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  • il y a 19 heures
Mettez vous d'accord avec Yves D'Amécourt, Giulia Acha, Matthieu Hocque, Eric Revel, Gilles Ganzmann

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-06-10##

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News
Transcription
00:00:00D'accord, Valérie Expert.
00:00:01Bonjour à toutes et à tous, bonjour Gilles Gansman.
00:00:03Bonjour.
00:00:04Et bonjour à vous Félix Mathieu.
00:00:06On va revenir encore une fois sur l'affaire de la petite Liana à 11h.
00:00:12Cette émotion qui submerge la France, ces questions sur la façon de traiter ces affaires
00:00:17et évidemment vos témoignages 0826 300 300 avec des annonces qui sont faites,
00:00:22comme l'a dit l'avocat de la famille de Liana, de la poudre de Perlin-Pin-Pin,
00:00:28traiter ces 77 000 dossiers, en tout cas les examiner d'ici le 14 juillet.
00:00:34Et puis le Premier ministre qui veut la perpétuité pour les violeurs récidivistes.
00:00:39Est-ce que les lois, changer la loi changera quelque chose ?
00:00:42Tous ces sujets à partir de 11h.
00:00:46On va évoquer quoi avec vous Gilles ?
00:00:48On va parler de la grève SNCF.
00:00:52Aujourd'hui, évidemment, le télétravail impacte moins les entreprises,
00:00:55mais vraiment pour les voyageurs, c'est vraiment devenu très compliqué.
00:01:00Ces grèves à répétition 0826 300 300.
00:01:03Alors après, il y a un sujet, je suis sûr qu'on va avoir beaucoup d'appels.
00:01:06Est-ce que vous avez déjà enregistré votre collègue de bureau ou votre patron en entretien ?
00:01:12Bien sachez que les prud'hommes croulent sous des enregistrements,
00:01:16puisque évidemment, on verra avec les débatteurs si ces enregistrements sont légaux ou pas.
00:01:23En tout cas, ils sont pris en compte, vous verrez, par les prud'hommes.
00:01:260826 300 300, les enregistrements qu'il a...
00:01:29Qu'est-ce que vous avez enregistré, Patrick ?
00:01:31Non, j'ai fait, quand je me suis fait virer TF1, j'ai enregistré la conversation pour...
00:01:36Et ça a été une pièce, ce qu'a compté ?
00:01:37Ah non, pas du tout, pas du tout.
00:01:39Mais bon...
00:01:39Mais après, vous pouvez faire pression, justement, à l'intérieur en disant...
00:01:42Non, non, non, mais c'était l'entretien pour moi, pour savoir, pour me remémorer ce qui avait été dit.
00:01:45C'est quoi le problème, Félix Mathieu, aujourd'hui ?
00:01:49Eh bien, on est heureux de savoir que 60 millions de consommateurs continuent à être publiés.
00:01:54On va en parler avec vous, Sophie Coine.
00:01:56Bonjour, rédactrice en chef adjointe de 60 millions de consommateurs.
00:02:00Vous êtes en charge des hors-série.
00:02:02Et on va parler avec vous, eh bien, des goûters de nos enfants.
00:02:06Félix Mathieu, le problème, que ces 4 heures ne sont peut-être pas forcément ceux que l'on croit.
00:02:14L'enquête est assez effrayante.
00:02:17Franchement, je pense que si vous êtes parents, grands-parents, vous devez avoir ce numéro chez vous
00:02:22parce que vous avez passé en revue un certain nombre de ces desserts, de ces goûters, pardon.
00:02:27Oui, 60 millions de consommateurs qui a passé au crible 82 goûters industriels en partenariat avec l'application Youka.
00:02:34C'est cette appli qui sert à scanner les produits, qui les note à partir de leur composition.
00:02:38Alors, résultat, on a plus de 91% de ces goûters qui sont considérés comme ultra transformés
00:02:42et surtout, surtout pour la plupart d'entre eux, très, très sucrés.
00:02:47Deux marques en particulier quand même dans le palmarès.
00:02:50L'U, c'est-à-dire les Princes, les Napolitains, Lululourson par exemple,
00:02:54mais aussi les Kinder, les Delices, les Country, des sucreries qui contiennent toutes au moins 40 grammes de sucre pour
00:03:00100 grammes,
00:03:01plus de 43 grammes en général, on n'est tout de même pas loin de la boîtier de la composition.
00:03:06Vous reprendrez bien une louche de sucre.
00:03:08On est à ce niveau-là quand même, c'est assez impressionnant.
00:03:11Alors, tout n'est pas à jeter, on va voir ça avec vous, Sophie Coine.
00:03:14C'est vertigineux, non ?
00:03:16Vous-même, vous avez été surpris par ce taux de sucre dans les goûters ?
00:03:21Alors, on a été surpris par la différence entre les catégories de goûter, en vérité,
00:03:26puisqu'on a découvert qu'il y avait certaines catégories de goûter qui étaient très, très riches en sucre
00:03:32ou en acides gras saturés qui ne sont pas bons pour le système cardiovasculaire.
00:03:37Et puis, d'autres catégories de goûter, et c'était ça qui nous intéressait,
00:03:41qui sont plutôt vertueuses, parce que nous, ce qu'on veut, c'est aider les lecteurs
00:03:44à choisir un goûter pour leur enfant.
00:03:48Donc, ne pas leur laisser simplement l'idée que tout est à mettre à la poubelle
00:03:52ou il faut vraiment se restreindre.
00:03:53Il y a quand même des catégories de goûter plus intéressantes.
00:03:56Il y a des parents qui vont vous dire, oui, mais enfin bon, c'est une fois de temps en
00:03:59temps,
00:04:00enfin, je veux dire, c'est goûter, c'est pas ça qui va faire que mon enfant va avoir des
00:04:04maladies cardiovasculaires.
00:04:05Vous vous dites si, c'est en fait, l'article qui explique que dès l'enfance,
00:04:08il faut inculquer des bonnes habitudes.
00:04:11Alors, effectivement, le problème, c'est le cumul de ce type d'aliments.
00:04:17Nous, on parle d'aliments ultra transformés.
00:04:19C'est une notion que les scientifiques défendent de plus en plus
00:04:23parce qu'ils ont montré que les aliments qui étaient très transformés par les industriels,
00:04:27c'est-à-dire qui contiennent différents types de sucre,
00:04:29comme le sirop de glucose, fructose, il y en a plein dans les goûters pour enfants,
00:04:33mais aussi des conservateurs, des émulsifiants, des arômes,
00:04:37ce type d'aliments est très mauvais pour la santé.
00:04:39Il y a plus de 90 études qui le montrent aujourd'hui.
00:04:42Ça agit sur le poids, donc risque d'obésité, de surpoids,
00:04:46mais aussi risque de cancer et de maladies cardiovasculaires.
00:04:49Les enfants sont la catégorie de population qui est la plus exposée à ce type d'aliments.
00:04:56Via les goûters, alors 91% des goûters qui sont ultra transformés, ça c'est une chose,
00:05:00mais ça se cumule avec les autres types d'aliments,
00:05:04les céréales du petit déjeuner, les nuggets ou les cordons bleus à midi,
00:05:09les sauces, etc.
00:05:12Donc plus on en mange, plus on s'expose à ces risques
00:05:16et une des façons de lutter contre ce type de produits,
00:05:21c'est par exemple de les diminuer au moment du goûter.
00:05:23Vous êtes en train de nous dire que les enfants mangent de moins en moins sainement dans notre société ?
00:05:28Alors, moi je ne peux pas vous documenter à quel point l'ultra-transformation a augmenté ces dernières années.
00:05:35En revanche, c'est sûr qu'ils sont entre 46 et 49% de produits ultra transformés
00:05:41dans leur régime alimentaire quand les adultes...
00:05:43Plus de la moitié ?
00:05:44Presque la moitié, presque la moitié pour les enfants.
00:05:48Plus de la moitié des enfants ont des produits ultra transformés.
00:05:51Exactement, alors que les adultes, on est plutôt à 36%.
00:05:54C'est simple, les seuls qui atteignent les niveaux des enfants,
00:05:57ce sont les végétariens qui achètent des produits véganes
00:06:02et des produits en supermarché pour diminuer, pour avoir des protéines.
00:06:07Ce sont les seuls qui atteignent le niveau des enfants.
00:06:09Ce qui est très perturbant, si on prend l'exemple des petits lus,
00:06:12des petits biscuits carrés,
00:06:15c'est que les petits lus, les petits bruns, c'est non.
00:06:17C'est très, très, très, très chargé en sucre.
00:06:21Et qu'à côté, vous avez du gerblé ou de la mer poulard sablé.
00:06:24Le sablé, que moi je n'aurais pas acheté en faisant le sablé,
00:06:26il y a beaucoup de beurre dedans, donc ce n'est pas bon.
00:06:29Ceux-là sont bons.
00:06:30Donc pour une même catégorie de produits,
00:06:31c'est ce que vous montrez dans votre enquête,
00:06:33c'est que pour une même catégorie de produits,
00:06:35il y a des bons produits et des mauvais produits.
00:06:37Oui, c'est tout l'intérêt d'un comparatif.
00:06:39C'est de regarder à la fois dans une seule et même catégorie.
00:06:43Vous ne dites pas non à ces goûters,
00:06:44mais il faut savoir ce que vous achetez.
00:06:47Exactement.
00:06:48Et les différences sont quand même assez majeures.
00:06:54Sur des biscuits au chocolat, par exemple,
00:06:57vous allez avoir parmi les pires,
00:07:00qui sont quand même les lulus lourson,
00:07:02si vous m'emmenez sur ce terrain-là,
00:07:05les barquettes.
00:07:05Un enfant de 8 ans mange 4 barquettes,
00:07:09il est déjà à son taux de sucre pour la journée.
00:07:13Et c'est marqueté pour les enfants.
00:07:16Vous avez un ourson dessus,
00:07:17c'est fait pour les enfants.
00:07:19Et donc cette marque fournit
00:07:21la totalité de la dose de sucre
00:07:23à l'enfant pour la journée.
00:07:25Et il n'a pas encore pris son petit déjeuner,
00:07:27il n'a pas encore pris son yaourt aromatisé.
00:07:29Donc il y a quand même des marques qui alertent.
00:07:31Et dans ce comparatif-là,
00:07:33on se rend compte que l'huile, par exemple,
00:07:35ou Kinder, c'est quand même
00:07:37le lait malheur.
00:07:39Il y a du lait dans Kinder.
00:07:40Kinder Daily, c'est 43% de sucre
00:07:45et 13% d'acide gras saturé,
00:07:4922% de matière grasse.
00:07:51Quand vous prenez un savane brossard,
00:07:54il y a quand même 24% de sucre,
00:07:5724% de matière grasse,
00:07:58mais 3% d'acide gras saturé.
00:07:59Donc il y a quand même des différences.
00:08:0243% de sucre, c'est colossal.
00:08:05C'est énorme.
00:08:06Mais dans les Kinder, il y a du calcium ?
00:08:09Il y a du lait ?
00:08:10Oui, bien sûr, il y a du lait.
00:08:11Ce sont les arguments qu'utilisent les industriels
00:08:14pour mettre en évidence
00:08:18un faux côté sain de leurs biscuits.
00:08:21À côté de ça, vous avez quand même
00:08:23des goûters qui sont tout à fait appétissants
00:08:26et qui amèneront de la satisfaction à l'enfant
00:08:28sans être ces bombes à la fois de sucre,
00:08:32de gras et de produits et d'ingrédients transformés.
00:08:38Mais vous êtes intéressé uniquement au sucre
00:08:40alors qu'il y a des aliments,
00:08:41des produits pour lesquels vous avez donné des bonnes notes,
00:08:46mais le gras est très élevé,
00:08:47le sucre un peu moins.
00:08:48C'est-à-dire qu'on compense le sucre par le gras.
00:08:50Les nutritionnistes vous expliquent
00:08:52que parfois dans les produits allégés,
00:08:54c'est ce qu'on fait aussi.
00:08:56Alors, le sucre, c'est vraiment devenu un problème majeur.
00:09:00Le gras, on attire quand même l'attention
00:09:01sur le fait que dans tout ce qui est galettes du Mont-Saint-Michel,
00:09:05qui sont quasiment des recettes proches du fait maison,
00:09:105 ingrédients, 6 ingrédients, pas plus.
00:09:13Ah oui, c'est assez extraordinaire en termes de recettes.
00:09:15Après, c'est vrai que ce sont des produits
00:09:17globalement plus gras que les autres.
00:09:19Donc, il faut quand même se restreindre.
00:09:24Néanmoins, comparé à une catégorie
00:09:26comme les moelleux au chocolat,
00:09:28donc tout ce qui est napolitain, au secours,
00:09:33tiens, c'est encore lu.
00:09:35Alors là, 24 ingrédients différents.
00:09:37Vous voyez, une galette du Mont-Saint-Michel, 5 ingrédients.
00:09:4024 ingrédients dans le napolitain,
00:09:4314 marqueurs d'ultra-transformation.
00:09:44Donc, ça veut dire qu'en plus des œufs,
00:09:48on vous met des émulsifiants.
00:09:49En plus du sucre, non seulement on vous met un sucre,
00:09:51mais on vous en met plusieurs types de sucres différents.
00:09:55Au secours, quoi.
00:09:56Retrouvons quelque chose de plus naturel.
00:09:58Juste, Stéphane nous dit,
00:09:59mais il faut voir que les gens font fonction
00:10:01de leurs moyens financiers et capacités à gérer.
00:10:03Le problème n'est pas le consommateur,
00:10:04c'est les producteurs.
00:10:05Vendez de la qualité, ils les achèteront comme les autres.
00:10:08Mais on ne sait pas toujours ce qu'est la qualité, justement.
00:10:12D'où l'intérêt de cette enquête ?
00:10:14Oui, alors, nous, évidemment...
00:10:16Mais vous, vous faites pression sur les industriels ?
00:10:18Il y a des retours ?
00:10:19Une auditrice me dit, regardez Nestlé,
00:10:21il n'y a pas eu de suite sur des scandales.
00:10:24C'est encore un autre sujet, mais...
00:10:26Bon, alors, on est nombreux.
00:10:29Alors, nous, notre journal et plusieurs associations
00:10:31à se battre pour que les gens comprennent
00:10:35la notion d'ultra-transformation
00:10:36et que les industriels commencent à prendre leurs responsabilités.
00:10:40Bon, ce n'est pas évident, mais il y a quand même des industriels
00:10:42qui font davantage attention.
00:10:45Il y a des politiques aussi qui se mobilisent.
00:10:48Plusieurs propositions de loi sont dans les tuyaux
00:10:52pour essayer de juguler les industriels
00:10:56et faire en sorte que,
00:10:57s'ils ne font pas de recettes correctes, soit,
00:11:00mais que ce soit affiché sur le paquet.
00:11:02Vous voulez mettre quoi ? Ne mangez pas ?
00:11:04Non, c'est comme le Nutri-Score.
00:11:06Il y a des scientifiques qui travaillent,
00:11:08qui sont en train de tester un logo
00:11:10qui serait associé au Nutri-Score
00:11:11qui montrerait l'ultra-transformation du produit.
00:11:15Donc, en fait, le Nutri-Score, ça marche bien chez les Français.
00:11:18Ils ne comparent, à condition, évidemment,
00:11:21que l'industriel accepte de le mettre sur son paquet,
00:11:23ce qui n'est pas gagné,
00:11:24notamment pour les marques les plus chargées en sucre,
00:11:29soyons clairs.
00:11:30Est-ce que les vieilles marques sont garants de meilleure qualité ?
00:11:37Par exemple, on a tous connu les petits princes dans notre enfance.
00:11:40On évoquait Lutte tout à l'heure.
00:11:42Non, voilà.
00:11:43Les petits princes, ce n'est pas bien.
00:11:44Alors, les princes, ce n'est pas forcément correct sans être génial.
00:11:52D'une manière générale,
00:11:54nous, on a constaté que les goûters à base de chocolat,
00:11:57c'était les plus problématiques,
00:11:58en termes de composition, de sucre, de gras et d'ultra-transformation.
00:12:02C'est ceux qui dépassent les 40% de sucre.
00:12:05Certains dépassent, effectivement.
00:12:07Certains dépassent.
00:12:08Si on veut aller sur un goûter plus sain pour ses enfants,
00:12:12déjà, on évite le chocolat.
00:12:15On fait ce qu'on faisait peut-être dans notre enfance,
00:12:17c'est du pain, de la baguette,
00:12:18et puis un morceau de chocolat à l'intérieur.
00:12:20Une barre de chocolat ou un fruit ou un peu de confiture.
00:12:25Sur du pain, effectivement.
00:12:27Retrouver, en fait, des principes que notre génération a connus.
00:12:320826 300 300, est-ce que vous êtes vigilant ?
00:12:35Est-ce que vous achetez pour le goûter de vos enfants ?
00:12:37Est-ce que vous avez conscience de l'ultra-transformation
00:12:40de certains de ces produits ?
00:12:42On en parle à l'occasion de l'apparition
00:12:44de ce numéro de 60 millions de consommateurs.
00:12:47A tout de suite.
00:12:49Sud Radio, le 10h midi.
00:12:52Mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:12:54Et on est ensemble avec vous sur Sud Radio.
00:12:57On vous conseille ce numéro de 60 millions de consommateurs
00:13:01qui, en partie, est consacré au goûter de nos enfants.
00:13:06Kinder, BN, c'est quoi ?
00:13:09Lulu, l'ourson.
00:13:10Lulu, l'ourson, oui.
00:13:11Alors, moi, je n'imaginais pas que Lulu, l'ourson...
00:13:13Napolitain, savane.
00:13:14C'était très mauvais.
00:13:17Enfin, très, très sucré des produits,
00:13:19nous disait Félix Mathieu,
00:13:20qui dépassent 43% pour certains grammes de sucre.
00:13:25On en parle avec vous et avec donc Sophie Coan,
00:13:28rédactrice en chef adjointe de 60 millions de consommateurs
00:13:31en charge des hors-série.
00:13:33On a en ligne Cynthia.
00:13:34Bonjour Cynthia.
00:13:35Bonjour Valérie.
00:13:36Bonjour.
00:13:37Alors, vous êtes maman,
00:13:39vous avez des enfants qui ont quel âge ?
00:13:41J'en ai trois.
00:13:42Huit ans, dix ans, douze ans.
00:13:44Et alors, c'est quoi le goûter chez vous ?
00:13:46C'est essentiellement des fruits, des graines,
00:13:49puisque déjà à l'école, c'est ce qu'ils ont mis en place.
00:13:52Ils appellent ça la pause fruitée.
00:13:55Donc, on a continué pareil,
00:13:57parce que le chocolat à l'école est interdit.
00:14:00Ils leur ont demandé de jamais amener des goûters chocolatés.
00:14:03Oui.
00:14:04Et ensuite, ils leur ont déjà tout petit,
00:14:06dès la maternelle,
00:14:07expliqué les problèmes avec le sucre,
00:14:11avec les mauvais goûters.
