- il y a 7 heures
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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TVTranscription
00:00RMC Estelle Midi, le Zapping RMC.
00:04Et on démarre tout de suite avec les grandes gueules ce matin sur RMC.
00:06C'est la journée sans viande.
00:08Aujourd'hui, allez-vous jouer le jeu ?
00:11En France, la consommation de viande est en légère diminution,
00:13environ 85 kilos par habitant et par an.
00:16La volaille demeure la viande la plus consommée.
00:19Et pour Jérôme Marty, le médecin des Gégés,
00:20la consommation de viande est un faux problème.
00:24Vous savez que ça, c'est des problèmes de pays riches, quoi.
00:27Qu'est-ce qu'il pense, le gosse qui est au Yémen,
00:29qui est au Soudan, qui est au Congo,
00:30qui est en Ukraine sous les bombes, qui est à Gaza,
00:32qui est à trucs, tous les endroits où...
00:34Tous les endroits, voilà.
00:35Et lui, il mangerait bien de la viande, quoi.
00:37Et nous, on se permet de dire, allez, journée sans viande !
00:39C'est des considérations de pays riches, quoi.
00:43C'est des journées à la con, il y en a tous les jours.
00:44Hier, c'était la journée du Canary, quoi.
00:46Il y a une journée pour tout.
00:47Oui, mais...
00:49Il est très remonté, Jérôme Marty.
00:52Tiens, vous consommez de la viande, Pierre Collot ?
00:53De moins en moins.
00:54Et je vous avoue que j'aimerais bien passer le cap
00:56et finir définitivement végétarien.
00:58Mais pourquoi ?
00:59Parce que, pour des considérations à la fois de santé,
01:02d'environnement, de bien-être animal,
01:06ça me semble assez pertinent aujourd'hui.
01:08Alors, j'ai tout ce qu'il faut au niveau apport en protéines
01:11et santé nutritionnelle pour pouvoir manger,
01:15me nourrir sans forcément avoir de la viande.
01:17C'est juste par plaisir gustatif que je continue.
01:19C'est ça, c'est quand même un plaisir de la vie, quoi.
01:20Voilà, mais à côté de ça, quand je mets en avant
01:22les considérations environnementales,
01:24les conséquences environnementales et le bien-être animal,
01:26oui, oui, je me pose la question.
01:29de devenir pleinement végétarien.
01:31Pour ne rien vous cacher, ma mère l'est depuis que je la connais.
01:34Je sais, vous mangez du faux gras à Noël,
01:37ça ne m'a pas échappé, Pierre.
01:39Tu m'as connu depuis le temps.
01:42Donc oui, moi, j'aimerais avoir cette ambition
01:45de finir végétarien,
01:47mais par simple plaisir gustatif,
01:49je suis ce qu'on appelle un flexitarien.
01:50j'ai réduit ma consommation de viande.
01:52Comme beaucoup de Français, d'ailleurs.
01:54Vous êtes prêts, vous, à réduire, Jacques Legrand ?
01:56Non, c'est fait déjà depuis pas mal de temps.
01:58Oui, pour des raisons de santé.
02:01C'est ma femme qui me l'impose, ça.
02:03Mes gastro-entérologues, forcément, voilà.
02:06Mais c'est moins, mais mieux.
02:09C'est-à-dire que...
02:10Et quand on a goûté à de la très bonne viande
02:12qui coûte très cher,
02:14eh bien, on en mange beaucoup moins,
02:15mais on se régale à chaque fois.
02:16C'est ça, et c'est compliqué de revenir à de la viande
02:18un peu plus basique.
02:18Et après, tu ne reviens pas à un steak semel.
02:21Est-ce que la viande fait partie intégrante
02:23de votre alimentation, Karine Galli ?
02:24Ou est-ce que vous voulez réduire ?
02:25Beaucoup moins.
02:26Oui, oui, j'ai réduit.
02:26Déjà, chez moi, j'en mange quasiment jamais
02:28puisque je n'aime pas les odeurs.
02:29Donc, je n'en cuisine pas.
02:31Ça, c'est sûr.
02:32Quand j'en mange, c'est parfois au restaurant
02:34ou sinon, chez mes parents,
02:35l'été, quand on fait des barbecues.
