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Arnaud Montebourg intervient chaque vendredi aux côtés de Paola Puerari pour livrer son analyse sur les grands enjeux économiques et géostratégiques, notamment en termes de souveraineté industrielle & énergétique de la France et de l’Union Européenne, au cœur de L’actualité.
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00:00Allez, Arnaud Montebourg, prenez place. Bonsoir, comment allez-vous ?
00:03Mieux que la France.
00:04Mieux que la France.
00:05Dans le sud de la France, nous avons des incendies.
00:07Et on va en parler, justement, des incendies, puisque le Premier ministre est sur le front,
00:12le ministre de l'Intérieur aussi, effectivement, la France brûle,
00:16et alors que le pays n'arrive toujours pas à compter ses morts,
00:19il y a les écologistes qui ont déposé une motion de censure,
00:22une motion de censure qui est co-signée par 25 LFI,
00:25une motion de censure pour dénoncer la gestion de la canicule.
00:28Ils disent que le gouvernement savait.
00:30On va écouter François Hollande, qui est assez d'accord avec eux.
00:39François Hollande.
00:40Nous avons besoin d'un gouvernement, d'une stabilité.
00:44Il y a des élections qui vont avoir lieu dans dix mois.
00:47Ce sera là le moment où il faudra tomber qui on voudra et faire accéder qui on souhaitera.
00:53Donc je ne suis pas favorable, à titre personnel, à quelque censure que ce soit,
00:57dans le moment, d'abord parce que nous s'affrontons une canicule et qu'elle peut revenir,
01:03et qu'il faut quand même un État.
01:05Voilà le PS qui hésite à la soutenir.
01:07Ils ont pris un coup de chaud, les écolos, là c'est sérieux ?
01:09Une motion de censure en pleine nouvelle vague de canicules qui arrive ?
01:12D'abord, s'il fallait censurer tous les gouvernements qui n'ont pas été capables d'anticiper les événements,
01:19il y aurait beaucoup de gouvernements qui tomberaient.
01:21Et c'est vrai, on peut au moins rendre grâce à ce gouvernement.
01:25La ministre de la Transition écologique a dit, elle-même, nous n'avons pas été à la hauteur.
01:29Au moins, il l'a reconnu et essaie de prendre des mesures pour le réparer.
01:32C'est tout à fait constructif.
01:33Et il est vrai que ça ne date pas de ce gouvernement-là,
01:36puisque les premiers événements caniculaires ont eu lieu il y a 20 ans.
01:39On a démontré que tout le système de DPE, Diagnostics Performance Énergétique,
01:46MaPrimeRénov', tout le système était tourné vers le froid.
01:50Voilà. De l'hiver, mais jamais le chaud de l'été.
01:53Donc, en vérité, tout le monde s'est trompé.
01:54D'ailleurs, tous ceux qui aujourd'hui disent et dénoncent, d'ailleurs à juste titre,
01:58que le fonds vert ait été réduit, c'est tout à fait juste.
02:01Que MaPrimeRénov' ait changé de mode d'emploi depuis 6 ans, 16 fois, c'est tout à fait juste.
02:06Donc, créons une instabilité, tout ça.
02:08Mais, de toute façon, personne ne s'est aperçu ou n'est entré dans le détail
02:12pour dire, écoutez, on est à côté de la plaque.
02:15Donc, en vérité, c'est une...
02:16Le gouvernement a pris sa part.
02:18Bien entendu, le gouvernement a pris sa part.
02:20Mais que dire des écologistes ?
02:21Est-ce que c'est le moment, vraiment, de déposer une motion de censure ?
02:24Écoutez, on a besoin, comme le disait François Hollande,
02:27une fois n'est pas coutume, nous pouvons l'approuver.
02:29Une fois n'est pas coutume, c'est-à-dire que vous êtes d'accord avec lui ?
02:31On peut l'approuver, oui, quand même.
02:32D'habitude, ce n'est pas le cas.
02:33Ça dépend, mais en tout cas, on peut être d'accord
02:38aux gens qui sont un peu raisonnables,
02:40que créer de l'instabilité dans une période difficile
02:43où on n'a pas de Parlement,
02:44le gouvernement est quand même très affaibli
02:46puisqu'il ne peut prendre aucune décision majeure,
02:49puisqu'il n'a pas de majorité,
02:50et on a besoin que l'État soit fort.
02:52Je vous rappelle que nous n'avons pas eu de budget,
02:55que nous allons être obligés d'en décider un autre,
02:58que les institutions européennes, comme la Cour des comptes,
03:00ont demandé un collectif budgétaire
03:02pour adapter les conséquences de la guerre en Iran
03:04qui a coûté 6 milliards,
03:06et que le gouvernement ne peut pas le faire.
03:08Donc on est aujourd'hui dans une situation un peu chaotique.
03:11Donc aujourd'hui, ceux qui déposent des motions de censure
03:13et les écologistes cherchent à utiliser la colère
03:17à des fins d'instrumentalisation politique,
03:19là où on aurait besoin de sagesse,
03:22de compromis, de raisonnement collectif.
03:24Marine Tondelier, qui plafonne à 3 à 5 % dans les sondages,
03:29qui essaye de créer peut-être cette motion de censure
03:33qui pourrait attirer une dynamique ou une zizanie ?
03:36Vous allez me répondre, normalement, ça devrait porter
03:38les écologistes, le réchauffement climatique.
03:40Pourquoi ça ne marche pas ?
03:41Parce que les écologistes n'ont pas une pensée
03:45qui est ouverte sur les autres disciplines du monde.
03:49C'est une position doctrinale, sectaire et dogmatique.
03:53Quand vous faites de l'écologie,
03:55mais que vous ne conciliez pas avec l'économie,
03:57c'est pourtant le même préfixe,
03:59eh bien vous marginalisez l'écologie.
04:02Et c'est exactement ce qui s'est passé avec l'ensemble des réformes
04:05qui ont été faites pendant toutes ces années.
04:07Il y a eu des écologistes au pouvoir, à plusieurs reprises.
04:10Ce sont ceux-là qui ont fermé les centrales nucléaires.
04:12Là aussi, on pourrait se dire Superphénix et Fessenheim.
04:17Quand j'étais au gouvernement avec des écologistes,
04:19c'est une bataille homérique à l'intérieur du gouvernement,
04:22présidée par M. Hollande,
04:23pour empêcher la fermeture de Fessenheim,
04:26parce qu'on mettait 8 milliards à la poubelle
04:27et on licenciait 2000 personnes qui travaillaient dans la plaine d'Alsa.
04:30C'était délirant.
04:31Et c'était une usine qui avait été rénovée et qui était neuve.
04:35Mais nous avions le dogmatisme écologique.
04:37Et aujourd'hui, tout le monde dit, finalement,
04:39c'était une mesure d'impréparation de l'avenir
04:42que de fermer les centrales nucléaires.
04:43Donc on devrait rétrospectivement censurer les écologistes.
04:46Vous voyez ?
04:47Pourquoi ?
04:48Parce qu'ils sont toujours sur des positions dogmatiques
04:50et pas du tout constructives.
04:52L'écologie, d'ailleurs, ne devrait même pas être un parti politique.
04:55Ça devrait être une sorte de bien commun
04:57qu'on devrait porter, évidemment, avec des nuances,
04:59des compromis, pour faire avancer les choses.
05:01Et vous voyez tout le système normatif du droit environnemental français.
05:0685% des normes qui ont augmenté,
05:08c'est les normes environnementales.
05:09Aujourd'hui, vous avez une rébellion de toute la société,
05:12les maires, les dirigeants d'entreprises qui disent
05:15les associations, on ne peut plus travailler
05:17parce qu'on est bloqué par des systèmes dogmatiques.
05:20Donc là, on va avoir un reflux de l'écologie.
05:23Donc là où ça va trop loin,
05:25on est obligé de trouver les éléments de la modération.
05:27Voilà votre motion de censure à vous.
05:30Pour les écologistes, on va voir ce que vous dites de la droite.
05:32Puisque vous vous souvenez de la phrase de Jacques Chirac qui disait
05:34« Un chef, c'est fait pour cheffer ».
05:36Alors, vous allez regarder aujourd'hui.
05:37Eh bien, la droite, c'est un peu un triangle.
05:39Il y a Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bruno Retailleau,
05:41trois candidats déclarés.
05:43Et Laurent Wauquiez qui s'affiche en sniper professionnel.
05:45Alors, lui, il dit que le candidat le mieux préparé,
05:48c'est pas Bruno Retailleau, c'est plutôt Édouard Philippe.
05:50Regardez ce qu'il a déclaré au Figaro.
05:52La réalité, c'est que le candidat LR est en dessous de 10%.
05:55Si tout le monde maintient sa candidature,
05:57notre seule contribution aura permis la qualification de Jean-Luc Mélenchon.
06:02Jamais je ne participerai à cela.
06:04Est-ce qu'on a la droite la plus bête du monde,
06:06même pas capable de se mettre d'accord sur une candidature commune ?
06:09C'est une élection...
06:11L'élection présidentielle est devenue une élection à un tour.
06:13Puisqu'il faut trouver le candidat
06:15et se mettre à peu près d'accord sur le candidat
06:16en face du candidat au Rassemblement National qui est à 37%.
06:20C'est à l'équivalent à peu près de ce que faisait François Mitterrand
06:22sous son deuxième mandat.
06:23Vous voyez un peu le niveau de qualification.
06:27Donc, il va y avoir du déblayage sur la ligne de départ
06:32parce que c'est au premier tour qu'on choisit finalement le candidat
06:37qui sera l'alternative.
06:38Alors, allez-y, déblayez.
06:39Là, vous avez trois visages qui s'affichent.
06:41Déjà, vous avez trois candidats macronistes.
06:42M. Retailleau, M. Philippe, M. Attal.
06:45Ça en fait trois, même s'il fusionne.
06:48M. Retailleau, ce n'est pas vraiment un candidat macroniste.
