- il y a 5 mois
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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00:00RMC Estelle Midi, le zapping RMC.
00:04Et on démarre avec un extrait d'Apolline Matin.
00:06Ce matin sur RMC, doit-on verbaliser les parents en retard à l'école ?
00:10C'est la mesure mise en place à Toulouse depuis un an.
00:13Chaque parent qui ne respecte pas les horaires du soir
00:15se verront infliger une amende, un dispositif radical,
00:19mais qui fonctionne selon Jean-Luc Moudinck, il est maire de Toulouse.
00:23Alors effectivement, on a mis en oeuvre une pénalité,
00:26c'est-à-dire un retard et 30 euros d'amende.
00:28Simplement, on a procédé de façon très pédagogique.
00:32Le seul fait de l'annoncer et de communiquer
00:34a fait chuter considérablement le nombre de retards.
00:37Ce qui fait qu'à partir du 1er février,
00:40lorsque pour une seconde période de 5 mois,
00:42alors là, on a mis en oeuvre effectivement la sanction,
00:45il y a eu très peu de cas de retard.
00:47Très précisément, il y a eu une soixantaine de cas
00:50sur toute la ville et sur une période de 5 mois,
00:55alors qu'auparavant, on était sur une période de 5 mois
00:59sur un rythme d'environ 4 000 retards.
01:01Est-ce qu'on doit verbaliser les parents en retard à l'école ?
01:05Vous qui avez deux enfants, Jean-Philippe ?
01:06Oui, alors ça me rappelle quelque chose quand même.
01:08En effet, le soir, on rentre tard,
01:10on galère à arriver jusqu'à l'école
01:13et on voit qu'il est pratiquement 18h, 18h02
01:15et on se dit « Allez, c'est bon, il y a une marge ».
01:17En fait, tout le monde se dit ça.
01:19Ah non, non, je suis désolé, personne ne se dit ça.
01:21En tout cas, je n'étais jamais le dernier.
01:23Pourtant, j'étais souvent tard et je comprends.
01:25Et alors, en fait, il y aurait quoi ?
01:27L'alternative, ce serait de sanctionner du style
01:29« Demain, vous ne pourrez pas le laisser »,
01:30mais du coup, c'est très gênant.
01:31Tu mets une amende ?
01:32Voilà, une amende.
01:33Du coup, moi, je ne suis pas tout à fait contre.
01:36En tout cas, ça pourrait dissuader ceux qui, comme moi,
01:39pensent qu'il y a une petite marge, etc.
01:41Et souvent, quand je voyais les employés
01:44de l'activité périscolaire qui repartaient tard
01:47et surtout l'hiver et tout,
01:48je me disais « Bon, ce n'est pas cool pour elles, en fait. »
01:49C'est ça.
01:49Elles, elles sont mal payées.
01:51Elles ont un boulot qui n'est pas toujours gratifiant.
01:52Et en fait, il y a des parents qui viennent chercher leurs enfants
01:55alors que ça ferme à 18h, à 18h15, à 18h30.
01:57Mais c'est elles, en fait, qui sont pénalisées.
01:59Elle est de combien, l'amende, Charles ?
02:0030 euros.
02:0030 euros.
02:01Et ça ne se pratique pas qu'à Toulouse, à Bordeaux, à Strasbourg aussi.
02:05Désormais, on pénalise les parents
02:06qui viennent chercher en retard leurs enfants.
02:08Mais ces 30 euros de l'heure, c'est-à-dire qu'une fois que...
02:09Par exemple, typiquement, tu te dis « Bon, écoute, il est 18h05,
02:13autant que j'arrive à 19h, c'est 30 euros de toute manière. »
02:16Oui, ça paye la baby-sitter.
02:17On peut venir même à 22h.
02:18Comme ça, on a la soirée.
02:20Fred Hermel, c'est une bonne mesure ou pas ?
02:22Ça marche.
02:23Oui, c'est vrai.
02:23C'est-à-dire que moi, finalement, je suis assez pratique.
02:27Quand il y a une belle idée,
02:28si elle ne marche pas, ce n'est pas une belle idée.
02:30Si elle marche, c'est bon.
02:33Donc, ça devrait être appliqué partout.
02:35C'est une question de respect, en fait.
02:37Alors, tout le monde peut avoir un problème.
