- il y a 1 jour
À LA UNE / Lyhanna : la justice sur le banc des accusés
Face aux failles révélées par la mort de Lyhanna, le patron des Républicains, Bruno Retailleau, souhaite créer « une cour disciplinaire » composée de citoyens pour sanctionner les magistrats. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, propose de son côté « des sanctions » au Conseil de la magistrature « si des erreurs individuelles sont mises au jour ». Dans cette affaire, pourtant visé par une plainte pour viol en 2025, le suspect n'avait jamais fait l'objet d'une convocation. En moyenne, selon la Chancellerie, 15 à 20 sanctions sont prononcées chaque année contre des magistrats. Or, pour Bruno Retailleau, « les mécanismes de sanction des magistrats ne fonctionnent pas ». Les acteurs de la justice dénoncent des injonctions contradictoires et des sous-effectifs : « dans les brigades de protection de la famille, parfois il y a un collègue tout seul. Il faudrait le double voire le triple d'effectifs », d'après Reda Belhaj, porte-parole du syndicat de Police Unité. Le manque de sanctions contre les magistrats explique-t-il les « dysfonctionnements » dans l'affaire Lyhanna ?
Invités :
- Olivia Dufour, journaliste, essayiste, responsable du site « Actu juridique », autrice de « Justice, une faillite française ? » (Lextenso éditions),
- Jérôme Pauzat, magistrat, président de l'association « Amour de la justice »,
- Emmanuelle Piet, présidente du Collectif féministe contre le viol.
Chroniques :
« Les off de Lou » : duel Attal/Philippe, la machine à perdre ? par Lou Fritel,
« Quelle histoire ! » : les juges, cible préférée des politiques ? par Olivier Ravanello.
LA QUESTION QUI FÂCHE / Retraites : vers un départ à 67,5 ans en 2070 ?
Selon son rapport annuel, le Conseil d'orientation des retraites (COR) va revoir à la hausse sa prévision de déficit du système des retraites en 2070. Alors qu'en 2025, le COR proposait de repousser l'âge de départ à 66,5 ans, l'instance préconise aujourd'hui 67,6 ans, afin de limiter la dégradation des comptes publics. Ce basculement tient en grande partie à une fécondité revue durablement à la baisse et à un vieillissement accéléré de la population, qui augmentent mécaniquement le ratio retraités/actifs. Or, la question constitue un enjeu majeur de la prochaine présidentielle. Si la France Insoumise promet un départ à 60 ans, les positions du Rassemblement National divergent : Marine Le Pen défend une suppression de la réforme des retraites tandis que Jordan Bardella, affirme « examiner » la question d'un relèvement de l'âge légal. Les Français partiront-ils un jour à la retraite à plus de 67 ans ?
Invités :
- Philippe Lottiaux, député « Rassemblement National » du Var,
- Anaïs Belouassa-Cherifi, députée « La France Insoumise » du Rhône,
- Philippe Juvin, député « Droite républicaine » des Hauts-de-Seine.
« Bourbon express » par Marco Paumier.
Face aux failles révélées par la mort de Lyhanna, le patron des Républicains, Bruno Retailleau, souhaite créer « une cour disciplinaire » composée de citoyens pour sanctionner les magistrats. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, propose de son côté « des sanctions » au Conseil de la magistrature « si des erreurs individuelles sont mises au jour ». Dans cette affaire, pourtant visé par une plainte pour viol en 2025, le suspect n'avait jamais fait l'objet d'une convocation. En moyenne, selon la Chancellerie, 15 à 20 sanctions sont prononcées chaque année contre des magistrats. Or, pour Bruno Retailleau, « les mécanismes de sanction des magistrats ne fonctionnent pas ». Les acteurs de la justice dénoncent des injonctions contradictoires et des sous-effectifs : « dans les brigades de protection de la famille, parfois il y a un collègue tout seul. Il faudrait le double voire le triple d'effectifs », d'après Reda Belhaj, porte-parole du syndicat de Police Unité. Le manque de sanctions contre les magistrats explique-t-il les « dysfonctionnements » dans l'affaire Lyhanna ?
Invités :
- Olivia Dufour, journaliste, essayiste, responsable du site « Actu juridique », autrice de « Justice, une faillite française ? » (Lextenso éditions),
- Jérôme Pauzat, magistrat, président de l'association « Amour de la justice »,
- Emmanuelle Piet, présidente du Collectif féministe contre le viol.
Chroniques :
« Les off de Lou » : duel Attal/Philippe, la machine à perdre ? par Lou Fritel,
« Quelle histoire ! » : les juges, cible préférée des politiques ? par Olivier Ravanello.
LA QUESTION QUI FÂCHE / Retraites : vers un départ à 67,5 ans en 2070 ?
Selon son rapport annuel, le Conseil d'orientation des retraites (COR) va revoir à la hausse sa prévision de déficit du système des retraites en 2070. Alors qu'en 2025, le COR proposait de repousser l'âge de départ à 66,5 ans, l'instance préconise aujourd'hui 67,6 ans, afin de limiter la dégradation des comptes publics. Ce basculement tient en grande partie à une fécondité revue durablement à la baisse et à un vieillissement accéléré de la population, qui augmentent mécaniquement le ratio retraités/actifs. Or, la question constitue un enjeu majeur de la prochaine présidentielle. Si la France Insoumise promet un départ à 60 ans, les positions du Rassemblement National divergent : Marine Le Pen défend une suppression de la réforme des retraites tandis que Jordan Bardella, affirme « examiner » la question d'un relèvement de l'âge légal. Les Français partiront-ils un jour à la retraite à plus de 67 ans ?
Invités :
- Philippe Lottiaux, député « Rassemblement National » du Var,
- Anaïs Belouassa-Cherifi, députée « La France Insoumise » du Rhône,
- Philippe Juvin, député « Droite républicaine » des Hauts-de-Seine.
« Bourbon express » par Marco Paumier.
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00:00:06Générique
00:00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:00:27Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée Nationale.
00:00:33Avec pour m'accompagner ce soir Lou Frittel, journaliste à Paris Match.
00:00:37Bonsoir Lou.
00:00:38Bonsoir.
00:00:38Et Olivier Ravanello, évidemment.
00:00:40Bonsoir Olivier.
00:00:41Bonsoir.
00:00:41C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir l'immense émotion suscitée par le meurtre de
00:00:46Liana
00:00:47qui continue d'alimenter une crise politique majeure pour l'exécutif.
00:00:51La confiance en nos institutions, la question de la confiance en nos institutions est posée.
00:00:57A 10 matin le président de la République et tous les regards se tournent vers la justice.
00:01:02Quelque chose semble s'être cassé entre les Français et cette institution à laquelle on accole depuis si longtemps
00:01:09les mots lenteur, faillite, dysfonctionnement, la justice au banc des accusés.
00:01:15On en parle ce soir avec vous Jérôme Pauzade.
00:01:17Bonsoir.
00:01:18Bonsoir.
00:01:18Vous êtes magistrat, premier vice-président en charge de l'application des peines au tribunal judiciaire de Nancy
00:01:23et vous présidez également l'association Amour de la Justice.
00:01:27Merci d'être avec nous ce soir.
00:01:29Bonsoir Emmanuelle Piette.
00:01:30Bonsoir.
00:01:31Vous êtes la présidente du collectif féministe contre le viol.
00:01:34Vous êtes également médecin.
00:01:35Merci de votre présence.
00:01:36Et je salue également Olivia Dufour.
00:01:38Bonsoir Olivia.
00:01:38Vous êtes journaliste essayiste spécialisée dans le droit et la justice.
00:01:42Vous êtes responsable éditoriale du site actujuridique.fr.
00:01:46Merci d'être avec nous.
00:01:48Olivier Ravanello, quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir ?
00:01:51Une vieille histoire, celle de la rivalité, de la guerre entre politique et magistrat
00:01:57qui se fait souvent et de plus en plus sous fond des magistrats sur les gauches.
00:02:02Qu'y a-t-il dans les hoffs de loup, loup frit-elle ?
00:02:05Gabrielle Latale, le gros caillou dans la chaussure d'Edouard Philippe.
00:02:08Le problème, c'est que quand il faut courir le marathon, ça peut être fatal.
00:02:11Ça peut faire mal un caillou dans la chaussure dans un marathon.
00:02:14Dans la deuxième partie de chaque voix compte, place à la question qui fâche.
00:02:17On va parler de la retraite à 68 ans, cap ou pas cap ?
00:02:20Le COR, le Conseil d'orientation des retraites, va publier demain un rapport explosif
00:02:25qui demande un départ à près de 68 ans pour que le système reste équilibré.
00:02:29Ce sera évidemment l'un des grands sujets de clivage de la campagne présidentielle.
00:02:34Nous en débattrons tout à l'heure avec Philippe Juvin, député LR des Hauts-de-Seine
00:02:38et rapporteur général du budget, avec Anaïs Bélois-Sacherifi, député LFI du Rhône
00:02:42et avec Philippe Lottiot, député RN du Var.
00:02:46Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos remarques.
00:02:50Vous flashez le QR code qui est là.
00:02:52Et si tout va bien, Olivier Ravanello nous transmettra vos questions ou vos remarques en direct sur le plateau.
00:02:57On n'oublie pas Bourbon Express, évidemment, le journal de l'Assemblée nationale tout à l'heure avec Marco Pommier.
00:03:02Voilà pour le menu de ce soir. Installez-vous confortablement. Chaque voix compte, c'est parti.
00:03:14Une semaine après la découverte du corps de Liana, la colère ne retombe donc pas avec une question lancinante.
00:03:21À qui la faute ? Négligence d'individuels ? Défaillance systémique ?
00:03:26Ou manque de moyens de la justice ? Il faut réagir sans démagogie, a dit ce matin Emmanuel Macron, tout
00:03:32en affirmant qu'il y avait des dysfonctionnements manifestes.
00:03:35Martin Bornet.
00:03:42Des rassemblements partout en France devant les tribunaux pour protester contre les failles de la justice après la mort de
00:03:50Liana.
00:03:50Plus de 60 000 personnes mobilisées dans des centaines de villes, comme ici à Hoche, à Agen ou encore à
00:03:58Paris devant le ministère de la Justice.
00:04:01Protégez nos enfants ! Protégez nos enfants !
00:04:04Une colère citoyenne et une avalanche de réactions politiques critiquent elles aussi.
00:04:09À commencer par le président de la République, Emmanuel Macron, ce matin en Conseil des ministres.
00:04:15Il est évident qu'il y a eu des dysfonctionnements manifestes.
00:04:19C'est la confiance en nos institutions qui est également posée.
00:04:23Ce sont les mots du président de la République.
00:04:25Des dysfonctionnements de l'institution judiciaire, pointés également par le ministre de la Justice, Gérald Darman.
00:04:33Ce qui nous manque dans cette histoire, ce n'est pas une nouvelle loi, ce n'est pas des nouveaux
00:04:36moyens, ce n'est pas des problèmes numériques.
00:04:39C'est simplement, me semble-t-il, la priorisation des plaintes pour viol.
00:04:42Face à la pression politique, les magistrats du tribunal d'Hoche, au cœur de l'affaire Liana, dénoncent dans une
00:04:49motion.
00:04:49Un discours politique décomplexé émanant de personnalités politiques placées au plus haut niveau de responsabilité, conduisant à la vindicte populaire.
00:04:57Ils affirment avoir reçu 10 000 plaintes en 2025 pour seulement 3 magistrats du parquet.
00:05:04L'avocat des parents de Liana demande plus de moyens pour éviter un nouveau drame.
00:05:09Je vois nos voisins européens avoir 4 fois plus de procureurs, de magistrats et de greffiers, ce qui réduit par
00:05:154 le délai de traitement.
00:05:17La France consacre la plus petite partie de son budget à la justice. Que vous faut-il de plus ?
00:05:24Des avocats qui se retournent aussi contre leur propre institution.
00:05:28La mère de Rosa, 11 ans, qui avait porté plainte pour le viol de sa fille en août 2025, contre
00:05:34le suspect du meurtre de Liana,
00:05:36va poursuivre l'État en responsabilité devant le tribunal judiciaire pour faute lourde.
00:05:42Ce drame, c'est un drame collectif, le garde des Sceaux l'a dit, mais ce qui est assez dérangeant
00:05:48dans le cadre du discours qui a été fait,
00:05:50c'est cette hypocrisie qui consisterait à prétendre qu'il découvrait aujourd'hui tous ces dysfonctionnements.
00:05:55Il est capitaine d'un navire qui prend l'eau depuis des années, qui est en train de couler.
00:05:58Une inspection sur les défaillances dans l'affaire Liana doit rendre ses conclusions en fin de semaine prochaine.
00:06:04Le rapport sera rendu public, a annoncé le ministre de la Justice.
00:06:10Jérôme Poza, le président de la République a reconnu ce matin que la question de la confiance dans nos institutions
00:06:16était posée.
00:06:17Les mots sont forts, comment les entendez-vous ?
00:06:22Normalement, et à la hauteur de la gravité de ce drame.
00:06:28Confiance dans toutes les institutions, pas forcément que dans l'institution judiciaire.
00:06:32Confiance dans l'institution politique, si j'ose dire, dans les responsabilités.
00:06:37Après, je suis frappé par les mots du président, c'est-à-dire qu'en entendant la même phrase,
00:06:41il y a des dysfonctionnements, enfin, évidemment...
00:06:44Il y a évidemment des dysfonctionnements manifestes.
00:06:48Voilà, moi j'attends effectivement les conclusions des inspections.
00:06:53Qui seront rendues publiques le 19 juin.
00:06:55Qui seront rendues publiques, mais ça nous permettra d'évaluer, voilà, quels sont les différents degrés de responsabilité.
00:07:03Et il y aura peut-être, possiblement ou probablement, vous voyez, je suis un peu plus précautionneux dans la sémantique
00:07:08des dysfonctionnements individuels,
00:07:11mais il y a un dysfonctionnement que les Français sont unanimes à reconnaître,
00:07:15c'est le dysfonctionnement systémique et le manque de moyens que nos politiques ont voulu mettre sous le tapis
00:07:20et que les Français crient dans les manifestations.
00:07:24Et dans les manifestations, on n'a pas unanimement des voix contre les juges,
00:07:27mais on a beaucoup de voix contre Gérald Damanin et le ministère de la Justice,
00:07:32ce qui n'est pas pareil que les magistrats sur le terrain.
00:07:35Olivia Dufour, Emmanuel Macron avait eu pour première réaction le week-end dernier de dire, suite à l'affaire Liana,
00:07:40qu'on ne me parle pas de moyens.
00:07:42Cinq jours plus tard, il évoque donc la question de la confiance dans nos institutions.
00:07:47Qu'est-ce qui s'est passé dans l'entre-deux ?
