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  • il y a 11 heures


Retrouvez « Signé Anne Rosencher » avec Anne Rosencher sur https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/anne-rosencher-en-toute-subjectivite

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Transcription
00:00L'heure de votre chronique signée Anne Rosenchère. Bonjour Anne.
00:02Bonjour Marion, bonjour à tous.
00:04Anne, ce matin votre chronique ne parle ni d'actualité, ni de politique.
00:08Elle parle des gens qui nous écoutent.
00:10Oui Marion, cette année, pour la première fois de ma vie, je suis allée au festival de Cannes,
00:15à la cérémonie d'ouverture. C'était pour des raisons professionnelles.
00:18J'avais participé à l'écriture du discours, mais là n'est pas la question.
00:22Il m'est arrivé là-bas quelque chose qui a tout à voir avec vous, chers auditeurs.
00:27Avant de vous dire quoi ? Petite mise en situation psychologique.
00:31Quand on est journaliste, éditorialiste, spécialisé dans les sujets de société et la politique,
00:36on est un peu personne à Cannes.
00:38Un nobody, comme on disait avant, un PNJ, comme on dit paraît-il aujourd'hui,
00:44c'est-à-dire un personnage non joueur.
00:46C'est bien normal, Cannes c'est le festival du cinéma, des stars et du glamour, chacun sa place.
00:53Voilà pour le contexte psychologique, disons.
00:55Ce que je voulais vous raconter m'est arrivé au bas d'un hôtel d'où l'on partait,
00:59avec la merveilleuse équipe qui avait travaillé au discours, pour se rendre au palais des festivals.
01:04Et alors qu'on était en train de décoller, un jeune homme employé de l'hôtel, aux couleurs de l
01:09'hôtel,
01:09s'est approché de moi et il m'a dit
01:11« Bravo et merci pour votre chronique sur Anne de Gaulle ».
01:15Je n'invente pas, j'ai des témoins et ils ont vu à quel point j'en ai été scotché
01:19au bitume.
01:20Je crois que je me souviens de la chronique en question et qu'on vous avait dit la même chose.
01:23Oui, c'était ici même, dans ce studio, la semaine juste avant Cannes.
01:27J'avais fait à l'occasion du 8 mai une chronique sur l'inspiration que le général de Gaulle avait
01:32puisée dans son amour pour Anne, sa fille trisomique.
01:36Une chronique qui me tient à cœur.
01:38Et là donc, en plein milieu d'un milieu dont je ne suis pas, dans mes petits souliers aux talons
01:43très hauts,
01:43cet auteur, cet auditeur m'a offert mon Cannes à moi, mon tapis rouge.
01:50Le seul applaudissement qui m'importe à la fin, pas le jugement de mes pères.
01:54Ça, je l'ai appris avec le temps.
01:56En journalisme, la recherche de l'assentiment des autres journalistes est un petit enfermement et même une perte de liberté.
02:03Non, dans mon métier, chers auditeurs, le seul aiguillon qui vaille, c'est vous.
02:08Et je voulais me servir de cet encouragement-là, l'encouragement de ce jeune homme cannois dont je ne sais
02:13rien,
02:13pour vous remercier, vous et ceux des lecteurs de l'Express qui m'envoient des témoignages ou des mots d
02:19'encouragement
02:19par mail, courrier, messages sur les réseaux sociaux et m'offrent un contre-champ précieux.
02:25Comme Jérôme, par exemple, agriculteur qui se dit paysan saturnien et qui nous écoute sur son tracteur
02:31durant la traite des vaches, sinon, je le sais, il me l'a écrit.
02:34Je ne peux bien sûr pas citer chaque mot et chaque auditeur fidèle, mais en cette veille de grille d
02:40'été,
02:41je voulais vous dire merci, c'est tout.
02:43Merci.
02:43Mais oui, merci, chers auditeurs, et merci beaucoup, Anne Rosencher, directrice déléguée de la rédaction de l'Express.
02:49Bon été à vous.
02:50Bon été.
02:50– Sous-titrage ST' 501
02:50– Tz transforme par� monopoly ce Rome n'était klein.
02:50Merci.
02:51Merci.

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