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  • il y a 6 heures
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.

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00:00RMC Estelle Midi, le Zapping RMC
00:0413h07 sur RMC, on commence tout de suite avec un extrait des grandes gueules.
00:08On l'a appris ce matin, Lionel Jospin est décédé à l'âge de 88 ans,
00:12en figure incontournable du parti socialiste, candidat malheureux aux élections présidentielles de 95 et 2002.
00:19L'ancien Premier ministre de Jacques Chirac laisse derrière lui un héritage considérable,
00:23selon Abel Boyi, l'éducateur des GG.
00:26– Indépendamment des idéologies, il y avait de la prestance déjà, il y avait de l'intellect,
00:31et c'était des personnes, soit qui pour certaines avaient vécu la Seconde Guerre mondiale,
00:36soit qui avaient été formées politiquement par des personnes qui avaient vécu cette période,
00:40et ça donne autre chose, et c'est vrai qu'aujourd'hui on a l'impression d'un vide abyssal,
00:44prestance que l'on retrouvait à droite aussi, avec des Jacques Chirac.
00:47Aujourd'hui il n'y a plus personne dans la classe politique.
00:51– Lionel Jospin était-il un grand homme politique ?
00:53– Jérôme Lavrieux, alors évidemment il est décédé il y a quelques heures,
00:56mais c'est vrai qu'on ne trouve personne pour le critiquer à gauche comme à droite quoi.
00:59– Il a terminé sa vie politique sur un échec monumental quand même.
01:04Il est Premier ministre, on lui promettait un destin, malheureusement à l'Édouard Balladur,
01:11il ne franchit pas le premier tour de l'élection à laquelle il se présente,
01:14il a été battu deux fois au présidentiel.
01:17Deux fois il n'a pas franchi le premier tour.
01:20Je pense que c'est quelqu'un qui s'était intellectuellement, moralement, éthiquement,
01:26quelqu'un de très bien, qui est assez rare en politique quand même,
01:30mais qui a toujours péché par présomption, il était présomptueux.
01:34Il a pensé que laisser tout le monde se présenter à gauche,
01:38c'était frais et printanier, c'est ce qui l'a fait perdre.
01:40Mais ce qui l'a fait perdre aussi, c'est quand il s'est mis à critiquer Jacques Chirac
01:44sur son âge dans un avion, rappelez-vous, usé, fatigué, etc.
01:49Et ça, ça l'a fait descendre d'un seul coup, il y a eu un trou d'air,
01:52pour prendre la métaphore de l'aviation, et il ne s'en est pas beaucoup remis.
01:57Et il s'est dit, c'est pas grave, Chevènement il y va, Taubira il y va,
02:02je ne sais plus qui y va, c'est pas grave, sauf qu'à un point près, il ne va
02:06pas au tour.
02:07– Et à la même époque, une même phrase qui lui a coûté beaucoup,
02:09c'est « l'État ne peut pas tout ».
02:11Ça, dans la bouche d'un Premier ministre de gauche, à l'époque, ça ne passait pas de dire…
02:14– Mais ça fait toi un homme d'État pour l'avenir, une fois que t'as perdu.
02:17– Oui, ça ne passe pas aujourd'hui d'ailleurs.
02:18– À l'époque du chômage de masse, des plans sociaux, il a dit,
02:20je ne vais pas racheter toutes les usines de France, l'État ne peut pas tout,
02:23et ça, à gauche, ça coûte beaucoup.
02:24– Oui, mais il y a eu une dignité, c'est-à-dire qu'on a réécouté tout à l
02:27'heure
02:28l'extrait dans lequel il dit « j'ai décidé de me retirer de la vie politique »,
02:30et il s'est retiré de la vie politique.
02:32Et il y en a plein, des hommes politiques qui disent « on ne m'y reprendra plus »,
02:36tiens, on verra, si Christian Estrosi, par exemple, on ne le reverra pas d'ici quelques semaines,
02:40lui, il s'y est tenu, et je crois que c'est en ça où, finalement,
02:44il est extrêmement respecté par les Français, Baptiste Desmontiers.