00:07:49Et est-ce que c'est cette question que pose le meurtre de Liana ?
00:07:53Alors, le garde des Sceaux a reçu lundi tous les procureurs généraux de France, qui sont 36,
00:07:58et a fait un point avec eux, et ensuite il a fait un point avec la presse.
00:08:03Et il a dit à la presse, j'ai attendu six jours avant de réagir sur cette affaire,
00:08:09parce que j'ai attendu qu'on me remonte les informations.
00:08:12Il y a deux ou trois procureurs généraux qui sont concernés.
00:08:15Et donc, il n'a pas tout de suite dit, souvent on dit, c'est une loi, a fait divers
00:08:20une loi.
00:08:21Il n'a pas fait ça.
00:08:22Il ne s'est pas non plus indigné tout de suite.
00:08:24Il a attendu que les informations remontent.
00:08:26Et les informations qui sont remontées lui donnent à penser qu'il y a eu des fautes individuelles commises.
00:08:34Mais quelles peuvent être ces informations ?
00:08:36Parce que c'est des informations qui lui sont remontées du tribunal de Toulouse et du tribunal d'Algin.
00:08:41On lui a remonté vraisemblablement.
00:08:43Il a demandé comment s'était déroulée la procédure, pourquoi est-ce qu'on n'avait pas entendu ce monsieur.
00:08:49Et visiblement, les procureurs lui ont remonté des informations.
00:08:52Maintenant, il faut que l'inspection générale,
00:08:55elle a demandé six mois et il a dit non, ce sera quinze jours.
00:08:58Donc, il précipite terriblement les opérations pour apporter des réponses le plus vite possible.
00:09:04Et donc, il a dû dire au président ce qui lui était remonté.
00:09:08C'est-à-dire, ça n'est pas une question de moyens.
00:09:10Ce seraient des difficultés de traitement de dossier sans lien avec une surcharge de travail.
00:09:16Ce serait parce qu'encore une fois, c'est l'inspection générale qui sera en charge de le dire.
00:09:20Mais une fois qu'on a dit ça, on ne peut pas écarter non plus le fait qu'il y
00:09:24a un problème de moyens.
00:09:26Ce qui est important, c'est que je ne crois pas qu'on puisse dire, ça a été le problème
00:09:30un peu de...
00:09:30Moi, je comprends pourquoi l'institution judiciaire a tout de suite dit, on n'a pas les moyens.
00:09:34Parce qu'ils nous disent régulièrement, moi, ça fait 30 ans que je les entends,
00:09:38et ça fait 30 ans qu'ils nous disent, un jour, il y aura une catastrophe.
00:09:41Il y a trois mois, c'était surtout sur les sorties de criminels,
00:09:45parce qu'on dépassait les délais d'audiencement,
00:09:48et donc, les temps de détention provisoire, il fallait remettre les gens dehors.
00:09:52Donc, ça fait des années qu'ils disent, il va y avoir des catastrophes.
00:09:56Quand une catastrophe surgit, ils sont dans leur mécanique, à eux,
00:10:00qui consiste à dire, c'est les moyens.
00:10:02Et ce n'est pas faux que c'est les moyens,
00:10:05mais simplement, ce n'est pas audible compte tenu de la gravité du sujet.
00:10:08On sait tous qu'en communication de crise, la première chose à faire, c'est dire,
00:10:11oui, il y a eu, il y a eu un problème.
00:10:13D'ailleurs, Gérald Darmanin a présenté ses excuses.
00:10:15Voilà, et en plus, il a présenté ses excuses.
00:10:18Donc, on ne peut pas dire qu'il n'y a pas de problème de moyens,
00:10:21mais on ne peut pas dire non plus que ce manque de moyens dans ce dossier précis,
00:10:27c'est un peu ça la ligne du ministre.
00:10:28Je crois que c'est une ligne assez pragmatique,
00:10:30qui colle assez justement à la réalité.
00:10:36Il y a les deux problèmes.
00:10:38Oui, il y a les deux problèmes.
00:10:40Et les deux problèmes ne sont pas incompatibles.
00:10:43Exactement, l'un n'est pas exclusif de l'autre.
00:10:45Et c'est quand même la voie de l'institution judiciaire,
00:10:46parce que c'est vrai que nous, on réagit quand il y a un problème.
00:10:49Après, là, il y a une responsabilité collective de la magistrature
00:10:52de faire la politique de l'autruche,
00:10:54d'être toujours la tête sous terre,
00:10:56de jamais rien dire,
00:10:57parce qu'on n'est pas dans une administration qui est indépendante.
00:11:00Il faut bien, contrairement à ce qu'on laisse entendre,
00:11:03et bien entendu, au moment où il va y avoir un drame,
00:11:07là, effectivement, il y a un réflexe.
00:11:09Alors, c'est sûr que ça prend cette dimension corporatiste
00:11:11qui ne devrait pas être,
00:11:12mais dans l'entre-deux, entre ces événements gravissimes,
00:11:16on parle, on écrit.
00:11:18Madame Dufour, elle écrit, comme on le dit, depuis 30 ans,
00:11:19elle a écrit un livre.
00:11:212018, les faillites de la justice.
00:11:23Il y a tout dans ce livre.
00:11:24Il y a tout, et depuis qu'elle a écrit ce livre,
00:11:26depuis 2018, on est en 2026,
00:11:28donc 8 ans après, c'est encore plus
00:11:29que ce que ça a été.
00:11:31Nous sommes des no-life, les magistrats,
00:11:34qui vivons avec la peur.
00:11:35Madame Dufour l'a exactement dit.
00:11:36Moi, je suis juge d'application des peines,
00:11:38donc je suis chef d'un service
00:11:40dans lequel il y a trois grandes prisons
00:11:42et dans lequel on a des suivis socio-judiciaires,
00:11:44c'est-à-dire des gens qui ont été condamnés
00:11:46pour des lourdes infractions sexuelles,
00:11:48qui sont suivis par nous et des médecins,
00:11:50et on a peur tous les jours.
00:11:51Il y a quelque chose qui arrive.
00:11:53On va revenir dans un instant sur votre quotidien
00:11:55de magistrat et de vice-président du tribunal de Nancy,
00:11:58mais puisque chaque voix compte, je voulais aussi
00:12:01entendre votre voix, Emmanuel Piette.
00:12:03Le chef de l'État dit aussi ce matin
00:12:05qu'on ne répond pas à un drame par des cris.
00:12:07Et moi, j'ai immédiatement pensé
00:12:09aux manifestations de lundi soir devant les tribunaux.
00:12:12C'est à ces cris-là que le président fait référence,
00:12:14vous croyez ?
00:12:15Peut-être.
00:12:16Ça fait 40 ans, 50 ans,
00:12:18qu'on réclame des vrais moyens pour la justice
00:12:21et des vrais moyens pour entendre les enfants et les femmes.
00:12:26Et là, juste un petit calcul un peu bête,
00:12:29mais il y a 300 000 personnes qui sont victimes de viols
00:12:32tous les ans en France.
00:12:33160 000 enfants, 100 000 femmes,
00:12:36et je vous mets 40 000 pour les vieux,
00:12:38les enfants de moins de 4 ans,
00:12:39puisqu'on ne sait rien de ça,
00:12:41et les hommes qui ne parlent pas encore.
00:12:44Eh bien, c'est 1 000 à 1 200 condamnations tous les ans.
00:12:47C'est 0,03 % des violeurs qui sont condamnés.
00:12:51Donc, la marge de progrès est incommensurable.
00:12:54Les gens ne portent pas plainte
00:12:55parce qu'ils se disent que ça ne va servir à rien.
00:12:57Et il y a vraiment un epsilon énorme
00:13:01sur la façon dont on gère ces questions de violence
00:13:05aux femmes et aux enfants.
00:13:06Et simplement, les associations réclament depuis 25 ans
00:13:10une loi comme l'Espagne,
00:13:12une loi qui reprend l'ensemble de ces choses,
00:13:15et une modification de la culture.
00:13:18Penser a priori qu'un enfant,
00:13:20ce n'est pas fiable,
00:13:21c'est ça qu'on nous dit régulièrement.
00:13:24On a des mamans qui essayent de protéger leurs enfants
00:13:27qui sont en tôle.
00:13:28Donc, il faut modifier complètement la culture.
00:13:30Jérôme Poussin, c'est encore vrai,
00:13:32ce que dit...
00:13:33Totalement.
00:13:34On est dans un outreau renversé aujourd'hui.
00:13:36Il faut bien l'entendre.
00:13:38Parce que outreau, on a cru à l'époque,
00:13:40on a désacralisé totalement la voix de l'enfant.
00:13:43Et Éric Dupond-Mauetti a sa responsabilité là-dedans,
00:13:46quand il était avocat.
00:13:47D'accord ?
00:13:48On a désacralisé totalement, discrédité totalement
00:13:50le travail des psychologues, des pédopsychologues,
00:13:52des pédopsychiatres.
00:13:53Et aujourd'hui, effectivement,
00:13:55on est devant ce que dit madame,
00:13:57un constat où vous avez 160 000 crimes pédophiles par an
00:14:03et avec des taux de poursuite qui sont très bas
00:14:06et des condamnations qui sont très basses.
00:14:08Donc, il y a une révolution culturelle à avoir
00:14:10à la fois au niveau citoyen
00:14:11et également dans l'institution judiciaire.
00:14:13Mais il nous faut absolument,
00:14:15il faut que ce drame-là ne soit pas exploité
00:14:18comme il a été exploité après ou trop.
00:14:20Il faut qu'on arrive à sanctuariser
00:14:21la protection de l'enfant,
00:14:23la protection de la femme,
00:14:25le recueil de la parole de l'enfant,
00:14:27le, comment dire,
00:14:29l'élucidation des mécanismes très tôt.
00:14:32Donc, ça n'implique pas que la justice,
00:14:33l'éducation nationale,
00:14:34ça implique le scolaire,
00:14:36le périscolaire,
00:14:37ça implique le social,
00:14:39de voir à partir des premiers indices
00:14:42qu'on puisse avoir des remontées
00:14:44et que la justice, effectivement,
00:14:45puisse se pencher le plus rapidement possible.
00:14:47Dans l'affaire Liana,
00:14:48moi, de ce que je lis à travers la presse,
00:14:49je ne connais pas cette affaire,
00:14:51mais il me semble que l'auteur présumé
00:14:54peut venir à la sortie du collège
00:14:56donner des goûters à des filles
00:14:57qui ne sont pas elles.
00:14:58Il y a eu cette histoire de chatouille
00:15:01ou de soirée pyjama.
00:15:03Il y a eu plein de petites choses.
00:15:04Et puis, surtout,
00:15:06il a été a priori évincé
00:15:08de l'éducation nationale
00:15:09pour des comportements inappropriés.
00:15:11L'article 40,
00:15:12qui permet à ce moment-là
00:15:13à l'institution de saisir le parquet,
00:15:16il y a de toute façon
00:15:16une inspection générale
00:15:17de l'éducation nationale
00:15:18qui se rajoute aux deux inspections.
00:15:20Alors, le ministre Édouard Geffray
00:15:22a dit aujourd'hui,
00:15:23peut-être s'est-il avancé vite,
00:15:25mais a dit aujourd'hui
00:15:26qu'a priori,
00:15:27l'éducation nationale
00:15:28n'avait pas dysfonctionné
00:15:29dans le cadre de l'affaire Liana ?
00:15:31Mais alors, tout le monde
00:15:31sait des choses.
00:15:32Moi, écoutez,
00:15:33j'attends le retour des inspections
00:15:35parce qu'à chaque fois,
00:15:35on est sur les plateaux,
00:15:36on nous avance des éléments
00:15:37dont on n'a absolument pas connaissance.
00:15:39Et encore une fois,
00:15:40c'est l'inspection qui le dira.
00:15:41À ce propos,
00:15:42je l'ai déjà dit sur un plateau,
00:15:43mais je veux que les citoyens français
00:15:45l'entendent.
00:15:46L'inspection générale de la justice
00:15:48s'est passée sous les radars des médias.
00:15:50Depuis le décret du 8 décembre 2025,
00:15:53elle était prévue dans la loi
00:15:54d'être à côté du garde des Sceaux,
00:15:58où le décret est passé,
00:15:59elle est sous l'autorité directe
00:16:00du garde des Sceaux.
00:16:01Ce qui, institutionnellement,
00:16:03n'est pas anodin non plus.
00:16:04Et quand j'entends effectivement
00:16:05qu'il y a dans la sémantique
00:16:07évident, manifeste,
00:16:10que nous avons des informations,
00:16:11j'espère juste,
00:16:13et je ne remets pas du tout
00:16:14en preuve d'indépendance
00:16:14des inspecteurs,
00:16:15parce que je le sais qu'ils le sont,
00:16:17mais le fait que depuis
00:16:18le 8 décembre 2025,
00:16:19l'inspection soit sous l'autorité directe
00:16:21du ministre de la justice,
00:16:22ce n'est pas très sain.
00:16:24Je préférerais effectivement
00:16:25qu'on ait des inspections
00:16:26qui soient totalement indépendantes
00:16:28du pouvoir politique
00:16:29pour rendre compte aux Français.
00:16:31Vous disiez il y a quelques instants
00:16:32que vous êtes un no-life.
00:16:34Tout à fait.
00:16:35On va voir si,
00:16:35du côté du tribunal de Libourne,
00:16:37le procureur partage aussi votre avis.
00:16:40Libourne en Gironde,
00:16:41comment travaillent les magistrats ?
00:16:43Comment travaille un procureur de la République ?
00:16:45Qu'à quoi ressemble leur journée ?
00:16:47Reportage signé Alicia Rogue.
00:16:53Donc là, c'est le tableau de garde à vue.
00:16:55Des violences intrafamiliales,
00:16:56violences avec arme,
00:16:57agressions sexuelles.
00:16:58Un tableau bien rempli,
00:17:00reflet de la surcharge de travail
00:17:02des magistrats.
00:17:03Depuis deux ans,
00:17:05Loïs est procureur de la République
00:17:06à Libourne.
00:17:07A ses côtés,
00:17:0919 magistrats
00:17:10pour une juridiction
00:17:11de 250 000 habitants.
00:17:13Et des dossiers,
00:17:14il en arrive en permanence.
00:17:15Il y a des violences
00:17:16qui sont commises
00:17:17sur le parking du Albi.
00:17:19Son rôle ?
00:17:20Décider s'il remet en liberté,
00:17:22place en détention
00:17:23ou renvoie un individu
00:17:25devant le tribunal.
00:17:27Donc ça, c'est la vidéo,
00:17:28c'est le petit frère
00:17:29qui a filmé,
00:17:30si je comprends bien.
00:17:31C'est pas exactement.
