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  • il y a 6 semaines
Avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à l'élection présidentielle

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-07-02##

Catégorie

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News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:078h17, il est maire PS de Saint-Ouen et candidat à l'élection présidentielle, Karim Bouhamran est l'invité de
00:12Jean-François Aquili dans la matinale de Sud Radio.
00:15Messieurs, c'est à vous.
00:16Bonjour Karim Bouhamran.
00:17Bonjour M. Aquili.
00:18Sébastien Lecornu se déplace à Marseille pour présider une nouvelle cellule interministérielle de crise en prévision d'une nouvelle vague
00:27de chaleur.
00:28Alors, Karim Bouhamran, a-t-il bien géré la canicule le Premier ministre ?
00:33Ça fait 30 ans qu'on est dans un déni climatique.
00:35Donc là, il récolte les conséquences d'un déni climatique, politique, depuis 25 ans.
00:42Quand vous regardez les rapports du GIEC, quand vous étudiez tout ce qui a été porté, défendu, débattu depuis des
00:49années, on rentre dans un nouveau monde.
00:51Donc, le sujet c'est qu'on aurait pu mieux anticiper la relation avec les communes.
00:57Je pense notamment à la gestion des écoles, les salles rafraîchissantes, la livraison des climatiseurs, la gestion avec les hôpitaux,
01:08les EHPAD.
01:09Dites quoi, ils n'en pensaient à rien, le gouvernement ?
01:11Je pense que la courroie de transmission avec les communes qui sont directement en lien avec les administrés, avec les
01:20personnes qui subissent en frontale la canicule.
01:23Mais les communes doivent-elles attendre que le gouvernement discute avec elles pour s'organiser ?
01:27Très concrètement, nous, on a été assez proactifs parce que la canicule, souvenez-vous, elle avait démarré lundi de Pentecôte.
01:34Donc, tout de suite, on avait anticipé au niveau des écoles, c'est-à-dire faire en sorte qu'il
01:37y ait des salles rafraîchies, faire en sorte qu'il y ait des climatiseurs pour les endroits sensibles.
01:42Dites quoi, toutes les écoles de Saint-Ouen, elles ont...
01:44Donc, ce qu'on a fait, c'est qu'on n'avait pas assez de climatisers, on n'avait pas
01:46assez de ventilateurs.
01:47Donc, qu'est-ce qu'on a fait ? On a centralisé sur 2-3 salles par école.
01:51Ensuite, on a ouvert ce que j'appelle des refuges climatiques, publics.
01:55La piscine, ouvert jusqu'à 23h30.
01:57Des lieux culturels où on pouvait se rafraîchir.
02:00Et puis, surtout, le travail de fond, c'est réaménager, réaménager.
02:05Et ça, c'est un travail de l'éducation nationale, on n'en a pas beaucoup parlé.
02:08C'est faire en sorte qu'il y ait un réaménagement total du contenu pédagogique pendant les périodes de forte
02:14chaleur.
02:14Les gamines et les gamins ne peuvent pas rester 6h, 7h lorsqu'on atteint des...
02:20Donc, c'est adapté.
02:21C'est adapté, et ensuite, sur le long terme, pardonnez-moi, M. Kili, juste rapidement, sur le long terme,
02:27ça va être un marronnier, cette histoire.
02:29Donc, il faut concrètement, au lieu de taper sur un plan clim défendu par le RN,
02:35c'est un plan arbre, c'est un plan végétalisation.
02:38Vous le faites, ça, vous ?
02:39Nous, on a démarré depuis 2020, on a doublé la surface végétalisée, de 16 hectares à 32 hectares.
02:44On a fait en sorte que tout le bâtimentaire soit en phase avec les enjeux climatiques.
02:51Et puis, surtout, dernier point, et qui est, pour moi, fondamental,
02:55c'est, sur le plan national, sortir de cette dépendance avec les énergies fossiles.
03:01Parce que c'est ça, l'histoire.
03:02Vous voyez, une ville comme Medellin, par exemple.
03:04Vous voyez, une ville comme Medellin, ils ont planté des millions d'arbres,
03:06ils ont gagné 3-4 degrés.
03:09Et c'est ce qui doit se produire.