06:51C'est un candidat qui a gouverné avec M. Macron,
06:53ce qui lui est reproché par une partie de son électorat
06:56et dont il est félicité par une autre partie.
07:00À l'époque, quand même, M. Macron n'avait pas de majorité.
07:02Il était obligé d'ouvrir à la droite.
07:04Oui, mais en vérité, on voit bien que c'est la même chose.
07:07C'est des macronistes compatibles.
07:08On voit bien que c'est la même chose.
07:09C'est cette espèce de centre-droit avec des nuances.
07:13Ils ne sont pas d'accord sur tout, ça on le sait.
07:15Mais en même temps, ils ont gouverné ensemble.
07:16Ils ont voté l'essentiel des textes ensemble.
07:18Donc, vous avez trois candidats macronistes ou quasi-macronistes.
07:22Ils ne pourront en survivre qu'un seul.
07:24Ça, c'est certain.
07:25Et même si celui-ci, l'un de ceux-là survit,
07:29admettons que M. Philippe, parce qu'il est en tête,
07:32eh bien, je doute qu'il puisse être au deuxième tour.
07:35Ça, on a bien entendu que vous pensez que
07:37Bardella, quasiment, s'est fait.
07:38On aura l'occasion de revenir.
07:39Non, je n'ai pas tout à fait dit ça.
07:40J'ai dit qu'en vérité, tout ce qui est macroniste
07:43va payer très cher les dix années qui viennent de s'écouler.
07:46Donc, finalement, comme Laurent Wauquiez,
07:48vous snipez, si je puis dire.
07:50Vous pensez que Gabriel Attal n'a pas sa chance,
07:53ni Bruno Retailleau, qu'il devrait tous les deux
07:54se retirer. Pourquoi ?
07:56L'un comme l'autre, dites-nous pourquoi sa cloche.
07:58Alors, pour moi, ils devraient se mettre d'accord.
08:00Je n'ai pas dit qui doit se retirer,
08:01parce que j'ai du mal à comprendre
08:03quels sont leurs désaccords entre eux
08:05et quelle est l'ampleur de leurs impossibilités
08:09à se mettre d'accord.
08:09Mais ils devraient se mettre d'accord pour arriver
08:12et ils arriveraient, malgré ça,
08:14un résultat assez médiocre.
08:15En vérité, je pense que les trois devraient se retirer.
08:19Parce qu'il serait nécessaire
08:20de tirer les leçons du macronisme
08:22et de laisser, finalement,
08:25d'autres personnes
08:26qui n'ont pas été impliquées dans cette période
08:29à droite,
08:30en quelque sorte, proposer autre chose.
08:32Mais au profit de qui ?
08:34Vers qui iraient les électeurs
08:36du macronisme et de la droite ?
08:37Je ne sais pas,
08:38mais je pense que ce serait
08:40l'occasion de construire un nouveau bloc central
08:42beaucoup plus fort.
08:44Parce que là, le bloc macroniste
08:45est un bloc décroissant,
08:47qui est en train de se rétrécir.
08:48Et malgré les fusions acquisitions
08:50qui auront lieu au premier tour,
08:52je crains qu'il n'y ait pas
08:54de solution pour le deuxième tour.
08:56Même scénario à gauche.
08:58Grand déblayage a commencé.
08:59Nous savons à peu près
09:01qu'il n'y aura pas de candidat écologiste,
09:04puisque, à l'intérieur du Parti écologiste,
09:06Mme Tondelier est en difficulté
09:08et les contraintes de se rallier
09:09à M. Mélenchon.
09:10Et même chose au sein du Parti communiste.
09:12M. Roussel, qui était le candidat
09:13la dernière fois,
09:14ne sera certainement pas candidat.
09:15Donc, on va se retrouver avec
09:17une gauche pas très loin de 25%,
09:1925-30%,
09:21dont la qualification pour arriver
09:23au deuxième tour
09:24entre M. Bardella et M. Mélenchon
09:26va être très élevée.
09:28Ce qui suppose
09:29qu'il faille faire preuve,
09:31j'allais dire,
09:32d'une grande ingénierie,
09:35ingéniosité stratégique.
09:36Pour tous ces gens
09:36qui veulent le pouvoir.
09:38Une ingénierie, ça veut dire quoi ?
09:40Une ingéniosité.
09:41Une ingéniosité.
09:41Une créativité.
09:42Une responsabilité,
09:43c'est-à-dire se retirer
09:45quand on n'est pas...
09:46Il ne peut pas y avoir
09:47de candidature de témoignage.
09:49C'est impossible dans cette élection.
09:50Il ne peut plus y en avoir.
09:52Parce qu'on est en phase
09:53de 35-25.
09:55C'est fait pour vous.
09:57Mélenchon, Marine Le Pen
09:58ou Bardella, pour vous,
10:00le duel est là déjà.
10:01Il y a un bloc très solide
10:03à droite, à l'extrême droite,
10:04et il y a un bloc
10:06qui est toujours présent
10:08à gauche,
10:09mais qui est piloté
10:10par Jean-Luc Mélenchon.
10:12Et lui, sa position,
10:13ce n'est pas de gagner,
10:15de faire gagner.
10:16Ce n'est pas sa position.
10:17Et si ça s'affiche,
10:18Arnaud Montebourg,
10:19vous faites quoi ?
10:20Vous qui avez dit
10:20pique-pendre de Jean-Luc Mélenchon
10:22cette semaine,
10:22vous avez dit
10:22c'est un fou furieux
10:23si c'est Mélenchon
10:24face à Le Pen.
10:25J'ai expliqué que si on voulait
10:26couler la France,
10:27il fallait voter
10:28Jean-Luc Mélenchon
10:29au premier tour.
10:29Donc vous votez Marine Le Pen ?
10:31Je ne sais pas
10:32pour qui je vais voter
10:33pour l'instant
10:34et si j'ai à choisir,
10:35il est probable
10:36que je voterai blanc.
10:37Ça m'est déjà arrivé.
10:39Ça m'est déjà arrivé.
10:40Même si vous m'obligez
10:41à révéler
10:41des secrets d'isoloir,
10:43cher Paola,
10:44je vous dis que
10:44la position
10:45pour de très nombreux Français
10:47qui sont des orphelins
10:47de la politique,
10:48je l'ai déjà expliqué
10:49devant vous ici,
10:50c'est qu'on ne peut plus
10:51choisir sous le chantage.
10:53Donc maintenant,
10:54la position,
10:55c'est une position de retrait
10:56et je vais vous dire,
10:57il y a des millions de Français
10:58qui sont dans cette situation.
10:59Et ce n'est pas une forme
10:59de faiblesse finalement
11:01de ne pas choisir
11:02le moindre des dangers,
11:04pardon,
11:04de dire voilà,
11:04moi je vote blanc,
11:05vous nous assurez ce soir
11:06que vous ne voterez
11:07ni pour l'un ni pour l'autre.
11:08En tout cas,
11:08c'est ma position aujourd'hui.
11:10Si je la révis,
11:10je vous téléphonerai.
11:12Alors,
11:13le 7 juillet,
11:14on sera fixé.
11:14Est-ce que ça sera justement
11:15Marine Le Pen
11:16ou Jorda Bardella,
11:17Marine Le Pen sera fixé
11:18sur son avenir politique
11:20puisque la Cour d'appel
11:21va rendre sa décision ?
11:22Elle a dit qu'elle n'avait pas peur
11:23mais qu'elle ne ferait pas campagne
11:25avec un bracelet électronique.
11:27Est-ce que vous pensez
11:28que les juges
11:29vont faire la campagne ?
11:30C'est quand même
11:30la mieux placée
11:32pour gagner l'élection présidentielle
11:34dans tous les sondages
11:35si on croit au sondage
11:37et elle pourrait être empêchée.
11:38Est-ce que les juges
11:39prennent la campagne ?
11:40Alors moi,
11:40je souhaiterais dire
11:41que dans cette affaire
11:42comme dans d'autres,
11:43l'État de droit
11:43fonctionne normalement.
11:45Madame Le Pen
11:46a été poursuivie
11:48et elle a été condamnée
11:49en première instance
11:50pour détournement
11:51d'argent public.
11:52Il y a des dizaines
11:54d'autres élus
11:54qui ont été condamnés
11:55dans des conditions
11:56aussi dures
11:57que Madame Le Pen
11:58et ont été interdits
11:59de se représenter
12:00à des élections.
12:01Donc,
12:02il y a eu des voies de recours
12:03et mieux,
12:04il y a eu un petit effort
12:05qui a été fait
12:05par l'appareil judiciaire
12:06qui a organisé son procès
12:09un peu plus tôt
12:10pour que celle-ci
12:11puisse s'expliquer
12:11devant la justice
12:12en appel.
12:13Donc,
12:13elle exerce son voie de recours
12:14avant l'élection présidentielle.
12:15Voilà.
12:16Par ailleurs,
12:17c'est vrai
12:17que les juges
12:18appliquent la loi
12:19où l'inéligibilité
12:22temporaire
12:23de 5 ans
12:24exécutoire
12:25tout de suite
12:27est obligatoire,
12:28sauf décision
12:29motivée des juges.
12:30Donc,
12:30les juges
12:30ont quand même,
12:31en quelque sorte,
12:33sont un peu
12:33les arbitres
12:34de la possibilité
12:35d'une candidature.
12:36Ça,
12:36c'est la loi
12:36qui a décidé ça.
12:38Ce n'est pas les juges.
12:40Donc,
12:40ils sont dans cette situation-là
12:41et il est vrai
12:42que quand ils vont
12:44se retrouver
12:45face à 9 millions
12:45d'électeurs
12:46à qui ils vont dire
12:47« désolé,
12:47mais elle ne sera pas candidate »,
12:49dans un contexte
12:50où dans l'affaire Liana,
12:52il y a eu quand même
12:52des reproches justifiées
12:54qui ont été faites
12:54par des inspections
12:56de la justice
12:57vis-à-vis de magistrats
12:58qui n'ont pas fait leur travail
12:59à l'évidence
13:00ni de gendarmes,
13:01il est évident
13:02que la question
13:03de la légitimité
13:04des juges
13:04va être posée.