00:17:32Dans cette affaire,
00:17:33l'auteur des faits
00:17:34était déjà connu
00:17:35des services de police.
00:17:36Donc là, on voit
00:17:37qu'elle a déjà été condamnée
00:17:39à la fois pour des faits de vol
00:17:41et puis pour des faits
00:17:42de menaces.
00:17:43Dans ces cas-là,
00:17:44nous, ce qu'on souhaite,
00:17:45c'est une réponse
00:17:45qui soit fermée rapide.
00:17:46Donc c'est la comparution immédiate.
00:17:48Au-delà du suivi des affaires,
00:17:50le procureur peut aussi demander
00:17:52des auditions de témoins
00:17:53ou des expertises.
00:17:55Ce jour-là,
00:17:56deux gendarmes
00:17:57viennent lui présenter
00:17:58plusieurs affaires en cours.
00:17:59Monsieur Chouin
00:18:00a découvert en possession
00:18:01d'un couteau,
00:18:02donc en catégorie D.
00:18:03C'est quelqu'un
00:18:04pour lequel il y a
00:18:04des enquêtes en cours
00:18:05mais pas beaucoup plus.
00:18:06Faire une composition pénale
00:18:08avec une amende
00:18:08et puis l'une des conditions,
00:18:11ce sera justement
00:18:11la destruction du couteau.
00:18:13L'idée, c'est que la personne
00:18:14remette son arme,
00:18:15paye une amende
00:18:16et si jamais
00:18:16ces mesures sont exécutées,
00:18:18dans ce cas,
00:18:18ça se terminera par un classement.
00:18:20Et pour les dossiers
00:18:21les plus graves,
00:18:22il peut décider
00:18:22de la tenue d'un procès
00:18:24devant le tribunal.
00:18:25Quand on est procureur,
00:18:27on est magistrat
00:18:28et comme magistrat du parquet,
00:18:30le cœur de notre travail,
00:18:31c'est la permanence
00:18:32et c'est l'audience.
00:18:33Donc c'est très important
00:18:35d'aller à l'audience
00:18:35et je porte la parole
00:18:36du ministère public.
00:18:37Ce qui veut dire que
00:18:38je suis là
00:18:39où un de mes collègues
00:18:40est présent
00:18:41et on va défendre ce dossier
00:18:42et notre objectif,
00:18:43c'est de convaincre le tribunal.
00:18:44En 2024,
00:18:46les parquets français
00:18:47ont enregistré
00:18:48plus de 4,2 millions
00:18:49d'affaires pénales
00:18:50pour un effectif
00:18:51d'environ 2200 procureurs.
00:18:54Jérôme Posa,
00:18:55Gérald Darmanin
00:18:56a rassemblé,
00:18:57on le disait,
00:18:57les procureurs généraux
00:18:58dès lundi
00:18:59et a donc ordonné
00:19:00le réexamen
00:19:00d'ici au 14 juillet
00:19:01des 70 000 plaintes
00:19:03pour violences sexuelles
00:19:04sur mineurs
00:19:04qui sont en ce moment
00:19:05à l'enquête.
00:19:06Vous-même au tribunal de Nancy,
00:19:08combien de plaintes
00:19:09avez-vous à traiter
00:19:09en ce moment ?
00:19:10Je ne suis pas au parquet.
00:19:12Je ne pourrais pas vous donner
00:19:13le chiffre.
00:19:14Je pense qu'ils sont en train
00:19:15d'essayer de l'avoir.
00:19:17Ce n'est même pas un chiffre,
00:19:18c'est un nombre
00:19:18puisqu'on parle
00:19:19d'au moins 3 ou 4 zéros.
00:19:22Je pense que là,
00:19:23tous les parquets de France
00:19:24ont vu la redescente.
00:19:26Quand le chef hiérarchique
00:19:28du parquet,
00:19:28le ministre de la Justice,
00:19:30donne cet ordre
00:19:30aux procureurs généraux,
00:19:32ensuite,
00:19:32c'est une chaîne hiérarchique.
00:19:34Il va activer les procureurs
00:19:35et les procureurs vont activer
00:19:36ses substituts,
00:19:37ses vice-procureurs
00:19:38et tout le monde
00:19:38prend son téléphone
00:19:39et va faire venir
00:19:40toutes les brigades
00:19:41de recherche
00:19:42de l'arrondissement
00:19:43pour comptabiliser
00:19:44les plaintes.
00:19:45Je ne peux pas vous dire
00:19:45sur Nancy combien il y en a
00:19:46mais on va être...
00:19:49Je ne sais rien.
00:19:50Une centaine,
00:19:50voire une millière.
00:19:51Olivier Dufour,
00:19:52l'examen,
00:19:52il a commencé
00:19:53dans tous les parquets
00:19:54depuis lundi ?
00:19:55Semble-t-il, oui,
00:19:56parce que d'ici le 14 juillet,
00:19:58il faut quand même...
00:19:59Voilà.
00:20:00Si on divise
00:20:01par le nombre de procureurs,
00:20:02j'ai fait le calcul
00:20:03qui est un calcul un peu absurde
00:20:04mais ça fait une quarantaine
00:20:06de dossiers.
00:20:07Il ne faut pas aussi...
00:20:08Voilà.
00:20:09Pourquoi d'ici le 14 juillet ?
00:20:10Parce qu'après,
00:20:11c'est les vacances judiciaires.
00:20:12Donc tout ça,
00:20:13ce n'est pas complètement aberrant
00:20:15de demander...
00:20:16C'est énorme comme travail
00:20:17et on comprend le stress
00:20:18que ça peut leur provoquer
00:20:20mais en même temps,
00:20:21ce n'est pas complètement aberrant
00:20:22de dire faisons attention
00:20:23parce que tirons une leçon.
00:20:27Je ne sais pas
00:20:28si on peut faire autrement
00:20:29que de justement
00:20:29tous regarder les dossiers.
00:20:31Est-ce qu'une affaire
00:20:31comme celle de Liana,
00:20:32c'est votre hantise ?
00:20:34Complètement.
00:20:34Mais tous mes collègues,
00:20:36il faut que vous l'entendiez.
00:20:37Ce soir,
00:20:38je me présente devant vous
00:20:39et puis j'aimerais dissiper
00:20:41une petite musique
00:20:42que je commence à entendre
00:20:43et puis des fois,
00:20:44ça peut interpeller le citoyen.
00:20:45Je n'ai pas d'étiquette syndicale.
00:20:47Je parle en mon nom
00:20:49et en tant que président
00:20:50de l'association.
00:20:51Je n'ai pas de décharge
00:20:53pour mon temps de travail.
00:20:55Ce temps que je vous accorde,
00:20:56je l'accorde sur mon temps privé.
00:20:57Et je vous en remercie.
00:20:58Sur mes deniers
00:20:59que je vais peut-être partager
00:21:00avec mon association
00:21:02et je travaille dans le train,
00:21:03dans le taxi,
00:21:04j'essaye de rattraper.
00:21:05Ce que je veux dire,
00:21:06c'est que je viens là
00:21:08parce qu'on est
00:21:09à la croisée des chemins.
00:21:10Tous les collègues,
00:21:11et vous voyez,
00:21:12moi, je coordonne un service.
00:21:14J'ai une collègue
00:21:14qui m'a écrit ce matin
00:21:16en me disant,
00:21:17Jérôme, voilà,
00:21:18j'ai tant de dossiers,
00:21:19je tiens une maison d'arrêt,
00:21:21il va y avoir tant de sorties
00:21:22de détention problématiques
00:21:23de gens qui ont été condamnés
00:21:24pour des violences intrafamiliales,
00:21:26tout ça.
00:21:26Je suis exposé plus que jamais.
00:21:29Qu'est-ce qu'on fait ?
00:21:29Elle était à la limite
00:21:31de vous demander une protection.
00:21:32Tout le monde,
00:21:33tout le monde,
00:21:34tout le monde est en train
00:21:35de se dire,
00:21:35ça peut nous arriver.
00:21:37Mais là encore,
00:21:38je vous dis,
00:21:39je ne défends pas le corps
00:21:40là-dessus.
00:21:40Moi, je n'ai pas une vision
00:21:41très corporatiste
00:21:42et je m'engueule souvent,
00:21:44permettez-moi l'expression,
00:21:45avec les collègues
00:21:46parce que je dis,
00:21:47on ne réagit,
00:21:48comme l'a dit
00:21:49Madame Dufour,
00:21:50que lorsque
00:21:50il y a un drame.
00:21:52Et après,
00:21:52c'est difficile d'être audible
00:21:53parce qu'on passe forcément
00:21:55pour des corporatistes.
00:21:56Mais vous voyez,
00:21:57il y a quelque chose
00:21:58qui est très simple
00:21:59et que moi,
00:21:59je porte sur tous les plateaux.
00:22:01Ça fait 15 ans
00:22:02que je me bats
00:22:03pour que nous ayons
00:22:04l'avènement
00:22:05d'un référentiel
00:22:06de la charge de travail
00:22:06des magistrats en France.
00:22:08Ce travail a été fait.
00:22:11Depuis 2022,
00:22:12le garde des Sceaux
00:22:13nous avait dit
00:22:13qu'il nous en donnerait
00:22:15les conclusions.
00:22:16La chancellerie reporte
00:22:17chaque année.
00:22:19Pourquoi,
00:22:19à votre avis,
00:22:21les synthèses intermédiaires
00:22:22que nous avons eues
00:22:23de par les syndicats
00:22:23objectivent le fait
00:22:24qu'il faut
00:22:25deux à trois fois plus
00:22:26de magistrats en France ?
00:22:28J'ai interpellé
00:22:29sur le plateau
00:22:30d'une chaîne concurrente
00:22:30le porte-parole
00:22:32du ministère
00:22:32sur ce dossier.
00:22:34Personne ne me répond.
00:22:35Ça fait 15 ans
00:22:36que les syndicats attendent
00:22:37et vous savez
00:22:37quelle est la dernière chose
00:22:38qui a été faite ?
00:22:39C'est qu'on a attrait
00:22:40à cette évaluation
00:22:41de la charge de travail
00:22:42une entreprise privée
00:22:43en la personne
00:22:44de Capgemini
00:22:45qui n'a aucune compétence
00:22:46en matière de justice,
00:22:48aucune connaissance
00:22:49en matière juridique
00:22:50et qui va venir
00:22:51a priori porter une appréciation.
00:22:52Il me semble que le porte-parole
00:22:53de la justice
00:22:54avait démenti
00:22:54cette information
00:22:55sur Capgemini.
00:22:56Et vous avez vu
00:22:56ce qui s'est passé
00:22:56sur le forum
00:22:57de la chaîne ?
00:22:58C'est que la journaliste
00:22:59à côté a démenti
00:23:00tout de suite
00:23:01l'information
00:23:01en lui disant
00:23:02non, M. Poza
00:23:03qui vous interpelle
00:23:04a raison,
00:23:05Capgemini effectivement
00:23:06a été attrait
00:23:06à ce travail
00:23:07à l'exclusion
00:23:08des syndicats
00:23:09qui eux ont été évincés
00:23:10du groupe de travail.
00:23:11Le ministre
00:23:12s'il veut effectivement
00:23:13récupérer de la confiance
00:23:14auprès des citoyens
00:23:15lorsqu'il va donner connaissance
00:23:17des conclusions
00:23:18de l'enquête
00:23:18devrait en même temps
00:23:20donner connaissance
00:23:21de cette évaluation
00:23:22puisque les juges
00:23:22vous savez ce qu'on demande ?
00:23:23On a des comptes
00:23:24à rendre à la nation.
00:23:25Moi je suis le premier
00:23:26à le dire.
00:23:26Et je viens sur votre plateau
00:23:28pour le dire.
00:23:29Mais je veux que ces comptes
00:23:30ils soient contextualisés
00:23:31et qu'on puisse dire
00:23:33ben voilà
00:23:33oui, ils ont peut-être
00:23:34failli là
00:23:35d'accord
00:23:36mais regardez
00:23:36dans quel contexte
00:23:37ils travaillent.
00:23:38Oui, c'est-à-dire
00:23:39c'est les moyens
00:23:40de la justice
00:23:41c'est le manque
00:23:41de moyens
00:23:42de la justice
00:23:43il y a à la fois
00:23:44les questions
00:23:44sur les dysfonctionnements
00:23:45et puis
00:23:47on se demande quand même
00:23:48si le manque de moyens
00:23:49il n'a pas bon d'eau
00:23:50est-ce que
00:23:50le budget de la justice
00:23:51il a baissé ?
00:23:53La France consacre aujourd'hui
00:23:54à son système judiciaire
00:23:560,3% de son BIB
00:23:58c'est-à-dire
00:23:58on est dans la
00:23:58on est dans la moyenne européenne
00:24:00Olivia
00:24:01on a beaucoup entendu
00:24:02cette semaine
00:24:03la comparaison
00:24:04avec les trois procureurs
00:24:05pour 100 000 habitants
00:24:06en France
00:24:06est-ce que
00:24:07est-ce que c'est pertinent
00:24:08d'abord de comparer
00:24:10les différents systèmes judiciaires
00:24:12en Europe ?
