Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 heures
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:01RMC Estelle Midi, le Zapping RMC
00:05Le meilleur de l'actu sur RMC et on démarre tout de suite avec un extrait d'Apolline Matin.
00:09En France, les maires ont plus de 59 ans de moyenne d'âge et seuls 4% d'entre eux
00:13ont moins de 40 ans.
00:14Ce n'est pas rare de voir des élus se représenter à 80 ans, voire même à plus de 90
00:18ans pour certains.
00:20Et dans le même temps, près de 4% des maires ont moins de 40 ans.
00:22Mais en politique, on peut faire carrière en étant très âgé.
00:25C'est ce qu'expliquait ce matin l'historien Arthur Chevalier.
00:30Et oui, c'est notamment le cas d'André Santini, 85 ans, maire d'Issi-les-Moulineaux depuis 1980.
00:35C'est aussi le cas de Patrick Collier, 81 ans, maire de Roy-Malmaison depuis 2004.
00:41Ou encore d'André Léniel, 83 ans, maire d'Issoudun depuis 1977.
00:47Tous brigeront un nouveau mandat.
00:49On peut le dire à Pauline, les papys font de la résistance.
00:53Yael Melul, est-ce qu'on dit place aux jeunes ou est-ce qu'il faut laisser ces gens se
00:57représenter finalement ?
00:58S'ils sont élus, c'est parce que des gens votent pour eux ?
01:00Absolument.
01:01Et puis, place aux gens qui ont envie d'être maire surtout.
01:04Parce qu'il n'y a plus personne qui a envie d'être maire.
01:07Il y a des maires qui démissionnent de leur fonction parce que ça devient de plus en plus à la
01:13fois compliqué
01:14et pour certains dangereux d'être maire parce qu'ils sont vraiment le premier rempart pour les administrer
01:22et de venir manifester leur détresse, leur souffrance, leur désespérance.
01:29Et puis, on a beau...
01:30Par contre, Yael.
01:31J'ai d'autres synonymes.
01:33Il faut en revenir sur le sujet.
01:34Est-ce qu'il faut laisser la place aux jeunes ?
01:35Non, non, non.
01:36Ah d'accord.
01:37Vous voteriez pour quelqu'un de plus de 80 ans, vous ?
01:39Bah, s'il est compétent, moi, c'est ni le sexe ni l'âge qui détermine la compétence.
01:45Il faut juste qu'il y ait quelqu'un de compétent, en fait.
01:48Voilà.
01:48Moi, je veux quelqu'un qui fasse bien le boulot.
01:51Voilà.
01:52Mais non, j'ai posé une question, excusez-moi, pardon.
01:54Tu poses une question, mais c'est plein de bon sens.
01:56Mais est-ce que j'ai dit le contraire ?
01:58Moi, je veux juste quelqu'un qui soit là pour...
01:59T'étais là à dodeliner, tu dodeliner...
02:01J'ai posé la question.
02:02Moi, je ne suis pas sûre de voter pour quelqu'un qui a 90 ans.
02:04Pardon, bah non, mais...
02:05L'expérience, l'expérience.
02:07Déjà, en 20 secondes, on est placé de 80 à 90 ans.
02:10Voilà.
02:11Après ce débat, on sera...
02:12Est-ce que vous n'allez pas voter pour un centenaire, je pourrais voter quand même ?
02:14Bah, à 80 ans, la question, elle se pose.
02:16Bah, moi, j'aurais du mal.
02:17Et si c'est un déveillé ?
02:18Oh, non, mais toi...
02:18Ah, oui.
02:19S'il est en pleine forme ?
02:21Bah, d'accord, mais je préférerais voter pour un jeune qui, ensuite, va faire une longue carrière.
02:24Mais si il est jeune, tu diras qu'il est trop jeune et qu'il n'a pas assez de
02:27diplômes et qu'il n'a pas assez d'expérience.
02:29Donc, après, il va rester quoi ?
02:31Il faut bien qu'il démarre.