02:37Mais dans tous les cas, effectivement,
02:38un, je réduis parce que quand tu vois
02:41tous les reportages,
02:42notamment comment ça se passe dans les abattoirs,
02:44comment les animaux sont traités,
02:46ça te coupe l'appétit.
02:48Il y a beaucoup de viande
02:49qui, malheureusement, quand tu en manges,
02:51tu es déçu parce qu'il y a un problème de goût,
02:53il y a un problème de qualité.
02:54Donc, voilà, il y a plein de raisons
02:56qui m'ont fait vraiment réduire
02:58ma consommation de viande.
03:00Quand j'en mange, c'est à titre exceptionnel
03:02et j'essaye effectivement
03:03que ça soit un moment assez rare.
03:04En tout cas, il y a beaucoup de Français
03:05qui ont réduit leur consommation de viande.
03:09Les GG, ce matin sur RMC,
03:10le travail est-il encore la priorité
03:12des jeunes pour 45% de la Gen Z ?
03:16L'équilibre vie perso-vie pro
03:18est devenu essentiel.
03:19Le travail reste stressant
03:20pour 70% des jeunes.
03:22Et pour Laura Varton-Martinez,
03:24il faut arrêter de pointer du doigt
03:25les jeunes, justement.
03:27Moi, ça me choque.
03:29Je trouve déjà qu'on tape très, très fort
03:31sur la jeunesse de manière assez générale.
03:33Moi, je ne vois pas en quoi le fait
03:36de vouloir vivre et d'être heureux
03:39soit un problème.
03:40Oui, OK, si tu es payé jusqu'à 17h,
03:43pourquoi tu bosserais jusqu'à 17h30 ?
03:44Donc ça, c'est la première chose.
03:45Et la deuxième chose,
03:47moi, j'ai eu des stagiaires,
03:49j'ai eu des apprentis.
03:49Alors, ce n'est pas la génération Alpha,
03:51c'était la génération d'avant.
03:52Je crois que c'était la Z.
03:52Il y avait des branleurs,
03:54mais comme je pense qu'il y en avait
03:56selon ma génération...
03:57Oui, peut-être qu'à chaque génération,
03:58il y a eu des branleurs.
03:58Mais maintenant, pour moi, dire
04:00pardon, mais je préfère
04:02travailler pour vivre
04:03que vivre pour travailler,
04:04ce n'est pas un truc qui me choque.
04:06Dire, je me demande,
04:07quel nom portera la prochaine génération
04:09vu qu'on est déjà à Z ?
04:10On repassera à A, j'imagine ?
04:11Je ne sais pas.
04:12Ah oui ?
04:13Je viens de me poser la question,
04:15ce n'est pas très important,
04:15mais enfin, quand même.
04:16Pierre Rondeau,
04:17est-ce que vous comprenez
04:18qu'effectivement,
04:19le travail ne soit plus
04:20vu la priorité des jeunes ?
04:21Mais encore plus aujourd'hui,
04:23il y a une espèce de climat
04:25anxiogène, déprimant,
04:26quand les jeunes vont subir
04:27à la fois un conflit international,
04:28un dérèglement climatique,
04:30des crises économiques.
04:31On sait que ça a été prédit
04:32par beaucoup de...
04:33Ce n'est pas l'excuse
04:33pour partir à 16h30 du bureau, ça !
04:36Soit, mais Charles,
04:37autre élément,
04:38et là-dessus,
04:38je suis en train d'accord,
04:39quand tu es payé 35 heures
04:41ou 37 heures,
04:42et quand tu as,
04:43sur ton contrat de travail,
04:45des horaires qui sont fixés,
04:46admettons,
04:46de 8h à 18h,
04:47de quelle droite tu resteras
04:48jusqu'à 18h30, 19h ?
04:50C'est choquant de dire
04:52« Oh là là, le jeune,
04:53il est fait néant,
04:53il s'en va à 18h. »
04:55Il est payé jusqu'à 18h.
04:56Et s'il s'en va à 18h...
05:00d'avoir plein de métiers
05:00où il ne s'est pas payé à l'heure.