02:38Et de toute façon, c'est évident que quand vous avez un problème de santé,
02:42un problème grave de transport ou un truc comme ça,
02:45les gens sont plutôt coulants.
02:46Pourquoi on est arrivé à ce genre de mesure ?
02:49Parce que c'était toujours les mêmes personnes.
02:51Oui.
02:51C'est toujours les mêmes personnes.
02:53Parce que quand tu es bien élevé,
02:54il peut t'arriver d'avoir un petit problème une fois,
02:56tu te fonds en excuse et ça passe.
02:58Parce que tu as les gens qui sont toujours en retard.
02:59Et qui prennent les auxiliaires qui travaillent dans les...
03:04Pour des gardiens d'enfants.
03:05Pour des périscolaires, etc.
03:06Pour du gardiennage, quoi.
03:08Donc, non.
03:09Donc, ça marche.
03:09Donc, il faut l'appliquer, tout simplement.
03:10Karine Galli, je vous vois faire la mousse.
03:12Oui, parce que j'entends ce que dit effectivement Fred,
03:13mais moi, je suis un petit peu choqué.
03:14Alors, autant le matin, oui.
03:16Quand tu mettes une amende, effectivement, c'est normal.
03:19Parce que tu commences la journée.
03:20Si déjà, tu mets en difficulté, ton enfant aussi.
03:22Parce que si ton enfant, il arrive en retard,
03:24il est vu différemment par les autres élèves.
03:26Il est en plus engueulé par la professeure ou le professeur.
03:28Donc, le matin, je veux bien.
03:30Le soir, moi, ça me gêne un petit peu.
03:31Je prends mon exemple.
03:32Ma maman, elle travaillait à 40 minutes de route
03:34de là où on habitait.
03:35Et en plus, on vient du sud-est.
03:37Donc, l'été, les embouteillages monstrueux.
03:39Le soir, elle mettait une fois une heure,
03:41une fois deux heures trente pour venir me chercher.
03:43Et elle travaillait dans le milieu hospitalier.
03:45Donc, parfois, il y avait évidemment des changements
03:47au niveau des horaires, etc.
03:48Et elle est effectivement très souvent
03:50venue me chercher en retard à l'école.
03:52Ah, c'est ça !
03:53Oui, et on me gardait.
03:54Et effectivement, j'avais une école
03:56qui était très conciliante
03:58parce qu'il savait que ma maman,
03:59elle travaillait loin.
04:00Et ce n'était pas la seule.
04:01Et que malheureusement, en fait,
04:02quand tu as des embouteillages,
04:03quand tu as des impératifs comme ça,
04:05tu ne peux pas.
04:05Donc, si ma mère, elle avait dû,
04:07ou mon père, payer tous les jours 30 euros,
04:09dis donc, c'était une fortune à la fin.
04:11Donc, je trouve que c'est un petit peu gênant.
04:13Le matin, je suis d'accord.
04:14Le soir, il y a quand même énormément
04:16de facteurs qui peuvent expliquer des retards.
04:19Oui, mais les dames qui te gardaient,
04:20elles aussi, elles ont peut-être des enfants
04:21qu'elles font garder.
04:22Oui, mais alors, par exemple,
04:23moi, à l'école où j'étais,
04:25je suis désolée,
04:25ce n'est pas le cas de partout,
04:26mais la directrice, par exemple,
04:27habitait à l'école.
04:29Sur place.
04:30D'accord.
04:30Elle n'est pas nounou.
04:31Oui, d'accord.
04:32Elle a l'abord salue aussi.
04:34Oui, oui, bien sûr.
04:35Mais bon, donc, elle nous gardait.
04:39En l'occurrence, elle était sur site
04:40et elle nous gardait et ça arrivait.
04:42Et il y avait effectivement un échange intelligent.
04:45Ma mère, elle ne partait pas faire les boutiques.
04:47L'échange intelligent, c'est une ou la garde grave.
04:49Non, c'est un bel échange.
04:51Il y avait une compréhension.
04:52Ma mère, elle n'était pas partie faire les boutiques.
04:54C'était juste une question de trafic
04:55et une question de travail.
04:56C'est tout.
04:58Les GG ce matin sur RMC.
05:00Jean-Imbert, visé par une enquête
05:01pour violences conjugales,
05:02se met en retrait de ses restaurants.
05:04Mais a-t-il raison de se mettre en retrait ?
05:06Il est accusé, Jean-Imbert,
05:07par plusieurs anciennes compagnes de violences.