00:14:12Donc, la plupart des enfants ont déjà compris tout ça.
00:14:15C'est une école publique ?
00:14:17Non, c'est privé.
00:14:18Ah, voilà.
00:14:19Oui.
00:14:20Donc, ils ont compris très petit, en fait,
00:14:22les dangers de tout ça.
00:14:24Et on n'a jamais eu de problème
00:14:26pour leur demander de bien manger.
00:14:28Et comme tout est fait maison chez moi,
00:14:30on n'achète que du frais et du local.
00:14:34Et l'école fait pareil le midi.
00:14:35Donc, voilà.
00:14:36Oui, c'est ça.
00:14:38Merci de votre...
00:14:39Et ils ne vous réclament pas,
00:14:41quand vous faites les courses avec eux,
00:14:43d'acheter des princes ou des...
00:14:45Non, alors, ils ne réclament pas de gâteau.
00:14:48C'est vraiment que pour les sorties scolaires,
00:14:49parfois, où c'est autorisé,
00:14:50parce que c'est ce qu'il y a de plus pratique.
00:14:52Oui.
00:14:52Et la seule chose qu'on fait,
00:14:55de temps en temps,
00:14:55pour leur faire plaisir,
00:14:56c'est de sortir dans le centre-ville,
00:14:57aller chez un glacier,
00:14:58ou alors manger une crêpe ou une gaufre.
00:15:00Oui, c'est ça.
00:15:01Mais, bah oui, oui,
00:15:03mais c'est ce que vous dites.
00:15:04Merci, Cynthia.
00:15:06C'est ce que vous dites dans votre article.
00:15:07À partir de 4 ans,
00:15:10il faut expliquer aux enfants,
00:15:11il faut faire de la pédagogie
00:15:12et les habituer très jeunes.
00:15:13Alors, un projet pédagogique scolaire
00:15:16fondé sur le bien manger,
00:15:18le manger maison et le manger sain,
00:15:20c'est formidable.
00:15:22Il y a quand même beaucoup d'instituteurs
00:15:24et d'institutrices
00:15:24qui sont impliqués dans cette cause-là
00:15:27et qui essayent de pousser ce mode alimentaire.
00:15:31L'avantage, c'est que les enfants,
00:15:32ils sont très perméables à ce genre de choses.
00:15:36Quand à la maison,
00:15:37on ne leur donne pas l'habitude,
00:15:38c'est vrai qu'ils prennent vite l'habitude
00:15:39de manger autrement.
00:15:40Donc, dès tout petit,
00:15:43c'est intéressant de le faire.
00:15:44On a montré, hélas,
00:15:46que chez les bébés,
00:15:48il y avait aussi de plus en plus
00:15:50de produits ultra transformés.
00:15:51Donc, si on peut commencer à faire maison
00:15:54dès le tout petit,
00:15:57ce sont vraiment les meilleures habitudes à prendre.
00:16:00On a Akim qui voulait témoigner également.
00:16:02Bonjour Akim.
00:16:04Bonjour, bonjour tout le monde.
00:16:05Bonjour.
00:16:06Oui, justement, j'ai une fille.
00:16:09Oui.
00:16:09Et donc, bon,
00:16:10elle a pratiquement 11 ans.
00:16:12Et je l'émissie beaucoup
00:16:14à sa bonne alimentation
00:16:15parce que moi, personnellement,
00:16:16je me suis personnellement inculqué
00:16:20à un âge,
00:16:21pas plus tôt,
00:16:22mais à la vingtaine.
00:16:24J'avais la vingtaine
00:16:25et je me suis dit
00:16:27avoir une nutrition exemplaire
00:16:30à ceux qui font des sports de haut niveau
00:16:32et tout ça et tout ça.
00:16:33J'avais un petit carnet à l'époque.
00:16:35Oui.
00:16:35Et justement,
00:16:37j'avais changé
00:16:38et modifié toute mon alimentation,
00:16:41que ce soit au petit-déj,
00:16:42déj et dîner et tout ça.
00:16:45Et personnellement,
00:16:45je l'ai transmis
00:16:47et j'en ai parlé aussi à ma fille
00:16:48à laquelle,
00:16:50comment dire ça,
00:16:52par exemple,
00:16:52elle est très céréale,
00:16:53très granulale.
00:16:54Je lui explique en gros
00:16:56que c'est gras,
00:16:58que c'est gras.
00:17:00C'est sucré,
00:17:01etc.
00:17:01Mais bon,
00:17:02en temps,
00:17:03on a pas envie d'entendre.
00:17:05Là,
00:17:05on est en période d'été,
00:17:08elle doit donner
00:17:08sa petite glace.
00:17:09C'est vraiment
00:17:09de temps en temps.
00:17:11Mais après,
00:17:11il y a toujours
00:17:12une éducation alimentaire
00:17:14que je lui transmets
00:17:15et que c'est important.
00:17:17Et vous faites la cuisine
00:17:18avec elle ?
00:17:20Oui,
00:17:21oui,
00:17:21j'ai déjà fait
00:17:22avec elle,
00:17:23j'ai déjà fait des crêpes,
00:17:24par exemple.
00:17:25Voilà,
00:17:25des crêpes,
00:17:26des trucs à ses maisons.
00:17:27Il y a aussi
00:17:28un gâteau au chocolat.
00:17:30Je vais prendre,
00:17:30par exemple,
00:17:31un pain neuf,
00:17:33une cuillère de farine.
00:17:38Mais vraiment,
00:17:38c'est vraiment créé.
00:17:39Voilà,
00:17:40quoi,
00:17:40c'est pour...
00:17:41Et là,
00:17:41justement,
00:17:42ça m'arrive
00:17:43de mettre ça
00:17:44au micro-ondes
00:17:45à 2 minutes 30
00:17:46comme ça.
00:17:47On a un gâteau au chocolat.
00:17:48Voilà,
00:17:48fait maison.
00:17:48il y a des choses
00:17:51effectivement très simples
00:17:53à faire,
00:17:54même sur des biscuits.
00:17:55Il y a quelque chose
00:17:55de ludique pour elle.
00:17:57Mais voilà,
00:17:57c'est un gâteau au chocolat
00:17:58fait maison
00:17:58et c'est des choses
00:18:00comme ça.
00:18:00Et après,
00:18:01je lui explique
00:18:03un peu que
00:18:05les céréales,
00:18:06les trucs comme ça,
00:18:06les nutella,
00:18:07tout ça,
00:18:08c'est pas à la maison.
00:18:09En gros,
00:18:10c'est pas à la maison.
00:18:11Est-ce qu'elle vous réclame
00:18:13les choses,
00:18:14c'est-à-dire qu'elle voit
00:18:15des publicités
00:18:15quand elle regarde
00:18:16la télévision,
00:18:17elle voit peut-être
00:18:18des nouveaux gâteaux
00:18:19ou des choses
00:18:19qui lui donnent envie ?
00:18:21Est-ce que vous pensez
00:18:21que ça a une influence
00:18:22sur elle ?
00:18:23Et est-ce qu'elle vous les réclame
00:18:24ces gâteaux,
00:18:25même si vous lui dites non ?
00:18:26Exactement.
00:18:26Il y a des choses
00:18:27que je connais même pas
00:18:28qui n'est pas...
00:18:29Je veux dire...
00:18:30Comment dire ça ?
00:18:31Vous connaissez pas les marques ?
00:18:33À l'époque,
00:18:33les Reders,
00:18:34les trucs comme ça,
00:18:34je crois.
00:18:35Et là,
00:18:35elle me sort des trucs
00:18:38qu'elle trouve
00:18:38à la télé comme ça,
00:18:39elle me dit
00:18:40que c'est une dinguerie
00:18:40et tout ça.
00:18:42Et quand on est
00:18:42dans la galère,
00:18:43elle me dit...
00:18:44Mais bon,
00:18:44je suis pas surpris
00:18:45parce que ces choses-là,
00:18:47dans Nutriscore,
00:18:48c'est C,
00:18:49voire D,
00:18:50etc.
00:18:50C'est bien plus pire
00:18:51que le granola
00:18:52et tout ça.
00:18:53Et donc,
00:18:55c'est la pub
00:18:56qui fait qu'elle est
00:18:57très à la page
00:18:58par rapport à ça.
00:18:59Il y a des galères
00:18:59que je connais vraiment pas
00:19:00où je suis complètement...
00:19:03Oui,
00:19:03et c'est la pub
00:19:05qui lui fait connaître.
00:19:07Alors,
00:19:07je vous pose une question
00:19:08à...
00:19:08Merci de votre témoignage,
00:19:10Hakim.
00:19:11On a eu la semaine dernière
00:19:13la directrice de l'Inserm,
00:19:14enfin,
00:19:15une des chercheurs
00:19:16de l'Inserm,
00:19:17Mathilde Touvier,
00:19:17qui plaide pour l'interdiction
00:19:19de la publicité
00:19:19de ce type de produit
00:19:21pour les enfants.
00:19:21Vous y êtes favorable ?
00:19:22Alors,
00:19:22on est complètement
00:19:23sur la même longueur d'onde.
00:19:25Le problème,
00:19:26c'est que nous,
00:19:27les messages qu'on essaye
00:19:27de faire passer,
00:19:28que ce soit Mathilde Touvier,
00:19:30certains politiques,
00:19:31notre magazine,
00:19:32on ne se bat pas
00:19:33à arme égale
00:19:34avec les fabricants
00:19:35qui mettent des millions
00:19:37dans la publicité,
00:19:38dans le lobbying
00:19:39pour imposer leurs produits.
00:19:41Donc,
00:19:43effectivement,
00:19:43leur faire interdire
00:19:45la publicité,
00:19:45leur faire interdire
00:19:46l'usage des influenceurs
00:19:48qui ont tellement d'écho,
00:19:50notamment auprès des ados,
00:19:52ça,
00:19:53c'est quelque chose
00:19:53de fondamental
00:19:54pour essayer
00:19:55d'améliorer
00:19:57la perception,
00:19:58de diminuer
00:19:59la perception
00:19:59de ces produits
00:20:01très transformés,
00:20:02très sucrés,
00:20:02mauvais pour la santé.
00:20:03Marie nous dit
00:20:04bonjour,
00:20:05pour les goûters
00:20:05des enfants,
00:20:06rien de plus simple
00:20:06que de faire
00:20:07des gâteaux maison
00:20:07et noter aussi
00:20:10une bonne tranche de pain,
00:20:11une barre de vrai chocolat,
00:20:12c'est ce que je disais
00:20:13tout à l'heure
00:20:14et Martine lui répond
00:20:15trop feignasse
00:20:16pour beaucoup.
00:20:17C'est beaucoup de gens
00:20:18qui ont la flemme
00:20:20de préparer
00:20:29des...
00:20:31Ceux qui doivent changer
00:20:34ce sont les industriels
00:20:35quand même.
00:20:35Oui, c'est ça,
00:20:36mais ce qu'on nous dit aussi,
00:20:38c'est...
00:20:39El Fufu nous dit
00:20:40notre société est pourrie
00:20:41dans les supermarchés,
00:20:42les gâteaux les plus sucrés
00:20:43sont au niveau
00:20:43des yeux des enfants,
00:20:44c'est vrai.
00:20:46Et aussi...
00:20:47Ce sont ceux
00:20:47qui sont en promo aussi.
00:20:48Oui,
00:20:49et les enfants...
00:20:50Et effectivement,
00:20:51pourquoi est-ce qu'on
00:20:51sanctionnerait pas
00:20:52les producteurs,
00:20:53les industriels
00:20:55plutôt que...
00:20:56Alors,
00:20:56on n'en est pas là.
00:20:57Oui,
00:20:57c'est le pot de terre
00:20:58et le pot de fer.
00:20:59qui m'évoquaient
00:21:00les granolas
00:21:01et autres céréales,
00:21:03ça c'est très très très sucré.
00:21:04Alors là encore,
00:21:05il faut regarder
00:21:05la composition
00:21:06en retournant le paquet,
00:21:08regarder la liste
00:21:09des ingrédients,
00:21:09il y en a certains,
00:21:10effectivement.
00:21:11Le premier ingrédient,
00:21:12c'est le sucre.
00:21:14Et en rentaine,
00:21:15vous nous disiez
00:21:16qu'il y avait un gâteau,
00:21:17il y avait plus de 25...
00:21:18C'est ça ?
00:21:1825 ingrédients ?
00:21:19Oui,
00:21:20le napolitain,
00:21:21dont un conservateur
00:21:22qui a été épinglé
00:21:23précisément par l'équipe
00:21:24scientifique de Mathilde Touvier
00:21:27sur son implication
00:21:28dans la jeunesse
00:21:29de cancer,
00:21:30de l'augmentation
00:21:31du risque du cancer.
00:21:32Et pourquoi il est en vente ?
00:21:33Pourquoi il est en vente ?
00:21:35Parce que,
00:21:36entre autres,
00:21:38il y a des difficultés
00:21:40à légiférer.
00:21:41Le gouvernement
00:21:42a énormément de mal
00:21:43à légiférer
00:21:44contre les industriels.
00:21:46Pourquoi ?
00:21:47C'est des lobbyings ?
00:21:48Il y a un lobbying
00:21:50énorme.
00:21:52Et puis,
00:21:53oui,
00:21:55on nous met toujours
00:21:56en face
00:21:57la question économique,
00:22:00perte d'emploi,
00:22:01ou la question,
00:22:02là,
00:22:02sur l'ultra-transformation,
00:22:04c'est la question
00:22:04de,
00:22:05ah bah oui,
00:22:05mais la définition est floue,
00:22:07on ne peut pas légiférer.
00:22:08Ça,
00:22:08c'est un grand argument
00:22:11des lobbies,
00:22:11par exemple.
00:22:12Alors,
00:22:13une auditrice me dit,
00:22:14moi,
00:22:14mon fils,
00:22:15qui a 5 ans,
00:22:15est extrêmement sensible
00:22:16au Nutri-Score.
00:22:18Ça fonctionne très bien.
00:22:19Quand on va dans un magasin
00:22:20et qu'il voit
00:22:21que le Nutri-Score
00:22:22n'est pas bon,
00:22:23on ne comprend pas.
00:22:24C'est drôle
00:22:25d'en faire un jeu.
00:22:26Je trouve cette auditrice
00:22:27formidable
00:22:27si tu en fais un jeu
00:22:28avec ton enfant.
00:22:29Pas un jeu,
00:22:29mais il a compris
00:22:30que c'était des produits
00:22:31qui n'étaient pas bons.
00:22:32Mais tu peux en faire un jeu.
00:22:33Vous savez,
00:22:33les enfants,
00:22:35vers 6-10 ans,
00:22:37ce sont les meilleurs
00:22:39promoteurs
00:22:39du manger sain
00:22:40si vous vous en faites
00:22:40effectivement une cause.
00:22:44Et donc,
00:22:45oui,
00:22:46impliquer les enfants.
00:22:47Donc,
00:22:47il faut regarder
00:22:48cette étude,
00:22:48cette enquête
00:22:49en détail.
00:22:50Mais par exemple,
00:22:51les Madeleines du Mont-Saint-Michel
00:22:52ou les Madeleines Bonne-Maman
00:22:53qui sont des marques rassurantes,
00:22:54des marques
00:22:55dont le marketing
00:22:56est très réussi.
00:22:57C'est une croix rouge.
00:23:01Par exemple,
00:23:02les Madeleines Bonne-Maman,
00:23:03il y a 29 grammes
00:23:04de sucre,
00:23:0625 grammes de gras
00:23:07et 16 grammes
00:23:08d'acide gras saturé.
00:23:10Donc,
00:23:10attention aussi
00:23:11au marketing.
00:23:13C'est terrible.
00:23:14Oui,
00:23:15ce n'est pas forcément
00:23:15les marques les plus connues
00:23:16qui sont les plus vertueuses.
00:23:18Loin de là.
00:23:19C'est à découvrir
00:23:20dans ce numéro
00:23:20de 60 millions de consommateurs.
00:23:22sur la doutrégie publicitaire.
00:23:2460 millions de consommateurs
00:23:25qui continuent
00:23:26juste rapidement
00:23:28parce qu'on nous a annoncé
00:23:29la fin de l'INSEE,
00:23:31de l'Institut National
00:23:32de la Consommation,
00:23:32ce qui est un énorme scandale
00:23:34en soi.
00:23:36Mais le magazine,
00:23:37pour l'instant,
00:23:37continue.
00:23:37Eh bien,
00:23:38il y a plusieurs repreneurs potentiels
00:23:40qui se sont montrés favorables
00:23:44à un rachat
00:23:44de 60 millions de consommateurs.
00:23:46Maintenant,
00:23:46on attend de savoir
00:23:47qui sera l'heureux élu
00:23:49et puis surtout,
00:23:50la liberté.
00:23:51Quelles conditions
00:23:52d'indépendance
00:23:54par rapport aux marques.
00:23:55Elle a acheté le magazine
00:23:56déjà pour vous aider.
00:23:57Ça nous sera très bénéfique.
00:23:59Merci.
00:23:59Absolument.
00:24:00Mais passionnant.
00:24:01Vraiment,
00:24:01enquête que je conseille
00:24:02à tous les parents.
00:24:03Merci Valérie.
00:24:04Grand-parents
00:24:05et même adultes
00:24:08qui se gavent.
00:24:09J'en connais certains ici
00:24:11qui se gavent
00:24:12de petits gâteaux
00:24:12en pensant que
00:24:13ce n'est pas grand-chose.
00:24:14Bah si,
00:24:15si,
00:24:15c'est grand-chose.
00:24:16Merci à vous.
00:24:17Merci beaucoup
00:24:17d'avoir été avec nous
00:24:19Sophie Kwan ce matin.
00:24:2060 millions de consommateurs
00:24:21à suivre les débats.
00:24:2410h midi,
00:24:25mettez-vous d'accord.
00:24:26Sud Radio.
00:24:2710h midi,
00:24:28mettez-vous d'accord.
00:24:29Valérie Expert.
00:24:30Et on est ensemble
00:24:31dans ce 10h midi
00:24:33pour commenter l'actualité.
00:24:34L'actualité évidemment
00:24:35c'est encore et toujours
00:24:37l'affaire,
00:24:38le meurtre
00:24:39de la petite Liana,
00:24:40les défaillances
00:24:41de la justice,
00:24:42le ministre de la justice
00:24:43qui tente
00:24:45de se défendre,
00:24:46enfin de se défendre,
00:24:47de trouver des solutions.
00:24:49Et on vous attend
00:24:50avec vos témoignages
00:24:510826 300 300.
00:24:53Hier on a eu
00:24:54des témoignages
00:24:54très très forts
00:24:55qui témoignent en fait
00:24:57du naufrage
00:25:00de la chaîne judiciaire.
00:25:02Il n'y a pas que la justice,
00:25:03il n'y a pas que la police,
00:25:03c'est un ensemble
00:25:04de choses
00:25:05avec des défaillances
00:25:06qu'il va falloir régler.
