- il y a 3 mois
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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TVTranscription
00:00RMC Estelle Midi, le Zapping RMC
00:04Et on commence avec un extrait des grandes gueules ce matin sur RMC et on revient sur l'affaire Liana.
00:09Les sanctions prises par le ministère de l'Intérieur et de la Justice sont-elles suffisantes ?
00:13Depuis la mort de la petite fille, un rapport d'inspection a été mené et les conclusions sont accablantes.
00:18Perte de temps, absence de suivi, problème d'organisation, conséquence, deux gendarmes mutés et une magistrate sanctionnée.
00:24Et ce matin, l'éducateur des GG, Abel Boilly, a poussé un coup de gueule contre la classe politique complètement
00:29à côté de la plaque, selon lui.
00:30Écoutez.
00:31Les politiques sont encore une fois en train d'essayer de gagner du temps.
00:35Moi, j'ai eu le cas d'une maman parce que j'accompagne beaucoup de cas dans mon rôle d
00:38'éducateur.
00:39Son fils de 8 ans a été violé et le gendarme a demandé à cet enfant.
00:44Donc, il a fallu répéter à plusieurs reprises le récit.
00:47Et le gendarme a posé la question à cet enfant.
00:49Est-ce que tu as des sentiments pour cet homme qui t'a sodomisé à un enfant de 8 ans
00:53?
00:54La maman, ça l'a détruit quand elle me raconte ça au téléphone.
00:58Mais elle en a vomi.
00:59C'est vraiment terrible, en fait.
01:01Donc, il faut tout revoir.
01:02Toutes ces personnes qui vont sauter éventuellement.
01:04On s'en fout sur le terrain.
01:06Vraiment, on s'en fout royalement.
01:08C'est qu'est-ce qui se passe ?
01:10Comment est-ce qu'on accompagne les victimes ?
01:12Est-ce que les sanctions sont suffisantes à vos yeux, Juliette Briens ?
01:18Il y a encore l'enquête qui se poursuit, notamment sur la magistrate.
01:21Mais pour l'instant, les têtes ne sont pas encore tombées, on va dire.
01:23Exactement.
01:23Dans l'affaire Liana, c'est ce que j'allais dire, on veut des têtes.
01:26On veut des têtes, pourquoi ?
01:28Parce qu'il y a cette fâcheuse habitude qui s'est installée en France de la non-responsabilité totale.
01:33Il y a des strates de hiérarchie qui remontent jusqu'au haut.
01:36Il y a tellement de personnes que tout le monde se refile la balle.
01:40Et c'est la faute de personnes.
01:41Nous, on veut des têtes.
01:42Pas seulement la tête des gendarmes.
01:43On veut du ministre.
01:45Il y a un ministre qui doit démissionner dans cette affaire.
01:48Et lequel ?
01:49Ça me paraît évident.
01:50D'accord ?
01:51Parce que pour l'instant, il parle beaucoup, Gérald Lamalin.
01:53Il parle beaucoup, mais il parle même trop.
01:54Parce qu'on va faire ça, on va mettre ça, c'est scandaleux.
01:57Comment est-ce possible ?
01:58Mais tais-toi !
01:59Mais personne n'a envie de t'entendre.
02:01Fais en silence.
02:02Viens nous revoir quand tout a changé.
02:04Mais s'il ne disait rien, vous seriez la première à dire.
02:06Mais il ne dit rien, il se cache.
02:07Mais il devrait démissionner.
02:09Mais c'est horrible ce qui s'est passé.
02:11C'est pas lui qui n'a pas appelé la magistrate.
02:14C'est pas lui qui n'a pas dirigé l'enquête.
02:15Mais c'est sa responsabilité.
02:17L'affaire est assez grave.
02:18Mais si on ne démissionne pas pour une affaire aussi grave que l'affaire Liana,
02:23avec les dysfonctionnements avérés qu'il y a eu à toutes les étapes de cette affaire en justice,
02:28mais pour quelle affaire on démissionne ?
02:29Mais si tu as un problème entre une prof et une élève,
02:33ce n'est pas le ministre de l'éducation nationale qui va démissionner.
02:36Au niveau de dysfonctionnement, quand on gère un département aussi important que la justice,
02:40là, c'est pas...
02:41Mais tout a démissionné.
