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  • il y a 7 heures
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.

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00:00RMC Estelle Midi, le zapping RMC.
00:04Le meilleur de l'axe sur RMC, on démarre avec les GG ce matin.
00:08La promesse du tout gratuit est-elle utopique lors des élections municipales ?
00:12Les candidats, vous le savez, ont fait beaucoup de promesses.
00:14A Toulouse, le candidat LFI propose la gratuité des transports.
00:17A Paris, c'est Emmanuel Grégoire qui promet la cantine gratuite pour les plus modestes.
00:21Et à Saint-Denis, le maire élu insoumis propose même un vélo gratuit à tous les enfants.
00:25De quoi mettre en colère Gilbert, il est auditeur des GG.
00:30J'en ai marre de cet assistant-là.
00:32Les Français, comme je l'ai dit tout à l'heure, ils se plaignent toujours.
00:34Ils veulent tout gratuit.
00:36Moi, je ne vote plus.
00:37D'une manière, je ne vote plus.
00:38Pourtant, je suis de gauche.
00:40Je ne vote plus.
00:41La gauche a mis le pays dans la merde.
00:43Excusez-moi du terme.
00:44Avec tout ce qu'ils ont fait, on est à l'agonie.
00:47Alors, arrêtez la gratuité de tout.
00:50Eh les filles, tout gratuit, je donne, tu prends.
00:52Mais il faut arrêter ça.
00:53Où on va comme ça ?
00:54Ce n'est pas possible.
00:55Les gens, ils peuvent payer.
00:57Écoutez, moi, je vois autour de moi.
00:59Des gens, soi-disant, ils n'ont pas d'argent.
01:01Vous les voyez au café, prendre un demi, deux demi, trois demi.
01:04Ils achètent leur cigarette.
01:06Mais tout ça, ça coûte.
01:07Ça coûte.
01:08Donc, pour ça, ils ont de l'argent.
01:11Alors, est-ce qu'il faut arrêter avec la promesse du tout gratuit ?
01:13Jérôme Lavrieux, c'est vrai que là, pour les municipales, on rase un peu gratis.
01:17C'est surtout un mensonge.
01:19Ça n'existe pas, le tout gratuit.
01:21Qui est-ce qu'il va payer ?
01:22Si ce n'est pas le consommateur, si ce n'est pas le client, eh bien, ça va être les
01:27impôts, d'une manière ou d'une autre.
01:29Enfin, si on vous dit, élisez-moi...
01:31Mais tout le monde ne les paye pas, les impôts.
01:32Mais justement, ceux qui les payent devraient réfléchir quand ils entendent ce genre de promesses.
01:37Élisez-moi, la cantine sera gratuite.
01:39Ça veut dire, globalement, ceux qui payaient presque rien, ne paieront rien du tout.
01:43Ceux qui payaient un petit peu, alors qu'ils ont les moyens, ils disent, je vais faire une petite économie.
01:49Mais non, tu vas le voir sur ta feuille d'impôt.
01:51C'est immédiat.
01:52Quand on dit les transports en commun sont gratuits, le coût des transports en commun, il faut bien qu'ils
01:57reposent sur quelqu'un.
01:58Donc, ce ne sera peut-être pas sur leurs impôts, ce sera sur les impôts des entreprises.
02:01Puis on dira, mais le coût du travail en France, pour les transports,
02:05et puis il y aura une entreprise qui va fermer, qui va aller de l'autre côté de la frontière.
02:09Ça n'existe pas, le tout gratuit.
02:10Il y a quelqu'un qui paye.
02:12Si ce n'est pas le consommateur, c'est le contribuable.
02:16Donc, pour se faire élire, alors là, maintenant, votez pour moi.
02:19Alors, Saint-Denis, ils ont proposé la cantine gratuite, les transports, le passe-navigo gratuit,
02:25et effectivement, un vélo gratuit à tous les élèves de troisième.
02:27Ils peuvent les faire.