00:24:13Alors jusqu'à un certain niveau
00:24:14évidemment
00:24:15et c'est la critique
00:24:16qui peut être faite
00:24:17faite au CPEJ
00:24:18je voudrais juste
00:24:19pour préciser ce qui vient
00:24:20d'être dit
00:24:21une des faiblesses
00:24:22de la chancellerie
00:24:23c'est qu'il n'y a pas de RH
00:24:24il n'y a pas de ressources humaines
00:24:27c'est absolument calamiteux
00:24:28donc ce qui vient
00:24:30d'être expliqué
00:24:30c'est qu'on ne sait pas
00:24:32combien il faut de magistrats
00:24:33on ne sait pas
00:24:34combien telle tâche
00:24:35prend un magistrat
00:24:36on ne sait rien
00:24:38on n'a aucun outil
00:24:39de pilotage
00:24:39alors effectivement
00:24:41c'est au doigt mouillé
00:24:41et c'est ce référentiel
00:24:44qu'on essaye seulement
00:24:45de faire
00:24:46en 2026
00:24:47et qui n'est toujours pas
00:24:48sorti
00:24:48voilà
00:24:49c'est une des faiblesses
00:24:50parce qu'il y a des problèmes
00:24:51de moyens
00:24:51mais aussi il y a des problèmes
00:24:52d'organisation
00:24:54sur les moyens
00:24:54ce qu'il faut comprendre
00:24:55parce qu'on est tous là
00:24:56moi je me suis posé la question
00:24:58il y a 10 ans
00:24:58d'où ce livre
00:24:59parce que ça faisait 20 ans
00:25:00que j'entendais
00:25:00il n'y a pas de moyens
00:25:01et j'ai mis 20 ans
00:25:03à me réveiller quand même
00:25:03et je me suis dit
00:25:04soit ils sont tous fous
00:25:06dans cette institution
00:25:08soit il y a vraiment
00:25:09un problème
00:25:09et j'ai essayé
00:25:10de comprendre le problème
00:25:11alors je vais la faire
00:25:13très courte
00:25:13mais en réalité
00:25:14ça remonte au 19ème siècle
00:25:15c'est un problème français
00:25:17c'est pour ça que j'ai titré
00:25:18une faillite française
00:25:19c'est parce que
00:25:20le budget de la justice
00:25:22a toujours été sous-évalué
00:25:23dans le budget de l'État
00:25:24c'est une faiblesse française
00:25:26on n'a jamais mis
00:25:27les moyens
00:25:28sauf que
00:25:29ça fonctionnait
00:25:30à peu près bien
00:25:31au 19ème siècle
00:25:32et au 20ème siècle
00:25:33il y a eu un énorme appel
00:25:34d'air de contentieux
00:25:35notamment parce que
00:25:36par exemple
00:25:37on a facilité le divorce
00:25:38en 75
00:25:39donc énorme contentieux
00:25:40du divorce
00:25:41il y a eu comme ça
00:25:42mais vraiment
00:25:43un appel d'air
00:25:43donc le contentieux
00:25:44a explosé
00:25:45à moyen constant
00:25:47et on paye
00:25:4950 ans
00:25:50comme ça
00:25:50d'incurie
00:25:51alors il y a eu
00:25:51des moments
00:25:52Dominique Perben
00:25:53a été le premier
00:25:54à faire une loi
00:25:55de programmation
00:25:55qui a un peu
00:25:56sorti
00:25:58la justice
00:25:59la tête hors de l'eau
00:26:00la loi de programmation
00:26:02d'Éric Dupond-Moretti
00:26:03est aussi quelque chose
00:26:04d'énorme
00:26:04puisqu'on a bondi
00:26:06de 30%
00:26:06déjà entre 2002
00:26:08et 2017
00:26:08on avait doublé
00:26:09le budget
00:26:10donc on s'en occupe
00:26:13du budget
00:26:14mais
00:26:15disait un chercheur
00:26:16qui s'appelle
00:26:16Jean-Charles Asselin
00:26:17qui a travaillé
00:26:18une partie de sa vie
00:26:19sur l'argent de la justice
00:26:20le problème c'est qu'on part
00:26:22de tellement bas
00:26:24que même en rajoutant
00:26:25que même en rajoutant 20%
00:26:26le contenait pas
00:26:27au moins on sait
00:26:27quand on sait ça
00:26:28on sait qu'on va quelque part
00:26:29on sait d'où on part
00:26:30et on sait où on va
00:26:31donc ça n'est pas
00:26:33un faux argument
00:26:34parce que
00:26:35à la fois
00:26:36le travail des chercheurs
00:26:37sur le sujet
00:26:38rejoint et recoupe
00:26:39ce que dit
00:26:40la CPEJ
00:26:41donc cet organisme européen
00:26:42qui tous les deux ans
00:26:44analyse tous les pays d'Europe
00:26:47et les compare
00:26:48et Gérald Darmanin
00:26:49l'a redit
00:26:50très franchement
00:26:51lundi
00:26:51devant la presse
00:26:53après sa réunion
00:26:54avec les procureurs en généraux
00:26:55on fait beaucoup d'efforts
00:26:56mais c'est pas assez
00:26:57voilà
00:26:58il l'a dit
00:26:59cet objectif
00:27:00je crois que c'est absolument
00:27:02incontestable
00:27:03et il faudra
00:27:04pour la suite
00:27:04énormément de lois de programmation
00:27:06on va voter
00:27:07pour les présidentielles
00:27:08on peut inviter les citoyens
00:27:09à regarder ça
00:27:12Jérôme Pozani
00:27:12je voudrais parce que
00:27:13allez-y
00:27:14parce que madame
00:27:14je pense que vous parlez
00:27:15de la ventilation
00:27:16c'est-à-dire que
00:27:17quand on a augmenté le budget
00:27:19on a augmenté beaucoup
00:27:21les prisons
00:27:21qui sont d'ailleurs
00:27:22dans des conditions
00:27:23assez ignobles
00:27:24mais c'est sur le budget
00:27:26l'augmentation principale
00:27:27c'est la prison
00:27:28ce qu'il nous faudrait
00:27:29c'est quand même
00:27:30au niveau
00:27:31de la justice
00:27:32mais de la police
00:27:33nous on a documenté
00:27:34tous les refus de plainte
00:27:35par exemple
00:27:36ça se fait pas en matière
00:27:36de viol il paraît
00:27:37mais nous à l'allume téléphonique
00:27:39viol femme information
00:27:40on a deux refus de plainte
00:27:42c'est-à-dire que c'est même pas compté
00:27:44la personne va à la police
00:27:45ou à la gendarmerie
00:27:46on lui dit
00:27:46oh bah ça
00:27:47vous allez pas dire
00:27:47que c'est un viol
00:27:48c'est votre mari
00:27:49ou bien
00:27:49oh bah cet enfant
00:27:50c'est du touche pipi
00:27:51mais ça c'est régulier
00:27:52c'est-à-dire que la chaîne
00:27:54police
00:27:55gendarmerie
00:27:56justice
00:27:57elle est pas
00:27:59opérante
00:28:00l'astuce
00:28:00c'est des choix politiques
00:28:01si on dit aux gendarmes
00:28:03c'est bien plus facile
00:28:04de jouer avec la drogue
00:28:05parce qu'on les trouve
00:28:06il y a des preuves
00:28:07machin
00:28:07que d'écouter un m'tiot
00:28:08qui parle à moitié
00:28:09et qui dit rien
00:28:10ça ça donne pas du chiffre
00:28:12ça donne pas du résultat
00:28:13et il y a quand même
00:28:14ça a un problème comme ça
00:28:15et c'est vrai
00:28:15sur l'ensemble de la chaîne
00:28:17qui s'occupe des enfants
00:28:18là en ce moment
00:28:19les écoles
00:28:20on perd des enfants
00:28:21et bien on ferme les classes
00:28:24plutôt que de donner
00:28:25une vraie quantité aux enfants
00:28:27on veut qu'un état
00:28:28s'intéresse à ses enfants
00:28:30et sur toute la chaîne
00:28:31il n'y a plus de pédopsychiatre
00:28:33à qui j'envoie le gamin
00:28:34qui est cassé
00:28:35ben vaut mieux que je le trouve pas
00:28:36je sais pas quoi en faire
00:28:37donc c'est ça
00:28:39c'est ça à tous les niveaux
00:28:40y compris au niveau de la protection
00:28:42donc là on est vraiment carant
00:28:44et c'est une volonté politique
00:28:46en fait il faut une vraie révolution culturelle
00:28:48il faut que le pouvoir
00:28:49au lieu de dire
00:28:49c'est lui c'est machin
00:28:50il se dise on y va
00:28:52mais on y va avec une vraie loi
00:28:54avec des vrais moyens
00:28:55au niveau de l'école
00:28:56là c'est n'importe quoi
00:28:57à l'école
00:28:58un gamin normal
00:28:59il change 5 fois de responsable
00:29:01dans la journée
00:29:02il passe au centre de loisirs
00:29:04le matin
00:29:04il va à l'école
00:29:05l'après-midi
00:29:05à midi
00:29:06c'est d'autres personnels
00:29:08de la commune
00:29:09l'après-midi
00:29:10c'est de nouveau l'école
00:29:11et quand il y a un signalement à faire
00:29:13on sait pas
00:29:13bah non c'est 11h10
00:29:14c'est pas moi
00:29:15et c'est l'irresponsabilité complète
00:29:18je suis en phase
00:29:19et je suis en phase aussi
00:29:20avec ce que dit madame Dufour
00:29:22gouverner c'est choisir
00:29:23gouverner c'est prioriser
00:29:24donc à un moment donné
00:29:26effectivement
00:29:27dans ce qu'on appelle
00:29:28le budget de la justice
00:29:29parce que tout le monde
00:29:29vous abreuve à chaque fois
00:29:30de chiffres
00:29:31effectivement il a augmenté
00:29:32je suis d'accord
00:29:33avec ce qu'a dit madame Dufour
00:29:34on doit reconnaître
00:29:35à Éric Dupond-Moretti
00:29:36et à monsieur Darmanin
00:29:37d'avoir été volontariste
00:29:39et d'avoir effectivement
00:29:40essayé de demander des budgets
00:29:41mais ensuite il faut voir
00:29:42comment c'est ventilé
00:29:43il y a 5 programmes
00:29:44dans la justice
00:29:44la justice judiciaire
00:29:46celle qui nous concerne
00:29:47celle dont on nous dit
00:29:48qu'elle a failli
00:29:48sur le comment dire
00:29:50la totalité du budget
00:29:51elle n'en a même pas
00:29:52la moitié
00:29:53d'accord
00:29:54après l'autre
00:29:55la grande majorité
00:29:56effectivement
00:29:56va à l'administration pénitentiaire
00:29:58et puis ensuite
00:29:59il y a le pilotage
00:29:59des juridictions
00:30:00le CSM
00:30:01et la protection judiciaire
00:30:03de la jeunesse
00:30:03mais la justice judiciaire
00:30:05en tant que telle
00:30:05qu'on condamne aujourd'hui
00:30:06elle n'a pas
00:30:07la moitié du budget
00:30:09dont on parle
00:30:10donc ça il faut
00:30:11l'avoir en tête
00:30:12alors quand on a parlé
00:30:13aussi des comparaisons
00:30:14moi je veux dire
00:30:15si vous voulez
00:30:16qu'on sorte
00:30:16de cette ancienne
00:30:18qui revient sur tous les plateaux
00:30:19le budget
00:30:19le budget
00:30:20il faut vraiment
00:30:21comme l'a dit
00:30:22madame Dufour
00:30:23une révolution
00:30:25des ressources humaines
00:30:26des ressources humaines
00:30:26dans la justice
00:30:27je suis désolé
00:30:28c'est niveau préhistorique
00:30:29c'est niveau préhistorique
00:30:31il faut dire ce qu'il est
00:30:32et tant qu'on n'aura pas
00:30:33un référentiel objectif
00:30:34de la charge de travail
00:30:35des magistrats
00:30:36on ne pourra pas
00:30:36rendre de compte
00:30:37aux citoyens
00:30:38et le citoyen
00:30:38il a une responsabilité
00:30:39aujourd'hui
00:30:40c'est qu'il est dans un pays
00:30:42où sur 1000 euros
00:30:43de dépenses publiques
00:30:43il y en a 5 qui vont
00:30:44à la justice
00:30:45est-ce qu'il doit dire
00:30:46dans son vote
00:30:47si on veut prendre
00:30:48un petit peu à droite
00:30:48à gauche
00:30:49sur d'autres ministères
00:30:49pour enfouer la justice
00:30:51c'est à lui de décider
00:30:52au nom de la nation
00:30:52ce qu'il veut
00:30:53revient aussi
00:30:54la fameuse question
00:30:55qui juge les juges
00:30:57Gérald Darmanin
00:30:58a promis des sanctions
00:30:59si les dysfonctionnements
00:31:00ont été avérés
00:31:01et c'est une question
00:31:03posée en fait
00:31:03depuis longtemps
00:31:04par les politiques
00:31:05on en parle avec Olivier
00:31:14Bah oui Olivier
00:31:15parce qu'il y a
00:31:15chez certains membres
00:31:16de la classe politique
00:31:17de vieilles amertumes
00:31:18qui ressortent toujours
00:31:19au sujet des juges
00:31:20Bah oui
00:31:21la guerre entre politique
00:31:21et juge
00:31:22c'est un véritable
00:31:23serpent de mer
00:31:23en 2011
00:31:24mouvement de grève inédit
00:31:26des magistrats
00:31:27après les propos
00:31:28du président de la république
00:31:29Nicolas Sarkozy
00:31:30accuse alors la justice
00:31:32de porter une part
00:31:33de responsabilité
00:31:34dans le viol
00:31:35et le meurtre
00:31:36de la jeune Laetitia Perret
00:31:37tuée par le récidiviste
00:31:40Tony Meillon
00:31:42quand on laisse sortir
00:31:43de prison
00:31:45un individu
00:31:46comme le présumé coupable
00:31:50sans s'assurer
00:31:51qu'il sera
00:31:53suivi
00:31:54par un conseiller
00:31:56d'insertion
00:31:56c'est une faute
00:31:58ceux
00:32:00qui ont couvert
00:32:01ou laissé faire
00:32:02cette faute
00:32:03seront sanctionnés
00:32:04Nouveau bras de fer
00:32:06deux ans plus tard
00:32:07avec évidemment
00:32:08le mur des cons
00:32:09des photos prises
00:32:10dans les locaux
00:32:10du syndicat
00:32:11de la magistrature
00:32:12où l'on voit
00:32:13à noter
00:32:14des personnalités
00:32:16de droite
00:32:16des membres du gouvernement
00:32:18des personnalités
00:32:19des médias
00:32:20avec ce sobriquet
00:32:21de mur des cons
00:32:22le chef de l'état
00:32:23voit noir
00:32:25et il y voit
00:32:26surtout la preuve
00:32:27que les magistrats
00:32:28sont de gauche
00:32:28et rendent donc
00:32:29une justice
00:32:30qui serait politique
00:32:31même si aux dernières
00:32:34élections professionnelles
00:32:35des magistrats
00:32:36l'USM
00:32:38syndicat qui se veut
00:32:39relativement corporatiste
00:32:41assez loin
00:32:42de prise de position
00:32:43politique
00:32:43est largement majoritaire
00:32:45à 60%
00:32:46même si le syndicat
00:32:48de la magistrature
00:32:49a reculé
00:32:49aux dernières élections
00:32:50il n'est plus aujourd'hui
00:32:51qu'à 25%
00:32:52même si un nouveau
00:32:53syndicat de droite
00:32:54est apparu
00:32:55et qu'il progresse
00:32:56à 12%
00:32:57même si le Figaro
00:32:58écrit il y a peu
