- il y a 7 heures
Ce vendredi 26 juin, l'achat de plus de cash que de bitcoins chez Strategy, la ruée vers l'or pour les banques centrales, le bilan du départ de Binance de la France, le vote décisif européen concernant l'euro numérique, ainsi que l'éventualité du retour du projet Libra chez Meta, ont été abordés par Gilles Santacreu, trader algorithmique et administrateur du site Boursikoter.com, Charles Aubert-Couturier, expert Digital Asset Caceis, et Thibault Boutrou, directeur général de Meria, reçus par Guillaume Sommerer, dans l'émission BFM Crypto, Les Pros sur BFM Business. Retrouvez l'émission et réécoutez-la en podcast.
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00:02BFM Business, BFM Crypto, les pros. Guillaume Sommeret.
00:07Le futur a trouvé son rythme de croisière, c'est les pros des cryptos. Bienvenue à tous nos talents.
00:11Cette semaine, ils sont là Charles Aubert Couturier, expert digital, l'Asset pour KCIS.
00:15Bonjour Charles, bienvenue.
00:17Thibaut Boutroux aussi nous accompagne, directeur général de Meria. Bonjour Thibaut, ravi de vous retrouver.
00:21Dans un instant, on parcourra l'ensemble des grandes actus de cette nouvelle semaine crypto.
00:25Bitcoin qui a passé sous les 60 000 à 58 000. Gilles Santacreux aussi est avec nous pour en parler
00:30de ce Bitcoin.
00:30Ensuite Gilles, je vous demanderai quel potentiel sur l'Ether.
00:33D'abord Bitcoin, trader algorithmique, vous êtes administrateur du site boursicoté.com.
00:37Comment vous voyez les choses ? On est passé sous les 60 000 cette semaine.
00:40Est-ce que c'est une nouvelle impulsion baissière qui s'ouvre là ?
00:45Oui, la zone à surveiller, c'était 61 000 dollars pour un Bitcoin.
00:49En cassant cette zone, on confirme le fait que l'on a divisé par deux
00:53donc la valeur du Bitcoin depuis son plus haut et on confirme une poursuite d'un mouvement baissier.
01:00Alors le problème, c'est que sous cette zone des 61 000 dollars, on n'a pas grand-chose.
01:03La prochaine zone de support, c'est 52 500.
01:06On a beaucoup de signaux qui sont assez négatifs sur le Bitcoin.
01:11On continue à avoir des sorties massives sur les placements Bitcoin.
01:18On a des chiffres qui commencent à sortir qui sont assez inquiétants, notamment sur les positions en cours
01:24où il y aurait plus de la moitié des positions en cours qui seraient désormais perdantes sur le Bitcoin.
01:29Et tout cela pourrait être, je dirais, confirmé par justement cette cassure pérenne de cette zone des 61 000.
01:35Donc pour sortir, je dirais, de cette configuration, il faudrait au minimum revenir au-delà des 67 500 dollars pour
01:43un Bitcoin.
01:43Mais là, pour l'instant, et on l'a vu hier notamment, on a eu un début d'accélération, eh
01:48bien on continue à s'inscrire dans un mouvement baissier.
01:50Et sur l'Ether, comment est-ce que vous voyez les choses ?
01:52Est-ce que l'Ether face au Bitcoin s'en sent mieux et doit s'en sortir mieux ou toujours
01:56pas ?
01:58Non, toujours pas. Le point de repère, c'est le point bas que l'on avait eu le 6 février.
02:02Lorsque nous étions sur la précédente phase d'accélération, donc c'était au début du mois de juin,
02:07on a cassé cette zone de support des 1740 dollars pour un Ether.
02:11Et on a marqué un contact sur une autre zone de support qui était identifiée à 1535 dollars.
02:16Et là, on est en train de retester cette zone des 1535.
02:19Donc le fait de casser comme ça des supports simultanément, eh bien, maintient, je dirais, l'Ethereum dans une dynamique
02:29baissière là aussi.
02:30Et en cas de cassure justement de cette zone de support, eh bien le prochain objectif se situe à 1375
02:36dollars pour un Ethereum.
02:37Donc ça reste baissier là aussi, comme quasiment sur l'ensemble des cryptos.
02:42Gilles Santacreux, Boursicoté.com, de quoi parle-t-on cette semaine ? De quoi va-t-on parler avec nos
02:46projets cryptos ?
02:47D'abord Binance qui, eh bien, pour ses utilisateurs français, quitte le pays.
02:51Et pour ceux qui obtiennent l'agrément, Meria d'ailleurs en fait aussi partie,
02:54comment rester conforme et compétitif ? Ces enjeux, on va bien sûr en parler.
02:58On évoquera l'euro numérique, la confidentialité.
03:01Ah, finalement, avec l'euro numérique, la confidentialité sera-t-elle quand même préservée ?
03:04Les députés européens ont voté en faveur de l'euro numérique cette semaine, mais ils ont mis l'accent sur
03:08le effet de la confidentialité.
03:10Nos pros nous diront de quoi il s'agit.