02:41C'est pas qu'il y a un petit...
02:42Tout a déjoncté les gendarmes.
02:44Et le gendarme ne t'y rappelle pas.
02:46Et la poste qui est trop lente.
02:48Et celui qui oublie de mettre le dossier au-dessus de la pile.
02:51Mais vraiment, il y a plein de dysfonctionnements.
02:53Gérard Bain, maintenant, il s'en mertera.
02:54Si on ne démissionne pas de son propre chef,
02:56c'est pas être viré, c'est partir de soi-même.
02:58Parce que c'est trop.
02:59Pour une affaire comme celle-là, je ne sais pas pour quelle affaire on démissionne.
03:02C'est scandaleux ce qui s'est passé.
03:04Il n'y a rien qui va.
03:05Oui, c'est scandaleux.
03:06À aucun niveau de...
03:07Donc tout le système...
03:08Mais ceci, c'est la faute du ministre.
03:09Tout le système est brisé.
03:10C'est la faute de qui ?
03:11Mais donc changer le ministre, ça ne change pas le système.
03:13C'est pas si demain, il est remplacé.
03:14Il va repartir à zéro.
03:15C'est pas si on met un autre macroniste à la place de Gérald Darmanin.
03:19Oui, mais c'est...
03:20Il va tout reprendre depuis le début.
03:21Mais c'est un geste symbolique pour dire...
03:24La honte est trop forte.
03:25On a tout raté et on l'admet.
03:28On démissionne.
03:28Est-ce que c'est pas trop facile de dire...
03:30C'est bon, on a changé le ministre, donc la crise est traité.
03:32Et surtout, ne faisons rien d'autre.
03:33D'accord, mais écoutez aujourd'hui Gérald Darmanin,
03:35nous dire que c'est horrible, inacceptable, qu'il faut tout revoir.
03:38Mais on ne peut pas le supporter ça non plus.
03:40On ne peut pas le supporter venant de lui.
03:42Je suis désolée.
03:43Ça se fait.
03:44Et avant, ça se faisait.
03:45Avant, pour une affaire comme ça, le ministre, il démissionnait.
03:47Ça ne changeait rien.
03:48La preuve.
03:49C'est quand même important.
03:51Parce que ça montre qu'il y a une notion de responsabilité
03:53chez nos politiques et chez les têtes pensantes et décideuses.
03:55– Benjamin Hamard, est-ce que vous êtes d'accord avec Juliette Briens ?
03:58La première tête qui doit tomber, on va dire, c'est celle de Gérald Darmanin.
04:01– Alors, je ne sais pas si je suis d'accord,
04:02mais en tout cas, ce qui est certain, c'est qu'il y a des pays où ça se ferait.
04:05– Ah ben c'est sûr.
04:06– Ça, c'est une évidence.
04:07– Et il leur dit que c'est sûr.
04:07– Oui, par exemple.
04:10Après, le raisonnement, je ne le fais pas totalement mien,
04:13mais le raisonnement, en tout cas, disant que la responsabilité du ministre,
04:18elle est aussi engagée, c'est pas non plus un discours qui est, comment dire, déconnecté.
04:24Il y a, de toutes les façons, je pense qu'il y a la question des responsabilités individuelles
04:29qui est posée, c'est clair, mais il y a la question, globalement,
04:33enfin, derrière, on a, alors là, de manière la plus dramatique qui soit,
04:39la plus insupportable qui soit, mais on a souvent ici évoqué,
04:44entre autres, la situation du service public de la justice.
04:48Quiconque a eu affaire au service public de la justice connaît,
04:52alors, bien sûr, qui n'ont pas cette gravité-là, là, c'est insupportable,
04:56mais connaît ces dysfonctionnements qui sont aussi liés,
04:59au-delà des responsabilités individuelles, à la question de l'état de la justice aujourd'hui.
05:03Voilà.
05:04Alors, après, derrière, ce serait quelqu'un d'autre que Gérard Darmanin,
05:08est-ce que les choses auraient été différentes ?
05:09Je ne pense pas.
05:10Mais, pour autant...
05:11– Ils sont tous nuls.
05:12– Pour autant, pour autant, derrière, s'il y a des magistrats ou des gendarmes
05:17dont on pointe la responsabilité, pointer la responsabilité symboliquement,
05:21à minima symboliquement, du ministre en charge,
05:24ce n'est pas complètement délirant.