05:09Une enquête a été ouverte
05:10et Jean-Imbert, qui est à la tête
05:11de plusieurs établissements
05:12dont le Plaza Athénée à Paris,
05:14s'est exprimé sur Instagram.
05:16Grégoire, auditeur RMC dans le Nord,
05:18comprend cette décision.
05:20Malheureusement, le tribunal médiatique,
05:23c'est le pire de tout.
05:25J'en parle parce que moi,
05:26j'ai rencontré Harry Habitant.
05:28J'en ai discuté avec lui.
05:29Et quand il s'est fait accuser de viol,
05:32ça a fait énormément de bruit.
05:33Par contre, quand il a été acquitté,
05:35ça a fait beaucoup moins de bruit.
05:37J'ai un autre exemple également,
05:38puisque j'habite au coin,
05:39avec Gérald Darmanin,
05:40qui a été accusé de viol.
05:43Quand il a été acquitté,
05:45ça a fait un petit peu moins de bruit.
05:46Sauf que dans la tête des gens,
05:47en fait, ce sont des violeurs.
05:48Donc, je ne dis pas aujourd'hui
05:50que M. Imbert n'a rien fait.
05:52Mais je comprends, en fait, sa réaction.
05:54Après, il est accusé par plusieurs anciennes compagnes.
05:58Ce n'est pas une seule femme,
06:00c'est plusieurs anciennes compagnes
06:02dont, en fait, le témoignage est sensiblement le même.
06:04Jean-Philippe Doubs, il a raison de se mettre en retrait ?
06:06Oui, on ne peut pas préjuger.
06:07C'est vrai qu'il y a le nombre
06:08qui fait penser qu'il y a quand même quelque chose.
06:11Mais en même temps, lui, c'est pas mal.
06:12Quand il a raison de faire une ancienne compagne,
06:13il a eu le nez cassé par un coup de tête, quand même,
06:14et il n'a pas nié.
06:16Et elle montre un compte-rendu médical.
06:19Mais bon, la justice passera.
06:21Mais surtout, Jean-Imbert,
06:22c'est quand même la tête d'affiche de sociétés,
06:25de sociétés qui fonctionnent,
06:26avec des gens qui travaillent,
06:27les cuisiniers, les serveurs et tout ça.
06:30Et je trouve que là, ça a porté préjudice,
06:33justement, à tout ce système économique.
06:35Et je trouve ça intelligent de sa part,
06:37au moins pour ça,
06:38de dire, je ne vais pas empêcher les autres de travailler
06:40parce qu'en effet, il y a des gens
06:41qui auraient boycotté ses restaurants s'il était resté.
06:43Donc, je trouve ça plutôt intelligent
06:45et plutôt respectueux de ceux qui travaillent avec eux,
06:47avec lui,
06:47et qui n'ont rien à voir avec cette histoire.
06:49Donc, si c'est ça, oui,
06:50mais laissons la justice faire.
06:51Et en effet, écoutons les victimes.
06:53Les présumées victimes, pour l'instant,
06:56il est présumé coupable
06:57et elles sont présumées victimes.
06:58Encore une fois,
06:59la fracture du nez d'Alexandre Rosenfeld,
07:01elle n'est pas niée par Jean-Imbert.
07:04Et il y a d'autres témoignages d'anciennes compagnes
07:06qui sont quand même,
07:07qui sont des témoignages assez forts.
07:09Fred Hermel, il a raison ou pas ?
07:11Oui, alors ça ne devrait pas être comme ça,
07:12tant qu'une personne n'est pas condamnée.
07:14Mais d'un autre côté,
07:14il a raison,
07:15parce qu'il y a des intérêts.
07:16Il y a de l'avis du genre derrière.
07:17Et il y a des gens qui risquent peut-être
07:18de se retrouver au chômage
07:20parce qu'un restaurant va fermer,
07:21parce qu'il serait...
07:22Le Plaza n'aurait pas fermé.
07:23Non, mais...
07:24Enfin, tout ça,
07:25il y a des vrais intérêts.
07:26Mais le nom est entaché.
07:27C'est-à-dire que
07:27la mise en cause
07:30de ce chef
07:32peut avoir une influence
07:34tellement négative
07:35sur la vie d'autres personnes
07:36que c'est normal aujourd'hui de le faire.
