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  • il y a 6 minutes
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.

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00:01RMC Estelle Midi, le zapping RMC.
00:04Et avant de commencer le zapping, Charles, vous me disiez que vous avez beaucoup de messages sur le WhatsApp à
00:07propos de quoi ?
00:08Oui, parce que tout à l'heure, pendant la chronique d'Anthony Morel, vous nous avez expliqué, Estelle,
00:11qu'il fallait absolument vous faire livrer via Amazon, via un livreur, un colis contenant quelques papiers cuissons de Airfryer,
00:18parce que c'était introuvable ailleurs.
00:20Je dois dire que depuis, je croule sur le WhatsApp de l'édition.
00:23De bons conseils, André, Jennifer, Elodie, Eddy, qui nous signalent tous que le papier cuisson pour Airfryer se trouve dans
00:30n'importe quel carrefour.
00:32Moins d'un euro cinquante chez Action, nous signale Rachid pour le papier Airfryer.
00:36Mais j'ai payé beaucoup plus cher !
00:37Il y en a partout, il suffit de se déplacer en fait et de ne pas se faire livrer pour
00:41trouver du papier Airfryer beaucoup moins cher, Estelle.
00:43Eh bien, je me déplacerai la prochaine fois.
00:45Et merci pour toutes vos astuces conso. Je transmettrai à Estelle avec plaisir 0612 424 424.
00:51Allez, le zapping tout de suite, le meilleur de l'actu sur RMC.
00:53On démarre avec un extrait des grandes gueules.
00:55Faut-il désarmer les policiers municipaux ?
00:57C'est en tout cas la volonté du nouveau maire LFI de Saint-Denis, Bali Bagayoko.
01:02Il veut commencer tout d'abord par supprimer les LBD.
01:04Vous savez, ce sont ces lanceurs de balles de défense qui, selon lui, sont difficilement maîtrisables.
01:08Et pour Bruno Poncel, au cheminot des GG, c'est une bonne idée.
01:12Le vrai travail de police comme il doit être effectué, le vrai travail doit être fait par la police nationale.
01:17L'État, ça fait quelques années qu'il a retiré sa police nationale dans plein d'endroits.
01:20La faute de moyens.
01:22Donc là, on parle juste de la police municipale.
01:23Au départ, la police municipale, quand elle a été créée il y a quelques années, c'était pour mettre des
01:26PV.
01:27C'était pour aller ouvrir les parcs et les fermer.
01:29Et ce n'était pas non plus pour aller s'affronter avec des dealers ou des délinquants, avec des kalachnikovs,
01:34comme tu es en train de le dire, Fatima.
01:36Donc on parle de police municipale.
01:37On est à Saint-Denis.
01:38Moi, je pense que le maire, quand on écoute bien ce qu'il dit, il est en train de dire
01:41qu'on va y aller progressivement.
01:43– Jérôme Lavrieux, vous faites nom de la tête.
01:46C'est une mauvaise idée, ça, de désarmer les polices municipales ?
01:48– C'est une très mauvaise idée.
01:50– D'accord.
01:50– La fin est juste adorable.
01:55Les mecs, ils se font élire sur une proposition claire, ça ne fait pas huit jours qu'ils sont élus,
01:59on va y aller progressivement.
02:02Déjà, trahison de sa promesse.
02:03Les gens qui ont voté pour lui en disant qu'il va désarmer les polices municipales, on va y aller
02:08progressivement.
02:09Combien de mandats ?
02:09– C'est une bonne chose, non, d'aller progressivement, de prendre des mesures progressivement, quand même, histoire de voir
02:14comment ça marche.
02:15– Sauf qu'il ne l'a pas dit dans sa campagne.
02:17Normalement, tu es censé savoir si ça va marcher ou pas marcher, sinon tu ne le proposes pas.
02:20– Ce n'est pas un laboratoire, une commune, tu ne fais pas du test et il est vivo, donc
02:27ça ne marche pas.
02:27Moi, sur le fait que dans sa commune, deuxième ville d'Île-de-France en population,
02:36puisqu'ils ont fusionné avec la commune d'à côté, qu'ils disent qu'il va désarmer sa police municipale.