02:47– Oui, oui, je suis d'accord, je ne suis pas d'accord avec toi.
02:49– C'est la parole donnée, en fait.
02:50– Il se retire sur un échec, certes, mais c'est la noblesse.
02:54C'est l'homme qui dit « ok, j'ai foiré, j'ai planté mon parti, je m'en vais,
02:59je me retire ».
02:59Et c'est, pardon, pour moi, les éléphants du PS,
03:02ces grands personnages du Parti Socialiste.
03:05Il y avait Martine Aubry, il y avait Lionel Jospin et François Hollande.
03:10En fait, je trouve que c'est, alors peut-être pas,
03:13je ne suis pas nostalgique de cette époque-là,
03:15mais je suis nostalgique de ces personnalités politiques
03:17qui étaient capables de tenir une famille politique.
03:20Parce que François Hollande, on a beau dire ce qu'on veut,
03:22fait partie de ces hommes qui ont tenu un parti,
03:24qui ont géré des envies, etc.,
03:29pour essayer de mettre tout le monde en ordre.
03:30C'était des machines qui savaient gagner,
03:32bon, pas tout le temps pour Lionel Jospin,
03:34mais oui, c'était un grand homme politique.
03:36En tout cas, moi, je suis nostalgique un peu de ces personnages-là.
03:39– Je suis à de Bréens, est-ce qu'on peut être de droite
03:41et quand même dire que Lionel Jospin a été une grande figure de la politique française ?
03:45– On peut rendre hommage à l'homme avec tout le respect qu'on lui doit, évidemment.
03:51On peut trouver aussi digne, effectivement,
03:53qu'à l'époque, il y avait encore cette notion de responsabilité
03:55où on partait face à l'échec, etc.
03:59Après, je ne vous cache pas que pour moi, Lionel Jospin,
04:01son héritage politique, il est exécrable.
04:03Voilà, de mon point de vue, c'est exécrable.
04:05C'est tout ce que je déteste, c'est la loi SRU,
04:08c'est les 35 heures, le torpillage du nucléaire,
04:11la négation de l'insécurité.
04:13Enfin, moi…
04:13– C'est ému.
04:14– Voilà, pour moi, il n'y a pratiquement rien à retenir
04:19de l'héritage politique de Lionel Jospin,
04:21donc je ne rendrai pas hommage à son héritage politique.
04:25En revanche, il a vécu une bonne vie, il meurt
04:29et il n'y a aucune raison de ne pas lui rendre un hommage
04:33en tant qu'homme politique qui a marqué son temps,
04:35en tout cas, dans le respect.
04:37– Si je peux juste contrebalancer un peu le tableau que dresse Juliette,
04:40il a gouverné la France pendant 5 ans, de 87 à 2002,
04:43c'est les dernières années où la France a connu une belle croissance.
04:46J'ai les chiffres sous les yeux, l'an 2000, c'est 4% de croissance,
04:4998, 3,6, 99, 3,2.
04:51Ça fait 20 ans qu'on rêve de connaître à nouveau une croissance
04:54au niveau de celle du temps de Lionel Jospin.
04:56– Et en cohabitation en plus, pardon.
04:57– Et il a fait des choses, c'est-à-dire qu'on reproche aujourd'hui
04:59beaucoup aux hommes politiques ou aux femmes de politique
05:02leur immobilisme et de ne pas faire de réforme.
05:04– Quand les réformes sont mauvaises.
05:05– Oui, mais qu'elles plaisent ou non les réformes, il en a fait.
05:07En tout cas, il a fait énormément de réformes, même sociétales.
05:10Donc en fait, pour le coup, voilà, et encore une fois,
05:13la CMU aujourd'hui a plus de 3 millions de personnes bénéficies.
05:16– Oui, mais justement, il avait délaissé le social.
05:17– Ça a révolutionné notre société, en bien ou en mal, d'ailleurs.
05:19– Il avait délaissé le social au profit du sociétal.
05:22Et pour moi, c'est le début de la gauche, justement,
05:25qui abandonne les classes ouvrières.
05:26– Il était super moderne.
05:27– Tout ça a commencé par ça.