13:06Donc,
13:06je pense,
13:07cette réflexion,
13:08cet équilibre-là
13:10est au cœur
13:11de la décision
13:12de lundi.
13:13Mais ce qui est intéressant,
13:14c'est que le Conseil constitutionnel,
13:15vous voyez que le droit
13:16a fonctionné,
13:17s'est prononcé
13:18et a demandé
13:19aux juges
13:20en cas
13:22d'inligibilité
13:24immédiate,
13:24d'application immédiate,
13:25d'équilibrer,
13:26je cite,
13:28dans cette exécution provisoire
13:30avec la liberté
13:31de l'électeur.
13:31C'est-à-dire que les juges
13:32doivent faire l'équilibre.
13:33Bon,
13:33on va voir comment
13:34ils vont faire l'équilibre.
13:35Et la défense
13:36de Mme Le Pen
13:36a consisté quand même
13:38à jouer tout l'orchestre
13:39sur cette affaire
13:41en disant
13:42vous ne pouvez pas
13:42nous priver
13:44d'élections.
13:44C'est une peine
13:45disproportionnée
13:46par rapport
13:47à ce qui est reproché
13:48Mme Le Pen.
13:49Elle a quand même
13:49adoubé aussi son dauphin.
13:51Elle dit
13:51si ce n'est pas moi
13:52ça sera
13:52Jordan Bardella
13:53qui est quand même
13:53bien placé
13:54lui aussi
13:54dans les sondages
13:5535 à 37%
13:56au premier tour
13:57et néanmoins
13:57on a entendu
13:58le député
13:59Philippe Ballard
14:00dire
14:00attendez
14:01si Marine Le Pen
14:02est en péché
14:02elle ne va pas disparaître
14:03Marine Le Pen
14:04aura évidemment
14:04un rôle
14:05de tutrice.
14:07C'est qui le patron
14:08pour l'élection
14:08présidentielle
14:09ou plutôt
14:09c'est qui la patronne
14:10qui restera ?
14:11Pour moi
14:11la bataille a commencé
14:13la guerre est déclarée
14:14entre deux
14:15car d'abord
14:16les désaccords de ligne
14:17sont maintenant publics
14:19et un Jordan Bardella
14:20qui n'est pas
14:21à l'évidence
14:22sur la ligne
14:23historiquement
14:26sociale
14:26que portait
14:27Mme Le Pen
14:28est en mesure
14:29de prendre le pouvoir
14:30totalement
14:31et donc
14:31en mesure
14:32d'infliger une défaite
14:34à la ligne
14:34qui représente
14:35Mme Le Pen.
14:35Donc moi
14:36je ne sais pas
14:37comment
14:37ces deux-là
14:38et ces deux lignes
14:39se réconcilient
14:40au sein du parti
14:41Rassemblement National
14:42d'ailleurs
14:43il n'y a pas
14:43de convention
14:44dans ce parti
14:44il n'y a pas de
14:46vous savez
14:46dans tous les partis
14:47de gouvernement
14:47vous avez une droite
14:48une gauche
14:49il y a des congrès
14:50des conventions
14:51c'était le cas
14:51à l'UMP
14:51c'était le cas
14:52de mon ancien parti
14:53le parti socialiste
14:54c'est des endroits
14:55où on discute
14:56collectivement
14:57et puis
14:57on se met d'accord
14:59avec un point de synthèse
15:01là rien du tout
15:01et d'ailleurs
15:02pendant les élections
15:03de 2022
15:0524
15:06pendant la dissolution
15:07M. Bardella
15:08était le chef
15:08de la campagne
15:09on a vu que le programme
15:10du début
15:11n'avait plus rien à voir
15:12avec ce qui
15:13était présenté
15:13à la fin
15:14parce qu'il avait fondu
15:14comme une mode
15:15de beurre au soleil
15:16à chaque fois
15:16qu'il y avait un obstacle
15:17qui se présentait
15:18il réduisait
15:19pourquoi ?
15:19parce qu'il est tout seul
15:20à décider
15:21et donc c'est ça
15:22le problème
15:22c'est que le contrat
15:24aujourd'hui
15:25avec les français
15:26on ne sait pas
15:27qui va le porter
15:28est-ce que c'est Mme Le Pen
15:29M. Bardella
15:29les deux en même temps
15:30on n'en sait rien
15:31et dans un instant
15:32et dans un instant
15:32vous serez face
15:33au porte-parole
15:34officiel
15:35de Laurent Jacobelli
15:37qui va venir
15:37nous rejoindre
15:38mais un chiffre
15:39un chiffre étonnant
15:41révélé par la banque
15:43suisse UBS
15:44la France a gagné
15:4635 000 nouveaux
15:47millionnaires
15:48en 2025
15:49alors on pourrait
15:49s'en réjouir
15:50qu'on peut aussi
15:51s'en étonner
15:51puisque la croissance
15:52du pays est quasiment
15:53à taux zéro
15:54que les gens n'arrivent plus
15:55à mettre de l'essence
15:56dans leur voiture
15:56écoutez
15:57on a parlé de ce chiffre
15:58à Sébastien Le Cordu
15:59le Premier ministre
16:00et vous allez voir
16:01que la taxe Zuckman
16:02de taxer ces nouveaux
16:03millionnaires
16:03n'est jamais bien loin
16:04écoutez
16:06cette affaire de Zuckman
16:07est venue quand même
16:09révéler
16:10qu'il y avait
16:11un sentiment profond
16:13dans le pays
16:13que vous soyez d'accord
16:15avec ou pas d'accord
16:16n'est pas le sujet
16:17mais qu'il y avait
16:18un sentiment profond
16:19d'inégalité
16:21dans la répartition
16:22de la richesse
16:23et ça
16:24il faut bien l'attraper
16:25il faut bien le traiter
16:27c'est quoi ce pays
16:28effectivement
16:29une croissance
16:29à taux zéro
16:31et 35 000 nouveaux
16:32millionnaires
16:33qui sortent d'où ?
16:33d'abord je vais vous dire
16:34d'où ils sortent
16:35ils sortent surtout
16:36des statistiques
16:36de la banque suisse
16:37qui comptent en dollars
16:38et pas en euros
16:38or le dollar
16:40s'est écroulé de 9%
16:42et l'euro
16:43s'est apprécié
16:44donc quand on compte
16:45en dollars
16:45la possession immobilière
16:47des français
16:48on trouve 35 000
16:51nouveaux millionnaires
16:52qui en fait
16:52n'ont pas vu
16:53augmenter forcément
16:54leur patrimoine
16:55en tout cas
16:56l'augmentation
16:57elle est liée
16:57au taux de change
16:58massif
16:58regardez quand même
17:00ces chiffres
17:00je ne sais pas
17:01s'ils s'affichent
17:02en dollars
17:02ou en euros
17:03mais en tout cas
17:04effectivement
17:05donc le seul chiffre
17:06qui vaut
17:06c'est quand même
17:07la France
17:08troisième pays
17:09le seul chiffre
17:10qui vaut
17:10après les Etats-Unis
17:11et la Chine
17:11vous utilisez
17:13les sources
17:13d'UBS
17:14une banque suisse
17:15qui travaille en dollars
17:15et d'ailleurs
17:16vous faites travailler
17:18les analystes
17:19sur ce chiffre
17:20ils vous disent
17:20ils n'ont pas tenu compte
17:22du fait que
17:22l'euro a augmenté
17:24de 9%
17:24et donc
17:26par rapport
17:27à l'année dernière
17:27en conséquence
17:28on a l'impression
17:28qu'on a gagné en richesse
17:29non on n'a pas gagné en richesse
17:30on n'a pas gagné
17:31mais on est quand même
17:31au troisième rang mondial
17:33des millionnaires
17:33alors
17:35maintenant
17:35est-ce que nous sommes
17:36si riches que ça
17:38moi je suis pour
17:39qu'il y ait le plus possible
17:39de millionnaires
17:40pour qu'ils payent
17:41le plus possible d'impôts
17:42à la place des autres
17:42voilà
17:43qu'ils ne peuvent pas
17:44payer d'impôts
17:44et qu'ils en payent
17:45beaucoup en France
17:45donc ça
17:46c'est le débat
17:47de la répartition
17:48sur ce débat-là
17:50on a déjà traité
17:51la taxe Zuckman
17:52on sait exactement
17:54qu'on a un système
17:55très redistributif
17:56qui est un des moins
17:58inégalitaires au monde
17:59c'est-à-dire qu'on prélève
18:00beaucoup
18:00mais on redistribue
18:01aussi beaucoup
18:02donc quand on regarde
18:03le système fiscal seul
18:05on peut se dire
18:05quand même
18:06on pourrait aller plus loin
18:07mais quand on regarde
18:08le système redistributif
18:09on se dit
18:10finalement on arrive
18:12à réduire les écarts
18:13donc finalement
18:15il faut tout regarder
18:16et ouvrir le bas
18:17de façon raisonnable
18:18et équilibrée
18:19Autre chiffre qui flambe
18:20et c'est votre plaidoyer
18:22de la semaine
18:23ce sont les frais bancaires
18:23les frais bancaires
18:24qui ont augmenté
18:25de 2,7% en un an
18:27c'est trois fois plus vite
18:28que l'inflation
18:29bénéfice des banques
18:3035 milliards d'euros net
18:32et les frais bancaires
18:33qui augmentent surtout
18:34pour les plus fragiles
18:35c'est votre plaidoyer
18:36de ce soir
18:37On avait les péages autoroutiers
18:38voici les frais bancaires
18:39nous avons un impôt
18:41des banques
18:42invisible
18:42d'ailleurs peu visible
18:43mais en fait
18:44qui est en pleine croissance
18:45en deux ans
18:46c'est plus 5,3%
18:47vous avez dit 2,7%
18:49en 25-26
18:51c'est-à-dire sur cette année
18:52l'inflation est de 0,9%
18:54donc vous avez des banques
18:55qui gagnent énormément
18:56d'argent sur le dos
18:56des particuliers
18:57et des entreprises
18:58n'en parlons même pas
18:59l'Union Nationale
19:00des Associations Familiales
19:01qui est l'institution
19:02qui représente
19:02les 18 millions de familles
19:03a évalué à plus de 6,5 milliards
19:06d'euros par an
19:07le montant total
19:08des frais d'incidents bancaires