02:42Il y a une telle pénurie dans les communes pour recruter des policiers municipaux
02:45qu'il va y avoir des policiers municipaux sur le marché,
02:47parce que les mecs, ils ne vont pas vouloir rester s'ils sont désarmés,
02:50ils vont aller dans la ville d'à côté.
02:53– Et la question est éminemment politique, Marine Le Pen a tweeté hier après-midi,
02:57les nouvelles municipalités RN seront ravies d'étudier les dossiers des policiers municipaux
03:01qui souhaiteraient quitter des villes à la fille.
03:04– Il y a elle, mais l'ul.
03:05– Oui, parce que dès hier, on a appris dans des médias qu'il y avait déjà beaucoup de policiers
03:13municipaux
03:14qui avaient sollicité leur transfert, parce qu'ils vont se trouver complètement démunis en fait,
03:18face à l'ultra-violence à laquelle ils vont être confrontés.
03:23Ils vont faire quoi les malheureux ? Ils font quoi de la chair à canon ?
03:27– Il y a les municipalités où la police n'est pas armée.
03:29– Oui, et là en l'occurrence, on devrait normalement aller dans l'autre sens,
03:37c'est-à-dire dans une volonté d'armer la police municipale
03:40au regard de la recrudescence d'une délinquance qui est de plus en plus violente.
03:45On ne peut pas, en plus à Saint-Denis où il y a une délinquance quand même qui est assez
03:48importante,
03:49on ne peut pas aller dans le sens inverse.
03:54C'est mettre en danger en fait les policiers municipaux, c'est les mettre en danger.
03:58Et c'est la raison pour laquelle ça n'a pas…
04:01– Parce que lui veut privilégier en fait le dialogue.
04:02– Oui, on l'a bien vu, on a bien vu dans les…
04:06– D'ailleurs LFI ne parle jamais dans ses programmes de sécurité,
04:09mais plutôt de sûreté, de mettre en place des médiateurs, des éducateurs, etc.
04:15– Oui, d'ailleurs on a vu dans les passations de pouvoir dans les mairies
04:20qui ont été prises par les insumis, on a bien vu à quel point c'était le calme qui allait
04:25y régner.
04:27– Vous faites preuve d'ironie mais…
04:28– Oui, on a vu une ultra-violence.
04:30– Ça n'a rien à voir avec l'armement de la police.
04:32– Si quand même, ça montre un petit peu le climat qu'il va y avoir dans ces municipalités.
04:37– Moi je trouve ça très bien ce qui se passe, très bien.
04:40On va savoir ce que c'est qu'elle est fiée au pouvoir.
04:43Voilà, très bien.
04:44Moi je suis… qu'ils fassent leur programme, qu'ils appliquent leur programme.
04:48On verra si dans six ans les gens vont encore voter pour eux.
04:50De la même manière par exemple que quand Hénin Beaumont par exemple à Perpignan
04:54a été élu au Réalement National, les gens disaient
04:56« Oh là là, ça va être terrible ! »
04:57Les mecs se sont réélus au premier tour.
04:58Voilà, c'est tout.
04:59Donc si dans six ans, M. Bakayoko est réélu au premier tour,
05:02très bien, c'est qu'il aura fait du bon boulot.
05:03Et que ces mesures, ces mesures sont acceptées par la population.
05:08Moi je suis pour que les gens soient responsables de leur vote.
05:11Qu'ils assument leur vote.
05:13Ils ont voté pour cette violence-là qu'on a vue,
05:16qui est un événement majeur.
05:18Je n'ai, j'ai quand même suivi quelques élections dans ma vie,
05:21je n'ai jamais vu ça.
05:23Je n'ai jamais vu des maires sortants se faire sortir justement
05:27de cette manière, avec autant de haine.
05:29Comme si c'était une prise de territoire.
05:31On va expliquer quand même,
05:33pour tous ceux qui nous regardent et qui nous écoutent,
05:35au sortir du deuxième tour des municipales dimanche soir,
05:40il y a eu des maires, et qui n'étaient pas des maires RN,
05:43un RPS par exemple, se faire pluer, voire bousculer, etc.