03:13Comment l'euro numérique pourrait-il vraiment respecter votre confidentialité ?
03:16Est-ce qu'on doit y croire ?
03:17Ça lèverait un lièvre important, on en parlera.
03:20Et on parlera aussi de Facebook.
03:21Est-ce que le Libra, vous savez, la monnaie que voulait mettre en place Facebook il y a quelques années,
03:27sera de retour sous une autre forme ?
03:28Son fameux projet de monnaie pourrait revenir à travers les stablecoins.
03:32Explications à suivre.
03:33C'est votre épisode édomadaire des pros et des cryptos à retrouver tout au long du week-end.
03:36En podcast, en replay sur notre chaîne YouTube BFM Business.
03:39C'est parti.
03:42BFM Business, BFM Crypto, les pros.
03:46Avec donc Charles Aubert Couturier.
03:48Bienvenue Charles, ravi de vous retrouver.
03:50Bonjour Guillaume.
03:50Et Thibaut Boutroux, bonjour.
03:52Thibaut, ravi également de vous retrouver.
03:53Le dollar remonte très fort.
03:55L'euro est passé cette semaine sous le dollar 14.
03:57C'est quand même assez majeur.
03:59On était à 1,19 il y a quelques semaines à peine.
04:02Donc le dollar qui remonte.
04:03Quel est le lien entre l'évolution du dollar et une stratégie monétaire et le potentiel du Bitcoin ?
04:09Parce que c'est vrai qu'on a vu le Bitcoin cette semaine passer sous les 60 000 à 58
04:12000.
04:13Est-ce qu'il y a un lien aussi avec cette remontée spectaculaire du dollar ?
04:16Alors une corrélation directe, je ne sais pas.
04:18Mais en tout cas, on est au cœur d'une des propositions de valeur de Bitcoin.
04:21En réalité, quand on parle de la politique monétaire et du dollar d'une part et de Bitcoin d'autre
04:25part.
04:26A court terme, en effet, on se rend compte que les taux d'intérêt augmentent
04:31et notamment les taux de la Fed restent au-dessus des taux de la BCE.
04:34Ce qui crée un attrait pour le dollar.
04:35D'où cette compétitivité accrue du dollar face à d'autres devises.
04:40Et donc finalement, ça draine une partie des liquidités vers le dollar assez naturellement
04:44qui est investi y compris sur de la dette court terme
04:48qui est rémunérée assez bien du côté des US.
04:51Et donc, ce qui pèse sur des actifs plus risqués qui ne portent pas de rendement comme le Bitcoin.
04:54Après, à plus long terme, en réalité, ce sur quoi on investit
04:59quand on investit dans le Bitcoin en partie, un des rationnels d'investissement,
05:02c'est justement de se dire qu'il n'y a pas de soutenabilité pour avoir un dollar qui soit
05:08aussi fort.
05:09Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, le taux d'endettement aux US, il est très important.
05:12Le déficit, il est de près de 6%.
05:14Et donc, en réalité, on mise sur le fait qu'il va y avoir de l'inflation et il va
05:18y avoir la nécessité de réimprimer du dollar.
05:20Et donc, derrière, de rendre plus attractif des actifs comme Bitcoin qui sont limités à 21 millions d'unités.
05:26Oui. Donc, dollars en hausse en ce moment, figurez-vous.
05:29Stratégie est aussi impactée parce que la chute du Bitcoin, ce n'est pas une bonne nouvelle en tout cas
05:33pour Stratégie.
05:33Le titre est passé sous les 100 dollars, d'ailleurs, pour la première fois en deux ans et demi.
05:37Et Stratégie, Thibault, a pour la première fois acheté plus de dollars que de Bitcoin.
05:44Oui, effectivement, c'est un petit peu un nouveau indisme qu'on observe depuis plusieurs semaines, depuis plusieurs mois, même
05:49côté Stratégie, avec une conviction qui reste inchangée.
05:53C'est-à-dire qu'on ne les a pas vus changer leur thèse.
05:56L'objectif, c'est toujours d'accumuler un maximum de Bitcoin.
05:58Par contre, avant, c'était peut-être accumulé à tout prix, presque tête baissée sans réfléchir.
06:05Et là, on est dans une nouvelle phase où il dit toujours d'accumuler, mais peut-être de manière un
06:10peu pragmatique.
06:11On bascule vers une institution financière qui est totalement adossée à Bitcoin.
06:15Et pour ça, il y a plusieurs raisons.
06:17Déjà, le coût pour lever de l'argent est de plus en plus tendu pour eux.
06:23Ils ont remarqué aussi ce fameux test où ils ont vendu un petit peu de Bitcoin en début de mois.
06:30On a vu un peu l'effet que ça pouvait avoir sur le marché, notamment l'effet médiatique sur Stratégie
06:35et l'impact sur leurs cours.
06:37Et donc, je pense qu'il y a aussi une volonté de dire qu'il ne faut pas qu'on
06:41se retrouve dans une situation où on est contraint de vendre dans des mauvaises conditions.
