces deux candidatures
39:30sont les candidatures
39:32d'un seul et même parti
39:33qui est le Rassemblement National
39:35qui est un adversaire politique
39:37fondamental
39:38de la famille politique
39:39il y a quand même des nuances
39:40entre les deux
39:40sur la question des retraites
39:42notamment
39:42ils ne sont pas sur la même position
39:43le moins qu'on peut dire
39:44c'est qu'ils ont un problème
39:45à régler là-dessus
39:45ça on est bien d'accord
39:46c'est pas deux candidats
39:47parce qu'ils ne pourront pas
39:48expliquer aux français
39:49qu'on peut augmenter
39:50les moyens de la sécurité
39:50et de la justice
39:51et en même temps promettre aux français
39:52qu'on n'a pas la réforme des retraites
39:54ça je suis bien d'accord
39:55ils ne sont pas deux candidats
39:57interchangeables
39:57qui disent exactement la même chose
39:58donc la question de Pierre
39:59est pertinente
40:01comment est-ce que vous aborderez
40:03une fois le verdict tombé
40:05l'un ou l'autre
40:06l'un ou l'autre
40:07moi j'aborderai
40:08le combat politique
40:09tel qu'il est
40:10à savoir
40:11le parti politique
40:12aujourd'hui
40:12qui a rassemblé
40:13le suffrage
40:14de plus de 10 millions
40:15de français
40:16y compris
40:17de beaucoup
40:18de nos anciens électeurs
40:20parce que
40:21ces électeurs
40:22ont été déçus
40:23que nous ne portions pas
40:24une position courageuse
40:26sur des sujets
40:27fondamentaux
40:28qui affectent leur quotidien
40:29je les ai cités
40:30en début d'émission
40:30les questions
40:32régaliennes
40:33la question
40:34migratoire
40:35les questions
40:36d'insécurité
40:37et d'insécurité
40:38culturelle
40:39qui affectent
40:40leur quotidien
40:41nous avons un projet politique
40:42radicalement contraire
40:44à porter
40:44du rassemblement national
40:45mais il faut
40:47que nous replacions
40:47ces questions
40:48au cœur
40:49de notre projet politique
40:50pour le reste
40:50le conflit de personnes
40:52entre Bardella
40:53Le Pen
40:53Le Pen
40:54Bardella
40:54c'est des divergences de fond
40:56moi j'aimerais comprendre
40:58ces divergences de fond
40:59ce que je constate
40:59par exemple
41:00parce qu'on a beaucoup parlé
41:01pendant l'émission
41:01c'est que chacun d'entre eux
41:03propose d'abattre
41:04la réforme des retraites
41:04et chacun d'entre eux
41:05refuse catégoriquement
41:06de mettre en oeuvre
41:07un pilier de capitalisation
41:08qui est le seul moyen
41:09de financer
41:10C'est pas vrai pour Bardella
41:31notamment les français
41:32les plus modestes
41:33mais j'essaie de décrypter
41:33votre pensée
41:34dans votre groupe
41:35le groupe central
41:36souvent pour parler du RN
41:38ou du camp national
41:39on dit l'extrême droite
41:40de temps en temps
41:41on joue un peu
41:42du tambour antifasciste
41:43à vous entendre
41:44j'ai l'impression
41:44que pour vous
41:44vous me corrigerez
41:45si je me trompe
41:46le RN vous êtes contre
41:47assurément
41:47mais ce ne sont pas
41:48des extrêmes
41:49ce n'est pas un danger
41:50pour la démocratie
41:51c'est encore moins le fascisme
41:52donc vous me corrigerez
41:53j'ai l'impression
41:54que vous êtes contre eux
41:55comme vous seriez
41:55contre une autre force politique
41:57sans avoir besoin
41:58de jouer du tambour antifasciste
41:59je me trompe
41:59alors j'ai des divergences
42:01de valeurs
42:02c'est-à-dire de principes
42:04qui me distinguent
42:05radicalement
42:06du RN
42:07je vous prends un exemple
42:09lorsque Jordan Bardella
42:11proposait d'interdire
42:12les postes
42:13à haute responsabilité
42:14aux binationaux
42:15de ce pays
42:16je pense que
42:17cette proposition
42:18a été perçue
42:19à juste titre
42:20comme un crachat
42:21au visage
42:22de millions de français
42:23de ce pays
42:24vous voyez moi
42:25il n'y a pas une semaine