03:10Donc, Saint-Ouen, vous êtes en train de verdir Saint-Ouen ou pas ?
03:13C'est facile de critiquer les autres, mais...
03:15Nous, on a doublé, très concrètement, on a doublé la surface végétalisée.
03:18C'est pour ça qu'en tant que candidat à la présidence de la République,
03:21ce que je propose, c'est qu'au même titre que la loi SRU,
03:23la loi SRU, c'est une loi qui vous impose, qui impose chaque commune,
03:27un minimum minimum de logements sociaux.
03:29Je veux imposer une surface végétalisée
03:31au regard de la surface et l'emprise foncière totale.
03:35Une loi SRU spéciale végétalisée.
03:38Donc, vous voulez moins de normes habituellement,
03:40parce que vous râlez contre ça aussi,
03:41mais vous voulez imposer quand même de l'autre côté plus d'arbres.
03:43Exactement.
03:44On veut l'imposer parce qu'aujourd'hui,
03:46il faut qu'on sorte de ce déni climatique.
03:49Et si jamais il n'y a pas une réglementation,
03:51si on ne légifère pas, si on n'impose pas,
03:53c'est exactement comme le logement social.
03:55Vous avez toujours une excuse.
03:56Et si jamais les maires ne le font pas,
03:59en lien avec évidemment les autorités,
04:03parce qu'il y a aussi un sujet qui est important,
04:05c'est le fonds vert.
04:06Le fonds vert qui représentait 2 milliards
04:08et qui a été baissé jusqu'à 700-800 millions.
04:12Il n'y a pas que le fonds vert, mais qui est raboté.
04:15Il y a aussi les communes qui doivent s'engager,
04:17vous le dites, pour Saint-Ouen, vous êtes engagés,
04:19mais c'est à chaque heure de faire sa part du chemin,
04:23j'imagine, sur cette histoire.
04:27Le réchauffement climatique ne s'arrête pas
04:29en fonction de la barrière institutionnelle.
04:31C'est la fère de tous.
04:32Vous évoquez Karim Bouhamrin de la présidentielle,
04:33on va en parler.
04:34Juste une parenthèse en marge de la canicule,
04:36il y a ce personnage qui est apparu sur les réseaux sociaux,
04:39vous avez vu Hamza, la douane,
04:41qui interroge sur peut-être la perte d'autorité.
04:44Il faut s'occuper des gens pendant la canicule,
04:46et des jeunes notamment.
04:49Quelle place vous faites à l'autorité dans cette histoire ?
04:50Vous avez cet adolescent de 14 ans,
04:52tout le monde en entend parler,
04:53il fait la une des réseaux sociaux,
04:55il fait même l'objet d'émissions entières.
04:57Il y a cette vidéo qui tourne depuis hier soir,
04:59on le voit menottée par des policiers,
05:01on ignore si ça date d'hier ou d'il y a plusieurs semaines,
05:03peu importe.
05:05Qu'est-ce que vous dites ?
05:06Toute la gauche s'empare de ce gosse
05:08pour en faire un symbole,
05:11soi-disant, d'une victime du racisme en France.
05:14Au travers de l'exemple de ce jeune adolescent,
05:18il y a tout.
05:20Lorsqu'il y a des fortes chaleurs, une canicule,
05:23le problème du logement,
05:25parce que j'imagine qu'il ne vit pas dans 300 mètres carrés
05:28avec des salles ou un salon climatisé.
05:31Il y a la possibilité à donner des activités
05:35à des jeunes ados pendant ces périodes de chaleur.
05:38Nous, on a ouvert la piscine jusqu'à 23h30.
05:40Il y a aussi le minimum minimum de respect de l'autorité.
05:46Donc, au bout d'un moment,
05:48les petits gamins comme Hamza,
05:50on en a nous dans chaque quartier.
05:51Il suffit qu'il y ait des médiateurs,
05:55de l'encadrement, du suivi.
05:57Et ensuite, il y a la flambée des réseaux sociaux
05:59où il y a cette espèce de récupération de l'extrême droite
06:02en expliquant, vous avez vu, ses racailles.
06:05Et de l'autre côté, cette espèce d'angélisme
06:07d'une partie de l'extrême gauche
06:09en victimisant un gamin de 14 ans
06:11qui est juste un gamin de 14 ans.
