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00:00État, les perles du jour.
00:02Les dates des deux tours de l'élection présidentielle de 2027 sont connues, Emmanuel Macron l'a fait savoir hier.
00:08Oui, donc ce sera le 18 avril et le 2 mai, et immédiatement il y a eu un malaise, une
00:14levée de bouclier.
00:15Alors ceux qui sont plutôt à droite disent oui, 18 avril, 2 mai, 2 mai c'est le lendemain du
00:211er mai,
00:22manifestation syndicale, mobilisation de la gauche, ça va évidemment influencer l'électorat.
00:26Il n'est pas sain d'aller voter au deuxième tour de la présidentielle, vu l'enjeu que cela supposera,
00:32alors que la veille il y aura eu dans les rues de France des gens qui auront dénoncé la politique
00:35gouvernementale,
00:36et le capitalisme, et le libéralisme, enfin voilà, donc ça sera une situation idéologique.
00:41Bon, Maud Bréjondi, il n'y avait que deux possibilités, la République a choisi les précédentes,
00:48c'était le 8 et le 25 avril je crois, là on est tombé en pleine vacances,
00:53là au moins il y aura un tout petit peu de vacances quand même.
00:54Il faut respecter la constitution, il y a des délais très précis.
00:57Alors à gauche, vous savez ce qu'ils disent ?
01:00Non.
01:01C'est une disposition qui a été prise pour défavoriser la gauche,
01:04parce que comme on sera en période électorale, pendant les meetings, pendant les manifestations,
01:09interdiction aux élus de prendre la parole,
01:11il y a une période, ben oui, on sera en pleine campagne électorale.
01:14La campagne est terminée, pas de meeting, pas de prise de position politique,
01:18donc on pourra défiler à la rigueur en silence pendant le 1er mai,
01:20mais on ne pourra pas dire tout le mal qu'on pense de la droite, du gouvernement, de la Macronie
01:24et compagnie,
01:25qui pourtant ne sera pas candidat.
01:26Ils les font tous les jours, ce n'est pas gravissime.
01:27Donc Maude Bréjond, la porte-parole du gouvernement, dit
01:30je veux bien qu'on critique le gouvernement par tous les travers possibles,
01:34qu'on cherche des explications, mais là c'est quand même un peu tiré par les cheveux.
01:39Et justement, à moins d'un an de l'élection présidentielle,
01:42les Sages dévoilent aujourd'hui leur premier baromètre sur l'état des institutions.
01:46Oui, le Conseil constitutionnel, présidé par Richard Ferrand,
01:49a décidé de mesurer justement ce que l'opinion française pense de ces institutions, de cette institution.
01:58Et il en ressort que les Français disent à 68%,
02:01alors on est d'accord que les institutions sont des gages de liberté.
02:07Et Richard Ferrand lance une phrase, une phrase tout à fait gigantesque,
02:12tout à fait gigantesque, il dit
02:14les Français savent que la démocratie, c'est la liberté.
02:17Heureusement qu'on l'a attendu, le président du Conseil constitutionnel,
02:19pour nous sortir de telle phrase.
02:21Le fait est que le Conseil constitutionnel, qui est extrêmement contesté
02:26parce qu'il dispose de prérogatives, qu'il s'est donné lui-même en 1971,
02:30c'est-à-dire que le Conseil constitutionnel prévu par la Constitution de 58
02:33n'est pas seulement là pour s'assurer que les lois de la République
02:36sont conformes à la Constitution, ça c'est normal.
02:38En 71, il a intégré le préambule de la Déclaration des droits de l'homme de 46
02:45et celle de la Déclaration des droits de l'homme de 1789.
02:49C'est-à-dire que, j'allais dire, faisant référence à ces textes,
02:53il peut intervenir sur toutes les lois
02:55et considérer qu'elles ne sont pas conformes...
02:57En fait, c'est limite un pouvoir législatif indépendant, quoi.
02:59Mais on l'a vu, là. On l'a vu.
03:01Or, est-ce que le peuple est souverain ou pas ?
03:02Est-ce que l'Assemblée nationale a, à un moment donné, le droit de décider
03:05et ne pas être confronté à neuf sages
03:08qui, rappelons-le, ne sont pas des magistrats
03:10avec un parcours de juristes,
03:12qui sont des militants politiques,
03:14puisqu'ils sont désignés trois par le président de la République,
03:17trois par le président du Sénat
03:18et trois par le président de l'Assemblée nationale.