00:25:08Est-ce que les choses
00:25:08vont bouger ?
00:25:10Est-ce qu'on est
00:25:10à un tournant ?
00:25:11On vous attend
00:25:130826 300 300.
00:25:15On parlera peut-être
00:25:16de Patrick Bruel
00:25:17qui est entendu ce matin
00:25:18par trois juges
00:25:20après 48 heures
00:25:21de garde à vue.
00:25:22Le parquet de Nanterre
00:25:23réclame la mise
00:25:24en examen du chanteur
00:25:26pour des tentatives
00:25:27de viol
00:25:28et réclame
00:25:29l'incarcération.
00:25:30On y reviendra
00:25:31dans un instant.
00:25:32Pour commenter
00:25:32cette actualité,
00:25:33Yves Damécourt,
00:25:34bonjour viticulteur,
00:25:36ancienne élu locale,
00:25:37vous êtes porte-voix
00:25:38de Nouvelle Énergie,
00:25:39le parti de David Lissnard,
00:25:41Julia Achat,
00:25:42conseillère municipale
00:25:43de Kingersheim
00:25:44dans le Haut-Rhin,
00:25:45Mathieu Hock,
00:25:46secrétaire général
00:25:47du Millénaire,
00:25:48c'est un think tank.
00:25:49Bonjour à vous.
00:25:50Éric Revelle,
00:25:51est-il besoin de vous présenter ?
00:25:53Journaliste,
00:25:53éditorialiste
00:25:54à Sud Radio.
00:25:56On vous retrouve
00:25:56dans le grand matin.
00:25:57Sud Radio et Gilles Ganzmann
00:25:59est resté pour le zapping.
00:26:00Eh oui,
00:26:01on sera parti
00:26:02pour la galère.
00:26:03La SNCF
00:26:05est en grève
00:26:06de nouveau.
00:26:08Alors si aujourd'hui
00:26:08le télétravail
00:26:09impacte moins
00:26:10une entreprise,
00:26:12pour beaucoup aujourd'hui,
00:26:13c'est une journée
00:26:14de galère
00:26:15et ça devient
00:26:16le train-train.
00:26:18organiser
00:26:18ou plutôt
00:26:20réorganiser
00:26:20leur voyage
00:26:21et parfois
00:26:22anticiper
00:26:23l'annulation
00:26:23de leur train,
00:26:24c'est ce que devront
00:26:25faire ces voyageurs
00:26:26inquiets.
00:26:27Ça risque de me mettre
00:26:28en retard en travail.
00:26:29Je vais trouver
00:26:29une alternative,
00:26:30de toute façon
00:26:31je n'ai pas le choix
00:26:31d'aller au travail.
00:26:32La SNCF prévient
00:26:33un TGV sur trois
00:26:35ne circulera pas
00:26:36tout comme
00:26:36un intercité sur deux.
00:26:38Le trafic régional
00:26:39sera lui aussi
00:26:40fortement perturbé.
00:26:42En cas d'annulation,
00:26:43les voyageurs
00:26:44peuvent se faire rembourser
00:26:45ou échanger
00:26:46leurs billets
00:26:47sans frais.
00:26:47Premier bras de fer
00:26:48social pour l'ancien
00:26:49Premier ministre
00:26:50et actuel PDG
00:26:51de la SNCF
00:26:52Jean Castex,
00:26:53les quatre syndicats
00:26:54à l'origine du mouvement
00:26:55réclament des augmentations
00:26:56de salaires
00:26:57et dénoncent
00:26:58des conditions
00:26:58de travail dégradées
00:27:00depuis l'ouverture
00:27:01à la concurrence
00:27:01de la SNCF.
00:27:02Augmenter le nombre
00:27:03de jours de travail,
00:27:03baisser le nombre
00:27:04de jours de repos,
00:27:05réduire les amplitudes
00:27:06entre deux journées
00:27:07de service,
00:27:08augmenter les amplitudes
00:27:09autorisées pour tout
00:27:10simplement remplir
00:27:11leur poche
00:27:12en vie dans les nôtres.
00:27:13Voilà des réclamations.
00:27:14Il faut savoir,
00:27:15je me suis renseigné
00:27:16avant de prendre l'antenne.
00:27:17En région,
00:27:18c'est très, très suivi
00:27:21comme grève
00:27:21puisque les trains régionales
00:27:23sont très importants
00:27:24pour les régions.
00:27:25On a deux personnes ici
00:27:26qui peuvent en parler.
00:27:27Je peux témoigner, oui.
00:27:28Oui, vous témoignez.
00:27:29Vous êtes arrivé hier,
00:27:30finalement.
00:27:30Oui, mais j'ai dû aller
00:27:31chercher mon train
00:27:32à Bordeaux
00:27:32puisque les TER
00:27:33étaient annulés
00:27:34sur la ligne
00:27:35à Gens-Bordeaux.
00:27:36Donc, voilà.
00:27:36Il n'y avait plus de place
00:27:37dans les parkings.
00:27:38J'ai trouvé la dernière place
00:27:40pour me garer.
00:27:41Sinon, je rentrais chez moi
00:27:41et je n'étais pas là ce matin.
00:27:42Donc, ça vous a impacté,
00:27:43cette grève ?
00:27:44Oui, bien sûr.
00:27:45Après, si on est réaliste,
00:27:48moi, j'ai beaucoup pris
00:27:48pendant trois ans
00:27:49non-stop le TER
00:27:50donc Grand Est.
00:27:52Il n'y avait pas besoin
00:27:53d'attendre une grève
00:27:54pour qu'il y ait des problèmes
00:27:54de train.
00:27:55C'est-à-dire qu'honnêtement,
00:27:56pour l'avoir pris
00:27:57tous les jours
00:27:58à un moment donné
00:27:58sur une semaine,
00:28:00il y avait deux jours
00:28:02sur cinq
00:28:02où il y avait un problème.
00:28:04Donc, finalement,
00:28:05ce n'est pas surprenant
00:28:05et on n'a pas besoin
00:28:06d'attendre une grève.
00:28:07On a la ligne Vierzon aussi,
00:28:09Vierzon-Paris
00:28:10qui est régulièrement en panne
00:28:11avec des retards
00:28:13invraisemblables
00:28:13avec des trains
00:28:14qui ont été supprimés.
00:28:16Il fut un temps
00:28:16où il y avait
00:28:17une des certes
00:28:18qui était beaucoup plus...
00:28:20où il y avait
00:28:21beaucoup plus de trains,
00:28:22tout simplement.
00:28:23Mathieu Hock,
00:28:24vous avez, vous aussi,
00:28:27été impacté
00:28:27ou en tout cas,
00:28:29vous avez des reproches
00:28:30à faire à la SNCF ?
00:28:31Beaucoup de reproches
00:28:32à faire à la SNCF.
00:28:34Moi, j'utilise le train
00:28:35souvent pour faire
00:28:35la ligne Paris-Angers
00:28:37ou Paris-Nantes.
00:28:38Donc, ça, c'est une ligne TGV.
00:28:39Donc, ça roule un peu mieux.
00:28:41Mais non, le vrai sujet...
00:28:43C'est cher.
00:28:43Mais c'est très...
00:28:44Déjà, c'est ça.
00:28:45Le problème, en fait,
00:28:45de la SNCF,
00:28:46c'est que les prix
00:28:46sont devenus terriblement chers.
00:28:48Pourquoi ?
00:28:48Parce que l'entreprise
00:28:49est mal gérée.
00:28:50Nous, on avait produit
00:28:51une étude sur la SNCF.
00:28:5220% du chiffre d'affaires
00:28:53est consommé
00:28:55dans, un,
00:28:57les acquis sociaux
00:28:58des cheminots, notamment,
00:28:59et de la dette
00:29:00qui est en partie
00:29:01résultante
00:29:02d'un modèle économique
00:29:04qui ne tient plus debout.
00:29:04Et donc, en fait,
00:29:05la SNCF, en fait,
00:29:06tous les ans,
00:29:06n'a plus assez de marge
00:29:08de manœuvre budgétaire
00:29:08pour pouvoir investir,
00:29:10justement,
00:29:10sur les petites lignes
00:29:11et sur le réseau ferroviaire
00:29:14périurbain et rural.
00:29:15C'est ça, aujourd'hui,
00:29:16le véritable problème.
00:29:17C'est que...
00:29:17Et c'est là où les cheminots,
00:29:18je peux dénoncer
00:29:19une forme d'hypocrisie,
00:29:20les cheminots ont tellement
00:29:22accumulé d'acquis sociaux
00:29:23qui coûtent beaucoup d'argent.
00:29:25Je crois que le patron
00:29:25de la SNCF disait
00:29:26que ça coûtait 30%
00:29:29ceux-là même
00:29:30qui mettent en difficulté
00:29:31la SNCF
00:29:32et ensuite qui se plaignent
00:29:33d'un modèle
00:29:33qui ne fonctionne plus.
00:29:34Donc, ce n'est pas normal.
00:29:35Alors, on a Juliette en ligne.
00:29:36Bonjour, Juliette.
00:29:38Bonjour, Valérie.
00:29:39Bonjour.
00:29:39Alors, vous travaillez
00:29:41à la SNCF ?
00:29:42Oui, tout à fait.
00:29:43Je suis cheminote.
00:29:44Cheminote, d'accord.
00:29:45Et vous êtes en grève ?
00:29:46Oui.
00:29:47D'accord.
00:29:48Dites-nous pourquoi.
00:29:50Pourquoi ?
00:29:50Alors, il y a tellement de sujets.
00:29:52Déjà, je suis énervée
00:29:53parce que je vous ai écouté
00:29:53avant d'arriver à l'antenne.
00:29:55Il y a plein d'inéthies.
00:29:58Quand vous dites
00:29:59nos acquis sociaux,
00:30:00moi, je n'en ai plus.
00:30:01Je suis rentrée à la SNCF
00:30:02en 2008
00:30:04avec l'attitude
00:30:05de partir à 57 ans
00:30:06et c'était le deal
00:30:07puisqu'on m'avait dit
00:30:08tu toucheras moins
00:30:09que dans le privé.
00:30:10C'est normal
00:30:11puisque tu partiras plus tôt.
00:30:12Jusque-là, tout va bien.
00:30:14Aujourd'hui, je pars à 64 ans.
00:30:15Mes cotisations patronales
00:30:17n'ont pas changé
00:30:17et je pars à 64 ans.
00:30:21Donc, ça, déjà,
00:30:22pour moi,
00:30:23quand vous prenez
00:30:24n'importe quelle entreprise,
00:30:27vous signez un contrat,
00:30:28quand vous rentrez,
00:30:29je ne vois pas pourquoi
00:30:30les cheminots
00:30:31doivent encore subir le
00:30:33« Ah oui, mais ça a changé
00:30:34entre-temps. »
00:30:35Ça, ce n'est pas possible,
00:30:35ce n'est pas entendable.
00:30:37Sauf que c'est ce qui se passe
00:30:38puisque personne n'est avec nous
00:30:40puisque nous sommes
00:30:41les nantis
00:30:42et les profiteurs
00:30:47de la SNCF
00:30:49et pauvre SNCF.
00:30:50Donc, vous êtes en train
00:30:50de dire que ce qu'on dit
00:30:51sur vos...
00:30:52Alors, peut-être qu'Éric
00:30:53Crevel...
00:30:53Restez avec nous,
00:30:54Éric.
00:30:55Oui, mais je pensais
00:30:58que...
00:30:58J'avais cru comprendre,
00:30:59madame,
00:30:59que c'est la réduction
00:31:02des acquis sociaux,
00:31:03notamment du départ
00:31:04de l'âge à la retraite,
00:31:05toucherait uniquement
00:31:06les nouveaux embauchés
00:31:07depuis la réforme.
00:31:07Là, vous nous dites
00:31:08que ce n'est pas le cas.
00:31:08C'est faux.
00:31:09Non, non, c'est faux.
00:31:10C'est faux.
00:31:11Vous, vous êtes concernée
00:31:12par ces réformes.
00:31:12Alors, vous êtes rentrée
00:31:13en 2008.
00:31:14Oui, je suis rentrée
00:31:15en 2008.
00:31:15Donc, bien avant
00:31:16les premières grosses réformes
00:31:20concernant les retraites.
00:31:21Voilà, mais je suis étonné
00:31:22que vous ne parliez pas
00:31:23du malaise.
00:31:24Moi, j'ai entendu
00:31:24des représentants
00:31:25de Sud Rail
00:31:26à la SNCF
00:31:27qui expliquent
00:31:28qu'il y a des suicides,
00:31:30les conditions de travail,
00:31:31la concurrence.
00:31:33Mais est-ce que je peux
00:31:33me permettre quand même
00:31:34de...
00:31:35Parce que j'ai vérifié
00:31:36un chiffre.
00:31:36J'ai entendu aussi
00:31:37qu'il y avait des...
00:31:39des revendications salariales.
00:31:41Oui.
00:31:41J'ai vu qu'entre 2022
00:31:43et 2024,
00:31:44l'augmentation moyenne
00:31:45avait été 17% des salaires.
00:31:46Non, c'est faux.
00:31:48Tout est faux.
00:31:4921% pour les premiers
00:31:50niveaux de salaire
00:31:51contre l'inflation de 13%.
00:31:53Ça, c'est faux aussi.
00:31:55Alors, ce qui est faux,
00:31:56c'est qu'on fait dire
00:31:58ce qu'on veut des chiffres.
00:32:01Puisque là, c'est 17%,
00:32:02c'est quand on vous dit
00:32:03c'est 2% de plus,
00:32:042% de plus,
00:32:052% de plus.
00:32:06Oui, mais si ça fait
00:32:0717% au total.
00:32:08Non, ça ne fait pas
00:32:0817%, madame...
00:32:09Monsieur, pardon,
00:32:10excusez-moi.
00:32:11Je m'énerve tout seul.
00:32:13C'est pas bien.
00:32:15Je trouve que...
00:32:16C'est faux ce que vous dites.
00:32:18Je n'ai pas eu 17% de plus
00:32:19sur mon bulletin de salaire.
00:32:21Bon.
00:32:22Alors, tout est faux.
00:32:23Et sur les conditions de travail...
00:32:25Vous savez,
00:32:26je peux juste...
00:32:27Pour tuer quelqu'un...
00:32:30Enfin...
00:32:31Voilà.
00:32:32Et bien, malheureusement,
00:32:33à la SNCF,
00:32:33on est tellement pointés du doigt
00:32:36et tellement...
00:32:37Mais pour tout,
00:32:38on part à la retraite avant,
00:32:40c'est pas vrai,
00:32:41c'est faux.
00:32:41Ça fait depuis...
00:32:42Depuis des années
00:32:43qu'on sait que maintenant,
00:32:44il va falloir partir à 64 ans.
00:32:45Alors, effectivement,
00:32:46je vais revenir sur mes propos
00:32:48parce que vous pouvez,
00:32:49à la SNCF,
00:32:50partir.
00:32:51On a toujours droit
00:32:52de partir à 57, 58, 59.
00:32:55On est d'accord ?
00:32:56Mais quand vous partez
00:32:57avec 600 euros par mois,
00:32:59je suis désolée,
00:32:59il n'y a pas un cheminot
00:33:00qui peut partir
00:33:01avec 600 euros par mois.
00:33:02Mais alors,
00:33:03je vérifie.
00:33:04La réforme de 2023
00:33:05appliquée à la SNCF
00:33:06s'applique à partir
00:33:07du 1er 2025
00:33:09pour les agents statutaires.
00:33:11Ceux embauchés avant 2020
00:33:12gardent leur régime spécial.
00:33:14C'est la cause du grand-père.
00:33:15C'est faux.
00:33:17Je peux vous le dire.
00:33:18J'ai 43 ans aujourd'hui.
00:33:20D'accord ?
00:33:20Je suis rentrée en 2008.
00:33:22Moi, j'ai demandé
00:33:23juste pour...
00:33:25mon information personnelle.
00:33:27Combien je peux toucher
00:33:28si je m'en vais à 57 ans ?
00:33:30Aujourd'hui,
00:33:31à l'heure actuelle,
00:33:32là, nous sommes donc
00:33:32en 2026.
00:33:34Je pars,
00:33:34si je pars à 57 ans,
00:33:36donc la spibo,
00:33:37d'accord ?
00:33:38Celle qu'on peut vous dire
00:33:39oui, effectivement,
00:33:40vous pouvez partir.
00:33:41Je pars avec 657 euros
00:33:42Mais attendez,
00:33:43est-ce que je peux me permettre
00:33:44de vous poser une question,
00:33:45madame ?
00:33:45Avant d'être en Mouchel
00:33:47et SNCF,
00:33:48vous aviez déjà
00:33:48un parcours professionnel ?
00:33:50Oui.
00:33:51Ok.
00:33:51Donc, vous avez accumulé
00:33:53des points retraite.
00:33:55Oui, j'ai 73 euros
00:33:56tous les trimestres.
00:33:58Alors, moi, j'aimerais...
00:33:59Oui, mais alors...
00:34:00Mais vous avez...
00:34:01Enfin, là,
00:34:02il y a quelque chose
00:34:02que je ne comprends pas.
00:34:02Mais c'est 43 ans.
00:34:03Moi, j'aimerais passer
00:34:04sur un cas plus général
00:34:07que...
00:34:07Oui, oui, oui.
00:34:09C'est un cas particulier.
00:34:10Je voulais savoir,
00:34:11est-ce que lorsque
00:34:12vous faites grève,
00:34:13vous comprenez
00:34:14que c'est terrible
00:34:15pour les Français
00:34:16qui travaillent ?
00:34:17Vous avez vu,
00:34:17un de nos invités
00:34:18a failli ne pas venir.
00:34:19Est-ce que vous prenez
00:34:20ça en compte ?
00:34:21Et qu'à chaque fois,
00:34:23lorsqu'il y a les Jeux Olympiques,
00:34:24vous nous demandez des primes,
00:34:25quand il y a tel événement,
00:34:27les vacances,
00:34:28vous mettez en grève
00:34:29une semaine avant les vacances,
00:34:30on a l'impression
00:34:31que vous ne considérez pas
00:34:33votre clientèle.
00:34:35Alors, j'entends
00:34:36ce que vous dites
00:34:37et je peux le comprendre
00:34:39en tant qu'usager
00:34:40parce que moi aussi,
00:34:41je prends le train
00:34:42pour aller travailler
00:34:42parce que je ne suis pas
00:34:43sur le...
00:34:45Enfin, depuis l'ouverture
00:34:46à la concurrence,
00:34:47on va parler de clients
00:34:48maintenant,
00:34:48plutôt qu'usagers.
00:34:49D'accord.
00:34:50Au niveau des clients,
00:34:52moi, je suis sur la région
00:34:55Vernines.
00:34:56Quand j'entends
00:34:57la concurrence sur Marseille,
00:34:58pardon,
00:34:59je fais plein de trucs.
00:35:03Concernant l'ouverture
00:35:04à la concurrence sur Marseille,
00:35:05je suis désolée,
00:35:06mais les usagers
00:35:07ou les clients
00:35:08ne sont pas plus contents.
