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  • il y a 4 mois
Samedi 27 juin 2026, retrouvez Geoffroy Cailloux (Chef du Service de l'Économie de Proximité, DGE) et Neila Choukri (CEO, Kolecto) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.

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Transcription
00:01Générique
00:07...
00:07Et on démarre cette édition spéciale sur les sujets d'intelligence artificielle
00:11au sein des TPE, des PME, avec deux invités de choix.
00:15Nella est avec nous, Nella Choukri, bonjour.
00:17Bonjour à vous.
00:18Vous êtes la directrice générale fondatrice de Collecto,
00:20qui est une fintech affiliée au groupe Crédit Agricole
00:24et qui est vraiment dédiée aux TPE, PME.
00:26Et puis avec vous, Geoffroy Cailloux. Bonjour Geoffroy.
00:29Bonjour.
00:30Merci beaucoup d'être là également.
00:31Chef du service de l'économie de proximité à la DGE,
00:34la direction générale des entreprises,
00:36donc rattachée au ministère de l'économie.
00:39Ça m'intéressait d'avoir votre regard croisé
00:41sur cette transformation numérique des TPE, des PME,
00:45avec l'intelligence artificielle.
00:47Est-ce que vous avez l'impression que vraiment tout ça,
00:48c'est en train de s'accélérer ?
00:51Nella ?
00:51Oui, alors nous, on peut le constater,
00:53en tout cas dans les clients qu'on adresse aujourd'hui.
00:57Ce qui est assez intéressant, c'est que
00:59même ceux qui ne sont pas forcément digitalisés
01:02ont eu en tout cas l'usage,
01:04même en personnel, de l'IA.
01:07Et aujourd'hui, on peut dire que
01:09dans les processus des PME,
01:11c'est devenu aussi une habitude
01:12de pouvoir intégrer, en tout cas se poser la question.
01:15D'accord.
01:16Est-ce que je vais utiliser l'IA pour me simplifier telle et telle chose ?
01:20Est-ce que je vais recruter ce poste-là aussi ?
01:24Ou plutôt recruter un autre poste qui soit adossé à de l'IA ?
01:29On ne voit pas forcément un sens de ne pas recruter les gens,
01:33mais par contre, c'est des recrutés différemment avec l'intégration de l'IA.
01:38Où est-ce qu'on en est de cette digitalisation des TPE, des PME aujourd'hui, Geoffroy ?
01:44Alors, la diffusion de l'IA, elle s'accélère absolument.
01:47Les chiffres le prouvent,
01:48puisqu'on était en 2023 à un taux d'usage de 5% à peu près parmi les TPE, PME.
01:54C'est passé à 13% en 2024.
01:56C'est passé à 26% en 2025.
01:59Donc, on voit qu'il y a une accélération exponentielle,
02:02mais ça ne va pas encore assez vite.
02:04Notre objectif du côté du gouvernement,
02:06c'est qu'en 2030, 50% des TPE et 80% des PME
02:11aient recours de manière pérenne à l'IA.
02:13Et donc, on a mis en place un certain nombre de mesures
02:16pour veiller à accélérer cette dynamique et à la consolider.
02:20Et là, ce sont des chiffres,
02:21mais en termes de maturité sur le terrain,
02:24vous constatez qu'il y a déjà une maturité sur ce sujet ?
02:27On ne peut pas dire que la maturité, elle est généralisée.
02:30Il y a quand même plusieurs nuances.
02:33Après, je pense que la chance, en tout cas de cette technologie,
02:37c'est qu'il est question de maîtriser des règles métiers,
02:40de comprendre, c'est un peu le pilote.
02:42Finalement, qu'on attend pour pouvoir mettre en place des modèles,
02:47ce n'est pas forcément des techniciens, à proprement dit.
02:51Donc, on peut avoir une vision des règles.
02:53Donc, on a l'opportunité aujourd'hui de pouvoir embarquer plus de gens
02:56qui n'ont pas forcément uniquement l'accompagnement technique,
03:01ou en tout cas la formation technique.
03:02Par contre, la maturité, elle est très teintée.
03:05On le voit parce que même les grands groupes, d'ailleurs,
03:08qui se mettent à l'IA, qui sont les plus équipés aujourd'hui
03:11pour être en capacité, en tout cas, d'y adhérer,
03:14c'est une acculturation, c'est une transformation.
03:17Aujourd'hui, le groupe Crédit Agricole a investi 500 millions d'euros
03:21pour être en capacité de transformer le groupe sur la partie IA,
03:26mais ça demande bien une transformation.
03:27Et je pense que notre tissu économique en aura également besoin.
03:32Parce que dans le sujet de la digitalisation,
03:33il n'y a pas que l'intelligence artificielle.
03:35Qu'est-ce que vous mesurez au sein de la DGE
03:37pour savoir où en est une PME sur son stade de digitalisation ?