02:28Quand tu n'as pas d'enfant, ça doit quand même te...
02:30Non, mais c'est le département de France où le niveau moyen d'impôt sur le revenu est le plus
02:35faible,
02:36où il y a le plus de ménages qui ne payent pas l'impôt sur le revenu.
02:39Donc, tu peux le faire.
02:40Mais à un moment, il va falloir venir voir.
02:42Eh, je veux la solidarité nationale.
02:45Parce que ma ville est pauvre, parce que c'est rare.
02:47Tu finis par l'appauvrir.
02:49Moi, je trouve ça scandaleux.
02:50Je trouve que si j'ai les moyens de payer, je dois payer quelque chose.
02:54Et ça, ça permet d'aider les autres.
02:56Après, qui est la cantine gratuite ?
02:58Ce n'est pas scandaleux, Élise.
03:00Effectivement, on sait qu'il y a des parents qui ont du mal à payer la cantine de leurs enfants.
03:04Donc, vous en pensez quoi, vous ?
03:05Déjà, je trouve que les propositions du PS et de LFI ne sont pas du tout les mêmes.
03:09C'est-à-dire qu'Emmanuel Grégoire, il propose la gratuité de la cantine pour les personnes les plus précaires.
03:14Moi, ça ne me dérange pas de payer un tout petit peu plus d'impôts pour financer la cantine des
03:18gens qui n'ont pas les moyens.
03:19Et c'est dans l'effet, c'est déjà le cas.
03:21Mais voilà, ce que j'allais dire, c'est que le PS, ils n'ont pas des mesures qui sont
03:25très disruptives.
03:27En revanche, oui, les transports gratuits pour tous, je ne vois pas l'intérêt.
03:30C'est irréalisable, ils ne le feront pas.
03:32En fait, la plupart des mesures que proposait LFI sont irréalisables.
03:35Et j'ai l'impression qu'ils sont plutôt là pour les proposer pour faire opposition en sachant qu'ils
03:39ne seront jamais élus
03:40ou en sachant qu'ils ne vont jamais les tenir.
03:42En fait, parfois, je me dis, mais ils vivent sur quelle planète ?
03:45Enfin là, le maire de Saint-Nil a été élu au premier tour.
03:47Oui, on va voir ce qu'il fait.
03:49On va voir s'il y arrive.
03:50C'est le populisme.
03:51La base du populisme, c'est comme Trump qui dit, vous allez voir, si vous m'élisez, je vais faire
03:55ci, je vais faire ça.
03:55Pour l'instant, il n'a rien, en fait, ce qu'il a dit.
03:57Oui, sauf que quand tu es candidat au municipal, Frédéric, tu dis, écoutez, alors, moi, je suis candidat, je vais
04:02augmenter vos impôts,
04:03je vais mettre la cantine plus chère et les transports plus chers.
04:07Il y a peu de chances d'être élu, quoi, finalement.
04:09Ça n'est ici, ça marche.
04:10Non, parce qu'il a mis le grand prix, lui.
04:12C'est inverse.
04:13Oui, bien sûr.
04:13Non, mais ce qui est très intéressant, c'est que les trois exemples qui sont donnés, ce ne sont que
04:16des gens de gauche.
04:18Voilà, c'est Toulouse, Saint-Denis, Paris, ce sont des candidats de gauche.
04:23Oui, parce qu'en fait, oui, en général, les maires de droite, ils essayent d'être un tout petit peu
04:28plus réalistes
04:29et de moins baratiner sur la gratuité.
04:32Oui, ils sont moins sympas.
04:33Oui, ils sont moins sympas, oui.
04:34À Saint-Denis, c'est un LFI qui a viré un socialiste.
04:38Bien sûr, oui.
04:40Mathieu Annotin, qui était considéré comme un fasciste là-bas.
04:44Alors que c'est un socialiste bretain.
04:47Donc non, mais on se trouve avec des propositions, mais qui sont tellement ridicules qu'à un moment...