06:13Ça se passerait à Saint-Ouen ?
06:14Vous feriez quoi, vous ?
06:15Ça se passe tous les jours, ça, à Saint-Ouen.
06:16Donc, à chaque fois, on a des petits jeunes.
06:20Je vous ai un exemple très concret.
06:21Moi, je suis en responsabilité.
06:22Quand il y a des poussées de forte chaleur,
06:25c'est les bouches d'incendie.
06:26Les bouches d'incendie, qu'est-ce qu'on fait ?
06:28On interdit, on sanctionne lourdement
06:33lorsqu'on ouvre les bouches d'incendie.
06:35Mais à côté de cela, on ouvre les piscines jusqu'à 23h30.
06:38On les met à disposition gratuitement.
06:40Et là, dès la semaine prochaine, dans chaque quartier,
06:42il y aura des piscines.
06:43Donc, le cas de ce gosse aurait dû être vite réglé, en réalité, simplement ?
06:47C'est toujours le même sujet, M. Aquilis.
06:50C'est-à-dire que soit vous êtes dans une espèce de victimisation
06:53en mettant en avant un laxisme, c'est normal,
06:55ce sont des petits jeunes qui souffrent,
06:56qui ne respectent pas l'autorité.
06:58Ou soit, de l'autre côté, vous avez vu,
06:59c'est des petits jeunes de racailles.
07:00Moi, ce que je dis, c'est que je suis un héritier de pécœurs,
07:05à savoir des droits et des devoirs.
07:06Un gamin de 14 ans a le droit de pouvoir bénéficier
07:09d'activités culturelles, d'activités sportives,
07:13d'activités nautiques, accessibles pour tous.
07:15Et en même temps, tu respectes les règles.
07:17Karim Bouhamran, candidat à l'élection présidentielle.
07:19Vous l'avez dit, ce ne sera pas une candidature de témoignage.
07:22Vous vous projetez déjà au deuxième tour, au second tour.
07:25Encore faut-il être candidat unique de la gauche,
07:28non-mélenchoniste.
07:29On se comprend jusque-là.
07:30Vous avez vu, il y a ce que Olivier Faure veut mettre en avant.
07:35Organiser, il y aura un vote des militants socialistes le 9 juillet
07:38pour choisir la bonne formule de primaire.
07:39On va faire simple, parce que c'est compliqué, cette histoire.
07:41Vous, vous irez à la primaire ou pas ?
07:43Non, je n'irai pas à la primaire, mais vous avez dit
07:46un mot qui, pour moi, est déterminant pour la suite,
07:48il faut faire simple.
07:50Quand je suis en campagne, ou quand je gère ma commune,
07:55il y a 0,005% de personnes qui me parlent de primaire.
07:59On parle de quoi ?
08:00On parle de démanteler les narcotraffics,
08:02on parle d'apporter de la santé,
08:05on parle du logement.
08:06Aujourd'hui, il manque 500 000 logements.
08:08Vous avez 10% des personnes qui détiennent les patrimoines
08:12les plus importants en France
08:13qui monopolisent, trustent quasiment 50% des logements.
08:19Donc, vous, électeur, vous parlez du fond, ce que vous nous dites.
08:21Il me parle du fond, il me parle de la vraie vie,
08:22il me parle de la quotidienneté, il me parle de protection.
08:24Et bien, qu'est-ce que c'est pour vous, monsieur ?
08:25C'est quoi ? C'est du bricolage ?
08:28Moi, pour moi, monsieur Aquili,
08:32la primaire, ça me renvoie à deux choses.
08:34La première, le refus d'attaquer en frontal
08:40Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ou Bardella.
08:43Donc, il y a cette espèce de comportement quasi-psychanalytique
08:47qui les empêche d'aller au combat.
08:49C'est le premier sujet.
08:49Puis le deuxième sujet, c'est un manque de leadership
08:52du premier secrétaire.
08:52Parce que si jamais on avait un leader digne de ce nom,
08:56le sujet aurait été tranché.
08:58Je suis le seul, avec Jérôme Gage,
09:01à être officiellement candidat.
09:03Il y a Philippe Brun aussi.
09:05À la primaire, lui.
09:06À la primaire.