05:48Et voilà, c'est des images qui ont été condamnées
05:50par de nombreux responsables politiques,
05:51notamment ce matin Olivier Faure et Yelbrun Pivet.
05:54Et donc en fait, il faut que les gens assument
05:56ce qu'ils ont voté.
05:57Donc moi je suis pour que les gens de la FI qui ont été élus
06:00appliquent leur programme.
06:01Et s'ils considèrent qu'à Saint-Denis, dans six ans,
06:04il y aura plus de sécurité,
06:05ou plutôt moins d'insécurité, qu'aujourd'hui,
06:08c'est qu'ils ont réussi.
06:09Bon, je n'y crois pas beaucoup.
06:10Mais que chacun, il faut enlever les masques,
06:12que chacun fasse la politique pour laquelle il était élu.
06:15Les GG ce matin sur RMC.
06:17Faut-il augmenter les salaires des enseignants ?
06:19Selon une étude de l'éducation nationale,
06:21seulement un tiers des enseignants
06:22touchent plus de 35 000 euros net par an,
06:25contre la moitié pour les autres cadres
06:27de la même catégorie de la fonction publique.
06:29Et c'est une honte pour Fatima Haït-Bounois,
06:31la prof de français des GG.
06:34J'ai un élève qui m'a dit,
06:35et lui, maintenant, il fait de la politique.
06:37Et lui, il m'avait dit à l'époque,
06:38ah, les pires métiers, c'est quand même prof.
06:41Il dit prof, pas professeur.
06:43Prof et éboueur.
06:45Il dit, ah, vraiment, c'est les pires trucs.
06:47Franchement, les gens, ils ne vous respectent pas.
06:50En vrai, quand on parle de vous,
06:51il dit, pourtant, c'est important.
06:52Lui, il voyait que c'était important.
06:54Et c'était ce décalage-là qui est terrible à vivre.
06:59Jérôme Lavrieux, est-ce qu'il faut augmenter
07:00les salaires des enseignants en France ?
07:02– Sans doute, mais moi, j'ai toujours un principe.
07:06Si tu acceptes de rentrer dans une profession
07:08et que tu connais les conditions de rémunération,
07:10il ne faut pas s'étonner des conditions de rémunération
07:11si faibles au cours de ta carrière.
07:13– Mais l'écart se creusait avec les autres…
07:15– Alors, aujourd'hui, vous êtes ouvrier qualifié,
07:18vous gagnez la même chose qu'un prof.
07:19– En milieu de carrière, c'est la profession
07:22dans la fonction publique qui a été la plus revalorisée
07:24ces dernières années.
07:25C'est à noter.
07:26Je sais que tout est toujours mauvais, nul, etc.
07:28C'est la profession qui a été le plus revalorisée
07:31dans la fonction publique en milieu de carrière.
07:33– On a quasiment les profs les moins bien payés d'Europe.
07:35Par rapport à un enseignant en Allemagne,
07:37c'est quasiment du simple au double.
07:38– On a les profs les moins payés d'Europe,
07:40on n'est pas content d'aucun service public,
07:42et on a les taux d'imposition les plus élevés de l'OCDE.
07:47Donc, à un moment, si vous ne réformez pas l'État,
07:49ça ne peut pas fonctionner.
07:50– Très l'air mal.
07:51– Si tu payes mieux, tu attires des gens meilleurs.
07:54C'est tout bête.
07:55– Et il n'y a plus personne au concours.
07:57– Il y a des speed dating qui sont faits
07:59pour recruter des profs.
08:00– Sans aucune expérience.
08:01– Sans aucune expérience.
08:02Vous avez des gens qui font des photos d'orthographe,
08:04qui apprennent à lire vos enfants.
08:06Mais ça, c'est une réalité.
08:08Donc oui, il faut revaloriser cette profession.
08:11Moi, je me souviens, pardonnez-moi encore
08:12de parler comme un vieux,
08:14quand j'étais petit, le prof,
08:15c'était l'instit,
08:17l'instit, mais c'était la référence.
08:19Donc, il y avait le respect.