19:09facturés aux particuliers
19:10donc là nous avons
19:11d'un côté
19:1235 milliards de profits
19:146 milliards et demi
19:15sur des incidents bancaires
19:17qui sont des incidents anodins
19:18un retard
19:19ceci
19:19à cela
19:20vous connaissez ça
19:21sur votre feuille de bancaire
19:22votre relevé bancaire
19:23donc pour échapper à cet impôt
19:25vous avez beaucoup de Français
19:26qui ont commencé à migrer
19:27vers les néobanques
19:29et les banques
19:30en ligne
19:30d'ailleurs
19:32c'est peut-être mon message
19:33de ce soir
19:33faites marcher la concurrence
19:34que les frais bancaires
19:35sur les néobanques
19:37sont 100 fois moins élevés
19:38mais il n'empêche
19:40avoir un système bancaire
19:41qui fait des profits insolents
19:44généré notamment
19:45par des prélèvements
19:46en croissance
19:47ultra inflationniste
19:49sur les particuliers
19:51et il n'y a pas
19:52la contrepartie
19:53c'est-à-dire le financement
19:54sérieux
19:55complet de l'économie
19:56parce que la Banque de France
19:57dans le même temps
19:58a relevé un point noir
19:59dans le financement
20:00de l'économie
20:00les banques se retirent
20:02sur le financement
20:02de la trésorerie
20:03des entreprises
20:04des petites entreprises
20:05moins 6,3
20:06c'est considérable
20:07et d'ailleurs
20:08c'est la contribution
20:09des banques
20:10à ce qu'un certain
20:11nombre d'entreprises
20:12se cassent la figure
20:13et finissent au tribunal
20:14de commerce
20:14nous sommes dans une période
20:15où les vagues de faillite
20:16la vague de faillite
20:17a atteint un record historique
20:19depuis 1945
20:20les banques ont leur contribution
20:22dans leur manière
20:22de refuser de prendre le risque
20:24de continuer à financer
20:25la trésorerie
20:25de leurs entreprises
20:26même quand elles sont saines
20:27donc on ne peut plus
20:28continuer à accepter
20:30responsabilité
20:30culpabilité
20:31il y a une responsabilité
20:32voilà
20:33donc d'un côté
20:34vous avez
20:34les profits
20:3635 milliards
20:36les prélèvements
20:38sur les particuliers
20:38qui sont en croissance
20:39et un système bancaire
20:41qui ne fait pas son travail
20:42donc la réforme 2008
20:43des banques
20:44était une réforme
20:45de complaisance
20:45elle n'a pas eu
20:46les effets escomptés
20:47elle doit être
20:49au menu
20:49de l'élection présidentielle
20:50d'autant plus
20:51que les français
20:51souvent ne savent
20:52même pas exactement
20:53quels frais bancaires
20:54ils payent
20:55et que ça joue énormément
20:56je crois que 38%
20:57des français
20:58ne savent pas
20:59quels frais bancaires
21:00ils payent
21:00on va passer
21:01à l'image de la semaine
21:02l'image de la semaine
21:03ce sont ces bagarres
21:05qui ont eu lieu
21:05dans ces magasins Lidl
21:06des bagarres pour quoi ?
21:07des bagarres pour un climatiseur
21:09qui disent tout
21:10de la France de 2026
21:11Lidl avait annoncé
21:13200 000 climatiseurs
21:14en vente
21:14à prix cassé
21:15c'était la folie
21:16scène de dystopie
21:17de science-fiction
21:18des portes qui s'effondrent
21:19la police qui arrive
21:20et désormais
21:21ces climatiseurs
21:21qui sont revendus
21:22où ?
21:23sur le bon coin
21:243 à 4 fois plus cher
21:25Marine Le Pen
21:26avait proposé
21:26un grand plan
21:27de climatisation
21:28tout le monde avait ri
21:30et désormais
21:30Laurent Jacobelli
21:31vient nous rejoindre
21:32sur ce plateau
21:33bonsoir
21:33monsieur
21:34nouveau porte-parole
21:36officiel
21:37du rassemblement national
21:38bienvenue
21:38dans Made in Montebourg
21:40le plan clim
21:41bonsoir monsieur
21:42le plan clim
21:43bonsoir monsieur le porte-parole
21:44bonsoir monsieur le ministre
21:45vous êtes député de
21:46de la Moselle
21:468ème circonscription
21:47de la Moselle
21:48alors ce plan clim
21:49Arnaud finalement
21:50c'était visionnaire
21:52c'était populiste
21:53ou c'était du vent ?
21:54je vous laisse interroger
21:54monsieur Jacobelli
21:55alors monsieur Jacobelli
21:56vous êtes content
21:58d'avoir vu juste
21:59sur l'affaire
22:00des climatiseurs
22:01ou quelle est votre position
22:03sur le sujet ?
22:04bah écoutez c'est pas
22:04la première fois
22:04qu'on lance une idée
22:05que tout le monde nous dit
22:06que nous ne savons pas travailler
22:08que nous racontons n'importe quoi
22:09et que quelques mois
22:10ou quelques années après
22:11bah la réalité
22:12le bon sens
22:13oblige à reconnaître
22:14que nous avions raison
22:14oui Marine Le Pen
22:15et Jordan Bardella
22:16ont eu raison de dire
22:17qu'il fallait lancer
22:17un plan clim
22:18de voir des gamins
22:19de 7 ans
22:20dans des salles de classe
22:21où il fait 35 degrés
22:22c'est pas sain
22:23de voir des hôpitaux
22:24où des malades
22:25notamment de maladies cardiaques
22:26souffrent de la chaleur
22:27c'est pas sain
22:28de voir dans des EHPAD
22:29des chambres
22:30qui ne sont pas climatisées
22:30c'est pas sain
22:31et ça a un coût
22:3240 000 morts de la chaleur
22:33depuis 2017
22:34et bien ce coût humain
22:36moi je sais pas
22:36comment on chiffre
22:37une vie humaine
22:37mais en tout cas
22:38ça mérite
22:39qu'on épargne ça
22:40à nos concitoyens
22:41et qu'on investisse
22:41dans la climatisation
22:42ça veut pas dire
22:45qu'on ne lutte pas
22:45contre le réchauffement
22:46climatique à côté
22:47c'est pas l'alpha
22:48et l'oméga
22:48mais c'est une solution
22:49d'urgence
22:50sur laquelle on est
22:51très en retard
22:5290% des foyers
22:54et des entreprises
22:55aux Etats-Unis
22:56ont la clim
22:56vous imaginez en France
22:58on en est loin
22:58c'est 21% des foyers
23:00alors en ce moment
23:01les climatiseurs
23:02qui se vendent bien
23:02chez Lidl
23:03ce sont des climatiseurs
23:04chinois
23:05oui
23:05vous avez des idées
23:07pour qu'ils soient français
23:08produisons français
23:09Atlantique était
23:10une société française
23:12elle a été rachetée
23:13par un consortium
23:14Nippo
23:15américain
23:16alors l'usine
23:16est toujours en France
23:17mais malheureusement
23:18les dividendes
23:19partent ailleurs
23:19donc je pense que là
23:20c'est toute une politique
23:22de souveraineté industrielle
23:23qu'il faut remettre en place
23:24avec une vérification
23:26de là où vont
23:27les actifs
23:28mais aujourd'hui en France
23:29et je le sais
23:30puisque je viens de Moselle
23:31malheureusement
23:31l'industrie
23:33régresse très vite
23:34on peut même dire
23:34qu'elle est quasiment morte
23:36à 2-3 secteurs
23:37d'activité près
23:37donc imaginer une France
23:39où il y ait une aide
23:41à l'achat de climatiseurs
23:42à la fois pour les territoires
23:43mais aussi pour les particuliers
23:45où ces climatiseurs
23:46sont achetés
23:46à des entreprises françaises
23:47c'est gagnant
23:48sur tous les tableaux
23:49on épargne des vies humaines
23:50on relance l'activité
23:51et on crée de l'emploi
23:52c'est cette stratégie
23:53que nos dirigeants
23:54n'ont jamais eu depuis des années
23:58mais vous savez
23:59nous nous sommes pour
24:00des taxes
24:01à l'arrivée sur le territoire
24:03lorsque les importations
24:04ne respectent pas
24:05les règles du marché
24:06les mêmes normes environnementales
24:07les mêmes normes sociales
24:09parce que sinon
24:09c'est un coup de pied
24:11que l'on donne
24:12à nos industriels
24:12et on les place
24:13face à une concurrence
24:14complètement déloyale
24:15Laurent Jacobelli
24:15vous avez dit
24:16je ne sais pas
24:16combien vaut
24:17une vie humaine
24:18mais Arnaud
24:19vous avez l'habitude
24:20de passer tous les programmes
24:20justement à la moulinette
24:22de l'intelligence artificielle
24:23vous avez trouvé un chiffre
24:24pour le grand plan clim
24:26du Rassemblement Sociale
24:27parce que c'est pas très clair
24:27aussi comment est-ce qu'on finance
24:28ça a un coût aussi
24:30un climatiseur
24:30on n'a pas de chiffres
24:31on ne sait pas comment on fait
24:33bref
24:34on rase gratis finalement
24:3690%
24:37la clim
24:38comment on paye
24:39on n'a pas les usines en face
24:41on va mettre des taxes
24:42sur la Chine
24:42c'est facile
24:43d'être dans l'opposition
24:44pour parole
24:45du Rassemblement National
24:46c'est plus facile
24:47de ne rien faire malheureusement
24:48et ceux qui sont au pouvoir
24:49depuis des années
24:50nous ont emmenés
24:51dans cette situation
24:52où on dégnote
24:53déjà presque 3000 morts
24:54de la canicule
24:55qu'est-ce qu'on fait ?