42:26où dans ma circonscription
42:28à Guyancourt
42:29Montigny-le-Bretonneux
42:30Versailles
42:30ne me rend pas
42:31dans un commissariat
42:32dans un hôpital
42:33dans un EHPAD
42:35où vous avez
42:36des milliers
42:37de français
42:37issus de l'immigration
42:39ou binationaux
42:40qui y travaillent
42:41et qui y travaillent dur
42:42et qui sont
42:43d'immenses patriotes
42:44ces gens-là
42:46n'ont aucune
42:47leçon
42:48de patriotisme
42:49à recevoir
42:50de la part
42:51du RN
42:52et de l'extrême droite
42:53en France
42:54première divergence
42:56fondamentale
42:56et je dirais même
42:57irrévocable
42:58principiel
42:59entre les deux
43:00visions politiques
43:01que nous portons
43:01vis-à-vis de l'identité française
43:03la leur
43:04et je dirais identitaire
43:05la mienne est universaliste
43:06deuxième
43:07divergence
43:09irrévocable
43:09pardon
43:10mais la question
43:11les questions économiques
43:12et financières
43:13je ne fais pas partie
43:14d'un courant politique
43:15qui propose
43:16d'abattre la réforme
43:17des retraites
43:17et qui propose
43:18de refuser
43:19toute forme de capitalisation
43:20et qui propose
43:21d'envoyer notre système
43:22social dans le mur
43:23vous partez au désaccord
43:24politique ici
43:25j'entends très bien
43:26dernière chose
43:27mais j'ai l'impression
43:28est-ce que je peux aborder
43:29un dernier point
43:30qui est très important
43:32on l'a vu lors de la canicule
43:34je suis élu député
43:35depuis 2022
43:37depuis 2022
43:38et je vous mets au défi
43:40et je vous offrirai
43:41une mug
43:42ou un magnum
43:43de champagne
43:43si je me trompe
43:44je vous mets au défi
43:45de me trouver
43:47quelle est la loi
43:48environnementale
43:49que le rassemblement national
43:50a voté
43:51depuis 2022
43:53et la raison
43:54pour laquelle
43:54j'aborde cette question
43:55elle est double
43:56un
43:57parce que chaque français
43:58voit aujourd'hui
43:59les conséquences
44:00de la canicule
44:01et du changement climatique
44:01deuxième des choses
44:02et après je vous promets
44:04je vous rends la parole
44:05la question climatique
44:06dans les deuxièmes des choses
44:07on est à la 45ème des choses
44:08la question climatique
44:10est infiniment
44:12et intrinsèquement liée
44:14à la question migratoire
44:15vous avez habilement
44:16plus la planète
44:18plus les vagues migratoires
44:20monteront vers l'Europe
44:21si vraiment nous voulons
44:23réduire l'immigration
44:24vers la France
44:24et vers l'Europe
44:25nous n'avons pas
44:25d'autre choix
44:26que de lutter
44:27contre le changement climatique
44:28et c'est la raison
44:29pour laquelle
44:30je ne m'opposerai
44:30le RN
44:34c'est un adversaire
44:35sans le moins de redoutes
44:35est-ce que c'est un danger
44:36pour la démocratie
44:40je précise votre question
44:41le rassemblement national
44:42fait partie
44:43du champ républicain
44:45d'accord
44:45donc pour vous
44:45c'est un parti
44:46comme les autres
44:47vous êtes en désaccord
44:47mais ce parti
44:48comme les autres
44:48comme il y a d'autres
44:49à partir du moment
44:50où vous avez
44:5011 millions de français
44:52qui votent pour un parti
44:54qui représente
44:55des élus dans ce pays
44:56on ne peut pas considérer
44:57que ce parti
44:57est hors du champ républicain
44:58je vais même plus loin
44:59la tuyau
45:00vous dites
45:00à partir du moment
45:02où vous avez
45:03des millions de français
45:04pardonnez-moi
45:04moi j'ai affronté LFI
45:06pendant des semaines
45:07dans l'hémicycle
45:07ne serait-ce qu'il y a
45:08quelques jours
45:09qui ont traité
45:10les propositions que je porte
45:11de textes de déportation
45:13textes qui sont liés
45:14à des camps de concentration
45:15et qui expliquaient
45:16qu'il fallait régulariser
45:16les terroristes
45:17plutôt que de les expulser