08:20– L'instit, tu avais le maire, le curé d'instit,
08:23qui étaient les trois figures,
08:26comme un peu paternelles.
08:27– Mais c'était au même niveau que médecin ou avocat.
08:29– Mais bien sûr, aujourd'hui, ce n'est plus le cas.
08:31– C'était les notables.
08:32– Mais bien sûr, la maîtresse maternelle,
08:35c'était madame, mademoiselle,
08:36il y avait un respect, etc.
08:38Et moi, je trouvais ça très bien.
08:40Mais aujourd'hui,
08:41quand tu ne payes pas bien les gens,
08:42tu ne les respectes pas non plus.
08:44Et tu ne les fais pas être respectés
08:46par les autres.
08:46– Oui, mais alors peut-être que tu les payes mieux
08:48et tu leur demandes d'être peut-être là
08:49pour faire du soutien scolaire
08:50pendant les vacances, etc.
08:51Peut-être qu'on leur demande une contrepartie.
08:54Mais force est de constater qu'aujourd'hui,
08:55ils sont très très mal payés
08:56et qu'effectivement,
08:56ça ne suscite pas beaucoup de vocation
08:58et ça peut se comprendre.
08:59– C'est de moins en moins attractif
09:01et pas simplement au regard
09:02de leur rémunération basse,
09:05c'est aussi au regard
09:05de leur condition de travail.
09:07Je veux dire,
09:08ils subissent, hélas...
09:10– Oui, les élèves sont plutôt
09:11les mêmes qu'il y a 20 ans.
09:12– Voilà, ils subissent quand même
09:13un grand nombre, on va dire,
09:15pour rester gentil,
09:16d'incivilité.
09:17– Bien sûr.
09:17– Voilà, donc ça devient
09:19très compliqué d'être prof,
09:21alors qu'à la base,
09:21c'est quand même un métier de vocation.
09:23– C'est une volonté du monde.
09:25– J'ai beaucoup de profs
09:26dans mes amis,
09:27dans mon entourage, etc.
09:29Moi, j'ai un ami très proche,
09:30prof de maths,
09:31il a 30 ans de carrière.
09:32Aujourd'hui,
09:33il ne met quasiment plus
09:34de remarques sur les bulletins
09:37parce que sinon,
09:37ils se sont défoncés après
09:38par la direction.
09:39– Mais non !
09:40– En disant,
09:40c'est stigmatisé les élèves, etc.
09:42– Il est dans le public ?
09:43– Il est dans le public, les clients, bien sûr.
09:45Et que les parents viennent râler
09:46parce qu'il a dit
09:47« élève peut faire mieux, etc. »
09:50Mais donc, aujourd'hui,
09:51il prend le parti,
09:52la plupart du temps,
09:52de ne pas faire de commentaire
09:53ou de faire un commentaire
09:54tellement neutre
09:55pour ne pas être emmerdé.
09:56– Il y a aussi un truc,
09:57c'est que les commentaires aujourd'hui
09:58sur les bulletins scolaires,
09:59ils apparaissent sur Parcoursup,
10:00par exemple.
10:01Donc en fait, en un commentaire,
10:02tu peux tuer l'avenir
10:03d'un gamin.
10:04Et donc, tu as des parents aussi
10:06qui aujourd'hui
10:06vont voir les profs
10:07beaucoup plus facilement
10:08en disant
10:08« Mais vous vous rendez compte
10:09du commentaire que vous faites
10:09sur son bulletin,
10:11ça va dans Parcoursup
10:12et donc, mon enfant risque d'être, etc. »
10:13Et donc, en fait,
10:14il y a beaucoup plus de gens
10:16qui vont ergoter,
10:17qui vont contester.
10:20– Oui, mais si le gamin
10:21se tient mal pendant les cours,
10:22– Non, mais c'est difficile.
10:22– Oui, les parents,
10:24on devait dire aux gamins
10:24« Tiens-toi bien
10:26parce que sinon,
10:26ça sera sur Parcoursup. »
10:27– Mais le prof hésite
10:28parce qu'il y a trop de pression
10:29aujourd'hui de la part des parents.
10:30– Je suis désolée,
10:31celle, c'est pas nouveau.