24:56On regarde les bras-balances
24:57qui se passent
24:58on dit
24:58on n'a plus d'industrie
24:59on ne vend plus de climatiseurs
25:00et puis les personnes âgées
25:01vont mourir
25:01ou on reprend les rênes
25:03c'est ça la politique
25:03la politique c'est avoir une stratégie
25:05et avoir une ambition
25:06vous dites qu'il n'y a pas de chiffrage
25:07il y en a un
25:08on pense que le programme
25:09peut aboutir au bout de 2 quinquennats
25:1010 milliards par quinquennat
25:12et pendant le premier quinquennat
25:13c'est les urgences
25:14les écoles
25:15les EHPAD
25:16les hôpitaux
25:17pour qu'il y ait enfin la clim
25:18et ça passe par un prêt
25:19à taux zéro
25:20quand ce n'est pas un investissement
25:21direct de l'Etat
25:22donc tout cela est chiffré
25:23d'ailleurs notre plan climatisation
25:24est aujourd'hui
25:25sur les réseaux sociaux
25:26et sur Internet
25:27alors votre plan clim
25:28est sur les réseaux sociaux
25:29et sur Internet
25:30mais votre plan retraite
25:32je n'ai toujours pas compris
25:33on a un tout petit problème
25:34pas vous, pas ça
25:35alors je voudrais vous parler
25:37d'une chose très simple
25:38vous avez une position officielle
25:40qui a été défendue
25:41par Mme Le Pen
25:42depuis très longtemps
25:43qui est
25:45le refus de l'allongement
25:47de l'âge départ à la retraite
25:48et elle avait dit
25:49elle a dit
25:5060 ans pour les personnes
25:52entrées dans la vie active
25:53entre 17 et 20 ans
25:5462 ans pour ceux
25:56entrés après 21 ans
25:57et quand on a interrogé
25:59M. Bardella
26:00c'était le 12 mai
26:01c'était même dans un journal allemand
26:03on lui a demandé
26:03est-ce que vous allez revenir
26:04à 62 ans
26:05elle dit
26:05ah nous examinons la question
26:07alors évidemment
26:08le 22 mai
26:09il y a une réplique
26:10de Mme Le Pen
26:11elle a dit
26:11le projet de réforme
26:12des retraites
26:13est le même
26:13qu'en 2022
26:15c'est une réforme juste
26:16et économiquement pertinente
26:18et performante
26:19ah réplique de M. Bardella
26:21le 28 mai
26:22c'est Dallas votre histoire
26:23non c'est la vôtre histoire
26:24l'âge de départ
26:25ne veut rien dire
26:26il faut regarder
26:27le nombre d'années cotisées
26:29et puis là est intervenu
26:30votre chef
26:31Renaud Labey
26:32qui est le secrétaire général
26:33de votre groupe
26:34le projet de Jordan Bardella
26:36il parle du président
26:37du parti du Front National
26:38du Front National
26:39ressemble à la retraite
26:41à point d'Edouard Philippe
26:42que nous dénoncions en clair
26:44le parti auquel vous appartenez
26:47à deux positions
26:48donc la question c'est
26:50qui va trinquer
26:51est-ce que c'est les classes populaires
26:53qui veulent la retraite
26:54à 60 ans
26:5562 ans
26:56qui vont être trahis
26:57ou est-ce que c'est
26:57l'élite raisonnable
26:59que semble rejoindre
27:00M. Bardella
27:01qui veut la retraite
27:02à 67 ans
27:03qui sera trahi
27:04j'aimerais que vous nous expliquiez
27:06M. Jacopoli
27:07vous êtes le porte-parole
27:08d'un seul parti
27:09pas de deux
27:09je vous le confirme
27:10vous expliquez
27:10dans cette guerre
27:11déclarer entre deux lignes
27:13une sorte de gauche
27:13et une droite
27:15comment le Front National
27:17le Rassemblement National
27:19est un parti de gouvernement crédible
27:21d'abord laissez-moi vous féliciter
27:22pour votre talent de scénariste
27:23vous prenez des petits bouts de phrases
27:24et vous en faites toute une histoire
27:26que vous consolidez
27:26tant bien que mal
27:28tout ça est dans toute la presse
27:29j'ai rien inventé
27:30vous n'avez rien inventé
27:31mais moi je vais vous répondre
27:32d'ailleurs si je passais
27:33est-ce que je peux vous répondre ?
27:34oui je vais vous répondre
27:35mais non mais
27:36ne décrédibilisez pas mon propos
27:37parce que tout ça
27:39est chez votre ami Claude
27:41anthropique
27:41vous savez
27:42l'intelligence artificielle
27:43qui vous surveille
27:44oui mais toutes les phrases
27:46que vous avez dites
27:47ont probablement été prononcées
27:48non elles l'ont été
27:49certaines ont été
27:50sorties de leur contexte
27:51par exemple
27:52quand vous dites
27:52l'âge de la retraite
27:53ce qu'a dit Jordan Bardella
27:54n'a pas de sens
27:55il répondait
27:56à la mesure proposée
27:57par Edouard Philippe
27:58qui disait
27:59il va falloir encore
28:00décaler l'âge de la retraite
28:01mais je ne vais rien vous apprendre
28:02M. Montebourg
28:03quand je vous dis
28:04que l'âge de la retraite
28:05en France
28:05est une notion relative
28:07pourquoi ?
28:08le premier emploi
28:09pérenne
28:10stable
28:10fixe
28:11des jeunes en France
28:12ils l'ont à 27 ans
28:13chez nos amis européens
28:15en général
28:15c'est 23 ans
28:16ça fait 4 ans
28:17de cotisation
28:18en moins
28:18nos seniors
28:19eux
28:20lorsqu'ils arrivent à la retraite
28:21la plupart
28:22sont soit déjà au chômage
28:24soit en situation
28:25de santé difficile
28:26alors ça ça fait beaucoup de beau
28:27mais pour répondre
28:28avec des chiffres
28:2962, 64, 67
28:30ça veut dire qu'il faut plus de cotisants
28:32vous avez commencé
28:33à travailler avant 20 ans
28:34vous êtes
28:37éligible à la retraite
28:37à 60 ans
28:38après 40 annuités
28:39monsieur le porte-parole
28:41est-ce que le programme a changé
28:42ou il n'a pas changé
28:43c'est toujours le même
28:43c'est toujours le même
28:44donc il n'y a pas de différence
28:47entre M. Bardella
28:48et Mme Le Pen
28:49il n'y en a pas
28:49sauf qu'il y a des questions différentes
28:51alors ils répondent différemment
28:52enfin sur un point précis
28:53si vous avez bossé plus tard
28:55travaillé plus tard
28:56ça peut être au maximum
28:5862 ans
28:58et 42 annuités
29:00notre programme
29:00il est très clair
29:01la question
29:02donc c'est le retour à 60 ans
29:04pour ceux qui ont travaillé
29:05avant l'âge de 20 ans
29:07alors on le finance comment ?
29:08et 40 annuités
29:09on le finance comment ?
29:11d'abord
29:11d'abord
29:11en remettant les jeunes au travail
29:13c'est pas qu'ils ne veulent pas travailler
29:14c'est qu'ils étudient plus longtemps qu'ailleurs
29:16et que non
29:17en France
29:17notamment en France
29:18les métiers
29:19allez manuels
29:20comme on les appelle
29:20sont moins cotés
29:22que les métiers
29:22dits intellectuels
29:23je pense qu'on a besoin
29:24de plus de soudeurs
29:25et moins d'étudiants en sociologie
29:26voilà
29:27donc travailler plus tôt
29:28pour cotiser plus tôt
29:29travailler aussi
29:30sur le travail des seniors
29:31relancer la productivité
29:33vous savez comme moi
29:34que la productivité
29:35a un rôle
29:36sur les caisses sociales
29:38qui sont remplies ou pas
29:39en France
29:39on a des impôts de production
29:41c'est des impôts
29:42qui sont infligés aux entreprises
29:43avant même
29:44qu'elles gagnent de l'argent
29:44et bien ils sont
29:45énormément plus chers
29:46que ce qui se passe
29:47en Allemagne par exemple
29:48et puis une énergie aussi
29:49qui pourrait être moins chère
29:51grâce au nucléaire
29:52donc compétitivité
29:53travail des jeunes
29:54travail des anciens
29:55ça permettrait
29:56de renflouer les caisses
29:57il y a même une étude
29:58qui dit
29:58que si en France
29:59les jeunes français
30:00travaillaient au même âge
30:01que les jeunes allemands
30:02les caisses retraites
30:03ne seraient à l'équilibre
30:04Arnaud
30:05on a entendu
30:05Laurent Jacabelli
30:06dire
30:06on n'a pas changé
30:07de politique
30:08mais est-ce que ça ne va pas changer
30:09si jamais
30:10Marine Le Pen
30:10n'est empêchée
30:11à la présidentielle
30:12on va avoir cette réponse
30:13le 7 juillet
30:14à 13h30
30:15Jordan Bardella
30:16pourrait prendre le relais
30:17mais quand on écoute
30:19Jean-Philippe Tanguy
30:20de votre parti
30:20le Rassemblement National
30:21qui était sur notre antenne
30:22pour lui
30:23le bardélisme
30:24n'existe pas
30:25écoutez
30:26pour la petite histoire
30:27je connais Jordan Bardella
30:29avant humainement
30:30avant Marine Le Pen
30:31je le connais depuis les années 2015
30:33donc vous êtes le premier
30:33des bardélistes
30:34en fait ça n'existe pas
30:36en fait le bardélisme
30:37ne peut pas exister
30:38puisque c'est du marinisme
30:40c'est les poupées gigognes
30:41c'est les poupées gigognes
30:42oui
30:44Jordan Bardella
30:44est intégré
30:45dans la doctrine politique
30:46de Marine Le Pen
30:47puisqu'il s'est engagé pour elle
30:48enfin je ne sais pas
30:49c'est évident non ?
