- il y a 5 mois
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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00:00RMC Estelle Midi, le zapping RMC.
00:04Et on commence avec un extrait d'Apolline Matin, c'est sa grande rentrée également sur RMC.
00:08Apolline de Malherbe, faut-il supprimer les avantages des politiques ?
00:11Dans une vidéo publiée sur sa chaîne YouTube, François Bayrou a promis d'abolir les privilèges indus
00:16dont bénéficieraient les responsables politiques.
00:18Une déclaration qui laisse circonspect l'essayiste et nouveau membre de la team RMC, Louis Sarkozy.
00:24Ne craignez rien, Madame de Malherbe, car nous assistons aujourd'hui à une nouvelle manifestation de la grandeur française.
00:32François Bayrou mobilise face à ce problème René Dozière, un ancien député socialiste de 84 ans,
00:38flanqué de quelques parlementaires.
00:39Voilà notre sursaut donc.
00:41Oubliez Colbert, oubliez Turgot, oubliez Briand, plus de Blum, plus de Mendès France.
00:45En France, on ne réforme plus, on ne risque plus, on ne sursaut de plus, on s'enfonce.
00:51En criant le contraire, place à René.
00:52L'Argentine, voyez-vous, a son ravir mille, l'économiste enragée, tronçonneuse brandie,
00:57décidée à transformer son pays et redresser ses finances.
01:01Et nous en France, pour affronter notre dette abyssale, nos dépenses incontrôlables,
01:05notre croissance inexistante, nos impôts bibliques, nous avons...
01:09François Bayrou et René Dozière.
01:11Ainsi va la France.
01:13Gaëlle Mélule, vous qui réclamez à Corséacris depuis des mois l'abolition des privilèges des politiques.
01:19Là, vous devez soutenir François Bayrou, j'imagine.
01:22Non, je ne soutiens pas Bayrou parce que c'est encore un effet d'annonce.
01:30Ça va prendre encore des mois.
01:32On sait ce qu'on doit faire.
01:35Et en plus, lui, il est très bien placé pour savoir, par exemple,
01:37que le commissariat au plan ne sert à rien.
01:41Puisqu'il l'a dirigé, il sait très bien que ça n'a absolument aucune utilité
01:47où ils ont en plus replacé Clément Beaune qui ne sert, lui, non plus à rien.
01:52Donc déjà, qu'il nous dégage ça.
01:53Le conseil économique et social, ça ne sert à rien.
01:56Les gens sont payés pour ne rien faire.
01:58Là, on peut faire des vraies économies.
02:00Les sénateurs, les députés ont été augmentés il n'y a pas si longtemps que ça.
02:03de centaines d'euros chacun.
02:04Mais il n'était pas Premier ministre.
02:05Il n'était pas Premier ministre.
02:07Mais je parle du devoir d'exemplarité des politiques
02:10sur lesquelles on s'est complètement assis depuis des années.
02:14Je ne dis pas que c'est Bayrou qui est responsable.
02:16Je dis que c'est la classe politique dans son ensemble.
02:18Vous devriez être contente, c'est un truc qui est fait.
02:20Mais il y a déjà des choses qui auraient dû être faites depuis longtemps.
02:25Là, il va encore une fois...
02:27Il ne fait que ça, de toute manière, Bayrou.
02:28Il tue le temps, il gagne du temps.
02:30C'est tout, voilà.
02:31Aujourd'hui, il devrait déjà rappeler à tous ses politiques
02:35leur devoir d'exemplarité.
02:37Il y a déjà des choses qui devraient être faites aujourd'hui.
02:40Il fait des propositions, non, déjà ?
02:42De supprimer les jours fériés.
02:44Il n'a pas eu besoin de créer une commission des mois.
02:47Il n'a qu'à inviter aussi l'archer, le président du Sénat,
02:51pour lui demander quelles sont les économies qu'on pourrait faire là-bas.
02:54Il n'a pas eu le temps de...
02:56Donc aujourd'hui, il n'y a plus le temps de faire des commissions.
02:59Il faut agir.