07:39Apolline Matin,
07:40ce matin sur RMC.
07:42Comment contrôler
07:43les arrêts maladie abusifs ?
07:44L'assurance maladie
07:45tire la sonnette d'alarme.
07:46Elle souhaite faire pression
07:47sur les patients,
07:48mais également sur les médecins
07:49qui délivrent trop d'arrêts.
07:51Tous ces arrêts maladie
07:52coûtent cher
07:52à la Sécurité sociale.
07:5416 milliards d'euros par an.
07:56Écoutez le témoignage
07:57de deux chefs d'entreprise.
07:59Il y a forcément
08:00des vrais arrêts.
08:01Mais au-delà de ça,
08:01on sent vraiment
08:02le manque de respect.
08:03Quand plusieurs fois,
08:04des salariés à moi
08:05qui sortent jeudi soir,
08:07on voit leur story
08:08avec la bouteille de champagne,
08:10le verre.
08:10Puis le lendemain,
08:12ils plantent les collègues.
08:13Ah ben non,
08:13j'ai mal à la tête,
08:14je rentre chez moi.
08:15On a souvent
08:16des arrêts de maladie
08:17qui sont suite
08:18à un ras-le-bol
08:19de travailler,
08:20à une pression
08:21peut-être un peu forte
08:23et donc du mal à supporter.
08:24Le salarié,
08:25s'il ne veut plus
08:26continuer dans l'entreprise,
08:28mais en arrêt maladie,
08:28à chaque fois,
08:29ça nous a amené
08:30à une rupture conventionnelle.
08:31Est-ce qu'il faut
08:33mettre l'accent
08:34sur le contrôle
08:34des arrêts maladie,
08:36Karine,
08:36ou à un moment aussi
08:37faire confiance aux Français
08:38s'ils sont mis en arrêt maladie
08:40parce qu'ils ne se mettent pas
08:40tout seuls en arrêt maladie,
08:41mais si un médecin
08:42les met en arrêt maladie,
08:43c'est qu'il y a des raisons.
08:45Oui,
08:45mais il faut qu'il y ait un contrôle
08:46parce que quand on entend
08:47arrêt maladie,
08:48il y a effectivement
08:49un rendez-vous chez le médecin
08:50et la problématique aussi
08:51des médecins
08:52qui sont tellement submergés
08:53de travail,
08:53c'est qu'ils te prennent
08:54quelques minutes.
08:55Mais vraiment,
08:56c'est des rendez-vous
08:56extrêmement rapides.
08:58Donc est-ce qu'en quelques minutes,
08:59tu arrives à savoir
08:59si la personne a vraiment
09:00besoin d'un arrêt maladie ?
09:02Pas toujours.
09:02Alors parfois,
09:03c'est une évidence,
09:04mais parfois,
09:04tu le fais aussi
09:05pour pouvoir enchaîner
09:06sur le prochain patient.
09:07Et aussi,
09:08il y a beaucoup d'arrêts maladie
09:09quand tu es évidemment salarié.
09:10Moi, je ne suis pas salarié,
09:12enfin là,
09:13je deviens salarié
09:13en étant à RMC,
09:14mais ce n'était pas mon cas avant.
09:15Je suis migraineuse.
09:16Mais migraineuse,
09:17c'est un enfer.
09:18Ça me pourrit la vie,
09:19je suis obligée de me coucher,
09:20de me mettre dans le noir,
09:21etc.
09:21Mais je n'ai jamais manqué
09:23un jour de travail
09:24malgré mes migraines.
09:25Alors je venais au travail
09:27en étant vaseuse parfois,
09:29tellement les médicaments
09:30et tellement les douleurs
09:32étaient intenses,
09:33mais je me disais
09:33je ne peux pas me permettre
09:34en fait,
09:34parce que si je ne venais pas
09:35au travail,
09:36je n'étais pas payée.
09:37Et le fait de ne pas être payée,
09:38forcément,
09:39ça t'enlève aussi
09:40la possibilité
09:41d'être en arrêt maladie.
09:43Donc vraiment,
09:44moi je pense qu'il faut
09:44que ça soit plus encadré
09:45ou qu'il y ait des rendez-vous
09:47chez le médecin
09:47qui soient plus longs.
09:48En cinq minutes,
09:48tu ne peux pas toujours décréter
09:50qu'une personne a besoin
09:51d'un arrêt maladie ou pas.