02:32Mais moi, je veux quelqu'un qui soit compétent, voilà.
02:35Oui, mais quand t'as quelqu'un qui s'est déjà présenté 5 fois, enfin bon, à un moment...
02:38Et si il est compétent et si tout le monde est content, c'est la démocratie, les gens votent, non
02:41?
02:41Mais peut-être qu'ils sont contents parce que c'est une ville qui a de l'argent et ce
02:43serait la même chose avec quelqu'un qui a 40 ans.
02:45Peut-être qu'ils votent par désespoir parce qu'il n'y a personne en face.
02:48Par désespérance.
02:48Par désespoir et désespérance.
02:50Pardon, Daniel, mais si on ne change jamais, on ne peut pas savoir si ce serait mieux, tu vois.
02:53En fait, le problème, c'est qu'à votre raisonnement, et j'anticipe celui de Pierre Rondeau et ses amis,
02:59de toute façon, il n'y a pas de solution, si ce n'est glisser vers quelque chose d'un
03:04peu autoritaire,
03:05ce qui ne m'étonnerait pas de la part de Pierre Rondeau et de ses amis.
03:07Ah bah, c'est sympa !
03:08Parce que, voilà, j'ai pas parlé...
03:10C'est quoi votre idée ?
03:12Les gens vont voter, il n'y a pas de dictature à dire il est trop vieux, il est trop
03:17jeune, il est trop ceci.
03:18Ça m'embête, effectivement, j'aimerais bien qu'il y ait une relève des gens dynamiques
03:24qui ont envie de s'intéresser et de prendre les affaires de la mairie ou de je ne sais quelle...
03:29Peut-être qu'ils ont envie, mais qu'ils sont empêchés par ce qu'on appelle des barons en politique
03:32qui tiennent une ville, qui tiennent une commune et qui ne veulent pas lâcher leur siège.
03:36Ça arrive aussi.
03:37Louis Sarkozy se présente.
03:38Mais d'accord, c'est à l'arbre qui cache la forêt.
03:41Mais peut-être qu'il faudrait mettre une limite d'âge.
03:43Voilà, à 80 ans, on n'a plus le droit de se présenter.
03:46C'est pour ça que j'étais en train de dire qu'il n'y a pas de solution à
03:50votre petit raisonnement étriqué.
03:55Que ce soit par le bas ou par le haut, de toute façon, ce sera soit trop jeune sans expérience,
04:00soit trop vieux.
04:01Les gens vont voter, les gens décident.
04:03À 80 ans, stop.
04:04À 80 ans, on arrête.
04:05D'accord, moi je veux bien, mais ça marche aussi pour le président du Sénat.
04:09Mais à tous les niveaux.
04:10Et encore plus, j'ai envie de te dire, encore plus pour les élus nationaux qui votent les lois, qui
04:15votent les lois directement pour tous les concernés, y compris les plus jeunes.
04:18Et pas à chaque fois, ceux qui les concernent directement, les personnes de plus de 60 ans.
04:22Donc ça, c'est un premier élément.
04:23Après, localement, effectivement, soit on considère le statut ou le poste de maire comme un loisir associatif et que je
04:30peux le faire jusqu'à 80-90 ans.
04:31C'est un hobby, voilà, c'est mon temps libre, c'est un passe-temps.
04:34Ou ça, c'est une véritable fonction, un véritable métier.
04:37Et si c'est un véritable métier, tout comme n'importe quel métier, il y a un âge limite.
04:41Il y a un âge limite.
04:42Tu ne peux pas être médecin, tu ne peux pas être professeur, tu ne peux pas être fonctionnaire jusqu'à
04:4590 ans.
04:46Et dans l'autre sens, Pierre.
04:46Mais c'est exactement la même chose.
04:48Par le bas, tu dis quoi ?
04:48Mais pour un mec de 18 ans, tu diras, il n'a pas assez d'expérience.
04:51C'est exactement la même chose.
04:53Et donc, tu vas faire quoi ? Tu vas faire une limite en bas, en haut ?