03:43Alors, effectivement, il y a plusieurs composantes.
03:46Ça peut être dans certains secteurs, comme le commerce,
03:49le recours à des plateformes digitales pour la vente de leurs produits,
03:54l'appropriation de tous ces nouveaux outils
03:56qui permettent d'aller toucher une clientèle différente
03:58et puis de varier son offre.
04:00Donc, effectivement, c'est assez divers.
04:02Et justement, c'est ça qui nécessite, on va dire, un travail sur mesure.
04:05Parce que si on veut atteindre ses cibles ambitieuses,
04:08il faut s'adapter au public, à la fois en termes de taille,
04:10mais aussi en termes de secteur.
04:11Parce que le besoin d'un artisan, ce n'est pas le besoin d'un commerçant,
04:15ce n'est pas le besoin d'une profession libérale en matière de digitalisation.
04:18Et donc, c'est là qu'on intervient.
04:19Et dans cette digitalisation, il y a l'e-facturation.
04:23Parce que là, l'échéance est très, très proche.
04:26Comment est-ce que vous les accompagnez sur ce sujet ?
04:30Oui, alors, l'e-facturation, c'est vrai qu'on le voit souvent,
04:33et c'est le cas, c'est une réforme fiscale.
04:35Mais je pense que ça va énormément aider.
04:38C'est d'ailleurs une réforme qui va contribuer
04:40à la digitalisation des processus d'entreprise.
04:44Donc, il faut le voir aussi comme quelque chose de positif
04:48dans l'acculturation qu'on va avoir.
04:50On a aujourd'hui 79% en tout cas dans nos sondages d'entreprises
04:56qui sont au courant de la réforme de la facturation électronique.
04:59En revanche, il n'y en a que 30...
05:00Combien de pourcents vous dites ?
05:0279%.
05:02Uniquement ?
05:03J'aurais dit beaucoup plus.
05:04Alors, qui sont au courant et qui disent en tout cas d'être prêts
05:07et au courant par rapport à la réforme.
05:10Quand on dit au courant, je ne sais pas, j'en ai entendu parler,
05:12mais c'est vraiment, je sais de quoi il s'agit
05:14et je sens qu'on est prêts.
05:15Tu connais l'échéance et on est préparés.
05:17Par contre, c'est un écart, c'est 39%
05:20qui savent vraiment de quoi ils parlent
05:21et réellement sont prêts.
05:22En tout cas, c'est ce qu'on a pu voir.
05:24Donc, il y a un écart.
05:25Ce qui fait qu'on va avoir quelques jours,
05:27quelques semaines, quelques mois sûrement de flottement
05:30comme nos voisins belges ont connu,
05:33comme nos voisins italiens ont connu.
05:35Mais aujourd'hui, en Italie, la facture électronique,
05:39c'est un standard.
05:41En Belgique aussi, après quelques mois,
05:43c'est devenu assez banalisé.
05:45Donc, on peut imaginer que l'appréhension est plus grande
05:49que le moment où on va y adhérer
05:51et qu'il va falloir qu'on soit,
05:53que ce soit les pouvoirs publics
05:54ou également les organismes privés,
05:57qu'on soit là pour accompagner les TPE-PME
05:59pour que ce passage ne soit pas douloureux.
06:01Si je reviens à l'intelligence artificielle,
06:03qui est quand même le grand sujet
06:05qui occupe principalement la tête des entrepreneurs en ce moment,
06:10quels sont les freins que vous voyez à son adoption ?
06:15Alors, les freins, notamment si on parle de...
06:18Son adoption, je ne sais pas,
06:19mais en tout cas, le fait qu'elle soit correctement intégrée
06:21dans les processus.
06:23Si on parle de TPE-PME,
06:24et ça, on en parle depuis ce matin avec les entrepreneurs,
06:28le chef d'entreprise, c'est un peu le chef d'orchestre,
06:30c'est un peu l'homme orchestre, surtout.
06:32C'est lui qui fait tout.
06:33Donc, le premier frein, c'est le temps.
06:35Le temps de se dire, je vais m'y mettre,
06:37je vais m'intéresser.
06:38Non, plus de la moitié des cas des entreprises sondées,
06:40c'est ça le premier frein.
06:41Après, le deuxième frein qui apparaît dans 38% des cas,
06:45c'est d'identifier un prestataire adéquat.
06:48Et donc, l'une de nos tâches,
06:51c'est d'arriver à mettre en rapport
06:53les entreprises et les offreurs de solutions,
06:56français de préférence,
06:57parce qu'il y a évidemment une dimension de sécurité des données,
07:00pour leur donner accès, leur donner envie de passer à l'action,
07:03parce qu'il n'y a que par les cas d'usage,
07:05et il n'y a que par l'exemple des pairs
07:07qu'on va vraiment embarquer les PME à bord de cette grande révolution.