10:33Je parlais aussi comme une vieille,
10:34mais à l'époque,
10:35on avait des bulletins
10:36tous les trimestres.
10:38Mais oui,
10:38mais quand on devait constituer
10:40des dossiers,
10:40il fallait mettre les bulletins.
10:41– Mais tu pouvais rentrer
10:42à la fac.
10:42– Donc, c'était aussi
10:42porté à la connaissance.
10:44– À ton époque,
10:44et tu es née un tout petit peu
10:45avant moi,
10:46mais vraiment,
10:46ça te joue à quelques semaines.
10:47– Légèrement.
10:48– Légèrement.
10:48Mais à notre époque,
10:49tu voulais rentrer à la fac.
10:50En fait, tu faisais de faire la queue.
10:52– C'est vrai.
10:52– Oui.
10:53Et quel que soit ton bulletin,
10:54il fallait juste avoir le bac.
10:55Bon, qui était plus difficile,
10:56je l'envoie.
10:57– C'est vrai.
10:57– Mais tu faisais la queue
11:05sur RMC.
11:06David Lysnard a-t-il raison
11:08de quitter les Républicains ?
11:09Le maire de Cannes
11:10et président de l'Association des Maires
11:11a annoncé ce matin
11:12son retrait des LR
11:14à cause du refus
11:14d'une primaire
11:15ouverte à toute la droite
11:17pour la présidentielle.
11:18David Lysnard
11:19qui était l'invité
11:19d'Apolline de Malherbe ce matin.
11:21– Ce qui s'est passé hier
11:23est un non-sens.
11:24Un non-sens absolu.
11:25– Le bureau des Républicains.
11:25– Oui, bien sûr.
11:26Où on propose un vote biaisé
11:28avec deux votes
11:30sur des modalités partielles
11:31et un vote sur une personnalité.
11:33– Concernant la primaire.
11:33– Déjà, c'est un vote truqué.
11:35– Pour vous, c'est un vote truqué
11:37ce que propose le bureau politique de LR.
11:39– Quand vous posez trois questions
11:40en disant, est-ce que vous êtes pour…
11:41– Un, est-ce qu'il y a une primaire fermée ?
11:43– Deux, est-ce qu'il y a une primaire ouverte ?
11:44– Trois, est-ce qu'on doit désigner
11:46directement le président du mouvement ?
11:47– Primaire fermée, ça s'appelle
11:49un vote interne.
11:50Primaire semi-ouverte,
11:51je ne sais pas ce que ça veut dire.
11:52Une primaire, c'est forcément ouvert.
11:53Viens qui veut, vote qui veut.
11:55Troisièmement, un vote sur une personne.
11:56Donc il y a deux questions de méthode,
11:58une question de personne.
11:59– Pour vous, c'est carrément un scandale ?
12:01C'est truqué ?
12:02– Un scandale, je ne sais pas.
12:02– Non, mais je veux dire, c'est…
12:03– Vous voyez bien que ce n'est pas honnête ?
12:04– C'est pas honnête.
12:05– Vous divisez par trois.
12:06– Donc vous n'avez plus rien à faire chez LR ?
12:07– Oui, je pense, oui.
12:09– Allez !
12:10– Voilà, décision de David Lister de quitter les LR.
12:12C'est une décision courageuse, Jérôme Lavrieux.
12:14– Je vous sens bien optimiste.
12:16– Ben quoi ?
12:17– Elle lui dit qu'il n'avait plus rien à faire chez LR
12:19et répond « Oui, je pense ».
12:21– Oui, mais juste après, il a annoncé qu'il partait.
12:23– Franchement, non, mais c'est le destin de LR.
12:28C'est finir par s'étioler petit à petit
12:30entre celui qui est président de LR,
12:33qui se barre chez Marine Le Pen,
12:35et lui qui veut se présenter à la présidentielle.
12:37Ils ne sont même pas d'accord sur comment désigner
12:39le candidat de LR.
12:40– Mais il a son mouvement, Nouvelle Énergie.
12:43– Qu'est-ce qu'il y a ?
12:44– Ah oui ?
12:44– Il a créé un mouvement.
12:45– Ça vous a échappé ?