05:02Si vous voulez,
05:02il y a plein de métiers,
05:03mais là, en l'occurrence,
05:05si le jeune,
05:06ou si n'importe qui,
05:07et payez-moi,
05:07je fais estelle midi jusqu'à 15h,
05:09pardon,
05:09si vous me demandez
05:10de rester pour le Moscato Show
05:11derrière,
05:11je vais demander de payer plus.
05:13Dis donc.
05:13Mais les gens peuvent le faire.
05:14Mais si le jeune n'a pas envie,
05:16encore une fois,
05:16je reprends parfaitement les propos,
05:18vivre pour travailler,
05:19non,
05:19ce n'est pas ce que les jeunes
05:20souhaitent aujourd'hui.
05:21Travailler pour vivre pleinement
05:22et pour profiter de la vie
05:24dans un climat anxiogène,
05:26je préfère cette génération
05:27qui dit que dorénavant,
05:28le travail n'est pas une fin en soi,
05:29je vais d'abord m'accomplir
05:30dans ma vie personnelle
05:31que de trouver le boulot
05:32de mes rêves
05:33que je n'aurais pas
05:34parce qu'aujourd'hui,
05:34le chômage des jeunes...
05:35Non mais aujourd'hui,
05:36rendez-vous compte
05:37à quel point on dit,
05:38et tous les analystes
05:38sont d'accord pour le dire,
05:40le taux de chômage des jeunes
05:41augmente.
05:42Le taux de chômage des diplômés
05:43augmente.
05:43Aujourd'hui,
05:44un jeune doit faire
05:44à minima 5 ans d'études,
05:46il n'a aucune certitude
05:47d'avoir un emploi derrière,
05:48d'avoir un CDI derrière,
05:49il y a une précarité
05:50qui augmente,
05:51il y a un dérèglement climatique,
05:52il y a un conflit international...
05:54C'est pas...
05:54Encore une fois,
05:55le dérèglement climatique...
05:56Je ne sais pas
05:56parce qu'il y a un dérèglement climatique
05:57que tu ranges ta trousse
05:58ne faites pas la fixette
05:59sur le dérèglement climatique.
06:00C'est un tout.
06:01C'est multifactoriel.
06:02Ce que je veux dire,
06:03simplement,
06:03aujourd'hui,
06:04en 2026...
06:05La planète va mal,
06:06je vais partir plus tôt.
06:08Mais rendez-vous compte
06:09que le mépris que vous avez,
06:11s'ils sur leur contrat de travail
06:12a écrit 16h,
06:1417h, 18h...
06:15C'est des arguments !
06:16À quelle heure c'est choquant
06:17qu'ils s'en aillent
06:18à l'heure qui est fixée
06:19par son contrat ?
06:19On n'a pas dit que c'était choquant,
06:20mais qu'est-ce que vient faire
06:21le dérèglement climatique
06:22dans les horaires de travail ?
06:24Arrête de jouer la naïve.
06:25Arrête de jouer la naïve.
06:26Aujourd'hui,
06:27un jeune se dit
06:27que dans ce climat mortifère
06:29et anxiogène,
06:30je n'ai pas envie
06:31de m'accomplir
06:31ou de chercher un accomplissement
06:32dans le travail,
06:33je vais le faire
06:33dans ma vie privée,
06:34dans ma vie de tous les jours.
06:35Et pourquoi nous,
06:35les vieux,
06:36on continue de bosser alors ?
06:37Mais si vous voulez vous arrêter,
06:38vous pouvez vous arrêter,
06:39rien ne vous en empêche.
06:40Moi, si on me dit
06:40que tu restes jusqu'à
06:42après 15h et le Moscato
06:43où tu t'en vas
06:44pour aller t'amuser
06:45et profiter de la vie,
06:46après ce matin-midi,
06:46je vais arrêter,
06:47j'allais profiter de la vie.
06:48Là où Pierre a raison,
06:49c'est que moi,
06:50je vois chez les jeunes aujourd'hui,
06:51quand j'avais 25 ans,
06:52c'était un peu la honte
06:53d'être au chômage par exemple.
06:54Aujourd'hui,
06:54quand on a 25 ans,
06:55on peut se dire...
06:56Tu t'en vas sur les réseaux ?