05:26– J'aimerais dire quelque chose, quand même.
05:27Dans ce rapport, on découvre que, par exemple, il y a eu 13 jours de retard
05:30parce qu'on a envoyé la plainte par courrier postal,
05:33et que ça a mis 13 jours à changer,
05:35et que personne ne pense à au moins passer un coup de fil,
05:38envoyer un mail pour signaler qu'il y a ce dossier urgent.
05:40Et d'ailleurs, quand il arrive, il est mis dans la pile des non-urgents.
05:43Il y a quand même une...
05:44– La mère a appelé la personne,
05:46la personne l'a mise dans le dossier urgent,
05:48mais a oublié de dire que la mère avait appelé en larmes, en fait.
05:50Donc, évidemment, ça s'est encore perdu.
05:52– C'est une succession, l'erreur humaine.
05:53Et donc, quelque part, est-ce que si c'est juste un ministre qui tombe,
05:56est-ce que ça ne vient pas effacer toutes ces erreurs humaines ?
05:58– Non, mais oui, sur ça, je suis d'accord.
05:59– Est-ce qu'on ne se cacherait pas derrière ?
06:00– Dans le privé, ça marche comme ça, Charles.
06:02– Excuse-moi, dans le privé,
06:04c'est la personne qui est en haut qui trinque,
06:05parce que c'est lui le responsable.
06:07C'est peut-être injuste pour certains, mais…
06:09– Mais ce n'est pas vrai.
06:09Si moi, je fais une énorme erreur,
06:11où je fais un…
06:12Je ne sais pas, il se passe quelque chose, etc.,
06:14et je mérite d'être virée.
06:15Très bien, je suis virée.
06:16Mais le directeur des RMC, il n'émissionne pas.
06:18– Mais oui.
06:18– Et Rodolphe Sahade, il ne va pas quitter son poste.
06:21– C'est sûr, on décide toujours de quelle tête tombe.
06:23– Mais souvent, tu essaies de faire tomber la tête
06:26qui est juste en dessous de toi pour en sortir.
06:28– Gérald Darmanin, et pardon,
06:29mais ce n'est pas pour le défendre,
06:31mais il n'est pas responsable des dysfonctionnements
06:34qui ont malheureusement abouti à la mort d'une petite fille
06:37et au fait qu'il y ait une autre petite fille
06:39qui a été violée 50 fois,
06:41qui a été sodomisée,
06:42qui a été violée,
06:44et pour qui on n'a rien fait.
06:45Et cette petite fille s'aviez certainement gâchée.
06:48Mais est-ce que c'est de la faute de Gérald Darmanin ?
06:49– Depuis si longtemps.
06:50Je ne suis pas en train de dire que Gérald Darmanin est complice,
06:53est-ce que c'est de sa faute, etc.
06:54Mais, question de principe,
06:56tu démissionnes parce que c'est la bonne chose à faire.
06:58– Non, qu'est-ce qu'on demande à un ministre ?
06:59On demande à un ministre qui fasse en sorte que ça fonctionne bien.
07:02On ne demande pas à un ministre de partir
07:03dès que ça ne fonctionne plus.
07:05En fait, je vais faire un comparatif un peu léger,
07:07mais si l'attaquant, il tire toujours à côté du but,
07:10on ne vire pas l'entraîneur,
07:11on change l'attaquant.
07:13Mais oui, ça arrive quand plus rien ne va.
07:15Mais là, on identifie,
07:17c'est ce à quoi sert cette enquête.
07:19Mais qu'est-ce qui se passe ?
07:19Est-ce que les sanctions,
07:21notre question, est-ce que les sanctions sont suffisantes ?
07:23Quand je vois que la magistrate,
07:25qui apparemment est en cause,
07:27en fait, sa seule sanction,
07:28c'est de ne plus travailler pour des mineurs,
07:31sur des cas avec des mineurs.
07:32Est-ce que ça, c'est une sanction ?
07:33– Non, non, non, c'est le début.
07:34En fait, on a déclenché une enquête disciplinaire.
07:36– Ok, c'est en attendant.
07:38– On aurait pu la laisser chez elle aussi.
07:40– Non, mais en France, un ministre…
07:41– Elle continue de travailler quand même.