45:18et on n'a aucune poursuite
45:20vous remarquerez
45:21à part quelques saisies
45:22de l'article 40
45:23mais on ne voit pas
45:24sur quoi ça rigoure
45:25à partir du moment
45:25où vous avez un parti
45:26qui suscite l'adhésion
45:28de millions de français
45:28on a deux moyens
45:29de traiter la question politique
45:31soit on balance
45:32des arguments moraux
45:33et en l'occurrence
45:34sur les électeurs
45:35du Rassemblement National
45:35on les traite
45:36depuis des décennies
45:37de fascistes
45:38de racistes
45:38de nazis
45:39mais la seule chose
45:40qu'on constate
45:41c'est que le vote
45:42pour le Rassemblement National
45:44monte
45:44comme une vague irréversible
45:46dans notre pays
45:46soit on décide
45:47de s'attaquer
45:48à la racine du problème
45:49à la racine politique
45:50le Rassemblement National
45:52apporte à mon avis
45:53des réponses négatives
45:55des réponses
45:56que je ne souhaite pas
45:57pour mon pays
45:58à des vrais problèmes
45:59une dernière question
46:00de l'insécurité
46:01les questions régaliennes
46:03migratoires
46:03ce sont des questions
46:05que nous devons replacer
46:06au coeur de notre projet politique
46:08parce que nous avons
46:09un projet politique
46:10massif
46:11à proposer
46:12sur ces questions
46:12mais la condition
46:14c'est de le replacer
46:15au coeur
46:16Charles Rondoy
46:16une dernière question
46:17dans le JD News
46:18un proche du président
46:19de la République
46:19a déclaré que la fin de vie
46:21c'est son texte
46:22testament
46:22qu'est-ce que vous répondez
46:24à cela sachant que vous étiez
46:25un des rares à être
46:26contre ce texte
46:28je suis complètement
46:30en opposition
46:31avec la légalisation
46:34de l'aide active
46:34à mourir
46:36d'abord parce que
46:38je pense que c'est
46:39une bascule
46:40anthropologique
46:41majeure
46:42qui n'est pas à négliger
46:43et c'est la raison
46:44pour laquelle
46:45je voterai contre
46:46ce texte
46:47dans un vote final
46:47deuxième des choses
46:49je pense que
46:50la légalisation
46:51de l'aide active
46:52à mourir
46:53portera atteinte
46:53au soutien
46:55que nous portons
46:56au déploiement
46:56des soins palliatifs
46:57dans notre pays
46:58j'en veux pour preuve
47:00que sur ma circonscription
47:00l'unité de claire demeure
47:02des soins palliatifs
47:03a fermé
47:04et que malgré
47:05le service extraordinaire
47:06de l'hôpital
47:07de la Porte Verte
47:08qui est mené chaque jour
47:09sur les questions
47:09des soins palliatifs
47:10nous avons réduit
47:11notre offre
47:12disponible de soins palliatifs
47:13ne serait-ce que
47:14sur ma circonscription
47:15et donc mon combat
47:16restera toujours le même
47:18priorité absolue
47:19au déploiement
47:20des soins palliatifs
47:22et un vote défavorable
47:24à l'aide active
47:25à mourir
47:26une dernière question
47:27en 10 secondes
47:27un deuxième tour
47:28RN et Mélenchon
47:30vous votez comment ?
47:31je serai 100% aligné
47:33entre mes paroles
47:34et mes actes
47:34la question s'est déjà
47:36posée pour moi
47:36en 2024
47:38lors de la dissolution
47:39on m'a donné le choix
47:40du front républicain
47:42avec la France insoumise
47:43pour battre
47:43le rassemblement national
47:44j'ai refusé
47:45le front républicain
47:46avec la France insoumise
47:48pour battre
47:48le rassemblement national
47:49parce qu'on ne combat pas
47:50le rassemblement national
47:51avec l'hérésie
47:53de l'alliance
47:53de la France insoumise
47:55je combattrai
47:56la France insoumise
47:57et le rassemblement national
47:58et c'est la raison
47:59pour laquelle
47:59nous avons besoin
48:00de rassembler
48:01autour d'un projet politique
48:02de rupture
48:03rendez-vous
48:03c'est News
48:04les échos
48:05très bon dimanche
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