03:00Il faut être radical.
03:02Il faut être brutal, aujourd'hui, sur cet État obèse.
03:05Ça suffit.
03:06Vous êtes d'accord avec ça, Jérôme Lavrieux ?
03:08Oui et non, parce que ce que disait Louis Sarkozy,
03:11il se moquait facilement de René Dozière.
03:12Déjà, ce n'est pas parce qu'on a 80 ans qu'on est un con.
03:16Vous savez qu'un vieux con, c'est un jeune con
03:17qu'on a laissé prospérer trop longtemps.
03:19Il faudrait s'en rappeler.
03:20Et puis, je ne suis pas sûr que ce soit le mieux placé
03:24pour parler des privilèges des élus et des anciens élus.
03:27Parce que, globalement, est-ce que c'est à l'État de payer à vie
03:31un cabinet, un secrétariat, des locaux, des gardes du corps à foison
03:36aux anciens présidents de la République ?
03:39Donc, on sait qu'il y en deviendra jamais les présidents de la République.
03:41Il y en reste beaucoup plus d'anciens premiers ministres.
03:44On va faire comme pour les cures thermales, on va dire.
03:46Ce n'est pas ça qui va résoudre les problèmes du budget.
03:48Donc, on n'y touche pas non plus.
03:50Donc, je rajoute 2 millions à la cagnotte depuis ce matin.
03:54Donc, oui, René Dozière, c'est quelqu'un d'ultra compétent,
03:56très honnête, qui a toujours...
03:58C'est grâce à lui qu'on a eu la transparence sur le budget
04:00dans les ministères et qu'on a eu la transparence...
04:02Je le dis, il est socialiste, je ne suis pas socialiste.
04:04Transparence sur les fonds de l'Elysée,
04:07la fin des fonds secrets, la fin des choses opaques.
04:09Mais ça va prendre du temps.
04:11Ce n'est pas pour demain, quoi, la fin des privilèges.
04:13Ça dépend de la commande qui lui a été passée.
04:15René Dozière, il n'a pas besoin de 10 ans pour travailler sur ce sujet.
04:18Le dossier, il est prêt, il vous l'amène.
04:19Il faut juste avoir du courage politique pour le mettre en œuvre.
04:22Oui, il y a plein de choses à faire.
04:23Oui, le Conseil économique et social environnemental,
04:26c'est de la connerie, ça n'a jamais servi à rien,
04:29sauf à Mitterrand à recaser des vieilles chanteuses
04:31en malle d'audition et d'auditoire, plutôt.
04:33Enfin, les deux, parfois même.
04:36Et des syndicalistes en pré-retraite,
04:39ça ne sert strictement à rien.
04:40Ils ne font aucun rapport, c'est nul.
04:42C'est un palier de la République qui coûte une fortune pour rien.
04:45Non, ils sont payés 2000 balles par mois.
04:47C'est déjà pas mal.
04:48Oui, d'accord, pour rien foutre, c'est grassement payé, je suis d'accord.
04:50Ils travaillent dans un endroit foncieux,
04:51mais en même temps,
04:54faire ce genre de truc pour laisser croire
04:55qu'il y a plein de privilèges,
04:57alors les ministres, ils touchent leur retraite à vie.
05:00Non, les ministres, ils touchent une retraite
05:01pour ce qu'ils ont cotisé au moment où ils ont l'âge commun
05:04pour être à la retraite.
05:05Un fauteuil à 40 000 euros, par exemple, pour Gérard Larcher,
05:07c'est un privilège, je suis désolée.
05:08Mettez-vous à la place du fauteuil,
05:10vous savez ce qui doit endurer tous les jours.
05:12Non, mais enfin, n'empêche que voilà,
05:13ça aussi, on pourrait peut-être économiser là-dessus.
05:14Ça, c'est de la connerie.
05:16Un mec, un président du Sénat,
05:17dit, il ne voit pas le problème
05:18qu'on va lui faire un fauteuil à 40 000 euros,
05:21c'est qu'il y a un problème.