00:32:59ces résultats
00:33:00témoignent
00:33:01que toute la magistrature
00:33:03n'est pas
00:33:03à la seule gauche
00:33:04de l'échiquier politique
00:33:06même
00:33:06même
00:33:07l'idée reste ancrée
00:33:09la France serait
00:33:10sous l'emprise
00:33:10de juges rouges
00:33:11expression reprise
00:33:12par Bruno Retailleau
00:33:13chez nos confrères
00:33:14de France Télé
00:33:15il y a un peu moins
00:33:16d'un an
00:33:17qui à la question
00:33:18de notre consoeur
00:33:19qui lui demande
00:33:20est-ce qu'il y a
00:33:20des juges rouges
00:33:21je disais
00:33:21oui évidemment
00:33:22c'est un fait
00:33:22il faut toujours
00:33:23regarder le calendrier
00:33:24dans ces moments-là
00:33:24parce que ces attaques
00:33:25elles ressortent surtout
00:33:26au moment des campagnes
00:33:27présidentielles
00:33:27bien sûr
00:33:28à commencer par la campagne
00:33:29de François Fillon
00:33:30en 2017
00:33:30mis en cause
00:33:32il sera finalement
00:33:33condamné
00:33:33Fillon parlera
00:33:34de justice manipulée
00:33:36plus grave
00:33:36d'assassinat politique
00:33:38nombre de mes amis
00:33:39parlent
00:33:40d'un assassinat politique
00:33:42c'est un assassinat
00:33:44en effet
00:33:45mais par ce déchaînement
00:33:47disproportionné
00:33:48sans précédent connu
00:33:50par le choix
00:33:51de ce calendrier
00:33:52ça n'est pas moi seulement
00:33:54qu'on assassine
00:33:55c'est l'élection présidentielle
00:33:57idem pour Marine Le Pen
00:33:59récemment
00:34:00qui après sa condamnation
00:34:02et en attendant
00:34:02le résultat de l'appel
00:34:03expliquait que la décision
00:34:05des juges
00:34:05violait l'état de droit
00:34:07et la gauche alors
00:34:08la gauche elle est en reste
00:34:10et bien à gauche
00:34:10c'est Jean-Luc Mélenchon
00:34:11qui vient à l'esprit
00:34:12avec sa phrase ambiguë
00:34:14évidemment en 2018
00:34:15lors d'une perquisition
00:34:16menée à son domicile
00:34:18qui vous a donné cet ordre
00:34:30en fait on entend bien là
00:34:32une critique ancienne
00:34:34venue de la gauche
00:34:35dans les années 70
00:34:36qui serait que la justice
00:34:38est au service du pouvoir
00:34:39notamment via le parquet
00:34:41et la police
00:34:42une idée qui a été popularisée
00:34:44souvenez-vous
00:34:44dans les films
00:34:45justement des années 70
00:34:46où souvent on voit
00:34:47une classe bourgeoise
00:34:49de pouvoir
00:34:50qui se protège
00:34:51d'un jeune magistrat
00:34:52indépendant
00:34:53incorruptible
00:34:54qui parfois même
00:34:55il laisse sa vie
00:34:56et bien cette idée-là
00:34:57elle s'appuie aussi
00:34:58à cette époque
00:34:59dans l'actualité
00:34:59en 1975
00:35:00où un tout jeune juge
00:35:02du syndicat
00:35:03de la magistrature
00:35:04va oser mettre en prison
00:35:06un chef d'entreprise
00:35:07mis en cause
00:35:08après la mort
00:35:08d'un de ses employés
00:35:10sur son lieu de travail
00:35:11avec un argumentaire
00:35:12qui à l'époque
00:35:14raisonne assez fortement
00:35:15pour éviter
00:35:17une dépense
00:35:18d'argent
00:35:18le directeur
00:35:20de l'entreprise
00:35:22a pris volontairement
00:35:24le risque
00:35:24de mettre en danger
00:35:25la vie de ses ouvriers
00:35:26c'est un comportement
00:35:27qui pour moi
00:35:28n'est pas très loin
00:35:28du meurtre
00:35:29avec préméditation
00:35:30c'est la raison
00:35:31pour laquelle
00:35:31ce directeur d'entreprise
00:35:33a été mis en détention
00:35:33provisoire
00:35:34selon que vous serez
00:35:36puissant
00:35:37ou misérable
00:35:38les jugements de cour
00:35:39vous rendront
00:35:40blanc ou noir
00:35:41c'est pas du Mélenchon
00:35:42c'est du Jean de la Fontaine
00:35:43les animaux malades
00:35:44de la peste
00:35:45exactement
00:35:45cette vision
00:35:46selon laquelle
00:35:47la police
00:35:48et plus encore
00:35:49la justice
00:35:49est au service
00:35:50de la droite
00:35:52premier maillon
00:35:52d'une justice de classe
00:35:53je voyais sourire
00:35:55Jérôme Pousat
00:35:55en revoyant ses archives
00:35:57oui oui
00:35:59j'étais
00:36:00en 2011
00:36:01sur l'affaire
00:36:02Laetitia Perret
00:36:03puisque j'étais déjà
00:36:04juge d'application
00:36:05des peines
00:36:05à l'époque
00:36:06et je me rappelle
00:36:07l'impact
00:36:07que ça avait eu
00:36:09Nicolas Sarkozy
00:36:10avait fait très très mal
00:36:11dans ses propos
00:36:13et avait mis à mal
00:36:14le principe
00:36:15de l'indépendance
00:36:16de la magistrature
00:36:17ceci dit
00:36:18vous voyez
00:36:18on est toujours
00:36:20dans le même débat
00:36:21l'association
00:36:22nous on porte
00:36:23une
00:36:24amour de la justice
00:36:25amour de la justice
00:36:26pardon
00:36:27amour
00:36:28association des magistrats
00:36:29oeuvrant pour l'unité
00:36:29la réforme de la justice
00:36:30c'est un petit acronyme
00:36:31sympa
00:36:31mais qui aussi
00:36:32montre l'attachement
00:36:33qu'on a à la valeur justice
00:36:34on porte une proposition
00:36:36qui est assez disruptive
00:36:37c'est à dire que nous
00:36:37on veut couper le lien
00:36:38hiérarchique
00:36:39entre le parquet
00:36:40et le ministre
00:36:42de la justice
00:36:43et on voudrait
00:36:44qu'il y ait un directeur
00:36:45national de l'action publique
00:36:46qui rende des comptes
00:36:47au parlement
00:36:48et qui soit
00:36:49dont la nomination
00:36:50soit validée
00:36:50à une majorité qualifiée
00:36:51par la représentation nationale
00:36:53justement
00:36:53pour que
00:36:54la politique pénale
00:36:56ne soit plus
00:36:56une affaire
00:36:57de politique politicienne
00:36:59et une affaire
00:36:59électoraliste
00:37:00comme malheureusement
00:37:01on le voit
00:37:02à l'aune de ces élections
00:37:02en 2027
00:37:03ça commence à être le cas
00:37:05et en même temps
00:37:05Olivia Dufour
00:37:06on a beaucoup entendu
00:37:07Gérald Darmanin
00:37:08évoquer
00:37:08notamment hier
00:37:09dans l'hémicycle
00:37:10la loi de 2013
00:37:11qui est relative
00:37:11aux attributions
00:37:12du garde des Sceaux
00:37:13et des magistrats
00:37:14c'est la loi
00:37:14sur l'indépendance
00:37:15des parquets
00:37:15qui interdit
00:37:16par exemple
00:37:17à Gérald Darmanin
00:37:18au garde des Sceaux
00:37:19de transmettre
00:37:20des instructions individuelles
00:37:21au procureur
00:37:22qui l'empêchent aussi
00:37:23de faire un article 40
00:37:24est-ce qu'il faut revenir
00:37:26sur cette loi de 2013
00:37:27quand on entend
00:37:28Gérald Darmanin ?
00:37:31il lui reste
00:37:31la politique pénale
00:37:32et d'ailleurs
00:37:34précision
00:37:35c'est une priorité
00:37:36quand il est arrivé
00:37:37à son poste
00:37:38neuf jours plus tard
00:37:40nous a-t-il rappelé
00:37:41il a dit
00:37:42j'ai deux priorités
00:37:43circulaires au parquet
00:37:45le narcotrafic
00:37:46et les violences sexuelles
00:37:49faites aux femmes
00:37:50et aux enfants
00:37:51mais trop de priorités
00:37:52tuent la priorité
00:37:52oui mais là
00:37:53lui il en avait deux
00:37:54non non
00:37:55Madame Dufour
00:37:55dans la circulaire
00:37:56du 7 janvier 2025
00:37:57il y en a plus que deux
00:37:58il y a les attaques racistes
00:38:00anti-sémites
00:38:00lui il dit
00:38:01c'est ce qui lui permet
00:38:02de dire
00:38:03il y a eu une faute
00:38:05si on n'a pas suivi
00:38:06ma circulaire
00:38:07donc pour lui
00:38:08c'est une priorité
00:38:09et c'est bien une priorité
00:38:10dans la justice
00:38:11on le voit
00:38:11parce que quand on est
00:38:12en comparution immédiate
00:38:13avant on n'avait
00:38:14que des petits narcotrafiquants
00:38:16maintenant on a
00:38:17beaucoup de dossiers
00:38:18de violences familiales
00:38:20et de violences sexuelles
00:38:22donc on voit bien
00:38:23que la justice
00:38:24est mobilisée là-dessus
00:38:25et on retombe
00:38:26sur la question des moyens
00:38:27parce que quand les plaintes
00:38:29doublent en l'espace
00:38:30de quelques années
00:38:31et que les moyens
00:38:32sont constants
00:38:34et bien forcément
00:38:35on n'y arrive pas
00:38:35ça finit par coincer
00:38:36un dernier mot
00:38:37Jérôme Posa
00:38:38et peut-être aussi
00:38:39Emmanuel Piet
00:38:39au moment où l'on parle
00:38:41on saura dans quelques minutes
00:38:42si Patrick Bruel
00:38:42est placé en détention
00:38:44après 48 heures
00:38:45de garde à vue
00:38:46il est en ce moment
00:38:47devant 4 juges
00:38:49d'instruction
00:38:50toute chose égale
00:38:51par ailleurs
00:38:52est-ce que le traitement
00:38:52de son dossier
00:38:53maintenant
00:38:54a quelque chose
00:38:55à voir avec le contexte
00:38:56ou est-ce que la justice
00:38:58suit simplement son cours ?
00:39:00Alors
00:39:01compte tenu
00:39:02de la déontologie
00:39:03du magistrat
00:39:04j'ose dire
00:39:06que la justice
00:39:06suit son cours
00:39:07ensuite
00:39:08vu
00:39:09on va dire
00:39:10la déferlante
00:39:12médiatique
00:39:13politique
00:39:13judiciaire
00:39:14de l'affaire Liana
00:39:16il y a quand même
00:39:16des biais
00:39:17ce qu'on appelle
00:39:17des biais cognitifs
00:39:18inconscients
00:39:19ou conscients
00:39:20et c'est là
00:39:20qu'on voit
00:39:21toute la difficulté
00:39:21du travail de magistrat
00:39:22c'est-à-dire que le juge
00:39:23des libertés
00:39:24de la détention
00:39:24qui a priori
00:39:25si j'ai bien compris
00:39:27a été saisi de réquisition
00:39:28du parquet
00:39:28ou fin de détention
00:39:29provisoire de Patrick Bruel
00:39:30doit faire fi
00:39:31de tout ce qui se passe
00:39:33et se concentrer
00:39:34sur l'article 144
00:39:35du code de procédure pénale
00:39:36et les 7 critères
00:39:37qui lui permettent
00:39:38éventuellement
00:39:39de mettre Patrick Bruel
00:39:40en détention provisoire
00:39:41c'est là qu'on voit
00:39:42ce que c'est le travail
00:39:43de magistrat
00:39:43Mais c'est possible
00:39:44pour un magistrat
00:39:44de s'extraire
00:39:45totalement de l'actualité
00:39:46c'est ça que le citoyen
00:39:48nous demande
00:39:48d'être impartial
00:39:50indépendant
00:39:50et hermétique
00:39:51à tout ce qui peut se passer
00:39:53Donc l'accélération
00:39:55des événements
00:39:55autour de Patrick Bruel
00:39:57depuis 48 heures
00:39:58n'a rien à voir
00:39:59avec le contexte ?
00:40:01J'espère que non
00:40:02consciemment
00:40:03mais peut-être
00:40:03qu'inconsciemment
00:40:04si je ne sais pas
00:40:05Juste quand même
00:40:06il y a une grosse mobilisation
00:40:07contre Patrick Bruel
00:40:09les associations
00:40:10sont venues
00:40:11dire que ça suffisait
00:40:1215-20 victimes
00:40:14mais on pourrait dire
00:40:15la même chose
00:40:15pour PPDA
00:40:16ou Depardieu
00:40:17et on se demande
00:40:19ce qu'ils font
00:40:21ce n'est pas agréable
00:40:22mais quand même
00:40:23ça fait une dizaine
00:40:24d'années
00:40:24qu'on attend
00:40:26Alors la rapidité
00:40:27de la justice
00:40:28si tu es un anti
00:40:29c'est beaucoup plus lent
00:40:32et c'est une vraie
00:40:34justice de classe
00:40:35Moi je pense
00:40:36qu'il y a un lien
00:40:37mais c'est une opinion
00:40:38personnelle
00:40:39sauf erreur de ma part
00:40:40la garde à vue
00:40:40était prévue mardi
00:40:41elle a été ramenée
00:40:43à lundi
00:40:43lundi je le rappelle
00:40:44c'était la grande réunion
00:40:45entre le ministre
00:40:47et les procureurs généraux
00:40:49pour moi
00:40:50il y a un lien
00:40:51mais qui serait un lien logique
00:40:52d'ailleurs
00:40:52qui serait
00:40:53maintenant on se dépêche
00:40:54et j'avais une avocate
00:40:55au téléphone
00:40:56tout à l'heure
00:40:57qui travaille en Normandie
00:40:58qui m'a dit
00:40:59jamais le parquet
00:41:00ne m'a répondu
00:41:01aussi vite
00:41:01sur mes femmes en danger
00:41:04depuis lundi
00:41:05merci en tout cas
00:41:07infiniment
00:41:08à tous les trois
00:41:08d'être venus ce soir
00:41:09en parler sur le plateau
00:41:10de chaque voix compte
00:41:11à suivre la question qui fâche
00:41:13on va parler du rapport
00:41:15explosif du corps
00:41:16sur les retraites
00:41:18rapport qui est publié
00:41:19demain
00:41:19on en connaît déjà
00:41:20le contenu
00:41:21et on va en parler
00:41:21dans un instant
00:41:22avec nos trois prochains invités
00:41:24mais avant cela
00:41:24ce sont les offs
00:41:26de Lou
00:41:26avec Lou Frittel
00:41:31Lou ce soir
00:41:32vous aviez envie
00:41:33de nous parler
00:41:34de la guerre
00:41:35déclarée entre
00:41:36Gabriel Attal
00:41:37et Edouard Philippe
00:41:39qui fait rage
00:41:40c'est peu de le dire
00:41:41le dernier épisode en date
00:41:42ça se nomme
00:41:43primaire
00:41:43c'est Gabriel Attal
00:41:45qui l'a remis sur le tapis
00:41:46la semaine dernière
00:41:47en déplacement
00:41:48discuter
00:41:49cette proposition
00:41:50ce midi
00:41:51en comité stratégique
00:41:52qui réunit
00:41:52les principaux représentants
00:41:53du bloc central
00:41:54spoiler
00:41:55ça n'a pas emballé grand monde
00:41:57et pourquoi donc ?