05:28– Il a annoncé sa candidature avec un fax, c'était vachement moderne.
05:33– Pas de haine, en tout cas, ça c'est sûr.
05:35– C'est une autre époque.
05:36– Avec les Gégés, ce matin sur RMC, Jean-Michel Aulas est-il mauvais perdant à Lyon ?
05:42L'ancien président de l'OL a dénoncé de nombreuses irrégularités
05:45et a annoncé saisir la justice.
05:46Pour les résultats, les municipales, moins de 3000 voix séparent
05:50le maire sortant réélu, Grégory Doucet, de Jean-Michel Aulas.
05:53Et pour Charles Consigny, l'avocat des Gégés,
05:55Jean-Michel Aulas a bien raison de déposer un recours.
05:58– La gauche triche aux élections.
06:01– Ah bon ?
06:01– Il faut le savoir, et singulièrement les écolos.
06:05Moi, je pense que Grégory Doucet a triché.
06:08Mais c'est mon intrigue, c'est ma conviction personnelle.
06:11Donc, autant vérifier, vu que l'écart est court.
06:14Le jeune Aulas n'avait pas de programme.
06:17Alors, ils sont marrants tous ces candidats sans programme,
06:20ils pensent que juste sur leurs beaux yeux, ça va fonctionner.
06:22C'est comme Rachida Dati à Paris, pas de programme.
06:26Mais, coucou, je suis le changement, je suis l'alternance, etc.
06:29Non, il faut quand même proposer un truc aux gens.
06:32Et je pense que c'est ça son principal problème.
06:34Et que s'il avait présenté un programme intéressant,
06:37d'abord, il aurait su le défendre sur les plateaux.
06:40Et ensuite, Doucet aurait perdu malgré la triche.
06:45– Jérôme Lavrieux, il vous a fait de la peine hier, Jean-Michel Aulas.
06:49C'est mauvais perdant de déposer un recours ?
06:51– Ouais, c'était pour sauver les commentaires de la soirée.
06:54On va se coucher sans savoir qui a vraiment gagné.
06:56Mais c'est un recours qui n'a absolument aucune chance de prospérer.
07:00Et s'il obtenait gain de cause, en général,
07:04s'il y a une nouvelle élection,
07:06le score du vainqueur est accentué
07:08par rapport à celui qui a apporté réclamation.
07:10Donc, ce n'est pas un bon conseil.
07:12Je ne suis pas sûr qu'il ait envie de refaire une deuxième campagne de suite.
07:16– Oui, ce serait effectivement compliqué.
07:20Ça vous ferait.
07:21– Moi, ça me t'a marré, j'ai l'impression que c'est le Maroc
07:23qui a réclamé la Coupe d'Afrique des Nations face au Sénégal à postérieure.
07:26– Et du coup, ils l'ont gagné.
07:27– Oui, mais ils l'ont gagné.
07:29Ils l'ont gagné, mais ils n'ont pas la liesse,
07:31ils n'ont pas la trista, ils n'ont rien.
07:32Et au final, c'est vraiment mauvais perdant.
07:35Je ne sais pas, c'est le…
07:36– Attendez, ce n'est pas une pochette de surprise.
07:38C'est la ville de Lyon qui se joue quand même.
07:40– D'accord, mais il a perdu.
07:40– Il a perdu, mais s'il dit qu'il n'a pas vraiment perdu.
07:43– Dénoncer des irrégularités en France,
07:45alors je veux bien être un peu naïf, pardon, en 2026…
07:47– Il demande à l'arbitre de vérifier.
07:48– On est dans quel pays ?
07:49On n'est pas en Russie, on n'est pas dans une république bananière,
07:53on est dans un pays où, globalement,
07:55gruger aux élections dans une ville comme Lyon,
07:58ça relève, pardon, je ne sais pas, Jérôme,
08:00tu me diras peut-être qu'il y a des petites combines que je ne connais pas,
08:01mais ça relève du défi.
08:02– Alors, ça coûte quoi de vérifier ?