05:21Si on met fin à ça, c'est quand même pas mal.
05:23Mettons fin au Sénat, déjà, on fera plus d'économies.
05:26Perico, les gars, est-ce que ça va dans le bon sens
05:28ou est-ce que c'est totalement démago ?
05:29Il ne s'agit pas de supprimer des organismes
05:31ou des institutions qui ne servent à rien,
05:32ça, c'est un autre débat.
05:33Il s'agit de supprimer les privilèges supposés
05:36des hommes politiques.
05:38Beaucoup a été fait déjà depuis Michel Rocard
05:40sur la suppression.
05:41Je peux vous dire qu'on est sous contrôle,
05:43ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de temps en temps
05:44un écart ou un débordement.
05:45Là, c'est comme si on disait,
05:46on a les radars routiers,
05:47on va faire une commission pour vérifier
05:49s'il marche bien.
05:50Bon, oui.
05:50Alors, je peux rassurer le Premier ministre,
05:52il trouvera, René Dozier trouvera
05:54des petits dossiers.
05:55Je pense que là, vraiment...
05:56On peut lui en donner quelques-uns, je pense.
05:57Oui, René Dozier, en plus, effectivement,
05:59il a mis de la clarté sur le gaspillage
06:02des comptes publics.
06:04Il n'est pas non plus blanc-bleu lui-même
06:06dans la gestion qu'il a fait à l'époque
06:07parce qu'il y avait souvent des copains à lui
06:09avec lesquels il était plus ou moins intransigeant.
06:11Mais ça reste quelqu'un qui a été essentiel
06:12dans le fonctionnement financier de la République,
06:14ça, c'est indéniable.
06:15Et il était souvent seul.
06:17Arnaud Montebourg a voulu prendre un peu la suite
06:19et il s'est fait tacler.
06:20Donc, oui, on va tout nettoyer,
06:23partout, les jours de congé.
06:24C'est bien, ça.
06:25Oui, mais ne nous attendons pas non plus
06:27à ce qu'on découvre des choses aberrantes.
06:30Il n'y a pas de scandale majeur.
06:31Et si on tombe sur un scandale,
06:33tant mieux, on le dira ici.
06:35Mais voilà, je pense que François Bayrou
06:37veut dire, moi, je suis blanc-bleu,
06:39je veux l'exemplarité pour tout le monde,
06:40ce côté main d'air France.
06:41Je suis monsieur propre,
06:43et donc je veux que la classe politique,
06:44maintenant qu'on va demander
06:45des efforts aux Français,
06:46il faut que nous soyons dignes
06:47des efforts qu'on va demander.
06:48C'est pas malsain,
06:50mais voilà, qu'on ne s'entende pas
06:51à des miracles
06:51ni à des révélations fracassantes.
06:53Extrait du 5-7 Morning RMC,
06:55l'une des grandes nouveautés d'RMC
06:57avec Pascal Latour-Dupin
06:58et avec Mathieu Béliard.
07:01Ce matin, avez-vous le blues de la rentrée
07:03après les congés d'été ?
07:05La moitié des Français déclarent avoir le blues
07:07au moment de reprendre le travail.
07:08Un phénomène tout à fait normal
07:10qu'il faut relativiser,
07:11selon le docteur et membre de la team RMC,
07:14Aurel Gage.
07:14Le blues de la rentrée,
07:17c'est quelque chose qui est normal.
07:19C'est un sentiment de déprime.
07:21Les Américains décrivent ce genre de phénomène
07:23comme le honeymoon hangover.
07:25C'est-à-dire que lorsque vous avez
07:25des phases de lune de miel,
07:27c'est la gueule de bois de la lune de miel,
07:28c'est-à-dire des phases de votre vie
07:29où vous êtes très bien,
07:30on pourrait traduire en français,
07:32c'est la réalité dans ta face,
07:33la rentrée justement.
07:35Comment on fait pour limiter justement
07:37ce blues ?
07:38Donnez-nous des clés.
07:39Eh bien, la première clé,
07:40on l'a dit,
07:41c'est la réalité qui revient trop vite.