04:52Le problème, c'est qu'on va arriver...
04:54Il y a toujours la question du consentement à l'impôt.
04:57Plus ça continue comme ça, moins les gens vont avoir envie de payer les impôts.
05:00Mais à Saint-Denis, c'est les entreprises qui vont payer, en fait.
05:02Oui, ou les propriétaires, mais le camion ne payera pas plus d'argent.
05:06Et puis, un propriétaire, mais qu'est-ce qu'il va faire bientôt, le propriétaire ?
05:09Il va déménager.
05:10Il a déménagé, il est ravi dans une autre ville, donc la ville, elle sera encore plus pauvre.
05:13Voilà.
05:14Bravo, bien joué.
05:16Les GG ce matin sur AMC et la polémique à Arcachon.
05:19Je ne sais pas si vous l'avez vu avec une vidéo où l'on voit le maire LR, Yves
05:23Foulon,
05:24qui a été réélu, insulter et menacer son rival écologiste.
05:27Écoutez.
05:28Je pourrais vous coincer derrière les poubelles, ça me ferait plaisir.
05:31Ce n'est pas vous que je critique.
05:32Ce n'est pas vous que je critique, monsieur le maire.
05:36C'est pas vous que je critique, c'est le maire.
05:41Non, mais vous ne pouvez pas parler comme ça, monsieur le maire.
05:43Non, vous ne pouvez pas parler comme ça.
05:45Mais non, mais moi, la villa, ça laisse, la villa.
05:47Mais écoutez, moi, en tout cas, je reste poli et je ne suis pas violent.
05:50Voilà, des propos extrêmement crus.
05:52La scène a été filmée dimanche devant un bureau de vote, manifestement à l'insu du maire sortant.
05:56Une enquête est ouverte pour menaces, injures et violences.
05:59Et pour la prof de français, Fatima Haït Bounois, cette violence politique n'est pas étonnante.
06:06Si tu demandes à la prof de français, elle se dit que ça va être de plus en plus compliqué
06:09d'expliquer aux élèves qu'on doit peser ses mots, pas d'insultes.
06:14Je pense à mes collègues à l'école primaire qui font la parole claire pour quand les enfants sont en
06:21conflit, même si ça te fait très mal.
06:23Tu dois exprimer ton ressenti, l'autre l'accueille.
06:26Je me dis que ça va être de plus en plus compliqué parce que finalement, tu tombes sur Internet.
06:30J'avais vu l'extrait sur Internet et là, on a des menaces.
06:36Je pense même qu'au tribunal, ça pourrait passer.
06:40Frédéric Hermel, est-ce que ça vous choque, cette vidéo ?
06:42Est-ce que vous vous dites, bon, le maire ne savait pas qu'il était écouté, donc est-ce que
06:45dans le privé, on peut tenir ce genre de propos ?
06:48Non, avec un opposant politique, non.
06:50Le jour d'une élection, non.
06:51En plus, il faut expliquer une chose, c'est qu'il y avait un documentaire qui était en train d
06:53'être fait sur l'élu écologiste.
06:59Il avait un micro, c'est pour ça qu'on entend si bien.
07:01Donc il est filmé de loin et on entend le micro.
07:03Donc oui, normalement, on n'a pas le droit d'enregistrer quelqu'un à son insu.
07:06Il aurait dû lui dire peut-être, attention, monsieur le maire, il y a un micro.
07:10La séquence aurait été moins forte.
07:11Oui, mais sauf qu'un maire, en plus, Montain, Arcachon, LR, il parle comme une racaille, là.
07:17Excusez-moi.
07:18C'est un mafieux, t'as l'impression que c'est un mafieux.
07:20Mais c'est pas illégal de parler comme une racaille ?
07:21Moi, justement, c'est pas dans les termes, ok, qu'ils disent des gros mots, il est pas filmé.
07:24C'est la menace sur la famille.
07:25C'est des menaces, voilà.
07:26C'est des mafieux.
07:27C'est des mafieux, c'est des mafieux, c'est des menaces.
07:30Moi, je suis Bruno Rotaillot, je ne serai jamais Bruno Rotaillot, mais je dis, monsieur, vous êtes exclu.
07:34Ou alors, il y a un processus disciplinaire.
07:37Enfin, on ne peut pas se comporter comme ça quand t'es maire, maire d'une ville de France, avec
07:42un opposant politique.
07:43Excuse-moi, elle est où la démocratie ?
07:45On a l'impression qu'on est en Sicile et qu'au moment des élections, t'as un mafieux qui
07:50va lui dire,
07:50attention, toi, c'est...
07:51Non, je vais pas faire l'accent, non, non.
07:53L'accent, je vais faire l'accent, bon, je ne fais pas l'accent.
07:55Ne faites pas l'accent non plus.
07:57Je ne fais pas l'accent, mais attention à ta famille, à un opposant politique.
08:00Vous vous rendez compte de la gravité ?
08:02Si ça se passait en Sicile, on dirait, oh, l'Italie, c'est mafieux.
08:04Oui, mais normalement, c'est déjà pour l'excuser, mais il n'était pas censé avoir un micro.
08:08Mais même, il n'est pas censé menacer la famille, menacer la famille d'un opposant politique,
08:13dans une démocratie comme la France.
08:15Oui, on fait raison, on fait raison.
08:16Mais c'est à l'image de notre classe politique aujourd'hui.
08:18Enfin, moi, je ne suis pas du tout choquée quand je vois ça.
08:20Je trouve que c'est déjà le cas pour plein d'élus.
08:22Je veux dire, on a quand même eu des sorties de textos de Rachida Dati
08:26qui menaçait Gabriel Attal de transformer son chien en kebab.
08:28On est habitués maintenant à ce genre de choses.
08:31Et évidemment que...
08:32C'est pas tout à fait pareil.
08:34Non, mais évidemment que c'est grave, mais c'est ce qu'on a fait de notre classe politique.
08:38On l'a transformé en espèce de mafia où tout le monde a le droit de se menacer,
08:41de s'insulter pour arriver à des choses.
08:43Et on le voit là, aujourd'hui, dans les alliances du deuxième tour,
08:46la façon dont ils se parlent en interne pour gérer leurs alliances,
08:50elle est sagouine.
08:51C'est monstrueux, comment ils se parlent.
08:53Moi, je ne suis absolument pas choquée par cette séquence
08:55vu que tout le monde fait comme ça.
08:57Enfin, quand même, moi, les mots, ils me choquent.
08:59Et Fred a raison de dire, venant d'un LR qui fait très arcachon, etc.
09:06On peut être surpil, quoi.
09:08Ça se passe comme ça chez LR, Jérôme ?
09:10Non, c'est pire, je pense.
09:13Je voudrais bien enregistrer les bureaux politiques.
09:16Je le connais, Yves Foulon.
09:19Ce qu'il fait, c'est inexcusable.
09:21D'accord ?
09:21Ce que son adversaire fait, alors qu'il a un micro,
09:25et on ne sait pas si la discussion, qui a lancé la discussion,
09:28un mot en amène un autre, etc.
09:30C'est juste après la fin de la campagne électorale,
09:35parce qu'il vient d'être élu quand il le dit.
09:37Une campagne électorale, chacun y va avec ses tripes.
09:40Tu ne dors pas, tu es crevé.
09:41Tu te montes la tête pour un oui, pour un non, avec les uns et les autres.
09:45C'est comme l'entraîneur qui dérape une conférence de presse
09:48à la fin d'une demi-finale, perdue, sur le tapis, etc.
09:53C'est inexcusable.
09:54C'est sanctionné.
09:56Mais ça peut arriver, parce que la politique,
09:58ce n'est pas fait avec des machines.
09:59C'est fait, je finis, si tu permets.
10:02Ce n'est pas fait avec des machines.
10:03Ce n'est pas fait avec des technocrates.
10:04C'est fait avec des hommes et des femmes
10:06qui s'investissent à fond sur le sujet.
10:09Et à un moment, il y a l'effet cocotte-minute.
10:11Je ne sais pas quels ont été les arguments
10:15de ce candidat vert tout au long de la campagne.
10:18Je ne le sais pas.
10:19Je ne le sais pas.
10:20En fait, ce qui s'est passé, c'est que le maire
10:22a fait abattre, acheté ce qui était considéré
10:26comme un château.
10:27La mairie.
10:28Il a fait bâtir là-dessus.
10:30Et en fait, les photos de cette maison,
10:32la maison du maire,
10:33a été publiée sur un tract du parti écologiste.
10:38Donc, lui considérait que les méthodes n'étaient pas bonnes,
10:40parce qu'on avait touché la famille.
10:42Donc voilà, ça part de ça.
10:44Mais je suis désolé, c'est peut-être un ami à toi.
10:46Ce n'est pas un ami du tout, je le connais.
10:49Moi, j'entends ça.
10:50Ce sont des menaces à la famille d'un opposant politique.
10:53Et ça ne se fait pas en France.
10:54Je suis d'accord, mais ça peut s'expliquer.
10:58Le Morning RMC ce matin.
11:00Un record d'expulsion locative.
11:02Est-ce justifié ou scandaleux ?
11:0330 500 expulsions ont été dénombrées l'an passé.
11:07C'est 27% de plus qu'en 2024.
11:09Et cette hausse, elle inquiète Manuel Domergue.
11:12Il est directeur d'études à la Fondation pour le logement des défavorisés.
11:16Il n'y a pas un profil type, mais il s'agit évidemment de locataires, beaucoup de locataires du parc
11:20privé, beaucoup dans les grandes métropoles qui sont chères, parce que la cause principale des expulsions, ça reste quand même
11:26le loyer trop cher.
11:27Et c'est des ménages avec souvent des revenus qui sont irréguliers, des personnes qui ont eu des accidents de
11:32la vie, un décès, une maladie, une perte d'emploi, une séparation.
11:36C'est beaucoup des séparations.
11:38Parfois, ça peut être aussi des bugs administratifs.
11:40La CAF ne vous verse plus d'APL, d'allocations familiales.
11:44Il y a un papier qui s'est perdu, etc.
11:46Et c'est la dégringolade.
11:47On commence à avoir des impayés.
11:48Et après, on aggrave sa dette.
11:51Et s'il n'y a pas à un moment quelqu'un qui vous tend la main, ça peut finir
11:54avec une expulsion.
11:55Et ça veut dire derrière l'expulsion, soit vous êtes envoyé à l'hôtel pendant quelques jours si vous avez
12:00vos enfants et si vous avez de la chance, parce qu'en fait, l'hébergement d'urgence est totalement saturé.
12:05Soit, et c'est la plupart du temps ce qui se passe, vous allez être mis à l'abri par
12:09vos amis, par vos parents, par de vagues connaissances.
12:12Mais parfois, ça, ça a une fin.
12:13Et les personnes finissent dans une voiture, dans une caravane, à la rue ou dans un squat.
12:20Jérôme Lavrieux, 30 500 expulsions l'an passé.
12:23Est-ce que finalement, il faut le déplorer ?
12:26Parce que c'est toujours horrible, une famille qu'on expulse.
12:28Ou aussi s'en réjouer en se disant, enfin, les propriétaires ont un petit peu de droits en France.
12:33– Personne n'est expulsé parce qu'il a un mois de retard de loyer.
12:38Dans le logement social, ça prend des années.
12:40Et il y a les assistantes sociales, et il y a les convocations, et il y a le fonds d
12:44'urgence du CCAS, etc.
12:47L'augmentation des expulsions, elle n'est pas liée à ça.
12:50Elle est liée au fait qu'on a changé la loi qui permet d'expulser des gens qui rentrent légalement
12:55dans un logement,
12:56mais qui n'ont aucune envie de le payer, et qui restent dans ces logements comme des squatteurs,
13:02même s'ils sont rentrés avec un bail de location.
13:04Et le pauvre propriétaire, moi je veux bien tout ce qu'on veut,
13:07mais s'il n'y a pas des règles, et si elles ne sont pas respectées,
13:09il n'y aura plus de logements locatifs, parce que les propriétaires préfèreront laisser le logement vide
13:14que prendre le risque de ne pas être payés sur leur loyer.
13:17Donc si vous attendez un logement, cette loi, elle doit vous réconforter,
13:22parce que ça permet d'en libérer et de donner confiance aux propriétaires.
13:26Le Morning RMC ce matin, avec Élise Dangean et Mathieu Béliard.
13:31Comment rencontrer l'amour ? C'est pour vous Fred, écoutez bien.
13:34Les applis de rencontres que vous n'aimez pas n'ont plus la cote,
13:36et les célibataires se tournent de plus en plus vers le speed dating,
13:40une méthode très à la mode dans les années 2000, c'est un peu ringard normalement le speed dating.
13:44Mais ces rencontres, elles séduisent paradoxalement de plus en plus de jeunes.
13:48Écoutez la sexologue Aurore Malé-Karras.
13:51En fait, ça marche comme du speed dating, mais avec des questions et des focus sur des choses plus précises,
13:58comme la sexualité, comme les projets de vie, pour ne pas perdre de temps.
14:03Ça peut être par exemple vraiment des speed dating autour des questions de la sexualité.
14:07Donc en fait, on peut faire déjà des speed dating organisés par thématique,
14:12pour des personnes qui vont être, ça existait déjà avant, mais c'était un peu plus underground.
14:17Maintenant, c'est un peu plus ouvert à tout le monde, avec des soirées sur, je ne sais pas comment
14:23dire,
14:24pour des minorités sexuelles par exemple.
14:27Imaginez Fred, un speed dating sur une thématique littérature.
14:31C'est pour vous ça ?
14:32Mais ça existe, c'est une appli qui s'appelle...
14:34Littérature et bonne viande.
14:37Qui s'appelle Marcel, et j'ai reçu dans mon podcast littéraire les inventeurs de cette application,
14:43et c'est du speed dating autour...
14:45Alors c'est une application de rencontre autour des livres.
14:47Et vous n'êtes pas inscrit ?
14:48Bien sûr que si.
14:50Ah, et alors ?
14:50Ça commence deux secondes, on commence par parler de livres qu'on a lus, etc.
14:56Mais attends, comment tu sélectionnes ?
14:58C'est par le livre ?
14:59Mais non, c'est par le livre, c'est par le livre.
15:00On sélectionne par le livre.
15:00C'est les couvertures de livres, tu sais qu'on profite ?
15:02Oui, c'est un peu ça, puis après il y a des amitiés.
15:05Il y a des photos dessus quand même ?
15:06Non, tu sélectionnes par le livre.
15:08Tu commences à discuter, puis après tu vois.
15:10Ça prend plus de temps.
15:11Mais alors, vous avez sélectionné quel livre pour l'instant ?
15:13Pour l'instant, ah oui, l'ami Louis de Simil-le-Billan.
15:16Ah oui ?
15:16Oui, parce que c'est une appli qui commence, donc il y a quelques milliers pour l'instant.
15:20Oui.
15:20Mais très intéressant de l'appli de Marcel.
15:22Mais vous n'avez pas la photo de la dame ?
15:23Non.
15:23Ni son âge ?
15:24Non.
15:25Mais on a la couverture du livre, c'est déjà...
15:26Mais vous savez que c'est une dame, là ?
15:27Non.
15:28Mais oui, mais après quand tu discutes...
15:30Ça fait beaucoup de questions.
15:32Si elle est de son côté, elle a choisi un bouquin de Fred Hermel, sache que t'as déjà fait
15:35le premier pas.
15:36C'est déjà un peu gagné.
15:37Non, t'as un profil, tu mets une photo et tout ça.
15:39Il y a un profil, une photo et tout ça.
15:41Ah, t'as mis ta photo ou t'as mis la couverture de ton livre ?
15:43J'ai mis ma photo.
15:44Vous n'avez pas mis la couverture de votre livre ?
15:46Moi, dans une signature avec mon livre, les deux.
15:48Ah oui !
15:50En disant, regardez, je suis un grand écrivain, en plus je suis pas mal physiquement.
15:53Voilà, je mets tous les atouts de son côté.
15:55Mais pour le speed dating, en fait, moi je l'ai fait en caméra cachée, en journaliste caché.
16:01C'est-à-dire des amis à Madrid avaient lancé le premier speed dating de l'histoire, année 2000, etc.
16:07En Espagne, c'était eux qui avaient lancé le truc.
16:09Et donc, je venais faire un reportage en caché.
16:12C'est-à-dire que j'étais journaliste infiltré.
16:15Et vous avez trouvé l'amour ?
16:16Non, mais j'avais trouvé ça très intéressant.
16:17Il y a quelque chose de très ludique, en fait.
16:227 minutes, ça dure 7 minutes, hein ?
16:23À l'époque, c'était 7 minutes.
16:25C'est speed ?
16:26Bah oui, dating.
16:26Oui, mais rapidement, tu sais, à peu près, au bout de...
16:29Tu sais si tu as envie de revoir ou pas la personne.
16:31Oui.
16:31Moi, des fois, en 30 secondes déjà, enfin, bref, en général.
16:33Bon, bah, des fois, même moins.
16:35Élysse Goldfarb, tiens, les jeunes de plus en plus séduits par cette technique.
16:39Alors, vous, vous êtes en couple, mais si vous ne l'étiez pas, est-ce que le speed dating, ça
16:41vous brancherait ?
16:42Speed dating, pas forcément, mais les soirées thématiques, comme ça, où tu sais que tu vas rencontrer quelqu'un, c
16:47'est pour célibataire, ça cartonne dans mon entourage.
16:50Les soirées de célibataire, bah, ça dépend, c'est plutôt genre LGBT ou hétéro, j'avoue, les thématiques.
16:56Oui.
16:56Enfin, mais tu vois, j'ai plein de potes qui sont hétéros et qui se disent...
17:00C'est pas une thématique.
17:01Qui s'inscrivent, mais non, juste hétéro.
17:02C'est quoi t'es hétéro ?
17:04Non, mais t'as un peu des thématiques religieuses, tu vois, genre mes copains musulmans, ils vont aller, par exemple,
17:07pendant le ramadan, à des tours organisées de célibataires.
17:10Donc, c'est des cassages de jeûnes, de célibataires, ou pendant le carême, t'as des cassages de jeûnes.
17:15C'est quoi les cassages ?
17:16Ça veut dire que tu manges, en gros.
17:17Ah, des cassages de jeûnes !
17:19De jeûnes, d'accord, je ne comprenais pas, je vous disais, c'est des bagarres et tout.
17:24T'as des soirées pour chrétiens, pour juifs, pour musulmans, où tu sais que tu vas rencontrer un potentiel homme
17:30de ta vie ou femme de ta vie.
17:31Cassages de jeûnes.
17:31C'est une petite soirée, c'est un petit buffet comme ça, et tu sais que t'es là pour
17:34en découdre, t'es là pour rencontrer quelqu'un.
17:36Et ça, moi, je suis complètement pour, j'ai plein de potes qui ont trouvé l'amour.
17:39On a fait ça une boîte de nuit, il y a plein de jeunes qui se rassemblent et ils font
17:43la fête le soir.
17:44C'est plein de gens dans un milieu privé.
17:46Élise, ils lui font un buffet, tu vois, pour rencontrer un bar à l'époque.
17:50Tu n'as pas mangé, je dirais.
17:51Ah, ça c'est terrible.
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