08:04– Ça coûte…
08:05Il faut en fait, à un moment donné, on est dans un état de droit
08:08et à un moment, perdre et être noble
08:10et être un homme politique digne,
08:12comme Lionel Jospin,
08:14c'est s'en aller, M. Aulas, vous avez perdu, au revoir.
08:16– S'en aller, il ne sera pas resté longtemps.
08:19– Pas du tout, rien fait du tout, en fait, au final.
08:20– Non, il n'a pas été élu.
08:22– Non, mais voilà, c'est un petit tour et puis s'en va.
08:24– Mais imaginez, imaginez, mettez-vous à sa place, Jean-Michel Aulas.
08:28Vous avez, en tout cas, on vous dit,
08:29attention, Jean-Michel, il y a eu des irrégularités,
08:32et tu te dis, attends, j'ai perdu avec 3000 voix.
08:33– Mais on n'est pas au football,
08:36on n'achète pas en France,
08:38en politique, on n'est pas au football,
08:39on n'est pas en train d'acheter.
08:40Enfin, je veux dire, Jean-Michel Aulas,
08:42s'il veut accéder
08:45à une fonction de maire d'une ville comme Lyon,
08:47il n'est pas influencé par un...
08:48– Là, dans 6 ans, il y aura 83 ans, c'est un peu tard.
08:51– Oui, mais par un gars de son équipe de campagne
08:52qui lui a dit, attends, Jean-Michel, on nous a...
08:54Oh, ça va, il a la tête sur les épaules, c'est un homme,
08:56on n'est pas au foot, c'est pas au MVA,
08:58on n'a pas acheté en coulisses l'arbitre.
09:00Il a perdu, point barre, il s'en va, il est ridicule.
09:01– Il demande une vérification.
09:03– Il est ridicule comme sa campagne.
09:04– On va foutre, aujourd'hui, il y a la VAR,
09:06voilà, une vérification vidéo.
09:08– Et d'ailleurs, Jean-Michel Aulas avait l'habitude
09:10de contester, il était en train d'être,
09:14les résultats des matchs lorsqu'il perdait,
09:16donc c'est plutôt...
09:17– Oui, comme beaucoup de présidents,
09:19c'est assez rare que les présidents disent,
09:20« Bon, on a perdu, on a perdu, on a perdu. »
09:22– Non, mais c'était pas suite à une embrouille
09:25qu'il avait eue avec un arbitre,
09:26qu'on avait interdit aux entraîneurs
09:28d'aller parler aux arbitres.
09:29– Oui, il était assez...
09:30– Il était virulent, voilà.
09:32– Il allait beaucoup parler aux arbitres.
09:33– Il aimait contester, quand même.
09:34– Il discutait beaucoup.
09:35– Oui, mais là, mais s'il pense qu'il est gagnant, bon...
09:38– Alors, écoutez, moi, c'est vrai que
09:40moins de 3 000 votes d'écart dans une ville comme Lyon,
09:43c'est rien, et on remonte des irrégularités dans la journée,
09:47c'est pas impossible, contrairement à ce que tu dis,
09:51mais les 3 000 votes, il faut quand même !
09:54– Ce serait une irrégularité massive, quand même.
09:55– Elle serait énorme, voilà.
09:57– En fait, au début, c'était moins,
09:59– Et pour moins de 1 000, il est où la boîte ?
10:01– Au début, il disait moins de 1 000,
10:04et pour moins de 1 000, tu peux comprendre.
10:06– Pour moins de 1 000, attendez !
10:07Pour moins de 1 000, tu peux comprendre
10:08que peut-être il peut y avoir un recomptage, etc.
10:13Pour 3 000, il faut aller les bourrer, les urnes,
10:15pour mettre 3 000 votes.
10:16– Et puis dans un bureau de vote,
10:17il y a tous les partis qui sont là.
10:18– Même s'il y a des irrégularités, etc.,
10:20la dure vérité pour Jean-Michel Aulas,
10:22c'est qu'il commence cette campagne
10:23avec 15 points d'avance dans les sondages.
10:27– Il a pris une remontada.
10:28– Oui, oui, ils sont proches,
10:29oui, ils sont au coude à coude,
10:30mais c'est la dégringolada totale.