06:46Donc, l'idée d'avoir un matelas finalement en dollars, ce n'est peut-être pas inintéressant.
06:52Ça nous donne peut-être un petit peu plus de marge dans l'air.
06:53Et en plus de ça, ça nous permet demain, si on a des opportunités d'achat plus basses, de pouvoir
06:58racheter avec ce matelas plutôt que de lever de l'argent.
07:01Donc, c'est vraiment une nouvelle ère dans laquelle on entre pour Stratégie, beaucoup plus pragmatique.
07:06Et c'est aussi une manière finalement de rassurer les investisseurs en disant voilà, nous, effectivement, on a cette conviction
07:11sur Bitcoin.
07:12On veut continuer d'accumuler, mais on ne veut pas le faire n'importe comment.
07:15On veut le faire intelligemment pour assurer aussi la pérennité de l'entreprise.
07:18Et à partir de quel cours du Bitcoin le groupe Stratégie serait-il obligé d'en revendre des Bitcoins à
07:24nouveau pour honorer ses engagements en matière de dette notamment, Charles ?
07:27Oui, ce n'est pas tant un seuil ou un niveau de Bitcoin.
07:31Aujourd'hui, clairement, ils sont en perte, en moins-value latente.
07:33Ils sont à peu près à 10 milliards, autour de 10 milliards de moins-value latente.
07:36Entre le prix moyen d'acquisition qui est autour de 75 000 dollars et le cours actuel qui est à
07:4160 000 dollars, ça fait à peu près 10 milliards de moins-value latente.
07:44C'est plutôt un enjeu de financement. Ils sont en capacité d'avoir du cash pour, comme le disait Thibault,
07:50rencontrer les échéances qui arrivent, des paiements de dividendes, des paiements d'intérêts, etc.
07:54Et là, il y a une forme d'effet ciseau. Si on regarde un petit peu les chiffres quand même,
07:58on avait près de 7 ans de couverture il y a quelques mois.
08:01Là, on est descendu à près de un peu plus d'un an de couverture.
08:04Donc, on voit qu'il y a moins de cash, plus de besoins de financement, plus de besoins de remboursement.
08:10Et donc, c'est ce que disait Thibault.
08:11Il y a la volonté de créer une trésorerie aussi en dollars pour pouvoir faire face à ces échéances-là
08:15sans avoir à vendre du bitcoin.
08:17Alors que le dollar monte, on parlera de Binance dans un instant, qui va quitter la France. Bien sûr, ça
08:21intéresse plein de gens.
08:22Mais alors que le dollar monte, la dédollarisation, elle se confirme.
08:25Ça peut paraître paradoxal, mais on peut avoir une valeur du dollar en hausse pour plein de raisons spéculatives, etc.,
08:30un contexte géopolitique. Et puis, parallèlement, quand même, des banques centrales qui veulent moins dépendre de ce dollar.
08:34Et ça se confirme, Thibault. Les banques centrales continuent de vouloir acheter de plus en plus d'or plutôt que
08:38du dollar.
08:39Oui, c'est deux indicateurs qui sont différents. On peut avoir une dédollarisation.
08:43Et donc, effectivement, le poids du dollar qui a tendance à baisser dans les réserves des banques centrales
08:47et pour autant, à court terme, le dollar qui s'apprécie pour différents facteurs.
08:52Et d'ailleurs, cette dédollarisation, elle, à moyen long terme, peut-être qu'elle servira aussi Bitcoin,
08:59puisque ce qu'on regarde, c'est que les banques centrales ont cette vocation à être de plus en plus
09:04souveraines.
09:06Et elles sont en recherche de diversification. Et donc, aujourd'hui, effectivement, la prime est à l'or pour tout
09:12son historique.
09:13Mais ça ramène un peu quelques discussions autour de Bitcoin. Est-ce qu'il a cette capacité à devenir un
09:19actif souvent totalement indépendant ?
09:21Donc, intéressant pour les banques centrales dans le cadre de cette diversification.
09:25Donc, on a ce phénomène qui continue, qui ouvre la porte à Bitcoin.
09:29On continue un petit peu toute cette narrative autour des réserves en Bitcoin sur les trésoriers. On va voir ce
09:35que ça donne sur le long terme.
09:37Et donc, Binance qui va quitter la France. Ça, c'est quand même la grosse actu de la semaine.
09:40Et on parlera de Meria qui a obtenu l'agrément, comme beaucoup d'autres. Enfin, beaucoup d'autres. Il y
09:44a beaucoup qui l'ont pas.
09:45Et donc, Binance, c'est désormais confirmé et officiel. Dans un email adressé à ses utilisateurs,
09:50Binance confirme que ni Binance France, ni aucune autre entité du groupe ne tiendront l'agrément MICA d'ici au
09:5530 juin.
09:55Pour les utilisateurs, ça va changer quoi, Charles ?
09:59Alors, pour les utilisateurs, déjà, il n'y a pas d'urgence particulière, entre guillemets.
10:04C'est-à-dire que c'est la fin des services pour Binance.