09:07C'est la primaire, donc ce n'est pas vraiment un candidat.
09:10Ils sont candidats au pré-qualif.
09:14Mais candidats...
09:15Au bout d'un moment, on a eu 7-8 mois
09:18d'élection présidentielle.
09:19Ils sont tous en train de s'échauffer, s'étirer.
09:21Et éventuellement, je vais peut-être y aller.
09:23Moi, je suis clair.
09:24Je suis candidat pour être président de la République.
09:28Et je suis convaincu
09:29qu'avec cette candidature,
09:31c'est la meilleure façon d'apporter
09:34un projet, une vision.
09:36Imaginons...
09:36D'accord, j'entends bien.
09:37Imaginons...
09:37Il faut avancer un petit peu.
09:39Mais il y a une primaire.
09:40Il y a un candidat qui sort,
09:41qui est adoubé par le PS.
09:42Puis il y a une deuxième primaire.
09:43Tu sais, la gauche,
09:44non Mélenchon,
09:45qui a son candidat.
09:46C'est plus compliqué que la Coupe du Monde.
09:48Imaginez qu'il y a même un regain d'intérêt
09:50parce qu'il y aura un feuilleton de la primaire,
09:52il y aura une espèce d'appétence.
09:53Vous continuerez, vous,
09:54à être candidat à côté ?
09:55Pourquoi vous restez au PS, alors ?
09:57On verra en automne.
09:58Pourquoi vous restez au PS ?
09:59Parce que je suis foncièrement socialiste.
10:00Parce que je suis fier de porter un projet...
10:02Sortir, non ?
10:03C'est pas à moi de sortir.
10:05C'est à ceux qui ne sont pas à la hauteur
10:07des exigences du Parti Socialiste,
10:09des exigences et des attentes
10:10des Françaises et des Français,
10:11qui veulent plus de santé,
10:13plus de protection,
10:14plus d'autorité,
10:15qui veulent réapproprier la notion de patriotisme
10:17et pas la laisser à l'extrême droite,
10:19qui veulent pas un projet
10:20où on monte les compatriotes musulmans
10:22contre les compatriotes juifs.
10:23Donc la jauge...
10:25Un parti où les responsables
10:27ne soutiennent pas les dictateurs.
10:28C'est ça dont il s'agit.
10:28Donc vous restez au PS,
10:29vous n'allez pas à la primaire,
10:30la jauge à la rentrée
10:31pour savoir qui sera le bon candidat,
10:33c'est quoi ?
10:33C'est l'applaudimètre,
10:34c'est le...
10:34C'est le sondage.
10:35Sondage, exactement.
10:36Les sondages.
10:37Moi, je suis très clair, moi.
10:38On verra en fonction des sondages,
10:39et en fonction des sondages,
10:40celui ou celle qui se dégagera
10:44sera la personne la plus légitime
10:46pour rassembler son camp.
10:48C'est la force qui fait le rassemblement,
10:49c'est pas le rassemblement qui fait la force.
10:50Vous vous sentez ostracisé au sein du PS ?
10:52Pas qu'au sein du PS.
10:55Mon combat et le fait de subir ce mépris,
10:58c'est le lot de toutes celles et ceux
11:00qui sont petits-fils d'agriculteurs,
11:02d'ouvriers.
11:03C'est le mépris social systémique qu'on subit,
11:06adossé à un autre élément,
11:07c'est le fait d'être noir,
11:10maghrébin,
11:11de confession musulmane.
11:12Il y a un comportement systémique,
11:14structurel,
11:15qui fait que lorsque vous êtes femme...
11:16C'est un racisme.
11:16Oui, c'est une forme de racisme sournois,
11:18et le côté, c'est bien,
11:20mais reste à ta place.
11:21C'est toujours le combat auquel j'ai été
11:24confronté depuis gamin,
11:25mais comme vous,
11:26comme une partie...
11:27C'est ce que vous reprochez à LFI régulièrement,
11:29de mettre tout le temps
11:30le problème du racisme en avant.
11:31Moi, ce que je reproche à LFI,
11:32c'est d'ethniciser le combat.
11:34Moi, j'ai toujours dit,
11:35le combat, il est social,
11:36exacerbé par le genre,
11:38l'ethnie,
11:39ou l'orientation sexuelle,
11:40ou l'orientation culturelle.
