00:00Philippe, quand vous écoutez cet agriculteur, est-ce que vous vous dites qu'il existe une justice à deux vitesses
00:04?
00:04À plusieurs vitesses, même à trois, quatre.
00:07Parce qu'en fait, je pense à cette famille du Gers, qui a donc perdu son enfant.
00:15C'est une famille modeste.
00:17Et moi, je soupçonne la justice d'être différente dans son comportement,
00:24et même dans sa sémantique, avec les gens de peu.
00:28Ce que la gauche appelle les populistes.
00:32Et les gens qui ont un langage qui permet de communiquer avec les juges et les procureurs.
00:39Et qui ont des relations pour ça.
00:42C'est ça qui se passe.
00:43Vous savez, moi, je suis un rural, un rural profond.
00:45Donc je connais la vie.
00:47Je sais comment ça se passe dans les palais de justice.
00:51Maintenant, je vais répondre à votre question.
00:57Évidemment, ce paysan du Gers me fait penser à vous aussi,
01:05à ce qui s'est passé le week-end dernier.
01:11La différence de traitement avec les paysans cet hiver,
01:19quand le pouvoir politique a envoyé les CRS pour piquer les bovins,
01:29pour piquer le cheptel,
01:31ça a été d'une violence extrême.
01:35Pour les paysans, pas de quartier.
01:38Je me souviens qu'il y avait des hélicoptères qui déversaient des fumigènes.
01:44Et il y avait les fameux centaures, qui sont des chars,
01:48qui sont fait de ma part.
01:50C'est-à-dire qu'on a envoyé contre les paysans
01:54des moyens qu'on a aussi envoyés contre les gilets jaunes
01:57pour qu'ils n'investissent pas paris.
02:00Et LBD, on dit.
02:03Etc.
02:04C'est-à-dire qu'on a traité les gilets jaunes,
02:06on a traité les paysans,
02:08le petit peuple révolté,
02:13d'une manière différente des racailles.
02:18Pour les racailles, la consigne, c'était pas de contact.
02:22En souvenir de Malik Ousekine.
02:24Surtout pas de contact.
02:26Parce que si on a un mort,
02:27c'est l'affaire Naël qui recommence.
02:31Pas de contact.
02:32Et surtout,
02:34il faut accepter d'avoir des blessés parmi nous
02:37plutôt que parmi les manifestants.
02:40233 blessés parmi les gens.
02:43Mais rien que pour ça,
02:44Nunez lui aussi devrait démissionner.
02:46Il aurait tous démissionné en fait.
02:48C'est une faillite complète.
02:51Moi je pense en ce moment,
02:52aux familles qui sont au chevet
02:54de leurs blessés,
02:55les gendarmes,
02:56les policiers.
02:58Et donc, ce paysan,
03:00il est révolté
03:02puisqu'il est traité
03:04comme un prédateur.
03:06Parce qu'il veut,
03:07simplement,
03:08il veut survivre avec sa famille
03:10contre le Mercosur.
03:12Et donc,
03:12ces gens-là,
03:13qui nous ont infligé le Mercosur,
03:15c'est-à-dire que
03:19ces hommes et ces femmes politiques
03:22ont fait le choix
03:24pour nourrir la France
03:25de déléguer notre alimentation
03:27sur le marché mondial.
03:28Est-ce que vous comprenez
03:29ce que je suis en train de vous dire ?
03:31Et quand ce n'est pas
03:32le marché mondial
03:34avec le Mercosur,
03:35ils vont chercher
03:35les poulets en Ukraine.
03:37Et pendant que
03:38M. Édouard Philippe
03:39et M. Retailleau
03:41vont chercher,
03:41je ne sais pas quoi,
03:42en Ukraine,
03:43un remontant
03:43ou alors autre chose.
03:47Donc,
03:47tout ça est intolérable.
03:49Tout ça est intolérable.
03:50Cette classe politique,
03:51elle se liquéfie.
03:53Elle est dans l'obsolescence,
03:57l'indécence
03:57et l'indignité.
03:59Alors moi,
03:59je le dis à ce paysan,
04:01vous avez bien fait
04:02de parler à ces news.
04:03Continuez à parler
04:04parce que
04:06vous êtes la voix
04:07de la dignité
04:08et du courage français.
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