10:32Et la victoire était pratiquement assurée à Lyon,
10:35et il finit par perdre,
10:37certes dans un mouchoir de poche,
10:38mais ce n'était pas écrit.
10:40C'était quand même le résultat
10:41d'une campagne plus que poussive.
10:43– C'est le débat qui l'a tué.
10:45Et le débat, très compliqué.
10:47– Parfois, il faut savoir s'arrêter.
10:48Il a une belle carrière.
10:50– C'est vrai que BFM a fait perdre
10:51des candidats à l'élection, quand même.
10:53– Martine Vassal, c'est le débat sur BFM.
10:56Au revoir Martine.
10:58Et Jean-Michel Aulas, c'est le débat sur BFM.
11:01– En revanche, aucun impact à Paris.
11:02Pour le coup, Rachida Dati n'a pas été vraiment bonne non plus.
11:06Au revoir Rachida.
11:06– Oui, mais c'est un rémunérateur.
11:08– Emmanuel Grégoire n'a pas été extrêmement bon non plus.
11:09Il n'y a pas eu d'impact, j'ai l'impression,
11:10à Paris avec ce débat.
11:11– Merci d'avoir des débats,
11:13parce qu'en fait, ça révèle les faiblesses.
11:16Ils sont nuls, ils n'ont pas travaillé.
11:17Hop, ils perdent.
11:18– L'EGG ce matin sur RMC,
11:21François Bayrou, vaincu à Pau.
11:23Est-ce la fin d'une époque ?
11:24L'ancien Premier ministre est battu de 444 voix
11:27par le socialiste Jérôme Marbeau,
11:29François Bayrou qui occupait le poste de maire de Pau depuis 12 ans.
11:31Et pour Barbara Lefebvre, l'enseignante d'EGG,
11:33c'est un tournant historique.
11:35– C'est, je crois, la fin d'une époque.
11:39Et on le voit aussi d'une certaine façon,
11:41enfin moi, c'est mon avis,
11:43avec Rachida Dati, je l'avais dit la semaine dernière,
11:45M. Macron est radioactif.
11:48Donc, tout ce qui l'a touché récemment,
11:50de près ou de loin, se crame.
11:52M. Bayrou, s'il était resté commissaire au plan, plan, plan,
11:57tranquille, il se faisait réélire à Pau.
11:59Petit pépère, en plus, dans son bureau,
12:00tout refait à neuf avec l'argent des banques éluables.
12:02– Il y a eu l'affaire Bétaram aussi.
12:04– Oui, l'affaire Bétaram, mais bon.
12:05Je ne crois pas que ce soit ça.
12:06Moi, je crois que c'est plus Matignon,
12:09ce côté petit père la morale,
12:12moi, je vais redresser la France à moi tout seul avec mes petits bras.
12:14Non, non, moi, je pense que vraiment, Macron a tué Bérou.
12:18– C'est la fin d'une époque quand même, Jérôme Larue.
12:22S'il n'avait pas été Premier ministre, il serait encore maire.
12:23– Oui, et puis si…
12:25– Mais c'est quoi ?
12:26– On l'appellerait mon oncle, donc ça n'a aucun à voir.
12:28– Non mais mon Dieu, mais non, mais écoutez…
12:30– Franchement.
12:31– C'est vrai.
12:31– Oui, c'est la fin, il a 74 ans,
12:35la prochaine municipale, c'est dans 7 ans,
12:37il aurait donc 81 ans,
12:39le comeback est assez improbable quand même.
12:41– André Santini, 85 ans, il était réélu.
12:43– Oui, mais il ne le sait pas.
12:44– Arrêtez, c'est horrible ce que vous dites !
12:46– On va préciser André Santini,
12:48Bérdicile-Molineau, il est réélu à 85 ans hier soir.
12:51– Voilà, oui.
12:52– Et il est hospitalisé.
12:53– Oui, et alors ?
12:55– Donc il ne le sait pas.
12:55– Ça prouve qu'on peut être malade et en même temps,
12:58avoir une vie.
12:59– Et puis ce sont les électeurs qui ont tranché.