30:50c'est évident non ?
30:52Arnaud Montebourg
30:52le bardélisme
30:53c'est du marinisme
30:54alors c'est pas du tout évident
30:55puisque nous avons aujourd'hui
30:57en fait pour moi
30:59deux rassemblements nationaux
31:01d'un côté
31:03un rassemblement de droite
31:04qui est porté par monsieur Bardella
31:06et un rassemblement de gauche
31:07qui est historiquement
31:08un peu venu
31:09des bassins miniers du nord
31:11avec les anciens électeurs
31:13du parti communiste
31:14et du parti socialiste
31:15et puis il faut séduire
31:17parce qu'on est coincé
31:19il faut séduire
31:19un petit peu plus
31:20alors c'est intéressant
31:21parce qu'il y a eu une étude
31:22qui a été faite
31:22et je vous invite à la lire
31:24parce qu'elle va beaucoup vous apprendre
31:25parce que ce sont des verbatimes
31:26qui ont été faits à partir de vos électeurs
31:28de ces deux groupes
31:29le groupe historique
31:30classe populaire
31:31bassin minier
31:32à peu près
31:33et puis
31:34les électeurs
31:36conservateurs
31:36venus de la droite
31:37en quelque sorte
31:38et dans ces deux groupes
31:40ils ont une appréciation
31:41sur le candidat
31:44le remplaçant
31:44monsieur Bardella
31:47et pour les uns
31:48c'est le général de Gaulle
31:50et pour les autres
31:52il n'a pas la stature
31:53je lis les verbatimes
31:54il est trop jeune
31:55il ne travaille pas trop
31:57il ne va pas au fond de ses dossiers
31:59on ne sait pas comment on va faire
32:01pour mettre quelqu'un
32:02qui n'a jamais travaillé
32:03à la tête de la sixième puissance mondiale
32:05qu'est-ce que vous en pensez ?
32:06je vous pose cette question
32:07parce que
32:08c'est une question
32:08qui est dans toutes les tables
32:09partout
32:10de conversation
32:11de toutes les familles
32:11de toutes les classes sociales
32:12dans toutes les géographies françaises
32:14oui j'entends
32:15la question que vous posez
32:16notamment sur l'âge
32:17mais vous savez
32:18si l'âge était
32:18une garantie d'excellence
32:21on le saurait
32:21l'expérience je parle
32:22on le saurait
32:23je vous rappelle
32:23que monsieur Barnier
32:24et monsieur Béroud
32:25ont été premiers ministres
32:26et on a vu la catastrophe
32:26donc je pense que
32:28le corollaire
32:29entre l'âge
32:30et la compétence
32:30ils nous ont montré
32:31que ça n'existait pas
32:32donc je pense que
32:33ce qu'il faut regarder
32:34c'est la détermination
32:35la volonté de changer les choses
32:36la combativité
32:37la sincérité
32:38et l'amour de la France
32:39et ça
32:39Jordan Bardella
32:40les a
32:41il les a comme Marine Le Pen
32:43j'entends bien ce débat
32:45depuis quelques mois
32:47tout le monde s'aperçoit
32:48que nos mesures
32:49sont plébiscitées
32:50par les français
32:50et même un peu
32:51par la classe politique
32:52puisque même Sandrine Rousseau
32:53par exemple a dit
32:53qu'il faudrait des climatiseurs
32:55sur l'immigration
32:56je crois qu'on a gagné
32:57la bataille des idées
32:58sur l'insécurité aussi
32:59bon alors
33:01ils cherchent des bisbilles
33:02et je comprends
33:03parce que d'un côté
33:04à l'extrême gauche
33:04il y a Roussel
33:05contre Mélenchon
33:06au centre
33:07vous ne trouvez pas
33:07la question légitime
33:09effectivement
33:09Jordan Bardella
33:10qui a 31 ans
33:11qui n'a pas jamais travaillé
33:12dans une entreprise
33:13l'étude dont parle
33:14Arnaud Montebourg
33:15il dit c'est un guépard
33:16il est agile
33:17mais il ne bosse pas assez
33:19il ne connaît pas ses dossiers
33:20absence d'expérience
33:21professionnelle
33:22vous avez déjà regardé
33:23je suis sûr que oui
33:24des débats
33:25ou des interviews
33:26avec Jordan Bardella
33:27et vous pouvez me dire
33:27ici sur ce plateau
33:29qu'il ne connaît pas ses dossiers
33:30c'est faux
33:30c'est une légende
33:31je veux dire
33:32c'est pas mon propos
33:34c'est intéressant
33:35ce sont vos électeurs
33:36qui parlent comme ça
33:37et c'est intéressant
33:37parce qu'ils ont parlé
33:39à partir de groupes de parole
33:40je vous invite à lire cette étude
33:42vous savez
33:42Jordan Bardella
33:43des failles sous la banquise
33:45donc il y a une grosse banquise
33:46mais il y a des failles
33:47et c'est intéressant
33:48parce que certains disent
33:50pour nous
33:50c'est un nouveau Macron
33:51c'est-à-dire un produit marketé
33:53on a envie de lui dire
33:54débrancher la com
33:56apparence physique soignée
33:57absence de mandat exécutif
34:00ascension fulgurante
34:01candidat porté quand même
34:02par les médias
34:03ça ressemble
34:03il y a des ressemblances
34:04et qui inquiète
34:06une partie
34:07de ceux qui votent
34:09pour vous
34:09il dit c'est une surface vide
34:11d'abord
34:12excusez-moi
34:12mais pour assister
34:13à de nombreux meetings
34:14à de nombreuses réunions
34:15avec Marine Le Pen
34:16et Jordan Bardella
34:17j'ai pas l'impression
34:17que ceux qui votent pour nous
34:19n'aient pas envie de voter
34:20et pour Jordan Bardella
34:21et pour Marine Le Pen
34:23je sais pas d'où on tire ça
34:24je lirai votre étude
34:25avec attention
34:25mais elle vient
34:26en frontale
34:27avec ce que je peux vivre
34:28et ce qu'on voit sur les images
34:29de manière régulière
34:30les sondages
34:31ne disent pas cela non plus
34:32Jordan Bardella
34:33comme Marine Le Pen
34:34ont d'ailleurs
34:34des intentions de vote
34:35au premier tour
34:36qui sont historiques
34:37je me méfie des sondages
34:38c'est une photo de l'instant
34:40vous faites bien
34:40c'est une photo de l'instant
34:41mais qui vient quand même
34:42contredire
34:42ce que vous nous dites là
34:44et puis Jordan Bardella
34:45a conduit deux campagnes
34:46européennes quand même
34:47il les a conduites
34:48avec brio
34:49il est arrivé
34:50à chaque fois premier
34:52largement
34:52à peu près partout
34:53même dans des coins de France
34:54où on disait
34:55que le rassemblement national
34:56ne pourrait jamais augmenter
34:57vous savez
34:58on a de la chance
34:59voilà
34:59on a deux leaders unis
35:00qui sont complémentaires
35:01c'est pas des clones
35:02chacun a sa sensibilité
35:03son parcours
35:04sa manière d'être
35:05sa manière de s'exprimer
35:06ses passions
35:07et pour autant
35:08ils ont le même programme
35:09et j'ai l'impression
35:10qu'ils séduisent
35:11de plus en plus
35:12de gens par leur discours
35:13notamment dans des catégories
35:15où avant
35:15nous avions peu
35:17d'emprises
35:17comme par exemple
35:19les PME-TPE
35:20les industriels
35:22même dans l'éducation nationale
35:23donc
35:24je crois que la réalité
35:25contredit
35:26le discours
35:27que vous venez d'énoncer
35:28même si je crois
35:29tout à fait
35:30vos sources
35:30réelles et fiables
35:31mais moi
35:32j'ai plus tendance
35:33à croire le réel
35:34et c'est pas ce que je constate
35:35ce qui apparaît également
35:37dans les propos
35:39de ces citoyens français
35:40qui votent
35:41Bardella
35:41qui le disent
35:42c'est pas
35:43le droit à discuter
35:44dans ce groupe
35:45c'est je vote Bardella
35:46c'est qu'ils disent
35:47il y a un risque
35:48de l'abandon
35:49des origines
35:50c'est-à-dire
35:51c'est l'angoisse
35:51de la trahison
35:53de classe
35:53et l'embourgeoisement
35:54que d'ailleurs
35:56reflète
35:56l'épisode
35:57monégasque
35:59et ça
35:59c'est un sujet
36:01qui apparaît énormément
36:03est-ce que vous pourriez
36:06dire quelque chose
36:07à ce sujet
36:08je vais dire quelque chose
36:09mais
36:09et je vous le dis
36:10avec beaucoup de respect
36:13pour votre personne
36:14et ce que vous avez pu faire
36:15je suis tellement déçu
36:16que vous posiez cette question
36:17il faut la poser