10:06C'est-à-dire qu'il n'y a plus de possibilité à compter du 1er juillet.
10:09Et ça a été annoncé par Binance qui a envoyé un mail à l'ensemble de ses utilisateurs
10:12qu'il n'y aura plus la possibilité de faire des trades, d'acheter, etc.
10:17En revanche, les fonds ne sont pas à risque.
10:19Et conformément au règlement MICA, d'ailleurs, Binance laisse la possibilité de retirer ses fonds
10:24et d'aller les transférer vers des plateformes tierces ou vers des portefeuilles qu'on peut gérer soi-même,
10:29donc vers des portefeuilles d'e-auto-héberger.
10:31Donc, les fonds, eux, ne sont pas à risque.
10:34Et après, il y a peut-être une deuxième lame, c'est plutôt les positions à effet de levier
10:37qui, elles, doivent être clôturées avant, je crois, octobre prochain.
10:40Donc ça, il y a peut-être un peu plus de gestion à faire de la part de l'utilisateur.
10:44Mais sinon, les fonds ne sont pas à risque à court terme.
10:46En tout cas, il n'y a pas de gel du compte ou autre.
10:49Il y a la possibilité, tout simplement pour les utilisateurs eux-mêmes, de retirer leurs cryptos.
10:52Oui, et on pourra le faire aussi après le 1er juillet.
10:55Tout à fait, exactement.
10:56Oui, je n'ai peut-être pas été assez précis, mais en effet, ça pourrait être fait après le 1er
11:00juillet
11:01pour tous les utilisateurs.
11:02Et justement, on voit tout un tas de plateformes qui commencent à se positionner
11:05pour essayer de récupérer une partie du gâteau.
11:07C'est vrai qu'il y a quand même pas mal de promos du côté des acteurs
11:10qui ont obtenu l'agrément pour les attirer des bonus.
11:14Il faut se laisser tenter, Thibaut.
11:17On vit quelque chose d'assez inédit.
11:21En 10 ans, je n'ai jamais vu un phénomène comme celui-ci.
11:26Je pense que beaucoup ne représentent pas le poids de Binance.
11:30Aujourd'hui, Binance est quand même la plateforme qui avait le plus d'utilisateurs,
11:33notamment en France, et des volumes qui sont colossaux.
11:35Et donc là, on a une fenêtre de 10 jours pendant laquelle ces capitaux doivent se repositionner.
11:40Et donc, dans un contexte marché comme celui où on est actuellement,
11:44avec Bitcoin et Ether qui continuent de plonger,
11:48un intérêt pour le grand public qui n'est pas forcément au rendez-vous depuis maintenant quelques mois,
11:54c'est une occasion d'aller faire de l'acquisition qui est presque inespérée.
12:00Donc nous, on l'a constaté globalement sur les 48 dernières heures,
12:05je fais l'équivalent de deux mois de dépôt et de flux en transe.
12:10En 10 ans, j'ai vu ça peut-être une ou deux fois dans des contextes de marché très haussiers,
12:15mais dans ce contexte de marché, c'est assez inédit.
12:17Donc naturellement, toutes les plateformes essayent d'en jouer
12:21pour récupérer un maximum de trafic et de flux.
12:24Surtout qu'on sait qu'une fois que le flux vient, il va mettre plus de temps à ressortir.
12:29Donc forcément, c'est assez important pour les plateformes dans ce contexte marché.
12:35Après, là où je veux effectivement mettre quand même un petit hola et temporiser,
12:40et c'est ce que Charles a dit, on a vu aussi beaucoup de plateformes communiquer
12:46avec des manières un petit peu agressives et un petit peu parfois détournées
12:49en mettant presque la pression et en créant une espèce d'urgence chez les utilisateurs.
12:55Il faut rappeler vraiment que les services de buy-in ne vont pas s'arrêter du jour au lendemain.
13:00Les fonds ne sont pas en danger.
13:01Et ça, c'est important parce qu'on voit parfois des gens qui ne sont pas préparés
13:04et qui ont tendance à vouloir prendre des décisions un petit peu dans la précipitation
13:08et qui vont avoir tendance parfois à faire des bêtises.
13:10Donc il faut rappeler ça.
13:11Il faut être hyper vigilant du coup sur toutes les promotions,
13:15hyper vigilant aussi sur les bonus parce qu'effectivement,
13:18il y a beaucoup de plateformes qui mettent en place des choses très attractives,
13:20mais il faut bien regarder les conditions et comment on peut être éligible
13:23parce que parfois, on peut avoir tendance à se précipiter
13:25et on se rend compte que dans les petites lignes, finalement, c'est attractif
13:28mais sous certaines conditions.
13:30Donc attention à tout ça.
13:31Mais effectivement, pour les plateformes, opportunité inédite.
13:34Encore une fois, moi, j'ai rarement vu une traction.
13:36Nous, jour et nuit, notre support est assez débordé depuis que Binance a fait son annonce.
13:41Donc il faut évidemment pour les plateformes profiter de cette opportunité.