03:20Donc, il n'y a rien de moins objectif,
03:23même s'ils sont des gens très compétents, très respectables
03:25et pour lesquels on a une réelle estime.
03:27Ce sont quand même des militants politiques
03:28et on a quand même pu voir, des dernières années,
03:31des décisions du Conseil constitutionnel
03:33qui allaient dans le sens ou pas
03:34de ce que le gouvernement attend,
03:35jusqu'à cette fois sur l'immigration,
03:37où le président de la République lui-même a dit
03:39« Mais de toutes les manières, il n'y a pas de problème,
03:40le Conseil constitutionnel s'en saisira et rectifiera. »
03:43On n'a jamais vu un aveu de déni de démocratie aussi.
03:46Donc là, il y a une étude d'opinion,
03:4868% en soutiennent.
03:50En même temps, 33% de ces gens,
03:53de ces Français qui ont été sondés, si je puis dire,
03:56disent « Attention au contre-pouvoir. »
03:58Et effectivement, le Conseil constitutionnel
04:00est très important pour respecter la Constitution,
04:02qu'il ne devienne pas un contre-pouvoir
04:04qui aille à l'encontre,
04:05à l'encontre de ce que décide la représentation nationale
04:08qui incarne la souveraineté du peuple français.
04:10Et la souveraineté du peuple français a le dernier mot
04:13dans tous les cas de figure,
04:14quel que soit le régime démocratique dans lequel on se trouve.
04:19Bali Bagayoko est accusé,
04:21encore lui, je l'ai dit,
04:23est accusé dans deux affaires impliquant des trafiquants de drogue.
04:26Et en plus, l'affaire est sortie par nos confrères de Radio France.
04:30Et on comprend mieux pourquoi Bali Bagayoko
04:31considère Adama Traoré comme son défunt frère,
04:34pour lequel une manifestation d'hommage est organisée samedi.
04:37Il y sera évidemment,
04:38et il appelle à se mobiliser en sa mémoire
04:40et contre les violences policières.
04:41Adama Traoré,
04:42ce multirécidiviste qui avait tenté d'échapper à un contrôle de police,
04:46mort juste après son interpellation il y a dix ans,
04:48est devenu l'égérie de la lutte anti-flic.
04:50Et ça, Bali Bagayoko adore.
04:52Et comme si ça ne suffisait pas,
04:53une enquête de Radio France confirme en effet aujourd'hui
04:55que le maire de Saint-Denis
04:56serait intervenu plusieurs fois dans des affaires
04:59impliquant deux frères,
05:00condamnés pour trafic de drogue,
05:01menaces de mort,
05:02violences, coups mortels et j'en passe.
05:04Une fratrie de très bonne composition,
05:05donc très connue de la justice,
05:07est donc chouchoutée par Bali Bagayoko.
05:09Ce sont les frères Dumbia.
05:11En 2025, Bali Bagayoko intervient auprès de la mairie
05:14pour aider l'un des frères à ouvrir sa boîte de nuit.
05:17Fermé pour trafic, prostitution et travaux illégaux,
05:19plusieurs plaintes sont déposées contre lui,
05:21mais visiblement,
05:22le futur maire de Saint-Denis s'en fout.
05:24La municipalité est même menacée
05:26par le frère Dumbia,
05:27qui leur rappelle sa proximité avec Bali Bagayoko
05:29comme une sorte de mise en garde
05:31avant les élections à venir.
05:32Le maire de l'époque ne donnera pas suite
05:34aux supplications de Bali Bagayoko.
05:36Plus récemment,
05:37un autre frère Dumbia,
05:39lui aussi condamné pour violence,
05:40ayant entraîné la mort sans intention de la donner
05:42et trafic de cocaïne,
05:44prend la direction officieusement
05:45d'un club de foot à Saint-Denis.
05:47Il est accusé de conflit d'intérêt
05:48et de détournement d'argent.
05:50Et cette fois-ci,
05:51c'est en tant que maire
05:52que Bali Bagayoko va une fois de plus
05:54commettre une sorte d'ingérant.