06:57Oui, peut-être pas,
06:58mais en tout cas,
06:59ça passe beaucoup mieux socialement
07:00de dire,
07:00là, ça s'est mal passé
07:01dans telle boîte,
07:02mais je m'arrête
07:03pendant 6 mois
07:03avant de reprendre du boulot.
07:04Le travail n'est pas une chance.
07:05J'enchaîne les petites missions,
07:06etc.
07:06Alors que c'était impensable
07:07à ma génération.
07:08J'ai l'impression de parler
07:08comme un vieux,
07:09mais c'est vrai qu'il y a 15-20 ans,
07:10il fallait bosser.
07:11Non mais c'est vrai,
07:11on se posait beaucoup moins la question.
07:12Tu n'es pas tout jeune non plus.
07:13Je ne suis pas tout jeune non plus.
07:15Je reste le...
07:15Ah, peut-être pas le plus jeune
07:16de ce plateau.
07:17Bref, il y a match.
07:18En attendant,
07:19j'ai l'impression qu'aujourd'hui,
07:20c'est moins la honte
07:20quand on a 25 points de l'an
07:22de dire,
07:22je ne vais pas bosser
07:23pendant 6 mois,
07:24j'ai des trous dans mon CV,
07:25etc.,
07:26de prendre des pauses
07:26parce qu'il ne faut pas absolument
07:27bosser à tout prix
07:28quitte à accepter
07:29n'importe quelle condition.
07:30Les jeunes sont prêts
07:31à dire,
07:31je ne veux pas faire ce boulot-là,
07:32je préfère ne pas bosser
07:33que bosser dans un job
07:35qui ne me plaît pas.
07:35Ça, ça a beaucoup changé.
07:36Et nous,
07:37on n'avait pas les ruptures conventionnelles
07:38aussi à notre époque.
07:41Et surtout,
07:41quand on démissionnait,
07:42on n'était pas payé.
07:43Donc en fait,
07:44on allait au boulot.
07:45C'était mieux avant,
07:45génération dépressive
07:46et fainéant aujourd'hui.
07:47On y va sur les clichés.
07:49Les gens qu'on s'en pense
07:50ne sont pas des faciles.
07:51Nous, on n'avait pas les ruptures.
07:56Aujourd'hui,
07:57de dire au revoir à ton travail.
07:58Encore une fois,
07:59nous,
07:59quand on démissionnait,
08:01on n'était pas rémunérés.
08:02Donc il n'y avait pas de chômage.
08:03Donc effectivement,
08:04tu réfléchis à deux fois
08:05avant de te dire,
08:05tiens,
08:06je vais prendre une petite pause
08:07pour réfléchir à ma vie.
08:08D'accord,
08:09mais aujourd'hui,
08:09un jeune n'a pas envie
08:10de s'accomplir dans le travail.
08:12Bah oui.
08:12Mais souvent,
08:13ça va de faire.
08:14Il y en a, oui.
08:14Il y en a, oui.
08:14Il y en a les deux.
08:15Et donc,
08:15il vit au crochet de la société,
08:16il n'y a pas de problème.
08:17On n'est pas forcément.
08:19On a tout simplement
08:20augmenté la valeur travail
08:21au profit de la valeur loisir.
08:24Alors,
08:24moi qui suis né
08:25dans une région de France
08:27où j'ai vu mourir
08:28très jeunes
08:29les mineurs de fonds
08:30qui avaient consacré
08:31leur vie durement au travail,
08:33je suis d'accord
08:35que cette valeur travail
08:37érigée en totem,
08:40il faut l'oublier.
08:42Maintenant,
08:42qu'un jeune,
08:43quand il arrive
08:44chez un employeur
08:45qui va le recruter
08:46et qui commence par demander
08:47s'il y a des RTT,
08:49s'il y a des tickets
08:49et restaurants,
08:50à quelle heure
08:51il va pouvoir partir
08:52et à moins le quart
08:53il mettra le manteau
08:54pour être sûr
08:55d'être bien parti à l'heure,
08:56etc.
08:57Cette société-là,
08:58elle m'indispose
08:59un tout petit peu quand même
09:00parce que le travail,
09:01ça reste une nécessité
09:02et on peut s'accomplir
09:04dans le travail.