36:18c'est une question
36:18closer
36:19les problèmes de la France
36:21aujourd'hui
36:21c'est la dette
36:22c'est l'insécurité
36:23c'est la désindustrialisation
36:25c'est les caisses sociales
36:26qui sont vides
36:27c'est la retraite
36:28c'est la retraite
36:28c'est les bougées de programmes
36:30c'est plein de choses
36:31c'est plein de choses
36:32mais c'est vraiment pas de savoir
36:33ce que Jordan fait de ces week-ends
36:34honnêtement
36:35moi je vous demande pas
36:35ce que vous faites
36:36et j'ai pas envie de le savoir
36:37parce que quand je vous vois
36:38je vois quelqu'un
36:38qui a été aux manettes
36:39et j'ai envie de lui poser
36:40d'autres questions
36:40donc honnêtement ça
36:41j'ai pas trop envie de vous répondre
36:42ne le prenez pas mal
36:43pour les téléspectateurs
36:45qui n'ont pas compris
36:46on parle donc de cette idylle
36:47puisque Jordan Bardella
36:48s'est affichée en une de la presse
36:50c'était à Monaco
36:52un paradis fiscal
36:54un paradis fiscal
36:54dans un épisode caniculaire
36:57avec sa nouvelle compagne
36:59la princesse Maria Carolina
37:01des Bourbons
37:02des Deux Siciles
37:02je précise parce que
37:03vous aviez eu un lourd
37:05comme on appelle ça
37:06vous étiez compris tous les deux
37:08mais peut-être pas le téléspectateur
37:09ah d'accord
37:09attendez
37:10le grand prix de Formule 1
37:11était à Monaco
37:12ok
37:12est-ce pour autant que
37:14Jordan a un compte
37:15caché à Monaco
37:16sûrement pas
37:17donc je pense qu'il faut sortir de ça
37:19ça s'appelle les symboles
37:20ça s'appelle des marqueurs
37:21et attention
37:22parce que l'étude
37:23montre que ça a un impact
37:24donc je voulais juste
37:26poser la question
37:27vous posez la question
37:28je vous réponds
37:29je crois que
37:30quand Jordan
37:31se déplace
37:32chez moi dans le Grand Est
37:34notamment à la foire de Pousset
37:35dans les Vosges
37:36ou à la foire de Chalon
37:37ce sont des événements
37:38très populaires
37:39et il est très à l'aise
37:40les gens
37:41je crois lui réservent
37:42un accueil
37:43triomphal
37:44et vous n'arriverez pas
37:45à donner de Jordan
37:46en tout cas ceux qui essayent
37:47je ne dis pas que c'est votre cas
37:48l'image de quelqu'un
37:49déconnecté
37:50etc
37:51s'il était comme ça
37:52il ne serait pas au Rassemblement National
37:53or c'est un jeune homme
37:54quand il a commencé
37:56la politique
37:56il a dédié
37:57on ne peut pas faire partie
37:58de l'élite
37:58et être au Rassemblement National
37:59je n'ai pas dit ça
38:00faire partie de l'élite
38:01c'est ce que vous avez dit
38:02pour être au Rassemblement National
38:03il faut être populaire
38:04oui mais on peut être populaire
38:06et être de l'élite
38:06on peut comprendre
38:07aimer le peuple
38:08en étant de l'élite
38:08le problème c'est que
38:09les élites
38:09qui nous ont gouverné
38:10depuis maintenant
38:11et Macron
38:13symptomatiquement
38:13donne l'effet inverse
38:15pour être clair
38:16pour être très clair
38:18depuis qu'il est tout jeune
38:19Jordan
38:20a dédié sa vie
38:21à la politique
38:21il a même dédié
38:22sa jeunesse
38:23à la politique
38:24c'est donc quelqu'un
38:24de sincère
38:25si vous cherchez
38:26chez lui
38:26une faille
38:27dans la sincérité
38:28dans l'intérêt général
38:30dans l'amour même
38:31des français
38:32vous ne la trouverez pas
38:33parce que
38:34quand on est jeune
38:34et qu'on donne sa vie
38:35à la politique
38:35c'est parce qu'on y croit
38:37et donc
38:38laissez lui
38:39aller un dimanche
38:40tous les trimestres
38:41pour...
38:42Laurent Jacobelli
38:43vous restez avec nous
38:43parce que c'est l'heure
38:44de la rubrique
38:44on marche sur la tête
38:45on a appris
38:46le calendrier
38:47de la future élection
38:48présidentielle
38:492027
38:50le premier tour
38:5118 avril
38:51le second tour
38:52le 2 mai
38:53le 2 mai
38:54pourquoi on vous en parle
38:54parce que c'est le lendemain
38:55du 1er mai
38:56ça sera la fête du travail
38:57et on imagine déjà
38:59peut-être
39:00ce scénario
39:01catastrophe
39:02Jordan Bardella
39:03Marine Le Pen
39:03on ne sait pas
39:04au second tour
39:05des cortèges syndicaux
39:06qui défilent
39:08Arnaud
39:08et dans la rue
39:09peut-être des images
39:09de casseurs
39:10des images
39:11anti-RN
39:12est-ce que là
39:12il n'y a pas
39:13un scénario
39:13explosif ?
39:15il est possible
39:16en effet
39:16que ce soit
39:16une très mauvaise date
39:17nul ne le sait
39:18mais vous avez
39:19en effet
39:20des risques
39:21de confrontation
39:23nous n'avons pas besoin
39:24dans notre pays
39:25de confrontation
39:26en ce moment
39:27nous avons besoin
39:28de confrontation
39:28des idées
39:29nous avons besoin
39:30de confronter
39:31les programmes
39:31on a besoin
39:32de confronter
39:34des projets
39:34mais on n'a pas besoin
39:35de confrontation
39:36et de déflagration
39:39générale
39:40parce que c'est ça
39:41qui est en jeu
39:41dans cette histoire
39:42j'ai entendu
39:43ce que
39:44LFI
39:45vos premiers adversaires
39:48objectifs
39:48j'ai envie
39:49même presque
39:49de dire
39:51dire quelque part
39:52que
39:54la sédition
39:55ou l'insurrection
39:56était inévitable
39:58comme s'il fallait
39:58la légitimer
39:59par avance
40:00et je vois bien
40:01la montée de la violence
40:02dans la société française
40:03donc on a besoin
40:05que les élections
40:06se déroulent
40:07de façon tout à fait
40:07tranquille
40:08dans des moments
40:09où on puisse compter
40:11sur la responsabilité
40:12de chacun
40:12voilà
40:13et donc
40:13une journée
40:14de manifestation
40:16organisée
40:16programmée
40:17par avance
40:17qui est normale
40:18puisque c'est la fête
40:19du travail
40:20qui puisse être
40:22instrumentalisée
40:23à des fins politiques
40:24la veille d'un scrutin
40:25est en effet problématique
40:27c'est problématique
40:27notamment quand on voit
40:28ces images
40:29du 1er mai 2025
40:30qui ressemblait effectivement
40:32à une fête de travail
40:32mais il y avait aussi
40:33beaucoup de casses
40:34beaucoup de violences
40:35est-ce que ça peut être
40:36au profit
40:36de la gauche
40:38par exemple
40:38un soulèvement populaire
40:40ou ces images
40:41peuvent-elles rapporter
40:43au Rassemblement National
40:44à qui ça va rapporter
40:45finalement ce 1er mai
40:46écoutez
40:46je ne vais pas spéculer
40:48quand même
40:48sur ces tristes événements
40:50dont nous subissons
40:52les conséquences
40:52sont les contribuables
40:53qui derrière passent
40:54le 1er mai 2024
40:55c'était la même chose
40:56franchement
40:57maintenant même
40:57les matchs de foot
40:58sont devenus
40:59les victoires
41:00les victoires
41:01et même
41:01c'était des défaites
41:02sont devenus
41:03maintenant des problèmes
41:04pour la sécurité
41:05des biens des personnes
41:06donc on a quand même
41:07un problème
41:07de retour à la normale
41:09donc la violence
41:10elle est là
41:11d'ailleurs
41:12quand on prend
41:13les transports en commun
41:14on voit bien
41:14qu'il y a une agressivité
41:15latente
41:16dans la vie quotidienne
41:17donc on a besoin
41:18d'éléments d'apaisement
41:20qu'est-ce que vous proposez
41:22pour l'apaisement ?
41:23Voilà une bonne question
41:25d'abord il y a deux choses
41:26il y a ces événements
41:28ces émeutes
41:28qui à chaque fois
41:29qu'il y a une fête
41:30un moment qui devrait être
41:31un moment de cohésion
41:32ou une manifestation
41:33qui devrait être
41:33un moment de revendication
41:34où vous avez
41:35des black blocs
41:36des excités
41:36qui arrivent
41:37qui cassent les magasins
41:38qui agressent les policiers
41:39etc.