13:01– Moi, je pense que fondamentalement,
13:03et ce que je vais dire n'est pas populaire,
13:04les gens qui pensent à peu près comme moi en général,
13:07c'est qu'il faut une limite d'âge en politique
13:11et il faut une limite dans le nombre de mandats successifs.
13:14– C'est ça que c'est les électeurs de décider quand même.
13:17– Oui.
13:17– Si tu as un bon maire, attends,
13:19pourquoi tu te dirais,
13:20il a fait deux mandats terminés alors que c'est un super maire ?
13:22En revanche, effectivement, te dire,
13:24t'arrêtes à 75 ans parce que 6 ans plus tard,
13:27t'as 81 ans, il y a peut-être une logique.
13:29– En général, on me sort l'exemple du général De Gaulle,
13:31oui, mais le général De Gaulle, il est venu président,
13:33il avait passé 70 ans, il a été un très bon président.
13:35OK, il y a une exception de temps en temps.
13:37Mais au bout d'un moment, si t'es là depuis 40 ans,
13:39tu vois plus les sujets.
13:42Et ta seule obsession, c'est de durer, de te faire réélire.
13:45Et si tu as 77 ans, 78 ans, 79 ans,
13:49mon père il a 83 ans, il est alerte,
13:51il fait tout ce qu'il faut, etc.
13:53Mais tu ne peux plus te projeter,
13:55tu ne peux pas avoir un plan à 10 ans ou à 15 ans.
13:57– Josée Massy, nouvelle maire de Toulon, elle a 75 ans.
14:00– Oui, mais 80 ans, si tu es président,
14:01tu prends le conseil syndical de ton immeuble,
14:03c'est très bien, ça suffit, on s'occupe d'autre chose.
14:05– Mais c'est quoi cet agisme ?
14:06– Mais je suis d'accord, c'est pas de l'agisme,
14:07c'est en fait laisser la possibilité à d'autres visages d'émerger.
14:10À un moment donné, je suis tout à fait d'accord avec Jérôme.
14:12– C'est aux électeurs en fait.
14:12– Mais c'est pareil dans les clients.
14:14– Et tout le monde est libre de voter.
14:15– C'est pareil dans le paysage médiatique,
14:18il y a des gens qui sont là parce qu'ils sont là depuis des années,
14:20on ne va surtout pas les faire bouger,
14:22donc on empêche d'autres personnes.
14:22– C'est parce qu'ils font de l'audience,
14:23s'ils ne disaient pas d'audience, ce ne seraient plus là.
14:24Tu parles de Michel Drucker, c'est que ça marche,
14:26ils ne seraient plus là.
14:27– Il y en a plein d'autres qui sont là,
14:28ils font de l'audience, on n'a pas testé autre chose,
14:29on ne sait pas si d'autres personnes peuvent émerger.
14:32Donc en fait, on se retrouve avec une vieille télé
14:34et on se retrouve avec un vieux paysage politique français,
14:37avec des vieilles personnes, je suis tout à fait d'accord.
14:38Passer un certain âge, il faut laisser la place aux autres,
14:41il y a plein d'autres gens qui peuvent faire des choses.
14:42– C'est même pas un certain âge.
14:44– Si vous voulez prendre la place avec François Bayrou qui est en place…
14:46– Regarde, la Jérôme Marbeau, il vient de la prendre la place.
14:49– Mais dans le camp de Bayrou, personne ne peut la prendre la place,
14:51il est là, il tient la boutique.
14:52– Et du coup, il n'a pas préparé de successeur,
14:54il n'a pas préparé de remplaçant.
14:55– Ce n'est pas à lui, ça va, ce n'est pas à lui de préparer son successeur.
14:58– C'est le propre de la vie politique.
15:00– Ce n'est même pas une question d'âge à un instant T.
15:02– C'est ce qu'ils font tous, excusez-moi.
15:04– Eh bien, ils ont tort.
15:04– Je ne crois pas que Mitterrand est préparé de successeur, je ne crois pas…
15:06– Ah si, Jacques Chirac.
15:08– Oui, voilà.
15:09Je ne crois pas que Nicolas Sarkozy ait préparé un successeur,
15:12et je ne crois surtout pas qu'Emmanuel Macron ait préparé un successeur.