09:05On n'est pas obligé
09:06d'être un branleur
09:07qui s'emmerde.
09:0913h15, Jacques,
09:11on peut avoir
09:12un vocabulaire châtié.
09:14Alors,
09:15un emploi
09:16dans lequel on s'ennuie.
09:17Voilà,
09:17merci.
09:18Merci beaucoup.
09:20Jacques,
09:21le morning
09:22RMC,
09:23êtes-vous fan
09:24de soupe en briques ?
09:25Si je vous demande ça,
09:26ce n'est pas une question
09:27innocente,
09:27bien sûr,
09:28c'est parce que la soupe
09:29en briques
09:29fête ses 40 ans
09:30cette année
09:31et reste un incontournable
09:32à la maison.
09:33Écoutez,
09:33Nicolas Ouziel,
09:34directeur général
09:35de GB Food France.
09:38Quand vous avez passé
09:39un jour au travail
09:39et que le soir
09:40vous devez vous occuper
09:41des enfants,
09:41etc.,
09:42vous n'avez pas forcément
09:42toujours le temps
09:43de cuisiner,
09:44de faire des bons petits plats.
09:46Donc,
09:46la soupe,
09:46ça a un côté en briques,
09:48ça a un côté pratique
09:48quand même.
09:49Et quand vous savez
09:50que dans la brique,
09:51ce qu'il y a,
09:51c'est des bons légumes,
09:52de l'eau et des aromates,
09:54quasiment comme à la maison,
09:55eh bien,
09:55c'est une réponse
09:56très pratique,
09:58justement,
09:59à ce manque de temps
09:59pour cuisiner.
10:01Alors,
10:02Jacques Le Gros,
10:02vous qui avez assisté
10:03à la naissance
10:03de la soupe en briques.
10:07Et encore,
10:08j'étais âgé à l'époque.
10:11Mais,
10:13j'ai pas compris,
10:13qu'est-ce qui est pas bon ?
10:14C'est la soupe ou la brique ?
10:15Alors,
10:15en fait,
10:16non,
10:16mais si c'est bon,
10:16mais c'est vrai
10:17que la soupe en briques,
10:17aujourd'hui,
10:18vous voyez les bouteilles de verre,
10:19en plus,
10:19ça coûte une tonne,
10:20mais genre avec la soupe
10:21et des trucs totalement improbables
10:23et vous payez ça
10:2510 euros,
10:25la bouteille de verre.
10:26Est-ce que la soupe en briques,
10:27vous buvez de la soupe en briques ?
10:29Mais non,
10:30en verre,
10:31une soupe de poisson
10:32de chez Perard,
10:33au Touquet,
10:33dans une jolie bouteille de verre,
10:35il y a 40 euros,
10:36la bouteille,
10:36là,
10:37on n'est pas obligé
10:38d'en prendre tous les soirs.
10:39Avec une muciette de caviar au-dessus,
10:40parce que ça ne l'a pas bien.
10:41Pas que rond la cuillère.
10:43Pas souvent,
10:45mais...
10:45Allez,
10:46mangez vos bris.
10:46Avec modération.
10:49Allez,
10:49un plèble.
10:52Alors,
10:52la soupe en briques,
10:53c'est pour nous,
10:53les gueux,
10:54on aime bien.
10:56Pierre Rondo,
10:57une soupe en briques
10:58ou pas du tout ?
10:59Pas soupe,
10:59habituellement,
11:00et si c'est soupe,
11:01alors je vous avoue que je...
11:02Vous êtes trop jeune pour la soupe.
11:03Ouais,
11:03et en plus,
11:03moi,
11:04je suis fan d'une marque
11:05de produits surgelés,
11:06Picard,
11:07et ils font de la soupe,
11:08mais c'est la soupe en petits cubes.
11:09Ah oui.
11:10Des petits cubes surgelés.
11:11C'est ça.
11:11C'est pas le cube de soupe.
11:14Je vous avoue que je ne suis pas habitué
11:15fan de soupe,
11:17encore plus soupe en briques.
11:18Mais si,
11:18il y a la pomme de terre poireau
11:19avec un peu de crème,
11:20c'est hyper bon.