05:56Je pense qu'on peut appeler ça comme ça.
05:57Pas le temps d'entrer dans le détail,
05:59donc je vous invite à lire l'enquête
06:00de Radio France sur leur site.
06:02Si vous aviez encore des doutes
06:03sur le clientélisme et l'implication
06:05de Bali Bagayoko
06:06dans des affaires liées au trafic en tout genre,
06:08le service public vous en offre
06:10la preuve sur un plateau d'argent.
06:11Est-ce là, ma chère mot,
06:12de vrai visage de la Nouvelle-France ?
06:14J'espère que pas.
06:15Mais en tout cas, ça nous donne réfléchir.
06:17On a peu de doute quand même.
06:19À Marseille,
06:20un multipropriétaire de Airbnb
06:22a attiré l'attention de la ville.
06:24Ça peut lui coûter cher.
06:25Oui, il a un petit peu abusé
06:27des droits de cette formule locative
06:29où on acquiert un patrimoine immobilier
06:31et puis ensuite on le transforme.
06:33Donc il a dépassé les normes,
06:34il n'a pas respecté les codes.
06:36Et donc la ville lui réclame
06:37un million et demi d'euros.
06:40Voilà.
06:41Il a acheté tout un tas
06:44de chambres, de pièces, de studios.
06:47Il a aussi fait un petit empire.
06:50Certains de ces locaux
06:51n'ont pas été déclarés
06:53ou aménagés conformément
06:54à la réglementation
06:55par rapport à la possibilité
06:56de rentrer dans une activité locative.
06:59Voilà.
06:59Donc il y a des inventes
07:00qui vont tomber.
07:01Ça peut aller à 100 000,
07:02à 200 000 euros.
07:02Et puis ensuite,
07:04on réclame carrément
07:05le trop-perçu.
07:06Il est devenu millionnaire.
07:07Il est devenu millionnaire.
07:08Et je pense,
07:09je sais qu'il n'est pas le seul en France.
07:11À Paris et dans les grandes villes,
07:12c'est la même chose.
07:13Difficile de tout contrôler,
07:14de tout vérifier.
07:15Mais sans parler du préjudice terrible
07:17pour les hôteliers
07:19et les professions
07:20de l'hôtellerie et de restauration.
07:21Et je sais que c'est important
07:22pour des gens
07:23de pouvoir aller en tourisme
07:24grâce au Airbnb
07:24parce que ce sont des tarifs
07:25qui sont accessibles.
07:26Que certaines personnes
07:27qui ont un petit local
07:29en supplément
07:30se font un arrondi
07:31des fins de mois.
07:32Mais lorsque l'on voit
07:33que c'est une industrie financière
07:35avec du profit tiré sur des bases
07:37qui ne sont pas respectueuses
07:39de la loi,
07:39là on comprend que
07:40la municipalité se fâche.
07:42J'espère que le gouvernement
07:43et pourtant on est très vigilants
07:45et on sait qu'il y a des parlementaires
07:46qui ont attiré l'attention
07:47du gouvernement.
07:47J'espère qu'il va y avoir
07:48une législation
07:49et une réglementation
07:50très stricte
07:51qui va être mis en place
07:52et surtout,
07:52et c'est vrai pour toute actualité
07:54depuis quelques années,
07:56des moyens au niveau de l'État
07:57pour contrôler
07:58et faire appliquer la loi.
08:00L'Église fait face
08:01à une crise interne
08:02qui aboutit ce matin
08:03à un schisme.
08:04Je me souviens
08:05de Mgr Lefebvre
08:06et comme
08:06on est toujours dans
08:08cette même...
08:08On a l'impression
08:09d'être dans un autre temps.
08:10La séparation entre Rome
08:11et la communauté
08:12traditionnaliste
08:13Saint-Pidis
08:13est consommée.
08:14Le décret d'excommunication
08:15de six évêques
08:16de cette fraternité
08:17a été publié ce matin.
08:18Pourtant le papillon XIV
08:19avait tout tenté
08:20pour éviter ce divorce.
08:21En fait,
08:21ce qui se passe
08:22c'est que la fraternité
08:23Saint-Pidis
08:23réfractaire au Conseil Vatican II.