07:42– Non, il y a une procédure contradictoire,
07:44surtout quand il s'agit de magistrats,
07:46de substituts du procureur, de juges, etc.
07:48Un ministre ne peut pas décider tout seul
07:50d'un magistrat arrêt chez lui.
07:52Il y a une question de séparation des pouvoirs.
07:54Gérald Darmanin, il doit attendre…
07:55– Et de respect du contradictoire.
07:56– Et du contradictoire.
07:57Elle va avoir le droit à un avocat, etc.
07:58– Que ce soit pas au ministre.
07:59– Dans plein de profession, en fait,
08:00tu restes chez toi.
08:01On va parler de France Pierron,
08:03ça n'a rien à voir.
08:04Mais dans un instant,
08:05c'est quand même un animatrice télé,
08:07c'est pas magistral.
08:08C'est quand même moins important.
08:10On te dit que tu restes chez toi, en fait.
08:12– Là, le problème, c'est que c'est les juges.
08:14Et j'ai l'impression que tous les Français,
08:15et une majorité de Français pensent comme moi,
08:17c'est que les juges sont intouchables.
08:19On va les déplacer.
08:21Là, c'est pareil, les gendarmes en cause.
08:23– Totalement.
08:23– On va les muter.
08:24Mais ça veut dire quoi ?
08:25C'est comme dans le périscolaire parisien,
08:27on va les changer d'école, en fait.
08:28Non, il faut qu'il y ait des sanctions fortes.
08:30Et c'est pas une question de moyens.
08:32On dit toujours, oui, la justice manque de moyens.
08:34Alors, c'est vrai.
08:34Mais là, c'est pas une question de moyens.
08:36C'est une question que les magistrats sont intouchables
08:39et que s'ils font des fautes,
08:41il n'y a aucune vraie sanction derrière.
08:43Et donc, ça continue.
08:44Et là, ça va continuer, en fait,
08:45si on continue comme ça.
08:46Et la démission du ministre,
08:48c'est vraiment pas la solution.
08:50C'est parce qu'il doit être là, au contraire,
08:51pour changer les choses en dessous de lui.
08:53Que lui change, ça ne changera rien.
08:56– Mais oui, s'il n'y avait pas eu d'alerte avant,
08:58si ça faisait pas des années qu'on constatait
09:01la lenteur exécrable de la justice,
09:03les dysfonctionnements de tous les côtés,
09:04je te dirais d'accord.
09:05Mais quand même, pas quand même.
09:07– Que fera le remplaçant ?
09:08– C'est quand même pas la première fois
09:09que une magistrate remet un violeur
09:11ou un criminel dehors.
09:11– Mais d'accord, mais encore une fois,
09:12c'est pas de la faute du ministre.
09:13– Mais oui, mais c'est sa responsabilité,
09:16c'est son département.
09:17– Mais d'accord, mais alors dans ces cas-là,
09:19il n'y aura plus de ministre de rien, en fait.
09:20– Mais oui, et on l'échangera toutes les semaines.
09:22– Voilà, je pense que le ministre de l'éducation nationale,
09:24il va virer toutes les semaines.
09:26Toutes les semaines, il va dégager,
09:28parce qu'il y aura un truc, il y aura un machin et tout.
09:30Et le ministre du Travail,
09:32dès qu'il y aura un mauvais chiffre,
09:33ça va être de sa faute,
09:34et il va démissionner,
09:35et ministre de l'économie.
09:36Dès qu'on aura un petit problème,
09:37« Tiens, la canicule, ça nous fait perdre de l'argent.
09:39Allez, hop, ça dégage ! »
09:40Mais comment on fait, en fait ?
09:41Tout le monde dégage tout le temps.
09:42– C'est pas lui qui répond.
09:44– Parce qu'en fait, tout n'est pas...
09:45– Et la ministre de la Culture,
09:45tout n'est pas sur le même niveau.
09:47– Il y a moins de gens qui vont au cinéma,
09:48et hop, ça dégage.
09:49– On s'en fout de la ministre de la Culture,
09:50elle sert à quoi.
09:51– Mais non, mais en fait,
09:51tu ne peux pas...
09:52– Mais le ministre n'est pas responsable de tout.
09:54– Mais parce que, attendez,
09:55c'est l'affaire Liana, là.