00:35:09Ce n'est pas vrai.
00:35:10Bon.
00:35:11Écoutez,
00:35:12on vous entend.
00:35:13Avec Véronia,
00:35:14on se retrouve.
00:35:16Merci en tout cas
00:35:17de nous avoir appelé, Juliette.
00:35:18Merci à vous.
00:35:19On se retrouve dans un instant
00:35:21et on va parler...
00:35:22Alors nous,
00:35:23on va parler de quelque chose
00:35:25que vous avez fait,
00:35:26vous nous l'avez dit à 10h,
00:35:28les gens qui enregistrent,
00:35:29leurs collègues
00:35:30ou leurs patrons
00:35:30à leur insu
00:35:31et les prud'hommes
00:35:33croulent sous les enregistrements.
00:35:34On va en parler après.
00:35:36A tout de suite.
00:35:3610h midi,
00:35:38mettez-vous d'accord.
00:35:39Sud Radio.
00:35:41Le 10h midi,
00:35:42mettez-vous d'accord.
00:35:43Valérie Expert.
00:35:44On continue le zapping
00:35:46et on parlera de la SNCF
00:35:47vendredi.
00:35:48Oui, absolument.
00:35:49Parce qu'on a beaucoup
00:35:49d'auditeurs
00:35:50qui ont réagi
00:35:52à notre standard.
00:35:53Très bien.
00:35:54Qui n'a jamais enregistré
00:35:55une conversation
00:35:56avec son smartphone
00:35:57autour de la table ?
00:35:59Soit dans le privé
00:36:00ou soit...
00:36:01Jamais ?
00:36:01Jamais.
00:36:02Dans un repas ?
00:36:03Oh non.
00:36:04Non, ce serait...
00:36:05Jamais, jamais, jamais.
00:36:06Impossible.
00:36:08Moi, je n'aime pas mentir.
00:36:09Et je ne me dirai rien.
00:36:10Donc, vous l'avez déjà fait ?
00:36:12Vous l'avez fait ?
00:36:13Une fois, oui.
00:36:14Dans le cadre du privé ?
00:36:15Dans le cadre du privé, oui.
00:36:17Et vous, Yves ?
00:36:17Non.
00:36:18Jamais ?
00:36:19J'ai une belle-mère italienne
00:36:22qui est très amusante
00:36:24quand elle commence
00:36:24à faire des exposés, etc.
00:36:26Il m'est arrivé une fois
00:36:26de faire une vidéo, en fait.
00:36:29Oui.
00:36:29Alors, aujourd'hui,
00:36:30on enregistre beaucoup
00:36:32ses collègues
00:36:33et on enregistre beaucoup
00:36:34ses patrons
00:36:35de plus en plus
00:36:35au point où vous allez voir
00:36:37que les services
00:36:38des prud'hommes
00:36:38croulent sous les enregistrements.
00:36:40C'est un reportage
00:36:41enregistré sur M6.
00:36:43Nous l'appellerons Sophie,
00:36:44salariée durant 25 ans
00:36:46d'une grande entreprise.
00:36:47Elle conteste aujourd'hui
00:36:48son licenciement
00:36:49et sera bientôt
00:36:50devant les prud'hommes
00:36:51avec, elle en est sûre,
00:36:53l'arme fatale.
00:36:54On verra ce que dira
00:36:54les prud'hommes
00:36:56sur ce point.
00:36:57Est-ce que tu comptes
00:36:58aller aux prud'hommes ?
00:36:58Un enregistrement audio
00:37:00de plus d'une heure
00:37:00pris à l'insu
00:37:01de sa manager
00:37:02lors d'un entretien
00:37:03à distance.
00:37:03J'avoue que cet entretien-là,
00:37:06je sentais bien
00:37:07que ça allait être
00:37:08très tendu
00:37:09et je me suis dit
00:37:10aujourd'hui effectivement
00:37:12je vais enregistrer.
00:37:13Sophie n'est pas
00:37:13un cas isolé.
00:37:15Avec la généralisation
00:37:16des smartphones,
00:37:16les prud'hommes
00:37:17ont vu surgir
00:37:18les enregistrements
00:37:18audio ou vidéo
00:37:19côté salarié
00:37:20comme côté employeur
00:37:22d'ailleurs.
00:37:22D'autant plus
00:37:23depuis décembre 2023,
00:37:25depuis que la jurisprudence
00:37:26permet d'utiliser
00:37:27ces enregistrements
00:37:28clandestins
00:37:29comme preuve,
00:37:29un procédé
00:37:30considéré comme déloyal
00:37:32et recevable
00:37:33à une seule condition.
00:37:34On peut utiliser
00:37:36un enregistrement
00:37:36pris à l'insu
00:37:38par exemple
00:37:38d'un manager,
00:37:39c'est le seul moyen
00:37:40pour prouver
00:37:40par exemple
00:37:41du harcèlement moral
00:37:42ou de la discrimination.
00:37:44Et oui,
00:37:45il y a eu une directive
00:37:46comme le disait
00:37:47le reportage d'M6,
00:37:48vous êtes tous surpris
00:37:50autour de nous.
00:37:53Oui,
00:37:53et en même temps
00:37:54parfois c'est vraiment difficile
00:37:55d'avoir des preuves
00:37:56notamment,
00:37:57et ça a été évoqué
00:37:58à Chute-Titre
00:37:58sur des discriminations
00:37:59sur du racisme
00:38:00où parfois
00:38:01on est lésés
00:38:02parce qu'on manque
00:38:03de preuves
00:38:03et en fait
00:38:03c'est parole contre parole.
00:38:05Parfois il y a des gens
00:38:06qui ne sont pas condamnés
00:38:08pour ça
00:38:08et effectivement
00:38:09je pense que
00:38:10dans des circonstances
00:38:11très aggravantes
00:38:12je peux comprendre
00:38:13que des gens
00:38:13veulent se blinder
00:38:15surtout quand il...
00:38:16si elle a anticipé
00:38:17qu'il y allait avoir
00:38:18une escalade
00:38:19dans les échanges
00:38:19c'est qu'il y avait eu
00:38:20des échanges déjà tendus
00:38:22par le passé
00:38:22et donc sans doute
00:38:23que cette personne
00:38:24avait déjà été victime
00:38:25à la fois de racisme
00:38:26et de discrimination.
00:38:27Mais comme elle sait
00:38:28qu'elle enregistre son patron
00:38:29il y a un moment...
00:38:31elle peut aussi jouer la provoque.
00:38:32Voilà, exactement.
00:38:33C'est pour ça que c'est...
00:38:34Quand vous savez
00:38:35que vous êtes enregistré...
00:38:37c'est pour ça que oui.
00:38:38Vous avez quoi Eric ?
00:38:39Moi moi
00:38:40ça me sidère un peu
00:38:41je vous le dis franchement
00:38:42parce qu'après
00:38:43quand vous voulez enregistrer
00:38:44vous pouvez
00:38:45vous voyez
00:38:45plus facilement
00:38:46obtenir ce que vous cherchez aussi
00:38:47de la part de votre interlocuteur.
00:38:50C'est-à-dire que vous pouvez
00:38:51le pousser par exemple
00:38:52à sortir de ses gonds
00:38:53à dire des trucs
00:38:54qu'il n'aurait pas dit
00:38:56et parce que vous
00:38:57vous savez que vous l'enregistrez
00:38:58et parce que vous
00:38:58vous savez
00:38:59que vous voulez avoir des...
00:39:00Bah oui mais
00:39:00vous voyez c'est...
00:39:02Donc moi la légalité du truc
00:39:03ça me pose quand même
00:39:04une question
00:39:04moi je les trouve.
00:39:06C'est un peu la...
00:39:07Yves Deméco
00:39:07Enfin c'est le service public
00:39:08de l'information
00:39:09qui donne l'exemple
00:39:10c'est les méthodes
00:39:11d'Élise Lucet
00:39:11et d'Hugo Clément quoi
00:39:12en fait.
00:39:13C'est-à-dire ?
00:39:15Ils enregistrent des gens
00:39:16à leur insu
00:39:17ils les piègent
00:39:18et alors eux
00:39:19en plus de ça
00:39:20ils découpent
00:39:20c'est-à-dire qu'après ça
00:39:21ils font leur petite histoire.
00:39:22Oui mais ils le font
00:39:23pour des raisons
00:39:24c'est du journalisme
00:39:25c'est différent.
00:39:27Derrière ça déclenche du plein.
00:39:28C'est du journalisme
00:39:28d'enregistrer des gens
00:39:30à leur insu ?
00:39:31Bah ça dépend
00:39:33si vous n'obtenez pas
00:39:34les informations autrement ?
00:39:36Après c'est un débat ça.
00:39:37Tout n'est pas permis
00:39:38non tout n'est pas permis.
00:39:39Je vous souviens
00:39:39que des journalistes célèbres
00:39:42du service public
00:39:43c'était plein
00:39:44qu'on les ait enregistrés
00:39:45à leur insu
00:39:45dans un café si vous voulez.
00:39:47Bah oui
00:39:47mais il n'y a pas
00:39:49il n'y a pas de plainte
00:39:51quand on
00:39:51quand on pourchasse
00:39:53un patron dans la rue
00:39:54et qu'on l'enregistre
00:39:56à son insu
00:39:56oui oui
00:39:57bah si quand même
00:39:58c'est les mêmes méthodes
00:39:59les mêmes méthodes
00:40:00bon autre
00:40:01oui
00:40:03moi je suis moins d'accord
00:40:04avec ça
00:40:04je pense que
00:40:05je ne suis pas
00:40:06a priori défavorable
00:40:07à ça
00:40:07notamment
00:40:08je ne pense pas forcément
00:40:09dans le cadre du travail
00:40:10de journalisme
00:40:10mais plutôt dans tout ce qui est
00:40:11relations hommes-femmes
00:40:13quand on voit par exemple
00:40:15je prends souvent cet exemple-là
00:40:16c'était Neymar
00:40:17qui avait été piégé
00:40:18par une
00:40:20une
00:40:20une escorte
00:40:23je crois
00:40:24qui avait ensuite
00:40:25après
00:40:26l'accusé de viol
00:40:27il avait filmé la séquence
00:40:29et il l'avait enregistré
00:40:30du coup à son insu
00:40:31pour démontrer
00:40:32qu'il était
00:40:32qu'il était innocent
00:40:33et dans le cadre
00:40:34justement des violences
00:40:35et d'ailleurs ça peut être aussi
00:40:36le cas pour une femme
00:40:37pour pouvoir justifier
00:40:38les agressions
00:40:39de la part
00:40:40ou raciste
00:40:41vous l'avez rappelé
00:40:41tout à l'heure
00:40:42je trouve que
00:40:43dans ces cas-là
00:40:43ça peut se comprendre
00:40:44bon on continue
00:40:46alors qu'est-ce qui se passe
00:40:47demain Valérie
00:40:48maintenant vous savez
00:40:49parce que lundi
00:40:50vous ne saviez pas
00:40:50c'est la finale de The Voice
00:40:52non
00:40:52vous savez quoi
00:40:55bien sûr
00:40:56en plus on reçoit
00:40:57Gérard Rolce demain
00:40:59pour la coupe du monde
00:41:00de football
00:41:00et son livre
00:41:01sur le mondial
00:41:02allez la France
00:41:04et puis sachez
00:41:05qu'à 20h
00:41:06à partir de lundi
00:41:07il y aura une émission
00:41:08tous les jours
00:41:08sur le football
00:41:09sur Sud Radio
00:41:10et il y aura
00:41:12des analyses
00:41:12un tas de choses
00:41:13alors bien que les pays
00:41:16bien que les deux pays
00:41:17soient en guerre
00:41:18les joueurs
00:41:19de l'équipe iranienne
00:41:20est bien arrivé
00:41:20à Tirouana
00:41:21au Mexique
00:41:22alors c'est la première fois
00:41:23qu'une nation en guerre
00:41:25participe
00:41:26avec un pays hôte
00:41:27lui-même en guerre
00:41:28avec le fameux pays
00:41:30les Iraniens
00:41:31ont été suivis
00:41:32par France Télévisions
00:41:33c'est la fin
00:41:35d'un long feuilleton
00:41:36arrivé il y a quelques heures
00:41:38sur le sol mexicain
00:41:39la sélection iranienne
00:41:40disputera bien
00:41:41la coupe du monde
00:41:43l'équipe et moi
00:41:44sommes heureux
00:41:45ce sera une expérience
00:41:46différente
00:41:47je remercie Dieu
00:41:48de pouvoir disputer
00:41:48mon quatrième mondial
00:41:49j'espère que ce sera
00:41:51un tournoi formidable
00:41:51du début à la fin
00:41:53un tournoi pourtant particulier
00:41:55c'est dans cet hôtel
00:41:57de Tirouana
00:41:57à quelques kilomètres
00:41:59de la frontière américaine
00:42:00que l'équipe d'Iran
00:42:01s'est installée
00:42:02si les Etats-Unis
00:42:03ont bien délivré
00:42:04des visas
00:42:05aux joueurs iraniens
00:42:06pour leur match
00:42:07certains membres
00:42:08de la délégation
00:42:08seront contraints
00:42:09de rester au Mexique
00:42:11il s'agit de 15 personnes
00:42:12la plupart d'entre elles
00:42:13font partie
00:42:14de l'encadrement de l'équipe
00:42:15et leur absence
00:42:15poserait de sérieuses
00:42:16difficultés
00:42:17à notre sélection
00:42:18également sans visa
00:42:19le président
00:42:20de la fédération iranienne
00:42:21Méditage
00:42:22ancien membre
00:42:23des gardiens
00:42:24de la révolution
00:42:25organisation considérée
00:42:26comme terroriste
00:42:27par Washington
00:42:29ils ne sont pas les seuls
00:42:30un Trump interdit
00:42:33un arbitre
00:42:34tout le continent
00:42:35somalien
00:42:36tout le continent africain
00:42:37beaucoup d'interdictions
00:42:38pour venir sur le territoire américain
00:42:41il y a beaucoup de problèmes
00:42:43qui se posent
00:42:44entre l'Afrique
00:42:45et...
00:42:45on va y revenir
00:42:46il y avait un meilleur sujet
00:42:47sur TF1
00:42:48que je vous ai signalé
00:42:49vous n'avez pas le prix
00:42:50il n'a pas écouté
00:42:51il n'a pas écouté
00:42:52je l'ai gardé pour demain
00:42:53pour que j'avoue
00:42:54parce que c'est sur la France
00:42:55non c'est sur les français
00:42:56non non c'est pas sur les français
00:42:58c'est sur les iraniens
00:42:59non non c'est sur les iraniens
00:43:00c'est sur les iraniens
00:43:02qui sont
00:43:03le sujet est dément
00:43:04ils sont obligés
00:43:05de rester à Tijuana
00:43:06et de faire
00:43:07l'aller-retour
00:43:08à Seattle
00:43:09qui est quand même
00:43:10très loin de Tijuana
00:43:11dans la journée
00:43:12c'est-à-dire qu'ils partent
00:43:12le matin
00:43:13pour aller jouer le match
00:43:14et ils reviennent le soir
00:43:16en avion à Tijuana
00:43:17le sujet est absolument dingue
00:43:18on se retrouve dans un instant
00:43:19et puis vous pouvez réagir
00:43:21à ce mondial
00:43:22même si on en parlera
00:43:23plus longuement demain
00:43:2410h midi
00:43:26mettez-vous d'accord
00:43:27Valérie Expert
00:43:28allez on continue nos débats
00:43:30avec vous
00:43:31avec Yves Damécourt
00:43:32viticulteur
00:43:33ancien élu local
00:43:34porte-voix de Nouvelle Énergie
00:43:35le parti de David Lissnard
00:43:37Julia Acha
00:43:38pardon
00:43:39conseillère municipale
00:43:40à Kingersheim
00:43:40c'est dans le Haut-Rhin
00:43:41Mathieu Oc
00:43:42secrétaire général du Millénaire
00:43:44et Éric Revelle
00:43:45journaliste éditorialiste
00:43:46à Sud Radio
00:43:47dans le Grand Matin
00:43:49et Gilles Gansman
00:43:50qui est toujours avec nous
00:43:52on va revenir sur les défaillances
00:43:53de la chaîne judiciaire
00:43:54dans l'affaire Liana
00:43:56le Premier ministre
00:43:56qui veut changer la loi
00:43:59proposer la perpétuité
00:44:00pour les violeurs
00:44:02récidivistes
00:44:03et puis Patrick Bruel
00:44:04qui est entendu en ce moment
00:44:05par trois juges
00:44:07va-t-il aller en prison
00:44:08c'est en tout cas
00:44:09ce qui a requis
00:44:10le parquet
00:44:11peut-être quelques mots
00:44:11sur la coupe du monde
00:44:13aux Etats-Unis
00:44:14où effectivement
00:44:15on assiste à un certain nombre
00:44:16de dingueries
00:44:17il n'y a pas d'autres mots
00:44:19cet arbitre somalien
00:44:20qui finalement sera hébergé
00:44:21au Canada
00:44:22mais qui a vu son accès
00:44:23refusé
00:44:24on rappelle que Donald Trump
00:44:26avait traité la Somalie
00:44:27de pays pourris
00:44:29il y a plusieurs
00:44:30des supporters écossais
00:44:32aussi qui ont vécu
00:44:32une énorme galère
00:44:34puisque leur visa
00:44:36leur a été refusé
00:44:37donc ça va être
00:44:39très très compliqué
00:44:40et peut-être
00:44:41Mathieu Hock
00:44:41pour les joueurs
00:44:43pour les supporters
00:44:44et pour toute l'organisation
00:44:46de cette coupe du monde
00:44:46ce que j'expliquais
00:44:47c'est-à-dire des joueurs iraniens
00:44:48qui ne peuvent pas
00:44:49séjourner sur le sol américain
00:44:51qui vont faire
00:44:52des allers-retours
00:44:53en avion dans la journée
00:44:54pour jouer leur match
00:44:55c'est pas l'idéal
00:44:56ce qui est vrai
00:44:57c'est que Donald Trump
00:44:58effectivement a sur-politisé
00:44:59l'organisation
00:45:00de la coupe du monde
00:45:01avec les événements
00:45:02que vous avez rappelés
00:45:02notamment l'Iran
00:45:03à la limite
00:45:03on pourrait le comprendre
00:45:04mais également
00:45:05en touchant d'autres pays
00:45:07africains
00:45:08la Somalie etc
00:45:09dans sa doctrine
00:45:10qui considère que
00:45:11dès lors que vous venez
00:45:12d'un pays
00:45:13que lui juge
00:45:14soit terroriste
00:45:15soit effectivement
00:45:16avec un risque sanitaire
00:45:17très important
00:45:18vous ne mettez pas
00:45:19les pieds aux Etats-Unis
00:45:20et donc il applique
00:45:21cette doctrine-là
00:45:22aux autres
00:45:23enfin à l'organisation
00:45:25de la coupe du monde
00:45:25je vous fais une parenthèse
00:45:26les Sénégalais
00:45:26les joueurs sénégalais
00:45:27qui ont été contrôlés
00:45:28par les douaniers
00:45:28aux pieds de l'avion
00:45:29des pieds à la tête
00:45:30c'est catastrophique
00:45:31l'image des Etats-Unis
00:45:32est catastrophique
00:45:33et là je mets un point
00:45:33aussi pour
00:45:35vraiment une limite
00:45:36pour Donald Trump
00:45:37c'est qu'on sort quand même
00:45:37de deux Coupes du Monde
00:45:38qui ont été bien organisées
00:45:40la Coupe du Monde 2022
00:45:41du Qatar
00:45:42malgré tous les scandales
00:45:43que certains ont pu dire
00:45:44ou toutes les polémiques
00:45:45que certains ont pu créer
00:45:46sur la Coupe du Monde du Qatar
00:45:47elle a été très bien organisée
00:45:48par le Qatar
00:45:49et puis la Coupe du Monde
00:45:50en Russie
00:45:51Donald Trump se veut
00:45:52l'équipe légale
00:45:53de Vladimir Poutine
00:45:54la Coupe du Monde en Russie
00:45:55de 2018
00:45:56que la France avait gagnée
00:45:57avait également été
00:45:58bien organisée
00:45:59et donc si Donald Trump
00:46:00faillit sur l'organisation
00:46:01de la Coupe du Monde
00:46:02ça va ramener
00:46:03ça va abaisser l'image
00:46:05des Etats-Unis
00:46:06à l'international
00:46:06parce que c'est quand même
00:46:07l'événement sportif
00:46:08après les Jeux Olympiques
00:46:09le plus regardé
00:46:11par l'humanité
00:46:12Julia
00:46:13moi je suis fondamentalement
00:46:15d'accord avec le fait
00:46:16que Donald Trump
00:46:17mais c'est pas surprenant
00:46:17politise le mondial
00:46:19c'est une cartouche pour lui
00:46:20pour essayer encore
00:46:21d'accroître son influence
00:46:24mondiale
00:46:25moi il faut quand même
00:46:26rappeler que Donald Trump
00:46:27il a un enjeu
00:46:27là d'ici peu
00:46:28c'est les midtermes
00:46:29et qu'en faisant preuve
00:46:30d'une forme de radicalité
00:46:32vis-à-vis de certains joueurs
00:46:33je pense qu'il essaye aussi
00:46:34de séduire un certain électorat
00:46:36et compter là-dessus
00:46:37pour essayer de se sauver
00:46:39d'un échec potentiel
00:46:40au midterme
00:46:41Yves Demécourt
00:46:42en fait aux Etats-Unis
00:46:43le football tel qu'on le connait
00:46:45c'est un sport
00:46:47anecdotique mineur
00:46:48de moins en moins
00:46:50mais je pense que
00:46:51le président Trump
00:46:52ne se rend pas compte
00:46:53de l'image qu'il donne
00:46:54de son pays
00:46:54parce que l'écho
00:46:55dans les pays
00:46:56pour lesquels le football
00:46:57c'est vraiment
00:46:57un sport majeur
00:46:59et une religion
00:47:01ça fait beaucoup de mal
00:47:02pour son image à l'extérieur
00:47:03à l'intérieur des Etats-Unis
00:47:04je ne suis pas sûr
00:47:05que ce soit perceptible
00:47:06en fait
00:47:07je pense qu'ils s'en foutent
00:47:08de l'image qu'il donne
00:47:09de son pays
00:47:09s'il en avait quelque chose
00:47:10à faire
00:47:11ce serait différent
00:47:13Eric ?