09:53En fait,
09:53vous êtes en train de nous dire
09:53parce que maintenant
09:54que vous avez salarié sur RMC,
09:56on va moins vous voir.
09:57En fait,
09:58il y aura plus d'arrêt maladie.
09:58Pas du tout.
09:59Je cherche des solutions
10:00pour mes migraines d'ailleurs.
10:02Auditeurs et auditrices
10:02du 32-16,
10:03si vous avez des solutions
10:04pour gérer mes migraines,
10:06je suis tout oui.
10:07Écoutez,
10:07nous aurons une chronique santé
10:08là-dessus avec Aurélie.
10:09Ça pourrit la vie.
10:10Les gens,
10:11ils pensent que c'est
10:11quelque chose d'exagéré
10:13parce que ce n'est pas
10:13forcément visible
10:14mais ça pourrit la vie
10:15des migraines.
10:16Exactement.
10:16Précision, Charles Magnin ?
10:17Non, ce n'est pas une précision,
10:18c'est un témoignage.
10:19D'accord.
10:19Parce que l'an dernier,
10:20on a fait un reportage
10:21dans la méthode RFC
10:22sur les arrêts maladie
10:23qu'on obtient en trois clics
10:24sur Internet
10:25et je me suis porté candidat
10:26pour être cobaye
10:27et j'ai donc pu me faire arrêter.
10:28J'ai reçu un arrêt maladie
10:29dans l'heure
10:30parce que j'étais enceinte
10:31pendant une semaine à peu près.
10:33J'ai juste cliqué
10:33je suis enceinte,
10:34j'ai mal au dos,
10:35etc.
10:35C'est un scandale absolu.
10:36J'avais un vrai arrêt maladie.
10:37Je l'ai montré au RH
10:38qui m'ont dit surtout
10:38ne l'envoie pas
10:39parce que sinon ça déclenche
10:40même les indemnités,
10:41etc.
10:42Mais qui m'ont dit
10:42oui, c'est tout à fait vrai,
10:43etc.
10:43Donc évidemment qu'il faut
10:44serrer la vis.
10:45Aujourd'hui,
10:45il y a encore des sites.
10:46Vous tapez sur Google
10:46je veux un arrêt maladie
10:47en cinq minutes.
10:48Si vous payez 5, 10, 30 euros,
10:50vous avez un arrêt maladie.
10:51Jean-Philippe Doubs,
10:52vous êtes entrepreneur.
10:53Vous avez une librairie achat
10:55à Aix-en-Provence.
10:56Vous avez des salariés
10:57et vous aussi,
10:59vous avez eu affaire
11:00avec des arrêts maladie.
11:01J'ai encore affaire
11:03à des arrêts maladie
11:04qui compliquent tout,
11:07évidemment.
11:09J'aimerais vraiment
11:10qu'on puisse contrôler
11:11pour faire la différence
11:12entre une Karine Galli
11:13qui a vraiment une migraine
11:15et un Charles Magnin
11:16qui va juste sur Internet.
11:17Et en tant que patron,
11:18on aimerait vraiment
11:19faire confiance à nos salariés.
11:21Moi, je fais confiance
11:22à mes salariés actuels.
11:23Mais j'ai eu des salariés
11:26avec qui j'étais en conflit,
11:30mais même plus que ça
11:31parce qu'au final,
11:32il y a eu vol, etc.
11:33Donc, je les ai licenciés.
11:35Mais avant le licenciement,
11:36tout d'un coup,
11:36toutes les deux
11:37se sont mises en arrêt maladie.
11:39Enfin, on les a mises.
11:41Oui, on ne se met pas tout seul.
11:42On ne se met pas tout seul.
11:43Donc, des médecins,
11:44deux médecins différents d'ailleurs,
11:46ont accepté
11:46de les mettre en arrêt maladie
11:47alors que c'était juste
11:48un conflit entre elles
11:50et leurs patrons.
11:51Et elles n'avaient vraiment rien.
11:53Et c'est vrai que ce serait bien
11:53de multiplier les contrôles comme ça.
11:55Il y a une confiance
11:57qui est restaurée
11:58entre les salariés et les patrons.
12:00Et les personnes qui en ont vraiment besoin
12:01ne soient pas lésées
12:02parce qu'aussi, ça arrive.