15:16– Louis Sarkozy.
15:17– Oui, voilà.
15:18– Juvier de Briens.
15:19Ce sera…
15:20Est-ce que ce…
15:21Vous dites aujourd'hui, François Bayrou qui risque de se retirer de la vie politique,
15:25est-ce que ça a été un grand homme politique pour vous ?
15:26– Mais vous rigolez ou quoi ?
15:28– Bah quoi, ça a été le premier à parler de la dette.
15:29– Attendez, mais François Bayrou, moi, ce n'est pas une question d'âge à un instant T.
15:34François Bayrou, c'est plus de 40 ans à se planquer dans toutes les manips
15:38et à être le bouche-trou de celui qui sera le plus offrant.
15:41Se planquer au plan ou je ne sais où.
15:43Mais il a servi à quoi ?
15:44Mais quelle a été la vision de Bayrou pour la France ?
15:47Mais donnez-moi juste une idée concrète de Bayrou.
15:50– C'était un grand parti sans crise, excusez-moi.
15:52– Oui, bien sûr, il a fait 19% aux élections, il était aux portes du second tour.
15:56– C'était le pro pour durer, pour se planquer dans les bonnes manips.
15:59– Et pour combler les bons trous, mais il n'a jamais rien apporté.
16:04Et la seule fois où il s'est vraiment mouillé, c'est quand il a fini enfin par être Premier
16:07ministre
16:08et ça a fini de l'achever, c'est tout.
16:10– Il y a eu l'histoire de la GIF aussi.
16:10– Un moment donné, mais bon, débarras !
16:12– Il y a eu l'histoire de la GIF.
16:13– Ça, c'est un chouette moment de politique.
16:15– À l'époque, tout le monde a un grand homme politique.
16:16– Quelqu'un qui a de l'autorité, bon, aujourd'hui, c'est vu un peu différemment.
16:19Mais quand même, à l'époque, voilà, c'est l'une des images du politique.
16:22– Parce qu'il s'est maintenu à 4-5 tout au long de sa carrière pour garder quelques postes
16:27pour ses équipes.
16:28Non mais franchement, là, un grand homme politique, non, il était temps que ça se termine pour le bien de
16:33tous.
16:33– Et du coup, il n'y a plus de centrisme.
16:35– C'est un grand homme politique.
16:36– Tant mieux, le centrisme a ruiné la France.
16:38Le centrisme a ruiné les clivages sains, bipartistes de la France.
16:43– Ça permet à des gens de ne pas faire trop quoi choisir, d'aller à la partie.
16:46C'est une catastrophe, le centrisme.
16:48– Il a fait un grand parcours politique, c'est un grand homme politique.
16:51La marche pour devenir homme d'État n'est pas arrivée.
16:55– Oui, il a quand même été Premier ministre.
16:57– C'est-à-dire, la dégringolade est violente parce qu'il n'a pas été homme d'État, il
17:00n'est même plus homme local.
17:01– Mais il aurait dû avoir la sagesse de dire « je ne me représente pas » pas longtemps.
17:05– Et puis, il a été Premier ministre, mais souvenez-vous que quand il était Premier ministre,
17:08il a quand même pris un petit jet rapido pour aller au Conseil municipal.
17:11Donc, en gros, il a raté son passage à Matignon et il a raté son passage à Pau.
17:16Pardon, il s'est… voilà.
17:17Moi, je ne pense pas que la France va regretter François Bayrou ou Nippo.
17:22– Stop.
17:23– François Bayrou, stop.
17:24– En tout cas, François Bayrou, la vie politique s'est terminée comme pour Christian.
17:28– Il va rester, nous, le New York King.
17:30– Il faut attendre les prochaines élections, il y aura des législatives, etc.
17:33– On n'est jamais mort en politique.
17:35– Quand tu n'es pas mort physiquement, tu peux toujours arriver à autre chose.
17:37– Oui, d'accord, mais enfin, on va dire qu'il va prendre un petit peu de recul.
17:40quand même.
17:42Bon.
17:43– C'est tout.
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