11:21Et Karine Galli,
11:22vous ne faites jamais la cuisine ?
11:23Non,
11:23pas du tout.
11:24Oui,
11:24mais moi,
11:25je n'achète pas des choses toutes faites.
11:27Je ne fais pas la cuisine,
11:28mais je me cuisine des sandwiches fait maison,
11:30entre guillemets.
11:31Et des salades.
11:32Donc,
11:32je ne suis pas dans cette catégorie de gens.
11:34Et moi,
11:34je suis très bonne de parler.
11:36Non,
11:36déjà,
11:37c'est toujours de la baguette,
11:38mais je me fais mon propre sandwich.
11:40Vous êtes pour ça ?
11:40Je n'aime pas acheter les choses toutes faites.
11:41Karine Galli,
11:42cuisinière.
11:42Non !
11:43Moi,
11:43le mot de cuisiner un sandwich,
11:45et bien oui.
11:46Ah ben là,
11:46je peux vous dire qu'un sandwich fait maison,
11:48c'est divin.
11:49C'est un bonheur absolu.
11:49Karine Galli,
11:49c'est Éric Fréchon,
11:50tu sais.
11:51C'est énorme.
11:52Mais moi,
11:52je me fais mes petits sandwiches maison
11:53et mes salades composées.
11:55Je suis ravie.
11:56Je ne mange pas de soupe en briques.
11:57J'adore la soupe,
11:58mais fait maison.
11:59Ça ne vous prend pas trop de temps.
12:00J'ai que ça à faire.
12:01Vous savez,
12:01quand je rentre chez moi,
12:02je m'occupe de mon chien
12:03et je me fais mon petit repas
12:04à ma façon,
12:05sans manger de soupe en briques.
12:06Mais j'adore la soupe,
12:07mais la vraie.
12:07fait maison de ma maman,
12:09par exemple.
12:09Au départ,
12:09elle a été vraie,
12:10avant d'être mise dans la briques.
12:11Vous avez compris,
12:12parce qu'en plus,
12:12d'ailleurs,
12:13la soupe en briques,
12:14très souvent,
12:15on pense que,
12:16par exemple,
12:16si vous voulez faire attention
12:17à votre ligne,
12:18etc.,
12:18c'est plutôt bien.
12:19Pas du tout.
12:20Le nitricor,
12:21c'est une catastrophe.
12:21Non,
12:22des fois,
12:22c'est A.
12:23Très souvent,
12:23c'est plutôt D.
12:24Là,
12:25par exemple,
12:25c'était la période
12:25des asperges sauvages.
12:27Ma maman,
12:27elle m'a dit,
12:27j'ai fait une soupe d'asperges sauvages.
12:29J'aurais aimé être à la maison,
12:30parce que j'adore.
12:31Mais quand c'est quelqu'un
12:31qui ne fait pas du truc
12:33acheté en boutique.
12:35On n'a plus le temps,
12:36Karine.
12:38Tu peux trouver
12:38les asperges sauvages,
12:39quand tu as vis
12:40dans le monde des parisiennes.
12:41Ça fait une balade.
12:43Va chercher.
12:44Moi,
12:45si je sors de chez moi,
12:46de mon appartement,
12:47je n'en trouverais pas.
12:48C'est un dommage.
12:49Le bref,
12:50c'est qu'il y a des choses
12:50à faire tellement
12:51que je vais dans le 15e.
12:52Je vais aller au Parole de Brassance.
12:53Mais vous savez
12:54que pas tout le monde
12:54vit à Paris
12:55ou en banlie parisienne.
12:56Beaucoup de gens
12:57vivent dans les grandes villes.
12:58Il y a plein de gens
12:59qui ont aussi
12:59des choses accessibles,
13:01des petits bonheurs.
13:02Moi,
13:02cueillir des asperges sauvages,
13:04ça fait un petit bonheur du jour.
13:06En parlant de petits bonheurs.
13:07Apolline Matin,
13:07ce matin sur RMC.
13:08Êtes-vous heureux
13:09dans votre vie ?
13:10D'après le rapport annuel
13:11de l'ONU,
13:11les Français sont
13:12de moins en moins heureux.