11:41En gros, c'est effectivement,
11:42c'est très difficile quand vous êtes une femme,
11:44c'est très difficile quand vous êtes pauvre,
11:45c'est très difficile quand vous êtes issu
11:47d'un milieu rural.
11:48Alors, c'est encore pire
11:49quand vous êtes de couleur noire,
11:52ou l'homme de couleur,
11:53comme dirait Eric Coquerel.
11:54Parce que c'est comme ça qu'il qualifie les noirs.
11:55L'homme de couleur,
11:56digne du code noir.
12:00Vraiment un bon propos colonialiste.
12:01Et c'est ça,
12:04avoir des valeurs universalistes.
12:05Et c'est ça, avoir des valeurs et un idéal républicain.
12:07Deux petites questions pour finir.
12:08Vous avez vu que c'est une enquête
12:09de la cellule Investigation de France Info.
12:12Nos confrères,
12:13à Saint-Denis,
12:13les délicates interventions,
12:14c'est le titre de l'enquête,
12:16de Bali Bagayoko,
12:17votre voisin de Saint-Denis,
12:18maire,
12:19en faveur de deux frères condamnés
12:20pour trafic de drogue.
12:22Vous avez eu vent de cette enquête ?
12:25J'ai eu vent comme boue
12:27au travers de ce média.
12:29Maintenant,
12:30s'il y a un sujet,
12:31ça sera les autorités compétentes
12:32de voir de quoi il en retourne.
12:35Franchement,
12:36je n'ai pas d'avis.
12:36Je n'aime pas me comporter
12:37comme un vautour.
12:38Je sais qu'une partie des politiques
12:40ont une appétence pour ça.
12:41Dès qu'il y a une espèce de sujet
12:44qui pourrait mettre
12:45dans une situation compliquée
12:48telle ou telle ou telle politique,
12:49on cherche à la récupérer.
12:51Moi, je pars du principe,
12:51j'ai toujours été extrêmement républicain,
12:53extrêmement droit dans mes bottes
12:54sur ce sujet-là.
12:56Quand il y a un sujet,
12:57quel que soit le sujet
12:57qui peut lier la justice
12:59ou un responsable politique,
13:01on laisse les autorités
13:02et je ne fais jamais de commentaires
13:04et encore moins de récupération politique.
13:05Et dernier commentaire,
13:06la même chaîne
13:06qui vous a interrogé
13:08sur la caricature
13:09parue dans Charlie Hebdo
13:10de Didier Deschamps
13:11portant l'urne de sa défunte mère.
13:12Vous avez déclaré
13:14pas d'accord,
13:15vous n'êtes pas d'accord avec ça.
13:16Ce dessin-là, non.
13:18Toujours défenseur
13:18de la liberté d'expression,
13:19mais sur le plan personnel,
13:22j'ai un gros
13:23défaut,
13:24c'est que j'ai toujours,
13:25je suis toujours marqué
13:25par de l'empathie,
13:27une sensibilité certaine
13:28lorsqu'il s'agit
13:29de décès,
13:30de personnes
13:31qui vivent
13:32une période de deuil.
13:33Et effectivement,
13:34j'ai une pensée
13:35pour Didier Deschamps
13:36et surtout pour une bonne partie
13:37des personnes
13:38qui sont enueillées,
13:39qui perdent leur genre.
13:40Vous vous relevez de l'esprit,
13:41vous dites,
13:41je suis de l'esprit Charlie.
13:42Mais l'esprit Charlie,
13:43j'ai toujours été l'esprit Charlie.
13:44J'ai été un des premiers politiques
13:46à manifester pour Charlie.
13:47J'avais 15-16 ans
13:48quand je manifestais
13:49pour Salman Rushdie
13:51avec les versets sataniques.
13:52J'étais un des premiers militants
13:54quand j'avais 14-15-16 ans
13:55à défendre Martin Scorsese
13:56pour la dernière tentation du Christ.
13:58Donc,
13:58toutes celles et ceux
13:59qui ont voulu me faire
14:00un procès
14:01sur la défense
14:03de la liberté d'expression,
14:04je peux les inviter
14:05à aller se rhabiller.