07:12Oui, il faut donner des preuves, finalement.
07:14Peut-être justement partager des cas concrets,
07:17aujourd'hui, d'adoption réussie, on va dire,
07:20de l'IA dans des organisations de taille moyenne.
07:24La plupart, en tout cas, des exemples qu'on a pu constater,
07:27c'est sur le service client.
07:29Notamment, quand vous venez,
07:31vous consultez une plateforme,
07:32et qu'il y a un bug, et qu'il y a une problématique,
07:34aujourd'hui, on a des IA qui sont branchés
07:37sur cet enregistrement, finalement, de comportement,
07:40et qui vont aller donner l'information,
07:44mais aussi résoudre, finalement, le bug
07:46avant que vous ne veniez vous plaindre au service support.
07:49Donc, ça anticipe la correction de ces bugs-là,
07:53et donc, évidemment, ça augmente la satisfaction client,
07:57et ça permet de diminuer le taux de contact,
07:59et donc réduire aussi les efforts sur la partie support.
08:02Mais de manière assez globale,
08:04je pense qu'on parlait des freins avant,
08:07il faut quand même avoir en tête
08:08que les gros, gros freins dans le concret,
08:11c'est qu'il nous faut de la documentation.
08:13Et en fait, beaucoup de structures
08:15fonctionnent beaucoup à l'oral,
08:17et ne documentent pas forcément le tout.
08:20Donc, quand on veut, en fait,
08:21mettre en place des solutions d'IA,
08:23et d'être en capacité de pouvoir
08:26simplifier des processus,
08:28il faut des données entrantes,
08:29entrantes, une documentation bien faite
08:31dans laquelle on va aller créer des modèles,
08:34des règles, pour aller puiser sur cette documentation.
08:37Donc, un des plus gros freins
08:38est quand même l'absence, aussi,
08:40dans la culture des TPE-PME,
08:43de documenter tous les processus
08:46qu'il y a en place.
08:47Et le temps, évidemment,
08:48pour les documenter, qui va de soi.
08:50C'est ça.
08:51Consacrer du temps,
08:52peut-être même recruter,
08:53spécifiquement pour ça,
08:54pour qualifier ces données.
08:56De quelle manière, justement,
08:58l'État peut accompagner les TPE,
09:01les PME,
09:01dans tout ce process
09:03qui est quand même indispensable,
09:05mais qui peut être long
09:06pour une petite organisation
09:08qui n'a pas forcément les moyens,
09:09ni le temps ?
09:09Absolument.
09:10Alors, on a mis en place plusieurs actions.
09:12D'abord, on parlait des cas d'usage.
09:14La première chose,
09:15c'est d'arriver à recenser ces cas d'usage
09:17pour expliquer aux PME et aux TPE
09:20quels sont concernés,
09:21quelle que soit la taille
09:22et quels que soient les secteurs.
09:24Donc, il y a eu plusieurs initiatives
09:25à cet égard.
09:26La dernière en date,
09:27c'est de recenser à travers une plateforme
09:30de BPI un certain nombre
09:31de cas d'usage de l'IA.
09:33Et on a également, nous, DGE,
09:34publié déjà quelques guides sectoriels.
09:37Le premier dans le commerce,
09:38un autre dans la logistique,
09:39un à venir sur l'artisanat
09:41pour expliquer à ces populations
09:43quels sont les cas d'usage
09:44au-delà des réseaux sociaux
09:45et de la communication
09:46qui sont assez connus
09:48et quels sont les vrais cas d'usage
09:49qui vont leur faire gagner du temps
09:50et de l'argent à la fin du mois.
09:52Donc, ça, c'est une première action.
09:53Ensuite, on s'appuie beaucoup
09:54sur le réseau des ambassadeurs de l'IA,
09:56le tout dans le plan
09:57qu'on appelle « Oser l'IA ».
09:58Donc, les ambassadeurs de l'IA,
09:59c'est là encore
10:00dans ces différents secteurs,
10:01plus de 600 personnes aujourd'hui,
10:03hommes et femmes,
10:04qui vont aller un petit peu
10:05expliquer, porter la bonne parole
10:07sur l'IA.
10:08Et puis, une dernière action
10:09que je souhaiterais mettre en lumière,
10:11on s'appuie beaucoup
10:12sur le réseau des chambres
10:13de commerce et d'industrie,
10:14les CCI,
10:15qui sont un peu le bras armé
10:16des politiques publiques
10:18dans les territoires.
10:19Et ils ont, en 2026,
10:21une opération nationale
10:22sur la sensibilisation
10:24et l'accompagnement à l'IA,
10:26objectif de toucher 30 000 PME.
10:29Et voilà, on est au milieu d'année.
10:30Ils ont déjà fait la moitié
10:31de cet objectif,
10:32et même un peu plus,
10:33et vont continuer jusqu'en décembre.