13:13La France est 35e
13:14sur 147.
13:16La cause principale,
13:17les réseaux sociaux.
13:17C'est ce qu'a constaté
13:19Chloé,
13:19une vétérinaire
13:20rencontrée à Paris
13:20par notre reporter RMC
13:22Alfred Orange.
13:24Si je traîne
13:25trop longtemps le matin
13:25sur les réseaux sociaux,
13:26je vais perdre mon énergie.
13:28Je vais,
13:28comme si je me réveillais
13:29avec plein de volonté
13:30que d'un coup,
13:31c'était parti en fumée un peu.
13:33On a l'impression
13:33d'y rester 5 minutes.
13:34Au final,
13:34on se fait apper 45 minutes
13:35et ça,
13:36ça va me blaser.
13:39Êtes-vous heureux,
13:40Jacques Legro ?
13:40Tout à fait.
13:41C'est vrai.
13:42D'accord.
13:43Une petite soupe en briques
13:44le soir en entrant.
13:47Oui, oui,
13:48globalement,
13:48oui,
13:48j'ai beaucoup de chance
13:49dans la vie
13:49et je suis très heureux.
13:51même s'il y a quelques cons
13:52que je flinguerais bien,
13:54mais...
13:56Avec modération.
13:59Petite humeur.
14:01Un peu chafouin.
14:02Un peu chafouin.
14:04On est sur un petit bonheur.
14:06Relatif.
14:07On n'est pas sur un 10 sur 10,
14:08on est sur un petit 7.
14:10Pierre Rondeau.
14:11Non,
14:11alors si on me pose la question,
14:12c'est intéressant comme sujet.
14:14Est-ce qu'on est ou pas heureux ?
14:16Il faut savoir que cette enquête-là,
14:17il y a beaucoup de biais
14:18dans la construction
14:19parce qu'au-delà
14:20d'indicateurs synthétiques
14:21comme le PIB
14:21ou le taux de délinquance,
14:23il y a aussi l'appel
14:23à un panel
14:25parmi la population.
14:26On appelle littéralement
14:27au téléphone
14:27« Bonjour, ça va ? »
14:29Et on dit « Oui ou non ».
14:30Ça, ce n'est pas la réponse
14:31d'un mec heureux, vous voyez.
14:32Si vous voulez,
14:32c'est très intéressant,
14:33il y a deux choses.
14:34C'est que si on appelle
14:34le lundi,
14:35début de semaine,
14:36on a tendance à dire non
14:37parce que c'est début de semaine.
14:38Mais si on appelle
14:38le vendredi,
14:4016h, 17h,
14:41début du week-end,
14:42je suis super heureux.
14:43Et l'autre élément,
14:49il y a une injonction au bonheur,
14:50vous devez être heureux.
14:51Vous savez que dans ces pays-là,
14:52en Scandinavie,
14:53vous avez le taux de suicide
14:54le plus élevé
14:54de tous les pays de l'OCDE.
14:56Ils ont une injonction
14:57à être heureux
14:57et s'ils ne le sont pas,
14:59c'est de leur faute.
15:00Et comme c'est de leur faute,
15:01ils ne le disent pas,
15:02ils ne le dévoilent pas,
15:02ils ne le montrent pas
15:03et le taux de suicide
15:04est le plus élevé
15:05parmi tous les pays de l'OCDE.
15:06Donc les Français
15:07où on est 35e à ce niveau-là,
15:09c'est aussi parce qu'on aime
15:09se plaindre.
15:10Le Français échafouin,
15:11le Français,
15:12le bon gaulois réfractaire,
15:13dit au téléphone
15:14« Vous m'énervez ? »
15:16Moi, par exemple,
15:16vous me posez la question
15:17« Vous m'énervez ? »
15:17C'est l'émission « Ménère,
15:18je suis malheureux,
15:19je suis énervé,
15:19je suis chafouin. »
15:20Et donc on va dire
15:21que le Français Pierre Rondeau
15:22est énervé.
15:23Mais ça aussi,
15:24non, ça va.
15:24Vous êtes heureux, Pierre, écoutez.
15:26Écoutez,
15:26il y a parfois des choses
15:27dans la vie
15:27qui me font penser...