12:03Vous savez qu'il y a
12:04tout en plus d'entreprises
12:05qui font appel à des détectives privées
12:06justement pour aller
12:08espionner leurs salariés,
12:10voir si c'est, oui ou non,
12:11un arrêt maladie de complaisance.
12:14Apolline Matin, ce matin sur RMC.
12:16Sommes-nous encore en sécurité
12:17dans nos villes Béziers, Nîmes, Limoges
12:20et maintenant Clermont-Ferrand ?
12:22Les villes moyennes deviennent
12:22le théâtre de violences urbaines
12:24et de trafic de drogue.
12:25Les campagnes ne sont pas épargnées.
12:27Et pour Fabrice Rizzoli,
12:28spécialiste de la grande criminalité,
12:30cette violence n'est pas étonnante.
12:33...
12:34...
12:34...
12:34...
12:34...
12:34...
12:34...
12:34...
12:44Vous avez des gangs
12:45qui sont plus en compétition
12:46sur une drogue
12:46où il y a beaucoup de plus-value.
12:49Vous avez des jeunes individus aussi
12:50qui utilisent une violence
12:51très décomplexée
12:53avec des armes de guerre.
12:55Et puis, vous l'avez dit,
12:56c'est intéressant,
12:57l'idée des actes de torture
12:59et de barbarie.
12:59C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
13:01pour impressionner le clan adverse,
13:03on séquestre le chouf,
13:05le jeune chouf,
13:06et puis on le brûle
13:07avec des lames, du couteau,
13:09des cigarettes,
13:10on le fracasse
13:11et parfois même on le filme.
13:12Ça, c'est quand même une nouveauté.
13:16C'est terrible,
13:16ce témoignage de Fabrice Rizzoli
13:18qu'on a entendu ce matin
13:19dans la matinale sur RMC.
13:21On a l'impression,
13:22Frédéric Vermel,
13:23qu'en fait,
13:23on n'est plus en sécurité nulle part
13:24et que le narcotrafic gangrène
13:26même les villes
13:27qui étaient censées être
13:28les plus safe,
13:30on va dire, en France.
13:31Rappelez-vous,
13:31il y a quelques mois,
13:32le ministre de l'Intérieur,
13:32Bruno Retailleau,
13:33avait parlé du danger
13:35de mexicanisation de la France.
13:37C'est vrai.
13:37Tout le monde lui était tombé dessus.
13:39A commencer par beaucoup de nos confrères
13:40qui avaient expliqué
13:41que non,
13:41il ne fallait pas comparer
13:42la France au Mexique,
13:43etc.
13:44Pas clairement,
13:44c'est pas le Mexique non plus.
13:45Non, mais il avait dit
13:46on voit de mexicanisation
13:48donc il faut savoir
13:49un peu le français
13:50avant de critiquer.
13:51Ce qui a été décrit,
13:53c'est exactement ça.
13:54Les actes de torture,
13:55les guerres de gangs
13:56où on va vers des niveaux de violence
13:58qui sont incroyables.
14:00C'est-à-dire,
14:00ce genre de témoignage
14:01qu'on a pour la France aujourd'hui,
14:03c'est ce qu'on connaît
14:03en Amérique latine,
14:04en Colombie,
14:05au Venezuela,
14:06au Mexique,
14:07etc.
14:07Ce sont les mêmes méthodes.
14:09Alors,
14:09ce n'est pas encore
14:10cette ampleur-là,
14:12mais les méthodes,
14:13elles sont là.
14:14C'est mal parti.
14:15Et moi,
14:16c'est vrai que,
14:17je ne vais pas reparler
14:18de mes vacances,
14:18mais là où j'étais en Italie,
14:19cet été,
14:20j'avais un comportement
14:21comme si rien ne pouvait m'arriver
14:23et rien ne m'est arrivé
14:24et les gens étaient...
14:25Dès que je suis arrivé en France,
14:26je suis arrivé à Nice,
14:27on est venu en voiture
14:27avec mon nouveau à Nice,
14:29et bien à Nice,
14:29tu n'as pas le même comportement
14:30que de l'autre côté en Italie.
14:32Oui, mais quand même,
14:33après,
14:33tu n'arrives pas
14:35dans toutes les villes de France
14:36avec la peur au ventre.
14:37Non, mais tu fais attention.
14:38À Madrid,
14:39je ne faisais pas attention
14:40comme je fais attention à Paris.
14:41Je n'ai pas le même sentiment.