00:41:58parce qu'autour d'Edouard Philippe
00:41:59comme de Gabriel Attal
00:42:00quand même
00:42:00on pensait que c'était
00:42:02plutôt une possibilité
00:42:03intégrée
00:42:04surtout autour d'Edouard Philippe
00:42:07du coup
00:42:07c'est vrai que ses proches
00:42:08sont quelque peu étonnés
00:42:10sinon franchement
00:42:11agacés
00:42:12par cette tentative
00:42:13qui semble être
00:42:13une tentative
00:42:14à leurs yeux
00:42:15de déstabilisation
00:42:15de Gabriel Attal
00:42:16sauf que ceux
00:42:18qui aujourd'hui
00:42:19conspulent l'idée
00:42:20sont les mêmes
00:42:20qui la semaine dernière
00:42:21jugeaient unanimement
00:42:22qu'attendre le mois
00:42:23de janvier ou de février
00:42:24pour les départager
00:42:25Gabriel Attal
00:42:26et Edouard Philippe
00:42:27c'est suicidaire
00:42:28je cite les mots
00:42:30d'un président
00:42:30de groupe à l'Assemblée
00:42:31et surtout
00:42:33que pour l'instant
00:42:33le match est assez feutré
00:42:35mais tout le monde
00:42:35s'attend quand même
00:42:36à quelque chose
00:42:37de meurtrier
00:42:38entre les deux hommes
00:42:38cet été
00:42:40écoutez
00:42:40je cite un président
00:42:41de groupe au Sénat
00:42:42Attal a-t-elle à bosser
00:42:43avec pas mal de sondeurs
00:42:45qui lui disent
00:42:45d'y aller à fond
00:42:46parce que c'est
00:42:47les vacances
00:42:47et que les français
00:42:48auront le temps
00:42:49de s'informer
00:42:49c'est une méthode
00:42:51est-ce que nous verrons
00:42:52donc Gabriel Attal
00:42:53sur le terrain
00:42:53dès le premier
00:42:54méga-feu déclaré
00:42:56cet été
00:42:56en tout cas
00:42:58selon l'entourage
00:42:59de l'ancien premier ministre
00:43:00Gabriel est challenger
00:43:02il n'a rien à perdre
00:43:03contrairement à Edouard Philippe
00:43:04qui lui est au sommet
00:43:06dans les sondages
00:43:06en tout cas
00:43:06par rapport à lui
00:43:07et du côté de ce dernier
00:43:09le but c'est justement
00:43:10de ne pas courir
00:43:11après son rival
00:43:12du centre
00:43:13de ne pas réagir
00:43:14à chaud
00:43:14c'est un pari
00:43:15un peu risqué
00:43:16en fait Philippe
00:43:17contre Attal
00:43:18c'est la glace
00:43:19et le feu
00:43:19c'est bien résumé
00:43:21Adeline
00:43:21je prendrai
00:43:22cette autre citation
00:43:23d'un cadre de horizon
00:43:24qui lui définit
00:43:25le duel
00:43:25légèrement autrement
00:43:27Attal fait tout
00:43:28à contrario d'Edouard
00:43:29il agit
00:43:30comme son négatif
00:43:31on pourrait lui répondre
00:43:32que l'inverse
00:43:33est aussi vrai
00:43:34et ce qui est intéressant
00:43:36c'est que
00:43:36si lui
00:43:36lit le vinaigre
00:43:37donc Gabriel Attal
00:43:38et Edouard Philippe
00:43:39ont beau ne pas se mélanger
00:43:41ce pourrait quand même
00:43:42que le destin
00:43:43en décide autrement
00:43:44un ministre soutien
00:43:46d'Edouard Philippe
00:43:47prophétisait ceci
00:43:48il y a 2-3 jours
00:43:49dans notre camp
00:43:51on nous dit
00:43:52qu'on ne fera
00:43:52qu'une bouchée
00:43:53de Jordan Bardella
00:43:54s'il venait à remplacer
00:43:55Marine Le Pen
00:43:56à l'élection présidentielle
00:43:56mais bien sûr
00:43:58comme aux européennes
00:43:59pourquoi Bardella
00:44:00s'effondrerait-il
00:44:01tout seul
00:44:02c'est complètement
00:44:03con de dire ça
00:44:04quoi qu'il en soit
00:44:05Attal et Philippe
00:44:06feront campagne ensemble
00:44:07je rajoute
00:44:08pour le meilleur
00:44:09et pour le pire
00:44:10à suivre
00:44:10merci beaucoup Lou
00:44:12on passe à la question
00:44:12qui fâche
00:44:13c'est une petite bombe
00:44:22que s'apprête
00:44:23à lâcher le corps
00:44:24le conseil d'orientation
00:44:26des retraites
00:44:26il publie demain
00:44:27son rapport annuel
00:44:28en s'appuyant
00:44:30sur de nouvelles
00:44:30hypothèses démographiques
00:44:32son contenu
00:44:33a déjà fuité
00:44:33et il va nourrir
00:44:35un peu plus
00:44:35les débats
00:44:36sur l'âge de départ
00:44:37à un an de la présidentielle
00:44:38beaucoup prédisent
00:44:39que les candidats
00:44:40vont se retrouver
00:44:40au pied du mur
00:44:41avec ce rapport
00:44:42et bien on en débat
00:44:42dès ce soir
00:44:43avec vous
00:44:44Philippe Juvin
00:44:44bonsoir
00:44:45bonsoir
00:44:45député LR des Hauts-de-Seine
00:44:47rapporteur général
00:44:48du budget
00:44:48merci d'être là
00:44:49aux côtés d'Annalise
00:44:50Belle Ouassa
00:44:51chérifi
00:44:51bonsoir
00:44:52bonsoir
00:44:52député insoumise
00:44:53du Rhône
00:44:54merci de votre présence
00:44:55et bonsoir
00:44:55Philippe Lottiot
00:44:56député
00:44:57rassemblement national
00:44:57du Var
00:44:58c'est Dario Borgogno
00:44:59qui vous pose
00:45:00la question qui fâche
00:45:01c'est peut-être
00:45:05la bombe à retardement
00:45:06de nos prochains budgets
00:45:07le financement des retraites
00:45:09le conseil d'orientation
00:45:10des retraites
00:45:11souligne le déficit
00:45:12de ce système
00:45:12à 2,4% du PIB
00:45:15en 2070
00:45:16c'est plus important
00:45:17que prévu
00:45:17la cause
00:45:18une natalité en berne
00:45:20moins de jeunes
00:45:21moins de cotisants
00:45:22et donc moins d'argent
00:45:23dans les caisses
00:45:23pour des seniors
00:45:24toujours plus nombreux
00:45:25alors
00:45:26pour retrouver l'équilibre
00:45:28le conseil propose
00:45:29de repousser
00:45:30l'âge légal
00:45:30de départ à la retraite
00:45:31à plus de 67 ans
00:45:33d'ici 2070
00:45:34une évidence
00:45:35pour celle
00:45:36qui a déjà légiféré
00:45:37dans ce sens
00:45:38avec sa réforme
00:45:39pour un âge légal
00:45:40à 64 ans
00:45:40si on veut
00:45:42continuer à financer
00:45:43une retraite
00:45:44par répartition
00:45:45il n'y a pas de doute
00:45:46comme tous nos voisins
00:45:47il faut que
00:45:48ceux qui le peuvent
00:45:49c'est-à-dire
00:45:50ceux qui n'ont pas
00:45:52été victimes
00:45:53d'usure professionnelle
00:45:54qui n'ont pas travaillé
00:45:55dans des métiers pénibles
00:45:57travaillent
00:45:58progressivement
00:45:58plus longtemps
00:45:59voilà de quoi
00:46:00relancer des débats
00:46:01jamais vraiment enterrés
00:46:02à quelques mois
00:46:03de la présidentielle
00:46:04les candidats
00:46:04multiplient déjà
00:46:05les propositions
00:46:06totem pour la gauche
00:46:08qui réclame un retour
00:46:09à 62 ans
00:46:10voire même à 60
00:46:11pour Jean-Luc Mélenchon
00:46:12à droite
00:46:13pas question
00:46:14de travailler moins
00:46:15les républicains
00:46:16préfèrent 65 ans
00:46:17dans le bloc central
00:46:18Edouard Philippe envisage
00:46:19même 67 ans
00:46:20et pour le candidat
00:46:22du parti du président
00:46:23ce que je propose
00:46:24c'est un système
00:46:26plus juste
00:46:27un système plus libre
00:46:28un système
00:46:29débarrassé
00:46:30de l'âge légal
00:46:31de départ
00:46:31fondé sur la seule
00:46:32durée de cotisation
00:46:34un système sans âge légal
00:46:35c'est aussi l'idée
00:46:36en coulisses
00:46:37de Jordan Bardella
00:46:38même si Marine Le Pen
00:46:39répète
00:46:40que la position
00:46:40de leur parti
00:46:41reste un retour
00:46:42à 62 ans
00:46:43alors la question
00:46:44qui fâche de ce soir
00:46:45un report de l'âge légal
00:46:47est-il inéluctable ?
00:46:50Philippe Juvin
00:46:52ce que dit
00:46:52le rapport du corps
00:46:53c'est que d'ici
00:46:54à 2070
00:46:55il faudra aller
00:46:56quasiment vers 68 ans
00:46:57si on veut garder
00:46:58un système
00:46:58à l'équilibre
00:46:59que dites-vous
00:47:00de ce rapport ?
00:47:01ce qui est quand même
00:47:01assez étonnant
00:47:02c'est que tout le monde
00:47:02se réveille en disant
00:47:03le corps nous dit
00:47:04qu'il va falloir
00:47:05travailler plus longtemps
00:47:06il va falloir regarder
00:47:07les écoles
00:47:07il n'y a plus d'enfants
00:47:08dans les écoles
00:47:08donc dans 20 ans
00:47:09les enfants qui ne sont pas
00:47:10dans les écoles
00:47:11aujourd'hui
00:47:11ne seront pas sur le marché
00:47:12du travail
00:47:13et ne financeront pas
00:47:14les retraites
00:47:14donc évidemment
00:47:16il n'y a pas d'autre solution
00:47:18que de travailler
00:47:20plus longtemps
00:47:20alors la question
00:47:21c'est combien
00:47:21selon quelle modalité
00:47:23mais celui qui prétend
00:47:25qu'on va pouvoir
00:47:25travailler moins
00:47:26alors qu'il y a moins
00:47:26de cotisants
00:47:27moi je veux qu'il m'explique
00:47:28c'est du niveau
00:47:28CP-CE1
00:47:29vous avez moins de cotisants
00:47:31par définition
00:47:32il faut cotiser
00:47:33plus longtemps
00:47:34donc à minima 65
00:47:36probablement 67-68
00:47:37les Hollandais
00:47:38ont fait quelque chose
00:47:39qui n'est pas inintéressant
00:47:40ils ont un âge
00:47:41je crois qu'on est à 67
00:47:43et ils disent
00:47:44en fait il faut l'indexer
00:47:45sur l'espérance de vie
00:47:47et chaque année
00:47:48d'espérance de vie
00:47:49en plus
00:47:50et bien on demande
00:47:51à la population
00:47:52de travailler
00:47:528 mois supplémentaires
00:47:55on est contraint
00:47:56de faire ça
00:47:56et puis dernier point
00:47:58je passe à mes collègues
00:47:59ensuite
00:48:00les retraites
00:48:01c'est la première dépense
00:48:02publique
00:48:02donc celui qui vous dira
00:48:04aussi pendant la campagne
00:48:05électorale
00:48:05je vais rétablir
00:48:07les comptes publics
00:48:08mais je ne touche pas
00:48:09aux retraites
00:48:09surtout ne le croyez pas
00:48:11parce que c'est
00:48:11techniquement impossible
00:48:12si vous ne touchez pas
00:48:13aux retraites
00:48:14si vous n'avez pas
00:48:14une réforme des retraites
00:48:15vous ne pouvez pas
00:48:16rétablir les comptes publics
00:48:17je vous vois sourire
00:48:18Anaïs Bélois
00:48:18à chérifi
00:48:19oui parce qu'à la France
00:48:21insoumise
00:48:21c'est carré
00:48:22et c'est clair
00:48:23concernant nos propositions
00:48:24c'est pas le cas
00:48:25à la fois de mon collègue
00:48:27Juvin
00:48:27où on n'a pas trouvé
00:48:28notamment la proposition
00:48:30de monsieur Rotaillot
00:48:31du côté du rassemblement
00:48:33national
00:48:33ça change à peu près
00:48:34tous les ans
00:48:34en 2022
00:48:35c'était 62 ans
00:48:37en 2024
00:48:38c'est bien de clarifier
00:48:42aussi le fait
00:48:42que certains
00:48:43n'ont pas de programme
00:48:44ni de chiffrage
00:48:44sur ce point là
00:48:45mais justement
00:48:46nous c'est 60 ans
00:48:47avec 42 annuités
00:48:48ce que dit le corps
00:48:49c'est une simulation
00:48:51c'est pas une proposition
00:48:53de réforme
00:48:54ce qui nous apprend
00:48:55ce conseil d'orientation
00:48:57c'est que
00:48:58la part consacrée
00:48:59du PIB
00:49:00au régime des retraites
00:49:01est stable
00:49:01jusqu'en 2045
00:49:03de la même manière
00:49:04que l'urgence démographique
00:49:06n'est pas présente
00:49:07jusqu'en 2045
00:49:08là où on doit
00:49:10se poser les questions
00:49:10et je suis d'accord
00:49:11avec ça
00:49:12c'est où va-t-on
00:49:13chercher l'argent
00:49:13pour financer
00:49:14nous nous avons
00:49:16proposé
00:49:17l'augmentation
00:49:18du SMIC
00:49:19à 1700 euros net
00:49:20puisque nous considérons
00:49:22que plus le salaire
00:49:23est élevé
00:49:24plus la part
00:49:24de cotisation sociale
00:49:25qui peut être redistribuée
00:49:26dans le système
00:49:27de retraite
00:49:28est importante
00:49:29que si on résout
00:49:30la question
00:49:31de l'égalité salariale
00:49:32c'est aussi
00:49:33un niveau de cotisation
00:49:34supérieur
00:49:35et là
00:49:36je vais même jusqu'à dire
00:49:37qu'il y a deux semaines
00:49:39la Cour des Comptes
00:49:40a publié un rapport
00:49:43notamment
00:49:43sur les exonérations
00:49:45de cotisation sociale