15:28Bien !
15:31Heureusement,
15:32nous avons Karim Ghali.
15:32Il est effrayant.
15:33Non mais je ne suis vraiment
15:35pas à plaindre,
15:36honnêtement,
15:36mais moi,
15:37je veux dire...
15:38Ce n'est pas une réponse.
15:38Oui,
15:39non mais ce que je vous dis,
15:40c'est que moi,
15:40en fait,
15:40pour être heureuse,
15:41j'ai des critères.
15:42J'ai la chance d'avoir mes parents,
15:43ils sont encore en vie,
15:44ils sont en bonne santé.
15:45Ensuite, il y a Dodu.
15:45J'ai la chance d'avoir
15:46un chien que j'aime,
15:47j'ai la chance de pouvoir
15:48fuir Paris très souvent
15:49parce que je n'aime pas cette ville
15:50et j'ai la chance
15:50d'avoir un métier passion.
15:52Donc voilà,
15:52après chacun ses critères,
15:53il y a des gens...
15:53Vous mettez Dodu
15:54avant les autres gens
15:54de votre famille ?
15:55Oui.
15:57J'ai mis mes parents,
15:59voilà.
15:59Mais elle a raison,
16:00je suis d'accord avec toi.
16:00J'ai mis mes parents
16:01et Dodu,
16:02c'est mon quotidien
16:03et mes parents,
16:04c'est mon quotidien.
16:04Mais vous avez une sœur ?
16:05J'en ai même deux, oui.
16:06Donc si vous voulez
16:07que je vous parle
16:08de l'une de mes cousines
16:09parce qu'on est une immense famille
16:10avec huit frères et sœurs,
16:12je peux,
16:12mais je serais faux-cu.
16:13Après, il y a des gens,
16:14leur critère de bonheur,
16:15c'est d'avoir un mari,
16:16d'avoir des enfants.
16:18Voilà,
16:19chacun ses critères.
16:20Moi, mes critères à moi,
16:20ils sont ceux-là
16:21et donc j'ai la chance
16:22de plutôt bien
16:23pouvoir les remplir.
16:25Donc voilà,
16:25je suis
16:27plutôt chanceuse.
16:28Eh bien écoutez,
16:29super.
16:30Karine,
16:31vous aimez toute votre famille.
16:33C'est vrai.
16:34Estelle,
16:34vous êtes heureuse ?
16:35Oui, très.
16:36Oui, très, très.
16:37Oui, j'ai cette chance-là.
16:39Vous mettez qui en numéro un ?
16:40Alors, attendez,
16:41il y a un truc
16:41qui me rend malheureuse.
16:42Je vais quand même vous le dire.
16:43Alors, attendez.
16:43Ça, c'est vrai.
16:44La semaine en cinq jours.
16:45Non.
16:46Je suis assez malheureuse
16:47parce qu'en début d'année,
16:49je m'étais dit
16:49tiens,
16:50Charles Magnin
16:50va se couper les cheveux
16:51et il ne se décourera pas.
16:52Et c'est vrai
16:53que je serais plus heureuse
16:55s'il avait les cheveux courts
16:56mais à part ça,
16:57mais j'arrive à...
16:58Je surmonte Charles.
16:59L'année n'est pas finie.
17:00Ah, non.
17:02On a d'accord.
17:02On organisera
17:03un grand référendum
17:04en fin de saison.
17:05Tu préfères ?
17:06Une grande séance
17:06chez le coiffeur
17:07avec tout le monde.
17:07On veut tous pour.
17:09Vous pourrez tous couper une mèche
17:11chacun votre tour.
17:12On va vous mettre
17:13Maé Poupard
17:14il va nous mettre
17:15un nouveau sondage
17:15sur les comptes Twitter
17:16cette midi.
17:18Est-ce que vous aimeriez
17:19que Charles Magnin
17:20se coupe les cheveux ?
17:21Oui.
17:21Et soyez nombreux
17:22à répondre oui.
17:23Karine vient de voter
17:24six fois dans mon oreille.
17:25Elle me dit oui.
17:26En plus, je peux couper
17:27lâchement.
17:28Ce serait génial.
17:28Allez.
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