09:56En fait, il y a des affaires,
09:57c'est comme ça,
10:07sous le coup de l'émotion,
10:08c'est la politique de l'émotion, en fait.
10:10Et bien sûr qu'il y a eu des dysfonctionnements.
10:11– Il y a de quoi être émotionnel, oui.
10:12– Mais c'est pas pour autant qu'il faut...
10:13– Mais tout le monde est bouleversé,
10:14touché, évidemment.
10:15– Il faut prendre des décisions
10:16qui ont...
10:17Je suis d'accord avec toi, là-dessus.
10:18C'est-à-dire que le...
10:20Comment dire ?
10:20L'ouragan de l'émotion
10:22doit faire en sorte qu'on déroule
10:24des solutions qui sont viables
10:26et qui sont...
10:26Voilà, il ne faut pas avoir envie
10:28de faire sauter des fusibles.
10:30Fustile le ministre.
10:31Il y a des choses à faire, en profondeur.
10:33Mais c'est ça, surtout.
10:35C'est sur le suivi, moi.
10:36Au-delà de l'émotion,
10:37d'ici deux, trois mois,
10:39qu'en sera-t-il ?
10:40Et y aura-t-il véritablement
10:41des décisions fortes ?
10:42Au-delà de qui remplace Darmanin,
10:44est-ce qu'il y aura véritablement
10:46des modifications en profondeur ?
10:47C'est ça qui m'intéresse, moi.
10:48– Et s'il n'y a pas une modification,
10:49s'il n'y a pas eu de sanctions,
10:50ben là, pour le coup,
10:51on se reposera la question.
10:53– J'aimerais qu'on le précise,
10:53parce qu'on dirait
10:54qu'il n'y a pas eu de sanctions
10:54dans ces débuts de la procédure.
10:56– C'est dur, le conseil supérieur
10:57de la magistrature va proposer
10:58des sanctions aux ministres
10:59qui les suivra ou pas
11:00dans les semaines qui viennent.
11:01– On va se détendre un petit peu,
11:03tiens, avec du football.
11:06Hier soir, les Bleus se sont illustrés
11:07face à l'Irak,
11:08paie de victoire,
11:09trois buts à zéro.
11:10Le match a quand même été interrompu
11:11pendant deux heures
11:13à cause des orages.
11:14En tout cas, cette victoire,
11:15elle permet à l'équipe de France
11:16de se qualifier pour les 16e de finale
11:18de la Coupe du Monde.
11:19On va réécouter tout de suite.
11:21Allez, on va se faire un petit plaisir.
11:22L'ouverture du score
11:23par Kylian Mbappé
11:24au commentaire Florian Germain.
11:26– Mbappé va être en position
11:28de frappe, pied gauche !
11:31Kylian Mbappé qui ouvre le score,
11:36la frappe puissante,
11:37pied gauche,
11:38son 59e but
11:39quand Messi marque.
11:41Mbappé répond à zéro
11:42pour les Bleus.
11:44– Ça fait plaisir.
11:45– Bah oui, ça fait plaisir.
11:46– Bon, moi, je suis allée
11:46me coucher juste derrière
11:47parce qu'après, c'était trop tard.
11:48– C'est ça, et c'est ça,
11:49tu dis les Bleus
11:50nous ont fait vibrer hier soir.
11:51Non, en fait, c'était ce matin.
11:53Moi, c'est rare,
11:54j'avais mon TGV tôt ce matin,
11:56donc je n'ai pas du tout regardé.
11:58Je n'ai pas regardé
11:58une seule minute
11:59parce que je ne voulais pas
11:59mettre le doigt dedans
12:00et puis continuer
12:02jusqu'à la fin du match
12:02et j'ai été bien inspiré,
12:03a priori.
12:04Mais c'est vraiment,
12:05voilà, moi, là,
12:05je suis déçu.
12:06Je suis déçu par cette programmation.
12:08– Oui, on ne va pas.
12:09– Mais en fait,
12:11que ce soit la France
12:12ou l'Irak,
12:14là, on a deux pays
12:15où l'horaire ne convient pas.
12:17Donc, qu'est-ce qui fait
12:18qu'on le mette à cette heure-là ?