00:49:46pour les entreprises
00:49:47en 2014
00:49:48c'était 20 milliards
00:49:49en 2024
00:49:50c'est 77 milliards
00:49:52donc je crois
00:49:53que oui
00:49:54il va falloir agir
00:49:55sur la question
00:49:55des exonérations
00:49:57de cotisation sociale
00:49:58des entreprises
00:49:58qui ne respectent pas
00:49:59l'égalité salariale
00:50:00ou même
00:50:01les normes environnementales
00:50:02ou sociales
00:50:03donc il y a des moyens
00:50:04de financer
00:50:05sachez que nous
00:50:06on sait ce qu'a coûté
00:50:07la réforme Borne
00:50:08qui est une réforme
00:50:09aussi anti-féminisme
00:50:10puisque les premières
00:50:11à en pâtir
00:50:12ce sont les femmes
00:50:12qui ont un écart
00:50:13de pension de retraite
00:50:15de 40% inférieur
00:50:16à celle des hommes
00:50:17qui ont des carrières
00:50:18hachées
00:50:18du temps subi
00:50:20partiel subi
00:50:20donc il y a évidemment
00:50:22énormément de choses
00:50:22à faire
00:50:23et nous
00:50:23nous sommes bien sûr
00:50:24du côté des travailleurs
00:50:25et des travailleuses
00:50:25et pas du patronat
00:50:26contrairement à mes collègues
00:50:28ici présents
00:50:28ce que dit le rapport
00:50:29du corps
00:50:29c'est qu'avec les projets
00:50:30d'abrogation
00:50:31de la France insoumise
00:50:32le niveau de vie
00:50:33relatif des retraités
00:50:34par rapport aux actifs
00:50:35va inéluctablement
00:50:37fortement baisser
00:50:38d'ici 2070
00:50:39si on revient
00:50:40à un départ précoce
00:50:41est-ce que c'est pas
00:50:42une façon de condamner
00:50:44les futures générations
00:50:45de retraités
00:50:45à une baisse
00:50:47inéluctable
00:50:47de leur pouvoir d'achat
00:50:48mais pardon
00:50:49aujourd'hui c'est quoi
00:50:50le taux de pauvreté
00:50:51chez nos aînés
00:50:52c'est plus de 10%
00:50:53ça n'a jamais été
00:50:53aussi important
00:50:54que cette année
00:50:55alors que la dernière fois
00:50:57c'était en 1996
00:50:58que c'était aussi important
00:50:59aujourd'hui par exemple
00:51:01on a la question
00:51:02du pouvoir d'achat
00:51:03des retraités
00:51:03mais ceux qui sont
00:51:04ni en emploi
00:51:05ni en retraite
00:51:06qui sont en maladie
00:51:06ça concerne 30%
00:51:08des ouvriers
00:51:08qui ont 61 ans
00:51:10donc il y a la question
00:51:11évidemment du pouvoir
00:51:12d'achat des retraités
00:51:13mais aussi de ceux
00:51:14qui sont pas dans l'emploi
00:51:15je pense à ceux
00:51:16qui ont un travail pénible
00:51:18et qui sont en invalidité
00:51:19en maladie
00:51:20et tout ça
00:51:21ça repose sur
00:51:22la sécurité sociale
00:51:23et rien n'est proposé
00:51:24par ailleurs
00:51:24Philippe Lottiot
00:51:26on aimerait bien connaître
00:51:27la position du Rassemblement National
00:51:28écoutez elle existe
00:51:29depuis 2022
00:51:30elle n'a pas changé
00:51:30elle n'a pas changé
00:51:32c'est-à-dire
00:51:33c'est 62 ans
00:51:34avec 42 annuités
00:51:35le problème dans cette histoire
00:51:36c'est quoi
00:51:37c'est d'une part
00:51:38quand on dit ça
00:51:39les gens ont retenu 62 ans
00:51:40vous dites la retraite
00:51:41à 62 ans
00:51:42pour tout le monde
00:51:42ce qui n'est pas le cas
00:51:43c'est avec une progressivité
00:51:45donc j'ai bien 62 ans
00:51:46et 42 annuités
00:51:47c'est le programme défendu
00:51:48par le Rassemblement National
00:51:49par Marine Le Pen
00:51:50par Jordan Bardella
00:51:50quand Jordan Bardella
00:51:52parle des annuités
00:51:53c'est justement
00:51:54parce que tout le monde
00:51:55se focalise
00:51:55sur l'âge de départ
00:51:56et l'âge de départ
00:51:57finalement
00:51:57à mon sens
00:51:59c'est le faux débat
00:52:00c'est vraiment
00:52:01le faux débat
00:52:01l'âge de départ
00:52:02parce que
00:52:02qu'est-ce qui compte
00:52:03finalement pour l'équilibre
00:52:04du système des retraites
00:52:05premièrement
00:52:05c'est la productivité
00:52:06c'est-à-dire que
00:52:07si en effet
00:52:08on développe
00:52:08les petits boulots
00:52:09l'ubérisation
00:52:09etc.
00:52:10on ne va pas aller loin
00:52:11deuxièmement
00:52:12c'est aussi
00:52:13l'âge
00:52:14le taux d'emploi
00:52:16le problème aujourd'hui
00:52:17c'est pas simplement
00:52:18un problème d'âge
00:52:18c'est un problème
00:52:19qu'on a 34%
00:52:20des jeunes de 15 à 24 ans
00:52:2554-64 ans
00:52:26qui travaillent
00:52:27je prends l'Allemagne
00:52:28c'est 75%
00:52:28donc on a un taux d'emploi
00:52:29qui est largement inférieur
00:52:30ce qui explique
00:52:32troisièmement
00:52:32c'est la durée
00:52:33la durée c'est quoi
00:52:34c'est un début
00:52:35et c'est une fin
00:52:36donc tout le monde
00:52:37parle de la fin
00:52:37ce qui est un des éléments
00:52:39mais personne ne parle
00:52:40de l'âge de début
00:52:40or on rentre sur le marché
00:52:42du travail en France
00:52:43beaucoup plus tardivement
00:52:44que dans bien d'autres
00:52:45pays européens
00:52:45donc ça aussi
00:52:46c'est un souci
00:52:46donc vous abandonnez
00:52:47les 62 ans
00:52:48donc avant de dire
00:52:49non pas du tout
00:52:49avant de dire
00:52:50du sang de la sueur
00:52:51et des larmes
00:52:52soit pour ceux
00:52:52qui ont travaillé
00:52:53sur toute leur vie
00:52:53soit pour les entreprises
00:52:54qui n'en peuvent plus
00:52:55ce qui est le cas
00:52:56de mes collègues
00:52:56on dit simplement
00:52:58remettons le système
00:52:59en place
00:52:59partons sur la durée
00:53:01de 42 ans
00:53:02ce qu'on a toujours dit
00:53:05avec taux plein
00:53:0562 ans
00:53:0642 annuités
00:53:07en effet
00:53:08si on a commencé
00:53:09plus tard
00:53:09on peut partir
00:53:10à 62 ans
00:53:11mais avec une décote
00:53:12sinon c'est 63
00:53:1364, 65
00:53:14ce qu'on a toujours dit
00:53:15donc ça marche
00:53:15si on commence
00:53:16à travailler à 20 ans
00:53:16oui
00:53:17alors pour ceux
00:53:18qui ont douté
00:53:20parce que j'ai entendu
00:53:20beaucoup de choses
00:53:21j'ai un petit tableau
00:53:22je peux vous le laisser
00:53:23d'ailleurs
00:53:23il est public
00:53:24il est sur le site
00:53:24de l'Assemblée Nationale
00:53:25depuis plusieurs années
00:53:26et c'est le descriptif
00:53:28de la réforme des retraites
00:53:29du Rassemblement National
00:53:30qui n'a pas bougé
00:53:31et qui est toujours
00:53:32la même
00:53:33mais qu'il connaît très bien
00:53:34quand il part de l'ci
00:53:36il part de la durée
00:53:37parce que par ailleurs
00:53:37il avait ouvert
00:53:38à la capitalisation
00:53:39ils n'ont pas du rêve
00:53:40la retraite
00:53:41c'est de la justice sociale
00:53:42d'une part
00:53:43ce qui manque parfois
00:53:44chez certains
00:53:44et deuxièmement
00:53:45c'est de l'honnêteté
00:53:46vis-à-vis des français
00:53:47on n'a pas leur raconté
00:53:48n'importe quoi
00:53:48il ne reste pas gratis
00:53:49et juste pour terminer
00:53:51ce qui est dit aujourd'hui
00:53:52cette question finalement
00:53:53du corps
00:53:54ce que dit M. Philippe
00:53:55ce que dit M. Attal
00:53:56qui ont promu
00:53:57la réforme de 2023
00:53:58qui a été promue
00:53:59et soutenue
00:54:00et bien tout ça
00:54:01montre que cette réforme
00:54:02n'a servi à rien
00:54:02que cette réforme
00:54:03n'était pas une bonne réforme
00:54:04et corrobore d'ailleurs
00:54:05le discours que nous avions
00:54:06depuis le début
00:54:07quand même un mot
00:54:08dans les variables
00:54:09révisées par l'INSEE
00:54:09et que prend en compte
00:54:10le rapport du corps
00:54:11il y en a une
00:54:12qui a une répercussion
00:54:13favorable sur les comptes
00:54:14et c'est le corps
00:54:14qui le dit
00:54:15c'est le solde migratoire
00:54:16il est revu à la hausse
00:54:17de plus de 70 000 par an
00:54:20à plus de 150 000
00:54:21conséquence
00:54:22les effectifs de travailleurs
00:54:23seraient plus étoffés
00:54:23que ce qui était prévu
00:54:24ce qui accroîtrait
00:54:26les rentrées de cotisation
00:54:28ce que dit le corps
00:54:29c'est que la solution
00:54:29c'est l'immigration
00:54:30Philippe Poteau
00:54:30alors la marmotte
00:54:31pèle chocolat
00:54:31dans le papier d'élu
00:54:32comme qui dirait
00:54:32quand vous avez
00:54:33une immigration de travail
00:54:35ça peut en effet se comprendre
00:54:37quand vous avez une immigration
00:54:38qui est une immigration
00:54:39avant tout sociale
00:54:40le taux de chômage
00:54:41des immigrés
00:54:42est largement supérieur
00:54:43au taux de chômage
00:54:44des français
00:54:45quand vous avez 6 millions
00:54:46de chômeurs
00:54:46quand vous avez un taux
00:54:47une immigration
00:54:48qui est essentiellement sociale
00:54:49et pas de travail
00:54:50ça ne marche pas
00:54:51ça ne marche pas
00:54:52ça ne va pas marcher
00:54:53Philippe Pouvent
00:54:53moi je suis frappé
00:54:54de l'égoïsme du débat
00:54:57je m'adresse à tous
00:54:59j'ai fait le calcul
00:54:59quelqu'un qui est né en 1983
00:55:02qui est agent
00:55:02de la fonction publique
00:55:03territoriale catégorissée
00:55:04les gros effectifs
00:55:05de la territoriale
00:55:07aujourd'hui
00:55:08avec le système actuel
00:55:09partira à la retraite
00:55:10avec une rente
00:55:11qui la mettra
00:55:12rente de retraite
00:55:13sous le taux de pauvreté
00:55:15donc je veux bien
00:55:17qu'on ne parle pas
00:55:17de la durée
00:55:19pendant laquelle on travaille
00:55:20mais quand vous avez
00:55:21moins de gens
00:55:22qui travaillent
00:55:22il faut travailler
00:55:23plus longtemps
00:55:24si vous ne faites pas ça
00:55:25vous condamnez
00:55:26les gens qui ont
00:55:2730 ans
00:55:2840 ans
00:55:2850 ans
00:55:29qui nous regardent
00:55:29à avoir une retraite
00:55:31sous le taux de pauvreté
00:55:32donc je pense
00:55:33qu'il faut faire 3 choses
00:55:341 il faut augmenter
00:55:36le temps de travail
00:55:37alors est-ce que c'est 65
00:55:3866
00:55:39est-ce que c'est pas d'âge
00:55:41et puis une durée
00:55:42de cotisation
00:55:42en tout cas il faut
00:55:43travailler plus longtemps
00:55:451 plus 1 ça fait 2
00:55:46ça fait pas 1,9
00:55:47ou 2,1
00:55:48ça fait 2
00:55:492èmement
00:55:49il faut probablement
00:55:51pardon de le dire
00:55:52c'est dans le corps
00:55:53un peu sous-indexer
00:55:54les retraites
00:55:56par rapport à l'inflation
00:55:57c'est-à-dire les augmenter
00:55:58chaque année
00:55:58mais moins que l'inflation
00:56:00et troisièmement
00:56:01créer
00:56:01et c'est indispensable
00:56:03on le dit depuis
00:56:03quelques années
00:56:04et le corps enfin le dit
00:56:05ils ont eu une illumination
00:56:07enfin après des années
00:56:08d'errance
00:56:08il faut créer des fonds
00:56:11de capitalisation
00:56:12c'est-à-dire mettre
00:56:12de l'argent de côté
00:56:13en réalité
00:56:13parce qu'il faut mettre
00:56:15de l'argent de côté
00:56:15parce que cet argent de côté
00:56:17ça permet quoi ?
00:56:18ça permet collectif
00:56:20obligatoire
00:56:22solidarité nationale
00:56:22parce que ça permet
00:56:23on sait que les fonds
00:56:24sur une très longue durée
00:56:25en fait produisent
00:56:27des intérêts
00:56:28qui sont supérieurs
00:56:29dont la valeur est supérieure
00:56:30au taux de la dette
00:56:30je sais pas si ce débat
00:56:31est égoïste
00:56:32mais il suscite
00:56:32beaucoup de questions
00:56:33de la part des téléspectateurs
00:56:34Olivier ?
00:56:35bah évidemment
00:56:35ça vous étonne pas
00:56:36dont celle de Sylvie
00:56:37qui en fait
00:56:38revient un petit peu
00:56:39à aller plus loin
00:56:40que ce que vous dites
00:56:40est-ce qu'il faut
00:56:41pas être plus imaginatif
00:56:43et imaginer un autre système
00:56:45et que ça soit pas
00:56:46en permanence
00:56:46l'âge de départ
00:56:48le nombre d'annuités
00:56:50lequel ?