13:45Exactement.
13:45Et pour les utilisateurs, donc bien sûr, bouger leurs fonds,
13:48mais encore une fois, un, sans urgence et deux, sans se faire avoir par des arnaques.
13:52Il y en a des arnaques en ce moment, justement,
13:53pour l'attraper cette nouveauté.
13:55Oui, bien sûr, il y a tout un tas d'arnaques les plus traditionnelles,
13:58des faux conseillers, des faux mails, des spams, etc., etc., des SMS.
14:02Je pense qu'il y a un autre aspect sur lequel il ne faut pas se précipiter,
14:05c'est que pour certains, c'est ouvrir un compte sur ces exchanges-là,
14:11c'est aussi accéder aux cryptos, acheter, etc.
14:13Mais ils n'ont pas forcément manipulé ce qu'on appelle des dépôts, des retraits,
14:16avec des adresses qui leur sont fournies par un partenaire à droite à gauche.
14:19Donc, ce n'est pas anodin non plus comme transfert de se dire
14:22je vais prendre l'adresse d'une plateforme, la mettre sur une autre plateforme,
14:25retirer, ne pas faire d'erreurs dans le copier-coller, etc.
14:28Donc, il y a aussi des erreurs humaines.
14:29Donc, c'est pour ça qu'il ne faut pas se précipiter et bien regarder.
14:32On est à combien de plateformes qui ont obtenu l'agrément
14:34et qui n'ont pas obtenu l'agrément en Europe ?
14:35Oui, on arrive finalement à ce qu'ambitionnait de Fermica, d'une certaine manière.
14:40C'est-à-dire qu'on est descendu de près de 3000 plateformes
14:43qui étaient régulées au niveau national dans les différents pays européens
14:46à aujourd'hui près de 200 plateformes qui sont régulées sous Mika.
14:50Donc, on voit qu'on a près de 75% de pertes.
14:54Il y a peut-être deux effets à juste capturer là-dessus.
14:56Il y a un effet qui est évidemment les règles de conformité qui sont beaucoup plus élevées
15:01et qui ont d'une certaine manière écrémé toute une partie de l'écosystème.
15:04Et le reste, c'est quand même aussi un des avantages malgré tout de Mika,
15:08c'est d'appliquer la réglementation à un endroit.
15:12Donc, il n'y a plus de notion d'application nationale
15:15où il faut être régulé sur deux, trois pays différents
15:17et donc aller chercher à chaque fois une licence nationale,
15:19ce qui crée des formes de doublons de licences
15:21puisque je devais avoir, si je voulais en paier, par exemple,
15:23comme Kraken en France, ensuite en Italie, ensuite aux Pays-Bas,
15:27il fallait à chaque fois que j'ai une licence différente.
15:28Donc, ça multipliait les licences.
15:30Mais donc, on arrive à ces chiffres-là.
15:32Alors, Thibaut, vous, Meria, vous l'avez obtenu.
15:34Vous faites partie de ces 200 qui ont obtenu l'agrément Mika.
15:36D'abord, bravo.
15:38Est-ce que pour vous conformer, vous avez dû vous adapter ?
15:40Enfin, comment rester compétitif ?
15:42Quand même, vous êtes un groupe commercial compétitif et conforme à Mika à la fois.
15:46Est-ce que parfois, c'est contradictoire ?
15:47Est-ce qu'il a fallu faire des sacrifices ?
15:50Non, clairement.
15:51Ça change effectivement beaucoup de choses.
15:53On passe de la cour des petits, entre guillemets,
15:55à la cour des très grands,
15:57dans un espace de temps qui est très très court.
15:59Je crois que c'est William O'Rourke de Hurwell qui le rappelait sur le plateau.
16:03Jamais.
16:04C'était arrivé dans un environnement financier
16:07qu'on appelait qu'une régulation sur un temps aussi court,
16:10avec parfois des purs players qui partaient du coup de rien
16:14et qui devaient en quelques années se conformer à un cadre
16:17qui est extrêmement exigeant et extrêmement strict.
16:20Donc, ça, forcément, ça impacte beaucoup de choses.
16:23Ça impacte la compétitivité.
16:24Ça impacte l'agilité.
16:26C'est d'un coup beaucoup plus de coûts,
16:28beaucoup plus de structuration.
16:30Et donc, forcément...
16:31Alors, quand on est un très très gros acteur,
16:33peut-être qu'on peut se permettre d'investir à différents endroits
16:37et de courir un petit peu toutes les lignes.
16:38Mais quand on est un acteur un peu plus petit,
16:41forcément, à un moment donné, il faut être capable de faire des choix.
16:43Il faut se spécialiser davantage.
16:45D'ailleurs, quand on regarde les 200 acteurs qui sont aujourd'hui agréés,
16:49en réalité, ils ne couvrent tous pas tout à fait le même spectre
16:52et le même nombre de services.
16:54Donc, on ne va pas retrouver les mêmes services chez ces 200 acteurs.
16:57Donc, il faut regarder un petit peu aussi ces spécialités-là.