14:42Jean-Philippe,
14:43il est à Aix-en-Provence.
14:44Bon, j'imagine
14:45qu'il n'y a pas trop de terreur
14:46quand on traverse la rue.
14:47Non, pas trop.
14:48Non, mais tu as vu,
14:49il a une prix des loyers
14:49à Aix-en-Provence aussi.
14:51Oui, Karine Galli
14:52qui a passé son été à Saint-Tropez.
14:53Ça s'est bien passé,
14:54et vu que je n'ai pas
14:55de montre de luxe,
14:56parce qu'il y a eu énormément
14:56de vols de montre de luxe.
14:58À Saint-Tropez aussi ?
14:58Bien sûr.
14:59Ils vont là où il y a l'argent,
15:01évidemment.
15:01Il y a eu énormément
15:02de vols de montres de luxe.
15:04Il y a effectivement
15:05des CRS qui ont été
15:06dépêchés sur Saint-Tropez
15:10pour essayer d'éradiquer ça.
15:11Mais en fait,
15:11tout dépend où tu es.
15:12Moi, effectivement,
15:13l'été, quand je rentre chez moi,
15:14je me sens complètement en sécurité
15:15parce qu'effectivement,
15:16on a le cliché Saint-Tropez,
15:17mais ça reste quand même
15:18un petit village.
15:19Et le fait de petits villages
15:20permet de se sentir
15:22plus en sécurité
15:22que dans une grande ville.
15:24C'est moins anxiogène,
15:25une petite ville.
15:26Et Aix-en-Provence,
15:27c'est pareil.
15:27C'est quand même des endroits
15:29et puis c'est des endroits aussi
15:30où il y a énormément
15:31de vidéosurveillance.
15:32Moi, je trouve ça très bien.
15:33Moi, je me balade seule
15:34à Saint-Tropez.
15:35Si, par malheur,
15:36je me fais agresser,
15:37j'ai envie qu'on puisse
15:38tout de suite voir
15:40via les vidéos
15:40qui m'agressaient.
15:41En tout cas,
15:41ça peut dissuader aussi
15:42les personnes.
15:43Donc, c'est un climat
15:44qui te permet d'être
15:45un petit peu plus en sécurité,
15:47même si tu fais attention constamment.
15:48Il y a quelques années,
15:49on pensait quand même
15:49être en sécurité à Limoges.
15:50C'est-à-dire qu'en fait,
15:51quand on te disait Limoges,
15:52tu te disais
15:52c'est une ville
15:53avec beaucoup de personnes âgées
15:54où il ne peut rien t'arriver
15:55et c'est extrêmement calme.
15:57Donc, en fait,
15:57c'est là où quand même
15:58on se rend compte
15:59que les choses ont changé,
16:00Jean-Philippe.
16:01Mais on associe
16:01sécurité et stupéfiants.
16:03C'est une réalité.
16:04Et les stupéfiants,
16:06en fait,
16:06ils sont consommés partout.
16:07Et parfois même,
16:08il y a des petites villes
16:09qui sont des vrais carrefours
16:10en fait géographiques
16:12dans les voies de communication aussi.
16:14Enfin, j'en connais moi
16:15dans le Nord-Est
16:16où une petite ville
16:17qui n'a l'air de rien.
16:18Mais on se rend compte
16:18qu'elle est au carrefour
16:19d'axes routiers
16:20et que du coup,
16:21c'est l'endroit
16:21où il faut être.
16:22Donc, ça apporte
16:23de l'insécurité
16:24à cause des stupéfiants.
16:25Donc, c'est la base.
16:26Les GG ce matin sur AM,
16:28c'est la fin
16:29de la coiffe obligatoire
16:31sur les bouteilles de champagne.
16:32Cette coiffe
16:33était jugée peu écologique
16:34et de nombreux vignerons
16:35voulaient obtenir
16:36la liberté d'habiller
16:37ou non leur bouteille de champagne.
16:38C'est donc la fin
16:39de cette protection
16:40en aluminium
16:41sur les bouchons
16:42et cette décision,
16:43elle est déplorée
16:44par l'entrepreneur des GG
16:45Emmanuel Devilliers.
16:47Moi, je considère
16:48que c'est une erreur
16:49parce que le champagne,
16:49c'est le prestige
16:50de la France dans le monde.
16:51Il ne fallait pas changer ça.