00:56:50non mais vous savez
00:56:51si Sylvie vous pose
00:56:52si Sylvie vous pose la question
00:56:53c'est qu'elle compte
00:56:54elle compte sur ses élus
00:56:56et sur quelqu'un
00:56:57qui travaille sur le sujet
00:56:58pour importer des réponses
00:56:59il se trouve que
00:57:00j'ai travaillé sur le sujet
00:57:02Sylvie il faut qu'elle comprenne
00:57:03qu'il n'y a pas de magie
00:57:04c'est pas de la magie
00:57:05l'argent que les gens
00:57:07mettent sur la table
00:57:08en travaillant
00:57:08va ensuite
00:57:09chez les retraités
00:57:10comme vous avez
00:57:11moins de gens qui travaillent
00:57:11il y a moins d'argent
00:57:12sur la table
00:57:13et si on ne comprend pas cela
00:57:15si on ne se dit pas
00:57:16il faut plus de gens
00:57:17qui travaillent
00:57:18et bien on ne peut pas
00:57:19financer les retraites
00:57:20ça n'existe pas
00:57:21ce sont des histoires
00:57:21pour enfants
00:57:22non mais vous parliez
00:57:23de l'épargne par exemple
00:57:24est-ce que ça c'est suffisamment
00:57:27développé, expliqué
00:57:28pour qu'on comprenne
00:57:29la mécanique
00:57:29c'est indispensable
00:57:30moi je n'ai toujours pas compris
00:57:30c'est indispensable
00:57:31de le faire
00:57:32sauf qu'il ne faut pas
00:57:34vous faire d'illusions
00:57:34ça produira ses effets
00:57:36en 10, 20 ou 30 ans
00:57:37et ça ne servira
00:57:38à verser des retraites
00:57:39que quand
00:57:40l'accumulation
00:57:41de richesses d'économie
00:57:42sera suffisante
00:57:44pour verser des rentes
00:57:45il y avait une retraite intelligente
00:57:46qui a été faite
00:57:47par Jospin
00:57:48Jospin a créé
00:57:49le fonds de réserve des retraites
00:57:51au début des années 2000
00:57:53et puis est arrivée
00:57:54la crise de 2008
00:57:55et le fonds
00:57:55a été dégonflé
00:57:56et l'Etat a piqué dedans
00:57:57et ça n'a pas produit
00:57:59ses effets
00:57:59c'était une très bonne idée
00:58:00et bien il faut
00:58:02rétablir le fonds de réserve
00:58:03des retraites
00:58:03vous savez le monde entier
00:58:04l'a fait
00:58:04c'est probablement
00:58:06parce qu'il y a une bonne raison
00:58:06et plutôt que le premier âge
00:58:08parce qu'il y a trois âges
00:58:09en réalité
00:58:10il y a 62 ans
00:58:11enfin 62 ans et 9 mois
00:58:13aujourd'hui
00:58:1367 ans
00:58:14et 70 ans
00:58:15mais 67 ans
00:58:16c'est l'âge
00:58:17à partir duquel
00:58:18vous pouvez partir
00:58:18avec une retraite
00:58:1967 c'est la taux plein
00:58:21c'est la taux plein
00:58:22et est-ce que c'est pas
00:58:23cet âge là
00:58:24est-ce que c'est pas
00:58:25cet âge là
00:58:25qu'il faudrait repousser
00:58:26parce que c'est vrai
00:58:27que le premier âge
00:58:27permet quand même
00:58:28aux personnes
00:58:29qui ont commencé tôt
00:58:30et qui ont des métiers pénibles
00:58:31de pouvoir partir
00:58:32à la retraite
00:58:32sans payer
00:58:33pour ceux qui peuvent
00:58:34je ne suis pas d'accord
00:58:37avec vous
00:58:37dans le sens où
00:58:38aujourd'hui
00:58:39on a des critères
00:58:40de pénibilité
00:58:41qui ont été supprimés
00:58:42par les macronistes
00:58:42en 2017
00:58:43notamment
00:58:44le port de charges lourdes
00:58:46l'inhalation
00:58:46de produits toxiques
00:58:47et tout ça
00:58:48en fait
00:58:49comme ça a été détricoté
00:58:51depuis des années
00:58:51par la Macronie
00:58:52et ses alliés
00:58:53on n'a pas un système
00:58:54de retraite
00:58:54qui est juste
00:58:56dans le sens
00:58:56où ça ne reconnaît pas
00:58:58la pénibilité
00:58:59du travail
00:59:01tout à l'heure
00:59:02vous parliez
00:59:02notamment
00:59:03des fonctionnaires
00:59:04est-ce que davantage
00:59:05c'est plus longtemps ?
00:59:07tu parlais du taux d'emploi
00:59:08je parlais de l'âge
00:59:09d'entrée dans le travail
00:59:09l'âge de sortie
00:59:10mais qu'une des données
00:59:11c'est une des données
00:59:15de l'équation
00:59:16mais il y a moins de cotisants
00:59:17du coup
00:59:19s'il y a moins de cotisants
00:59:21messieurs
00:59:21moi j'aimerais savoir
00:59:22comment du coup
00:59:22vous financez
00:59:23et moi j'ai fait
00:59:24des propositions
00:59:25sur la fin
00:59:26des onérations
00:59:27de certaines cotisations
00:59:28sociales
00:59:28qui a augmenté
00:59:30je viens de le dire
00:59:30c'est pas moi qui le dit
00:59:31c'est la cour des comptes
00:59:33mais pas du tout
00:59:34est-ce que vous savez
00:59:36à force de ne pas vouloir
00:59:37régler le problème
00:59:38vous savez comment sont
00:59:39financées les retraites
00:59:39aujourd'hui
00:59:40parce que le corps
00:59:41sur la dette
00:59:42c'est un problème
00:59:43les retraites sont financées
00:59:44évidemment par la tête
00:59:45comme tout
00:59:46mais elles sont aussi financées
00:59:47par des dotations de l'Etat
00:59:48c'est-à-dire l'Etat
00:59:49s'endette chaque année
00:59:49pour mettre 50-60 milliards
00:59:51sur la table
00:59:52ce qui est fou
00:59:53c'est que quand vous votez
00:59:54par exemple le budget
00:59:55de la défense
00:59:55vous avez un budget
00:59:56en réalité dans le budget
00:59:57de la défense
00:59:58vous avez les retraites
00:59:59qui sont payées
00:59:59ce sont des sommes considérables
01:00:01la moitié des augmentations
01:00:02de la masse salariale
01:00:03de la fonction publique
01:00:04depuis 25 ans
01:00:04la moitié de l'augmentation
01:00:06de la masse salariale
01:00:07de la fonction publique
01:00:08n'est pas allée dans la poche
01:00:09des salariés de la fonction publique
01:00:11ils sont allés pour payer
01:00:11les retraites
01:00:12donc le poids des retraites
01:00:13est devenu tellement évident
01:00:14énorme
01:00:15pardon
01:00:15qu'il ampute
01:00:16même le budget de l'Etat
01:00:17donc c'est quoi
01:00:18vos propositions de financement
01:00:19mis à part
01:00:20la capitalisation ?
01:00:21non
01:00:21il faut travailler plus longtemps
01:00:22et tout à l'heure
01:00:23on disait qu'il y avait
01:00:24un haut taux de chômage
01:00:27donc à un moment donné
01:00:28si vous décalez
01:00:28l'âge de départ
01:00:29à la retraite
01:00:30ce sont les seniors
01:00:30qui travaillent
01:00:31et donc ce sont les jeunes
01:00:32qui ne peuvent pas rentrer
01:00:33sur le marché du travail
01:00:34il faut créer les conditions
01:00:35d'un emploi
01:00:35mais il est certain
01:00:37un dernier mot
01:00:37Philippe Lottiot
01:00:38parce qu'on est déjà en retard
01:00:40si vous ne travaillez pas
01:00:40plus longtemps
01:00:40vous ne pouvez pas financer
01:00:42une réforme des retraites
01:00:43ça ne se fait pas comme ça
01:00:44ex nihilo
01:00:45ça s'accompagne de plusieurs choses
01:00:46ça doit s'accompagner
01:00:47d'une politique de l'emploi
01:00:48ça ne sert à rien
01:00:49de faire une politique d'emploi
01:00:51sans politique d'emploi
01:00:51exactement
01:00:52clarté
01:00:53politique de l'emploi
01:00:54et également penser à une politique
01:00:55de la natalité
01:00:56c'est quelque chose
01:00:57c'est le grand absent aussi
01:00:58de nos politiques publiques
01:00:59et il faut aussi penser
01:01:00c'est justement
01:01:01ce que le rapport du corps
01:01:02prend en compte
01:01:03dans son rapport
01:01:04qui sera publié demain
01:01:06c'est que
01:01:07il y a un moment
01:01:08il n'y aura pas de bébé
01:01:09et pas de bébé
01:01:10ça veut dire pas de salarié
01:01:11et pas de cotisation
01:01:12et donc c'est pour ça
01:01:13qu'il faut travailler plus longtemps
01:01:13ce sera évidemment
01:01:15un des grands débats
01:01:16de la présidentielle qui vient
01:01:18merci à tous les trois
01:01:18d'être venus en parler
01:01:19une première fois déjà
01:01:20sur le plateau de chaque voix compte
01:01:21vous pouvez rester là
01:01:21parce que c'est Bourbon Express
01:01:22tout de suite
01:01:23avec Marco Pommier
01:01:24le journal de l'Assemblée
01:01:29Bonsoir Marco
01:01:30Bonsoir Adélie
01:01:31On commence avec
01:01:32Gérald Darmanin
01:01:33toujours sous pression
01:01:33puisque les députés
01:01:34ont rejeté ce matin
01:01:35son projet de loi
01:01:35sur la justice criminelle
01:01:36en commission des lois
01:01:37Un camouflet pour le garde des Sceaux
01:01:39dans la tourmente
01:01:40depuis le début
01:01:41de l'affaire Liana
01:01:42ce matin
01:01:42en commission des lois
01:01:44les députés ont rejeté
01:01:45son texte
01:01:46la gauche a voté contre
01:01:47le RN
01:01:47c'est abstenu
01:01:48ce soir
01:01:49Gérald Darmanin
01:01:50annonce qu'il retire
01:01:51du projet de loi
01:01:51sa mesure phare
01:01:53sur le plaidé coupable
01:01:54cette procédure
01:01:55qui permet à un accusé
01:01:56de reconnaître
01:01:57l'ensemble des faits
01:01:58en échange
01:01:59d'une peine réduite
01:02:00objectif
01:02:01accélérer
01:02:01le traitement des affaires
01:02:02sur X
01:02:03il déclare
01:02:04dans un esprit
01:02:05dans un esprit de responsabilité
01:02:06il me paraît
01:02:07nécessaire
01:02:07de proposer
01:02:08à la représentation nationale
01:02:09le retrait
01:02:10de cette disposition
01:02:11faute de consensus
01:02:12après la commission
01:02:13le texte sera examiné
01:02:14dans l'hémicycle
01:02:15fin juin
01:02:16Un mot Philippe Lottiot
01:02:17oui ou non
01:02:18est-ce que maintenant
01:02:18que le plaidé coupable
01:02:19a été retiré
01:02:20de ce projet de loi
01:02:20de justice criminelle
01:02:21le RN le votera
01:02:22On va voir en fonction
01:02:23des débats
01:02:24qui se tiendront à l'Assemblée
01:02:24On verra
01:02:26Autre information
01:02:28ça faisait longtemps
01:02:29qu'on n'avait pas parlé
01:02:30de la commission d'enquête
01:02:30sur l'audiovisuel public
01:02:31Marco ça m'avait manqué
01:02:32Charles Alloncle
01:02:33accuse maintenant
01:02:34Delphine Ernotte
01:02:35d'avoir menti sous serment
01:02:36devant les députés
01:02:36La patronne de France Télévisions
01:02:38a-t-elle dit toute la vérité
01:02:40à la représentation nationale
01:02:42selon une enquête
01:02:42publiée par Marianne
01:02:44elle aurait bénéficié
01:02:45des conseils
01:02:46d'un cabinet privé
01:02:47pour préparer ses auditions
01:02:49devant la commission d'enquête
01:02:50alors qu'elle avait affirmé
01:02:52le contraire
01:02:52devant les députés
01:02:53le rapporteur
01:02:54ciotiste Charles Alloncle
01:02:55a d'ailleurs ressorti
01:02:56la séquence
01:02:57sur les réseaux sociaux
01:02:57Regardez
01:02:58Est-ce que vous avez eu recours
01:03:00à une société privée
01:03:02extérieure
01:03:03pour vous conseiller
01:03:04pour vous assister
01:03:05ou pour préparer
01:03:06les personnes auditionnées
01:03:07dans le cadre
01:03:08notamment de cette commission d'enquête
01:03:10Non
01:03:12Aucune entreprise privée
01:03:13n'a été utilisée
01:03:14pour travailler
01:03:17avec les personnes
01:03:19qui allaient être
01:03:20interrogées
01:03:21par la commission d'enquête
01:03:22Et ce soir
01:03:23France Télévisions
01:03:24contre-attaque
01:03:25dans les colonnes
01:03:26du Figaro
01:03:27le groupe évoque
01:03:28une fumisterie
01:03:29et assure
01:03:29n'avoir jamais eu recours
01:03:31à un cabinet de conseil
01:03:32pour préparer
01:03:33ses auditions
01:03:34Pour rappel
01:03:35le délit de parjure
01:03:36devant une commission
01:03:37d'enquête parlementaire
01:03:38est passible
01:03:39de 5 ans d'emprisonnement
01:03:40et 75 000 euros d'amende
01:03:42De son côté
01:03:43Charles Alloncle
01:03:43il est monté au créneau
01:03:45et dans un tweet
01:03:45il affirme
01:03:46Madame Ernotte
01:03:47pourquoi avoir menti
01:03:49comment les français
01:03:50à qui financent
01:03:51France Télévisions
01:03:51peuvent-ils encore
01:03:52vous faire confiance
01:03:53voilà ce qu'il a écrit
01:03:53sur X
01:03:54C'est terminé Marco ?
01:03:55C'est déjà terminé
01:03:56mais je reviendrai demain
01:03:57avec plus d'informations
01:03:58peut-être
01:03:59Merci en tout cas
01:04:00et merci à tous les trois
01:04:01d'être venus ce soir
01:04:02Merci Lou Frittel
01:04:02on vous lit dans Paris Match
01:04:04avec à la une cette semaine
01:04:05Bernadette
01:04:06Bernadette Chirac
01:04:08Merci à Olivier
01:04:09Merci à vous
01:04:10de nous avoir suivis
01:04:11chez vous
01:04:11Cette émission est rediffusée
01:04:12tout à l'heure
01:04:13à 23h30
01:04:14on vous retrouve demain
01:04:15en direct
01:04:16à 19h30
01:04:16sur LCP
01:04:17pour chaque voix compte
01:04:18passez une excellente soirée
01:04:20sur la 8
01:04:20à demain
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