12:20Enfin, ils ont tous
12:22une map-monde
12:22et ils voient bien
12:23que le fuseau horaire
12:24n'est pas bon
12:25pour France-Irak.
12:26– Oui, mais les Américains
12:27regardent la télé aussi.
12:27– Oui, c'est ça,
12:28c'est le public américain
12:29qui regarde l'île.
12:30– Et nous,
12:30quand c'est en France,
12:31attendez,
12:31souvent,
12:31mais nous,
12:32quand c'est en France,
12:33si on a un match du Brésil,
12:34on ne va pas demander
12:35aux Brésiliens
12:36si ça les arrange
12:37aux joueurs de l'Irak.
12:37on va les mettre
12:39à 21h.
12:39– C'est vrai
12:40ce que dit Jean-Philippe,
12:40les Brésiliens,
12:41ils jouent toujours
12:41à 2 ou 3h du matin
12:42pendant cette Coupe du Monde
12:43parce que ça arrange le Brésil.
12:45Ce n'est pas pour faire plaisir
12:46aux Américains,
12:47aux Français.
12:47– Mais si la Coupe du Monde,
12:49elle se déroulait en France,
12:50on ferait jouer le Brésil
12:51à 20h.
12:52On ne dirait pas
12:52« Oh, pour les arranger,
12:53on va les faire jouer
12:54à 2h du matin,
12:55ce n'est pas vrai. »
12:56Tous les gros matchs,
12:57ils ont lieu en prime time
12:58parce qu'il y a 3 personnes
13:01qui décident.
13:01Il y a la FIFA
13:03qui décide,
13:04il y a le pays organisateur
13:05qui décide,
13:06ils ont payé quand même
13:08justement quand est-ce
13:09que c'est diffusé,
13:09etc.
13:10Et puis après,
13:11il y a effectivement
13:11le pays qui joue.
13:13Mais à un moment,
13:13la France ne joue jamais
13:14à 3h du matin.
13:15On n'aurait pu jouer
13:15à 3h du matin.
13:16Moi, j'ai vu
13:18un Autriche-Jordanie
13:20quand je suis arrivé
13:21au bureau,
13:22c'est à 2ème mi-temps,
13:23il a commencé
13:23à 6h du matin
13:24le match.
13:25Donc en fait,
13:26on joue à 23h,
13:27bah oui, c'est tard,
13:28mais après,
13:28il y a plein de décideurs
13:29et quand tu fais
13:30une Coupe du Monde
13:30à 48,
13:31il ne faut pas
13:31s'attendre
13:32à ce que tout le monde
13:32soit content.
13:34C'est peut-être le problème.
13:36Ils ont bien
13:36un algorithme
13:37pour faire en sorte
13:38que ces horaires
13:39soient quand même
13:40un minimum aménagés
13:41pour la zone
13:42des pays qui jouent.
13:43Et là,
13:43France-Irak,
13:44on doit avoir
13:452-3h peut-être.
13:46Le 16ème de finale,
13:47on risque de jouer
13:47à 23h aussi.
13:50Honnêtement,
13:51je trouve que moi
13:52qui suis pire qu'une footique,
13:54je ne regarderai pas
13:55du tout le foot,
13:55mais je trouve assez sympa,
13:56même si tout le monde critique
13:57qu'il y ait tous ces pays
13:58qu'on ne voit jamais,
13:59l'Irak,
14:00l'Ukabler.
14:01Vous ne les regardez pas ?
14:02Si, je les regarde,
14:03je suis obligée.
14:05Franchement,
14:05je trouve ça marrant
14:06que le monde entier
14:09soit concerné.
14:10Et après,
14:11je sais que tout ça
14:12va s'accélérer
14:13avec les 16ème,
14:14etc.
14:14Mais moi,
14:15qui ne suis pas
14:15une grande fan de foot,
14:16je trouve ça sympa
14:17culturellement
14:17qu'il se mixe,
14:18que tout le monde entier
14:19soit concerné,
14:20même des pays
14:21qu'on ne voit jamais.
14:22Je trouve ça fun.
14:23Désolé d'avoir
14:25un avis très polémique.
14:26Vous savez combien
14:27il y aura d'équipes
14:27pour les 16ème de finale ?
14:29Non, combien ?
14:3032.
14:3216ème.
14:33Ah, pardon, d'accord.