08:25Elle a été fondée
08:26par l'évêque Marcel Lefebvre
08:27juste après ce choc
08:29qui divise aujourd'hui
08:29encore l'Église
08:30en deux communautés.
08:31Saint-Pidis
08:32avait annoncé son intention
08:33d'ordonner le 1er juillet,
08:34hier,
08:35ses propres évêques
08:36sans l'accord du Vatican
08:37ce qui représente
08:38évidemment un acte
08:39d'insubordination directe
08:40qui entraîne fatalement
08:41une excommunication
08:42automatique des évêques.
08:43Les ordinations
08:44ont eu lieu hier
08:45malgré les interventions
08:46du pape
08:46qui les avait appelées
08:47à ne pas déchirer
08:48la tunique du Christ
08:49métaphore douloureuse
08:50parce qu'elle illustre
08:51parfaitement cette fracture.
08:53Les tradis
08:53de la Fraternité Saint-Pidis
08:54ne se reconnaissent pas
08:55dans l'évolution
08:56de l'institution imposée
08:57par Vatican II
08:58en 1965.
08:59Le schisme a donc été acté
09:01ce matin.
09:01C'est le deuxième
09:04concernant cette communauté
09:05depuis 2008.
09:06Le pape Saint-Jean-Paul II
09:07avait déjà prononcé
09:08une excommunication
09:09qui avait été levée
09:10un an plus tard.
09:11En tout cas,
09:12ce qui est sûr,
09:12c'est que le pape
09:13Léon XIV
09:13veut faire respecter
09:14la doctrine de l'Église.
09:15Benoît XVI
09:16et François
09:16s'étaient montrés
09:17un peu plus ouverts
09:18à l'égard de la Fraternité.
09:19Il t'émis à Est,
09:21on verra bien.
09:21Oui, c'est ce qu'on dit.
09:23L'animatrice,
09:24ça n'a rien à voir,
09:24l'animatrice Karine Lemarchand
09:26est sortie de ses gonds
09:27il y a deux jours
09:27au sujet de la mort de Louis,
09:29entre autres.
09:29Oui, alors on connaît tous
09:30Karine Lemarchand
09:31qui est l'animatrice
09:33de l'amour et dans le pré,
09:34qui a son franc-parler,
09:36qui a son libre-arbitre
09:37et là,
09:37elle a pris des positions.
09:38Alors, elle suit l'actualité
09:39et ce n'est pas la première fois
09:40que Karine Lemarchand
09:42commente ce qui se passe
09:43dans ce pays
09:43et là,
09:44elle dit
09:45on voit bien
09:45qu'on a un problème
09:46de violence avec nos jeunes
09:47et qu'on a un problème
09:48avec la justice.
09:49Tu enlèves la vie,
09:51on t'enlève la vie.
09:52Donc, une position
09:52évidemment très tranchée
09:53sur la peine de mort.
09:54Bien entendu,
09:55cela fait allusion
09:56à l'affaire Liana,
09:57à Jérôme Barrella
09:58et à tout ce qu'on a découvert
09:59sur le fait
09:59que cette petite fille
10:00pourrait être en vie
10:01si l'État
10:02avait rempli sa mission
10:03et Karine Lemarchand précise
10:05pour certains,
10:06les auteurs de violences mortelles
10:08dit-elle,
10:08pour certains
10:09sont irrécupérables psychiquement.
10:11Ce sont des malades mentaux.
10:12Affirme-t-elle
10:13« Je n'ai pas à payer
10:14toute ma vie
10:15pour qu'ils soient en tôle
10:16et je n'en ai rien à foutre
10:17de leurs conditions de vie. »
10:19Évidemment,
10:19ces propos ont suscité
10:21une polémique
10:22parce que là,
10:23elle se prononce clairement
10:24pour la peine de mort.
10:25Elle considère
10:26qu'il y a des cas de figure
10:26où effectivement
10:27la peine de mort
10:28peut s'appliquer
10:29mais venant de sa part.
10:29Voilà, Karine Lemarchand
10:30pour nous,
10:30c'est quand même quelqu'un
10:31qui inspire la joie de vivre
10:33et la cordialité.
10:35Alors, cette femme n'est pas
10:36à sa langue dans sa poche.
10:37Bon, ben écoutez,
10:38on en est là.
10:38On verra bien la suite.
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