00:0017h31 dans quelques minutes la clôture on va la vivre ensemble avec Antoine mais
00:03d'abord Olivier, Nicolas on entre dans la data roue.
00:15Les data valent de l'or, les marchés ouvrent ici leur plus grande boîte à bijoux, leur boîte à data.
00:20Nicolas et Olivier êtes-vous prêts à nous livrer vos bijoux, vos data en tout cas ?
00:23Oui. On va démarrer avec vous Nicolas.
00:28Nicolas, parce que c'est un très gros chiffre. Votre chiffre ce soir et votre data, 500 à 3600 dollars
00:35par kilogramme.
00:362500 à 3600 dollars, c'est un gros chiffre c'est pas un milliard non plus mais ok.
00:42C'est quoi ?
00:43Alors ce chiffre c'est les coûts de lancement tels que déterminés par les spécialistes, par beaucoup d'études dans
00:49le milieu du spatial y compris Google,
00:51les coûts de lancement d'un éventuel data center dans l'espace.
00:55Donc ça coûte environ 2500 en moyenne on va dire par kilo de lancer un data center dans l'espace
01:01dans les conditions qu'on peut imaginer aujourd'hui.
01:04Si on veut que ce soit rentable de lancer des data centers dans l'espace dont je rappelle quand même
01:08que c'est le coeur du projet SpaceX, il faudrait baisser ce prix à 200 dollars par kilo.
01:16Et donc au niveau actuel, tout le projet SpaceX pour moi est construit sur des anticipations, je ne dis pas
01:22qu'il n'y arrivera pas, mais des anticipations qui sont un peu spéculatives.
01:24Et je voulais le montrer par ce biais là, c'est-à-dire que globalement si on veut, parce qu
01:27'aujourd'hui avec ce coût là, construire un data center dans l'espace, dans le travail qu'on a fait
01:32chez BNP, ça coûte environ 100 milliards par gigawatt heure.
01:34Quand un data center construit sur terre aujourd'hui va entre 35 et 50 milliards. Donc on est quand même
01:39très au-dessus. Donc il va y avoir beaucoup de travail à faire, et souhaitons lui de réussir, pour baisser
01:44peu à peu le prix des data centers.
01:45Il faut le diviser par 10.
01:47Oui, pour la partie, le coût de lancement. Et donc ça, c'est un enjeu que je trouve intéressant, que
01:51je voulais présenter, parce que finalement, ce n'est pas une certitude.
01:53A vous Olivier, votre data ce soir, 2,9%.
01:57Oui, 2,9%. Alors on était dans l'espace, on vient en Italie, c'est effectivement le coût moyen de
02:01la dette italienne, 2,9%, à comparer avec le 2% français.
02:08Je crois qu'il faut toujours... On accable souvent la France, on est trop négatif. La dette sur PIB, en
02:15France, c'est 115%. En Italie, c'est 130%.
02:18C'est vrai que les Italiens maîtrisent mieux leurs dettes, puisque c'est les Italiens, dans leur grande majorité, qui
02:24sont chez eux, et souverains, en étant là aussi porteurs d'obligations italiennes.
02:30Mais je crois que l'Italie de Mélanie, qui a des élections l'année prochaine, va de nouveau être sous
02:35le feu des projecteurs, parce que cette maturité-là, c'est 8 ans en moyenne, contre 7 en France.
02:40Donc il va falloir qu'elle nous explique comment une grande économie, comme celle qu'est l'Italie, aujourd'hui,
02:48pourra s'en sortir, effectivement, aux yeux de cette grande famille qu'est l'Europe.
02:53Oui, des élections l'an prochain en Italie, donc, importantes. En France, on ne va pas faire un débat.
02:57Et puis l'instabilité politique dans le pays qui était, jusqu'ici, le plus stable du monde, jusqu'au Brexit,
03:03le Royaume-Uni, qui va connaître un 7ème Premier ministre en moins de 10 ans.
03:06C'est un record en 200 ans, le Royaume-Uni, 7 Premier ministre en 10 ans, parce que Kirstermer a
03:10annoncé cette semaine sa démission.
03:12C'est un des autres faits marquants de la semaine, ça, Olivier.
03:13Tout à fait. Là où on a besoin de stabilité, de visibilité, bon, j'espère qu'on aura une belle
03:19nouvelle gouvernance bientôt.
03:21Voilà. Et c'est aussi cette semaine, ironie, quand Kirstermer a annoncé sa démission, cette semaine, que les Britanniques fêtaient,
03:27je ne sais pas si c'était vraiment une fête, leur vote pour le Brexit. C'était il y a
03:3010 ans, jour pour jour, Nicolas.
03:32Moi, je fais le pari que dans les prochaines élections qu'on aura en Angleterre, on aura un candidat qui
03:36proposera le Brexin. On verra.
03:39C'est le grand paradoxe, parce que les Britanniques rejettent le Brexit. Il est désormais impopulaire dans les sondages.
03:45Et pourtant, les candidats qui avaient porté le Brexit sont, eux, les plus populaires.
03:48C'est compliqué à piloter, ça, quand même.
03:50Merci beaucoup, Alain et à l'autre, de nous avoir accompagnés.
03:53Nicolas Wanchet pour BNP Paribas CIB, Olivier Lévy pour Lévy Capital Partners.
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