04:55Il ne sera jamais élu, je suis de 18 ans, parce que c'est les vieux couverts.
04:58Est-ce que tu vas faire un contrôle des diplômes ?
05:00Je suis sûr que tu veux partie de ceux qui disent que vous gardez là, pas assez du tout.
05:02Tu m'as traité d'autoritaire, laisse-moi aller jusqu'au bout de mon raisonnement.
05:05Du côté de la jeunesse, je suis d'accord avec vous, c'est la démocratie.
05:08On vote pour les gens expérimentés, compétents et motivés.
05:11Et tu as raison, Yael, motivés, il faut aussi des jeunes motivés, qu'il n'y a pas ou qu
05:15'il n'y a peu.
05:15Donc oui, premier élément.
05:17Et à 18 ans, les gens ne vont pas être enclins à voter pour un jeûneau incompétent, inexpérimenté.
05:21Mais de la même manière, moi, me concernant, je serais bien peiné de voter pour quelqu'un de 80 ans
05:25qui va prendre des décisions pour des lois qui auront un impact d'ici 15 ans, 20 ans, 30 ans,
05:3140 ans.
05:32Et cette personne, pardon de le dire, sera morte.
05:34Sans toi libre.
05:34Et alors ?
05:35Sans toi libre.
05:36Et alors ?
05:36Je préfère que la vision long-termiste de la vie politique...
05:41Il est moins concerné.
05:42Oui, évidemment.
05:43Et bien, sois libre de ne pas voter pour lui.
05:46Sauf que si c'est un écolo, il y aura à voter pour lui.
05:48Mais n'importe quoi, d'ailleurs, c'est mon cas.
05:50Si c'est mon cas, je suis désolé, Daniel, c'est mon cas.
05:53Quand je vois, par exemple, André Santini à Issy-le-Molignot qui est grabataire,
05:55j'aurais beaucoup de mal si j'avais été élector à Issy-le-Molignot de voter pour lui.
05:59Même à 40 ans, tu ne votais pas pour lui.
06:01Bien sûr que non.
06:02Les GG, taisez-vous.
06:03Merci.
06:03Donc, c'est une affaire d'idées, ce n'est pas...
06:04Mais il ne va rien avoir.
06:05Les GG, ce matin sur RMC, le budget des jets privés des dirigeants européens est en hausse de 50%.
06:11Est-ce scandaleux ?
06:12L'Union Européenne prévoit de consacrer près de 16 millions d'euros sur 4 ans
06:15aux déplacements en jets privés de ses plus hauts responsables, selon un document révélé ce week-end.
06:21Et pour la coach de vie des GG, Joël Dagosseri, les dirigeants de Bruxelles sont totalement déconnectés de la réalité.
06:28Tous les jours, l'Europe nous bassine avec des normes supplémentaires en matière écologique.
06:33C'est vrai.
06:34Mais là, par contre, Pépouze, on se lance dans plus de 50% de dépenses sur les jets privés.
06:41Enfin, il y a un moment, il faut quand même être assez cohérent et incarner la politique qu'on soutient.
06:47Là, je ne comprends absolument pas.
06:49C'est-à-dire, faites ce que je dis, mais...
06:50Mais la déconnexion, elle est totale.
06:53Elle est totale.
06:56Yael Mélule, est-ce que ça vous choque, l'utilisation des jets privés par les dirigeants européens ?
07:00Ah non, mais c'est scandaleux. Là, on n'est plus dans l'utilisation.
07:04On est dans la surconsommation autorisée, subventionnée des jets privés.
07:10Et dites-ce que c'est pour des raisons de sécurité ?
07:12Oui, bien sûr. Alors que dans le même temps, pour les gueux, pour la plèbe, on nous dit,
07:20non, attention, il ne faut plus les voitures thermiques, il faut les voitures électriques,
07:24il ne faut pas prendre l'avion, il faut prendre le train.
07:27Mais quand ils vont en Ukraine, ils ne vont pas y aller.