17:01Mais c'est certain qu'il y a des choses qu'on ne peut plus faire exactement de la même
17:05manière.
17:05Et on tend aussi à une espèce d'harmonisation,
17:08étant donné que les contraintes sont les mêmes pour tout le monde.
17:11On va retrouver des offres qui vont plus ou moins se ressembler aussi chez les acteurs.
17:15Donc, ça implique de remettre un petit peu d'ingéniosité pour se différencier,
17:20pour être compétitif par rapport aux autres acteurs.
17:22Et ça, ce n'est pas toujours évident à faire concorder avec ce qui nous est imposé
17:27en termes de coûts réglementaires.
17:29Donc, évidemment que l'innovation en prend un coup.
17:31Par contre, le problème de ça, c'est que pour les utilisateurs,
17:35ce sera peut-être un petit peu plus simple pour se repérer.
17:38Il y a juste une chose que je ne comprends pas complètement dans ce dossier.
17:40C'est qu'on n'aura plus Binance en France, mais Binance ne renonce pas à rester en Europe,
17:46et d'ailleurs via la France.
17:48Thibault, est-ce que vous pouvez nous l'expliquer ?
17:49Binance, en Europe, ce n'est pas complètement fini encore ?
17:54Non, ils l'ont même confirmé publiquement.
17:56Leur volonté, c'est de se réguler en Europe.
17:59Alors là, ils ont un dossier qui était en cours en Grèce depuis un peu plus d'un an.
18:02Finalement, a priori, ça n'aboutira pas dans les conditions espérées en Grèce.
18:06Donc, il y a une nouvelle instruction qui va repasser.
18:09En France ou pas, on ne sait pas.
18:10Pour l'instant, ce qu'on sait, c'est qu'il n'y a pas de dossier qui a été
18:13déposé en France.
18:14Donc, si c'est en France pour l'instant, ce n'est pas engagé.
18:18On sait également qu'ils en ont pour plusieurs mois d'instruction.
18:22Donc, il ne faut pas s'attendre à voir Binance redéployer des services dans les prochains mois.
18:26Au mieux, je pense que ce sera sur la fin d'année.
18:28Mais le plus raisonnable, c'est de penser sur le début d'année 2027.
18:33Mais d'ailleurs, ça se voit dans la communication qu'ils ont faite,
18:35la communication qu'ils ont faite auprès de leurs utilisateurs.
18:38Personnellement, je les trouvais vraiment très précises, très détaillées,
18:42très rassurantes et très complètes.
18:43Ce qui est aussi un signe qu'ils veulent jouer le jeu
18:47et qu'ils veulent aussi montrer qu'ils jouent le jeu auprès des régulateurs
18:52pour dire, voilà, regardez, on joue le jeu.
18:54On fait une cessation d'activité dans les règles de l'art et on continue.
18:59Et on oublie aussi, on a tendance toujours à mettre un petit peu cette image
19:02du vilain petit canard à Binance.
19:04Binance, au niveau mondial, les ressources dédiées à la conformité,
19:08c'est près de 1500 personnes.
19:09Donc, ce n'est pas le groupe Far West qui pouvait exister à ses débuts.
19:15Aujourd'hui, c'est quand même quelque chose de beaucoup plus structuré,
19:18qui opère déjà dans différentes juridictions qui sont régulées sur d'autres continents.
19:22On sait que leur cas en Europe, il est compliqué parce qu'il y a des antécédents aussi politiques.
19:27Donc, il y a tout ça qu'il va falloir un petit peu mettre sur la table.
19:30Mais je pense qu'ils trouveront une solution.
19:32Mais ça prendra certainement un petit peu de temps.
19:34Les projets cryptos, l'essentiel de l'actualité en 25 minutes chrono
19:40et à retrouver tout au long du week-end, bien sûr.
19:42On va parler aussi de l'euro numérique qui ne devrait pas voir le jour avant 2029,
19:46l'euro numérique, mais il vient quand même de franchir un pas important.
19:48Le Parlement européen a voté en faveur de l'euro numérique, Charles.
19:51On comprend l'intention alors que les États-Unis
19:53exercent de plus en plus leur arbitraire sur le reste du monde.
19:55Le but, entre autres, c'est grâce à l'euro numérique,
19:58moins dépendre pour nos paiements de visa ou encore Mastercard.
20:01Donc, oui, c'est bien l'euro numérique.
20:02L'ambition est louable, en effet, de se dire qu'on veut moins dépendre d'acteurs
20:07américains ou étrangers dans l'utilisation de nos services financiers.
20:11Ça me semble tout à fait louable.
20:12Je pense que là où il y a des petites nuances à apporter,
20:15c'est par exemple, si on regarde rien qu'en France,
20:17on a déjà le réseau carte bancaire, par exemple,
20:20qui permet de substituer à visa ou Mastercard.
20:22Donc, on a déjà des réseaux aussi au niveau national, par exemple,
20:25qui peuvent être beaucoup plus souverains que ces réseaux-là étrangers.