12:46– Non, mais je croyais que c'était un truc
12:48pour changer le contrat d'électricité.
12:50– Oh, écoutez, est-ce que vous êtes mauvais ?
12:53Et c'est incroyable.
12:55– Non, mais personne en France ne dit
12:57« Je vote Nouvelle Énergie ».
12:58– Et attendez, excusez-moi,
12:59vous souvenez, mais le nom d'Emmanuel Macron,
13:01« En Marche »,
13:02qui pouvait penser ?
13:03Qui a trouvé qu'En Marche c'était un vote ?
13:05– À l'annonce de son départ,
13:07j'ai vu dans la rue,
13:10il n'y avait personne au balcon en disant
13:11« Je t'en prie, reste, reste avec nous,
13:13franchement, tu manques à la France ».
13:15Il y a eu une vague d'enthousiasme
13:17et tu es en train de se lever.
13:18Vous ne vous rendez pas compte ?
13:19– De l'importance, l'importance considérable
13:21de cette annonce dans le paysage politique français.
13:24– Il y a des gens qui émergent,
13:25vous n'êtes pas contents.
13:26En fait, vous voulez que ça…
13:26Jérôme, c'est ça.
13:28– Ah si, si, si, si.
13:29Quand il y a quelqu'un qui émerge,
13:30je suis content.
13:31Mais justement, il n'émerge pas.
13:32– Ah bon ?
13:32– Pas encore ?
13:33– Ah, Gaël Mélule.
13:34– Moi, j'ai beaucoup.
13:35– Je vois de l'espoir dans vos yeux.
13:36– Ah, moi, j'ai beaucoup d'espoir.
13:37Je mets beaucoup d'espoir
13:39en la personne de Lysnard.
13:40Déjà, outre le fait
13:41qu'il a un physique avantageux.
13:43– Mais ça, on s'en fouille.
13:44– Oui, mais c'est quand même…
13:45Je voulais le dire.
13:46– Imaginez si un homme avait dit ça.
13:48– L'argument, c'est oui !
13:49– Ben oui, bien sûr.
13:52– Si moi, j'avais dit,
13:53tel candidat est joli.
13:54– Mais alors, tu peux le dire.
13:56C'est quoi le problème ?
13:57– Alors, outre le fait,
13:58je n'ai pas dit que c'était l'argument.
13:59– Moi, je trouve qu'il est droit dans ses bottes,
14:03qu'il a des positions qui sont fermes
14:07et il a bien raison de partir du…
14:09– Et là, Jérôme, s'il était méchant,
14:13on te dirait quelle position il a.
14:14– Ah oui, non mais…
14:15– Il a bien raison de partir des Républicains.
14:17– Sur quel sujet, par exemple ?
14:18– Sur le sujet de la sécurité, par exemple.
14:21– De l'énergie, tiens, voilà.
14:22– Oui, la nouvelle.
14:24– Et il a tout à fait raison
14:27de partir des Républicains
14:28parce que, de toute manière,
14:29les Républicains sont morts,
14:30ils sont complètement dissous
14:33dans la Macronie,
14:34ils ont fait n'importe quoi.
14:35– En un mot, c'est ce que j'appelle
14:37le syndrome Xavier Bertrand.
14:39C'est-à-dire que David Lissnard,
14:39il est tous les trois mois
14:40dans une matinale pour dire
14:42« Je vous rappelle que je suis président
14:43à l'élection présidentielle,
14:44que je suis chez LR,
14:45mais que d'un pied et pas de l'autre, etc. »
14:47Et c'est ce qui lui permet d'exister.
14:49– Vous êtes des migrants, vous êtes très important.
14:50– Non mais il existe, c'est vrai.
14:50– Vous savez, c'est un autre niveau
14:51quand même que Xavier Bertrand.
14:52– Il commence à peser.
14:55– Ah oui, ou ça ?
14:56– Sur les réseaux, il est très suivi.
14:58– Mais bien sûr.
14:59– J'ai un grand compte Twitter.
15:02– Je vérifie.
15:03– Si le mec, il quittait l'air,
15:04c'est parce qu'il sait
15:06qu'il ne peut pas convaincre
15:07une majorité de militants
15:08de son propre parti.
15:09On n'est pas en train de convaincre
15:11le centre-gauche
15:12de voter pour soi
15:13au second tour de la présidentielle.
15:14– 178 000 abonnés, c'est déjà là.
15:19– C'est moins que moi.
15:20– Il est beau, il a des abonnés.
15:21– Il a moins d'abonnés que moi.
15:23– Dont 60 000 à Cannes
15:25qui ont peur de ne pas recevoir
15:26d'être social.
15:26– Je regarde Xavier Bertrand.
15:28– Alors attendez,
15:30je n'aurai jamais.
15:31Xavier Bertrand,
15:32mais il n'est plus vieux.
15:33206 000 abonnés.
15:35– Voilà, moins que moi.
15:37– On s'en fout, Fred,
15:38tu n'es pas candidat.
15:39– Je vais peut-être réfléchir
15:39un destin politique.
15:40– Et Michel Barnier,
15:41votre dernière idole ?
15:42– Je vais regarder.
15:45Fred, donnez-nous votre avis
15:47sur la question.
15:48– On peut quand même dire
15:50qu'il a plutôt du bon sens,
15:52Viznard.
15:53– Excuse-moi,
15:54moi je vois ses tweets,
15:55je vois ses déclarations.
15:57On ne peut pas dire
15:57qu'il soit vraiment déconnecté
15:59de la société.
16:00C'est un type plutôt
16:01bien dans ses pompes.
16:02En plus, il a la légitimité
16:04d'une élection magnifique
16:05à Cannes au premier coup.
16:06– Non, mais ça va.
16:06– Il est beau, il est beau.
16:08– Non, mais ça va.
16:10– Il est beau, il est beau.
16:11– Il est beau, il est beau.
16:11– Non, mais à Cannes,
16:14il y a assez,
16:14la liste de gauche,
16:16de gauche,
16:17centre-gauche,
16:18a fait 7%.
16:19– Mais parce que tellement
16:20il est de bonne gestion.
16:21– Mais bien sûr,
16:22t'as pas besoin
16:23de coller des affiches.
16:24Franchement.
16:25– Alors, excuse-moi,
16:25la légitimité des urnes,
16:27ça existe même à Cannes.
16:27– Oui, oui, oui.
16:28– Quand tu gagnes
16:29une ville de gauche
16:29que t'es de droite
16:30et que tu fais 73%,
16:31t'as une grosse légitimité
16:32pour convaincre
16:33à une présidentielle.
16:34Grosso modo,
16:35il faut faire plus de 50%
16:36une présidentielle
16:37et convaincre des gens
16:38qui ne sont pas de ton côté.
16:39– Tout à l'heure,
16:39vous avez ricané
16:40en disant
16:40« Et Michel Barnier ? »
16:41Eh bien, sachez que
16:42Michel Barnier,
16:43qui n'est plus tout jeune,
16:44vraiment,
16:44eh bien, il a 250 000 abonnés
16:46sur le truc.
16:47– Et donc, je ne ricanerai pas.
16:48J'ai juste dû vous dire
16:49que Michel Barnier,
16:50si c'est le critère,
16:50a plus de chances
16:51d'être président
16:52que David Dussnard.
16:54– Oui, on va faire
16:54qui c'est franc.
16:55– Il a été Premier ministre,
16:55ça n'a pas très bien marché.
16:56– Ben voilà.
16:57Merci d'aller dans mon sens.
16:58– Le nombre d'abonnés…
17:01– Ne jouez pas
17:01la candidature.
17:02– Nabila et Maëva Guénam
17:03seraient au gouvernement
17:04si ça jouait au nombre
17:05d'abonnés.
17:06Ce n'est pas le principe
17:08de la présidentielle.
17:09On ne compte pas les abonnés.
17:10– Pas encore.
17:10– On compte les bonnes votes.
17:12Je vais le rappeler quand même.
17:12– On va quand même regarder
17:13durant la pause
17:14le nombre d'abonnés
17:15de chaque responsable politique
17:16pour voir quand même
17:16qui en a le plus.
17:17Allez.
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