07:29Déjà, il n'y a pas d'avions de ligne qui y vont.
07:30Comment tu veux qu'ils s'y rendent ?
07:32Mais là, tu as cité pilote d'exemple.
07:34Oui, mais ça fait partie de ça.
07:36Oui, non, il n'y a pas que ça.
07:38Quand tu ne peux vraiment pas faire autrement, j'entends bien.
07:42C'est un peu comme les acteurs, les actrices, Marion Cotillard, tout ça,
07:47qui viennent nous faire des leçons morales,
07:48leur qui passent leur temps dans les jets privés.
07:50Je veux dire, à un moment donné, il y a un devoir d'exemple.
07:52Elle vient de prendre une belle perdue, elle n'a rien demandé.
07:53Elle n'a rien demandé, mais j'avais envie.
07:55Alors que toi, ce que tu aimerais, c'est que Marion Cotillard,
07:57elle prenne EasyJet et qu'elle soit à côté de toi,
08:00que je n'aime pas trop, mais...
08:03Ça ne s'était pas senti du tout.
08:06Ça vous choque, Daniel Riolo ?
08:08On parle de 16 millions d'euros sur 4 ans,
08:11ce qui est beaucoup, bien sûr,
08:12mais c'est une paille à l'échelle de l'Union européenne.
08:15Je suis un peu davidiel.
08:16À partir du moment où on n'arrête pas de dire
08:18qu'il faut faire attention à ça,
08:20que les discours vont dans le sens d'une limitation
08:22et derrière, on apprend qu'il y a une augmentation sans frein,
08:27oui, je comprends que les anges soient un peu choqués de ça.
08:29Il y a un devoir d'exemplarité, Pierre Rondeau,
08:31pour vous, pour les dirigeants de l'Union européenne ?
08:33Je serais moins critique vis-à-vis de Marion Cotillard,
08:35un bal perdu, moi je la sauve, moi je la protège,
08:37qui n'a rien demandé à la personne et qui n'est pas élu.
08:39C'est normal, elle aime.
08:40C'est pas avec notre argent.
08:41C'est pas de l'argent public.
08:43C'est normal, comme elle est dans son camp,
08:45elle est écolo, il la protège.
08:47C'est l'objectivité de Pierre Rondeau.
08:48Tout simplement, à partir du moment où tu es élu
08:49et tu dépenses des données publiques,
08:51tu as un devoir d'exemplarité.
08:52Et à ce titre-là, si le moyen existe en train,
08:56un moyen alternatif existe, prends-le.
08:58Évidemment, en Ukraine, c'est compliqué.
09:00Évidemment, l'Ukraine, c'est compliqué.
09:01Mais quand tu vas faire un Paris-Bruxelles,
09:03tu as le train.
09:04Quand tu vas faire un Paris-Rome, tu as le train.
09:05Personne ne fait Paris-Bruxelles en jet.
09:06Enfin, je vous espérais quand même.
09:08Si ça augmente de 50%, je pense qu'il y a certains en ont profité.
09:10De toute façon, c'est une affaire de gain de temps, la plupart du temps.
09:12Bien sûr, mais bien sûr.
09:13Quand tu disais Paris-Rome, tu le fais en train,
09:15pour un chef d'État, c'est trop long.
09:17Bien sûr.
09:18Là, ce n'est pas les chefs d'État.
09:20C'est les hauts fonctionnaires de l'Union Européenne.
09:22On se doute bien qu'Emmanuel Macron, il ne va pas prendre un Transavia.
09:24Mais en revanche, quand tu es haut fonctionnaire de je ne sais quel pays,
09:27il y a peu de chances qu'on te reconnaisse dans l'avion.
09:30Tu ne te crées pas une émeute, a priori, quand tu es diplomate Moldave.
09:34EasyJet, c'est très bien quand tu es fonctionnaire européen.
09:37Exactement.
09:37Tu peux prendre un avion de ligne, pas pour les chefs d'État,
09:40mais encore une fois, pour les hauts fonctionnaires, je ne vois pas le souci.