00:47:14Bah oui
00:47:14ça ne commence pas
00:47:15très bien
00:47:16tout ça
00:47:17bon l'équipe de France
00:47:18part aujourd'hui
00:47:19donc pour Boston
00:47:20où elle va jouer
00:47:21ses deux
00:47:21trois premiers matchs
00:47:23mais je regardais
00:47:24un truc là aussi
00:47:24qui m'avait fasciné
00:47:25je crois qu'il y a un papier
00:47:26dans l'Ibé sur le sujet
00:47:27vous savez
00:47:27avant la coupe du monde
00:47:28il y a eu la coupe
00:47:29du monde des clubs
00:47:31entre Chelsea et le PSG
00:47:32je crois que le PSG
00:47:33avait perdu d'ailleurs
00:47:34on apprend que
00:47:36en fait
00:47:37le trophée
00:47:38qui a été soulevé
00:47:39lors de la victoire
00:47:39de Chelsea
00:47:40est une réplique
00:47:41parce que le vrai trophée
00:47:42il est dans le bureau ovale
00:47:43de Trump
00:47:43qu'il a
00:47:44qu'il a pris
00:47:48alors il dit
00:47:49qu'il a eu
00:47:54l'aval de Gianni Amfantino
00:47:56le président de la FIFA
00:47:57mais apparemment
00:47:58le trophée au final
00:47:59alors je ne sais pas
00:48:00si le trophée
00:48:01de la coupe du monde
00:48:02original
00:48:02il le gardera aussi
00:48:03dans le bureau ovale
00:48:04mais j'ai trouvé ça
00:48:05assez incroyable
00:48:06bon voilà
00:48:07c'est Trump
00:48:08rien n'arrête
00:48:09on ne peut pas dire
00:48:10que le président de la FIFA
00:48:11en n'en parlant
00:48:12en antenne
00:48:12soit forcément
00:48:13il lui a remis
00:48:14le prix Nobel
00:48:15façon prix Nobel
00:48:17lors de la fameuse
00:48:19cérémonie
00:48:20des tirages
00:48:21des équipes
00:48:22et voilà
00:48:23et puis je vous rappelle
00:48:23qu'à 20h
00:48:24toute la semaine prochaine
00:48:25dès lundi
00:48:26Sud Radio
00:48:26le football
00:48:29l'affaire
00:48:30Liana
00:48:31une immense émotion
00:48:32immense colère
00:48:33dans le pays
00:48:35beaucoup de témoignages
00:48:37qui remontent
00:48:37qui racontent aussi
00:48:38beaucoup de dysfonctionnements
00:48:40de lenteur
00:48:41d'avocats
00:48:42qui s'expriment
00:48:43écoutez
00:48:44écouter
00:48:45l'avocat
00:48:46de la famille
00:48:46de Liana
00:48:47qui était au micro
00:48:48de Christine Bouillaud
00:48:49et qui racontait
00:48:51le manque de moyens
00:48:53étudier 70 000 plaintes
00:48:54d'ici le 14 juillet
00:48:56c'est de la poudre
00:48:57de Perlin Pimpin
00:48:57et j'espère que
00:48:58personne n'est dupe
00:48:59c'est impossible
00:49:00à moins de mal faire
00:49:01son travail
00:49:02j'étais en audience
00:49:02ce matin
00:49:03et les dossiers
00:49:04qui ont dû être renvoyés
00:49:05ont été renvoyés
00:49:06en novembre
00:49:07car le magistrat
00:49:08a estimé
00:49:08à juste titre
00:49:09qu'on ne traitait pas bien
00:49:10les dossiers
00:49:11à 23h
00:49:12quand on commence
00:49:12une audience
00:49:13à 8h30
00:49:14en novembre
00:49:15c'est encore tôt
00:49:16maintenant
00:49:16c'est en 2027
00:49:18allez expliquer cela
00:49:19aux victimes
00:49:19alors
00:49:22effectivement
00:49:23on sent que
00:49:24c'est action
00:49:25réaction
00:49:26on réagit
00:49:27à l'émotion
00:49:27aussi
00:49:28le premier ministre
00:49:30hier
00:49:30qui annonce
00:49:30vouloir changer
00:49:31la loi
00:49:32punir plus
00:49:33lourdement
00:49:35les violeurs
00:49:36récidivistes
00:49:36passer à la perpétuité
00:49:38réel
00:49:38Yves Damécourt
00:49:39sur l'aspect politique
00:49:41du dossier
00:49:41peut-être
00:49:42évidemment
00:49:43vous pouvez toujours
00:49:43témoigner
00:49:44nous appeler
00:49:46pour témoigner
00:49:47comme vous l'avez fait
00:49:47assez nombreux
00:49:48hier
00:49:48de dysfonctionnement
00:49:50mais là
00:49:50qu'est-ce que
00:49:51politiquement
00:49:52ce qui est hallucinant
00:49:53dans cette affaire
00:49:54c'est que rien ne va
00:49:55quoi
00:49:55c'est-à-dire que
00:49:56les procureurs
00:49:57entre eux
00:49:57n'ont même pas
00:49:58un logiciel
00:49:59d'échange
00:49:59de dossiers
00:50:00de données
00:50:00ils passent
00:50:01par la poste
00:50:02et la poste
00:50:02on sait que c'est
00:50:03malheureusement
00:50:04il faut 13 jours
00:50:05pour qu'un courrier
00:50:06aille du procureur
00:50:08de Toulouse
00:50:08au procureur
00:50:09d'Auche
00:50:09ensuite on parle
00:50:10de la surcharge
00:50:11mais il paraît
00:50:11qu'au tribunal d'Auche
00:50:12ils ne sont pas surchargés
00:50:13et qu'il a fallu
00:50:14encore quelques jours
00:50:15pour que ça passe
00:50:16de l'accueil
00:50:16et du service postal
00:50:17au bureau du procureur
00:50:20voilà
00:50:20derrière il y a
00:50:21une espèce
00:50:21d'empathie
00:50:23enfin
00:50:25oui d'émotion
00:50:26on a l'habitude
00:50:27de dire que la justice
00:50:28c'est la bouche du peuple
00:50:29et que c'est la bouche
00:50:30de la loi
00:50:30et donc aujourd'hui
00:50:31le peuple il se dit
00:50:32mais ma bouche
00:50:33elle a un problème
00:50:33quoi
00:50:34parce que tout le monde
00:50:35est très ému par tout ça
00:50:36tout le monde se demande
00:50:37et puis c'est pas la première affaire
00:50:38il y en a eu quelques-unes
00:50:39depuis
00:50:39et puis on a l'impression
00:50:40que ça dure longtemps
00:50:41et que c'est pas le fait
00:50:42de rajouter des lois
00:50:42qui va changer le problème
00:50:43que c'est un problème
00:50:44d'organisation
00:50:45que c'est certainement
00:50:46un problème
00:50:46ça fait très longtemps
00:50:47qu'on dit qu'on manque
00:50:48de magistrats en France
00:50:49mais il y a un problème
00:50:50aussi d'organisation
00:50:51de manque de greffier
00:50:52là dans le cas
00:50:53de l'affaire de la petite liada
00:50:54c'est pas un problème
00:50:55de manque de moyens
00:50:55c'est vraiment
00:50:57enfin l'enquête le dira
00:50:58mais visiblement
00:51:00des défaillances humaines
00:51:01et puis ce dossier
00:51:03a été mis sous la pile
00:51:05alors maintenant
00:51:05l'enquête dira
00:51:06pourquoi il a été mis
00:51:07sous la pile
00:51:08et pourquoi est-ce que
00:51:08la multiplication
00:51:09des signalements
00:51:10concernant cette famille
00:51:11d'agresseurs
00:51:11puisqu'apparemment
00:51:12le frère aussi
00:51:13maintenant est
00:51:14sous le coup
00:51:15d'une plainte
00:51:16pourquoi ce dossier
00:51:18a été mis sous la pile
00:51:19mais tout ça
00:51:20est hallucinant
00:51:21Julien Hacha
00:51:22ça vous évoque quoi
00:51:24en fait
00:51:24ces dysfonctionnements
00:51:25c'est-à-dire que
00:51:26tout le monde sait
00:51:27quand vous interrogez
00:51:28des gens autour de vous
00:51:28quand on écoute
00:51:29nos auditeurs
00:51:30les gens vous disent
00:51:31on n'est pas entendu
00:51:32ça ne va pas assez vite
00:51:33il y a plusieurs types
00:51:34de témoignages
00:51:35qui remontent
00:51:36alors effectivement
00:51:36on peut rebondir
00:51:37sur les propos
00:51:38dans l'affaire Liana
00:51:39on voit bien aussi
00:51:40que ce n'est pas
00:51:41un manquement
00:51:42de la loi
00:51:42la loi aujourd'hui
00:51:43est suffisamment constituée
00:51:44à un moment donné
00:51:45pour pouvoir traiter
00:51:45ce type de cas
00:51:47vous l'avez à juste titre
00:51:48rappelé
00:51:49c'est une question de moyens
00:51:50c'est pour ça que
00:51:51pas que
00:51:52mais quand le Premier Ministre
00:51:53il dit que
00:51:54l'une des réponses
00:51:56à ce drame
00:51:57c'est de changer
00:51:57en fait
00:51:58la condamnation
00:51:59en passant 30 ans
00:52:00à la perpétuité
00:52:00d'accord
00:52:01mais enfin
00:52:01le coeur du problème
00:52:02n'étant pas la condamnation
00:52:03c'est bien l'avant
00:52:05et ce qui a été dramatique
00:52:06dans le cas de Liana
00:52:07c'est qu'on n'a pas su
00:52:08en fait traiter
00:52:09traiter les plaintes
00:52:11on n'a pas su
00:52:12constituer des dossiers
00:52:13suffisamment solides
00:52:14pour pouvoir justement
00:52:16aller plus loin
00:52:16dans les démarches judiciaires
00:52:18parce qu'aujourd'hui
00:52:19il y a un manque de moyens
00:52:20et quand Emmanuel Macron
00:52:21dit que ce n'est pas
00:52:22une question de moyens
00:52:23c'est faux
00:52:24si 93% des plaintes
00:52:26sont classées sans suite
00:52:27c'est parce qu'il y a
00:52:27un défaut de preuve
00:52:28pour la majeure partie du temps
00:52:29un défaut de preuve
00:52:30ça s'explique pour plein de raisons
00:52:33il manque de personnes
00:52:34quand même qui enquêtent
00:52:35et qui passent du temps
00:52:36sur le traitement des affaires
00:52:37et il y a un sujet
00:52:39de moyens humains
00:52:40pour la gestion
00:52:40mais il y a aussi
00:52:41une défaillance du système
00:52:42en fait
00:52:42on est aujourd'hui en France
00:52:44et c'est valable pour tout
00:52:46c'est valable pour l'économie
00:52:47c'est valable pour l'industrie
00:52:47c'est valable maintenant
00:52:48pour la protection de l'enfance
00:52:49on travaille en silo
00:52:50vous l'avez à juste titre dit
00:52:51chacun travaille dans son coin
00:52:52et personne ne communique ensemble
00:52:53l'une des solutions
00:52:54qui a été trouvée en Espagne
00:52:55c'est la capacité des systèmes
00:52:58et des différents acteurs
00:52:59dans le cadre
00:53:00de la protection de l'enfance
00:53:00et aussi dans le cadre
00:53:01de la protection
00:53:02et des jugements
00:53:03à l'égard des viols
00:53:04de travailler ensemble
00:53:05là il y a un sujet
00:53:06et on est très mauvais
00:53:07et donc effectivement
00:53:08on en arrive à avoir
00:53:09des enfants martyrs
00:53:11on parle aujourd'hui
00:53:12de Liana
00:53:12mais il y a eu Lola
00:53:13il y a eu Maëlys
00:53:14à un moment donné
00:53:15encore combien d'enfants
00:53:16faudra-t-il
00:53:16pour qu'on prenne conscience
00:53:17réellement qu'il faut
00:53:18changer, bouleverser le système
00:53:19et quand on entend
00:53:21pardon et je termine là-dessus
00:53:22quand on entend
00:53:23il y a eu un débat
00:53:24pardon David Lissnard
00:53:25Edouard Philippe
00:53:26et que je les entends
00:53:28faire des constats
00:53:28qui sont justes
00:53:29mais ne pas proposer
00:53:30de vraies solutions
00:53:31et de nous proposer
00:53:32David a proposé
00:53:33que par exemple
00:53:34vous savez on a tous
00:53:35un dossier Doctolib
00:53:37et ça marche très bien
00:53:38pour nous
00:53:39un dossier santé
00:53:40il a proposé
00:53:41qu'il y ait un dossier
00:53:42par victime
00:53:43où toutes les affaires
00:53:45reviennent
00:53:45sur le dossier
00:53:46d'une même victime
00:53:46aujourd'hui
00:53:47on est dans deux départements
00:53:49différents
00:53:49il se trouve que
00:53:50l'enquête s'arrête au milieu
00:53:51face à tout ça
00:53:52c'est aberrant
00:53:52et qu'il y a un dossier
00:53:53aussi par agresseur
00:53:54je pense que le sujet
00:53:56est surtout un dossier
00:53:56par agresseur
00:53:57effectivement ça marche
00:53:58en Espagne
00:53:59c'était démontré
00:53:59ils ont des dossiers
00:54:00sur les victimes
00:54:01et les agresseurs
00:54:03mais on est bien d'accord
00:54:04sur le fait
00:54:04que ce ne sera pas suffisant
00:54:06c'est bien d'avoir un dossier
00:54:07non mais il n'y a pas besoin
00:54:07de loi pour ça
00:54:08c'est une question
00:54:09d'organisation
00:54:10oui mais ça implique aussi
00:54:11des décisions politiques
00:54:12et ensuite David a proposé
00:54:15qu'on applique les peines courtes
00:54:17c'est à dire qu'en France
00:54:18en fait les peines courtes
00:54:19elles ne sont jamais appliquées
00:54:21moi mon grand-père disait
00:54:22qui vole un oeuf
00:54:22vole un bœuf
00:54:23et c'est pareil pour tous ces sujets
00:54:25qui sont terribles
00:54:26et donc dès qu'on applique
00:54:28les peines courtes
00:54:28que les gens
00:54:29à la première incartade
00:54:31les peines soient appliquées
00:54:33en France
00:54:34ils ressortent victorieux
00:54:35en disant
00:54:36finalement j'ai été condamné
00:54:37ça n'a pas été appliqué
00:54:38mais faut-il que le dossier
00:54:39soit suffisamment solide
00:54:40pour pouvoir arriver
00:54:41à ce stade
00:54:41du processus judiciaire
00:54:43qui aujourd'hui
00:54:43ce n'est pas le cas
00:54:44il y a 97% des plaintes
00:54:46qui sont classées sans suite
00:54:46donc on n'arrive même pas
00:54:47à ce stade de jugement
00:54:48puisqu'on n'a pas suffisamment
00:54:50de dossiers
00:54:50mais Dieu il y a aujourd'hui
00:54:52dans ce cas particulier
00:54:54les gendarmes n'étaient pas
00:54:55surchargés de boulot
00:54:56et le procureur d'Auch
00:54:58n'était pas surchargé
00:54:58de boulot non plus
00:54:59absolument
00:55:01on continue d'évoquer
00:55:02ces sujets
00:55:03mais hier
00:55:03on a eu des témoignages
00:55:06témoignages d'une maman
00:55:06qui racontait
00:55:07dans quelles conditions
00:55:08sa fille avait été entendue
00:55:09par la brigade des mineurs
00:55:10avec des policiers formidables
00:55:12mais des locaux vétustes
00:55:14une porte qui ne ferme pas
00:55:17elle racontait
00:55:18elle racontait des choses
00:55:20indignes
00:55:21indignes de notre pays
00:55:23on y revient
00:55:24et on vous attend
00:55:250826 300 300
00:55:26et je vous ferai écouter
00:55:27le témoignage de Léa
00:55:29agressée par son voisin
00:55:30qui a déposé plainte
00:55:31à 11 ans
00:55:32elle en a aujourd'hui
00:55:3317
00:55:3510h midi
00:55:37Sud Radio
00:55:39le 10h midi
00:55:40mettez-vous d'accord
00:55:41Valérie Expert
00:55:42nous continuons
00:55:44de débattre
00:55:45et de commenter
00:55:45l'actualité
00:55:46je vous fais écouter
00:55:48Léa
00:55:49elle était
00:55:49hier
00:55:50c'était dans un reportage
00:55:51de France 2
00:55:52écoutez
00:55:53presque 6 ans
00:55:54que Léa et sa mère
00:55:56vivent dans l'attente
00:55:57fin 2020
00:55:58la famille de Léa
00:55:59dépose plainte
00:56:00contre un voisin
00:56:01pour attouchement
00:56:02sur leur fille de 11 ans
00:56:03puis pour viol
00:56:04et presque 6 ans
00:56:06que Léa côtoie
00:56:07tous les jours
00:56:08son violeur présumé
00:56:10je le recroise tout le temps
00:56:11dès que je sors
00:56:12dans mon propre village
00:56:13je ne peux même pas
00:56:13être tranquille
00:56:14il est fier de lui
00:56:15pour lui
00:56:15il ne va rien me prendre
00:56:16dans la gueule
00:56:16pour lui
00:56:17je pense qu'il est tranquille
00:56:18dans sa tête
00:56:19il se dit
00:56:19ça y est
00:56:20ça fait 6 ans
00:56:21j'ai fait ce que j'avais à faire
00:56:22personne ne me dit rien
00:56:23tout va bien
00:56:26donc 6 ans
00:56:276 ans
00:56:27et rien
00:56:30bah oui
00:56:30alors
00:56:31bon
00:56:32on ne connait pas le dossier
00:56:34donc il faudrait regarder
00:56:34est-ce que dans ce parquet
00:56:36il y a une embolie
00:56:37des dossiers
00:56:38mais c'est évidemment inacceptable
00:56:39surtout que si vous croisez
00:56:41sans arrêt la personne
00:56:42mais je voudrais juste revenir
00:56:43sur le problème de la justice
00:56:44en France
00:56:45quand vous pensez
00:56:46qu'il n'y a pas d'interopérabilité
00:56:47entre les logiciels
00:56:48par exemple
00:56:49de la gendarmerie
00:56:50de la police
00:56:50et même des parquets
00:56:52en France
00:56:53c'est-à-dire que
00:56:53chacun traite
00:56:54avec son logiciel
00:56:55de son côté
00:56:56et rien n'est recoupé
00:56:58ça me semble être
00:56:58un bon sens absolu
00:57:00que d'avoir un logiciel
00:57:01pour ce type d'autorité
00:57:03unique
00:57:03qui soit consultable
00:57:04et qu'on sache
00:57:05qui fait quoi
00:57:07où en est le dossier
00:57:08ben c'est pas le cas
00:57:09vous voyez par exemple
00:57:10en France
00:57:11puis là
00:57:12je le disais hors antenne
00:57:14mais je vais le dire aussi
00:57:14il y a eu l'affaire Outreau
00:57:15l'affaire Outreau
00:57:16a mis
00:57:17a mis malheureusement
00:57:18à un moment donné
00:57:20la lumière
00:57:20sur le doute
00:57:21que pouvaient présenter
00:57:23certaines paroles
00:57:24d'enfants
00:57:25même si certains
00:57:26avaient été
00:57:26abusés
00:57:27dans cette affaire
00:57:28bon
00:57:28et puis
00:57:29regardez
00:57:30il y a des milliers
00:57:31de commissariats
00:57:32en France
00:57:32et de brigades territoriales
00:57:34de gendarmerie
00:57:35les fameuses salles
00:57:36Mélanie
00:57:37où on recueille
00:57:37la parole de l'enfant
00:57:38et il y en a
00:57:39quelques centaines
00:57:41alors on me dit
00:57:42oui mais c'est
00:57:43c'est pas vraiment le sujet
00:57:44j'entendais un procureur
00:57:45qui dit
00:57:46mais on peut mettre
00:57:46en commun
00:57:47avec plusieurs brigades
00:57:48une salle Mélanie
00:57:49mais on manque de moyens
00:57:50au dessus de Grenoble
00:57:51j'ai oublié le nom
00:57:51du village
00:57:53et de la gendarmerie
00:57:54mais les gendarmes
00:57:55ont été achetés
00:57:55dans une enseigne
00:57:56très célèbre
00:57:58le mobilier
00:57:58pour décorer
00:57:59parce qu'en fait
00:58:00une salle Mélanie
00:58:01c'est un endroit
00:58:02où un enfant
00:58:02doit bien se sentir
00:58:03dans un univers d'enfants
00:58:04ils ont été acheter eux-mêmes
00:58:06le mobilier
00:58:07dont l'enseigne d'ailleurs
00:58:08a fini par leur faire cadeau
00:58:09pour se faire un petit coup de pub
00:58:10mais ça veut dire aussi
00:58:11qu'on n'est pas capable
00:58:12de mettre en place
00:58:13plus de salles Mélanie
00:58:14pour recueillir la parole
00:58:15des enfants en France
00:58:16mais ça n'a pas été
00:58:17une priorité
00:58:17l'atteinte
00:58:18et pourtant le président
00:58:19de la république
00:58:20nous a expliqué
00:58:21il y a quelques années
00:58:22que c'en était une
00:58:22oui mais
00:58:23aujourd'hui
00:58:24quand vous êtes
00:58:25arrêté par un gendarme
00:58:27pour une infraction routière
00:58:28il prend votre plaque
00:58:29d'immatriculation
00:58:30et à partir de votre plaque
00:58:32d'immatriculation
00:58:32il sait combien de toi
00:58:33vous avez été condamné
00:58:34il sait si votre véhicule
00:58:35est assuré
00:58:35il sait beaucoup de choses
00:58:37voilà
00:58:38donc ça existe
00:58:39donc il faut élargir ça
00:58:42et l'appliquer
00:58:42à des cas
00:58:43beaucoup plus graves
00:58:44que les infractions routières
00:58:45c'est pour ça
00:58:46que le sujet
00:58:47c'est surtout une question
00:58:48un d'organisation
00:58:49comme vous l'avez rappelé
00:58:50et deux de doctrine
00:58:51effectivement
00:58:52il y a la question des moyens
00:58:53mais si on dit
00:58:53que c'est une question de moyens
00:58:54alors on triple le budget
00:58:55de la justice
00:58:56on double le nombre
00:58:57de magistrats
00:58:58est-ce que pour autant
00:58:59des cas comme l'IANA
00:59:01ne vont pas se reproduire
00:59:03quand même
00:59:03la réalité c'est que oui
00:59:05on peut tripler
00:59:06quadrupler
00:59:06même quintupler
00:59:07le budget de la justice
00:59:08ça ne changera pas
00:59:09fondamentalement le sujet
00:59:10le sujet
00:59:11c'est vraiment une question
00:59:12de doctrine
00:59:13notre doctrine aujourd'hui
00:59:14est la suivante
00:59:15on a un système judiciaire
00:59:16qui préfère
00:59:17privilégier les droits individuels
00:59:19des délinquants
00:59:20et des criminels
00:59:20par peur de faire une erreur
00:59:22plutôt que de protéger
00:59:24la société
00:59:24et les victimes
00:59:25tant qu'on ne change pas
00:59:26ce logiciel là
00:59:27et c'est incarné
00:59:28par la parole
00:59:29d'Eric Dupond-Moretti
00:59:30lorsqu'il est arrivé
00:59:30au ministère de la justice
00:59:32je veux être le ministre
00:59:32des détenus
00:59:33et non pas le ministre
00:59:34des victimes
00:59:35en fait à partir du moment
00:59:35où on dit cela
00:59:36et que c'est aujourd'hui
00:59:38le point cardinal
00:59:39de la doctrine
00:59:41de notre système judiciaire
00:59:43alors tout simplement
00:59:44on n'y arrivera pas
00:59:45parce que de toute façon
00:59:45on privilégiera
00:59:46non pas les victimes
00:59:47mais malheureusement
00:59:49les bourreaux
00:59:49c'est ça aujourd'hui
00:59:50le véritable problème
00:59:51donc ça suppose
00:59:51revenir sur beaucoup de sujets
00:59:53je pense que par exemple
00:59:54l'individualisation des peines
00:59:55c'est pas quelque chose
00:59:56qui est constitutionnel
00:59:57on pourrait revenir dessus
00:59:58je pense que les peines planchées
00:59:59il faut y revenir dessus
01:00:00il faut faire en sorte
01:00:01que peine encourue
01:00:02que la peine réellement exécutée
01:00:05par tout condamné
01:00:07soit le plus proche possible
01:00:08de la peine encourue
01:00:10enfin voilà
01:00:10c'est tout ce système là
01:00:11et donc effectivement
01:00:12construire des places de prison
01:00:14donc s'il y a un manque de moyens
01:00:15c'est surtout sur le niveau carcéral
01:00:16mais sinon
01:00:17le reste
01:00:18il faut changer
01:00:20il faut une révolution
01:00:21en tout cas
01:00:21de doctrine
01:00:22il y a deux choses
01:00:22dans ce que vous dites
01:00:23il y a en France
01:00:24c'est aux autres
01:00:26de prouver votre culpabilité
01:00:27c'est les règles
01:00:28en France
01:00:29et en effet
01:00:30dans d'autres pays
01:00:31aux Etats-Unis
01:00:32c'est l'inverse
01:00:32c'est vous qui allez prouver
01:00:33votre innocence
01:00:34en Espagne aussi
01:00:35sur le cas des viols
01:00:36donc vous êtes
01:00:37dans cette logique
01:00:38où la personne
01:00:39doit prouver son innocence
01:00:40là vous changez
01:00:42une des règles de base
01:00:43de la République française
01:00:45qui est
01:00:46à l'autre
01:00:47de prouver
01:00:48votre culpabilité
01:00:49si vous changez ça
01:00:50vous changez
01:00:51tout ce qu'a fait
01:00:52la République
01:00:53je ne sais pas
01:00:53ce que vous en pensez
01:00:54mais je pense que
01:00:56quand on a affaire
01:00:57à des enfants
01:00:58qui sont des personnes
01:01:01fragiles
01:01:02et par essence
01:01:03plus vulnérables
01:01:04vulnérables
01:01:05et qui n'ont pas
01:01:06forcément la capacité
01:01:07à prouver
01:01:09quoi que ce soit
01:01:10je pense que
01:01:11c'est quand même intéressant
01:01:12de se poser ces questions là
01:01:13et en écoutant Mathieu
01:01:15il me semblait
01:01:16qu'on était
01:01:16pendant la campagne
01:01:17des présidentielles
01:01:18de 2002
01:01:20ce sujet
01:01:21de la protection
01:01:22des victimes
01:01:23c'était au coeur
01:01:23de la campagne
01:01:24de 2002
01:01:24il devait y avoir eu
01:01:25une affaire
01:01:26à l'époque
01:01:26je ne sais plus laquelle
01:01:27et on n'avance pas
01:01:28sur ces sujets
01:01:30parce qu'on refuse
01:01:31on a des tabous
01:01:32je trouve que
01:01:33dans l'émotion
01:01:34et dans ce qu'on est
01:01:36en train de vivre
01:01:36on entend un peu
01:01:37tout et n'importe quoi
01:01:38j'entends le ministre
01:01:41de la justice
01:01:41dire
01:01:42je constate tous les jours
01:01:43que des parquets
01:01:43poursuivent
01:01:44sur des sujets
01:01:45que je ne considère
01:01:46pas comme prioritaire
01:01:47mais pardon
01:01:48qu'est-ce que ça veut dire
01:01:49qu'on va être obligé
01:01:50d'abandonner
01:01:51certaines poursuites
01:01:52je veux dire
01:01:52vous vous êtes fait
01:01:53cambrioler
01:01:53ou tabasser dans la rue
01:01:55ou tabasser dans la rue
01:01:56c'est certes moins grave
01:01:57qu'un viol sur une enfant
01:01:58mais enfin
01:01:59toute la justice
01:02:00quel que soit le dossier
01:02:02où j'entends des confrères
01:02:03dire des stupidités
01:02:04du genre
01:02:05mais Sarkozy
01:02:05on a passé des mois
01:02:06quand on commet une infraction
01:02:08ou quand on est suspecté
01:02:09d'avoir commis une infraction
01:02:10oui il y a des dossiers
01:02:11qui prennent du temps
01:02:12et la justice
01:02:13elle est là
01:02:14pour faire la lumière
01:02:16sur tous les dossiers
01:02:17alors est-ce qu'il y a
01:02:18des dossiers
01:02:18qui doivent être prioritaires ?
01:02:20Valérie
01:02:20l'embolie de la justice
01:02:21est-elle
01:02:21un procureur
01:02:23qui a la responsabilité
01:02:24disait qu'il y avait
01:02:24pratiquement 3 millions
01:02:25de dossiers en France
01:02:27et qu'en fait
01:02:27quand on classe
01:02:28sans suite
01:02:29on épure le stock
01:02:30on appure le stock
01:02:31de dossiers
01:02:32je ne sais pas si vous voyez
01:02:34on pousse par terre
01:02:35des dossiers
01:02:35bon vous avez ce sujet là
01:02:37puis pardon
01:02:37je ne vais pas défendre
01:02:38ni les procureurs
01:02:39ni les magistrats
01:02:40plus qu'il ne faut
01:02:41mais quand vous recevez
01:02:43une circulaire
01:02:43qui un coup vous dit
01:02:44la priorité
01:02:45c'est l'enfance
01:02:48la priorité
01:02:49c'est le narcotrafic
01:02:50la priorité
01:02:51c'est la lutte contre
01:02:53en fait
01:02:54quand il y a
01:02:55plus d'une priorité
01:02:57il n'y a plus de priorité
01:02:58du tout
01:02:58donc en fait
01:02:59il y a aussi ça
01:02:59les magistrats
01:03:01ils évoluent
01:03:02en fonction
01:03:03des télégrammes
01:03:04du ministère
01:03:04en fonction
01:03:05des circulaires
01:03:06du ministère
01:03:07et parfois
01:03:08ils sont quand même
01:03:08paumés
01:03:09si vous voulez
01:03:10là je crois
01:03:11que dans le dernier
01:03:11communiqué
01:03:12de la chancellerie
01:03:13je crois qu'il est dit
01:03:13la priorité
01:03:14c'est le traitement
01:03:15des 70 000
01:03:16donc des atteints
01:03:17des agressions physiques
01:03:18ou sexuelles
01:03:19aux enfants
01:03:19mais sans négliger
01:03:20le reste
01:03:21dans le communiqué
01:03:22bah oui d'accord
01:03:23alors attendez
01:03:24enfin
01:03:25donc oui
01:03:26il y a des parquets
01:03:27où les magistrats
01:03:29en écosse pas lourds
01:03:29comme on dit
01:03:30bon mais vous avez
01:03:31des parquets
01:03:31la plupart qui sont
01:03:33submergés
01:03:33en fait
01:03:33pas si on se rend compte
01:03:34mais je trouve
01:03:35qu'on est en train
01:03:35de monter les français
01:03:36aussi les uns
01:03:36contre les autres
01:03:37on a beaucoup
01:03:38cet argument
01:03:39évidemment dans le sud-ouest
01:03:40de nos auditeurs
01:03:40qui disent
01:03:42bizarrement
01:03:42les gendarmes
01:03:43avaient les moyens
01:03:43contre les agriculteurs
01:03:45ou un autre auditeur
01:03:46qui me dit bizarrement
01:03:47pour les contrôles de vitesse
01:03:48au bord des routes
01:03:50il y a des moyens
01:03:51et c'est marrant
01:03:52parce que moi
01:03:52j'ai eu une mauvaise pensée
01:03:53ce matin en venant
01:03:54j'étais en voiture
01:03:54il y avait une voiture
01:03:55de police devant moi
01:03:56qui a arrêté une voiture
01:03:59pour la contrôler
01:04:01je ne sais pas
01:04:02ce qu'avait fait la personne
01:04:02et je me suis dit
01:04:03mais ils n'ont rien
01:04:03d'autre à foutre
01:04:04ça ne me paraissait
01:04:06pas être une infraction
01:04:07très grave
01:04:08et là on est en train
01:04:09de se radicaliser
01:04:11contre la police
01:04:12contre la justice
01:04:13et je trouve ça
01:04:13très dangereux
01:04:15je ne suis pas
01:04:15ni contre la police
01:04:17ni contre la justice
01:04:17il faut juste
01:04:18partir du principe
01:04:19que gouverner
01:04:20c'est renoncer
01:04:21et donc c'est prévoir
01:04:22et renoncer
01:04:23et il faut des priorités
01:04:25on est aujourd'hui
01:04:26dans un pays
01:04:27où en 1990
01:04:28il y avait
01:04:2950 000 agressions physiques
01:04:31dans notre pays
01:04:32à l'époque
01:04:32il y avait 55 000 places de prison
01:04:34comment on peut expliquer
01:04:36qu'aujourd'hui
01:04:36on est dans un pays
01:04:37où les agressions physiques
01:04:38donc incluant les agressions sexuelles
01:04:40ont été multipliées par 8
01:04:41pour atteindre 400 000
01:04:42et que le nombre
01:04:43de places de prison
01:04:43a stagné
01:04:44puisqu'on est passé
01:04:45à 63 000 places
01:04:46contre 55 000 à l'époque
01:04:48donc c'est ça
01:04:48aujourd'hui le problème
01:04:49c'est qu'en fait
01:04:49on n'a pas fait évoluer
01:04:50ni notre droit
01:04:51ni notre réponse carcérale
01:04:55à l'évolution
01:04:56de la société
01:04:56qui est davantage violente
01:04:58barbare
01:04:58et marquée par l'ultra-violence
01:05:00c'est ça aujourd'hui
01:05:01le véritable cœur du sujet
01:05:02pour 2027
01:05:03et pour cela
01:05:04il faut prioriser
01:05:05et donc
01:05:06si l'on considère
01:05:07et moi je considère
01:05:08que les violences faites
01:05:09aux personnes les plus vulnérables
01:05:10les enfants
01:05:11les femmes
01:05:11sont censées être
01:05:12les plus
01:05:12et les seniors également
01:05:14sont censées être
01:05:14dans l'échelle de notre valeur
01:05:16les choses les plus graves
01:05:17que l'on peut faire
01:05:17dans notre société
01:05:18alors il faut mettre
01:05:19le paquet dessus
01:05:19et ne pas s'interdire
01:05:21certains tabous
01:05:22que j'ai rappelés tout à l'heure
01:05:23en termes de philosophie
01:05:24de doctrine
01:05:25changer profondément
01:05:26le logiciel
01:05:27pour véritablement
01:05:28pouvoir parvenir
01:05:29à une réponse cohérente
01:05:31et adaptée
01:05:32à l'évolution
01:05:33de l'insécurité
01:05:33de notre pays
01:05:34on se retrouve dans un instant
01:05:35et Julia Hachat
01:05:36avec vous
01:05:36on va voir
01:05:37le système espagnol
01:05:39comment fonctionne
01:05:40le système espagnol
01:05:41justement
01:05:41à propos des agressions
01:05:43d'enfants
01:05:44tout de suite
01:05:45Sud Radio
01:05:46le 10h midi
01:05:47mettez-vous d'accord
01:05:48Valérie Expert
01:05:50allez nous continuons
01:05:51nos débats
01:05:51jusqu'à midi
01:05:52Julia Hachat
01:05:53vous vouliez faire
01:05:54un focus
01:05:55sur l'Espagne
01:05:56la différence
01:05:57de traitement
01:05:57de la place
01:05:58accordée à l'enfant
01:05:59en Espagne
01:05:59par rapport à la France
01:06:00Oui et même
01:06:01le rapport au viol
01:06:03versus comment on le traite
01:06:04en France
01:06:05en tout cas sur l'enfance
01:06:06vous avez à juste titre
01:06:07parlé de l'interconnexion
01:06:09entre les différents
01:06:11interlocuteurs et acteurs
01:06:12d'un traitement d'une plainte
01:06:14aujourd'hui en Espagne
01:06:15vous avez une application
01:06:16qui permet ça
01:06:17et qui réunit
01:06:18à la fois la plainte
01:06:19en une seule fois
01:06:20et qui permet
01:06:21d'être gérée
01:06:22par tous les acteurs
01:06:23du système
01:06:24une fois que ça c'est dit
01:06:25une fois que ça c'est fait
01:06:26dans les premières heures
01:06:27il y a tout un protocole
01:06:27qui est mis en place
01:06:28avec notamment
01:06:29une analyse
01:06:30qui est faite par un psychologue
01:06:31il y a des analyses
01:06:32médico-légales
01:06:33qui sont censées être faites
01:06:33aussi en France
01:06:34mais bon on voit bien
01:06:34qu'il y a quand même
01:06:35des défaillances
01:06:36et c'est fait dans les premières heures
01:06:37c'est à dire qu'on n'attend pas
01:06:38des heures et des heures
01:06:39et des jours
01:06:40pour pouvoir le traiter
01:06:44deuxième chose
01:06:44qui est très importante
01:06:46ils ont aussi un système
01:06:47de suivi du danger
01:06:48donc ils ont une base partagée
01:06:50police, justice
01:06:51et services aussi
01:06:52sociaux
01:06:52qui sont à destination du public
01:06:54qui permet de suivre
01:06:55en fait le profil
01:06:56notamment des potentiels agresseurs
01:06:58donc ça c'est sur la part
01:07:00la partie gestion de l'enfance
01:07:01il y a aussi tout un traitement
01:07:02autour de post-plante
01:07:04comment on accompagne l'enfant
01:07:06à gérer le traumatisme
01:07:08après toute la procédure judiciaire
01:07:10vous avez aussi à rappeler des lieux
01:07:12en Espagne
01:07:13il y a quasiment partout
01:07:15des lieux où l'enfant
01:07:16est dans un environnement
01:07:17qui lui permet d'être en confiance
01:07:19pour pouvoir relater les faits
01:07:21et ne le relate qu'une fois
01:07:22il y a une caméra
01:07:23on a parlé de l'enregistrement
01:07:24bon ben là pour le coup
01:07:25ça s'avère utile
01:07:26puisque l'enfant
01:07:28ne partage qu'une fois
01:07:29son traumatisme
01:07:30et ce qu'il a vécu
01:07:30et comme c'est enregistré
01:07:32tous les acteurs du coup
01:07:33ont accès à cette base de données là
01:07:34ce qui est intéressant
01:07:36surtout en Espagne
01:07:36c'est sur la gestion aussi
01:07:38plus large du viol
01:07:40on vous avait parlé
01:07:41de présomption d'innocence
01:07:42en tout cas vous ne l'avez pas évoqué
01:07:43comme ça
01:07:44mais bon
01:07:44si on résume
01:07:45la question
01:07:46c'est le rapport
01:07:48qu'on a à la présomption
01:07:48d'innocence
01:07:49notamment dans un contexte
01:07:51de viol
01:07:51que ce soit un enfant
01:07:52une femme
01:07:52ou un homme
01:07:55aujourd'hui
01:07:56le constat qu'on fait
01:07:57c'est qu'en France
01:07:59dans le cadre d'un viol
01:08:01il faut prouver
01:08:02qu'il y a eu violence
01:08:04contrainte
01:08:04menace ou surprise
01:08:05et c'est à la victime
01:08:06de prouver
01:08:07donc il y a un vrai sujet
01:08:08de preuve
01:08:10et de constitution
01:08:11du coup du dossier
01:08:12en Espagne
01:08:13il y a un renversement
01:08:14de la preuve
01:08:14c'est à dire que c'est
01:08:15à l'accusé
01:08:16de démontrer
01:08:17qu'il n'y a pas eu
01:08:18en tout cas
01:08:18qu'il y a eu consentement
01:08:19et pas non consentement
01:08:20et je pense que
01:08:22il va falloir
01:08:22un vrai changement
01:08:23en Espagne
01:08:24absolument
01:08:25il y a eu
01:08:25une volonté politique
01:08:26et la mise en place
01:08:28de structures
01:08:29comme vous le disiez
01:08:29extrêmement
01:08:31enfin ça a été
01:08:32très concret
01:08:32c'est ça la différence
01:08:33exactement
01:08:34et je pense que
01:08:352027
01:08:36moi je considère
01:08:37qu'il faudrait
01:08:38agir dès maintenant
01:08:38et pas attendre 2027
01:08:39mais on sait très bien
01:08:40que c'est un sujet politique
01:08:41et qu'il va falloir
01:08:41attendre un nouveau gouvernement
01:08:43et d'ailleurs
01:08:44on voit bien aujourd'hui
01:08:44même dans les débats
01:08:45que s'il n'y avait pas eu
01:08:46l'affaire Liana
01:08:46à aucun moment
01:08:47les candidats à la présidentielle
01:08:49n'auraient parlé
01:08:50ou débattu ce sujet là
01:08:52donc il y a quand même
01:08:53moi je suis quand même
01:08:53relativement inquiète
01:08:54sur la place qu'on fait de l'enfant
01:08:55et pour conclure quand même
01:08:56pour rappeler
01:08:57à quel point on déconsidère
01:08:58l'enfant et sa parole
01:09:00il faut rappeler
01:09:01qu'un enfant
01:09:02n'avait pas d'avocat
01:09:03avant 2025
01:09:04c'est à dire qu'un enfant
01:09:05pouvait porter plainte
01:09:06mais il n'était représenté
01:09:07par personne
01:09:08ça démontre quand même
01:09:10la considération
01:09:10qu'on a à l'égard d'un enfant
01:09:12alors est-ce que les choses
01:09:12peuvent changer
01:09:14je ne sais pas
01:09:14je ne sais pas
01:09:15si cette affaire va
01:09:16si on s'agite un peu
01:09:18dans tous les sens
01:09:20en disant perpétuité
01:09:22il n'y a qu'un faucon
01:09:23et est-ce qu'il y a
01:09:24il y aura cette volonté
01:09:25vous avez trouvé ça
01:09:25un peu morbide
01:09:26comme réaction
01:09:27mais on n'a toujours pas
01:09:28le résultat de l'autopsie
01:09:30sur le corps
01:09:31de cette pauvre
01:09:32enfant martyrisée
01:09:35alors est-ce que c'est parce
01:09:36que le présumé coupable
01:09:37garde le silence
01:09:39je trouve ça assez
01:09:40on ne sait pas
01:09:41en fait on ne sait toujours pas
01:09:42alors ce n'est pas
01:09:44des détails sordides
01:09:45que je veux
01:09:46ce n'est pas ça
01:09:47mais qu'on sache quand même
01:09:48alors est-ce que les parents
01:09:49sont au courant
01:09:50du résultat de l'autopsie
01:09:51est-ce que
01:09:52mais je trouve ça
01:09:53il y a quand même un sujet
01:09:55non ?
01:09:55je me suis posé la question aussi
01:09:57au départ il disait
01:09:58qu'ils attendaient
01:09:58la marche blanche
01:10:00pour ne pas rester
01:10:01on peut le comprendre
01:10:01là ça le fait depuis dimanche
01:10:02donc ce n'est plus
01:10:04nécessairement le motif
01:10:05donc je n'ai pas la réponse
01:10:06à cette question
01:10:07je sais
01:10:07mais est-ce que les choses
01:10:09peuvent changer ?
01:10:10est-ce que cette affaire
01:10:11vu l'émotion
01:10:13susciter
01:10:13peut faire bouger les choses ?
01:10:15il le faut
01:10:16et ces 77 000 dossiers
01:10:18ça veut dire quoi
01:10:18les réexaminer ?
01:10:20ça veut dire
01:10:20mettre la priorité
01:10:21et je vous redis
01:10:22ce que me disait
01:10:23une procureure
01:10:24c'est que sur 500 dossiers
01:10:26il n'y en a que 50
01:10:27qui arrivent
01:10:27qui arrivent
01:10:28au parquet
01:10:30donc ça veut dire
01:10:31que dans les commissariats
01:10:33il y a un nombre
01:10:34de plaintes
01:10:35de plaintes
01:10:36qui sont
01:10:36non exploitées
01:10:38ça veut dire
01:10:39qu'on choisit
01:10:39les victimes
01:10:39qu'on va protéger
01:10:40et à qui on va
01:10:41rendre justice
01:10:42et en fait
01:10:43on nourrit
01:10:44le sentiment d'impunité
01:10:45vous l'avez dit
01:10:46vous avez eu
01:10:46un témoignage
01:10:47qui disait
01:10:48on l'a entendu
01:10:49où elle disait
01:10:49qu'elle le croisait
01:10:50elle croisait son agresseur
01:10:53qui était tout clinquant
01:10:54tout pimpant
01:10:54et qui avait la sensation
01:10:56qu'il ne sera jamais puni
01:10:57et bien ça c'est un sujet
01:10:58en fait
01:10:58de société
01:11:00le sentiment d'impunité
01:11:01il est fatiguant
01:11:02pour tous les français
01:11:02et il est injuste
01:11:04et on en fait
01:11:05des enfants martyrs
01:11:05parce qu'en fait
01:11:06on n'est pas capable
01:11:07d'agir suffisamment
01:11:08pour les protéger
01:11:09on se retrouve à avoir
01:11:09des Liana
01:11:11des Maëlys
01:11:11des Lola
01:11:12on peut en citer
01:11:13encore plein malheureusement
01:11:14il va falloir agir
01:11:15il y a des signaux
01:11:16à chaque fois
01:11:17il y a des signaux
01:11:18à chaque fois
01:11:19dans l'affaire
01:11:19je pense à Maëlys
01:11:20Lola c'était encore autre chose
01:11:22mais elle était sous OQTF
01:11:23Lola pour le coup
01:11:25moi dans ma conception
01:11:27des choses
01:11:28je ne peux pas juger
01:11:29négativement
01:11:30l'action de Gérald Darmanin
01:11:31en tout cas la volonté
01:11:31de Gérald Darmanin
01:11:32de traiter ses 70 000 dossiers
01:11:34même si c'est compliqué
01:11:35même si j'entends
01:11:36que techniquement
01:11:36ça ne peut pas être impossible
01:11:37parce qu'en fait
01:11:38si l'on considère
01:11:39que l'on veut davantage
01:11:40protéger la société
01:11:41et les victimes
01:11:42avant les droits individuels
01:11:44des bourreaux
01:11:45si à l'issue
01:11:47de ces études
01:11:48sur ces 70 000 cas
01:11:49et bien on va réussir
01:11:50à mettre
01:11:51sous détention provisoire
01:11:52ou arriver
01:11:54à accélérer
01:11:55des procédures judiciaires
01:11:56pour certains cas
01:11:57et qu'on va arriver
01:11:57à sauver peut-être
01:11:5810, 15, 20, 50 enfants
01:12:00c'est peut-être
01:12:02pas suffisant
01:12:02c'est peut-être pas
01:12:03c'est peut-être pas
01:12:04c'est pas autant
01:12:05que l'on le souhaiterait
01:12:06évidemment
01:12:07mais si on peut
01:12:08au moins sauver
01:12:09commencer à sauver
01:12:11des victimes
01:12:11par cette action volontariste
01:12:13je trouve que c'est positif
01:12:14ensuite après
01:12:15la question sera
01:12:16réglée en 2027
01:12:18et 2027
01:12:20ça au moins
01:12:21ce qui me paraît bien
01:12:23c'est qu'aujourd'hui
01:12:24les victimes
01:12:24commencent à parler
01:12:25c'est ça d'ailleurs
01:12:25peut-être la différence
01:12:26la principale différence
01:12:28par rapport au début
01:12:30des années 2000
01:12:30c'est que les victimes
01:12:31commencent à parler
01:12:32des médias
01:12:33pas tous
01:12:33mais une partie des médias
01:12:34maintenant
01:12:34mettent la focale
01:12:36aussi dessus
01:12:36donc le sujet
01:12:38de la justice
01:12:38va être un sujet
01:12:39de l'élection
01:12:40présidentielle
01:12:41de 2027
01:12:42au moment
01:12:43où la justice
01:12:44il faut quand même
01:12:44le rappeler
01:12:45est l'institution
01:12:46de la république
01:12:47en laquelle
01:12:47les français
01:12:48ont le moins confiance
01:12:49c'est l'administration
01:12:50en laquelle
01:12:50les français
01:12:51ont le moins confiance
01:12:51puisque
01:12:51selon le baromètre
01:12:53sévipov
01:12:5335% des français
01:12:54seulement
01:12:54ont confiance
01:12:55dans la justice
01:12:56à titre de comparaison
01:12:5780% ont confiance
01:12:59dans l'hôpital
01:13:0075% ont confiance
01:13:02dans la police
01:13:02l'éducation nationale
01:13:03c'est 66%
01:13:04également
01:13:05de code de confiance
01:13:06donc à un moment donné
01:13:07il faut aussi
01:13:07que la justice
01:13:08comprenne
01:13:08que c'est fini
01:13:10en fait
01:13:10ce moment-là
01:13:11c'est fini
01:13:11cette forme
01:13:12de système
01:13:13qui crée
01:13:14des omerta
01:13:14et de l'impunité
01:13:15maintenant
01:13:16les français
01:13:16veulent une nouvelle
01:13:17politique judiciaire
01:13:19charge au candidat
01:13:20et je me tourne
01:13:21vers vous Yves
01:13:21de proposer
01:13:22des choses
01:13:22qui sont intéressantes
01:13:24et qui répondent
01:13:25et qui vont
01:13:25dans le sens
01:13:26des aspirations
01:13:26des français
01:13:27sur le sujet judiciaire
01:13:28en fait
01:13:29dans ce fameux débat
01:13:31dont parlait Julia
01:13:32entre David Lissnard
01:13:33et Edouard Philippe
01:13:34David Lissnard
01:13:35a proposé
01:13:35qu'on réécrive
01:13:36le code de procédure pénale
01:13:37parce qu'il y a aussi
01:13:37beaucoup d'affaires
01:13:38qui vont être classées
01:13:40en fait
01:13:40parce qu'il y a un problème
01:13:41dans la procédure pénale
01:13:42et donc là
01:13:43on peut simplifier
01:13:43sans changer la loi
01:13:45ensuite
01:13:48tout à l'heure Valérie
01:13:49vous disiez
01:13:50que les français
01:13:51se radicalisent
01:13:53rappelons-nous
01:13:53de la déclaration
01:13:56des droits de l'homme
01:13:56et du citoyen
01:13:57en 1789
01:13:58quelles sont
01:13:58les quatre valeurs
01:13:59qu'il faut protéger
01:14:02liberté, sécurité, propriété
01:14:05et lutte contre l'oppresseur
01:14:06liberté, égalité, fraternité
01:14:08c'est arrivé ensuite
01:14:09la liberté
01:14:11aujourd'hui
01:14:11est-ce qu'on est libre
01:14:12si on n'est pas en sécurité
01:14:13moi quand mes enfants s'en vont
01:14:14quand mes petits-enfants
01:14:15bien sûr
01:14:16non
01:14:17parce que
01:14:19l'affaire des centres
01:14:21de loisirs de Paris
01:14:22en fait si vous voulez
01:14:23elle est nationale cette affaire
01:14:24elle n'est pas que à Paris
01:14:25c'est partout
01:14:26et donc
01:14:27il faut travailler
01:14:28sur ces sujets-là
01:14:29donc on n'est pas libre
01:14:30on n'est pas libre aujourd'hui
01:14:31la sécurité
01:14:32elle n'est plus assurée
01:14:33la propriété
01:14:34quand vous voyez
01:14:35les raf parties
01:14:35qui s'installent partout
01:14:36comme ça
01:14:36sans rien demander
01:14:37et l'État qui est là
01:14:38et qui observe
01:14:39et qui ne fait rien
01:14:40on est dans quel pays
01:14:41les gens qui squattent
01:14:42etc
01:14:43et la lutte contre l'oppresseur
01:14:45donc il faut revenir
01:14:46oui il faut se radicaliser
01:14:47il faut revenir aux racines
01:14:48de ce pourquoi
01:14:48on a créé l'État
01:14:50et l'État il est fait pour ça
01:14:51et donc il faut qu'il arrête
01:14:52de se mêler
01:14:53de la reprise des chaussettes
01:14:54de la réparation des lave-linges
01:14:55et il faut qu'il mette des moyens
01:14:56pour assurer
01:14:57la liberté
01:14:58la sécurité
01:14:59la propriété
01:15:00et protéger tout ça
01:15:01et la lutte contre l'oppresseur
01:15:03Stéphane
01:15:03l'auditeur fidèle
01:15:05qui sait beaucoup de choses
01:15:06me dit
01:15:06l'autopsie nécessite
01:15:08des maturations
01:15:09des produits
01:15:10pour analyse
01:15:11et c'est parfois long
01:15:12et en interrogeant
01:15:15également
01:15:17internet
01:15:17je vois
01:15:18dans les enquêtes judiciaires
01:15:19sur la mort d'un enfant
01:15:20surtout quand un suspect
01:15:21est en garde à vue
01:15:22ou mis en examen
01:15:23pour un meurtre
01:15:23la justice ne communique pas
01:15:24les détails
01:15:25tant que les expertises
01:15:27ne sont pas terminées
01:15:27cela évite de polluer l'enquête
01:15:29de lancer des fausses pistes
01:15:31ou de compromettre
01:15:33les poursuites
01:15:35et les résultats
01:15:37seront communiqués
01:15:39une fois qu'ils seront
01:15:40exploitables
01:15:40donc effectivement
01:15:41il faut peut-être
01:15:43un petit peu plus
01:15:44de temps
01:15:44et de prudence
01:15:45par rapport
01:15:46à l'enquête
01:15:46comme je dis
01:15:47qui garde le silence
01:15:48le supposé meurtrier
01:15:51absolument
01:15:51c'est là
01:15:52où c'est
01:15:53beaucoup plus compliqué
01:15:54on se retrouve
01:15:55dans un instant
01:15:56on va évoquer
01:15:58d'autres sujets
01:15:59avec vous
01:15:59en particulier
01:16:00le trafic de cigarettes
01:16:01avec vous
01:16:02Mathieu Oka
01:16:02à tout de suite
01:16:03Sud Radio
01:16:06Parlons Vrai
01:16:06Mettez-vous d'accord
01:16:08Valérie Expert
01:16:09et puis une nouvelle information
01:16:11dans l'affaire Liana
01:16:12le père de Jérôme Barrella
01:16:13donc le père
01:16:14de Jérôme Barrella
01:16:15a été accusé de viol
01:16:17par une de ses petites filles
01:16:18en 2013
01:16:18avant d'obtenir
01:16:20un non-lieu
01:16:21c'est une information
01:16:22de nos confrères d'RTL
01:16:24il n'avait pas été mis
01:16:25en examen
01:16:26et avait obtenu
01:16:26un non-lieu
01:16:27après
01:16:288 ans d'enquête
01:16:29c'est la cour d'appel
01:16:31de Montpellier
01:16:31qui s'est plongée
01:16:32dans ses archives
01:16:33ces derniers jours
01:16:35et qui a vérifié
01:16:36le passé judiciaire
01:16:37du père
01:16:38de Jérôme Barrella
01:16:39l'homme est septuagénaire
01:16:41et donc
01:16:412013
01:16:42visé par une plainte
01:16:43pour viol
01:16:44la petite fille
01:16:46dénonçait
01:16:46des faits
01:16:47alors qu'elle était âgée
01:16:48de 10 à 13 ans
01:16:49au domicile de son grand-père
01:16:50et toujours
01:16:51d'après leurs informations
01:16:53il ne s'agit pas
01:16:53de la fille
01:16:54de Jérôme Barrella
01:16:56mais
01:16:57vraisemblablement
01:16:58d'un de ses frères
01:17:00ça implique
01:17:01visiblement
01:17:01une famille
01:17:03allez on va mettre
01:17:04des guillemets
01:17:05dysfonctionnels
01:17:06pour le moins
01:17:07mais là aussi
01:17:078 ans d'enquête
01:17:09non-lieu
01:17:11c'est
01:17:12ça laisse sans voix
01:17:15ça laisse sans voix
01:17:16et on a envie de crier
01:17:16et on a envie de hurler
01:17:17alors
01:17:18si le président
01:17:19nous demande de ne pas crier
01:17:20on a envie de crier
01:17:21parce que là
01:17:22on voit bien
01:17:22que le fait
01:17:23que ce soit
01:17:24un sujet médiatique
01:17:25fait que tout le monde
01:17:25retrouve les archives
01:17:27et c'est là
01:17:28où l'impunité
01:17:29crée de la récidive
01:17:30c'est ça aujourd'hui
01:17:31le vrai problème
01:17:31c'est qu'en fait
01:17:32comme on ne sanctionne pas
01:17:34assez certaines personnes
01:17:35elles sont en situation
01:17:36de récidive
01:17:38ensuite après
01:17:38elles traumatisent
01:17:39d'autres personnes
01:17:40qui vont elles-mêmes
01:17:40également
01:17:41parce que les statistiques
01:17:42effectivement
01:17:43sont assez claires
01:17:44sur les violeurs
01:17:45qui ont été violés
01:17:46dans leur enfance
01:17:47notamment par exemple
01:17:48ou agressés
01:17:49et donc effectivement
01:17:50on crée un système
01:17:52sans fin
01:17:52c'est terrifiant
01:17:54on a la nausée
01:17:55avec ces informations
01:17:57alors le président
01:17:58de la république
01:17:58par la voix
01:17:59de Maude Bréjean
01:18:01dit on ne répond pas
01:18:01à un drame
01:18:02par les cris
01:18:02il appelle à agir
01:18:04sans précipitation
01:18:05ni démagogie
01:18:06on a envie de lui dire
01:18:07qu'il y a un peu
01:18:07urgence quand même
01:18:08à agir
01:18:09et à prendre conscience
01:18:11de cette armée
01:18:12de pédophiles
01:18:13de violeurs
01:18:13et on ne répond pas
01:18:14aussi à un drame
01:18:15de la même façon
01:18:16par un chèque
01:18:16ça aussi c'est un vrai
01:18:17problème de philosophie
01:18:19qu'a le macronisme
01:18:20sur les questions
01:18:21de sécurité
01:18:22les questions régaliennes
01:18:23c'est à dire qu'en fait
01:18:24à chaque fois qu'on parle
01:18:25de sécurité
01:18:25aux chefs de l'état
01:18:26ou à ses représentants
01:18:27ils nous disent
01:18:28mais oui regardez
01:18:28on a doublé le budget
01:18:29de la justice
01:18:30on est en passe
01:18:30de doubler le budget
01:18:31de la justice
01:18:32depuis 2017
01:18:32oui mais regardez
01:18:33on a augmenté
01:18:34les salaires
01:18:35des policiers
01:18:36etc
01:18:36oui ok
01:18:37effectivement
01:18:38ils mettent plus de moyens
01:18:39sur la table
01:18:39mais encore une fois
01:18:40plus de moyens
01:18:41sans révolution
01:18:42d'un point de vue doctrinal
01:18:43ça ne changera pas
01:18:45les problématiques
01:18:46que vous soulevez
01:18:47très justement
01:18:47alors si j'arrive à sourire
01:18:49je dirais
01:18:49le président de la république
01:18:50qui dit sans urgence
01:18:51on a quand même
01:18:52un ministre de la justice
01:18:53qui a dit
01:18:54personne part en vacances
01:18:55tant que les 70 000 plaintes
01:18:57n'ont pas été examinées
01:18:58donc si c'est pas ça
01:19:00l'urgence
01:19:00c'est la précipitation
01:19:01mais pardonnez-moi
01:19:02je trouve que depuis
01:19:03le début
01:19:04de cette terrifiante affaire
01:19:06le président de la république
01:19:07est à côté de la plaque
01:19:07complètement
01:19:08mais à côté de la plaque
01:19:09parce qu'on peut
01:19:10on peut estimer
01:19:11comme le dit Mathieu
01:19:12que le budget
01:19:13a été augmenté
01:19:14mais dire dans le contexte
01:19:16qui est
01:19:18un contexte
01:19:18qui est devenu national
01:19:19autour de cette affaire
01:19:20avec une colère
01:19:23sourde
01:19:23qui gronde
01:19:24souvenez-vous
01:19:24des manifestations
01:19:25il y a deux jours
01:19:26devant les tribunaux
01:19:28en France
01:19:29où des centaines
01:19:30et des centaines de personnes
01:19:31je crois qu'on a parlé
01:19:31de 60 000 personnes
01:19:32en tout
01:19:32se sont mobilisées
01:19:34donc
01:19:34il est hors sol
01:19:36parce que
01:19:36en fait
01:19:37dans le contexte
01:19:37qui est le nôtre aujourd'hui
01:19:39utiliser l'argument
01:19:40face à l'émotion nationale
01:19:43de la question
01:19:44des moyens
01:19:45c'est faire preuve
01:19:46d'un manque d'empathie
01:19:52et puis là
01:19:53rajouter
01:19:54comme vous venez de le dire
01:19:55qu'il ne faut pas
01:19:56se presser
01:19:57et ne pas céder
01:19:57à la démagogie
01:19:58ou au populisme
01:19:59on voit ce qu'il veut dire
01:20:01je trouve qu'il est
01:20:03à côté de la plaque
01:20:04il est temps
01:20:05que son second quinquennat
01:20:07s'achève
01:20:08on attendait peut-être
01:20:09autre chose de lui
01:20:10effectivement
01:20:11Yves Demécourt
01:20:13alors oui
01:20:14parce qu'on lui aurait
01:20:15peut-être reproché
01:20:16d'être démago
01:20:16populo
01:20:17de populiste
01:20:18de surfer
01:20:19sur le drame
01:20:20mais enfin quand il surréagit
01:20:21après l'affaire Naël
01:20:22en condamnant
01:20:23en piétinant
01:20:24la présomption d'innocence
01:20:25du policier
01:20:26en question
01:20:27il ne réagit pas
01:20:28dans l'urgence
01:20:29il ne fait pas du populisme
01:20:30et de la démagogie politique
01:20:31oui
01:20:33en fait
01:20:33moi je pense que
01:20:35depuis qu'on débatte
01:20:36ce sujet tous ensemble
01:20:37là on prend quand même
01:20:38conscience que
01:20:38bien sûr il y a la loi
01:20:40bien sûr il y a des choses
01:20:41qu'on peut changer
01:20:41sur le fond
01:20:42et ça c'est long
01:20:44mais par contre
01:20:45il y a des choses
01:20:45qu'on peut faire tout de suite
01:20:46qui sont des problèmes
01:20:47d'organisation
01:20:48donc voilà
01:20:49il faut avancer
01:20:50sur ces sujets là
01:20:51et le président
01:20:52ne peut pas se dédouaner
01:20:53le ministre ne peut pas
01:20:54se dédouaner
01:20:54de ces sujets là
01:20:55qui sont des sujets
01:20:56d'organisation
01:20:57et de dire
01:20:57on va changer la loi
01:20:59et de condamner
01:21:00à la prison
01:21:01à perpétuité
01:21:02les récidivistes de viol
01:21:03c'est un peu
01:21:05moi je pense qu'il faut
01:21:05changer la condamnation
01:21:06pour viol
01:21:07c'est à dire que
01:21:07quelqu'un comme
01:21:08Dino Scala
01:21:09qui a violé plus de 60 femmes
01:21:10qui a été condamné
01:21:11à 20 ans de prison
01:21:12parce que c'est le maximum
01:21:14je m'interroge
01:21:15sur les peines
01:21:15qui pour le coup
01:21:17sont
01:21:19comment on dit
01:21:20peuvent être requises
01:21:21pour viol
01:21:21oui il faudrait les changer
01:21:23mais
01:21:23c'est comme la peine de mort
01:21:25ça n'a jamais dissuadé
01:21:26quiconque
01:21:26de tuer quelqu'un
01:21:28ça ne dissuade peut-être
01:21:29pas forcément
01:21:30mais ça empêche
01:21:31la récidive des personnes
01:21:32et donc ça sous-entend
01:21:33qu'il faut effectivement
01:21:34construire plus de places de prison
01:21:35parce qu'aujourd'hui
01:21:35on a un problème
01:21:36dans notre pays
01:21:36c'est qu'on n'a pas
01:21:37de surpopulation carcérale
01:21:39mais on a de la sous-dotation carcérale
01:21:40comme je le disais
01:21:41le nombre de places de prison
01:21:43n'a pas suivi
01:21:44le nombre d'agresseurs
01:21:46violents dans la nature
01:21:46et donc en fait
01:21:47on a beaucoup de coupables
01:21:48qui sont dans la nature
01:21:50plutôt que sous les barreaux
01:21:52et au moins
01:21:52un minima
01:21:53avoir de la prison
01:21:54ça permet au moins
01:21:54d'empêcher la récidive
01:21:56sur un temps long
01:21:57et un deuxième problème
01:21:58qu'on a sur la question de viol
01:21:59vous l'avez rappelé
01:22:00c'est les peines
01:22:01aujourd'hui
01:22:02et non seulement
01:22:03la peine encourue
01:22:04vous avez rappelé
01:22:0420 ans de prison
01:22:05hors circonstances aggravantes
01:22:06qui est quand même très faible
01:22:07mais surtout
01:22:08c'est la peine réellement exécutée
01:22:10et moi
01:22:11ce qui m'a toujours marqué
01:22:12c'est que vous prenez
01:22:13la peine encourue
01:22:13pour un viol
01:22:14c'est 20 ans de réclusion
01:22:15la peine prononcée
01:22:17prononcée en moyenne
01:22:17par le juge
01:22:18donc avant
01:22:19tout ce qui est remise de peine
01:22:21etc. etc.
01:22:22c'est en moyenne
01:22:2313 ans
01:22:23donc on a déjà un écart
01:22:24de 7 ans
01:22:25et ensuite après
01:22:25la peine réellement exécutée
01:22:27en moyenne
01:22:28sur les statistiques
01:22:29du ministère de la justice
01:22:29c'est 8 ans
01:22:30mais comment aujourd'hui
01:22:31dans un pays
01:22:32on peut expliquer
01:22:32très tranquillement
01:22:34qu'un viol
01:22:36c'est sanctionné
01:22:36au réel
01:22:37de 8 ans de prison
01:22:38c'est insupportable
01:22:39pour les victimes
01:22:40non non c'est insupportable
01:22:42et puis moi
01:22:42j'ajouterais
01:22:43qu'une fois qu'il a fait
01:22:44ses 20 ans
01:22:44c'est une impulsion
01:22:45comment on la gère
01:22:46c'est pas un psychiatre
01:22:47pendant 20 ans
01:22:48qui va sauver
01:22:48qui va le rendre
01:22:50socialement accepté
01:22:51et en plus
01:22:52ça reste un danger
01:22:53pour la société
01:22:54même quand il sortira
01:22:55de prison 20 ans après
01:22:56donc en fait
01:22:56comment on traite l'après
01:22:57puisque c'est une pulsion
01:22:58chimique physique
01:22:59visiblement
01:23:00c'est ce qu'a évoqué
01:23:03Bruno Retailleau
01:23:04peut-être pour conclure
01:23:05là-dessus
01:23:06et pour revenir
01:23:07sur Emmanuel Macron
01:23:08il ne cesse de nous dire
01:23:09qu'il faut réarmer
01:23:10démographiquement la France
01:23:11très bien
01:23:11pas de soucis
01:23:12on va faire des bébés
01:23:13mais en fait
01:23:14dans quelles conditions
01:23:14comment
01:23:15est-ce qu'on a envie
01:23:16de faire des enfants
01:23:16dans une société
01:23:17où on ne les protège pas
01:23:18et la vraie question
01:23:19elle est là
01:23:19parce qu'à 29 ans
01:23:20toutes les femmes
01:23:21reçoivent une lettre
01:23:21faites des bébés
01:23:22il faut réarmer
01:23:23c'est vrai
01:23:23mais enfin
01:23:24est-ce qu'on a envie
01:23:25de faire des bébés
01:23:25dans une société
01:23:26où notre enfant
01:23:27est une victime potentielle
01:23:29partout
01:23:29oui
01:23:30beaucoup de parents
01:23:31vous avez vu
01:23:31les pyjamas partis
01:23:32qui sont terminés
01:23:35les parents sont
01:23:36alors il faut rappeler
01:23:37encore une fois
01:23:37ce chiffre
01:23:38que nous a rappelé
01:23:39l'avocat
01:23:39de Innocence en danger
01:23:41que 87% des viols
01:23:43sont commis
01:23:43par des proches
01:23:45des proches
01:23:46de la famille
01:23:46cadre familial
01:23:47alors proches
01:23:49je ne sais pas
01:23:49si ça inclut
01:23:50éducateurs
01:23:52profs
01:23:52les amis
01:23:53les amis
01:23:54les amis
01:23:54intrafamilial
01:23:55intrafamilial
01:23:56intrafamilial
01:23:57ça veut dire
01:23:57dans la famille
01:23:58mais là
01:23:58les juges
01:23:59qui ont relaxé
01:24:00enfin qui ont relaxé
01:24:01qui ont décidé
01:24:02du non-lieu
01:24:02sur le père
01:24:03de monsieur Barrella
01:24:05je pense qu'ils vont
01:24:06peut-être commencer
01:24:07à se poser des questions
01:24:09une petite fille
01:24:10qui accuse
01:24:10de viol
01:24:11pendant trois mois
01:24:12pendant trois ans
01:24:13son grand-père
01:24:14un non-lieu
01:24:17il le faudrait
01:24:18il le faudrait
01:24:19parce que
01:24:19vous savez quand on regarde
01:24:20les émissions de Marie Druquer
01:24:21et Alain Beauvert
01:24:22sur les affaires classées
01:24:23on s'aperçoit que
01:24:24s'il y avait eu
01:24:25de la communication
01:24:25entre les différents parquets
01:24:27il y a pas mal d'affaires
01:24:28qui auraient été résolues
01:24:29beaucoup plus tôt
01:24:30ou beaucoup plus vite
01:24:30donc je pense que la solution
01:24:31est dans la communication
01:24:33dans la mise au commun
01:24:34d'informations
01:24:34dans les applications
01:24:35comme ça nous a été expliqué
01:24:37par Julia
01:24:37sur ce qui se passe
01:24:38en Espagne
01:24:40et voilà
01:24:40donc c'est des problèmes
01:24:41d'organisation
01:24:42il n'y a pas besoin
01:24:42de loi pour ça
01:24:43merci à tous les quatre
01:24:45désolé
01:24:46on a pris le temps
01:24:47sur ce sujet important
01:24:50on va retrouver Péricot
01:24:51bonjour Péricot
01:24:52bonjour
01:24:53bonjour Valérie
01:24:55aujourd'hui
01:24:56la France
01:24:56dans tous ses états
01:24:57est à Nîmes
01:24:58par un mistral
01:24:59caressant
01:25:00entre les arènes
01:25:01et la tourmagne
01:25:02pour parler
01:25:02cantine scolaire
01:25:03Valérie
01:25:03à l'occasion
01:25:04des journées nationales
01:25:05de l'association
01:25:061 plus bio
01:25:07qui aide les municipalités
01:25:08à passer en bio
01:25:10dans la cantine scolaire
01:25:10et nous sommes ici
01:25:11à l'invitation du conseil départemental
01:25:13du Gard
01:25:14que nous remercions
01:25:15il fait un temps splendide
01:25:16on va recevoir
01:25:16beaucoup d'acteurs
01:25:17des élus
01:25:18des responsables municipaux
01:25:20et on va démontrer
01:25:21comment on peut donner
01:25:21à manger à nos enfants
01:25:22dans les cantines
01:25:23une nourriture bonne
01:25:25propre et juste
01:25:26et le climat
01:25:27est absolument délicieux
01:25:28et bien
01:25:29bonne émission à vous
01:25:30bonne émission à vous
01:25:31Péricot
01:25:32et très bonne journée
01:25:32sur Sud Radio
01:25:3310
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