41:40je pense que là-dessus
41:41il faut maintenant
41:41plus de fermeté
41:42parce qu'il faut donner l'exemple
41:43on voit bien qu'à chaque fois
41:44on compte les voitures brûlées
41:45on compte les vitrines cassées
41:46mais en tout cas
41:47ceux qui sont en prison
41:48on les compte sur les doigts
41:49d'une main
41:50donc il faut maintenant
41:51arrêter avec ce laxisme
41:52et ramener l'ordre
41:53dans nos rues
41:53je crois qu'il faut apaiser
41:54notre nation
41:55et pour ça
41:56il faut éviter
41:57les discours de haine
41:58qui existent
41:58aujourd'hui
41:59dans la bouche
42:00de Jean-Luc Mélenchon
42:00donc pour vous
42:01l'apaisement
42:01c'est le parti
42:02du rassemblement national
42:03mais oui
42:03dans le rassemblement national
42:04il y a rassemblement
42:05et il y a national
42:06ce qui est fort
42:07ce qui nous unit tous
42:08malgré les différences d'idées
42:09les origines
42:10les professions
42:11c'est qu'on appartient
42:12au même club
42:13la nation
42:14et donc c'est l'adhésion
42:15à la nation
42:16qui fait qu'on peut
42:17surmonter
42:18les dérées
42:19on peut surmonter
42:20les contradictions
42:20les débats
42:21or des gens
42:22comme Jean-Luc Mélenchon
42:23font de la communauté
42:25une priorité
42:25par rapport à la nation
42:26de la classe sociale
42:28une priorité
42:28par rapport à la nation
42:30et donc ces gens-là
42:31ont finalement
42:32un effet terrible
42:33sur la cohésion nationale
42:35qui se manifeste
42:36par ces émeutes
42:37qui sont ensuite
42:38aggravées
42:39par le laxisme judiciaire
42:40donc ça veut dire
42:40que vous allez regarder
42:41ces images
42:42du 1er mai 2027
42:44et que s'il y a des émeutes
42:45en fait vous vous dites
42:46c'est bon pour nous
42:47le parti du rassemblement
42:49de l'apaisement
42:49je crois qu'on n'est pas
42:50fabriqué comme ça
42:51si on voit des émeutes
42:52dans les rues de Paris
42:53je crois qu'on sera
42:54plutôt attristé
42:55et on se dira
42:56mais voilà
42:56où nous en sommes arrivés
42:57vous savez
42:58aujourd'hui
42:59toutes les manifestations
43:00syndicales
43:01sont gâchées
43:01par des black blocs
43:02vous avez des syndicats
43:03certains syndicats
43:04essaient de bloquer
43:07tous ces gens
43:08ils ont du mal
43:09ils ont des services
43:10d'ordre musclés
43:10mais ils ont du mal
43:11les syndicats
43:12sont des gens
43:12très responsables
43:13mais vous savez
43:13si par exemple
43:14on remettait
43:15à l'ordre du jour
43:17un point judiciaire
43:19qui disait que
43:19si vous participez
43:21à un groupe
43:22qui casse une vitrine
43:24et que même si
43:25c'est pas vous
43:25qui avez cassé
43:26mais que vous étiez
43:26à côté
43:27que vous applaudissiez
43:27et que vous êtes condamné
43:28on ferait un grand progrès
43:29mais c'est vrai
43:30que dans ce pays
43:30il y a un problème
43:31avec l'ordre
43:31l'autorité
43:32et le laxisme
43:33il faut le ramener
43:34et ça fait partie
43:35de notre projet
43:35Laurent Jacques Cobeli
43:36restez avec nous
43:37puisqu'on va parler
43:39de la semaine
43:40qui se passe
43:40à Aix-en-Provence
43:41des rencontres économiques
43:43on va se demander
43:43s'il ne faut pas
43:44un PDG
43:45pour diriger
43:46l'état France
43:47rejoignez-nous
43:47Lionel Roch
43:48bonjour monsieur
43:49vous êtes PME
43:51vous êtes patron de PME
43:53d'une PME française
43:54et vous avez un cri de guerre
43:56ce soir
43:56laissez-nous bosser
43:58vous en avez fait
43:59un livre
43:59ce soir
44:00Arnaud Montebourg
44:01vous reçoit
44:02merci monsieur
44:03est-ce que vous voulez
44:04bien nous dire
44:06comment vous allez
44:07réussir à convaincre
44:08les français
44:09de mettre à la tête
44:11de l'état
44:12un dirigeant d'entreprise
44:13ça ne s'est jamais fait
44:14on ne l'a jamais vu
44:15et à chaque fois
44:17que certains sont entrés
44:18dans l'arène politique
44:19ils se sont fait découper
44:20en rondelles
44:21je pense à des gens
44:22très bien
44:23comme monsieur Maire
44:24par exemple
44:24qui était un patron
44:25de la Syrie
44:27ça tombe bien
44:29parce que
44:29deux ou trois choses
44:30d'abord
44:30c'est pas les randonnements
44:31rendez-vous
44:32d'Aix
44:32qui sont en train
44:33de se passer
44:33qui sont
44:34une sorte de Davos
44:35nous on fait
44:37laissez-nous faire
44:38qui est du 20
44:39ou 22 juillet
44:40à Aix en Provence
44:42et qui est la rencontre
44:43de la vérité du terrain
44:45des entrepreneurs
44:46avec la force
44:48des idées
44:48en partant d'un principe
44:50c'est qu'on n'y arrivera pas
44:51si on n'arrive pas
44:52à traiter les deux
44:53au même niveau
44:54c'est-à-dire que
44:55vous avez
44:56des intellectuels
44:58qui font des choses
44:59et qui ont plein d'idées
45:00sauf qu'ils ne tiennent pas compte
45:01de la vérité du terrain
45:02mais s'il n'y a que
45:03la vérité du terrain
45:04on va avoir d'autres problèmes
45:05donc je ne milite pas
45:06pour avoir
45:07un chef d'entreprise
45:08ou un entrepreneur
45:09à la tête de l'État
45:10je milite
45:11pour que nos politiques
45:12et entre autres
45:13monsieur à côté
45:14écoutent enfin
45:15la vérité du terrain
45:17et tant qu'on n'écoutera pas
45:19la vérité du terrain
45:20on en sera
45:21là où on en est
45:22et donc
45:22avec Alain Madelin
45:23on fait un truc
45:24qui est
45:25un peu compliqué
45:26parce qu'on se dit
45:27voilà
45:28Alain Madelin
45:29il amène
45:30ses intellectuels
45:32libéraux
45:34il amène
45:35ses intellectuels
45:36libéraux
45:37et moi
45:38j'amène
45:38des chefs d'entreprise
45:40de Pierre Gattaz
45:41Eric Momy
45:42et
45:43on réfléchit
45:44tous
45:45et
45:46toute la synthèse
45:48l'IA
45:48ira chercher d'ailleurs
45:49l'idée de chacun
45:51qui pourrait matcher
45:51avec l'idée de chacun
45:52c'est-à-dire
45:53pour que surtout
45:54il n'y ait plus
45:55cette domination
45:56si vous voulez
45:57des intellectuels
45:58dont on a besoin
45:59mais il faut mettre ça
45:59au même temps
46:00alors monsieur
46:00merci beaucoup
46:01pour ce plaidoyer
46:03je suis d'accord
46:04avec le fait
46:04qu'il faut qu'on revienne
46:05à la vérité
46:06et une vérité
46:07partagée
46:08est-ce que vous avez pu
46:09partager vos vérités
46:10avec monsieur Bardella
46:11qui est peut-être
46:12le candidat du rassemblement
46:13national défendu
46:14par le porte-parole
46:15du rassemblement
46:15à côté national
46:16qui n'a jamais travaillé
46:18dans une entreprise
46:18je le précise
46:19oui
46:20il a
46:20je ne sais pas pourquoi
46:22vous faites cette précision
46:23parce qu'il y a des gens
46:23très bien
46:23qui n'ont jamais aussi
46:24travaillé dans l'entreprise
46:25bien entendu
46:25mais je le dis ça
46:26parce qu'il dit
46:26il faudrait peut-être
46:27que les politiques
46:28aillent faire des stages
46:29en entreprise
46:29la limite si je peux me permettre
46:31c'est que c'est très bien
46:31de ne pas travailler
46:32dans l'entreprise
46:33mais quand vous venez
46:33nous donner des conseils
46:34sur l'entreprise
46:35que font tous les politiques
46:36c'est absolument exaspérant
46:37je me souviens d'une ministre
46:39il n'y a pas très longtemps
46:39du gouvernement Macron
46:40qui nous expliquait
46:42qu'elle était très inquiète
46:43parce que les PME
46:44étaient en retard sur l'IA
46:45alors que vraiment
46:46que les politiques
46:52par contre
46:53je suis assez inquiet
46:54sur ce que l'Etat
46:55va faire avec l'IA
46:57vous êtes
46:59ayez la modestie
47:00de savoir
47:00que vous n'y connaissez rien
47:01sur l'entreprise
47:02je ne vous le dis pas ça
47:03à vous personnellement
47:03personnellement je connais
47:04oui non non
47:05mais j'entends ce que vous voulez dire
47:09et écoutez nous
47:10et globalement d'ailleurs
47:11l'idée de laisser nous faire
47:13c'est de dire
47:13on va remonter quelque chose
47:15après on le proposera
47:16de Jordan Bardella
47:18jusqu'à Gabriel Attal
47:19j'ai cru comprendre
47:20qu'avec M. Mélenchon
47:21et M. Olivier Faure
47:23qui a découvert en fait
47:24un truc
47:25c'est l'attaque Zuckman
47:26donc il va falloir arrêter
47:27de répéter en boucle
47:28qu'elle rapporte 20 milliards
47:30parce qu'elle ne va pas
47:30rapporter 20 milliards
47:31elle va en coûter 10 milliards
47:33donc
47:34mais de Gabriel Attal
47:36à Jordan Bardella
47:37moi je me bats
47:39pour l'entreprise
47:39je suis un entrepreneur
47:40je suis un entrepreneur
47:41comme vous
47:42je le suis devenu
47:43mais voilà
47:44vous l'êtes devenu
47:44et je vous garantis
47:45que j'aime beaucoup mieux
47:47ce que vous racontez maintenant
47:48parce que je me dis
47:48tiens il est vraiment entrepreneur
47:51ça n'a pas tellement changé en fait
47:53il faudrait qu'on regarde un peu
47:54mais je ne trouve pas
47:55parce qu'on défendait l'entreprise
47:57c'est vrai que j'ai mis un peu de temps
47:59et j'ai été critique
48:00sur votre redressement productif
48:01et j'ai compris après
48:02au bout d'un an
48:03ce que vous vouliez faire
48:04merci
48:05mais vous étiez un peu seul
48:07ça c'est pas faux
48:08c'est pas faux
48:09c'est bien pour ça que je suis
48:11voilà
48:11pour dire vrai
48:12mais c'est vraiment
48:13et il y a
48:14cette vérité du terrain
48:17j'ai une conviction
48:19et je pense que vous n'en parlez pas assez
48:21il y a une France qui bosse
48:22il y a une France qui bosse
48:23qui fait tourner ce pays
48:24elle représente
48:26à peu près
48:26un tiers de la France
48:28et on doit la remettre
48:30au coeur de tout
48:31c'est la France qui bosse
48:32et c'est la France qui entreprend
48:34on le connait
48:35dans nos entreprises
48:36vous avez
48:38un pourcentage de salariés
48:39qui font tourner
48:40la boîte
48:41mais c'est vrai
48:41dans les hôpitaux
48:42l'infirmière
48:43qui va soigner
48:44la France qui bosse
48:45et qui veut surtout
48:46qu'on la laisse bosser
48:48Lionel Roch
48:48merci
48:49remontrez-nous votre livre
48:50il y aura des rencontres
48:51à Aix
48:52laissez-nous bosser
48:53c'est ça
48:53et laissez-nous faire
48:55merci Laurent Jacobelli
48:57merci Arnaud Montebourg
48:58tout de suite
48:59vous retrouvez
49:00Alice Darfeuil
49:01pour le vendeur BFM
49:03merci
49:03merci de vous être déplacés
49:05tous les deux
49:05merci
49:05merci
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