09:43Apolline Matin, ce matin sur RMC.
09:44Et sommes-nous trop pessimistes pour l'avenir de la France ?
09:47En janvier, plus des trois quarts des Français se disaient inquiets
09:50pour l'avenir du pays cette année.
09:51Crise économique, instabilité politique,
09:53beaucoup pensent que le pire est à venir.
09:55Mais pour l'économiste, votre collègue Pierre Nicolas Bouzou,
09:58la France est à l'aube d'une belle époque.
10:00C'est ce qu'il expliquait ce matin au micro d'Apolline de Malherbe.
10:04Le plus important, c'est vraiment un grand plan de simplification normatif et administratif.
10:09On a des charges qui pèsent sur le travail,
10:12surtout la fiscalité en France, elle est devenue complètement baroque
10:16parce qu'on a des dépenses publiques et des dépenses sociales en particulier
10:19qu'on n'arrive pas à maîtriser.
10:21La France, et les étrangers nous le disent,
10:23c'est une usine à entrepreneurs et une usine à ingénieurs.
10:27Et donc aujourd'hui, à l'ère de l'intelligence artificielle,
10:29de la robotique, des biotechnologies,
10:31on devrait être les rois du monde.
10:33C'est ça la vérité.
10:34Donc la source d'énergie, la source entrepreneuriale, la source scientifique,
10:39elle est chez nous, il faut la garder.
10:40Et si on fait ça à Pauline, je vous le promets,
10:43mais la France dans 5 ans, c'est le paradis.
10:45Tout le monde voudra venir.
10:47Yael Melul, est-ce que vous partagez l'optimisme de l'économiste Nicolas Bouzou ?
10:51Mais j'aimerais bien vivre dans ce monde, moi.
10:53Vraiment, j'aimerais beaucoup.
10:55Il a l'air sympa, ce monde-là, complètement utopique.
10:58Parce que je veux dire, il faut...
10:59Pourquoi ne pas l'écouter ?
11:01J'ai pas du tout, du tout les compétences économiques de cet économiste.
11:05Mais moi, je reste juste attachée aux chiffres.
11:09Et je suis factuelle.
11:11Je m'arrête aux 3 000 milliards de dettes publiques de la France.
11:15Je m'arrête à la paupérisation de la France,
11:18qu'on n'a jamais eu autant de pauvres,
11:20qu'il n'y a jamais eu autant de 100 de missiles fixes.
11:23Je veux dire, moi, c'est...
11:24Qu'il n'y a jamais eu autant de défaillance,
11:27de dépôt de bilan d'entreprise.
11:29Mais tu as beaucoup de création aussi ?
11:31Oui, ça ne vient pas compenser.
11:33La balance, elle n'est pas...
11:34Donc, j'adorerais être optimiste.
11:38J'aime la France, j'aime mon pays.
11:40J'aimerais qu'elle aille bien, j'aimerais qu'elle aille mieux.
11:42Et j'espère qu'elle va aller mieux.
11:43Parce que dans son discours, il y a un si.
11:46Donc, si en 2027, on a une nouvelle présidente ou un nouveau président...
11:53Ah bah, on aura.
11:54De toute manière, on aura un nouveau ou une nouvelle présente.
11:56Mais qui donne une belle impulsion radicale de changement,
12:01avec un véritable sursaut pour notre pays,
12:03j'espère qu'on ira mieux.
12:05Voilà.
12:05On n'en est pas là quand même.
12:06Mais on n'en est pas là.
12:07Pierre Rondeau, est-ce que vous partagez l'enthousiasme de votre collègue ?
12:10Je n'ai pas lu son livre et ses écrits,
12:11donc je n'ai pas à me permettre de critiquer ou de valider sa thèse.
12:14Mais il y a un élément, moi, où je suis toujours très suspicieux
12:16quand quelqu'un sort un peu de la ligne,
12:20de la doctrine mainstream, on va dire,
12:23en disant que la France, tout paravolo,
12:24c'est la dépression collective et autres.