07:43C'est comme avant d'aller dans le grand bain,
07:45on va dans le pédiluve,
07:46on fait une pré-rentrée.
07:47Je ne sais pas si vous vous souvenez
07:48quand vous étiez à l'école,
07:49qu'est-ce qu'on faisait ?
07:49Le premier jour de la rentrée,
07:51ce n'était pas directement les cours.
07:52Moi, c'était,
07:53on écrivait sur une feuille son prénom,
07:54ce qu'on veut faire, etc.
07:56Eh bien, en fait,
07:57il faut exactement faire pareil.
08:00Est-ce que vous avez le blues de la rentrée,
08:02Jérôme Lavrieux ?
08:05Tout l'été, moi, j'attends impatiemment
08:07trois jours de congé fin septembre.
08:09Des jours fériés.
08:10Non, non, non.
08:12Non, non.
08:12Puis moi, quand je ne travaille pas,
08:13je ne suis pas payé.
08:14D'accord ?
08:15Puisque je suis indépendant,
08:16je suis tranquille dans la matière.
08:18Si je ferme mes gîtes,
08:19je n'ai pas de recettes.
08:20Mais j'attends tout voir.
08:21Vous parliez tout à l'heure,
08:22je me suis fiancé cet été.
08:24J'ai cru comprendre que ma chérie
08:25allait m'inviter à partir en week-end
08:27trois jours fin septembre.
08:29Bravo.
08:29La ville de l'amour.
08:31De Nice.
08:32Véronne.
08:32Non, Rome.
08:33Ah oui, aussi.
08:34Enfin bon, il y a plein de villes de l'amour.
08:36Yael Mélue, le blues de la rentrée
08:37ou pas du tout ?
08:38Ah non, pas du tout.
08:38Pas du tout.
08:39Moi, je suis très contente
08:40de travailler.
08:42Je ne me suis pas beaucoup arrêtée
08:43non plus cet été.
08:44Donc, je ne vois pas trop la différence.
08:45Est-ce que vous avez relancé
08:46l'affaire Quanta ?
08:47Absolument, j'ai relancé
08:48l'affaire Quanta.
08:49Ça m'a pris absolument
08:50tout le mois de juillet
08:51jusqu'à début août.
08:53J'ai pris quelques jours en Bourgogne.
08:55Je le recommande.
08:55C'est magnifique.
08:56Et voilà.
08:57Péricault Légas,
08:58vous n'avez pas les vacances.
08:59Ma seule rentrée, c'est toi
09:00et j'étais à la passion
09:01de te retrouver.
09:01Qu'est-ce que je vais aller
09:02pour le liché ?
09:02D'accord.
09:03Il n'y a aucun blues de rentrée.
09:05Non, mais je l'ai connu.
09:07Je l'ai connu.
09:08Le chef de service,
09:09le supérieur hiérarchique,
09:10enfin, les études.
09:12Non, non.
09:12Bien sûr, c'est terrible.
09:13Alors, le 8 août, le 12 août,
09:15puis ça se rapproche.
09:16Là, je vois mes enfants
09:17qui restent les dernières semaines.
09:18Ils ont la passion de rentrée.
09:19Oui, mais il faut savoir
09:21que sans le stress de la rentrée,
09:23il n'y a pas le plaisir
09:24de bonheur en vacances.
09:25Ce sont les contrastes
09:26qui font les plaisirs de la vie,
09:27pas le bonheur absolu.
09:28Je parle magnan.
09:28Je comptais failloter un peu
09:30pour mon premier jour
09:30et je me rends compte
09:31qu'avec Perico,
09:32je suis tombé sur un mètre
09:33en la matière.
09:34Moi, je faillote depuis le premier jour.
09:35Je n'y écoute même plus.
09:36Moi, je faillote depuis 5 ans.
09:37C'est ça, les différences.
09:37Mais personne n'a posé la question
09:38à Estelle.
09:39Est-ce qu'Estelle a le blues
09:40de la rentrée aujourd'hui ?
09:41Vous savez, j'ai vécu
09:41dans un tout petit van
09:42de 2 mètres carrés
09:43pendant 15 jours.
09:45Je suis très heureuse
09:46d'avoir de la place
09:46avec du saumon tous les jours.
09:48Pas tous les jours, malheureusement.
09:50Les finances étant ce qu'elles sont,
09:52le saumon est très cher.
09:53Les GG ce matin sur RMC.
09:57Des profs qui manquent
09:58pour la rentrée.
09:59Est-ce scandaleux ?
09:59Cette rentrée 2025
10:00s'annonce encore plus difficile
10:02pour les élèves
10:02puisque la pénurie de profs
10:04continue et s'aggrave
10:05selon les syndicats.
10:06Cet été, plus de 2000 postes
10:07n'ont pas été pourvus au CAPES.
10:09Une situation pas surprenante
10:11pour la prof de français
10:11et membre des GG.
10:13Fatima Haïd-Buona.
10:14C'est inquiétant, oui.
10:17Et comme maman, je vous le dis,
10:19comme parent,
10:20et comme prof aussi,
10:21c'est inquiétant
10:22et pas surprenant.
10:24Et je trouve scandaleux
10:25de dire...
10:26Quand on tient...
10:27Normalement,
10:27ils devraient tenir une promesse
10:28puisque un prof devant chaque classe,
10:32c'est la base.
10:33C'est le B.A.B.
10:33On ne demande même pas.
10:34Là, ce n'est pas des privilèges.
10:35C'est juste pour avoir un cours,
10:37on a besoin d'avoir
10:38le professeur devant.
10:40Et je trouve ça encore plus scandaleux
10:42l'idée d'un adulte
10:44vous aurez un adulte.
10:46C'est-à-dire,
10:46on va prendre n'importe qui
10:47parce que c'est dangereux
10:48de mettre n'importe qui.
10:50On a des petits cerveaux
10:52comme une patte
10:53en train de se faire.
10:54Une patte qui est...
10:56Les enfants sont influençables.
10:58Donc, il faut être professionnel
10:59face à eux.
11:00On doit savoir
11:01qui est devant les enfants.
11:01Perico, les gars,
11:04ça vous scandalise
11:04le fait qu'il y ait des enfants
11:05qui vont se retrouver
11:06à la rentrée sans prof ?
11:07Ce qui me scandalise,
11:08c'est que ça doit faire
11:08une bonne dizaine d'années
11:09que le sujet récurrent
11:10intervient à la rentrée.
11:12C'est chaque année
11:13un peu plus grave.
11:14Mais qu'ont fait
11:14Mme Najat,
11:15M.Belkacem,
11:16M. Blanquer,
11:17enfin, tous les ministres...
11:18Leur première mission,
11:19je les entends parler
11:19de tout sur l'école.
11:21Jusqu'à suggérer
11:21que Mme Borne,
11:22dès la maternelle,
11:23il faut qu'ils sachent
11:23quelle carrière
11:24ils vont faire
11:24quand ils auront 30 ans.
11:26Mais qu'ils s'occupent
11:26d'abord de ça.
11:27Leur premier boulot,
11:28c'est de donner
11:28aux classes françaises
11:30les enseignants
11:31dont les élèves ont besoin.
11:32C'est la priorité
11:33des priorités de la République
11:34avant toute autre chose.
11:35C'est le fondement de l'État.
11:36Mais qu'est-ce qu'on fait
11:36s'il n'y a plus personne
11:37qui veut devenir prof ?
11:38Mais parce qu'ils ont créé
11:39les conditions
11:40pour lesquelles on n'a pas envie
11:40de devenir prof.
11:41C'est à eux,
11:42c'est au gouvernement.
11:42Enfin, quel aveu d'impuissance ?
11:44Alors, on présente ça
11:44comme un fait divers.
11:46C'est comme les morts
11:46sur la route,
11:47c'est une fatalité.
11:48On n'a pas assez de profs
11:49pour remplir les classes.
11:50Mais c'est un scandale,
11:51j'allais dire,
11:52abject pour la société française.
11:54Savoir qu'une fois de plus,
11:56on annonce comme ça,
11:57comme la météo,
11:58il va pleuvoir un petit peu,
11:59il n'y aura pas assez de profs
11:59pour la rentrée scolaire.
12:00Moi, je crois que ce pays
12:01devient fou
12:01et cette classe politique
12:02est en train de se discréditer
12:04par ce genre de détails,
12:05par ce genre de détails monstrueux.
12:07On se rend compte
12:07de l'incompétence,
12:08de la lâcheté
12:09et de la résignation
12:10de notre classe politique.
12:10Moi, je pense aux parents
12:11à qui on va dire
12:12votre enfant,
12:13il n'aura pas de prof
12:14d'histoire géo
12:14pour là en cette rentrée.
12:16Sans parler des absences
12:17de l'année,
12:17ceux qui vont,
12:18qui viennent et voilà.
12:19Ce qui est délirant,
12:20c'est que de cette information-là,
12:22on en fait,
12:23c'est ce que tu disais Perico,
12:24on en fait justement
12:25un détail de l'actualité.
12:27Le fait qu'il n'y ait pas
12:28une anecdote,
12:30exactement.
12:30Le fait qu'il y ait des enfants
12:32qui n'aient pas de professeurs,
12:34mais ça devrait être un scandale.
12:36C'est un scandale absolu.
12:38L'école,
12:39l'éducation de nos enfants,
12:40c'est ce qui crée
12:42notre société.
12:43C'est-à-dire qu'on ne va pas
12:45permettre à certains enfants
12:46d'accéder à la connaissance.
12:49Et c'est ça,
12:50c'est ça ce qu'on veut
12:52de notre société aujourd'hui.
12:54Ça aurait dû être
12:55la priorité absolue
12:5624 heures sur 24
12:58d'Elisabeth Borne cet été.
12:59On leur donne le bac
13:00gratuitement tout à l'heure,
13:01ça n'a aucune importance.
13:02Mais c'est,
13:03c'est très,
13:04c'est gravissime.
13:06C'est gravissime.
13:07Gravissime.
13:08C'est plus que grave.
13:08L'état de notre éducation nationale
13:09doit être notre priorité.
13:12En même temps,
13:13il y a tellement de sujets
13:14qui sont notre priorité.
13:16Celui-là est la priorité.
13:17L'éducation,
13:18la sécurité,
13:20la lutte contre les violences.
13:22Tout a été laissé.
13:23Aujourd'hui,
13:23tu prends des profs
13:25qui ont 8 de moyenne.
13:26En fait,
13:27la sélection des profs,
13:29elle est de moins en moins.
13:30Il y a de moins en moins
13:31de candidats.
13:31Bien sûr,
13:32mais parce qu'on a laissé
13:33la situation se pourrir
13:34année après année.
13:35Et qu'aujourd'hui,
13:36on a mis une ministre
13:37de l'éducation
13:39où elle avoue
13:41elle-même
13:41qu'elle n'est pas compétente.
13:42Ce n'est pas de la faute
13:43d'Elisabeth Borne.
13:43Ce problème de manque
13:45d'attraction
13:46de l'éducation nationale,
13:47il était déjà là
13:47il y a quelques années.
13:48Aujourd'hui,
13:48c'est elle qui est en place.
13:49Elle a été Premier ministre
13:50quand même.
13:51Et puis comme il y a
13:51une année blanche cette année,
13:53on ne pourra pas
13:53augmenter les profs.
13:55Il n'y aura pas
13:56d'attractivité supplémentaire.
13:58Jérôme Lavrieux ?
14:00C'est un problème,
14:01certes,
14:02récurrent,
14:02mais on ne peut pas
14:03forcer les gens
14:03à passer le concours
14:04s'ils n'ont pas envie
14:04de le passer.
14:06On ne fait jamais
14:07le rapprochement
14:08du fait que
14:09on est le pays
14:12développé au monde
14:13qui paye le plus
14:14d'impôts
14:15en tout genre,
14:17le plus pressurisé.
14:18D'accord ?
14:19Et pourtant,
14:20personne n'est content
14:21du service public.
14:22Ce qui montre
14:23que ce n'est pas l'argent
14:23qui fait le bonheur
14:24pour les services publics.
14:26Ce qui montre
14:26qu'il y a besoin
14:27d'une réorganisation.
14:28Qui,
14:29au sein de cette table,
14:30ose dire que
14:31dans le personnel
14:32de l'éducation nationale,
14:33je ne parle pas
14:34des gens
14:34qui font le ménage,
14:35tout ça,
14:35c'est les collectivités.
14:36Il y en a 20%
14:37qui sont des enseignants
14:39qui ne seront jamais
14:39devant un élève
14:40parce qu'ils sont
14:41dans l'administration,
14:42parce qu'ils sont
14:42inspecteurs,
14:42sous-inspecteurs,
14:43inspecteurs adjoints,
14:45directeurs de cabinet
14:45de l'inspecteur,
14:46du sous-inspecteur,
14:47de l'inspecteur adjoints
14:48et qui ne vont jamais
14:48aller donner des cours.
14:50Donc on recrute des gens
14:50sur des statuts de profs
14:52et puis dès qu'ils peuvent,
14:54on va leur donner
14:54un statut administratif.
14:57Ben non,
14:57c'est comme dans les hôpitaux,
14:58si tous les médecins
14:59s'occupent de faire
14:59de l'administration,
15:00tu vas être soigné
15:01par un administrateur
15:02qui ne sait pas faire
15:03de médecine.
15:04Puis tu ne vas pas
15:04être bien soigné.
15:05Ce sera pareil.
15:07Les GG ce matin
15:08sur RMC.
15:09Seriez-vous prêt
15:09à vous passer de Nutella ?
15:10Des agriculteurs
15:11réclament l'interdiction
15:12des produits
15:13contenant de l'acétamipride.
15:15Cet insecticide
15:16devait être réintroduit
15:17par la fameuse loi Duplomb
15:19et Didier Giraud,
15:20l'agriculteur des GG,
15:21partage leur combat.
15:23Le Nutella
15:24est un marqueur visible
15:25qui fait parler de lui.
15:26Mais si demain
15:28les agriculteurs français
15:29on va dans les rayons
15:30et on stick
15:32tous les produits
15:34qui sont produits
15:35avec des choses
15:35qui sont interdites en France,
15:37il ne va pas vous rester
15:38grand-chose dans les rayons.
15:40Par exemple,
15:42le bio bulgare,
15:44tu as le droit
15:44de mettre des produits
15:45que moi,
15:46en conventionnel,
15:48je n'ai pas le droit
15:50d'autoriter.
15:50Non mais ça c'est scandaleux.
15:51Ça veut dire que l'appellation bio,
15:52il faut qu'elle corresponde
15:53à quelque chose
15:54et ça t'as raison.
15:54Le bio espagnol,
15:55le bio roumain,
15:56t'as le droit
15:56de mettre des produits
15:57que moi,
15:58je n'ai pas le droit
15:58d'utiliser.
16:01Perico,
16:01les gars,
16:01il faut interdire
16:02ces produits
16:03justement avec
16:03l'acétamipride.
16:05Il n'y a pas besoin
16:06de ça pour décider
16:07que le Nutella
16:07n'est pas utile
16:08à la santé
16:08et plutôt nocif
16:10quand on a l'abus.
16:11Comment ?
16:11C'est un peu utile
16:12à notre bonheur.
16:12Alors dont l'excès
16:13peut occasionner
16:14des maladies gravissimes
16:15si vous voulez
16:15encourager l'obésité
16:16et le diabète.
16:17Non mais une fois
16:18de temps en temps,
16:19franchement.
16:20Vous connaissez
16:21des faux
16:22dont il faut abuser
16:22une fois de temps en temps
16:23des choses qui ne font pas
16:24du bien,
16:25le tabac,
16:25une fois de temps en temps
16:26un petit verre de cognac,
16:27une fois de temps en temps
16:28ça ne fait pas de mal.