14:06Karim Bramran
14:07pour faire suite
14:08à la question
14:08de Jean-François Aquili.
14:10Sur les différences culturelles
14:12que vous évoquez,
14:13cette forme de racisme,
14:14de condescendance peut-être
14:16à votre égard,
14:17est-ce que vous le ressentez
14:18à l'intérieur du Parti Socialiste ?
14:19Je viens de la cybersécurité,
14:2180% des menaces
14:21viennent de l'interne
14:22et ces menaces,
14:23c'est surtout
14:24une bonne partie des barons.
14:25J'ai beaucoup d'amour
14:25et de respect
14:26pour les militants socialistes
14:27mais effectivement,
14:28c'est souvent
14:28l'establishment structurel
14:30qui me respecte.
14:32Je pense qu'il y a aussi
14:33de la crainte
14:33et lorsqu'ils ont peur,
14:35lorsqu'on a peur
14:36et lorsqu'il y a de la crainte,
14:38la première réaction,
14:39c'est, on va dire,
14:42la première réaction
14:42quasi-pavlovienne,
14:43c'est invisibiliser.
14:44Et l'invisibilisation,
14:45c'est une marque d'irrespect
14:47qui voit sa,
14:49on va dire,
14:50sa naissance
14:51et son origine
14:52dans cette espèce
14:53de colonialisme
14:54teinté de racisme
14:55non assumé.
14:56Ils disent quoi ?
14:57Ils disent que c'est une candidature
14:58de témoignage,
14:58ils ne comptent pas,
14:59vous êtes là sur le côté,
15:00Si je les avais attendus,
15:02en 2019,
15:03quand je voulais être
15:03maire,
15:04on m'avait dit,
15:04ce n'est pas le moment.
15:06Ensuite,
15:06quand je devais être élu
15:07contre la France insoumise,
15:09on m'avait dit,
15:09ça va être compliqué.
15:10Et là,
15:10pour être...
15:10Comment vous allez faire
15:11si François Hollande
15:12se porte candidat
15:13à l'automne ?
15:14Je pense qu'il faut lui poser
15:15la question,
15:15comment vous allez faire
15:16François Hollande
15:16sachant qu'il y a
15:17moins moins des candidats ?
15:18Vous voulez dire
15:18qu'il faudra
15:18qu'il fasse campagne
15:19pour vous ?
15:19Non,
15:20ce que je veux dire,
15:20c'est qu'il faudra lui poser
15:21la question,
15:22comment il va gérer
15:22ma candidature ?
15:23En tout cas,
15:23vous tracez votre route,
15:25c'est ce que vous nous dites.
15:26A l'image de votre vie,
15:27de la vie d'une bonne partie
15:28des personnes
15:28qui sont dans le studio,
15:29c'est-à-dire qu'on ne nous a rien donné
15:30et on est obligé
15:31de bosser trois,
15:31quatre fois pas le plus
15:32pour arriver là ou non.
15:33Avec l'autorisation de Jean-François,
15:34j'ai une question,
15:35pardon,
15:36j'ai une question
15:36parce que ça m'intéresse vraiment.
15:37Quelle serait votre première idée
15:39si vous étiez président de la République
15:40en 2027 ?
15:41Protection de l'enfance.
15:42Aujourd'hui,
15:43on a un point commun
15:44sur les 65 millions
15:45de Françaises et de Français,
15:45c'est qu'on a tous été enfants.
15:47Il faut re-sanctuariser
15:48la parole de l'enfant.
15:49Vous avez une agression
15:51toutes les trois minutes,
15:52160 000 enfants
15:52qui sont victimes
15:53de violences sexuelles,
15:54il faut les protéger.
15:55Merci infiniment Karim Bouhamran
15:56d'avoir été l'invité de Sud Radio
15:57et d'avoir répondu
15:58aux questions de Jean-François Aquili.
15:59Jean-François que l'on retrouve
16:00bien entendu tout à l'heure
16:01pour La Vérité en Face.
16:02Il sera également question
16:03de protection de l'enfance tout à l'heure.
16:05Il est 8h33,
16:06on se retrouve dans un instant
16:06avec nos éditorialistes
16:08et on va à nouveau faire un point
16:09sur les incendies
16:10dans le sud de la France.
16:11A tout de suite.
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