14:33Je ne comprenais pas
14:34la question.
14:35Ça fait encore beaucoup,
14:37c'est ça que vous voulez dire ?
14:38Ah, d'accord.
14:38C'est pour rien.
14:40C'est un sport de chambret.
14:41Je me suis une footix.
14:44Estelle essaie de m'apprendre
14:45des phrases
14:45pour paraître moins bête
14:46en foot ?
14:47Tu sais maintenant,
14:4816ème de finale,
14:48c'est qu'il y a 32 équipes.
14:50Huitième,
14:50c'est qu'il y en a 16.
14:51Tu peux résumer
14:52ta pensée ?
14:52Ni bonne en foot,
14:53ni bonne en Assa.
14:54Il n'y a plus de petite équipe.
14:55C'est comme ça qu'on dit.
14:56Ah, il n'y a plus de petite équipe.
14:57Il n'y a plus de petite équipe.
14:58Peut-être le cul rassaut.
14:59Le foot,
14:59on est nul.
15:00Il n'y a plus de petite équipe,
15:08qui adorait la défaite.
15:10Mais ça,
15:10c'est toujours la phrase.
15:10Oui, mais ils ont vraiment
15:12la haine de la défaite.
15:13Bah, oui.
15:14Ils ont le cul de la victoire.
15:15J'ai dit à SEL
15:16qu'elle devrait écrire un livre
15:18pour apprendre
15:19au footix,
15:20voire pire,
15:21les phrases intelligentes
15:22dans le foot pour les nuls.
15:22Et alors,
15:23il y a un truc,
15:23c'est que tu vois une faute
15:24et tu dis oui,
15:24mais c'est de l'agressivité
15:25dans le bon sens du temps.
15:27Ça ne veut rien dire,
15:28mais ça marche toujours.
15:29Est-ce que vous enflammez
15:30pour cette Coupe du Monde,
15:31Benjamin Amar ?
15:32Moi, oui.
15:33De toute façon,
15:33moi, la Coupe du Monde,
15:33c'est toujours un...
15:34Vous qui êtes prof d'histoire géo,
15:35est-ce que vous apprenez
15:35à vos élèves ?
15:37Où est Haïti ?
15:38Où est Curacao ?
15:38J'essaie de le faire
15:40quand même le reste de l'année,
15:41mais là,
15:42j'ai fait une séance de K-Hout
15:43avec mes élèves
15:44sur les drapeaux
15:45de la Coupe du Monde.
15:45Quoi ?
15:45K-Hout,
15:46vous ne connaissez pas K-Hout ?
15:46C'est vachement bien.
15:47Ça permet de faire
15:48des séances interactives
15:49entre votre écran
15:51et les téléphones des élèves.
15:54Vous faites des quiz
15:54et ils pourront répondre rapidement.
15:56Ah oui, bien sûr.
15:56C'est très très bien.
15:57Et quand je leur fais
15:58des trucs sur les drapeaux ?
15:59Quand je pense
15:59qu'on veut interdire
16:00les téléphones au lycée.
16:01mais moi,
16:02les téléphones portables
16:03sont interdits.
16:03Donc vous,
16:04ils les rangent
16:04dans une petite boîte
16:05à l'entrée,
16:06mais quand je fais un K-Hout,
16:07comme là,
16:08à la fin de l'année,
16:09j'aurais dit,
16:09vous reprenez vos téléphones,
16:10on va faire des K-Hout.
16:11Et très utilisé aussi
16:12dans le milieu corpo,
16:13malheureusement.
16:13Et ils sont bons à ça ?
16:15Ils sont bons à ça ?
16:16Avec grâce.
16:17Alors là,
16:17pour le coup,
16:18grâce au football,
16:18ils ne sont pas si mauvais que ça.
16:20Ah bah,
16:20avec les drapeaux.
16:21Et c'est le nombre
16:22de villes...
16:23Laval,
16:24Laval.
16:24Mais même européennes.
16:25Ah non,
16:26mais franchement,
16:27moi,
16:27Guignon,
16:28je sais où c'est
16:28parce que c'est la Ligue 1.
16:29Guignon,
16:30Guignon,
16:31Sochaux,
16:32bien sûr.
16:33À côté de l'aéroport
16:33de Nusbal.
16:34Montbéliard.
16:36Exactement.
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