20:28Sur le reste du cas de l'euro numérique,
20:30en fait, ça pose beaucoup de questions.
20:33En réalité, si on regarde aujourd'hui,
20:35il y a assez peu d'acteurs ou de parties prenantes qui vont l'utiliser,
20:38qui vont le distribuer,
20:40qui sont forcément au clair sur
20:42est-ce qu'il y a un intérêt à le faire,
20:44combien ça va me coûter,
20:45comment je vais le mettre en œuvre, etc.
20:47On commence à voir des choses, mais on voit beaucoup de coûts sur la table,
20:51assez peu de plus-value à date.
20:53Et on se demande vraiment comment ça va être utilisé
20:57et comment les citoyens demain vont adopter ou pas, en fait,
21:00cet euro numérique-là, avec un risque, finalement,
21:03que la voie prise par les États-Unis que vous mentionnez juste avant,
21:06qui est plutôt de dire je vais passer par des acteurs privés
21:09et notamment le monde des stable coins,
21:11plutôt que de passer via l'État.
21:12Et d'ailleurs, c'est assez drôle,
21:14mais il y a un croisement puisque je crois que c'est aux États-Unis
21:16où on a formalisé l'interdiction de lancer une monnaie numérique
21:20de banque centrale de détail.
21:21Donc on est allé pile au même moment,
21:23à rebours de ce qu'on est en train de faire ici en Europe.
21:27Donc voilà, on verra qui sera gagnant dans les années qui viennent.
21:29Mais on voit que même des réseaux Visa Mastercard,
21:31c'est des réseaux privés, finalement,
21:32qui sont à la main des Américains, mais qui sont des réseaux privés.
21:35Mais par exemple, en Europe, on a Wiro,
21:37qui promet un peu ce que promet l'euro numérique d'ores et déjà.
21:39Un rail de paiement, Thibaut, pan-européen, souverain,
21:42basé sur le virement instantané de compte à compte.
21:44Qu'est-ce que l'euro numérique doit apporter par rapport à Wiro, par exemple ?
21:48Ça reste quand même deux choses différentes, Wiro et l'euro numérique,
21:51parce que Wiro, c'est justement effectivement une infrastructure de paiement.
21:56Donc ça reste sur le compte en banque et c'est simplement un moyen
21:59pour transférer de l'argent de compte à compte.
22:01Donc là où l'euro numérique a plutôt vocation à être un genre de nouvelle monnaie
22:08avec un compte, avec une monnaie émise par la banque centrale.
22:12Donc on est vraiment, d'un côté, on a une infrastructure
22:14et d'un côté, on a ce qui va plutôt circuler.
22:16Donc on a presque, si je peux imager, Wiro, c'est plus une autoroute
22:20alors que l'euro numérique, c'est un nouveau type de véhicule.
22:24Donc c'est deux choses qui sont différentes et qui répondent pas tout à fait à la même problématique.
22:28Quels seraient, Charles, les conséquences de cet euronumérique pour les banques commerciales ?
22:33Ça a été chiffré par différentes études, que ce soit d'ailleurs par la BCE
22:36ou par des cabinets de conseil privé, mais c'est au moins quelques milliards de mises en œuvre
22:43pour les banques, voire quelques dizaines de milliards de mises en œuvre.
22:47C'est estimé par certaines études autour de 100 millions par banque
22:50pour mettre en œuvre toute l'infrastructure nécessaire.
22:53Donc ça, à la limite, c'est une question de coûts et de mise en œuvre.
22:55Donc c'est une question de ressources.
22:57C'est-à-dire que c'est autant que je ne vais pas investir ailleurs pour un établissement bancaire.
23:01L'autre aspect qui peut-être est plus questionnable
23:04ou en tout cas pose des questions assez importantes auprès des banques,
23:06c'est le risque de substitution par rapport aux dépôts.
23:09C'est des choses qu'on entend souvent, par exemple des attaques souvent
23:12qu'on porte sur les stable coins en disant en fait
23:14pourquoi développer les stable coins puisque c'est une forme de substitut aux dépôts.
23:18Et on se retrouve un peu dans la même logique en réalité avec le stable coin.
23:23pour certaines banques, ça peut monter jusqu'à 20-25% des encours qui seraient à risque
23:28selon les plafonds de détention qui sont autorisés ou pas.
23:31Je vois aussi, juste pour compléter ce que disait Thibault, une autre petite différence,
23:35c'est que c'est une monnaie ayant cours légal en fait l'euro numérique.
23:38Donc les commerçants, n'importe qui, n'aura pas le choix d'adopter ou pas l'euro numérique.
23:43Ce sera obligatoire d'accepter et d'utiliser l'euro numérique.
23:46Chez soi-là ou 8 euros, ce n'est pas une obligation.
23:48Oui, alors justement, c'est cette autre question
23:50vers laquelle ce que vous nous dites nous amène.
23:52Est-ce que l'euro numérique servira aussi à pousser les Européens à dépenser plutôt qu'à épargner ?