10:35Est-ce qu'on peut parler,
10:36parce que parmi les freins,
10:39on comprend qu'il y a
10:40de l'investissement en temps,
10:41mais aussi en argent,
10:42à engager.
10:43Est-ce qu'on peut parler
10:44de gains de productivité
10:45à court terme,
10:46à moyen terme ?
10:48Alors, c'est là où le bas blesse,
10:50d'une certaine manière.
10:51C'est-à-dire qu'on sait
10:51qu'on gagne du temps.
10:52Donc oui, on peut parler
10:53de productivité.
10:54Après, si vraiment
10:55à l'échelle de l'entreprise,
10:57aujourd'hui,
10:58ce qui est compliqué,
10:59c'est d'arriver,
11:00puisqu'en fait,
11:01quand vous utilisez l'IA,
11:02finalement, vous passez
11:03sur un système
11:03de consommation de tokens.
11:06Et ce qui est complexe
11:07à analyser,
11:08c'est à quel point,
11:09à partir de combien de tokens
11:10je vais utiliser,
11:12où ça ne devient plus
11:14économiquement viable.
11:15Donc cette projection,
11:16aujourd'hui,
11:17on a encore très peu
11:18de retours vraiment
11:18à grande échelle,
11:20de retours d'expérience
11:23sur, en tout cas,
11:24ces ratios-là,
11:25à plus grande échelle.
11:26Après, ce qu'on sait,
11:26c'est que je pense
11:27que c'est la meilleure manière
11:28de recenser les cas d'usage.
11:30Sur des cas d'usage
11:31vraiment spécifiques,
11:32on a forcément
11:33la productivité.
11:34Maintenant,
11:34à l'échelle de l'entreprise,
11:36c'est là où c'est
11:37un petit peu plus complexe
11:38à mesurer.
11:38Oui, et c'est ça
11:39qui est attendu pour autant.
11:41Il y a aussi,
11:43on l'évoque régulièrement,
11:44mais là,
11:44on ne l'a pas encore partagé,
11:45mais il y a le sujet
11:46de la confiance,
11:47de la sécurité aussi
11:49autour de l'intelligence artificielle.
11:51Comment je me lance
11:53dans cette nouvelle aventure
11:54technologique
11:54en toute confiance ?
11:57Alors,
11:57c'est une question profonde.
12:00Selon les secteurs,
12:02évidemment,
12:02la sensibilité des données
12:03n'est pas la même.
12:04Je pense notamment
12:05à la profession d'avocat
12:07qui compte parmi déjà
12:09les plus grandes utilisatrices
12:11de l'IA.
12:12On parlait un petit peu
12:12des moyennes tout à l'heure,
12:14mais les professions juridiques
12:15sont au-dessus de la moyenne
12:16en termes de recours
12:17à l'IA.
12:18Et ça pose des questions
12:19très particulières
12:20de sensibilité
12:21de ces données.
12:22Et je pense qu'il y a
12:23un premier niveau
12:25de sensibilisation
12:26auquel on travaille
12:27très bien avec les ordres,
12:28le Conseil national des barreaux
12:29et puis les différents barreaux
12:30de province,
12:31qui est d'expliquer
12:32qu'on ne peut pas mettre
12:32n'importe quoi
12:33dans n'importe quel modèle
12:34d'IA.
12:35Si vous voyez
12:36auquel je fais référence,
12:37ceux que beaucoup de gens
12:38ont dans la poche,
12:39qui sont gratuits,
12:40ne pas mettre des données clients
12:41par exemple,
12:42ça paraît évident,
12:43mais ce n'est pas évident
12:44pour tous.
12:45Et après,
12:46à un niveau supérieur,
12:47il peut y avoir un tri
12:48sur les prestataires,
12:49les offreurs de solutions.
12:51Et c'est là qu'on disait
12:51tout à l'heure,
12:52orientés vers des prestataires
12:53peut-être français,
12:54des prestataires qu'on connaît,
12:56sur lesquels on a
12:56une plus grande maîtrise
12:57sur l'ensemble
12:58de la chaîne de sécurité
13:00de la donnée,
13:01avec jusqu'à des niveaux
13:03de grande sécurité
13:04pour les données
13:04les plus confidentielles.
13:06Ça, c'est quelque chose
13:07sur lequel on travaille
13:08avec les fédérations.
13:10Merci beaucoup.
13:11Nella Choukri,
13:12vous restez avec moi ?
13:13On va continuer,
13:13on va accueillir
13:14d'autres invités.
13:16Merci Geoffroy Cailloux
13:17pour votre partage.
13:18Je rappelle que vous êtes
13:19le chef du service
13:20de l'économie de proximité
13:21à la Direction générale
13:22des entreprises.
13:23de la Direction générale
13:23Merci.

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