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  • il y a 5 heures
Ce vendredi 26 juin, Nicolas Voinchet, responsable de l'allocation et des thématiques actions chez BNP Paribas CIB, et Olivier Levy, président de Levy Capital Partners, se sont penchés sur le prix de lancement des satellites dans l'espace, évalué entre 500 et 3 600 dollars par kilogramme, ainsi que sur le coût moyen de la dette italienne, à 2,9 %, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:0017h31 dans quelques minutes la clôture on va la vivre ensemble avec Antoine mais
00:03d'abord Olivier, Nicolas on entre dans la data roue.
00:15Les data valent de l'or, les marchés ouvrent ici leur plus grande boîte à bijoux, leur boîte à data.
00:20Nicolas et Olivier êtes-vous prêts à nous livrer vos bijoux, vos data en tout cas ?
00:23Oui. On va démarrer avec vous Nicolas.
00:28Nicolas, parce que c'est un très gros chiffre. Votre chiffre ce soir et votre data, 500 à 3600 dollars
00:35par kilogramme.
00:362500 à 3600 dollars, c'est un gros chiffre c'est pas un milliard non plus mais ok.
00:42C'est quoi ?
00:43Alors ce chiffre c'est les coûts de lancement tels que déterminés par les spécialistes, par beaucoup d'études dans
00:49le milieu du spatial y compris Google,
00:51les coûts de lancement d'un éventuel data center dans l'espace.
00:55Donc ça coûte environ 2500 en moyenne on va dire par kilo de lancer un data center dans l'espace
01:01dans les conditions qu'on peut imaginer aujourd'hui.
01:04Si on veut que ce soit rentable de lancer des data centers dans l'espace dont je rappelle quand même
01:08que c'est le coeur du projet SpaceX, il faudrait baisser ce prix à 200 dollars par kilo.
01:16Et donc au niveau actuel, tout le projet SpaceX pour moi est construit sur des anticipations, je ne dis pas
01:22qu'il n'y arrivera pas, mais des anticipations qui sont un peu spéculatives.
01:24Et je voulais le montrer par ce biais là, c'est-à-dire que globalement si on veut, parce qu
01:27'aujourd'hui avec ce coût là, construire un data center dans l'espace, dans le travail qu'on a fait
01:32chez BNP, ça coûte environ 100 milliards par gigawatt heure.
01:34Quand un data center construit sur terre aujourd'hui va entre 35 et 50 milliards. Donc on est quand même
01:39très au-dessus. Donc il va y avoir beaucoup de travail à faire, et souhaitons lui de réussir, pour baisser
01:44peu à peu le prix des data centers.
01:45Il faut le diviser par 10.
01:47Oui, pour la partie, le coût de lancement. Et donc ça, c'est un enjeu que je trouve intéressant, que
01:51je voulais présenter, parce que finalement, ce n'est pas une certitude.
01:53A vous Olivier, votre data ce soir, 2,9%.
01:57Oui, 2,9%. Alors on était dans l'espace, on vient en Italie, c'est effectivement le coût moyen de
02:01la dette italienne, 2,9%, à comparer avec le 2% français.
02:08Je crois qu'il faut toujours... On accable souvent la France, on est trop négatif. La dette sur PIB, en
02:15France, c'est 115%. En Italie, c'est 130%.
02:18C'est vrai que les Italiens maîtrisent mieux leurs dettes, puisque c'est les Italiens, dans leur grande majorité, qui
02:24sont chez eux, et souverains, en étant là aussi porteurs d'obligations italiennes.
02:30Mais je crois que l'Italie de Mélanie, qui a des élections l'année prochaine, va de nouveau être sous
02:35le feu des projecteurs, parce que cette maturité-là, c'est 8 ans en moyenne, contre 7 en France.
02:40Donc il va falloir qu'elle nous explique comment une grande économie, comme celle qu'est l'Italie, aujourd'hui,
02:48pourra s'en sortir, effectivement, aux yeux de cette grande famille qu'est l'Europe.
02:53Oui, des élections l'an prochain en Italie, donc, importantes. En France, on ne va pas faire un débat.
02:57Et puis l'instabilité politique dans le pays qui était, jusqu'ici, le plus stable du monde, jusqu'au Brexit,
03:03le Royaume-Uni, qui va connaître un 7ème Premier ministre en moins de 10 ans.
03:06C'est un record en 200 ans, le Royaume-Uni, 7 Premier ministre en 10 ans, parce que Kirstermer a
03:10annoncé cette semaine sa démission.
03:12C'est un des autres faits marquants de la semaine, ça, Olivier.
03:13Tout à fait. Là où on a besoin de stabilité, de visibilité, bon, j'espère qu'on aura une belle
03:19nouvelle gouvernance bientôt.
03:21Voilà. Et c'est aussi cette semaine, ironie, quand Kirstermer a annoncé sa démission, cette semaine, que les Britanniques fêtaient,
03:27je ne sais pas si c'était vraiment une fête, leur vote pour le Brexit. C'était il y a
03:3010 ans, jour pour jour, Nicolas.
03:32Moi, je fais le pari que dans les prochaines élections qu'on aura en Angleterre, on aura un candidat qui
03:36proposera le Brexin. On verra.
03:39C'est le grand paradoxe, parce que les Britanniques rejettent le Brexit. Il est désormais impopulaire dans les sondages.
03:45Et pourtant, les candidats qui avaient porté le Brexit sont, eux, les plus populaires.
03:48C'est compliqué à piloter, ça, quand même.
03:50Merci beaucoup, Alain et à l'autre, de nous avoir accompagnés.
03:53Nicolas Wanchet pour BNP Paribas CIB, Olivier Lévy pour Lévy Capital Partners.
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