23:57Est-ce qu'il sera plus compliqué d'épargner avec une formule euro numérique Thibault ?
24:01En tout cas, la forme qu'il prend par rapport aux informations dont on dispose,
24:05c'est qu'effectivement il n'est pas fait du tout pour épargner.
24:08Déjà parce qu'il y a de toute manière un plafond, a priori, qui sera autour de 3 000 euros.
24:14Donc on ne pourra pas excéder à ce plafond-là sur la détention.
24:19Et puis on ne pourra pas avoir de rendement sur cet euro.
24:23Donc finalement, en fait, il servira à rien d'autre que pouvoir faire des dépenses courantes.
24:28Et comme ça vient d'être dit par Charles, de toute manière,
24:31tout le monde sera obligé, en tout cas tous les commerçants seront obligés de pouvoir l'accepter.
24:36Donc il est pensé de manière à être un espèce de carburant qu'il faut utiliser.
24:42Et sinon, on ne sait même pas ce qui va pouvoir en advenir potentiellement.
24:45Demain, il y a ces craintes autour du crédit social,
24:48cette crainte avec peut-être une durée de péremption sur ces euros.
24:53Tout ça, c'est en fait une programmabilité qui pourra être mise en place.
24:57Mais en tout cas, la forme que ça prend, effectivement, ce sera plutôt quelque chose qui aura vocation à circuler
25:02dans des temps assez courts plutôt que d'être conservé sur du long terme.
25:05Et de toute manière, on ne pourra rien en tirer.
25:07Donc avec l'inflation, globalement, garder son euro numérique n'aura aucun sens.
25:10Et alors l'une des principales craintes, notamment de l'écosystème crypto,
25:13mais pas que, largement là aussi vis-à-vis de l'euro numérique,
25:15c'était qu'on perde un petit peu notre vie privée du fait de cet euro numérique.
25:18Les députés européens ont voté en faveur de l'euro numérique cette semaine,
25:21mais ils ont voulu ajouter une touche sur la confidentialité.
25:25Confidentialité renforcée par les preuves à divulgation nulle de connaissances.
25:30Ça risque de moins faire de cet euro numérique un outil de surveillance, vraiment, Charles ?
25:34Alors, c'est louable et c'est très bien.
25:36C'est, je pense, une bonne technologie.
25:37Il faudra voir si ça fonctionne à l'échelle.
25:40Et l'autre aspect, c'est, je pense aussi, de comprendre si tout est dans le détail derrière.
25:44Ce n'est pas parce qu'on utilise une technologie.
25:46Ça dépend de comment c'est mis en œuvre, qui génère les preuves, comment c'est géré, etc.
25:50Donc ça, c'est un premier aspect.
25:52L'autre aspect, c'est que dans le design de l'euro numérique, aujourd'hui, il y a un peu
25:55deux niveaux.
25:57Et l'idée, c'est que ce soit finalement des établissements privés, des établissements de paiement,
26:01des établissements bancaires qui fassent, eux, les diligences et donc les formes de,
26:05comme on dit, le KYC, les diligences sur les personnes pour s'assurer qu'elles ont le droit d'en
26:09détenir
26:10et qu'il n'y a pas de fraude associée et que ce ne soit pas la banque centrale elle
26:13-même qui le fasse.
26:13Donc, il y a un peu ce premier rempart, a priori, qui permettrait de protéger l'identité des détenteurs.
26:19Dans quelques minutes d'ouverture à Wall Street, on va la vivre ensemble sur BFM Business.
26:22Un dernier mot sur peut-être ce projet qui va faire son retour, enfin, sous une autre forme, revenir par
26:29la fenêtre ou par la cheminée.
26:30Les stable coins pourraient ressusciter le Libra, vous savez, cette monnaie que voulait lancer Meta, Facebook.
26:35Eh bien, ce Libra pourrait finalement retrouver une vie, retrouver un avenir, mais à travers Thibault, les stable coins.
26:43C'est ça, oui. Donc, c'est quand même sous une forme très différente,
26:46puisque là, l'idée, c'est plutôt justement d'intégrer des stable coins existants dans l'environnement de Meta.
26:52Donc, ce serait plus Meta qui va venir créer sa propre monnaie, comme ça avait été l'initiative par le
26:58passé
26:58et comme ça avait soulevé toutes ces questions d'ordre politique.
27:02Donc là, ce sera une forme un petit peu différente,
27:04beaucoup plus acceptable politiquement en l'état avec l'intégration de stable coins
27:09pour justement faire des échanges à l'intérieur de cet environnement.
27:12Donc, effectivement, ce projet est en train de se réveiller,
27:14comme il est en train d'être discuté dans beaucoup d'autres environnements.
27:17Merci à tous les deux de nous avoir accompagnés aujourd'hui.
27:19Thibault Boutroux pour Meria et Charles-Aubert Couturier pour KCIS.
27:24C'est votre épisode hebdomadaire des pros des cryptos.
27:26Dans un instant, BFM Bourse, bon week-end à tous et sinon dans un instant.
27:30A tout de suite.
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