16:52Dès qu'on change
16:53un habillage ancien
16:54d'une bouteille de vin
16:56qu'il soit tranquille
16:56ou effervescent,
16:58le résultat
16:59est toujours moins bien
17:00parce qu'on sort
17:01d'une tradition,
17:02on sort d'une origine,
17:03on casse l'histoire
17:04de ce vin
17:05et quant à la Libye
17:06environnementale,
17:07on peut le qualifier
17:08de misérable
17:09car le problème
17:10environnemental
17:11était dérisoire.
17:13Je terminerai
17:13par la maxime célèbre.
17:15Blanc sur rouge,
17:16rien ne bouge.
17:17Rouge sur blanc,
17:18tout fout le camp.
17:19Champagne.
17:22Fred Hermel,
17:23j'imagine,
17:24vous qui êtes
17:24très sétémieux avant,
17:27cette fin des coiffes
17:28sur les bouchons
17:29de champagne
17:29doit évidemment
17:30vous attrister terriblement.
17:31C'est quoi la prochaine étape ?
17:33On enlève les bulles ?
17:34Arrêtez.
17:34Non mais ça va dans la tête ?
17:36Non mais j'en peux plus moi.
17:37C'est un monsieur
17:37mignon que ça en a à faire.
17:39Et puis des bouchons
17:40en plastique maintenant ?
17:41Il y a de plus en plus
17:42de bouchons en plastique
17:43à place de bouchons en liège
17:44dans les vins blancs
17:45et vins rouges.
17:45Mais là,
17:46ils vont tout nous enlever.
17:48Non mais je suis sérieux.
17:50J'allais dire un gros mot
17:51mais c'est notre identité,
17:52c'est notre culture.
17:53Il n'y a qu'un seul endroit
17:54au monde
17:55où on peut faire
17:56du vin de champagne,
17:57c'est en champagne.
17:58Et alors ?
17:58Moi, mon identité,
17:59ce n'est pas la coiffe
17:59sur le bouchon.
18:01C'est un tout.
18:02Moi, quand j'achète
18:02une bouteille de champagne,
18:03je veux enlever la petite coiffe,
18:05l'enlever comme ça
18:05puis regarder,
18:06puis regardez le...
18:07Gardez vos anciennes coiffes
18:09puis mettez-les
18:09sur vos nouvelles bouteilles.
18:10Vous savez,
18:11il y a des collectionneurs,
18:12la petite protection en fer.
18:14Il y a des collectionneurs en tout.
18:16Non mais c'est hyper important.
18:18Non,
18:18ce n'est pas hyper important.
18:19Si ça commence par ça,
18:21on enlève tout.
18:21Non,
18:22moi je ne veux pas.
18:22Ne touchez pas à la champagne.
18:24Ce qui compte
18:24dans la bouteille de champagne,
18:25c'est le bouchon.
18:26Qu'apporte le flacon
18:27pourvu qu'on est...
18:28L'ivresse.
18:29Comme disait le poète.
18:29Mais c'est le bouchon,
18:30ce n'est pas la petite coiffe au dessus.
18:31Mais si, c'est tout.
18:32C'est l'ensemble.
18:33C'est un...
18:33Une bouteille de champagne
18:34a une élégance particulière.
18:36Quand tu bois du champagne,
18:37en général,
18:38c'est pour un événement,
18:39c'est vrai que quand il se passe
18:40quelque chose de bien,
18:41une réussite,
18:41etc.,
18:42tu gagnes quelque chose,
18:44ton fils a eu son bac,
18:45je ne sais pas quoi.
18:45Ta fille a eu son bac.
18:47Ta fille.
18:47Pensez à Elisabeth Borne.
18:48Ton fils.
18:49E-E-S.
18:51Tu vas chercher
18:52une bouteille de champagne,
18:53il y a un cérémonial
18:54d'enlever cette petite coiffe.
18:54Tu le boiras plus vite
18:55que tu n'auras plus enlever la coiffe.
18:56Mais non, mais non.
18:57Ils veulent vraiment
18:57tout nous enlever.
18:58Ça nous coûtera peut-être moins cher
18:59parce que ça devait être cher
19:00cette petite coiffe.
19:01Si ça se trouve,
19:01ça nous coûtera un euro de moins.
19:02Ne touchez pas ma coiffe.
19:03Ils ne vont pas diminuer le prix.
19:05Allez.
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