12:26Je rappelle que dans le milieu universitaire de la recherche,
12:28on est noté sur la base du référencement.
12:31Notre compétence, notre productivité,
12:32c'est sur le nombre de citations.
12:34Plus on est cité par ses pairs,
12:36plus on est cité par ses collègues,
12:37plus on est référencé, mieux on est payé.
12:40Sortir une thèse qu'on va critiquer
12:43ou sortir une thèse dont on va parler,
12:45de fait, on va être cité.
12:46Il y a aussi, de la part des chercheurs,
12:48beaucoup de recherches de notoriété
12:50pour améliorer sa visibilité, donc sa rémunération.
12:54Je ne l'ai pas lu, je ne sais pas vous dire.
12:56Mais vous êtes inquiets pour la question ?
12:57Moi, je suis inquiet si on prend les mauvaises décisions
13:00et on prend de mauvais chemins.
13:01Oui, je suis inquiet.
13:02Merci, oui.
13:02Je suis comme lui, je m'édécis aussi.
13:04J'aurais pu le dire aussi.
13:06Si on fait les mauvais choix, ça ira moins bien.
13:08Sauf que ton chemin économique n'est pas celui de Nicolas Bouzou.
13:11Alors, je ne sais pas, peut-être que mes amis sont d'un certain côté.
13:15Moi, sage Daniel, que je suis plutôt dans une tendance libérale de gauche.
13:19Donc dans le sens économique, c'est peut-être proche de cet économiste.
13:22Maintenant, le pessimisme, l'optimisme, on verra.
13:25Mais encore une fois, personne ne prédit l'avenir.
13:26Donc on verra ce qui va se passer.
13:28Apolline Matin, ce matin sur RMC.
13:30L'État doit-il aider les secteurs en difficulté face aux droits de douane américains ?
13:34Dès demain, de nouveaux droits de douane de 15% devraient s'appliquer aux produits vendus aux Etats-Unis.
13:38Des nouvelles taxes qui inquiètent les vignerons et les entreprises de cosmétiques.
13:42Deux secteurs qui exportent beaucoup aux Etats-Unis.
13:44Écoutez.
13:46On a déjà eu quelques vignerons qui nous ont dit qu'ils avaient été appelés dans la nuit.
13:50Leurs importateurs leur ont dit on va attendre, ne souhaitant pas en prendre de risques,
13:54sur les volumes qu'ils vont mettre dans des bateaux dont on ne sait pas à l'avance
13:58à quel tarif douanier ils vont être soumis.
14:00Tous les pays qui exportaient vers les Etats-Unis,
14:02et nous l'exemple typique c'est la Corée du Sud qui est un très grand concurrent pour les cosmétiques,
14:06essayent de trouver des débouchés dans d'autres pays du monde,
14:08donc se diversifier, en même temps que les entreprises françaises essayent aussi de se diversifier,
14:12à la fois pour limiter le risque aux Etats-Unis,
14:15puisqu'on voit bien qu'on a une politique qui est fluctuante,
14:17et à la fois pour essayer de retrouver d'autres marchés.
14:21Daniel Riolo, est-ce que l'Etat doit aider les secteurs en difficulté
14:25ou alors il faut faire avec tout simplement ?
14:27Déjà il faudrait faire un bilan.
14:29Parce que très honnêtement sur ces histoires de droits de douane,
14:31on ne sait plus du tout où on en est.
14:32Parce que ça change tous les jours.
14:34Et la dernière news, c'était que la Cour suprême avait largement retoqué les idées de Trump.
14:40Donc avant d'envisager que l'Etat vienne au secours des secteurs en difficulté,
14:45il va falloir analyser si réellement les secteurs dont on parle sont en difficulté
14:50et si les droits de douane ont réellement augmenté.
14:53Là j'ai l'impression qu'on est plus dans l'expectative et dans l'incompréhension
14:57sur la situation et notre rapport business avec les USA de Trump.