16:29Vous n'allez pas comparer
16:30une cigarette
16:30avec du Nutella ?
16:31Non, sauf qu'aucun
16:33autre produit alimentaire
16:34pour les jeunes enfants
16:35n'engendre de telles addictions.
16:37Et les conséquences
16:38de ces addictions
16:38sont dramatiques.
16:39Alors si en plus
16:39on découvre
16:40qu'il y a une saloperie
16:41à l'intérieur,
16:42raison de plus pour prévenir...
16:42Vous ne connaissez pas
16:43les parents qui consultent
16:43parce que leur enfant
16:44est addict au Nutella ?
16:45Nous sommes là
16:46pour prévenir
16:46les parents
16:47et les enfants
16:48et les consommateurs
16:49que l'abus de Nutella
16:50peut être problématique
16:51pour l'assemblée.
16:52Il ne faut pas dire
16:52n'importe quoi.
16:53Je suis désolé.
16:54Déjà, le Nutella
16:55il est fabriqué en France.
16:57Tout le Nutella
16:58qu'on consomme
16:58c'est juste des centaines
17:00de personnes qui travaillent
17:01qui n'en a rien à foutre.
17:02En Normandie
17:02c'est la plus grosse usine Nutella.
17:05Donc tu n'as rien à foutre
17:06des malades.
17:06Il n'y a pas que le Nutella
17:07qui est en obèse.
17:08La différence entre toi et moi
17:10c'est que moi
17:10j'en ai mangé
17:11presque tous les jours du Nutella.
17:12Oui, je ne dis pas le contraire.
17:14Ça ne rend pas forcément gros.
17:15Donc je ferme la parenthèse.
17:18Deuxièmement
17:18il n'y a aucune trace
17:20d'acétamipride
17:21dans le Nutella
17:22que tu manges.
17:23Parce que c'est ça le débat.
17:24Le débat
17:24il n'est pas sur l'obésité
17:25l'addiction, etc.
17:26Il est de la part
17:27des agriculteurs
17:28et sur eux
17:28on peut mettre des noisettes
17:29qui ont été traitées
17:31avant d'être récolter
17:31à l'acétamipride.
17:32On n'a aucune trace dedans.
17:34Ce qui me permet
17:34de boucler le débat.
17:35Tous ceux qui sont
17:35contre l'acétamipride
17:36ils n'en bouffent pas
17:38de l'acétamipride.
17:39D'accord ?
17:39Parce que ça ne rentre pas
17:40dans la chaîne alimentaire.
17:42C'est juste pour le faire.
17:43C'est notamment
17:43le produit qui va être utilisé
17:45dans les néonicotinoïdes
17:47pour la fièvre jaune
17:48des betteraves.
17:49C'est le débat agricole.
17:50Ça ne rentre pas
17:50dans le sucre.
17:51C'est le débat agricole du moment.
17:52Donc moi je suis pour que
17:53si c'est autorisé
17:54au niveau européen
17:54ça doit être autorisé
17:55au niveau français.
17:56Si ce n'est pas autorisé
17:57au niveau européen
17:58ça ne peut pas être
17:59autorisé au niveau français.
18:00Si le produit
18:01il n'est pas bon
18:01en France
18:02il ne doit pas être bon en Italie
18:03il ne doit pas être bon en Espagne
18:04il ne doit pas être bon ailleurs
18:05et donc il faut de l'obliger.
18:07Mais arrêtons
18:08de surtransposer en France
18:09d'être plus royaliste que le roi
18:10et puis après dire
18:11ah ben
18:12nos agriculteurs ils crèvent
18:13ah ben
18:14tous les gens qui ont manifesté
18:15pour les agriculteurs
18:15il y a un an et demi
18:16là maintenant ils disent
18:17ah on ne va pas
18:17ils signent des pétitions à la con
18:18sur l'acétamipride.
18:20Ils ne savent même pas
18:21ce que c'est.
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