15:01Et puis après c'est quand même des secteurs qui ont marché sur l'eau pendant des années et des
15:05années,
15:05c'est-à-dire qu'on a aussi exporté de l'alcool à prix d'or aux Etats-Unis.
15:11Bon ben là il y a un petit revers de la médaille.
15:13Mais est-ce que pour autant, Pierre Rondon, on doit aider ?
15:16Il faut attendre de voir s'il y aura ou pas de vraies conséquences, un véritable impact.
15:22Et si ces nouvelles douanes, parce que Daniel l'a rappelé, les précédentes ont été retoquées,
15:26là si ces suivantes vont de nouveau par la Cour suprême être retirées, être retoquées,
15:30donc avant que l'Etat dise encore une fois, on va vous aider, on va donner de l'argent,
15:34on va s'endetter pour vous protéger, attendons, on va essayer de voir si vraiment ils sont en difficulté.
15:39Vous l'avez rappelé, ils ont marché sur l'or pendant très longtemps,
15:42le vin français continue à s'exporter, il marche très bien,
15:44et on parle beaucoup des Américains, ça se vend très bien en Asie,
15:48où les Asiatiques, notamment en Chine, commencent à construire des caves de vin français
15:51où on exporte très bien.
15:53Donc on peut aussi se réinventer et dire, ok le marché américain, on est en difficulté,
15:56on se tourne vers l'Asie, et ça marche très bien.
15:58La classe moyenne chinoise découvre le vin français, et ça marche très bien,
16:02donc on ne peut pas non plus tout de suite dire,
16:03s'il vous plaît, l'Etat aidez-moi, l'Etat aidez-moi.
16:06Vous avez aussi des entreprises chinoises qui rachètent des vignobles chez nous.
16:09Oui, mais qui produisent en France.
16:10Oui, bien sûr.
16:10Qui produisent en France.
16:11Il y a de la production française, par des capitaux chinois, mais produite en France.
16:15Yael Melul, on aide ou on aide pas ?
16:17On aide.
16:18Tout le temps tu veux aider.
16:20Tu veux dire, j'ai le coup.
16:21C'est fou, il y a 5 minutes t'as dit 3 000 milliards de dettes, et là tu veux
16:24aider.
16:24Non, mais parce que pour moi, les agriculteurs...
16:27Tu ne veux pas attendre avant, quand même, de savoir ?
16:29On attend, bien sûr.
16:30Ah, vous attendez quand même.
16:32C'est bon, alors.
16:33Mais au cas où, on ne peut pas...
16:34Ils sont déjà en grande difficulté.
16:36Pas les vignobles.
16:38Pas les vignobles.
16:40Certains, quand même, le sont.
16:41Oui, certains, oui.
16:42Et d'autres moins.
16:44Parce qu'ils ne sont pas bons, ça ne marche pas.
16:45Quand tu vois le prix du Bourgogne, je veux dire, tu peux te demander si vraiment ils sont en difficulté,
16:49quand même.
16:50Allez !
16:51Allez !
16:52Bon, finalement, elle range son aide, elle la garde pour quelqu'un d'autre tout à l'heure.
16:55Voilà !
16:56Tu vas me donner un peu d'argent à moi, garde ton aide.
16:58De toute façon, tu dis aide, et elle, elle, elle dit oui.
16:59Oui.
17:00Ça dépend, ça dépend.
17:02Mais après, comme disait Pierre, après elle va se plaindre, il y a beaucoup trop d'aide.
17:04Exactement.
17:05On ne peut pas compter le trou, c'est la faute de Macron.
17:08De toute façon, ça se termine toujours par la faute de Macron.
17:11Exactement.
17:12Il reste un an et demi.
17:13Faites-vous plaisir, et elle, après, je ne sais pas de qui ce sera la faute.
17:15Oh, elle continuera à le dire, et en 2027, pendant 10 ans, elle continuera à le dire.
17:20C'est le travail de Macron.
17:21Oui, oui, on paye encore l'héritage de Macron.
17:23C'est le travail de Macron.
17:23Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations